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 L'injustice (pv.)

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ANIMAL I HAVE BECOME

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↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
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MessageSujet: L'injustice (pv.)   Dim 20 Sep - 21:19

l'injustice
L'INJUSTICE TU LA PRENDS COMME UN POIGNARD AU COEUR. QUAND UNE FEMME TE QUITTE, UNE AMITIÉ SE MEURT. L'INJUSTICE SE VIT SEUL DEVANT SA GLACE. L'INJUSTICE TU LA PRENDS COMME UNE BALLE DANS LE DOS. ELLE S'ÉCRIT SUR LE MUR DES PRISONS. SUR LES PLAGES ET LES TOMBES QUI PORTERONT TON NOM


La honte. Elle le fusille de l’intérieur. Détruit son cœur et sa raison. Debout, dans une salle d’examen improvisée, isolée du reste de la pièce par un maigre rideau, Stain fait face à sa honte. A poil devant deux flics qui le regarde comme s’il n’était qu’une merde. Un truc même pas digne d’être traité comme un homme. Il tremble, serre la mâchoire pour s’efforcer de garder bonne figure.  Et il se cache au mieux derrière ses mains. On les a déchargés du camion comme des bêtes. Poignets et chevilles entravés, attachés les uns aux autres. Personne ne lui a rien dit. On l’a arrêté comme un malpropre dans son propre appartement. Démoli la nuque en le plaquant contre le mur. Tordu les bras pour mieux lui foutre les menottes aux pattes. Le Hunter a protesté, râlé tout son soûl pour qu’on lui explique. Qu’on lui donne au moins la raison de son arrestation. Avant de freiner des quatre fers quand il a réalisé qu’on l’emmenait en taule. Les affaires abandonnées dans des sacs plastiques, ses fringues sur le sol pour mieux se retrouver confronté à l’épreuve de la fouille. Et maintenant qu’il est là, il réalise l’ampleur de la situation. Ils n’ont pas le droit de le toucher, il en a la certitude, mais quand les gants de latex claquent contre les doigts d’un des gardiens, le loup ne peut s’empêcher de sursauter. Il s’obstine à contempler un point invisible sur le mur face à lui, un truc perdu à côté d’une tâche fortement douteuse et ce qui ressemble à un vieux chewing-gum desséché. « - Vire tes mains. » L’ordre et la sécheresse dédaigneuse avec laquelle il lui est lancé à la gueule, broie le cœur du soldat. Il s’exécute. Les mains tremblent et rapidement les jambes s’y mettent elles aussi. Le bloc de glace sur pattes adresse un signe de tête à son acolyte qui s’avance vers Stain. Il n’en mène pas large lui non plus lorsqu’il se penche et inspecte la zone. « - Lève le menton, et ouvre la bouche. » Le Hunter se plie une fois de plus à l’examen du petit flic qui doit se hisser sur la pointe des pieds pour parvenir à sa hauteur.

« - Accroupis-toi maintenant. Penché en avant. » La honte. Elle vient d’atteindre un nouveau niveau. Le corps se met en mouvement alors que le cerveau s’y refuse. Stain ferme les paupières, lentement. Il retient son souffle et ravale les larmes de déshonneur qui lui cisaillent les rétines. On lui crache à la gueule d’aller plus bas et le courant d’air dans son dos le fait frissonner. Un hoquet se crève dans sa trachée alors qu’il se relève après des secondes qui ont duré une éternité. Et pour lui, l’horreur est terminée. Il vient de gagner son pyjama orange et son ticket d’entrée dans la cage aux fauves. Il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au trognon. Stain en prend conscience quand des mains viennent lui entraver les bras. Le cœur s’emballe, s’enlise dans la panique. Par réflexe, le soldat lutte, cherche à se défaire de cette poigne d’acier qui lui broie littéralement les bras. « - Les gars, c’est pas la peine… » Il plaisante mais il n’en mène pas large. La vue de la seringue et du liquide argenté qui s’y trouve l’a rendu livide. Et la lutte reprend de plus belle quand le gros flic se rapproche avec son jouet rutilant. La nuque craque lorsque des sales pattes lui agrippent les cheveux et l’obligent à rester immobile. Et la douleur lui explose dans la gorge. C’est un feu qui se déverse dans ses veines, éclate sa jugulaire et le consume de l’intérieur. Le corps devient la proie de spasmes, lutte pour repousser la progression du liquide argenté. « - T’en auras pas besoin là où tu vas. » Les mots se perdent dans les brumes de son cerveau, mais le coup sec qui se répercute contre sa nuque a le même effet qu’une gifle sur le corps fatigué. Son tour de cou, la prunelle de ses yeux. Arraché par un pauvre con qui est déjà en train de fourrer l’anneau d’argent dans sa poche. Stain hurle, se débat avec la hargne d’un fauve blessé pour récupérer son trésor. La lutte s’achève quand ses genoux se fracassent contre le sol en lino, une douleur fauve lui irradiant l’entrejambe.

[…]

Seul dans une cellule aussi vide qu’exiguë, Stain fixe le mur. En position fœtale, il se dévore l’intérieur de la joue. Les mains entre les jambes pour endiguer la douleur. Il m’a pété les burnes cet enfoiré. Il en a encore le souffle coupé, incapable de récupérer tant la souffrance lui bousille le bide. Les paupières se ferment un peu plus fortement. On l’a parqué dans sa cellule. Personne n’entre. Il n’en sort pas non plus. Il n’en a pas envie. Rongé par l’angoisse de ce qui l’attend s’il met les pieds dehors. Il sait. Qu’il va se faire démolir dès qu’il foutra le museau hors de sa cellule. Et personne ne viendra empêcher le massacre. Sûrement pas les gardiens qui se considèrent bien au-dessus du tas de merde. Sa présence dans sa nouvelle demeure a été saluée d’injures et de huées. Un Shadowhunter entre ces murs pourris, responsable de la présence de certain derrières ces barreaux, une aubaine pour les avides de vengeance. « - Debout princesse, t’as d’la visite. » Et comme pour rajouter une couche de bruit, on frappe contre les barreaux de sa cellule. Stain peine à s’assoir, tente de se lever mais se recloue aussitôt sur son matelas tant la douleur qui fuse entre ses jambes est affreuse. Je vais lui faire bouffer ses rotules et ses couilles à ce fils de pute. Il se fait violence pour se mettre sur ses pattes, se laisse agripper le bras par le gardien et se retrouve alors contraint de le suivre sous les regards noirs des autres taulards.

On le pousse dans une salle ornée seulement d’une table et de deux chaises. Et au milieu du désert, une silhouette qui lui est bien trop familière. « - Ramène-moi dans ma cellule… » Il le murmure à l’oreille du gardien qui lui rit à la gueule et sort de la pièce, après avoir indiqué au visiteur, qu’en cas de pépin, il serait juste derrière la porte. Pépin ? Ducon, j’ai de l’argent dans les veines et les couilles en miettes. Il reste planté là un instant avant de tirer une des chaises, le plus loin possible de la table pour y poser son cul. « - Tu viens t’assurer qu’on me traite bien ? Tu voudrais pas faire quelque chose pour ce truc ? Je suis pas très fan de ce orange dégueulasse, du bleu ce serait mieux. » Il tire sur sa tenue pour bien illustrer ses mots. Mais il ne s’adresse qu’au dos de son visiteur. « - Je te manquais pour que tu viennes déjà me voir ? » Il se moque et s’oblige à faire bonne figure. A choisir il préfèrerait encore se faire démolir la gueule par des taulards enragés que de se retrouver dans la même pièce que Rafael.

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↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement; il croit en la justice, il croit en la nécessité d'un pouvoir centralisé et totalitaire; il n'a jamais rien connu d'autres et ne conçoit pas qu'autre chose puisse fonctionner
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↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
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MessageSujet: Re: L'injustice (pv.)   Dim 20 Sep - 22:57

L'injustice

Stain & Rafael

Les doigts tremblent lorsqu’ils se nouent autour de ma cravate et cherchent à l’emmêler dans un entrelacement ordonné. Droit devant ce que je sais être mon miroir, mes pupilles fixent l’obscurité avec détermination, comme si ma simple posture altière et assurance factice pouvaient me permettre de réussir là où j’échoue depuis plus d’une demi-heure. Mes doigts tremblent, tâtonnent le long de la texture moirée et arrachent l’accessoire avec rage alors que mes poings en viennent à heurter la vitre dans un geste de colère que je regrette aussitôt. Chacune de mes phalanges est à présent ouverte, dans des petits éclats de verre. Des pas précipités montent les escaliers de mon appartement, une voix étouffée s’approche et je crache un « Je n’ai pas besoin d’aide » acide à destination de l’imbécile qui a cru voir en moi un infirme. Ce que je suis. Trois semaines, trois éternités et trois fractions de secondes. Mes mains s’entremêlent pour en extraire les fragments du miroir, et je tâtonne autour de moi à la recherche d’un mur sur lequel m’appuyer. Je perçois nettement la respiration de cette aide que l’on m’impose mais je ne peux pas me résoudre à lui saisir la main pour la laisser me guider dans l’obscurité de ma propre demeure. Trop fier pour accepter l’assistance, trop fier pour me plier à la nécessité, trop fier pour accepter de voir en face la réalité. Mes doigts trébuchent sur le montant de la porte, raclent le grain du bois, se perdent sur le mur glacé et je m’échoue dans l’escalier, où l’angoisse augmente d’un cran encore. « Prenez mon bras, monsieur Morienval. » La voix sursaute à mes oreilles, je m’agrippe à la rampe comme à une bouée de sauvetage. Je vais la tuer. Je sens déjà son sang brûlant tremper mes crocs, ses respirations devenir agonie, sa voix s’estomper dans un cri. Je déglutis péniblement, cherchant quelque part dans ma volonté ce qui me permet de rester debout et de ne pas céder à la tentation de me laisser tomber au sol pour mieux me recroqueviller dans un coin. La force d’avoir une voix neutre où ne perce qu’un soupçon de tremblement lorsque je m’entends articuler un sec « Lorsque j’aurai besoin de vos services, je vous le ferai comprendre, miss. » Je l’entends, son soupir, mais cette fois, je l’ignore pour me concentrer sur ce qui est supposé se tenir devant moi. Une marche, mon pied se pose : maladroit. Une deuxième, je retiens ma respiration et m’imagine dégringoler l’ensemble. Une troisième, je tente de me remémorer la hauteur de l’escalier.

Et lorsque j’arrive enfin dans le salon, c’est pour me tenir à la rampe et me souvenir de l’immensité de la pièce. Pourquoi ai-je insisté pour revenir le plus tôt possible dans ma villa et quitter l’atmosphère confiné de l’hôpital ? Pourquoi suis-je incapable pour une fois d’admettre que j’ai besoin que l’on m’aide, que l’on me guide, que l’on me soutienne dans cette accumulation de gestes du quotidien qui deviennent brutalement insurmontables ? Mon poing se ferme sur le métal glacé, se relâche et je fais un pas sans soutien autour de moi, dans un équilibre précaire. Les respirations s’accélèrent, les voix se taisent, même, je m’hasarde à faire un deuxième pas. Avant de m’immobiliser. Le silence, complet, me fait douter mais je me contente de froncer les sourcils. J’essaye de garder contenance lorsque ma voix résonne un peu trop fort à mes oreilles, un peu trop étranglée aussi. « Ma canne, s’il vous plait. Il me semble que nous avons un condamné à aller entendre. » De quoi me donner l’impression d’être toujours le même qu’avant les émeutes, de quoi me donner le sentiment qu’hormis mes yeux, rien n’a changé.

Un petit plaisir personnel que je m’offre, cette visite. Une grande joie que je me suis créé, cette arrestation, un peu plus tôt. Je n’ai pu y assister mais je tiens à aller moi-même rendre visite à mon vieil ami. Simple histoire de satisfaction, saine histoire de vengeance. Je sens le véhicule ralentir, la pression de l’air se modifier lorsque quelqu’un ouvre la porte côté passager pour m’inviter à m’en extraire. Je hais cette maladresse dans mes mouvements lorsque des bras me prennent les épaules pour me stabiliser et me guider, je suis contraint de leur faire confiance lorsque nos pas résonnent dans les couloirs et m’assourdissent. Enfin, la pression de l’air change à nouveau, plus glacée, plus confinée, je me fis à mes sens lupins pour trouver une table sur laquelle mon épiderme frémit. Une chaise se fraye un chemin jusqu’à ma main, contact éphémère mais qui ne tarde pas à se revêtir d’une importance capitale. Quelques pas me suffisent pour faire le tour et tenter dans mon esprit de retenir un plan de l’ensemble. Je finis par murmurer à mon garde du corps un faible « Laissez-moi, faites-le venir » teinté d’excitation et d’appréhension. Est-ce stupide que de provoquer un loup lorsque l’on ne voit goutte ? Certainement. Est-ce un peu arrogant que de penser pouvoir gérer ça malgré ses verres teintés qui masquent mes pupilles brûlées et cette canne, diminuée, dissimulée dans le revers de ma veste au côté de mon parabellum chargé ? Assurément. « - Ramène-moi dans ma cellule… » Le murmure se fraye un passage jusqu’à moi, décuplé par l’inhibition de ma vue. Un sourire se dessine presque aussitôt sur mes lèvres mais je préfère garder le silence, attentif à ce que l’on tente de me chuchoter. Juste derrière la porte ? Parfait. Il se sentira à son aise, aux côtés de ces hommes qui ont voué leur vie, de toute évidence, à ma protection. D’autant plus que Duncan n’est certainement pas loin, son désaccord virulent vibrant encore à mes oreilles. C’est stupide a-t-il crié, c’est arrogant, c’est ridicule, c’est immature, a-t-il osé me faire remarquer. C’est plaisant, me suis-je contenté de lui répondre. Jouissif. Exaltant. « - Tu viens t’assurer qu’on me traite bien ? Tu voudrais pas faire quelque chose pour ce truc ? Je suis pas très fan de ce orange dégueulasse, du bleu ce serait mieux. Je te manquais pour que tu viennes déjà me voir ? »

Mon sourire s’accentue. Je prends le temps de le laisser s’agacer et de choisir quels mots prononcés. « Ce n’était pas pour ce chef d’inculpation que je voulais te voir en prison initialement, mais il faut dire que c’est tout autant plaisant. » Je me retourne lentement, me servant de la chaise pour maîtriser mes mouvements. Ma respiration se crispe, je m’efforce de la tenir d’une main de fer mais je n’ignore pas que ses sens aussi affutés que les miens, ou peu s’en faut, doivent en avoir perçu le trouble. « Orange, bleu, je ne saurais déterminer ce qui te va mieux au teint, mais je t’avoue que le simple fait de t’imaginer subir une quelconque fouille intégrale est particulièrement savoureux. J’ai tenu à ce qu’ils soient très scrupuleux à ce sujet, d’ailleurs, j’espère que tu as apprécié l’attention. » Mon sourire léger est faux. Mon attitude nonchalante l’est encore plus. Tout n’est qu’apparence dans mon comportement alors que je me concentre sur sa respiration et le moindre frottement de ses vêtements pour tenter de le localiser et, mieux encore, d’esquiver un quelconque coup. « Dis moi, Ezio, quand donc es-tu tombé si bas ? »

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I can feel your breath,
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≈ Then write something, yeah it might be worthless; Then paint something then, it might be wordless; Pointless curses, nonsense verses; You'll see purpose start to surface; No one else is dealing with your demons; Meaning maybe defeating them could be the beginning of your meaning, friend
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MessageSujet: Re: L'injustice (pv.)   Mer 23 Sep - 20:21


C’est le désespoir qui agite le cœur du fauve. La mauvaise humeur qui se glisse dans ses veines et agite ses phalanges contre le orange de sa tenue. Il lui pète les yeux, l’énerve à chaque fois qu’il se voit affublé d’un truc pareil. Il se dit que c’est une habitude à prendre, et il espère qu’il n’aura pas le temps de le faire. Que tout ceci n’est qu’une erreur et qu’il sera bientôt dehors. Que cet élément merdique de sa vie toute aussi merdique pourra être effacé d’un coup de chasse d’eau. Oublié dans un coin de sa tête, la peur, l’angoisse et la honte de ce qu’il a subi en seulement une pauvre heure.  Nerfs à fleur de peau, se retrouver dans cette pièce face à son ancien ami n’arrange en rien son état. Il s’agite sur sa chaise, essaye de s’installer au mieux pour soulager la douleur qui lui lacère l’entrejambe. Et il supplie, implore pour que la torture ne s’éternise pas. Il esquisse un sourire amer qui se fige sur ses lippes. Un sourcil se hausse légèrement quand les paroles de l’autre viennent le heurter pour de bon. Ce chef d’inculpation ? Il ne sait même pas pourquoi il est là, comment Rafael pourrait-il le savoir ? C’est à cause de son titre pompeux à la mord moi le nœud je suis sûr… Il fouine partout ce chacal. Les dents grincent quand la mâchoire se crispe et le loup tape du plat de sa main morte contre sa cuisse. « - Tu me vois ravi de participer à ta bonne humeur. Tu voudrais pas me faire partager et me dire pourquoi on m’a foutu là-dedans ? Non, oublie, je m’en fous en fait. » Il ne veut pas vraiment savoir, préfère continuer de croire qu’on viendra le chercher pour lui dire qu’il est libre. Lui rendre ses fringues, ses affaires et par-dessus tout, sa bague. Et qu’il pourra se tirer sans demander son reste et ne plus jamais foutre les pieds dans cette maudite prison.

La grimace s’appose sur les traits du Hunter déchu. La fouille, sa seule mention fait courir d’horribles frissons contre sa chair. Il s’agite une fois de plus, se racle la gorge pour chasser son trouble et ravaler sa honte. Le silence se glisse entre eux, les mots restant coincés dans le gosier du loup. C’est un réflexe stupide qui pousse sa main à venir se poster entre ses cuisses, comme s’il était encore à poil face à Rafael. Et le teint se fait livide. Figé dans l’albâtre d’une angoisse qui le prend au cœur et qui risque de le poursuivre encore un bon moment. « - Grandement. Tu aurais juste dû préciser que le latex et les gros flics, c’est pas mon genre. Ca aurait été largement plus agréable autrement. Mais moi et mes burnes, on te remercie de l’attention. » La voix claque, emplie d’un cynisme étouffant. Amer, Stain se renfrogne et se recroqueville sur sa chaise. Inconfortable, elle lui bousille le cul et lui donne encore plus la bougeotte. Les pupilles sombres du Hunter viennent se poser contre la silhouette du changeur. Il l’a senti, le soubresaut dans la respiration de l’autre. La manifestation discrète d’un trouble qui l’intrigue. Malvenu chez un homme aussi frigide que Rafael. Habitué à se donné un genre et à vouloir tout contrôler. Stain s’oblige à ne pas relever l’usage de son ancien prénom. Il n’en a pas la force à vrai dire. A bien compris que l’autre ne veut pas faire l’effort d’enregistrer sa nouvelle identité. C’est une perte de temps pourtant, Rafael n’a de cesse de s’adresser à un fantôme. Une ombre qui tremblote à chaque fois qu’on l’appelle, là sous la couche d’immondices que Stain a répandu dans ce corps fatigué. Et la question le prend de court. A ma naissance, ma mère était debout, je me suis mangé le sol… On peut pas tomber plus bas je pense. La connerie le fait sourire, avant que l’amusement ne soit balayé par un cri venant du vide environnant. Une émeute ou un taulard qui hurle son mécontentement, un petit détail habituel dans ce genre de coin apparemment.

« - On m’a enlevé ma montre, mais à vu de nez, je dirais depuis un peu plus d’heure ? » Il hausse les épaules, désinvolte et s’oblige à faire preuve d’une légèreté qui n’est qu’une façade. L’humour de merde perdu quelque part dans la salle de fouille improvisée. Les blagues grivoises pour cacher son malaise et l’empêcher de sombrer. « - T’es venu pour ça ? Pour constater le niveau de merde dans lequel je me traine ? T’as vu, maintenant tu peux retourner patauger dans ton luxe. » La colère le fait cracher. Distiller son venin en direction de l’autre italien. Il se mord la langue pour ne pas continuer à déverser sa bile à la tronche de l’autre loup et se lève. Le geste est brusque. Trop brusque pour lui et il chancèle. L’afflux soudain de sang lui colle le vertige, distille encore plus rapidement l’argent dans son système. Un spasme lui déchire le bide au passage et une quinte de toux lui crève la gorge. La brûlure se fait incendie et il a pendant un instant l’affreuse impression d’étouffer. Et l’envie de se gratter la trachée pour faire entrer plus d’air dans ses poumons rabougris. Stain s’avance péniblement vers la porte, s’apprête à frapper contre le panneau pour qu’on le ramène dans sa cage mais il s’arrête en plein vol. Le doute l’assaille, lui tord le ventre et clignote dans son pauvre cerveau.

« - Attends… C’est à cause de toi que je suis là ? » Le murmure claque dans le vide. Résonne contre les parois de son cerveau alors qu’il tourne le dos à la menace. Le temps de plusieurs battements de cœur frénétiques et Stain se retourne pour faire face à Rafael. « - Hein, salopard, c’est ça ta vengeance ? Ou alors ça te fait frétiller la nouille de m’imaginer me faire tripoter par des types en uniforme ? » Le ton monte et la voix tremble. Elle se brise contre le manque d’air qui sévit sous la carcasse. Il tremble, de rage, de fatigue. D’un trop plein de choses qui le détruisent de l’intérieur. Et l’envie de fracasser cette jolie gueule lui démange la main. Foutu pour foutu, au moins qu’il soit en taule pour une bonne raison. Et après une journée aussi merdique, voir Rafael bouffer ses dents lui ferait le plus grand bien il en est certain. Stain serre le poing et frappe le vide dans l’espoir d’apaiser ses envies de casser du péteux.

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MessageSujet: Re: L'injustice (pv.)   Jeu 24 Sep - 10:35

L'injustice

Stain & Rafael

Ma respiration s’entremêle à la sienne, s’accélère, se plie à ma volonté et ralentit, agonise dans ma gorge alors que toute ma concentration n’est vouée qu’à une chose, en définitive, localiser mon ancien ami dans  l’espace. Le trouver, le surveiller, guetter ses mouvements au cliquètement de ses chaînes, au froissement de sa tenue, aux modifications infimes de l’atmosphère. Mon sourire, factice, s’accentue toutefois lorsqu’il lance les hostilités d’un ton acerbe alors que je me contente de savourer, malgré ma tension, cette position de force que je persiste à avoir malgré tout. UN soulagement, c’est certain. Une position si fragile que je m’y raccroche comme à cette chaise qui soutient mon corps, qui se lie à ma main pour me raccrocher à l’univers autour de moi. Je me retourne lentement, mes lunettes teintées masquant efficacement l’immobilité de mes pupilles brûlées. « - Tu me vois ravi de participer à ta bonne humeur. Tu voudrais pas me faire partager et me dire pourquoi on m’a foutu là-dedans ? Non, oublie, je m’en fous en fait. » J’arque un sourcil, mes lèvres se fendent d’un sourire bien plus sincère lorsque je me rends compte de l’humour de ceux qui l’ont jeté ici. Je ne suis pas de ceux qui s’esclaffent et se donnent aussi misérablement en spectacle, mais si j’en faisais partie, sans nul doute que des larmes de rire glisseraient de mes paupières et que ma cage thoracique se secouerait de spasmes à l’instant présent. Ezio, mon vieil ami, n’as-tu donc vraiment aucune idée de ce qui te vaut un tel traitement ? Souhaites-tu rester dans l’ombre encore quelques heures, semaines, années ou veux-tu réellement que ce soit moi qui t’apprenne la raison de ta présence ici ? Je le méprise, par ce demi-sourire que je lui concède, je m’amuse, je me félicite d’avoir cédé à l’envie et résisté au désaccord de Duncan pour venir ici. Je secoue la tête lentement, de dénégation. Comme tu le souhaites, je garderai pour moi la raison de ton emprisonnement. Je te la ferai miroiter lors de mes très nombreuses, j’imagine, visites, les seules que je te permettrai d’avoir, afin que ton seul contact avec le monde extérieur ce soit moi, moi et ma rancœur, moi et ma colère, moi et ma vengeance.

Je prends une respiration bien trop sonore à mes oreilles en chassant cette résolution, commente sa nouvelle tenue qui, d’après lui, ne lui sied guère, embraye sans m’arrêter sur les procédures qu’il a du traverser, procédure attestant de la manière la plus ignoble et humiliante possible de la barbarie de cette époque. Et le silence qui me répond est plus éloquent que n’importe quelle expression du visage que je ne peux pas capturer, plus satisfaisant que n’importe quel crachat que je ne peux pas anticiper. Un frottement, il semble se repositionner, ma tête s’incline contre mon gré dans sa direction comme si le loup voulait mieux orienter ses oreilles pour percevoir davantage des plus infimes perturbations. « - Grandement. finit-il par me concéder. Tu aurais juste dû préciser que le latex et les gros flics, c’est pas mon genre. Ca aurait été largement plus agréable autrement. Mais moi et mes burnes, on te remercie de l’attention. » Si rien dans mon attitude n’est réel, si toute ma nonchalance est forcée, cet amusement qui naît sur mon visage est bel et bien sincère. La chaise grince, j’essaye d’interpréter les sons du mieux que je peux, construisant sur du sable un ensemble bancal de suppositions et d’hypothèses. Mal à l’aise ? Quelques douleurs, vestiges d’éventuelles conséquences de la fouille ? Rancœur d’un gardien qui s’est amusé à le malmener ? Toutes les raisons que je peux concevoir à ces grincements métalliques ont un point commun : ma colère se plaît à les imaginer réelles. Ma poigne se raffermit sur la chaise, refusant de perdre ce contact. Et ma voix claque une dernière fois, dans une question aussi naïve que sincère, aussi méprisante qu’hautaine.

« - On m’a enlevé ma montre, mais à vu de nez, je dirais depuis un peu plus d’heure. T’es venu pour ça ? Pour constater le niveau de merde dans lequel je me traine ? T’as vu, maintenant tu peux retourner patauger dans ton luxe. » T’as vu. Je me prends le coup dans l’abdomen, il me coupe la respiration, fait monter dans la gorge une bile brûlante qui manque de m’étrangler. La colère a pris le dessus chez Stain, elle manque de faire de même chez moi. Je serre le poing. « Cinq jours. C’est le temps que je te donne pour perdre ton sarcasme, mon vieil ami. » L’acide qui me ronge la gorge, j’essaye de le cracher pour mieux l’évacuer. Et le mouvement brusque que mes muscles tendus perçoivent me fait faire par réflexe un pas en arrière, je perds le précieux contact de ma chaise, me retrouve isolé dans l’océan de ténèbres, maintenu en vie par ce sol tangible, je titube encore en arrière, me plaque contre le mur. La quinte de toux me permet de retrouver Ezio mais les battements de mon cœur emballé me percent les tympans. Impossible. Impossible de le faire ralentir, impossible de décrisper mes muscles, de me reprendre pour mieux recomposer mon visage et me murer derrière une impassibilité glaciale.

Je l’entends se déplacer, sans parvenir dans ma panique soudaine à savoir s’il s’éloigne ou se rapproche. Le caractère confiné de la pièce me revient en mémoire, ma claustrophobie amplifié au même titre que mon ouïe se déverse en moi et je me raccroche au mur en m’y plaquant un peu plus. Et soudain, le déplacement s’interrompt. « - Attends… C’est à cause de toi que je suis là ? » Son murmure se fraye un chemin dans les battements erratiques de mon cœur. « - Hein, salopard, c’est ça ta vengeance ? Ou alors ça te fait frétiller la nouille de m’imaginer me faire tripoter par des types en uniforme ? » Le ton monte et sa voix tremble. Instinctivement, je sens qu’il me regarde, je sans qu’il me foudroie du regard. Le loup me hurle de faire attention, trop prisonnier lui aussi de cette cécité pour me murmurer la moindre information supplémentaire. Je me redresse, garde une main pour effleurer le mur et en garder un contact rassurant. Je me redresse, par réflexe, pour regarder droit devant moi dans la direction que je pense être la sienne. « Cela t’étonne-t-il vraiment ? Ne te fais pas d’illusion. Ce n’est peut être pas pour ça qu’ils t’ont enfermé, mais c’est bien pour cette raison que j’ai tout fait pour que tu sois affublé de ces menottes, de cet habit, que l’on te retire tout, de ton orgueil jusqu’à ta fierté, qu’on t’écrase, qu’on t’humilie, qu’on te piétine, qu’on te détruise. » La colère l’emporte sur la prudence. Je suis stupide. Mais toute la frustration des dernières semaines, des derniers mois, se cristallise. L’arme muée dans ma main qui se plaque contre la trachée de Lily, nos lèvres qui se rencontrent, cette passion naissante, ce rejet douloureux, l’agonie qui en résulte et le sang qui teinte les crocs du loup, mon incapacité à faire le deuil d’Azzura et maintenant celui de cette asiatique qui parvenait à me donner l’impression de revivre… Au diable la prudence, je ne suis plus à ça près à présent. «  Je vais te détruire, mon vieil ami, tu entends ? Je vais te détruire, te faire manger la poussière, briser chaque parcelle de toi et lorsque j’en aurais fini avec toi, tu me lècheras les bottes et tu me supplieras de te tuer, de t’égorger, de faire exploser ta cervelle comme j’ai pu exploser la sienne. J’entends encore ses suppliques, d’ailleurs. Son effarement, son ton geignard. Si… pitoyable. »

Je mens. Bien sûr. Comme je respire, presque plus facilement actuellement. De Susanna, je n’ai en souvenirs que la colère, les remords, cette culpabilité qui me poursuit et ses silhouettes, dans mon dos, qui me traitaient d’assassin lorsque je me regardais dans le miroir. Voilà une chose que ma cécité m’a ôté et que je ne regrette pas.

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MessageSujet: Re: L'injustice (pv.)   Lun 28 Sep - 20:26


C’est le sursaut d’un rire qui accompagne le sarcasme et de l’acide qu’il contient. Cinq jours. Stain en lève un sourcil, esquisse une moue de gamin blessé tout en essayant d’évaluer ses chances. Il faudrait qu’on lui fasse bouffer toutes ses dents pour qu’il cesse d’user de ce qui lui colle le plus à la peau. Cet humour de merde, présent en toute circonstance. Sa meilleure arme. Son pire ennemi aussi. « - Tu me sous-estimes. Ce n’est pas un petit séjour en taule qui va me voler mon cynisme. » Une fierté factice fuse dans la réplique. Elle se pare d’une moquerie qu’il ne cherche même pas à masquer. Car dans sa tête, il ne sera plus là dans cinq jours. C’est une erreur. Une punition que lui infligent ses supérieurs pour le punir de Dieu seul sait qu’elle nouvelle connerie. Une nuit dans cette arène, et il sera de nouveau libre. Il s’en persuade mais malgré lui, une petite voix n’a de cesse de lui susurrer une toute autre réalité. Et la seule idée de rester plus avant dans un tel endroit le bouffe de trouille. Bafoue l’orgueil téméraire du bel italien. Il scrute de ses sombres pupilles les attitudes de son vis à vis.  Et la réponse qui arrive le fait sourire avec amertume. « - Je m’en doutais… C’est tellement plus simple de laisser les autres se salir les mains plutôt que d’attraper ses couilles et de faire le sale boulot à leur place. Il a une belle gueule, le bourreau. T’es plus qu’un cul bon à se poser sur une chaise et à péter des ordres dans un interphone. » Lâche-t-il, la gueule emplie de sarcasme et les pupilles brûlantes de mépris. Ils ont changés, tous les deux. Lui, il est devenu ce qu’il était destiné à être, une belle ordure. Rafael en revanche, il n’a fait qu’alimenter le bourgeois bourgeonnant dans ses veines. Rien de plus. Il est loin le temps où le sang venait salir ses jolis vêtements. Et c’est un soupir de profond désespoir qui vient mourir sur les lèvres du loup blanc. « - Et bien vas-y, profite. Toi qui aime jouer de la faiblesse de tes adversaires c’est le moment. Tu veux que je me retourne, pour que tu puisses agir en douce ? » Il joue des doigts, improvisant une pirouette de demi-tour pour alimenter ses paroles. Et cette fois c’est l’ébauche d’une moue dégoûtée qui vient se poser sur ses lippes. « - Plutôt crever que de te supplier. Tu parles trop Rafael, c’est ça ton défaut. Au lieu de faire la liste des festivités, agis bon sang. Un beau parler, putain t’es pire que moi. » Les nerfs à vif, le Hunter commence à perdre patience. Et se retrouve une fois de plus titillé par l’envie d’aller frapper ses geôliers pour qu’on le laisse retourner pourrir dans sa cellule. Trop de vent et pas assez d’actions. Après sa révélation, il se serait attendu à ce que Rafael lui pète la gueule. Mais rien. Seulement du vent. Et voilà qu’il continue. A lui lancer à la tronche ce qu’il lui réserve sans manifester la moindre envie de mettre ses menaces à exécution. En fin de compte, il serait bien capable de payer des taulards pour qu’il me fasse la peau.

Les mots se heurtent contre son crâne. Ils explosent, se fracassent contre ses tempes et lui filent la migraine. La gerbe au passage. Le cœur en lambeaux, écrabouillé comme une vulgaire éponge, Stain manque d’air. La respiration se coupe dans sa poitrine en feu et il suffoque. La vérité en pleine gueule. Le nom, qu’il crève d’envie d’apposer sur le coupable depuis des mois. L’évidence en pleine lumière. C’était tellement logique, il s’en veut de ne pas y avoir pensé plus tôt. Aveuglé par son chagrin, son envie d’en finir pour La rejoindre. C’est le retour de sa vengeance qu’il se prend la tronche. Le besoin viscéral de La venger pour mieux en finir ensuite. « - C’était toi. Espèce de sale raclure, pauvre merde, je vais te faire la peau ! » Le ton monte, la voix tremble et se brise sur les échos de sa haine. Et Stain se brise contre l’autre. L’entraînement du soldat en carburant dans ses veines piteuses, les menottes claquent et la chaine s’enroule autour du cou de l’autre loup. Le choc pousse la victime à perdre l’équilibre, manque d’envoyer l’agresseur à terre, alors il pousse. En arrière pour que le dos du garde du corps s’écrase contre le mur gris. « - La taule ça te suffisait pas, fallait en plus que tu La tues pour te sentir puissant ? » Il crache sa peine et sa haine au visage de ce frère déchu. Joue des poignets pour faire de sa prise un étau capable de lui exploser la gorge et faire sautiller sa belle gueule. Il trépigne, le corps en feu sous la puissance de l’impatience. Et il réalise enfin. Que les lunettes si ridicules sont tombées dans l’attaque. Que ses pupilles se fondent à du néant. Des jumelles éteintes qui le font frissonner de dégout. L’infirmité, le loup l’avait senti mais s’en était foutu comme d’une puce sur son fessier. Et maintenant qu’il la regarde en face, Stain bascule. La porte s’ouvre à la volé sur deux gardiens qui profitent de cet instant de perdition pour venir lui agripper les bras et le tirer en arrière. Non sans lui offrir le loisir de tâter de leurs sales poings dans la tronche. On le traine comme une serpillère et il se retrouve le cul collé à une chaise, menotté à la table d’acier. L’espoir de pouvoir frapper le fils de pute réduit en miette. A moins de se scier le poignet.

Les mots qu’on peut lancer à Rafael lui passe par-dessus la tête. Stain encaisse. Fait le tri dans ce trop-plein d’informations qui lui dévore le cœur. De sa main libre, il agrippe son pyjama, là où se trouve le cœur, là où la douleur se fait intense. Il vacille entre plusieurs échos. Les larmes au bord des cils, celles de la rage et de la peine. Les tremblements de l’inachevé et le venin de l’incompréhension. Il La vengera. Dès qu’on le laissera sortir de cette cage, il se jure que le pourri à côté de lui n’en aura plus pour bien longtemps. Ancien ami ou non, il n’en a rien à foutre. Mais sous la couche de merde, il se sent incapable de se jouer d’une faiblesse évidente. La porte se referme sur les deux gorilles, laissant le loup seul avec Son assassin. Et le néant de sa respiration en morceaux. « - T’es qu’un putain d’enfoirée, Rafael. Profite de ta liberté, dès que je sors de là, t’es un homme mort. » Il le lâche dans un murmure sans prendre la peine de le regarder. « - Lunettes ou pas, j’en aurais rien à foutre que tu sois aveugle ou non. Après tout, je n’aurais plus de fierté ni d’orgueil, ce sera facile de te faire bouffer tes lunettes. » Il esquisse l’ombre d’un sourire sarcastique, en écho avec le timbre de sa voix et relève le museau vers l’autre italien. « - Tu t’es frotté un plat en argent trop fort contre la tronche pour être dans cet état ? » Malgré tout, l’état de Rafael l’intrigue. Quand ses pauvres vertèbres lui rappellent l’infirmité dont il a été victime.

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MessageSujet: Re: L'injustice (pv.)   Sam 3 Oct - 18:03

L'injustice

Stain & Rafael

La peur. Elle se distille dans mes veines, amplifiée par les ténèbres, personnalisée par ces battements de cœur qui se précipitent et s’entrechoquent dans ma poitrine. Ma main perd le contact avec la chaise, je pars à la dérive, trébuche, recule, cherche un soutien dans mon dos et me plaque contre le mur. Dans ma précipitation, je n’ai entendu que d’une oreille son sarcasme et son orgueil bafoué. Je piétine ma fierté alors que je tente péniblement de me calmer et surtout de le localiser. Un silence, il se déplace, il s’arrête. Il me parle, surtout, dans des questions, des interrogations qui m’arrachent péniblement un sourire. Instinctivement, je sens qu’il me regarde. Par réflexe, je me redresse : port altier de celui qui exècre son infirmité et qui ne veut pas la dévoiler contre son gré. Je suis fier, peut être plus que lui, je refuse de lui concéder la moindre victoire alors qu’un seul de ses mouvements fait hurler le loup de paniquer. Bien sûr que c’est par ma faute qu’il se trouve ici, humilié. Que croyait-il, l’imbécile, que j’allais laisser le meurtre avoué dans un crachat impuni ? Je prends mon temps, je procède avec méticulosité, j’assassine sans un regret, je tue sans un remord et lorsqu’une occasion s’offre à moi, j’attaque encore et encore. Et te voilà devant moi, mon vieil ami, alors que je te promets la même chose promise il y a peu à une asiatique tout aussi putréfiée que ton âme. A laquelle j’ai menti, tout compte fait : je l’ai tuée avant de l’avoir détruite, je lui ai fait exploser la cervelle avant même d’avoir eu de ses lèvres une once de supplique. Je reste droit, laissant la colère s’immiscer dans ma voix et mes gestes, laissant la prudence de côté et la vengeance s’exprimer. Une promesse, articulée, que je compte bien tenir. Pas pour lui, pas pour moi, pour mon orgueil souillé par cet argent que l’on a craché sur mes pupilles. La réponse ne se fait pas attendre, le mépris se charge de sarcasme, je reconnais bien là mon vieil ami alors même que je ne peux plus que m’imaginer ce qui déforme ses traits. « - Je m’en doutais… C’est tellement plus simple de laisser les autres se salir les mains plutôt que d’attraper ses couilles et de faire le sale boulot à leur place. Il a une belle gueule, le bourreau. T’es plus qu’un cul bon à se poser sur une chaise et à péter des ordres dans un interphone. » Il ne peut qu’ignorer à quel point il dit vrai. Et à quel point il est dans le faux. Ils sont nombreux, ceux qui arguent que je ne peux pas me souiller les mains à présent, que mes verres teintés m’attachent à un bureau, que ma cécité m’enchaîne à l’inactivité. Je serre la mâchoire, contrains mon corps au calme et à la patience. « - Et bien vas-y, profite. Toi qui aimes jouer de la faiblesse de tes adversaires c’est le moment. Tu veux que je me retourne, pour que tu puisses agir en douce ? Plutôt crever que de te supplier. Tu parles trop Rafael, c’est ça ton défaut. Au lieu de faire la liste des festivités, agis bon sang. Un beau parleur, putain t’es pire que moi. » Ma respiration devient erratique. Agir, agir, le loup en meurt d’envie. Il hurle, il grogne, il montre les crocs, me supplie de lui laisser la place pour qu’il puisse réduire cet homme à néant et goûter une fois pour toute à sa chair et son sang, que je puisse enfin tourner la page, laisser un cadavre et apaiser cette colère qui se nourrit de ma rancœur et de a solitude. Le loup a soif de sang, le loup a soif de vengeance, mais je suis aveugle. Et je ne saurais même pas le toucher si je cédais à la tentation. Je serre les poings, tentant de me détacher du mur, de gagner en confiance. Veux-tu réellement que je frappe tes points faibles, que je joue de ta faiblesse ? La frustration se cristallise, à défaut d’attaquer, je crache. Je vais le détruire, j’y prends déjà un certain plaisir à le sentir aussi piétiné. Je vais le détruire comme j’ai pu la détruire elle.

Une arme posée dans ma paume, la chaleur glacée du métal, le regard froid, les taches de sang, un corps désarticulé au sol, moi tournant le dos. Ses suppliques, elle n’a pas eu le temps de me les adresser. Son effarement n’a duré qu’un centième de seconde, son ton geignard n’est que le fruit de mon imagination. Le silence me répond dans un premier temps, mon sourire se pose, léger, sur mes lèvres. Je mens, bien sûr, je mens mais je respire si facilement à cet instant que cela m’importe peu. Tu voulais que j’agisse ? Je suis incapable de t’atteindre physiquement mais qu’il est si jouissif de saper tes convictions et de t’arracher le cœur de quelques mots. Si ma cécité m’a libéré des fantômes qui me poursuivaient dans les miroirs, je regrette de ne pas pouvoir lire sur le visage de mon ancien ami la destruction et le désespoir. Je me contente d’imaginer, je me contente de m’en féliciter, je me contente d’effleurer le mur pour me maintenir en vie. Et soudain c’est l’explosion. « - C’était toi. Espèce de sale raclure, pauvre merde, je vais te faire la peau ! » Le ton monte, se rapproche. Puis le contact, brutal, qui m’arrache un faible cri. La brûlure de la chaîne, je suffoque, je perds pied, je me noie, je percute le mur avec fracas alors que des larmes s’échappent de mes pupilles réduites à néant. L’écho de sa haine se brise contre moi, je mêle sourire satisfait à douleur et panique. « - La taule ça te suffisait pas, fallait en plus que tu La tues pour te sentir puissant ? » Je suis incapable de me défendre, je suis contraint d’entendre et de subir, mes mains cherchent maladroitement ses poignets, tentent de desserrer la prise alors que je suis incapable de résonner. Trop de bruits, trop de mouvements, trop de ténèbres. Je suffoque un pitoyable « Lâche moi tout de suite » qui n’est qu’un filet d’air alors que je m’aperçois que mes lunettes ne protègent plus mes pupilles et que mes yeux doivent cherchent, paniqués, la moindre trace de lumière. En vain.

La pression autour de mon cou se relâche brutalement, je tente de reprendre de l’air dans des étouffements sporadiques, la porte claque et une main vient en soutien tangible me repositionner dans l’espace et le temps. Mes jambes flageolent, l’humiliation me brûle bien plus que de l’acide, la voix de Duncan se loge dans mes oreilles alors que j’entends d’autres de mes hommes s’occuper de Stain. Un murmure : mon bras droit me supplie de quitter la salle et me chuchote que mes hommes peuvent s’occuper de l’autre italien. Je me contente de reprendre ma respiration. Il n’est pas question que je parte la queue entre les jambes, j’ai des comptes à régler, j’ai une affaire à conclure, j’ai un ami à détruire et à dépecer sans scrupule. J’entends dans son silence la désapprobation de Duncan qui obtempère néanmoins me guidant à la chaise sur laquelle j’accepte finalement de m’asseoir pour ne pas m’écrouler. A distance d’Ezio. La porte se referme, je considère les lunettes que l’on m’a remis, envisage un instant de les remettre avant de les plier et de les poser sur le bureau. « - T’es qu’un putain d’enfoiré, Rafael. Profite de ta liberté, dès que je sors de là, t’es un homme mort. Lunettes ou pas, j’en aurais rien à foutre que tu sois aveugle ou non. Après tout, je n’aurais plus de fierté ni d’orgueil, ce sera facile de te faire bouffer tes lunettes. Tu t’es frotté un plat en argent trop fort contre la tronche pour être dans cet état ? »

J’arque un sourcil, prenant sur moi sans parvenir à le cacher pour ne pas exploser. Mes traits tirés, ma nervosité, tout clame mon infirmité plus que mes pupilles brûlées. Mes doigts effleurent les lunettes, rappel tangible de ce qui me sépare désormais de lui, j’attends que mon cœur revienne à la normale et que je trouve les mots adéquats pour ne pas m’effondrer, me laisser glisser dans la haine débridée ou mieux encore de pathétiques lamentations. « J’imagine que je n’ai plus besoin de cet accessoire ridicule. » Un sourire factice se pose sur mes lèvres. Je déglutis en sentant le fantôme de ses mains se poser sur mon cou sans que je n’y puisse rien faire. Un sourire, calme. Et une conviction, plus : une certitude. Enoncée tranquillement. « Menace moi autant que tu le souhaites, tu ne sortiras pas d’ici, Stain. Je vais m’en assurer, fais moi confiance là-dessus. » Que les choses soient bien claires : je ne compte pas m’arrêter là. Je suis un homme mort ? Depuis sept-cent ans. Et lui aussi. Ce n’est qu’un détail chronologique qui dissocie notre mort véritable de notre cadavre étendu dans un cercueil. « Et même si par un étrange coup du sort, il s’avère que l’on traîne ta misérable carcasse hors de cette fange, tu ne pourras pas me toucher, aveugle ou non. » Je ferme les yeux, laisse une main nerveuse passer sur mon menton lorsque choses mises au point, je songe à sa dernière question.

Mes doigts s’agitent du côté de ma chemise pour la réajuster, je m’appuie au dossier de la chaise, désagréable de dureté. Je ne souhaite pas en parler, encore moins à lui, mais je ne peux pas non plus m’empêcher de faire un rapprochement avec ce fauteuil roulant qui l’a accompagné quelques temps, il y a ce qui me semble être des années de cela. Je finis par lui concéder un aveu. Un soupir, dans un premier temps. « Attentats. Ceci est le résultat d’un généreux présent de ces rebelles qui pensent faire vaciller par leurs gesticulations le pouvoir en place. Ils deviennent inventifs : acide nitrique, argent, nitrate d’argent. » Mon sourire peine à se maintenir sur mes lèvres. « Il est amusant de voir que l’on peut sans dommage se remettre d’un tir à bout portant alors que l’argent inhibe nos capacités de régénération. » Des mots sans intérêt, supposés cacher la vérité qui se terre et que je ne veux mettre en avant : l’égoïste que je suis a trouvé un intérêt quelconque dans le fait de sauver la vie du Président, sans autre arrière pensée que de faire son travail. Le pouvoir que j’ai pu gagner par reconnaissance, je ne l’avais pas prévu. Et je n’explique toujours pas comme j’ai pu donner mes yeux pour un homme de basse extraction.

« Pourquoi l’as-tu tuée ? » Nous n’en avons jamais discuté. La question a surgi sans crier gare, je reviens sur cette déclaration de guerre qui ne s’achèvera qu’à sa mort. Ou la mienne.

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MessageSujet: Re: L'injustice (pv.)   Dim 11 Oct - 20:43


Il joue du poignet. Frappe avec hargne contre le pied de la table. Instrument improvisé dont la musique lui pète les tympans. La menotte et sa chainette qui résonnent dans le calme retrouvée de cette salle qui lui file la gerbe. Il veut se tirer. Maintenant encore plus qu’avant. Cloué à cette chaise qui lui ronge déjà le cul, Stain crève d’envie de retourner dans sa cellule. Se rouler en boule sur son lit et se ronger le cerveau. Ne penser à rien, pour oublier la belle merde dans laquelle il se trouve. Il ne sait pas pourquoi on l’a coffré et ce seul constat parvient à lui tirailler les nerfs encore un peu plus. Le poignet s’agiter plus fortement, et cette fois il tire. Ramène sa main entravée vers lui dans l’espoir de briser la chaîne. Retrouver sa liberté pour atteindre une fois de plus le loup pouilleux qui se retrouve à l’abri sur son petit siège. Le soldat fronce les sourcils et manifeste sa rage dans un feulement. Avant d’abandonner ses veines tentatives et de revenir s’appuyer contre le dossier de sa chaise. Et par la même occasion, poser ses pieds sur la table. Quitte à devoir rester là, autant se mettre à l’aise. Seul son bras ballant lui rappelle qu’il n’est pas là pour prendre le thé. Que s’il ressaute à la gorge de Rafael, c’est des coups qu’il va prendre. Jusqu’à se changer en un machin bleu qu’on jettera dans une cellule d’isolement, le noir complet jusqu’à ce que l’envie de frapper lui passe. Elle ne passera pas. Pas tant que ce con respirera. Pas tant que Son meurtre ne sera pas vengé. Les dents se serrent et la mâchoire se crispe. Et le regard qu’il pose sur son vis-à-vis se fait plus noir. Assombries par l’ombre d’une colère sourde, ses pupilles mutilent à distance. Il ne peut plus le toucher, mais si un regard était capable de tuer, Rafael serait déjà mort un nombre incalculable de fois en moins d’une minute. Il s’absorbe un instant dans la contemplation des lunettes posées sur la table. Si la compassion lui a pendant une infime seconde titillée le cerveau, elle a été soufflée par le venin qui est en train de lui bouffer le corps et le cœur. Les insultes tournent en boucle dans sa tête. Accablent le pauvre petit aveugle de tout leur poids imaginaire. S’il pouvait se faire écraser par ses gros mots, Stain en serait le plus heureux du monde.

Les paroles lui arrachent un sourire noir. Une ébauche d’un amusement de façade qui se fait bouffer par sa haine dès l’instant où il s’appose sur ses lippes. Et un soupir accompagne la seconde tirade. Stain lève aux yeux au ciel, secoue du museau. « - C’est ça, continue de te croire intouchable. » Il le crache, le balance avec tout le dédain dont il peut être doté. « - C’est pas parce que tu lèches le cul de notre cher Président que tu es à l’abri. Un accident, ça arrive vite. Et même si je ne sors pas de cette merde, je trouverais un moyen pour t’atteindre d’ici. L’avantage quand on barbotte dans la fange, c’est qu’on peut s’y faire des amis et des alliés. Alors que quand on plane au-dessus du tas de merde… on est seul. » Un index accusateur s’élève et fixe la poitrine du loup. Il n’en mène peut être pas large dans son pyjama orange, il va surement se prendre plus de coups que dans toute sa misérable vie, mais il en a rien à foutre. Il a la certitude que le péteux va chuter. Le rang, le métier, ce n’est rien. A peine une feuille de papier qui protège du reste du monde. Mais en aucun cas un rempart. Des types, il en meurt tous les jours. Qu’ils travaillent pour le Président ou non. Et c’est bien ce que semble oublier l’ancien bourreau. Vaniteux au-dessus de tout et de tout le monde. Quant au fond, il est tout aussi que les autres. Vulnérable à en crever. Comme lui. Le loup qui dort dans leur bide n’est qu’un plus. Une aide de premier secours. Mais certainement pas un bandage suffisamment puissant pour endiguer une hémorragie trop importante. Un rire lui échappe. Froid et cynique. Le regard du Hunter se détourne et se pose sur le gris morne du mur contre lequel il aurait volontiers pressé le caniche du Président comme un pauvre citron.

« - Pas suffisamment, t’es encore là. » L’amertume lui saute à la gueule. L’acidité sur la langue, il en frissonne tant elle lui désagrège le gosier. Par réflexe, Stain tente de croiser les bras contre son torse. Le cliquetis du métal et l’acier qui lui scie le poignet, arrêtent son geste. Il jure, peste et tente une nouvelle fois de démolir son entrave en la fracassant une fois de plus contre la table. L’échec, et la stupidité du geste sont les seules choses qu’il récolte. Et une mauvaise humeur qui s’accroit. « - On doit pas avoir le même sens de l’humour. » Il jette une œillade en direction de Rafael, un sourcil légèrement levé. Ils n’ont pas le même sens de l’humour c’est certain. Faut le faire pour avoir le même niveau que moi de toute façon. La connerie en porte-parole, il la cultive. Un peu comme la plante qui trône derrière sa fenêtre. Putain, elle va crever… La soudaine prise de conscience quant au sort de son pied de came lui coupe le souffle. Il trépigne sur sa chaise comme un gosse. Crève d’envie d’appeler le flic pour lui demander s’il est possible de passer un coup de fil. Pour appeler qui gros malin ? Personne. Il n’y a plus personne à appeler. Elle ne répondra pas. Il n’y a que du vide, à chaque fois qu’il compose le numéro. Par habitude. Pour entendre Sa voix, quand le message du répondeur s’enclenche.

La question le laisse pensif. Il ne s’y attendait pas vraiment. De sa main libre, le loup se gratouille le menton. Puis la nuque. C’est une excellente question. Et les réponses fusent. Il avait tant de raisons de l’éradiquer. On zigouille bien des rats quand ils se font trop envahissants. C’était le même combat avec Azzura. « - Parce que c’était un parasite. Elle me pourrissait la vie depuis le début. Une sale garce avec un putain de balais dans le cul, juste bonne à donner des leçons et foutre la vie des autres en l’air. » Il s’enlise dans on aveu, laisse toute sa rancœur lui ravager le cœur. Ses doigts se crispent et se déchirent sous la force de son ressentiment. Elle et lui. Les deux morceaux d’une même pièce. Les deux échos de ses passions les plus meurtrières. « - Sa connerie a condamné sa sœur. Et ce qui aurait dû lui servir de leçon, n’a fait que la rendre encore plus con. » Il hausse une épaule et s’astreint au silence. Le temps de déglutir et ravaler son venin. Il aimerait le cracher sur le sol. Se nettoyer la langue de ce trop-plein d’acide et le regarder consumer le sol. « - Vous étiez bien assortit tous les deux. Aussi stupides l’un que l’autre. » Il agite sa main en direction du loup. Se souvient au dernier moment qu’il ne verrait rien. Alors Stain, enlève ses pieds de la table et se penche. Lentement. Et comme pour s’assurer que l’autre est vraiment priver de sa vue, il lui lève son majeur à la gueule. L’agite sous son pif sans obtenir la moindre réaction. « - Putain t’es vraiment dans le noir en fait. Ca doit être dur pour toi, de plus pouvoir te reluquer dès que tu croises un miroir ou une vitre. » L’ébauche d’un nouvel éclat de rire lui caresse les lèvres alors qu’il revient se caler dans le fond de sa chaise. C’était rien, mais de pouvoir lui balancer son ressentiment à la gueule par ce simple geste, ça lui a fait bien. Détendu d’un cran ses pauvres nerfs. « - Pourquoi t’es venu Rafael ? Sérieusement ? » Sa voix se fait de glace lorsqu’il relève le nez pour reporter toute son attention sur l’ancien bourreau. Il n’a plus envie de jouer. N’a plus envie de garder la tête hors de l’eau. Pas quand il crève d’envie de tout lâcher. De couler pour de bon. Alors faire bonne figure devant un être qui ne doit pas le voir en position de faiblesse, ça l’épuise. Et ça lui fait mal.

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MessageSujet: Re: L'injustice (pv.)   Mar 13 Oct - 11:14

L'injustice

Stain & Rafael

Je ne peux contrôler les tremblements qui m’agitent encore même après le départ de mes hommes. Mes mains, moites, s’agitent sur les lunettes posées devant moi. L’obscurité retire mon vieil ami à ma vue, je ne peux qu’avoir conscience de sa présence par sa respiration et l’odeur subtile déposée sur son épiderme qui me rappelle la sauvagerie du loup. Il est face à moi. Agite les bras, se retrouve pris au piège, me renseigne sur sa localisation plus sûrement que s’il avait chacune de ses articulations liées à une petite clochette. Chaque mouvement est un feu d’alarme, je me contrains au calme. Il faut que je garde le contrôle de mon stress, il faut que je garde le contrôle de ma peur, il faut que je fasse front devant mes démons et cette angoisse sourde qui me prend à la gorge à chaque fois que je perds pied, à chaque fois que je me retrouve égaré sans parvenir à me repérer dans l’espace. Un feulement sonne comme une reddition, un mouvement comme une soumission. Je me complais à interpréter ce que je peux capter comme il me plait, je fais de ces sons incompréhensibles des marques de ma puissance. Sa reddition, sa soumission, je les désire autant que de retrouver la vue. Mes traits tirés, cette ride fatiguée sur mon front, mes pupilles qui planent sans objectif et qui cherchent un éclat sur lequel se crisper. Un sourire factice sur mes lèvres, je romps le silence et embrasse à bras le corps ses menaces futiles pour affirmer mon assurance. Je mens, je me construis des certitudes pour ne pas lui concéder la moindre victoire. Ma cécité ne m’empêchera jamais d’être meilleur que lui sur tous les plans : il ne pourra jamais me toucher. Fais-moi confiance là-dessus. Il ne sortira jamais d’ici, je veux lui en faire le serment. Tant que mon influence s’abattra sur la justice, ce qui ne devrait plus tarder, il ne sortira pas en vie de cette fosse commune. « - C’est ça, continue de te croire intouchable. C’est pas parce que tu lèches le cul de notre cher Président que tu es à l’abri. Un accident, ça arrive vite. Et même si je ne sors pas de cette merde, je trouverais un moyen pour t’atteindre d’ici. L’avantage quand on barbotte dans la fange, c’est qu’on peut s’y faire des amis et des alliés. Alors que quand on plane au-dessus du tas de merde… on est seul. » On est seul. Je ferme les yeux, signe futile de ma colère, me redresse légèrement. Des frôlements, des froissements m’informe qu’il bouge, je ne peux qu’ignorer ce qu’il fait et me fier à l’instinct du loup. « En attendant, rappelle-moi qui est enchaîné et qui a le pouvoir de te pourrir la vie, Ezio ? » Je me maintiens dans le passé, me raccroche à ce nom qu’il rejette comme une attaque constante pour mieux lui prouver que l’on ne peut me contraindre à ce que je refuse d’accepter.

Un soupir. Sa dernière question flotte encore entre nous, je réajuste ma chemise, aristocrate perdu aux réflexes trop ancrés pour disparaître en même temps que les couleurs. Je lui concède un premier mot, qui résume l’ensemble de ma situation, avant de détailler d’une voix atone que je tente malgré tout de teinter d’amusement. Attentats. La brûlure de l’acide ronge mes rétines, se répand sur mon corps, marque ma chair, piétine mon arrogance, heurte mon orgueil, détruit ma fierté. L’ichor qui dore mon sang n’est rien face à un simple métal, comme un conflit permanent entre l’excellence de l’or et la dureté de l’argent. Complexe du demi-dieu dont je me suis fait la principale victime ? Peut être. Survivre sans dommage à des balles tirées à bout portant, me remettre sans un mot de la plupart des blessures, brûlures, fractures, je me pensais intouchable. « - On doit pas avoir le même sens de l’humour. » J’arque un sourcil, hausse imperceptiblement les épaules. Que veut-il, je manie les mots pour détruire, pas pour faire sourire. « Tout le monde n’a pas une carrière de bouffon derrière lui, désolé de ne pas me montrer au niveau de tes pathétiques bavardages. » je rétorque d’une voix acide, teintée d’ironie et de sarcasme. Qu’il se plaise à jacter sans but, l’important n’est pas dans son babillage mais dans ce qui me pousse à rester.

La question prend les devants, éclate entre nous dans un bruit assourdissant. Le silence me répond dans un premier temps, mes tempes se crispent sous les battements sonores de mon cœur. « - Parce que c’était un parasite. Elle me pourrissait la vie depuis le début. Une sale garce avec un putain de balai dans le cul, juste bonne à donner des leçons et foutre la vie des autres en l’air. » Mes poings se serrent, le loup hurle à la mort. Ma mâchoire se contracte pour étouffer le grognement menaçant qui manque de s’en échapper. « - Sa connerie a condamné sa sœur. Et ce qui aurait dû lui servir de leçon, n’a fait que la rendre encore plus con. Vous étiez bien assortis tous les deux. Aussi stupides l’un que l’autre. » Je ferme les yeux, inspire lentement, laisse l’acide monter, envahir ma gueule, se mêler à l’amertume de la colère : noire. Dense. Sale. J’ai posé la question, je retiens donc mon tais-toi qui s’embrase et me brûle les muscles. Un mouvement, je l’ignore par sa brièveté. « - Putain t’es vraiment dans le noir en fait. Ca doit être dur pour toi, de plus pouvoir te reluquer dès que tu croises un miroir ou une vitre. Pourquoi t’es venu Rafael ? Sérieusement ? » Calme-toi, Rafaele. J’ouvre à nouveau les yeux en inspirant lentement. Pourquoi suis-je venu ? Je me glisse hors de ma chaise pour le surplomber de toute ma hauteur. Une main effleure la table, l’autre frôle ma veste, en extirpe mon arme chargée de balles normales – il est suffisamment diminué pour que l’argent ne soit pas nécessaire. Sans prévenir, je vise son épaule, entends la balle ricocher sur le fond, loin de lui. Je tire une nouvelle fois, me fiant à mon instinct, sens que sans le toucher pleinement, la balle a déchiré sa chair. Si je veux le tuer, je peux le faire. « N’insulte plus Azzura je t’en prie, sinon je me verrai obligé de tenter d’ajuster ma visée. Et pour un aveugle comme moi, un accident est si vite arrivé. Légitime défense, une balle qui explose ta cervelle, on ne m’en voudra pas, fais moi confiance sur ce point. » Ma voix pâle vibre de colère. Je range mon arme, comme si de rien n’était. Je masque les tremblements qui agitent mes mains en les serrant et en plantant mes poings sur la table dans un claquement sonore. « Pourquoi je suis venu ? Pour toi, stronzetto. Pour te dire à quel point je te hais, à quel point je te méprise. J’ai tué Cora en la regardant dans les yeux. En juste retour, en toute bonne guerre, comme tu as pu éliminer Azzura. Je vais trouver chacun de tes amis, les disséquer, les dépecer. Leur faire comprendre que te connaître, te parler, passer un accord avec toi c’est signer son arrêt de mort. » Je me redresse, contourne la chaise pour m’y adosser. J’ai toujours eu peur d’embrasser totalement l’héritage des Renzacci. C’est trop tard, à présent : il n’y a plus de retour en arrière. « L’avantage lorsqu’on plane au-dessus d’un tas de merde, c’est que l’on est peut être seul mais on peut aussi se permettre bien des choses sans risquer quoique ce soit. Et je ne risque rien, Stain. Sans compter que grâce à ta généreuse participation, je n’ai plus rien à perdre, bien au contraire, j’ai tout à gagner. »  Je sors à nouveau mon arme de poing, en vérifie le chargement d’un claquement. « Ne dit-on pas que la justice est aveugle ? Et bien voilà ce que je suis venu faire ici. Réclamer justice. »

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MessageSujet: Re: L'injustice (pv.)   Lun 26 Oct - 20:14


La réplique à l’humour raté le fait sourire. Il prend l’insulte pour un compliment. Stain hoche la tête, révérencieux, il accepte la moquerie dans toute sa splendeur. La détourne pour en faire une marque de noblesse alors que son poignet joue encore avec le lien de son entrave. Il voulait accompagner la nonchalance d’un croisement de bras, et réalise au dernier moment la connerie de son geste. Sa langue n’en claque que plus fortement contre son palais et l’inconfort de sa position se pose sur son visage. Et l’autre écoute sans rien dire. Il a pendant un instant l’impression de parler seul. En plus d’être aveugle, il semblerait que l’autre italien soit aussi devenu sourd. Gonflé par sa propre voix peut être qui sait. Et enfin la réplique se fait. Il en cille, stupéfait. Ne s’attendait pas à recevoir un quelconque ordre de sa part. Le sourire devient mauvais, carnassier. Les pupilles noires se font plus sombres encore et incendient l’ancien bourreau de toute leur noirceur. Il n’a pas le temps de répliquer que l’autre se lève déjà. La sécurité de la prison dans l’esprit, Stain ne s’attend pas un seul instant à ce qui va venir lui péter les oreilles. La détonation le fait sursauter comme un imbécile et malgré lui, le bras libre se lève en protecteur. Il n’y a rien à protéger devant la fureur d’une arme à feu, il le sait. La seconde détonation lui vrille le cœur et brûle sa peau. Le pyjama orange se déchire et la balle lui crame le bras. Il cille et baisse le nez vers la blessure. Incapable de savoir si le ridicule de la situation l’amuse ou s’il n’a que l’envie de lui arracher les yeux dans le cœur. Les deux. Se faire trouer le cœur par le meurtrier de sa cousine. Mourir de la même manière qu’Elle. Une solution comme une autre, mais au vu des capacités de son bourreau, il s’attend à une nouvelle tentative de suicide raté.

« - Tu tires comme une gamine. Et encore j’en ai vu des plus habiles que toi. » Lâche-t-il, sarcastique, malgré l’odeur ferreuse de son sang qui lui retourne le bide. Pas en état pour supporter une blessure aussi infime soit-elle. Il ne peut pas se permettre le luxe de perdre de l’énergie aussi stupidement. Pas quand une armée de rageurs l’attend dehors. « - Tu crois sérieusement que je vais t’obéir ? Je suis pas ton chien. Ca fait des siècles que je l’insulte, je vais pas m’arrêter maintenant qu’elle pourrit je ne sais où. » Il crache son venin. Balance toute son aversion envers sa cousine comme un jette sa chaussette sale le soir. Vivante ou morte, elle continue de lui casser les couilles. Le loup s’agite sur sa chaise inconfortable, ouvre et referme son poing avec la forte envie de fracasser quelque chose. Pour calmer ses nerfs, exulter sa colère. Hurler à s’en péter les poumons et le cœur, histoire de se calmer avant la prochaine crise. « - Sûr qu’on t’en voudra pas, c’est impossible d’en vouloir quand on voit tes beaux yeux… Mais entrer dans une prison avec une arme, vieux même de nos jours, c’est interdit. » Il agite la main, bat l’air et jette un coup d’œil en direction de la porte. Pour constater avec une certaine angoisse qu’elle reste close. Personne ne vient, personne ne bouge. Je pourrais être en train de pisser le sang que ça serait pareil… Pour la première fois depuis qu’il a mis les pieds dans ce trou, il en vient à se dire qu’il crèvera peut être derrière des barreaux. Que le système qu’il sert se fout de sa gueule et qu’il ne sera qu’un taulard de plus qui se fait assassiner sous les coups de ses copains de jardin grillagé. La salive se fait acide lorsqu’il tente de déglutir, le teint fatigué de sa jolie gueule virant au blanc le temps d’un battement de cœur. Il perd le fil de la discussion, n’entend plus que les acouphènes qui lui explosent aux oreilles. Et ses neurones qui pètent façon pop-corn à mesure que l’appréhension le gagne. La fierté du mâle se démantèle et Stain se décompose sous le poids d’une angoisse qui l’écrase. Il sursaute quand les poings se plaquent sur la table. Cille pour mieux poser son regard brumeux sur la silhouette de son homologue.

« - C’était pas la peine de bouger ton derrière jusqu’ici, je le sais tout ça. » Il se rachète une attitude, appose son éternel sourire sur ses lippes, oubliant que l’autre ne verra rien. Qu’il n’y a que son timbre brisé qui compte. Alors il se racle la gorge et force ses cordes vocales à rester de marbre. « - Te fatigue pas, j’ai pas d’amis. Je suis seul connard, grâce à toi. Dissèque et dépèce-toi, tu auras fait le tour des dernières connaissances qu’il me reste. Et tu rendras service à la population. » Il soupire, fatigué, éreinté et lassé du discours qui ne cesse de se percuter contre ses tympans. « - T’es aveugle et en plus t’es stupide. Change de disque Rafael, on a compris que tu étais pétrit d’arrogance et que nous, pauvres petites merdes, on pouvait rien te faire. » Les mots sortent de sa bouche avant qu’il ne puisse les arrêter. Fruit d’une irritation gagnant en force, il serre les dents pour ravaler tout son venin. Se crame le gosier avec le reflux de haine qu’il renvoie se briser contre son cœur. « - Nettoie bien tes lunettes temps que tu peux. Profite de ta petite chaise au-dessus du tas de merde, tu vas t’en prendre plein le nez avant de comprendre ce qui t’arrive. Prend-moi pour un con, si ça te chante. Ce sera plus facile de te démolir. Je te regarderais crever comme j’ai pu le faire avec Azzura, ce que tu as fait à Anna, c’est rien en comparaison de ce qui t’attends. Tu as renié le bourreau que tu étais, et contrairement à toi, j’ai toujours l’Inquisition dans la peau. » Il se redresse sur sa chaise pour se donner un air. Il veut se montrer plus imposant qu’il ne peut l’être en cet instant. Mais la chaine l’empêche de lever ses fesses comme il le voudrait. Le soldat se contente alors d’insuffler dans sa voix les notes glaciales d’une détermination sans faille. La menace tremble et se répercute contre les murs vides. Le silence laisse planer la mise en garde avant que Stain ne se décide à le briser. Il hurle à l’adresse de la porte résolument close. Et les secondes qui suivent le brise. Le cœur battant à tout rompre contre sa poitrine, il en a mal et la panique le prend à la gorge. Le tient par les couilles jusqu’à ce que la poignée ne se décide à se baisser et à laisser entrer un petit flic bedonnant et son acolyte.

« - Ramenez-moi dans ma boite, on a fini. » On le relève, en manquant de lui arracher son bras amaigri pendant que l’autre lui libère le poignet. « - Profite, Rafy, ça durera pas… » Il le murmure contre l’oreille du loup alors qu’il passe à côté. Sa voix ronronne, mielleuse. Candeur de façade qui s’efface dès qu’il franchit la porte de la salle de visite. Les traits se défont, les épaules s’affaissent et il peut enfin respirer. Profiter du calme et d’un semblant de liberté avant de se retrouver à nouveau enfermé dans sa cellule. A l’abri derrière des barreaux. Il va passer la nuit ici. L’évidence lui broie le bide et il redoute déjà le moment où les lumières s’allumeront. Où il devra sortir avec les autres. Personne ne bougera si la situation dégénère. Personne.

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