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 And then there were none ϟ Event (Groupe I)

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Laugh like a jackal

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Mar 26 Avr - 12:12


« In the midst of life, we are in death. »



and then there were none




Mon regard resta un moment perdu à fixer les vagues, dans l'espoir insensé de voir l'océan se calmer. Derrière moi, j'entendais les uns et les autres évoquer le tourne-disque, comme s'il était la clef de l'énigme et je relâchai un soupir agacé. Si je trouvais ce disque, je me contenterais sans doute de le briser en deux mais en dehors du soulagement inutile de détruire une preuve contre moi, je ne voyais pas ce que ça m'apporterait… Je me retournai au moment où le majordome annonçait qu'il avait perdu la clef de la pièce et je roulai des yeux quand le ministre proposa de crocheter la porte. J'aurais sans doute pu le faire sans souci mais là, j'en voyais pas vraiment d'utilité. Lorsqu'il nous rejoignit près de la fenêtre, son commentaire m'inspira un sourire cynique.  Au moins on crève pas de faim ni de soif hein… « Vous n'avez plus peur d'être empoisonné maintenant ? Après ce qu'on vient d'entendre, ça vaudrait peut-être le coup. Vous faites toujours les choses à l'envers vous ? »

Je secouai la tête avant de rejoindre Vaas et de lui subtiliser sa bouteille de vin, m'en servant un grand verre. Au point où on en était… J’acquiesçai aux dernières propositions. « Je suis pour. On va bien finir par les trouver ces satanés proprio farceurs... » Pourtant, la meuf brune se mit à jurer en espagnol en s'accusant fièrement de son crime. Y'avait vraiment des gens qui se la jouaient ici, décidément. Genre ils ont peur de rien, genre ils assument parfaitement leur statut de braves petits psychopathes, dépourvus d'émotions, se riant de la mort et des ténèbres mouhaha. Putain… Je me serais bien facepalmé. En lieu de cela, ce fut le majordome qui s'offusqua, clamant son innocence avant de nous confirmer qu'il serait inutile de chercher nos hôtes sur l'île vu que ces corniauds ne s'y trouvaient pas.

Mais tout à coup, tous les regards se braquèrent sur la blonde ironique qui semblait prise de convulsions. Elle ne m'avait absolument pas parue sympa, je regardai donc la scène avec indifférence jusqu'à me rendre compte que c'était bien plus grave que je pensais… J'écarquillai un peu les yeux en la voyant cracher du sang et s'affaler dans les bras du majordome. Seraphina se précipita pour prendre son pouls et nous confirma sa mort, pourtant assez évidente. Empoisonnée ? Je recrachai aussitôt mon vin. Trop tard, on avait tous mangé et bu à présent…

Sans plus attendre, je me précipitai vers cette fameuse porte verrouillée pour l'examiner. Il fallait que je fasse un truc, n'importe quoi, mais surtout pas rester à contempler ce cadavre, autrement je risquai de sombrer dans un tout autre style d'humeur... Je murmurai pour moi même, tournant obstinément le dos à l'assemblée. « Si j'avais du matos, je pourrais peut-être crocheter cette serrure mais... » Je viens rarement à un dîner avec ce genre d'équipement. Étonnant, non ? Là dessus, je pris un peu d'élan et sans préambule, j'offris un grand coup de pied dans la porte qui grinça sur ses gonds. Au moins, cet exercice avait le don de me défouler. « HAN ! Putain, tu vas t'ouvrir, saloperie ? » Heureusement que j'étais assez costaud. Un autre coup de pied, un puissant coup d'épaule, et la porte craqua, s'ouvrant devant moi. Je poussai un léger soupir. « Pour les curieux, c'est par ici... »


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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Mar 26 Avr - 13:17


L’invitation n’était qu’un ramassis de mensonge. Un bel emballage laissant miroiter une légèreté qui n’est visiblement pas au menu du repas de ce soir. Les crimes venus s’inviter au milieu des festivités apposent une chape de plomb sur les épaules de tout le monde. Les miennes ployant dangereusement face à ce qui vient d’être annoncé.  Alors pour ne pas avoir à faire face à ce qui semble pourtant être une vérité certaine, les blâmes se posent sur le pauvre majordome. Et ma langue se fait de plomb. Je me noie dans mes doutes, frissonne d’une angoisse qui fait écho au désordre régnant au-dehors. Il est clair que quitter l’île dès l’instant est impossible. Qu’il faudra au moins  y passer la nuit en priant pour que demain les éléments soient calmes. Que les hôtes rejoignent ce misérable caillou pour nous expliquer la raison de cette sombre mascarade. La voix d’une de convives me fait sursauter. Accentue l’acide qui me brûle déjà la trachée. L’attention se porte sur elle un bref instant avant de dévier vers le majordome. A bout de nerfs, la langue se délie. Avec toute la bonne foi du monde, il se défend. Y met une telle ferveur qu’il est impossible de ne pas le croire. Je me replie sur ma chaise, le verre toujours fermement agrippé entre mes doigts. Ecoute sans vraiment le faire. Trop obnubilé par les propres accusations qui pèsent sur mes épaules. Qu’il ait vraiment assassiné son ancienne patronne. La réunion improvisée de parfaits inconnus semble prendre des airs de procès. L’éclair d’un nouveau sursaut me lacère l’échine lorsque des gargouillis résonnent dans la pièce. Au milieu de l’orage, la scène a quelque chose d’irréelle.

La milicienne s’est levée dans un bond et lutte pour emplir ses poumons d’air. Le sang achève de faire courir le doute, et lorsque la jeune femme s’effondre à terre, l’inquiétude me fait me lever avec brusquerie. Le verre s’échoue sur la table, éclate en morceaux. La comptine ridicule revient se poser contre mes neurones et du cadavre mes pupilles se rivent sur les statuettes trônant devant l’assemblée. Seraphina s’approche, exécute un geste que je serais bien incapable de faire. A trop côtoyer la mort, on devrait être impassible lorsqu’elle se présente devant nous. Le souffle en berne, et l’appréhension dans le cœur, j’esquisse un infime pas en arrière. Comme si se perdre dans les ombres qui règnent dans la pièce pouvait me faire réellement disparaître. Il y a tant de choses qui peuvent avoir un tel résultat sur l’être humain. J’en secoue la tête, perplexe et porte la main à ma propre gorge. Du poison, dans la nourriture et la boisson. Si tel est le cas, le prochain cas devrait se manifester sous peu. « - Du cyanure…  Le corps… Il faudrait l’emmener dans sa chambre. On ne peut pas le laisser là. » Piteusement, les mots s’extirpent de ma gorge sèche. Et une part de moi s’échine à me hurler que garder le silence est certainement la meilleure chose qu’il me reste à faire. Se taire pour éviter d’attirer l’attention et les soupçons. Un autre se charge déjà de devenir le héros de l’histoire. S’acharne à vouloir ouvrir la pièce contenant le tourne-disque. La porte cède mais je m’oblige à rester immobile. Du plomb dans les pieds.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Mar 26 Avr - 14:10



Lorsque Camillia sortit ses grands chevaux à revendiquer son acte, Vaas ne fut en réalité qu’à moitié surpris. Ce comportement agressif était digne d’elle, soit. Mais de là à ce qu’elle commette cet acte… Tuer sa sœur ? Tout était vrai. Tous les actes odieux dont ils étaient tous accusés, tout était vrai. Les propriétaires se seraient fait la malle ? Cela n’était sans doute pas impossible. Mais rien n’empêchait un coup d’œil furtif aux alentours.

Face à ces accusations voltigeant comme la pluie qui se trémoussait à l’extérieur, le domestique ne tint plus et fit ce qu’il pouvait pour se défendre de cette situation plus que délicate. En réalité, Vaas en venait à douter de la véridicité de ses mots, voir même de tous les convives présents autour de cette table. Sauf Mikkel et Camillia. « Wowow, on se calme Rogers, z’êtes un peu trop sur la défensive pour quelqu’un supposé être réglo. » Cependant, il continua son monologue que Vaas n’écouta que d’une oreille, finissant son deuxième verre de vin. Me faut une clope putain. Voilà ce qui arrivait lorsqu’on laissait son précieux tabac derrière soi. Soudainement, la grande blonde provocante coupa la tirade de Rogers par un gargouillis désagréable. On aurait dit qu’elle avait avalé quelque chose de travers. Mais cette pensée fut de courte de durée lorsque Vaas compris qu’elle était visiblement en train de s’étouffer. L’ouvrier se leva da sa chaise lorsqu’il vit dégouliner du sang sur le recoin de sa bouche. La voici qu’elle convulsait. « Merde ! » Le majordome avait tenté de l’aider mais le voici qui se retrouvait piégé par le corps de Rachael qui venait de s’affaler sur lui. Elle venait de s’étouffer. L’ouvrier tendit l’oreille face à l’étrange comptine qui retentissait. C’est quoi c’bordel putain ? Vaas avait les yeux fixés sur son cadavre. Cadavre. Il réalisa alors ce qu’il venait de se passer. Seraphina s’accroupit à côté d’elle pour tenter de saisir son pouls. Comme dans l’attente d’un espoir incommensurable, il attendit son verdict. Mais elle ne fit que confirmer ce que tout le monde ici craignait. Empoisonnée ? Mais dans ce cas-là, pourquoi n’étaient-ils pas tous à l’agonie en train de suffoquer dans leur propre sang ? Vaas se tourna vers Mikkel qui recrachait son vin à cette évocation. « Calme-toi, c’est peut-être pas la bouffe, on serait tous déjà comme elle sinon ! » Ou peut-être que ça va pas tarder, que nos corps réagissent pas de la même manière. Il recommençait à trop penser, à imaginer le pire afin de ne pas être dans le drama lorsque le pire justement arrivera. Un accident ? Un meurtre ? Des hypothèses par dizaines commencèrent à fuser.

Alors que Mikkel disparu à une rapidité affolante, Vaas se dirigea à petit pas vers Camillia. « Eh… Ça va toi ? » Il voulait seulement avoir une confirmation. Juste un petit oui et il serait tranquille. Partiellement. Évidemment qu’on fond, rien n’allait. Ses pensées furent troublées par le vacarme que provoquait Mikkel. Il tourna sa tête vers la scène qui se déroulait et entendit un craquement sec qui était le signe que la porte avait cédé. Cependant, Vaas était encore sur la dernière remarque d’Aleski. S’occuper du corps était sans doute la première chose à faire. « Ouais… Ouais j’suis d’accord. » Vaas contourna le corps, comme apeuré par celui-ci. Il fallait bien que quelqu’un la soulève jusqu’à sa chambre. Ou une autre pièce. Ils ne pouvaient pas la laisser là. Les mots ne venaient plus. Le fond de sa gorge fut comme bloqué par un hoquet imperceptible. Il s’accroupit près d’elle. Ses mains passèrent sous ses genoux puis près de ses épaules. Le visage de Rachael l’hypnotisait et le révulsait. Il se leva prudemment, comme effrayé de briser un objet fragile.
« Sa chambre, c’est par où ? » finit-il par dire en détachant ses yeux de son visage livide et en cherchant de l'aide dans ceux des autres convives. Vaas n’attendit pas forcément de réponse concrète, mais un minium de guide. Qu’on bouge. Qu’on réfléchisse. N’importe quoi, mais surtout ne pas rester inactif.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Mar 26 Avr - 22:07


« In the midst of life, we are in death. »



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Les propos de la brune exaspérèrent Marcus. Encore une qui osait affirmer de vive voix ce qu’elle avait commis. Comme s’il était naturel de croire que tous ces crimes étaient réels. Mais qu’avaient-ils donc dans leur tête ? Il se retint de sortir une réplique cinglante à son égard, se contentant de lui lancer un regard de dédain. Était-elle assez stupide au point de croire qu’en fouillant les pièces aux alentours ils ne trouveraient pas d’indices sur ce qu’ils faisaient tous ici ? Et puis, devaient-ils croire le majordome lorsqu’il affirmait que leurs hôtes n’étaient pas en ces lieux ? Peut-être s’amusaient-ils à leurs dépens, espionnant leurs invités derrière des caméras ou des vitres sans tain. En tout cas, il était hors de question qu’il reste entouré de ces neuf personnes dont la moitié au moins était cinglée.

Alors que le majordome clamait son innocence – au moins lui avait la décence de démentir – un étrange bruit de gorge se manifesta. Dans ce qu’on aurait pu prendre pour un jeu d’acteur parfait, une des convives se redressa brusquement, prenant difficilement de nouvelles bouffées d’air, avant de s’effondrer, le corps sans vie. Marcus ne bougea pas de l’endroit où il se trouvait depuis qu’il s’était redressé. Il avait failli s’élancer près du corps de celle qui venait de tomber, pour prendre son pouls et vérifier ce que tout le monde pouvait observer, mais une autre s’était précipitée avant lui. Il se contenta de fixer les faits d’un œil extérieur, comme si s’impliquer dans cette horreur allait le rendre acteur et risquait dès lors de le toucher de trop près. La mort rôdait. Un empoisonnement ne pouvait pas s’effectuer de mille façons différentes. La nourriture était la cause de la mort la plus probable. Or, tous ici présents avaient avalé un mets ou un vin proposé par le majordome. Savait-il ce qu’il y avait dans ce qu’il leur servait ? Était-il complice de ce crime, malgré ses dires innocents ? Marcus épiait les attitudes de toutes les personnes présentes et encore en vie. Car il était clair que cette mort annonçait de bien pires présages. Cette soirée risquait de leur être funeste à tous. Mais il ne comprenait toujours pas le choix des invités pour cette macabre cérémonie.

Un homme s’approcha du cadavre et réagit à ce qu’un autre avait déclaré. La porter dans sa chambre. Marcus ne comprenait pas réellement en quoi cela changerait leur sort. Mais l’espèce humaine s’occupe de ses morts depuis la nuit des temps. Il aurait été inhumain de la laisser pourrir là alors que tous allaient se disperser dans le bâtiment. Et cela leur permettrait peut-être de rester un tant soit peu soudés face à l’adversité. S’il pouvait seulement considérer ces inconnus comme des alliés. Rien n’en était moins sûr. En une fraction de seconde, le chargé de communication se rappela qu’il savait où se trouvait la chambre de celle qui venait de succomber. « Je l’ai vue sortir d’une pièce quand je suis arrivé. Je présume que c’était la chambre qui lui avait été attribuée. Je peux vous montrer où cela se trouve. » Sans vérifier que l’homme le suivait, et si d’autres les accompagnaient, Marcus franchit la porte vaillamment ouverte par un autre invité. Les longs couloirs de la bâtisse s’étalaient face à lui, de temps en temps entrecoupés d’escaliers montant et descendant, créant un réseau complexe d’étages et de couloirs secrets. Mais son sens de l’orientation avait toujours été excellent. A l’extérieur, la tempête redoublait d’intensivité, comme si elle voulait clamer sa fureur.

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Mer 27 Avr - 8:56

L'ironie du sort quand tu nous tiens. Alors que la blonde venait de s'écrouler et que le monde était en panique, je la regardai de loin, et les gens commençaient à paniquer. C'était étrange. Si le tourne-disque et les accusations horribles n'avaient fait apparaître que de minces réactions sur les visages des convives, que l'un d'entre eux s'écroule parmi nous avait clairement eu plus d'impact.

Mikkel, qui faisait d'ordinaire le malin avait disparu plus vite que je ne l'aurais cru et Aleksi, ne jouant cette fois pas les petits malins proposa une solution un peu trop rationnelle. Un haussement de sourcil, si c'était bien le cas, ça sous-entendait que l'un d'entre nous était vraiment derrière tout ça et qu'il cherchait à tous nous éliminer. Observant fièrement son œuvre ou je ne sais quoi. Perdu dans mes pensées, tentant d'analyser les convives afin de savoir si l'hypothèse d'Aleksi avait une chance d'être correcte ou non, j'observais Vaas prendre le corps et vouloir l'éloigner. C'est vrai qu'un cadavre à table, nourriture empoisonnée ou non, ça ne donnait pas très faim. Un autre homme, dont j'avais oublié le nom, répondit calmement qu'il avait vu la chambre de la demoiselle.

D'un coup d’œil pour Alistair je lui dis simplement. « Je préfère les suivre jusqu'à la chambre de la défunte. On sait jamais, peut-être qu'on en apprendra plus. » Ma main se pose sur son épaule dans un geste amical. Non pas que je ne sois persuadé que ce soit la dernière fois que je vois mon ami, mais bon, sait-on jamais. Alors que je m'éloignais de lui, suivant Vaas, dirigé par l'homme vers la chambre de la blonde, je m'approchais de celui qui avait la lourde tâche de tenir le cadavre pour lui dire calmement. « Si vous avez besoin d'un soutien pour la porter, n'hésitez pas. » Mon sourire est léger, franc mais la situation est bien trop glauque pour qu'il soit large, une simple esquisse arrive à se dessiner alors que nous suivons l'homme.

Étant persuadé que le silence deviendrait vite pesant, je prends – comme souvent, les devants et dit sans m'adresser ni à l'un ni à l'autre. « J'ai cru comprendre que Mikkel avait réussi à ouvrir, plutôt défoncer, la porte d'où venait le tourne-disque, peut-être que nous allons pouvoir en apprendre un peu plus. » Les mains dans les poches et un regard de temps à autres dirigé vers Vaas pour vérifier s'il n'a pas besoin d'aide, je continue. « C'était peut-être un cas isolé. C'est triste mais une crise cardiaque ça arrive. »

La phrase qui était plus là pour me rassurer moi que les autres. Mais que voulez vous. J'avais de vagues souvenirs de films d'horreur étant gosses et le fait d'être sur une île, où la tempête faisait rage, avec un cadavre à quelques mètres de moi n'avait définitivement rien de rassurant. Finalement, on arrive devant la porte de la chambre de la demoiselle que j'ouvre, pour laisser Vaas passer. Dans un geste accompagnateur qui est plutôt pour nous que pour elle, je l'aide à la déposer sur le lit et me retourne vers les deux autres alors qu'elle semble finalement apaisée.

« Pensez-vous que nous devrions chercher quelque chose dans ses affaires ? Peut-être que quelque chose pourrait nous aider, non ? » Ma question est sincère. Je suis perdu. Je m'éloigne pour fermer les rideaux, ce dont un mort n'a pas besoin c'est de la tempête pour lui éclairer le visage. Et si ce n'était pas pour le mort c'était pour moi, et mon envie de me tirer en courant de cette île de malheur. Je n'avais pas non plus réellement envie d'être seul.

Alors soit on cherchait je-ne-sais-même-pas-quoi ici, soit on redescendait ensemble voir si les autres avaient avancé. Mais il était hors de question que je me retrouve seul. Mon pauvre couteau trônant dans ma poche n'étant d'aucune aide, soyons honnête, autre que de me laisser croire à un semblant de force. Un peu comme un gamin avec un bâton de bois.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Dim 1 Mai - 21:02


Un jeune homme l’avait rejoint à la fenêtre, pour contempler la mer déchaînée et les éclairs qui zébraient le ciel. Moment étrange, suspendu entre deux mondes. Celui d’un dîner amical et luxueux, bon enfant. Et celui d’un dîner où tout le monde voit en l’autre un criminel. Malgré les différents discours, les honteux et ceux qui s’assument, Alistair continuait à penser de la même façon. Ils étaient tous dans la même galère. Tous avaient des squelettes dans le placard, apparemment plus ou moins gros puisque la jeune femme affirmait que tout était vrai tandis que pour lui, les nuances étaient différentes, mais tous avaient probablement tué quelqu’un, volontairement ou non. C’était sûr. Il les laissa discuter. Parce-que c’était ce qu’Alistair faisait de mieux, analyser les comportements. Son passé de profiler lui collait à la peau même s’il n’était pas le meilleur dans ce job.

Et puis, ça arriva. Ça arrive toujours comme ça. Sans prévenir. Ça. La mort. La jeune femme blonde s’était levée, elle semblait en train de s’étouffer tandis que sa gorge émettait des bruits étranges. Un flot tari de sang s’écoulait de sa bouche avant qu’elle ne succombe à l’empoisonnement. Le corps retomba sur la chaise, inerte. Pas besoin de prendre le pouls pour le savoir. L’étincelle de vie venait de la quitter. Alistair avait vu trop de cadavres dans sa vie pour le savoir. Trop d’innocents. Ou d’exécutés sur la ligne verte.

Mais ce soir-là c’était différent. Un frisson avait parcouru son échine. Pourquoi ? Comme si le destin lui parlait. Des accusations. Une mort. Sauf qu’ils l’étaient tous, accusés. Est-ce que cela signifiait que ce soir, ils seraient punis pour leurs crimes ? Instinctivement, il se rapprocha de Liam et posa son verre sur la table alors que le jeune Mikkel, qui se trouvait près de la fenêtre avec lui un peu plus tôt défonçait une porte. Un sanguin ce petit. La décision fut prise, avant toute chose, de déplacer le corps jusque dans sa chambre et Alistair acquiesça aux paroles de Liam. « Hors de question de rester seul dans une pièce, j’ai un mauvais pressentiment. »

Le prénommé Vaas se chargea avec beaucoup de courage de déplacer le corps qui ne s’était pas encore rigidifié ni alourdit. Alistair suivit le mouvement jusqu’à la chambre.

« Je ne suis pas sûr que nous en apprendrons plus en fouillant ses affaires. La mort est due à un empoisonnement. Et je crois bien que nous avons tous mangé et bu. Si nous sommes ici pour être punis, comme le suggère l’enregistrement que nous avons entendu. Nous sommes déjà tous cuit, probablement. »

Alistair regarde le corps de Rachael. Il s’en souvient maintenant. Elle avait dit qu’elle s’appelait Rachael. Il prit une fleur du bouquet qui devait trôner dans toutes les chambres et déposa la tige sur la poitrine de Rachael. S’était la moindre des choses.
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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Ven 6 Mai - 22:47

Ça c'est sûr que ce n'était pas du jus de tomate.

Il fallait que ce soit la seule nana qui avait un tant soi peu de cerveau qui crève. Le destin est vraiment guidé par un abruti. Il aurait dû emporter l'autre pintade à la place. Surtout quand celle-ci prenait ses airs de princesse et accusait « les donneurs de leçons » (donc moi) de ce qui venait de se produire. Bah oui barbie, le saint esprit l'a un peu mal pris donc du coup… paf ! Morte. C'est fou ce qu'ils sont susceptibles là-haut dit donc. Pendant que Mikkel-John claironnait haut et fort qu'il avait raison (ce qui en d'autres circonstances m'aurait fait bien rire), je m'interrogeai sur le poison capable de tuer une personne aussi vite.

Le dit Aleksi, sans quitter son air morbide me donna une réponse. Du cyanure ? Possible… mais comment déduire cela d'un coup d’œil ? Ce n'était pas le seul poison que l'on pouvait faire ingérer facilement à quelqu'un. Pour un simple invité, étrange, il était soi un expert… Soi, il en connaissait bien plus sur ce meurtre que nous autres.

Pendant que ce cher John partait trouver de quoi s'occuper ailleurs (le tourne-disque semblerait-il) certains émirent des doutes sur la nourriture, je levais les yeux au ciel. Seul Vaas eut une réaction censée, comme rarement il en avait eut.

« Un poison peut être glissé dans un certain verre ou dans un certain plat. »

Serrant la main de mon ex-amant, j'adressai un petit hochement de tête à sa question. Puis il quitta la pièce, portant dans ses bras notre ancienne compagne de table. Un homme aussi blanc que la mort elle-même le suivait, ne l'ayant pas remarqué avant, je supposai qu'il avait comme moi, fait tapisserie tout le repas. Le coq de basse-cour et son compère le suivirent.

Avant de quitter la pièce à mon tour, je me tournai vers le majordome.

« Nier ne servira à rien mon cher Thomas, votre empressement ne trahit que votre culpabilité. »

Je lui lançai un sourire carnassier.

« Vous serez néanmoins gentil de me tuer demain s'il vous plaît, j'ai besoin de me reposer ce soir. »

Lui tournant le dos, je gravis l'escalier, et suivant les voix, je rejoignis Vaas dans la chambre de la victime. Un bel attroupement s'était formé dans cette luxueuse pièce. Une fleur était posée sur son buste, elle aurait été plus mignonne morte que de son vivant. Comment avait-elle dit qu'elle s'appelait déjà ? Rachel … ou quelque chose ressemblant.

J'esquissai un petit signe de croix, plus par coutume que par véritable croyance. Puis me pencha à l'oreille de Vaas.

« Rien ne sert de rester ici. Vous avez fait le nécessaire. Je pars me coucher, rejoins-moi si tu le veux. »

Quittant la défunte, je me rendis dans ma chambre. Ce qui était sur, c'est que nous n'étions pas ici pour jouer à la dînette. Et quitte à mourir, je préfère le faire après une bonne nuit de sommeil.
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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Sam 7 Mai - 9:20


« In the midst of life, we are in death. »



and then there were none




Tel un orage venant troubler la tempête sévissant déjà à la tablée, la mort de la milicienne appose de nouvelles questions sur le tas de celles déjà posées. Le groupe se divise, les uns prenant le parti d’offrir à la dépouille le respect qui lui est dû, découvrant la chambre de la jeune femme à la recherche d’un possible indice. « Je ne suis pas sûr que nous en apprendrons plus en fouillant ses affaires. La mort est due à un empoisonnement. Et je crois bien que nous avons tous mangé et bu. Si nous sommes ici pour être punis, comme le suggère l’enregistrement que nous avons entendu. Nous sommes déjà tous cuits, probablement. » Le silence s’appose dans la pièce et d’un seul mouvement, les regards se posent en direction du cadre. Comme un sous-entendu auquel personne n’ose vraiment croire. La mort de Rachael est peut être un cas isolé, un incident de parcours venu troubler des esprits déjà perdus. L’autre groupe se fraye un passage dans la pièce ayant servi d’auditorium. Le tourne-disque tourne dans le vide, objet venu d’un autre temps et porteur de malheur. Il n’y a rien sur le vinyle, aucune inscription. Seulement un papier aussi fin que celui ayant servi à écrire l’invitation, sur lequel trône une écriture fine et soignée. Les ordres donnés par l’hôte à un Rogers qui frissonne d’appréhension. L’homme reste grave, aussi impassible que son rang l’exige, mais l’écho de sa perte de contrôle se lit encore sur son visage.

La petite troupe se regroupe alors dans la salle à manger, l’angoisse au ventre et l’indignation au cœur. Sur l’imposante table, au milieu des plats abandonnés à leur triste sort, neuf petites statuettes de jade se dressent. Insolentes, elles narguent les convives. La tempête fait rage au-dehors. Elle fait vaciller le silence dans un grognement de tonnerre sourd, bientôt suivi par le carillon de l’imposante horloge. Alors que Camillia s'éclipse de la pièce, écrasant le domestique de tout son cynisme, Rogers se racle la gorge. Retrouve dans un roulement d’épaule sa rigidité austère. « - Tout ceci n’est qu’un malheureux concours de circonstances. Je vous en prie, il est inutile de se laisser submerger par la panique et par ce qu’il vient d’arriver. Attendez demain, vos hôtes seront là, ils m’ont donné leur parole. » Il s’efforce de faire bonne figure quand une part de lui commence à douter de la venue de ses employeurs. Alors pour chasser les doutes dans les yeux des invités, il s’approche de la porte, les invitant à le suivre. « - Nous avons tous passé une soirée éprouvante. Prenez un peu de repos, c’est la meilleure chose qu’il nous soit donné de faire en attendant demain. » L’invitation se fait suppliante. Parce qu’il n’a lui-même plus la force de tenir, il a besoin de s’isoler pour se retrouver. Comme tous les autres. A contrecœur, les invités regagnent peu à peu leur quartier. Seuls ou à deux, l’inconfort pousse les portes à se fermer à clé et les corps à rester raides sur les matelas moelleux.

JOUR 2

La tempête a cessé, cédant sa place à un radieux soleil. Cueillis par le sommeil malgré les doutes et les angoisses, c’est un bruit sourd qui éveille la maison en sursaut. Encore comateux d’un repos troublé, les invités s’extirpent un à un de leur chambre, répondant à l’appel de l’imposant gong trônant au pied de l’escalier. Rogers se tient à son côté, le visage livide, ses traits de fer décomposés. « - Mademoiselle Reyes, elle est… J’avais l’intention de tous venir vous réveiller, et Monsieur Milligan l’a trouvée… Morte dans sa chambre… Je ne comprends pas… » L’homme est perdu, il ne joue plus. L’austérité reste inscrite dans son attitude et dans son timbre, mais la déchirure peut s’apercevoir dans son regard noir. Dans l’imposante salle à manger, sur la table, une nouvelle statuette a été enlevée.

Neuf petits soldats veillèrent très tard.
L'un d'eux oublia de se réveiller et il n'en resta plus que Huit.




informations pratiques


Le nombre de mots maximum est de 600 pour l'instant, vous pouvez faire moins, c'est même conseillé pour faire bien avancer l'action.
Camillia W. Reyes vient de mourir. La cause de sa mort est inconnue. Il a pu s'agir d'une trop forte dose de somnifères, d'une crise cardiaque ou encore d'un meurtre (étouffée avec un coussin dans son sommeil). Il n'y a pas de trace de lutte. Ayant dormi dans la même chambre, c'est Vaas Milligan qui a trouvé le cadavre. Affolé, il est tombé sur Thomas Rogers en sortant dans le couloir. Le domestique a alors constaté le décès.
Pour ce quatrième tour, vous devez décrire la réaction de votre personnage suite à ce second décès. La tempête a cessé, il est possible d’explorer l’île à la recherche d’indices. Les hôtes sont supposés arriver aujourd'hui, les personnages peuvent prendre leurs bagages et attendre le bateau à l'autre bout de l'île s'ils le souhaitent, mais bien évidemment, aucun navire n'accostera.   
↠ Vous pouvez faire intervenir le domestique Thomas Rogers, comme bon vous semble. Autant en actes qu'en paroles.  
Aucun ordre de passage pour l'instant, mais tout le monde devra avoir posté dans l'intrigue d'ici un peu moins de deux semaines (le vendredi 20/05 inclus) une à deux fois au minimum. Le prochain mort sera cependant probablement désigné parmi ceux qui n'auront posté qu'une fois (et comme aux précédents tours, ceux qui n'ont posté aucune fois seront retirés automatiquement de l'Event).




groupe I - liste de participants

↠ Aleksi S. Lenaïk
↠ Alistair J. Jenkins
↠ Liam P. Wiggins
↠ Marcus Kostas
↠ Mikkel G. Ievseï
↠ Seraphina N. Wilson
↠ Vaas Milligan
↠ Camillia W. Reyes


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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Sam 7 Mai - 15:05



La voix de Camillia susurra une invitation telle que Vaas ne pouvait pas être indifférent. Pas dans ce genre de circonstance. Ce n’était qu’en sentant son souffle près de sa nuque qu’il eut le courage de détourner son visage du corps de Rachael. Elle n’avait pas tort. Vaas repensa à ce que Alistair leur avait dit, que la fouille ne serait pas forcément nécessaire. Il n’était pas particulièrement d’accord mais n’avait plus assez de force pour contredire qui que ce soit. En se retournant, il posa les yeux sur un cadre, le même cadre qu’il y avait également dans sa chambre. Son cerveau essaya d’analyser la situation mais il n’y arrivait pas. Du coup, il suivit la troupe jusque dans la salle à manger où Rogers essaya une fois de plus de calmer la situation comme il le pouvait. Vaas avait en réalité une envie pressante d’être seul. De faire le point sur ce qu’il s’était passé. L’enregistrement, le sort de Rachael, leurs hôtes, les autres convives et la raison de cet attroupement dans ce coin paumé.

Il avait envie d’être seul. Mais seul à deux, c’était plus agréable. Ses pas le dirigèrent naturellement vers la porte de la chambre de Camillia. Se retrouver dans cet endroit n’était peut-être pas dû au simple hasard finalement. En souvenir du bon vieux temps, comme le disait l’expression. Se cracher à la gueule pour mieux se retrouver. Sauf que là, le désir d’un corps chaud et réconfortant ne pouvait plus attendre. Lorsque la tempête battait son plein et que le couloir fut vide, Vaas poussa discrètement la porte pour rejoindre la femme qui savait si bien le réconforter dans ses moments de faiblesse.

Étrangement, il réussit à dormir cette nuit-là. Comme si le destin avait voulu lui autoriser une nuit de répit pour un dénouement sordide. Comme si la Grande Tisseuse avait voulu l’apaiser pour mieux être dans l’effroi face à la vision de Camillia, le visage blême, la bouche entre-ouverte comme si son dernier souffle l’avait pétrifié sur place. Vaas s’agenouilla près d’elle, le matelas rebondissant à chaque coup de genoux pour se déplacer et mieux lui faire face. Peu importait le nombre de fois où il répétait son nom, elle restait muette. Il tremblait de tous ses membres, le choc de la réalité le brisait de l’intérieur, rendait ses membres flasques et rigides, sa voix rauque et cassante, ses yeux embrumées et noyés. Se lever relevait d’une force incommensurable. Il colla son front contre le sien d’un geste désespéré. Il avait peur. Il était en colère. Il se leva alors brutalement du lit, enfila les mêmes vêtements qu’il avait porté la veille disposé ici et là, et sorti en trombe de la chambre. Le couloir était vide. A l’exception de Thomas Rogers, qui marchait droit dans sa direction. « Camillia… Il faut… Elle… dans son lit, elle… » Impossible qu’une phrase correcte ne sorte de ses lèvres. « Pardon ? » Le majordome le regarda comme un parfait inconnu. Paralysé par le choc, Vaas se contenta de pointer du doigt la chambre de Camillia. Rogers s’y précipita. Sa réaction ne se fit pas attendre. Son halètement rendit Vaas encore plus sur les nerfs. Il s’adossa contre le mur et s’y laissa glisser sur le sol, ne prêtant pas attention au majordome qui trotta, courrait presque, au rez-de-chaussée. Un gong retentissant se fit entendre. Mais l’ouvrier n’eut pas le courage de se tenir sur ses jambes. Puis subitement, lorsqu’il entendit les premiers pas se diriger vers lui, et de ce fait de la chambre de Camillia, il tourna la tête vers les premiers venus. Ce fut Rogers qui se trouva en tête de cortège. Cet amas de convives qui se précipitaient pour voir le corps sans vie de son ancienne amante le fit sortir de ses gonds.
« Qui a fait ça ? Hein ? Qui ? QUI ? » Il empoigna Rogers par sa chemise, presque si fort que ses ongles avaient failli déchirer son costume. Ses yeux d’un bleu océan submergé par les flots s’étaient transformés en un regard noir, aveuglé par la colère et l’incompréhension.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Sam 7 Mai - 15:48


La soirée a tourné à l’orage. Comme un écho au déchaînement du dehors. Des interrogations plein la tête et la crainte au ventre, s’enfermer dans sa chambre semblait être la pire chose à faire. La clé qui tourne dans la serrure en guise de protection, mais sans parvenir à réellement apporter un sentiment de sécurité dans le cœur. Je suis resté stupidement assis sur mon lit, emplissant le cendrier de mégots fumants. Un objet d’une grande valeur, comme tout le reste dans cette maison. J’ignore quand le sommeil est venu se glisser sous mes paupières. A quel instant j’ai décidé de baisser la garde et de prendre le repos qui semblait nécessaire pour délier mes nerfs. J’en aurais presque oublié l’endroit et les horreurs de la veille. Le cadavre dans une des chambres voisines et l’annonce des horribles meurtres dont on m’accuse. J’aurais pu y parvenir si le réveil ne s’était pas fait aussi brutalement. Extirpé d’une étrange torpeur par un bruit sourd. Le gris au-dehors a cédé sa place à un rutilant soleil. La tempête a cessé, offrant alors la possibilité d’une explication avec nos hôtes. Ou un moyen de retrouver la terre ferme et de quitter cet endroit. S’extirper des brumes pour mieux se tenir devant la porte. Hésiter à la déverrouiller tout en se persuadant que rien ne s’est passé. Que la mort de la milicienne n’était qu’un malentendu comme Rogers a pu se borner à le dire. Tirer stupidement sur sa chemise froissée et enfin se décider à tourner la clé. Je me fais accueillir par de l’agitation dans le couloir. Des éclats de voix qui résonnent dans une des chambres. Les autres convives s’extirpent à leur tour de leur antre, le visage de ceux qui ont passé une nuit difficile mais qui ont finalement réussi à trouver le sommeil. Rogers qui annonce un nouveau décès. La stupeur fige mes veines et le sang qui s’y déverse. D’un geste malhabile je remets en place mes lunettes. J’avais oublié cette tendance fâcheuse qu’elles ont à glisser sans raison.

Et en guise de bonjour, la colère d’un des convives qui se déchaînent. Il serait facile de prendre la défense du majordome. Et pourtant, je m’efforce de rester en retrait. Garder le silence face à cette situation qui nous dépasse tous. La comptine revient étrangement se glisser dans mes pensées, disperse les miettes du doute. Ce serait tellement ridicule. Rogers a l’air d’être totalement étranger à ces morts inexpliquées. Il est évident que nos hôtes seraient plus à même de nous donner des explications. Nous sommes les seuls dans le couloir. Ul nouveau visage au milieu de ces traits défaits et surpris. La curiosité du légiste me pousse pourtant à esquisser un faible pas en direction de la porte restée ouverte de la chambre de la nouvelle victime. L’intérêt morbide et déplacé qui pousse à vouloir apposer une cause sur cette conséquence déplorable. « - La porte de la chambre était-elle fermée ? Tu n'as rien entendu Vaas ? » La question m’échappe sans même que je ne parvienne à la retenir. Brise le silence que je m’étais promis de maintenir. Je m’en mords piteusement la lèvre, détourne le regard du corps étendu sur le lit et m’efforce de reporter mon attention sur le groupe.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Dim 8 Mai - 0:00

Les mots d'Alistair encore dans les oreilles, il me semblait plus sage de l'écouter. Et aussi étrange que cela pouvait paraître, on allait maintenant dormir. Dormir, alors que quelqu'un venait de mourir sous nos yeux. Courageux, mais pas stupide, je proposais à Alistair de dormir ensemble. Ce ne serait pas la première fois, certainement pas la dernière. Nos nuits à veiller sur les chatons avaient souvent finies en pyjama party. Cependant, celle-ci était bien moins marrante que celles que nous avions pour vivre jusqu'à présent. Prenant quelques affaires, le suivant jusqu'à sa chambre, un œil vers tous ceux qui allaient se coucher également, je ne trouvais pas réellement sommeil.

Sans embêter mon ami avec mes états d'âmes, cette situation me laissait perplexe, penseur. Et sans même que je m'en rende compte, le matin était arrivé. Un matin qui donnait au dicton bien raison. Après le vent, il y avait effectivement du beau temps. Le cœur loin d'être à la fête, je regardai distraitement par la fenêtre, me demandant s'il était bien judicieux de rester ici tout le week-end. Me retournant vers mon compagnon de chambre, je lui souris. « Bien dormi ? »

La question avait une réponse évidente. Mais peu importe. Tout cela nous passe rapidement au dessus alors que du bruit sourd se fait entendre. Intrigué, je passe la porte pour me diriger vers l'attroupement. La voix du domestique me glace le sang. Non putain, pas encore. Je me tourne vers Vaas, complètement dévasté par la nouvelle mort. Il la connaissait bien. Les images n'étaient pas très lointaine, de lui collé à elle. Je déglutis alors qu'Aleksi s'adresse directement à lui, un peu trop durement selon moi vu l'état de l'homme déjà au sol. Je lui passe devant sans m'excuser et m'avance vers Vaas, cherchant son regard.

D'un air désolé, mais sans aucune pitié dedans je mets mes propres sentiments de côté. Je reste à ses côtés, lui pose une main sur l'épaule pour le calmer, sachant pertinemment que je ne pourrais pas y parvenir. Je resserre un peu mes doigts, lui montrant qu'il n'est pas tout seul malgré moi. Réflexe débile, incontrôlable, qui me rend plus humain que je ne l'aurais voulu. Ma voix se veut douce, mais reste assez distante alors que je m'efforce de me concentrer sur lui et non pas sur la nouvelle mort. Chassant une fois de plus cette maudite comptine de mon esprit.

C'est pas vrai putain.

« Vaas. Vaas, viens, on va aller plus loin, faut pas que tu restes là. On va prendre l'air si tu veux ? » Ma main sur son épaule est clairement amicale et alors que je m'approche un peu plus de lui, j'adresse un regard à Alistair. Si je ne peux pas crier ma panique, j'ai besoin que quelqu'un sache que je n'apprécie pas du tout ces histoires. Mon allié. Je détourne les yeux avant que les mots ne dépassent mes pensées et ajoute, à l'égard de Vaas uniquement. « Allez, viens. On viendra la voir quand tu seras calmé si tu veux. »

Pourquoi se faire si amical avec un sombre inconnu ? Parce qu'il n'était plus temps de jouer au con. Parce que voir quelqu'un à qui l'on tient mourir n'a rien du jeu de qui à la plus grosse. Et que cet homme avait eu la courtoisie de porter un cadavre il n'y a pas vingt-quatre heures, pour s'en retrouver avec un autre sur les bras. Et peut-être que le fait que nous n'étions plus que huit encourageait mon comportement. Mais ce n'était pas le moment de se monter les uns contre les autres.

Mieux valait se serrer les coudes. Et ce Vaas en avait bien besoin, tant qu'on resterait là, tristement il n'avait que nous. Et sans réellement savoir pourquoi, je ne voulais surtout pas le laisser seul. Peut-être pour lui, peut-être pour moi. Peu importe, tant que le résultat était là.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Dim 8 Mai - 16:42


Comment dormir après avoir vécu une telle situation ? La question restait en suspens dans l’esprit d’Alistair qui semblait avoir déjà vécu cent fois une nuit suivie d’une mort. Liam n’avait pas voulu dormir du seul, enfin il ne le lui avait pas dit clairement, mais d’un commun accord tacite, il était allé chercher ses affaires. Bizarrement, Alistair trouvait cela beaucoup plus sage de ne jamais se retrouver seul dans cette maison trop luxueuse pour être honnête. Liam avait fini par s’endormir. Alistair n’avait pas réussi. Le visage de Rachel se fondait inexorablement dans le visage de son ex-femme qu’il revoyait égorgée sur leur lit conjugal. Il avait passé la nuit à fumer et la chambre devait empester, mais ça n’avait pas réveillé Liam. Heureusement. Et la sobriété ? Il l’aurait jeté à la mer si le blond avait trouvé une bouteille de whisky dans les parages.

Au petit matin, son ami le ministre avait ouvert les yeux et lui demanda de façon tout à fait rhétorique s’il avait bien dormi. Les cernes violets sous les yeux du grand blond devaient valoir réponse et Liam savait lire les signes de son visage après avoir veillé plusieurs fois sur la tripotée de chats qu’ils élevaient à deux. Du bruit dans le couloir attira leur attention. Ils sortirent et trouvèrent Rodgers affolé devant l’évidence même. Une nouvelle victime. Un jeune homme avait commencé à s’emporter, visiblement il était proche de cette femme. Alistair grimaça. La situation était particulièrement pénible. Liam se chargea de calmer l’homme et l’entraîna un peu plus loin. Alistair, lui, repartit dans sa chambre pour jeter un œil au poème encadré. Un frisson lui traversa l’échine alors que les deux victimes répondaient un peu trop bien aux deux premiers vers. Et ils étaient huit et…. La question qui semblait se poser : qui serait le prochain ?

Alistair rejoignit le groupe. « Le poème, vous avez lu le poème ? Je trouve ça inquiétant et je crois qu’aucun de nous n’est en sécurité. » Il se tourna vers le majordome « Rodgers, d’où viennent ces poèmes ? Ont-ils été faits spécialement pour notre venue ou sont-ils ici depuis longtemps ? »

Putain. J’ai besoin d’un verre, pensa le peacekeeper. Et il faut sortir d’ici.

Le blond descendit les escaliers pour rejoindre la porte d’entrée, celle-ci était fermée à clés. Génial. Hyper étonnant. Et hyper inquiétant. Une boule se logea dans son estomac alors que l’image de sa femme décédée refaisait surface. Il n’avait pas réussi à trouver le meurtrier et s’en voulait encore. Pouvait-il se trouver dans ces lieux ? Pouvait-ce être l’un d’entre eux ? Après tout, ils étaient tous des meurtriers apparemment et la lettre qui l’avait fait venir mentionnait qu’il trouverait des informations sur l’assassin de sa femme. Chaque visage pouvait peut-être être celui qui… De l’alcool. Putain de l’alcool. Ses mains commencèrent à trembler…
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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Lun 9 Mai - 11:57

And then they were none

Event

Le dîner, le visage des convives, la tempête et puis enfin la mort de cette femme. Seraphina aurait juré tout avoir imaginé lorsqu’elle était remontée, bien difficilement, dans sa chambre. Peu rassurée, elle avait eu l’impression de crever de froid. Elle était restée plantée devant la fenêtre à contempler l’orage animer le ciel. Les éclairs perçaient les nuages, le tonnerre grondait. Au loin la mer semblait s’agiter. Seraphina aurait voulu fuir, elle se sentait piéger. La seule chose qui la rassurait, égoïstement, était la présence des autres. Épuisée, la jeune femme avait fini par s’allonger sur son lit. Pour oublier son angoisse elle avait fermé les yeux et sans même s’en rendre compte, s’était laissée happer par les bras de Morphée.

Au matin, le repos paisible de la belle fut troublé par un bruit assourdissant. Seraphina se réveilla en sursaut. Elle bondit littéralement de son lit. Affolée de voir qu’elle s’était endormie mais finalement soulagée en se rendant compte que rien ne lui était arrivée. Comme les autres, elle se rendit à la source et suivit les différentes voix. Lorsqu’elle arriva elle aperçut Vaas qui semblait à deux doigts de frapper Rogers, les convives arrivaient un à un. La jeune femme ne put masquer sa stupeur. Un autre décès mystérieux. Seraphina ne dit rien. Elle regarda Liam s’adresser à Vaas, Rogers réajuster sa chemise froissée. Puis enfin son regard clair se tourna vers l’homme blond. Il parla du poème. Seraphina ne se souvenait pas exactement de ce qu’il évoquait, simplement qu’il parlait de mort et de soldats. Rien de bien passionnant à ses yeux. « Je pense que tant qu’on restera entre ces murs, nous ne seront effectivement pas en sécurité. On va finir par tous y passer si ça continue. » assura Seraphina dont le regard louchait sur la porte de la chambre restée entre ouverte.

Le Majordome lui restait livide. « Je n’ai fait qu’exécuter les ordres Monsieur. Ceux qui m’ordonnaient de déposer les poèmes dans la chambre de chaque convives. » répondit-il d'un ton impassible. La jeune femme soupira. C’était bien d’exécuter les ordres comme un petit robot, mais ne se posait-il pas des questions ? Paniquée, Seraphina suivit Alistair jusqu’à la porte d’entrée. Celle-ci était fermée. Il fallait absolument qu’elle sorte d’ici. La blonde s’attarda un instant sur l’homme qui semblait tout aussi angoissé qu’elle. Ses mains s’étaient mise à trembler. « Rogers doit avoir les clés, il faut qu’on sorte d’ici. » sur ces mots Seraphina remonta à l’étage. Son attention se porta immédiatement sur le Majordome. « Rogers, la porte d’entrée est fermée ! Auriez-vous l’amabilité de nous laisser sortir ? C’est notre droit le plus légitime. Je n’ai pas envie de finir comme ça. » Seraphina désigna la porte de la chambre de la défunte du menton. Ah ça non, elle n’avait pas envie de mourir. Et pour elle cette demeure, aussi distinguée était-elle, était devenue synonyme d’antre de la mort.

Stoïque, Thomas Rogers plongea sa main dans sa poche pour en sortir un trousseau de clefs. Il en détacha la plus grande et la confia à Seraphina qui s'empressa de redescendre. Mais lorsqu'elle voulut ouvrir la porte, la clé ne semblait plus vouloir rentrer dans la serrure. « Mais c'est une blague ! »

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Lun 9 Mai - 16:51



Vaas relâcha finalement son empoignement brutal qui fit froisser la chemise de Rogers si fort que le pauvre homme en tituba légèrement.  Impossible de rester calme. Pas avec cette image du corps de Camillia qui rebondissait dans son esprit. Celui de Rachael suffisait largement pour que le potentiel sordide soit à son comble. Pourquoi avait-elle fallu qu’elle meure aussi, pourquoi ? La question d’Aleski le réveilla de sa torpeur furieuse. Il plissa fortement les yeux, une main sur son front, comme s’il essayait de se souvenir des moindres détails de cette nuit. Il se revoyait toquer doucement. Il se revoyait ouvrir la porte et la découvrir, inquiète comme lui, mais vivante. En vie. Il avait lui-même fermer la porte, il s’en souvient. Mais peut-être que non après tout… Peut-être que le décès de Rachael l’avait à ce point troublé qu’il en avait oublié les bases de la sécurité en oubliant de verrouiller la porte de cette chambre ? Non, impossible. Vaas avait l’impression de sentir une veine se gonfler au niveau de sa tempe droite. « Hein ? Ouais, elle était fermée ! On était enfermé à l’intérieur, et j’ai rien entendu… j’étais avec elle, mais j’ai rien entendu, j’ai… » Vaas sentit une main se poser sur son épaule et des mots qui se voulait réconfortant. Le regard perdu dans un vide aléatoire, il était incapable de répondre correctement à ce qui semblait être des mots de sympathie et avant tout de compassion. En posant son regard sur lui, son nom lui revint en tête. Liam. « Non, non, j’pars pas, je… putain d’merde. » Il voulait lutter mais n’y arriva pas. Il le laissa se mener à l’écart du groupe. Il se passa les mains sur son visage comme pour se purifier avec de l’air bénie qui le ferait réveiller de ce cauchemar. L’un des convives s’adressa à Rogers au sujet d’un poème dont Vaas n’avait aucune idée du pourquoi ni du comment cela pourrait aider à comprendre la situation. Il ne fit pas attention aux silhouettes qui passaient non loin afin de descendre les escaliers. A l’écart avec Liam, Vaas tenta de récupérer ne serait-ce qu’un rythme cardiaque régulier. « J’ai rien vu. J’ai rien entendu, rien senti… Elle était à côté d’moi putain, comment j’ai pu… » Il pensa à voix haute, d’un ton rauque mêlé à des tremblements d’incompréhension. Il s’arrêta brutalement, se contentant de mettre une main sur sa bouche afin de ravaler la dure réalité.

Seraphina remonta les escaliers en quémandant au majordome de lui donner les clés de la porte d’entrée. Son attitude déclencha en Vaas un électrochoc qui le dépassa totalement. Elle ne voulait pas finir comme ça. Comme ça. Comme ça ?! La désignation de la chambre de Camillia par son menton disgracieux rendit Vaas ahuri par la condescendance dont faisait preuve la jeune femme. Il la suivit du regard lorsqu’elle descendit les escaliers dans sa quête de fuite intempestive. « Et merde, qu’elle aille se faire foutre. » ronchonna-t-il dans sa barbe avant tout pour lui-même en se passant une main dans les cheveux. Vaas reposa ses yeux plus loin, à la porte toujours ouverte de la chambre. Sa mâchoire se serra malgré lui. Ses yeux ne clignait plus tant ses pensées furent mélangées par un mélange confus de réflexion et d’incompréhension. « J’peux pas partir. Il est hors de question que j’me casse tant que j’ai pas une putain d’idée de ce qu’il s’est putain d’passé. » Il agita sa tête autour de lui, son regard ne se posant qu’une seconde sur chaque visage, puis chaque recoin de mur, comme à la recherche d’indices. Geste nerveux dû à ce double choc cadavérique dont un qu’il prenait maintenant personnellement.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Mar 10 Mai - 12:06


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and then there were none




J'avais difficilement réussi à fermer l’œil, allongé tout habillé sur ce foutu grand lit. Fixant le plafond, les événements de la soirée défilaient dans mon esprit. Je regrettais amèrement de m'être rendu à cette invitation sans même connaître l'identité de mes hôtes et ma joyeuse insouciance était retombée comme un soufflet. Le matin, je m'étais réveillé en sursaut à cause d'un bruit étrange qui me fit penser à quelqu'un qui tapait sur une grosse casserole. Peut-être bien que le bruit se mêlait à mes cauchemars, j'avais eu l'impression d'avoir été capturé par un couple d'ogres bien décidé à me bouffer. Je me redressais d'un bond, les cheveux en bataille, le t-shirt chiffonné, pour risquer un regard en entrebâillant la porte du couloir.

J'eus alors la surprise de voir mon pote Vaas en train de malmener le majordome et je fronçai les sourcils en m'approchant avec précaution de la scène, comme l'avaient déjà fait les autres invités. Je n'y comprenais rien et mon visage se marquait par la stupeur et l’incompréhension. C'est en écoutant les bribes de conversations que je compris alors qu'une nouvelle personne venait de perdre la vie… La copine de Vaas ? Je blêmis. Sans doute que j'aurais dû faire quelque chose, me rapprocher de lui, le réconforter, l'aider à se calmer ? Mais je n'arrivais pas à esquisser le moindre geste, les muscles raides, la mâchoire crispée. Ce fut donc le brave ministre qui se chargea du rôle d'ami sur lequel Vaas pouvait désormais se reposer et je les regardai s'éloigner d'un regard vide et déphasé. J'aurais pas dû venir putain, qu'est ce que je suis venu foutre dans cette galère ? J'avais pas ma place ici parmi tous ces gens… Je ne savais pas que dire, ni que faire. Cette fois, c'était net, mon humeur était méchamment retombée, tout au fond de mes baskets.

J'écoutais les paroles des uns et des autres, ceux qui questionnaient Rogers au sujet du mystérieux poème que j'avais presque oublié… Je fixai le majordome, attentif à ses réponses avant de me mordre les lèvres face à son manque total d'informations. Par contre, il avait au moins les clefs et lorsque Seraphina s'en alla avec le sésame, je lui emboîtai le pas par réflexe avant de m'arrêter tout net au bout de deux pas. La phrase de Vaas m'avait interrompu et je lui offris un regard un peu déboussolé avant de me reprendre dans un léger soupir, me tournant vers lui. « T'as une idée de comment s'y prendre pour piger ce qui se passe ? C'est toi qui l'a vu en dernier alors… tu sais pas si on a pu l'empoisonner ? » Ben non, question à la con, s'il le savait, il serait pas aussi paumé lui-même. Ta gueule Mikkel. Je soupirai une fois encore avant de m'approcher de lui. Il fallait bien que je fasse quelque chose, putain de bordel de merde. « Tu permets… ? » Je fis un geste vague dans la direction de sa chambre. Si on devait chercher des indices, autant examiner ce qui aurait bien pu tuer Camilla… je ne voyais pas que faire d'autre de toute façon. Et à entendre la voix de Seraphina qui provenait du rez-de chaussée, elle n'avait pas l'air de réussir à sortir... En pénétrant dans la chambre, je m'approchait du corps allongé sur le lit, l'observant sans oser vraiment la toucher. Elle n'avait l'air de souffrir d'aucune blessure... Affiché au mur, le poème avait l'air de me narguer...



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