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 Prisoner's song (.pv)

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ANIMAL I HAVE BECOME

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↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
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The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
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MessageSujet: Prisoner's song (.pv)   Mar 27 Oct - 22:10

prisoner's song
A PRISONER TO MY THOUGHTS, A NUMBER AND A CELL. LOCKED UP LIKE A DOG IN THIS WORLDLY HELL. MARCHING ALONG, ANOTHER MAN ON THE GANG. I'M SHACKLED AND SENTENCED TO THE BALL AND CHAIN. LOOKING BACK ON A PAST WHEN WE STILL HAD A CHANCE. WE WERE PAWNS IN A GAME THAT WE COULD NOT WIN. NOW WE'RE ALONE, JUST A PICK AND STONE.


Plus que la douleur, c’est le bruit qui lui tape sur les nerfs. Ce bourdonnement aigu qui dure depuis trop longtemps. Le crâne en miettes, les coups qu’il s’est pris la veille lui donnent encore l’impression d’avoir la tête coupée en deux. L’argent qu’on lui injecte dans le système tous les matins comme un affreux rituel, ralentit la cicatrisation. Les bleus restent sur sa peau diaphane, et les écorchures sur son visage peinent à disparaître. C’est une lèvre qui éclate, l’arcade qui explose sous la force de poings qui s’acharnent à lui refaire la tronche. Des lacs violacés sur le flanc avec une place de sable jaunasse autour. Son corps devient une peinture, l’œuvre d’un artiste un peu taré sur les bords et dont la palette de couleurs se limite au jaune, au bleu et au mauve. Du rouge aussi, de temps à autre, pour rehausser le tout. Le sang, il en a plein la bouche et plein le nez. L’odeur collée dans ses narines pour mieux lui filer la gerbe. La caresse sur la langue. Et lorsqu’il ouvre les paupières, il a le sang contre les rétines. Le bruit s’arrête un moment et le soldat peut enfin souffler. Il ferme et déplie sa main pour en chasser les fourmis qui sont en train de l’envahir. La position dans laquelle il se tient depuis plus d‘une heure est loin d’être confortable. « - Tu veux faire une pause ? » Stain secoue la tête en guise de réponse. Pourquoi arrêter maintenant quand le plus gros a été fait ? Et la torture reprend. Il en frissonne, coupable d’un plaisir honteux qui se propage au rythme des vibrations contre ses os.

Les aiguilles transpercent la chair. Et Stain admire la mécanique qui tente de se mettre en route. On l’a prévenu que la nouveauté n’assurait pas une stabilité de l’encre. Que le résultat risquait d’être raté en plus d’être une douloureuse expérience. Il en a eu rien à faire. La peau déchirée lutte pour se recoudre. Ralentit par le venin qui se glisse en dessous, le sang perle et s’efface dans un coup de chiffon. Fuck-off, l’insulte gravée à même la peau. Sur les premières phalanges de ses deux mains. Le tatoueur improvise et tente de refermer la boucle du ‘o’ malgré l’insistance de la nature du loup pour endiguer l’écorchure. L’insistance fait germer la souffrance sur le visage fatigué du Hunter bafoué. Stain serre les mâchoires et les dents grincent. Et de son autre main déjà mutilée, il se frappe la cuisse pour dissiper au mieux les élans douloureux qui lui ravagent la main droite. Il pensait que la gauche serait la pire. Que la brûlure de son autre main lui permettrait de ne rien sentir. L’erreur d’un imbécile. Alors le loup retient son souffle. Ferme les paupières et tente de se vider la tête pour ignorer la douleur. Et se concentrer sur le bruit de la machine. Seulement le bruit, rien de plus.

Il a l’odeur du sang dans le nez et sur la peau. Le travail achevé, le soldat plie et déplie ses doigts tout en contemplant les lettres d’encre noire. L’insulte gravée sur la peau. S’il s’en sort, ça lui fera un bon souvenir de son séjour en taule. Enfermé pour viol. L’annonce de l’accusation lui a fait l’effet d’un coup dans les burnes. Balancé dans la tronche par un autre frangin. La famille à rallonge, et une sœur complètement ravagée. Elle était consentante. Con-sent-tan-te, merde! Une putain de levrette n’a jamais tué personne. Il ravale son venin et distille ses idées noires. Allongé sur sa couchette à jouer avec ses mains nouvellement gravées, il s’oblige à garder son calme. Quand l’envie de tout démolir revient lui gratter le cœur. Salope, l’insulte tourne en boucle dans sa tête. Maintenant qu’il est seul et qu’il n’a plus de quoi s’occuper l’esprit, toute son attention revient se poser sur cette rencontre. Et les coups qui ont suivi. Il l’a frappé, le frangin. Déversé sa rage sur le pauvre type sans réfléchir, pour vider ses nerfs d’une tension impossible à évacuer. Condamné sans aucune forme de procès, sans même avoir l’occasion de se justifier. Sa parole contre la Sienne. La reine des glaces face au dépravé. A la place d’un quelconque juge, il n’aurait pas vraiment pris la peine d’écouter la version des faits d’un type dans son genre. Le constat le fait soupirer et dans un élan de rage, il envoie son poing de péter contre le mur. Sa main se déchire sous la force du choc et il en gémit de douleur. Agite sa paume dans le vide tout en se redressant sur son matelas pour tenter de calmer le mal qui lui court le long des doigts. « - Fait chier ! » La colère lui explose à la gueule, et il se perd dans une série d’insultes. Qui s’achève lorsqu’un gardien vient se poster devant les grilles ouvertes de sa cellule.

« - T’as de la compagnie, Greyjoy. » Il lui faut un moment avant d’encaisser. Comprendre le sens de la phrase et ses conséquences. Alors qu’il replie ses pattes sous lui tout en s’adossant contre le mur, une autre silhouette vient rejoindre celle du flic. Et la mauvaise blague qui se dessine devant son nez lui arrache un rire jaune. Comme si le supplice n’était pas assez pénible, voilà que son punching-ball de la veille s’apprête à partager sa cellule.

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↳ Opinion Politique : Depuis son arrestation, Eamon a pris le gouvernement en grippe et refuse de travailler pour eux. Néanmoins, il n'a toujours pas d'avis politique.
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MessageSujet: Re: Prisoner's song (.pv)   Lun 2 Nov - 22:11


Les murs se rapprochent, je pourrais le jurer. Recroquevillé, assis dans le coin de ma cellule éphémère, j’attrape mes genoux de mes doigts et ferment les yeux pour ne plus les voir approcher. Ce sont les voix et les cris qui se font entendre bientôt et je me trouve incapable de définir s’il s’agit de mon imagination ou de la vérité. Je penche pour la première solution, l’espère même, tant je suis effrayé à l’idée de crier ainsi à mon tour. Une larme m’échappe soudain, je tremble du manque qui me prend d’un coup et le manque de sommeil marque mon visage de cernes disgracieux. A cela combiné les marques des coups reçus la veille par l’enfoiré, je ne ressemble plus à grand-chose. Cela n’est pourtant rien en comparaison du vide intérieur que je ressens. Cet endroit m’effraie tellement que je pourrais éclater en sanglot. J’ai pourtant déjà trop pleuré dans la nuit passée et je ne parviens même plus à me laisser aller. Tout simplement parce que le moment approche. Celui où je vais devoir entrer pour de vrai dans la prison. Celui où je vais devoir passer l’épreuve humiliante de la fouille intégrale. Celui où je vais perdre un peu plus de mon humanité déjà bancale.

La serrure clique, l’ombre d’un gardien envahit le petit espace dans lequel je me trouve et cette fois, le tremblement devient peur. J’ouvre les yeux et dépose mes prunelles sur l’homme qui pourrait aisément lire la panique en moi, si tant est qu’il s’intéresse un peu à moi. Je ne suis qu’un exemple. Celui que le gouvernement utilise pour effrayer les gens qui comme moi, transgresse leur prohibition. « Ramène toi Grimes, j’ai pas la journée. » Il connaît pourtant mon nom et pour être tout à fait honnête, je m’effraie plus encore de cet état de fait. Je m’efforce pourtant de ne pas y penser alors que, m’appuyant sur le mur, je me redresse lentement. Un pas après l’autre, je m’aveugle de la lumière du couloir, bien plus forte que celle de ma pièce et cligne les yeux d’un air probablement stupide. D’anticipation, je tremble, aussi j’essaye de regarder devant, loin, pour ne pas y penser plus. D’un coup dans le dos, le gardien me fait avancer plus vite et je ne peux m’empêcher un mouvement de recul, comme pour l’empêcher de me toucher. « C’est quoi ça hein Grimes. T’essaye de te rebeller ? » Et il place son pied devant le mien, provoquant ma chute et ses rires. Le début de l’humiliation est en route et le reste se suit dans un brouillard que je bénis. Mon propre esprit me protège de cette situation, je ne retrouve totalement mes esprits que lorsque dans le couloir, nous nous arrêtons soudain.

La porte devant moi, fermée, semble être une représentation de celle des enfers et c’est encore un frisson qui me prend tout entier. « - T’as de la compagnie, Greyjoy. » La porte s’ouvre, mais cela n’a plus d’importance. Le nom résonne, heurte chaque parcelle de mon être et mes jambes vacillent tant que j’ignore comment je peux encore me tenir debout. Lui. Lui parmi tous. La lumière s’engouffre toute entière dans la cellule et c’est sa silhouette qui me frappe aussitôt. Mon visage chauffe aux exactes blessures qu’il m’a faites et je recule d’un pas, par réflexe. C’est à la dureté du corps du gardien que je me heurte et en réponse, il me pousse violemment dans la cellule. Je ne parviens d’ailleurs pas à garder mon équilibre et c’est de tout mon long que je m’étale sur le sol crasseux, geste qui réveille chacune des douleurs enfouies ou visibles. Les rires m’accompagnent jusqu’à ce que la porte se referme et je n’ose pas me redresser. Paume sur le sol, je pourrais pousser et m’assoir, voire me mettre debout, pourtant, je ne parviens pas à effectuer ce geste simple. « Foutu karma de merde. » Quitte à être ridicule, autant ajouter mes propos à l’ambiance générale. Après un temps qui me semble interminable, je parviens enfin à retrouver juste assez de force pour me mettre à genoux. J’essaye par ce mouvement de retrouver une simple once de fierté, mais il n’est pas besoin d’expliquer à quel point elle se trouve profondément abimée par les évènements récents. Mon regard, loin de se poser sur son visage, vient s’heurter sur sa main abimée et je parviens à lancer, d’un ton plus enjoué que je ne l’aurais cru. « J’savais pas que j’avais la tête aussi dure… »

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    MessageSujet: Re: Prisoner's song (.pv)   Jeu 5 Nov - 20:20


    La mauvaise blague qui lui arrive dans la gueule lui laisse un arrière-goût amer sur la langue. Le sourire con sur les lèvres malgré l’envie de démolir du nouveau. Stain serre les dents, force son sourire prenant des airs de rictus forcé. Jurant affreusement avec le noir qui incendie son regard. Il a des envies de meurtres. Pour pallier aux coups qu’il prend, aux injures, moqueries qui sifflent à ses oreilles à chaque fois qu’il passe devant un troupeau de ces abrutis finit. Ou les machins qu’on lui lance à la tronche comme s’il était une vulgaire cible, ou une piñata. Le loup s’installe plus confortablement sur sa couchette, et serre les poings pour ravaler l’envie de le démolir. A défaut de pouvoir régler ses comptes avec la sœur nymphomane et mythomane, il s’en prendra au frangin. L’éclat d’un rire cynique s’échappe de sa mâchoire serrée jusqu’à la fracture lorsque le nouvel arrivant s’étale sur le sol. La langue claque contre son palais pour marquer l’impatience qui s’appose sous sa peau. Une inspiration pour ravaler le venin et le regard noir qui accompagne la sortie du gardien et la fermeture de la porte de sa cellule. Au moins, il pourra se défouler à l’abri des œillades indiscrètes. Le fauve scrute la silhouette affalée par terre. En décrypte les moindres reliefs, le moindre pli. La réplique fait renaître son sourire d'imbécile sur ses lippes, mais les sourcils se froncent et les traits se font de fer. « - C’est pas ta tronche de flan qu’il faut remercier, mais le tatoueur de la cage aux folles. J’ai pas frappé assez fort pour vraiment me démolir les mains. Ca peut s’arranger si tu veux… » Sa voix se fait légère. Guillerette et un sourire carnassier dévoile ses canines alors qu’il lance une œillade entendue à l’asticot qui tente de se relever. Pitoyablement. Il va se faire démolir en moins de deux celui-là. Paumé dans une prison insalubre, pleine à craquer des plus belles merdes de la ville. Lui y compris.

    Il sent le regard du nouvel arrivant peser sur sa main. Il l’agite et se redresse pour s’installer en tailleur sur sa couchette en désordre. Comme si ta tronche pouvait faire un truc pareil, trop molle… L’espace d’un instant, le loup s’imagine frapper dans du flan. L’image le fait renifler, pour mieux ravaler son envie de rire à s’en péter le bide. Les mains meurtries par l’encre s’ouvrent et se referment dans une grimace de douleur. La cicatrisation insiste. Tient absolument à se faire et à rejeter totalement le corps étranger. Le mécanisme le fascine, et il s’absorbe le temps de plusieurs battements de cœur dans la contemplation de cette lutte acharnée. « - A ta place j’éviterai de trop me retrouver dans des positions de ce genre, si tu tiens à ton joli cul. Ca pourrait filer des idées à certains. » Il le lâche dans un soupir railleur. Un brin cynique et lui lance un regard lourd de sens, tout en le désignant du menton. « - Et vu l’affiche que tu viens de te taper, tu risques de pas faire long feu ici. Ils sentent la faiblesse. » Comme des fauves avec le sang. Il flaire la faiblesse sous cette peau blafarde. La peur qui grouille contre sa jolie gueule. Stain s’autorise à un nouvel examen inquisiteur. Détaille les traits et le peu de trombine qu’il peut voir tant l’autre s’obstine à regarder par terre. Et non, il ne voit rien. Pas de véritable ressemblance avec sa salope adorée. La tignasse noire peut être, pas aussi sexy que celle de la chirurgienne. Et ces yeux sombres, qui détonnent de ceux si envoûtants de la sœur. Et les esquimaux de l’autre frangin. Il a été adopté, ça doit être ça. La question lui râpe la langue mais il la ravale dans un raclement de gorge. « - Si on m’avait dit que te casser la gueule te ferait coffrer, je me serais abstenu. » Lâche-t-il dans un soupir. Amer. Peu content de devoir partager sa tanière avec lui. Avec quelqu’un tout court en fait. Il avait eu le délire de penser qu’il resterait seul tout le temps de son incarcération. Pas de procès, la peine directement appliquée, sans savoir pendant de combien de temps elle allait durer. Et cette ignorance le bouffe. Elle se couple au ver de la haine qui ronge déjà son cœur pour mieux l’alimenter.

    « - C’est de famille de geindre et de se faire passer pour des victimes j’ai l’impression. Quoi que Dede est peut-être le moins pire de la clique. » Il agite la main ornée du ‘fuck’ en direction d’Eamon. Titille le vide devant lui pour mieux l’accabler du poids de ses jolies paroles. « - Je te préviens, ta couchette est pétée. » Branlante et pas confortable pour un sous. Le pauvre matelas éventré par l’ancien occupant. La chance d’être arrivé en premier et d’avoir pu choisir son lit. Il en jubile maintenant que son derrière repose bien sagement sur ce qui semble être le lit le plus confortable du monde à présent.

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    MessageSujet: Re: Prisoner's song (.pv)   Ven 13 Nov - 12:21


    Le porte s’est refermée, me laisse seul avec mon bourreau de la veille. Mes yeux se ferment, juste assez pour trouver un courage que je ne parviens pas à éprouver. Je ne suis pas un modèle, si ce n’est de crainte, de peur alors me redresser, lui faire face, est au-delà de mes forces. Je l’ai déjà fait dans la journée précédente, avec le résultat présent, il m’est impossible maintenant de réitérer. Alors je reste au sol, je garde mon regard dissimulé par mes paupières et paumes au sol, j’attends. Un évènement, un miracle, une annonce qu’il s’agit d’une blague… Rien de tout cela ne vient pourtant et c’est la mort dans l’âme que je me redresse, juste assez pour que ses mots me percutent. Blessants, ils enfoncent ma fierté un peu plus dans les abîmes. « Sans façon ! » Que je marmonne, le cœur au bord des lèvres. Une nausée douloureuse me transperce mais je parviens à ne pas bouger, à conserver ma position douteuse, incapable de prendre une décision rationnelle. Bien sûr, il me faudrait réagir. Me lever, le toiser d’un air méprisant, l’insulter pourquoi pas… Seulement je n’y parviens pas. La seule chose que je peux faire, c’est détourner les yeux de sa main qui s’agite, pour fixer d’un œil absent le mur qui nous comprime. Il continue, blague sur ma position, je me demande une seconde s’il serait intéressé… C’est, d’après les histoires, l’une des meilleures façons de se faire protéger en prison, mais la moindre pensée, l’imaginant lui, comme protecteur, me fait grimacer de colère. Alors sans lui répondre, je me relève enfin et lui offre mon regard le plus méprisant. Probablement devrais-je blaguer, lui demander d’un air guilleret s’il est intéressé. Rien ne sort pourtant, seul le silence répond à son attaque à peine déguisée.

    Doucement je déglutis, m’avance d’un pas vers sa présence mais me stoppe pourtant à cette même seconde. L’amorce de mon geste m’apporte une nouvelle grimace, mais encore une fois, je ne dis rien, me contente de fuir ses prunelles pour m’offrir juste un peu plus de confiance personnelle. « La faiblesse hein… Faudra que j’me mette à genoux devant la bonne personne je suppose. Pour faire oublier ma… faiblesse ! » Cette fois les mots s’élèvent entre nous, je suis presque goguenard d’avoir réussi l’exploit de me dresser une fois encore devant lui, malgré la peur qui dévore mes entrailles. Il m’impressionne, alors même que je suis debout face à sa silhouette assise. Son charisme m’écrase à chaque seconde et je me retiens à grand peine de reculer d’un pas, pour tenter d’échapper à sa prestance. Foutu chien galeux. Ce type n’est qu’un connard, mais je me trouve devant lui à m’extasier de sa présence. Je me refrogne, me mords la lèvre inférieure et étonnement, j’éclate de rire. Réaction inappropriée, qui distille chacune de mes craintes un peu plus. Elles s’enfouissent un peu plus, juste assez pour me donner le courage de lui répondre finalement. « T’accorde pas autant d’importance Greyjoy. Tu crois vraiment que j’suis là parce que tu m’as frappé ? Soit pas aussi con ! Déjà, c’est moi, qui t’ai attaqué. Ca ils ont pas aimé. Mais j’suis pas l’agneau qu’tu crois. » C’est probablement difficile à croire pour un type comme lui. Pourtant je ne fais que hausser les épaules, comme pour réduire l’importance de mes propos.

    Mon naturel et calme me perturbent soudain, je ne comprends pas comment j’ai pu calmer mes craintes et faiblesses juste en un éclat de rire. Les faits sont pourtant là, je me dresse face à lui en un simulacre de confiance, qui ne durera probablement pas. Pourtant je savoure la sensation, juste avant de me laisser submerger par une colère qui ne me ressemble pas. Ses propos me blessent, me heurtent dans leur volonté propre de m’agresser. « … Dédé… mais pour qui tu te prends pour croire nous connaître juste un peu ? T’as… t’as attaqué ma sœur et tu oses prétendre la connaître ? Tu crois vraiment que t’es mieux qu’nous ? mais va te faire foutre Greyjoy. Je geins p’têtre, mais au moins, j’ressemble pas à un mort vivant. » Cette répartie pourrait me faire rire de son ridicule, mais la rancœur me grignote tellement que je reste devant lui, les poings serrés. Je ne me rends compte que trop tard, de mon accent qui est ressorti très fortement durant cette tirade. D’un œil, j’observe la couchette qui me sera attribué et je me sens soudain dégonflé. Le peu d’audace que j’ai laissé échapper se retire soudain, me laissant seul avec des tremblements, un malaise et une envie de m’enfuir en courant. « Trop aimable. » Ce n’est qu’un soupir que je laisse échapper, mais je me moque qu’il puisse m’entendre… De toute façon, je ne me leurre pas sur ma survie entre ces murs… Il ne me faudra que quelques jours pour décéder dans d’affreuses souffrances…

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      MessageSujet: Re: Prisoner's song (.pv)   Ven 20 Nov - 21:05


      Il marmonne, regarde le sol à s’en faire pleurer les yeux. Et l’attitude qui s’éternise appose un sourire carnassier sur les lippes du fauve. Un sourcil se lève alors qu’il penche la tête sur le côté, parcourant la silhouette de son regard noir. Ca peut-être être marrant au final… Le sadisme du soldat pour se défouler et oublier sa propre douleur. La déchéance dans laquelle il s’enlise, la mort qui le frôle et la peur qui le prend aux tripes à chaque fois qu’il doit sortir de sa boite de conserve protectrice. Enfin la petite souris se lève, sous le regard perçant du loup. Il n’en démord pas, ne le lâche pas des yeux. Comme une menace silencieuse. Lui faire comprendre que son séjour en prison, ou du moins celui dans cette cellule, va être un enfer. Qu’il va payer pour ce que lui a fait sa sœur. Les traits se crispent sous une injection de haine. Il la ravale dans un reniflement dédaigneux et joue des épaules contre le mur vide. Il a envie de lui attraper la tronche pour l’obliger à le regarder. Lui faire bouffer cette peur qui révulse le Hunter. La faiblesse et la trouille, ils les détestent. S’oblige à ne pas les laisser filtrer quand elles viennent lui titiller le bide. Et enfin il ouvre la bouche. Parle même. Stain se mord la langue pour retenir la réplique acerbe venue se glisser contre sa langue. Au lieu de ça, il laisse planer un court instant le silence. Claque des doigts sur un air qu’il invente au fil des battements de son cœur. Dominé par le petit putois qui n’en mène pas large. Il pourrait se lever, l’écrasant encore plus. Il pourrait mais il sait que la douleur qui lui caresse les reins rendra cette attaque piteuse. Alors il quitte l’appui de son mur et se penche lentement en avant. Comme si la lenteur faisait partie du geste, y insufflant une certaine autorité. Alors qu’elle est une nécessité, rien de plus. Du fond de sa gorge, l’ébauche d’un rire s’échappe.

      « - C’est une option qui peut être envisagée. Encore faut-il que tu sois suffisamment habile de la langue. Et à part pour raconter des conneries, j’ai des doutes tu vois. » Il plisse les yeux et inspecte la trombine de son copain de cellule. Renforce l’insinuation de ses paroles d’un regard lourd de sens. « - Je voulais pas te froisser, le prend pas mal, mais les jolies gueules fragiles, ça fait fantasmer ici. Et pas que pour t’astiquer la nouille. De la chair fraîche à mutiler, servie sur un plateau d’argent, avoue c’est limite bandant. » C’est le fauve qui parle. L’appel du sang qui incendie les pupilles noires et laisse courir la langue sur le coin des lèvres. Stain a arrêté de compter les coups qu’il a pris depuis son arrivée ici. Les menaces qui l’écrasent chaque jour. L’odeur de son propre sang dans les narines, il crève d’envie de la voir disparaître. De la remplacer par celle d’une autre hémoglobine. La sienne. Pour se venger de Nymeria. Ce serait trop facile. C’est après elle qu’il en a. Elle et elle seule. Le rire nerveux lui éclate les oreilles. Il en ouvre les yeux comme une chouette en pleine lumière. Surpris, et il se demande s’il n’a pas raté un épisode. « - T’es là parce que t’es aussi malin que mon pot de fleur. Voit ça comme ça, si ça peut te faire pousser une paire de couilles. Non, bien sûr. Et moi je suis le Président. » Cynique à en crever, il joue du derrière pour venir se poster au bord de matelas. Réduit la distance de sécurité qui le sépare de Eamon. Et de l’envie de cogner. Elle lui démange les mains. Plus encore que la douleur de la fraîche mutilation à l’encre dont il vient de faire les frais. Le surnom a fait mouche, et Stain s’en félicite. Esquisse l’ombre d’un sourire en coin avant de répliquer.

      « - Pour celui qui baise ta sœur quand elle a le string qui la démange. Ou qui lui sert de cobaye quand c'est le scalpel qui la titille. Et celui qui tape la causette à ton frangin dans les bars le soir. Mais avec plaisir, dès que j’aurais trouvé une paire de nichons dans le coin, je sauterais sur l’occasion. » Il agite la main devant le nombril du petit nouveau tout en désignant la porte de leur cellule d’un signe de tête. Autant dire que c’est pas près d’arriver. Et des belles gueules dans un endroit pareil, je peux me brosser. Mort-vivant. L’offense aurait pu être faite, mais le soldat se contente de hausser une épaule et d’esquisser une moue qui se veut vexée. « - Petite tête sort sa répartie, recommence, j’en ai des frissons. » Sa voix ronronne d’un plaisir factice. En écho au sourire qu’il colle sur sa tronche. Il se moque, joue avec les nerfs du petit frère pour mieux détendre les siens. « - J’ai pas attaqué ta sœur. Quand on sait que c’est une belle débauchée, elle a voulu ce qui lui est arrivé. » Lâche-t-il dans un souffle avant de se lever. Il serre les dents pour ne pas laisser la douleur qui lui démoli les reins s’afficher sur ses traits. Rester le plus neutre possible alors que la colonne vertébrale se déroule et qu’il écrase Eamon de sa hauteur. « - Et oui, j’ose le prétendre. Certainement mieux que toi à certain niveau. » La provocation dans les mots, il est presque certain de ce qu’il avance. Doute que la jolie grande sœur s’épanche de ses soirées sadomasochistes et ses journées à torturer du monstre devant son fragile petit frère. « - Allez va, fait pas cette tête, tu vas en passer des nuits là-dedans et avec un peu de chance un ressort te titillera le derrière. » Lâché dans un soupir suintant l’ironie, Stain accompagne les mots d’une tape gentillette sur le haut du crâne de son nouveau colocataire. Brave petit.

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      MessageSujet: Re: Prisoner's song (.pv)   Lun 23 Nov - 15:58


      Survivre, entre ces quatre murs, en présence du bourreau de ma sœur, semble être une option totalement inenvisageable. Plus les secondes passent, plus les minutes s’écoulent et moins j’entrevois une sortie possible de cet endroit. Sa haine me transperce de part en part et c’est compréhensible puisqu’il est en prison à cause de ma sœur. Je tente donc d’occulter ce regard ténébreux, insupportable, mais je ne cesse de revenir à ses prunelles, comme pour vérifier que je suis bien la raison de son courroux. Ses doigts se mettent à claquer, insuffle une frayeur toute nouvelle dans mes veines tout comme son avancée me fait perdre le peu de contenance que j’ai pu récupérer. Je maudis chacune de mes faiblesses lorsque sa voix s’élève entre nous et martèle de chacun de ses mots mon esprit déjà las. Et la langue se délie, seule maitresse à son bord, dans une palabre que je ne suis pas certain d’assumer. « J’peux t’montrer si tu veux ! » Les ailes me poussent, je sens le courage poindre son nez dans une situation où il aurait plutôt tendance à me voir, juste assez pour me permettre de lui répondre, de prétendre adhérer à son regard si peu discret. Je n’ai absolument rien à perdre de toute façon. Ma fierté, abandonnée. Ma vie antérieure, foutue. Mon cœur, émietté. Et la suite de ses propos le glace d’effroi. La peur ne m’a pas quitté une seconde malgré ma pseudo-bravade actuelle. Et par ses quelques mots, il vient simplement de la ramener au premier plan. Je tente pourtant de faire bonne figure, de prétendre que ça ne me touche, mais tout mon corps, toute mon âme, puent la panique. Son regard posé sur moi, incisif, contribue à me rabaisser de nouveau, alimente ma peur et m’empêche une seconde de respirer normalement. Juste une, avant d’inhaler juste assez d’air pour répliquer. « J’ai pas les mêmes délires… Ou les mêmes fantasmes. » Je réponds probablement à côté de la plaque mais cette simple phrase permet d’apaiser mon cœur survolté.

      Cette rencontre, sans poings, sans menaces de mort proférées par le plus jeune, me donne un peu d’assurance. C’est assez étonnant mais c’est au cœur de la maltraitance que je trouve juste assez de réconfort pour me permettre de lui faire face, sans courir me réfugier dans un coin en couinant et glapissant. Il reprend la parole, me raille, cherche à provoquer ma fierté qui s’est pourtant enfuie en courant à mon arrivée ici. Je ne lui lâche donc qu’un regard navré. Pourtant au fond, quelque part, une douleur s’est éveillée, un mal être m’a repris et je pourrais pleurer à l’idée d’être considéré de cette façon. Ce n’est pourtant qu’un inconnu, un type que j’ai rencontré pour la première fois la veille. Rien de ce qu’il dit ne devrait me toucher. Mais il réussit, il parvient à réveiller de vieux démons enfouis et je détourne le regard afin de lui épargner la vision du gamin blessé qu’il a touché. Inconsciemment, mon poing se serre, mon ombre veut s’échapper, mes lèvres s’agitent, cherchent à répondre, mais je parviens in extremis à tout retenir, pour me concentrer uniquement sur la couche qui me fera office de lit pendant trop longtemps. C’est difficile de l’ignorer, mais je parviens à le faire jusqu’à ce qu’il décide de changer de sujet. Et une nouvelle fois, je me crispe. Il insulte tout ce qui me tient à cœur, ceux que j’aime et si j’avais la moindre chance face à lui, bien sûr que je lui sauterai dessus pour lui faire avaler ses dents une par une. La raclée de la veille m’incite pourtant à la prudence et je ne me permets qu’une réponse, un brin trop arrogante pour mon bien. « Ca risque d’être compliqué… D’après c’que j’ai entendu, t’es pas prêt de sortir d’ici. Enfin sauf les pieds devant quoi et encore c’est même pas sûr ! Je continue. Me dresse contre lui dans ma folie passagère. Peut être que je recherche ces coups qu’il me promet. Afin d’oublier la honte ressentie un peu plus tôt lors de la fouille très approfondie du gardien. Afin d’oublier ce manque qui me dévore et me prend dans chaque parcelle de mon être. Afin d’oublier enfin, cette douleur qui ne m’a jamais quitté depuis le décès de Bastien.

      Je me dresse et le provoque, dans l’optique stupide d’effacer tout cela. « Et finalement… Ta démonstration me prouve juste que t’as aucune importance pour nous. » C’est une répartie digne d’une cour de récréation, mais peu m’importe. Je ne suis actuellement ni rationnel, ni intelligent. Juste le stupide gamin qui s’est fait enfermé par bêtise. Et il se moque. Ce n’est guère étonnant tant je lui donne le bâton pour me battre. Pourtant il n’a pas fini et lorsqu’il parle encore de Nym, en ces termes peu élogieux, la fureur fait battre mes tempes. Je n’ai aucune chance face à lui. Je ne peux rien lui faire. Et c’est cette frustration qui alimente plus encore ma colère. Le monstre que je suis se réveille lentement, réclame le sang que je suis incapable de lui offrir. Continue à s’agiter en mon sein alors que le loup continue, me provoque tant et plus, jusqu’à venir m’offrir la honte ultime d’être pris pour une animal de compagnie. D’un geste sec, je pose mes mains sur ses épaules et le repousse violemment. Bien vite, c’est mon ombre qui vient terminer mon geste, le propulsant au sol dans une force qu’il ne me connaît pas. Et soudain, l’homme revient, et appose une main sur mes lèvres. Complètement décontenancé, je ne réalise que trop tard ce que je viens de faire…

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        MessageSujet: Re: Prisoner's song (.pv)   Lun 30 Nov - 20:01


        Je peux te montrer si tu veux… C’est qu’en plus il me cherche le merdeux. Le fauve a pendant instant l’envie folle de provoquer. Pousser l’autre dans ses maigres retranchements. L’obliger à se mettre à genoux pour retirer une quelconque once de plaisir. Le soldat ravale le fantasme, l’étouffe des deux mains. En prison à cause de la nymphomanie dérangée de la sœur, hors de question de laisser un autre Grimes le toucher. Surtout pas un gamin pleurnichard. A bien y regarder, le petit frère n’est vraiment pas son genre. Trop sage, trop fragile surtout. Il ravale sa connerie dans un raclement de gorge et étouffe un rire cynique en entendant la réplique. « - Je pense aussi. Tu m’as l’air d’un gentil petit gars bien pépère. » Il hoche la tête, entendu et le scrute une nouvelle fois, un sourcil légèrement levé. Le fauve mal léché finit par se lever pour mieux écraser le petit nouveau. C’est du zèle, du bluff pour assoir sa domination quand elle n’est plus qu’un ramassis de miettes fumantes. L’égo détruit, dans les chaussettes. Stain se raccroche à sa pauvre prestance, fait bonne figure pour ravaler ce qui le trouble vraiment. Laisser entrevoir ces craintes et c’est le supplice qui pend au nez. La candeur de l’autre l’attendrie autant qu’elle l’irrite. Il lui rendrait service en l’étranglant maintenant. Fracasser sa petite gueule contre le mur pourri, et mettre de la couleur dans le morne de cette cellule. Le temps d’un soupir, les pupilles du loup brûlent d’un éclat assassin alors qu’elles se perdent dans celles d’Eamon. L’appel de la mort, le désir de destruction. Le sadisme à portée de doigts. Il le ravale en se mordant la langue, et se renfrogne lorsque les paroles lui démolissent les oreilles. Le loup hurle et gratte le ventre de l’homme. Peu enclin à finir sa vie dans une cage trop petite pour lui. Quand il a survécu pendant plus de sept siècles en errant au milieu du danger engendré par l’humanité. Mourir en taule. S’il avait pu vomir, il l’aurait fait. Le bide vide, juste bon à se tordre et lui rappeler sa présence. Cette faim qui le tiraille sans répit, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit.

        Le petit téméraire provoque et attise les braises. Stain se redresse encore un peu plus, baisse les yeux pour maintenir le contact. Quand derrière la façade implacable de son visage tout se casse la figure. Il n’a plus aucune importance pour personne. Il le sait, et s’en rend compte à chaque nouveau réveil. C’est une claque dans sa gueule dès qu’il contemple le vide de son appartement. Le vide de sa vie. Sans Elle, il n’a d’importance pour personne. Nymeria n’est qu’un moyen de se raccrocher à quelqu’un. Même si la haine prend le pas sur tout le reste, même s’il la déteste à en crever, il s’est attaché à elle. Plus qu’il ne l’aurait voulu. Parce qu’il y a quelque chose chez elle qui lui rappelle sa cousine. Un petit morceau de son passé qui se devine dans l’envoûtant de ce regard azur. Il ravale son venin, fait le tri dans les paroles assassines qui se fracassent contre sa pauvre tête, si fort qu’il en a la migraine. La moquerie est la seule chose qui le pousse à agir. Et la suite le prend de cours. Les mains contre ses épaules qui le repoussent. Avec une violence qui lui coupe le sifflet. Les mains cherchent un secours, battent l’air dans l’espoir de s’accrocher à la gorge de l’assaillant mais le corps s’effondre. Le heurt lui déchire la gorge, en extirpe un râle de douleur quand cette dernière fuse de ses reins. Les vertèbres craquent, explosent encore un peu plus sous la force du choc et Stain perd le fil pendant quelques secondes. Sonné par la vague de douleur sous laquelle il est en train de se noyer. Et lorsque ses paupières cillent pour effacer les larmes, il réalise ce qui vient de se passer. L’absence d’action de la part du gamin. Le noir au sol qui se détache pour mieux agir.

        « - Putain… Ils m’ont refourgué un animal de foire. Je penchais plus pour la crevette, mais à bien y regarder, la sangsue t’irait mieux. » Lâche-t-il, la voix étranglée par la souffrance. « - Sans déconner, ils ont pas remarqué que t’es pas humain ? » Il crache son venin tout en essayant de se remettre sur ses pattes. Difficilement. L’exercice lui démoli le dos et c’est un vieillard qui se relève, une main fermement plaquée contre la chute de ses reins. Et l’autre appuyée contre le mur pour que le corps tremblant puisse tenir debout. C’est une sensation qui lui est familière. Il l’a déjà éprouvé lorsque la sensibilité est revenue glisser dans ses jambes atrophiées. Cette fois, le processus se fait dans le mauvais sens. Les sensations disparaissent, se font muettes par intermittences. Et le fauve a peur de s’effondrer à nouveau. De se retrouver à la merci d’intermédiaire pour vivre. Paralysé en prison, il préfère même pas imaginer ce que ça pourrait donner. « - Tu veux me montrer quoi, tes talents de monstre ou la couleur de ta langue ? Dans les deux cas, je suis pas intéressé. Et puisque je suis censé sortir d’ici dans une boite d’allumette, tu perdrais ta salive avec moi. Trouve-toi un protecteur plus utile. » Les choses mises au clair, son inutilité clairement affichée. Il n’est rien ici. Et lui aussi, il a besoin de protection. L’évidence lui déchire la cœur mais c’est une obligation à laquelle il va devoir finir par céder s’il veut vraiment rester en vie. Un Shadowhunter qui se fait des potes au milieu de ceux qu’il a envoyés derrière des barreaux, la bonne blague. Il en rigolerait sauf qu’une part de son humour est restée dehors. Stain finit par revenir s’assoir sur son lit, soupire sa douleur alors qu’il se penche en avant, jusqu’à ce que son torse vienne toucher ses jambes. Le dos fatigué se détend mais la douleur qui le transperce l’oblige à serrer les dents. « - On t’a dit quoi exactement ? Qu’est-ce qu’Elle t’a dit ? » Il ne sait pas s’il a vraiment envie de savoir. Mais l’ignorance quant à son pauvre sort lui fait encore plus mal au cul. Alors il espère que le petit frère sera plus loquace que le péteux de Rafael. Qu’il lui offrira les explications qui lui font défaut. Quitte à devoir partager sa cellule avec lui, autant essayer d’avoir l’air plus sympathique qu’il ne l’a déjà été. Donc arrêter de le frapper… Dommage.

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        MessageSujet: Re: Prisoner's song (.pv)   Mar 1 Déc - 16:05


        Je voudrais le lui dire… Qu’il se trompe, que je ne suis pas aussi doux que je semble l’être. Que je suis pas le gars bien pépère qu’il pense. Seulement cela reviendrait à m’avouer à moi-même mes déviances. Cela m’inciterait à nommer toutes ces ignominies que je peux faire dans le cadre privé d’une chambre. Et puis je n’ai absolument rien à lui prouver… Officiellement. Seulement entre ces quatre murs, il n’y a que lui et moi. Il n’y a que cet homme charismatique, effrayant que j’ai besoin d ‘impressionner, pour des raisons bien obscures. Il ne devrait pourtant pas avoir la moindre importance. Je devrais juste aller m’assoir sur mon lit et l’ignorer. Je ne peux pourtant pas faire ça, alors je reste là, je le laisse jouer avec moi et cherche à me défendre de la seule façon que je connais… Pitoyablement. Je ne réponds pas à sa nouvelle remarque, le silence sied mieux à ce genre de provocations inutiles. En répliquant, je ne ferais que le conforter dans son idée qu’il a de moi. Le mieux à faire pour le surprendre reste donc de rester face à lui, sans rien faire d’autre que l’observer. C’est difficile. Le tumulte agite mon cœur et mon âme voudrait libérer le flot de noirceur qu’elle contient, mais mon esprit cette fois, est le plus fort. Juste un instant. Juste une seconde… avant que mes prunelles ne croisent les siennes. Avant que leur éclat ne diffuse un tremblement pervers dans le moindre de mes os. La frayeur est de retour instantanément et je déglutis avec force, presque trop bruyamment, tandis que je tente désespérément de reprendre contenance face à lui. Cela n’a duré pourtant qu’une simple seconde, le simple temps d’un battement de cil. Avant que l’homme ne se lève, qu’il n’impose sa présence de part sa taille. Je me sens minuscule mais relève néanmoins les épaules pour ne pas me sentir rapetissé.

        Tout ce que je profère, toute l’arrogance dont je fais preuve est nourri par l’intense malaise que je ressens à chaque seconde passée ici. Il se bat la place d’honneur avec la peur et ce curieux mélange me donne un courage étrange. J’en joue donc, pousse ma chance, m’impose dans son espace de mes piques, dont je suis étrangement fier. Le feu s’attise entre nous, il n’a rien d’attirant, ce n’est qu’une haine qui gentiment vient remplir chaque recoin de cette cellule trop petite pour nous deux.

        Moquerie ultime, rage interne qui s’échappe soudain en même temps que mon ombre. Je ne la maîtrise que partiellement lorsqu’elle pousse au sol l’homme. Je retiens un cri de surprise et un gémissement de peine lorsque j’entends le bruit de sa chute. J’en suis responsable et je serre les mâchoires pour ne pas laisser transparaître le désarroi que cette situation m’impose. En plus de provoquer un homme plus fort que moi, je viens de dévoiler mon plus grand secret à un ennemi pourtant déclaré. L’horreur remplace bientôt chacune de mes expressions et je recule d’un pas, plus pour reprendre mon souffle incertain que pour m’éloigner de lui. Après tout, s’il se décide à m’attaquer, je ne pourrais de toute façon pas m’enfuir loin de son courroux. Ce ne sont pourtant pas ses poings qui s’attaquent à moi, mais ses mots qui viennent bientôt résonner contre mes tempes. monstre, animal de foire, sangsue, pas humain Il met des mots que je refuse de prononcer depuis tout ce temps. Il me défini et chaque propos vient s’imposer en lettre de feu au fond de mon âme déjà promise à l’enfer. Au fond, je suis surpris qu’il connaisse aussi bien ma situation, mais après tout, je ne connais rien de lui. Les seules choses que je sais, c’est ce dont Nymeria m’a parlé… A savoir très peu. « Je suis tout autant humain que toi. Tu peux pas dire que j’le suis pas, sous prétexte que tu crois avoir vu quelque chose. » Je me mords la lèvre inférieure, cherche à défendre l’indéfendable et laisse les mots dépasser ma pensée. Je n’insinue pas une seconde qu’il n’est pas humain, je cherche juste à me prouver à moi-même que je ne suis pas pire que lui, sous prétexte de quelques capacités différentes.

        Les secondes s’écoulent entre nous et je l’observe se relever avec tant de difficultés que les remords viennent aussitôt. Entre ça et ses propos, j’assemble doucement le puzzle pour me rendre compte qu’il n’est pas mieux loti que moi entre ces murs. « Je ne compte te montrer aucun talent de toute façon. Tu l’as dis, t’es d’aucun intérêt. Quitte à m’enfoncer plus encore dans la spirale de merde dans laquelle je suis, autant l’faire avec un mec important. » J’expose les faits, dans une voix presque douce, le laissant retrouver sa place alors que la colère est retombée aussi vite qu’elle est montée. Il se penche, ne m’offre que son dos à regarder alors à son instar, je rejoins ma couche. Grimace lorsque je constate l’étendue des dégâts et finalement je finis par aller m’assoir dans un coin de la cellule, à même le sol, ce qui ne sera de toute façon pas pire que le lit qui m’est promis. Sa question me surprend, je me retrouve incapable de lui répondre et pourtant relève la tête vers lui. J’hésite… Probablement devrais-je exiger son lit en échange des quelques informations dont je dispose, mais il semble tant abimé que je n’ai pas cœur à lui imposer l’inconfort. Je me mords donc la lèvre et décide de taire ce que Nymeria m’a dit « Ca te tue hein ? De rien savoir. D’avoir été enfermé sans savoir ce qu’elle dit ou pense de toi ! Et tu crois vraiment qu’en tabassant son frère, en le poussant vers la prison, tu vas t’attirer ses bonnes grâces ? Tu crois que ta situation va s’arranger ? Tu te fous le doigt dans l’œil Stain. Je te dirais rien… parce qu’elle est là la vraie punition au fond. Ca sera plus efficace que tout ce qu’on te fait subir ici. Tu resteras dans l’ignorance… et tu mourras sans rien savoir. » Je me fais délibérément dur. Je cherche délibérément à le blesser, dans une basse vengeance de ce qu’il lui a fait. Si je ne peux user mes poings, alors j’utilise ce dont je suis capable… Et son comportement rend tout ça beaucoup plus facile même si la bile amère envahi déjà ma bouche pour ce que j’ai osé lui dire…

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          MessageSujet: Re: Prisoner's song (.pv)   Lun 7 Déc - 21:16


          Il a le dos qui hurle. Les vertèbres en miettes, elles tirent sur ses reins et l’obligent à faire preuve de lenteur et de prudence dans ses gestes. Stain rage, peste, s’insulte intérieurement et serre les dents pour ravaler la douleur qui lui vrille le bas du dos. Lui qui est censé guérir de ses plaies, voir que la mécanique reste blessée même après autant de temps lui met les nerfs en pelote. Affaiblissement ravivé par sa pitoyable tentative de suicide. Il aurait dû se lancer de suite dans les médicaments ou une balle dans la cervelle, le résultat aurait peut-être été plus efficace. Alors dans un soupir de douleur, le loup blessé revient poser ses fesses sur son matelas. Se masse un instant le bas du dos de sa pogne meurtri par le tatoueur tout en regardant le sol. Petit con. Le soldat mâchouille ses insultes et son envie de lui faire bouffer cette candeur affolante qui lui file la gerbe. C’est une attitude qu’il ne supporte pas. Prêcher l’assurance quand l’édifice est branlant et menace de s’effondrer à la moindre déconvenue. La langue du fauve claque contre son palais dans l’ébauche d’un rire sarcastique. « - Donne-moi ta définition d'humain. Parce que dans le coin, il y en a plus beaucoup. Me prend pas pour un con, j'ai pas rêvé. » Il désigne la porte de la cellule de la main, le reste de la prison au-delà. Des monstres, quel que soit le sens du terme, il y en a plein les cageots de ce poulailler. Lui, Eamon ou un autre, ils se ressemblent autant qu’ils diffèrent les uns des autres. « - J'en traque tous les jours des machins dans ton genre. » Lâche-t-il dans un soupir amer. Suintant d’un dédain et d’une méfiance qu’il n’est pas capable de retenir. Il les déteste, ces machins qui vous aspire votre énergie jusqu’au trognon. Il n’aime pas la sorcellerie non plus, même s’il lui doit son salut et sa nature. Et ceux de sa race, il les supporte sans vraiment les apprécier.

          Stain écoute sans broncher. Lève seulement un sourcil, et tente d’effacer au mieux le sourire venu se coller sur sa trogne. Le petit ce donne un genre, et il doit bien l’avouer, ça l’amuse. Le fauve relève alors le nez pour le voir venir se poster près de son lit défoncé. Et son sourire n’en devient que plus grand devant la mine déconfite de son nouvel acolyte. « - Beau discours, presque crédible. Tu oserais même pas t'approcher des cadors de ce trou. » Il le scrute de son regard le plus sombre. L’énigme dans les pupilles avant de ciller lorsque les paroles viennent lui caresser les tympans. Ca le tue, plus qu’il ne voudrait se l’avouer. Que la chirurgienne ait eu l’audace de l’accuser d’une horreur qu’il ne commettrait jamais. Il a tenté de rejouer la scène, à mainte reprise. De chercher là où les choses ont mal tournées. Il se l’avoue, il y est allé fort, mais Elle était consentante. C’est Elle qui a lancé les hostilités, jouant avec le feu qui lui démolit les reins au moindre contact. « - Tu t'es foutu en taule tout seul, comme tu l'as si bien dit. » La voix se fait plus froide, perd de sa chaleur et de sa moquerie. Stain se renfrogne à mesure que les paroles l’accablent. Il s’enlise dans son venin et le laisse lui engluer le gosier. Il hausse les épaules, et endosse le costume du gamin qu’il a été dans un temps qui semble être un rêve plutôt qu’une lointaine réalité.

          « - Au fond, tu ne veux rien me dire, parce que tu ne sais rien. Elle ne t'a rien dit, ou vraiment pas grand-chose. Mais t'as raison, j'ai pas besoin de toi pour m'attirer ses bonnes grâces. » Le regard se repose à nouveau sur Eamon et les pattes du fauve s’enlisent dans une description affreusement suggestive des courbes de Nymeria. Un peu exagéré peut être mais il s’en fout. Frôlant la vulgarité, mais ça, c’était le but de la manœuvre. Il reste un cours moment à le fixer, puis laisse ses pupilles glisser le long de la silhouette du nouveau détenu. Le cheminement de ses pensées peut se lire sur les traits fatigués. Les sourcils se froncent et dans un nouveau soupir, Stain s’allonge sur son lit. Fixant le plafond, il s’humecte les lèvres avant d’ouvrir la bouche. Pour la refermer aussitôt. Le silence, le temps de quelques battements de cœur pour lui permettre de chercher la solution au problème qu’il s’est lui-même collé entre les oreilles. « - J’ai beau chercher, j’arrive pas à comprendre. Tu es tellement différent de Nymeria ou même de Declan. T’es sûr que t’es vraiment de la famille ? T’aurais pas été adopté ? » Il le balance comme une vérité. Une solution à une énigme trouvée dans le labeur. C’est la seule chose qui pourrait expliquer toutes ces différends qui lui sautent à la gueule depuis l’arrivée du petit frère dans la cellule. Le caractère de merde des Grimes s’est perdu je ne sais où on dirait. Il en esquisse un sourire et tourne la tête pour reporter son attention sur Eamon.

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          MessageSujet: Re: Prisoner's song (.pv)   Lun 28 Déc - 19:07

          Ma mâchoire se serre, je ne sais comment réagir exactement. Faire l’idiot ne semble pas être un option puisque l’homme en face de moi paraît être au courant de ma nature. Probablement sait-il même mieux que moi ce que je suis. « Traquait ! » Ultime provocation, dans un combat qui semble perdu depuis mon entrée dans la pièce. Je n’ai pourtant pas su empêcher l’impulsion qui m’a imposé cette correction. Celle qui lui rappelle cruellement que lui aussi est enfermé, tout comme moi et qu’il n’est plus le chasseur qu’il prétend être. « T’es peut être pas con, mais tu le joues très bien. » L’amertume claque entre mes lèvres tandis que je ne sais plus vraiment par quel bout le prendre. Les évènements me font le détester du plus profond de mon âme. Et pourtant, plus je parle, plus je l’écoute, plus l’impression se renforce. Il le gère différemment, il s’en accommode plus dignement… mais dans le fond, il n’est guère différent de moi. Lui est un homme brisé, à mon instar. Et je me prends une seconde pour avoir pitié de lui. Juste une puisqu’il ouvre de nouveau les lèvres pour m’asséner une fois de plus un mépris sans bornes.

          « Tu serais surpris de ce que je suis capable de faire. Je suinte peut être pas le courage, mais j’suis pas pour autant incapable de faire des choses, quand je le dois. » Je ne sais pas trop ce que je cherche à prouver, mais une chose est entièrement certaine, je ne suis pas à l’aise avec mes propos. Pas parce qu’ils ne sont pas tout à fait exacts, mais plutôt parce que je n’aime pas faire du mal aux gens. Même les ennemis déclarés, je ne parviens pas à être délibérément mauvais. C’est stupide, ne me permettra pas de survivre plus longtemps, mais je ne peux changer ma nature profonde. Ce lieu s’en chargera pour moi de toute façon, ce n’est qu’une question de jours ou de semaines. Sans le vouloir, je tique, autant à cause de sa froideur que de ses quelques mots. Il a raison. Je suis responsable de mon incarcération et le destin, ce connard, a décidé de m’imposer ce type dans ma cellule, en une punition plus dure encore. Ma mâchoire s’est lentement resserrée et je voudrais lui répondre, cependant revenir sur le sujet de Nymeria semble bien plus cruel, plus adapté à la situation actuelle. Je ne veux pas tiquer, je cherche à conserver un masque d’impassibilité, mais je ne suis pas certain du résultat. Il a raison après tout. Je ne sais pas grand-chose de ce qu’il s’est passé, de la relation entre cet homme et ma sœur. Le mime qu’il s’autorise apporte une nausée malvenue et je suis à deux doigts de vomir, mais m’en retiens pourtant difficilement. Probablement ais-je blanchi, je cherche pourtant à faire bonne figure et siffle, un air soudain plus mauvais sur le visage. « Pour le bien de notre colocation forcée, tu devrais éviter… certaines choses. »

          Entre mes dents, ces menaces semblent ridicules, d’autant plus que je suis parfaitement sérieux. Je voudrais lui répondre encore une fois, lui dire que je sais des choses, que me faire parler sera impossible et d’autres prétendus machins du genre. Les mots s’étranglent pourtant dans ma gorge lorsqu’il semble se lasser de moi et se détourne pour rejoindre sa couche. Lentement, je me dirige vers la mienne et cherche un point positif à cette paillasse probablement inconfortable comme pas deux. Finalement je m’en éloigne pour retourner poser mon postérieur sur le sol. Sursaute lorsqu’il reprend la parole. Je croyais ne mériter que son ignorance maintenant, mais il n’a pas terminé de parler. Il n’a pas fini de déverser sa bile sur moi. Et cette fois, je bloque, ne parviens pas à respirer une seconde, alors que mon cœur s’agite frénétiquement. Adopté… Non. J’y ai pensé bien sûr. Je me suis demandé, pendant longtemps et encore maintenant, si cette famille est bien la mienne. Et j’ai décidé un jour de m’en moquer… Mais lorsque ses mots m’atteignent, les uns après les autres, je ne peux que me résoudre au pire. Je ne suis pas le seul à le voir, à le croire… Seulement je ne le veux pas alors d’un geste féroce, je lui offre mon majeur le plus viril et lance, d’un ton furieux. « Va te faire foutre Greyjoy ! T’es un pathétique connard ! » Et sans crier gare, je me décide à lui offrir mon dos, dans un mouvement rapide et incontrôlé. Connard…



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