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 And then there were none ϟ Event (Groupe I)

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Laugh like a jackal

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Lun 20 Juin - 13:40


« In the midst of life, we are in death. »



and then there were none


Mes muscles étaient si raides que j'avais du mal à esquisser le moindre mouvement, pétrifié sur place en serrant cette bûche entre mes mains. Je retrouvais les regards de Seraphina et de Liam dans un léger soupir tremblant. Ils étaient vivants. Je hochai la tête à la proposition de retourner voir la comptine, que faire d'autre de toutes façons ? Nous ne savions pas du tout de quel coté cet ennemi invisible allait frapper et notre seule piste était ce fichu poème. Je constatai dans une petite moue la mise en scène du ministre qui s'effondrait à nouveau. C'était tout de même le dernier à avoir vu Marcus vivant… Je détournai les yeux dans une grimace aux paroles pleines d'émotion du ministre. Il en faisait trop pour moi, bien trop. En plus, j'avais toujours cette sale intuition bizarre en ce qui le concernait. Pourquoi il me paraissait aussi antipathique ce mec ? Je pouvais pas le saquer depuis le début en tous cas. Mais à présent, c'était bien pire : je m'en méfiais comme de la peste. Sans bouger de ma position, je vis Vaas aller vérifier le corps et prononcer tout haut la cause de sa mort. Ce n'était donc pas un coup de hache.

« Attend… Vaas... »

Putain, il disait que les questions de savoir l'identité et les mobiles du tueur n'avaient plus d'intérêt ? Est ce que mon pote était tombé sur la tête ? Il avait l'air d'éprouver une énorme compassion pour le ministre et à nouveau, il s'en occupait comme si cet homme était le seul à souffrir réellement parmi nous et donc le seul digne d'être écarté de tout les soupçons. Hé bien, pas pour moi. Je soupirais. D'un coté, je n'avais aucune preuve contre ce ministre, c'était de simples impressions que je ne parvenais pas à justifier. Pourtant, si Vaas s'était pris d'amitié pour le ministre, j'aurais eu encore plus de mal à le convaincre de se méfier. J'y renonçai en secouant la tête.

« Cette saloperie de poème ne nous apprendra rien en vérité, c'est trop flou, comment tu veux réussir à éviter des abeilles quand finalement c'est une seringue qu'on te plante dans le cuir ? Et honnêtement… je serais intéressé de voir le ministre vider ses poches, des fois qu'il ait un flingue caché sur lui. »

En disant ça, je savais que j'allais me mettre tout le monde à dos, puisque Liam avait réussi à s'attirer la sympathie du groupe entier mais pour un souci de justice, je soulevai ma chemise pour bien montrer que je ne possédais aucune arme glissée dans ma ceinture. Si Vass décidait de monter quand même en compagnie de Liam, je pouvais au moins être rassuré puisque désormais c'était lui qui tenait la fameuse hache. Je regardais ensuite Seraphina.

« Si on doit rester groupés, j'suis désolé mais va falloir me montrer vos armes, si vous en avez, on n'a aucune raison de se faire confiance, le meurtrier est peut-être parmi nous. »

Et je ne tournerais le dos à personne.


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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Mar 21 Juin - 12:08

And then they were none

Event

Les réactions étaient toutes différentes. Liam jouait à l’ami effondré qui ne voulait pas que les autres meurent. Comme si tout ceci était de sa faute. Il continuait de se demander pourquoi ces horreurs arrivaient. Seraphina l’observa un instant tout en restant le dos collé au mur du couloir que l’orage faisait vibrer. Vaas lui, essayait de faire en sorte que le ministre se reprenne. Seraphina l’admirait pour ça car elle n’avait rien tenté. Elle était très inquiète pour sa propre survie et ne voulait pas mourir dans ce trou. Si la mort de sa propre jumelle ne l’avait pas plus émue que ça, ce n’était pas la mort de vagues inconnus qui allait l’atteindre. Mais elle se gardait bien de le dire car Mikkel commençait à porter ses soupçons sur autrui.

« Je n’ai rien sur moi. Et franchement ça m’étonnerait que ce soit l’un de nous qui ait fait l’coup. A moins que quelqu’un ait ramené un de ses complices et soit un expert en comédie. » dit-elle avec un haussement d’épaules.

La jeune femme avait levé les mains comme pour montrer qu’elle n’avait rien. Les poches de son pantalon étaient plates, ce qui confirmait qu’elles étaient parfaitement vides. Malgré ce qu’elle venait de dire, Seraphina ne put s’empêcher de jeter un regard vers Liam. Elle le pensait innocent, mais il était la dernière personne à être resté avec Marcus. Pour ce meurtre là il n’y avait eu aucun témoin. Pourtant l’homme semblait réellement effondré pourtant lui n’avait émis aucun soupçon lorsque Seraphina était venue chercher le reste du groupe pour le mener à Rogers. Elle était seule lorsqu’elle avait découvert le corps du majordome, et bien que cela demande une certaine force, elle aurait parfaitement pu le tuer.

« La comptine est métaphorique, si on réfléchit bien on pourrait trouver des indices. Mais bon. Tu n’as pas tord, montrons patte blanche. » dit-elle en regardant Mikkel.

Et oui, lui aussi devait vider ses poches pour être lavé de tout soupçon. Il fallait être sûr qu’on allait pas se faire égorger par l’un de ses camarades au détour d’un couloir. L’orage était bruyant dehors et si quelqu’un s’approchait il aurait été difficile de l’entendre. Surtout avec ces vitres brisées et le vent qui s’engouffrait dans la demeure. Tout ça était assez effrayant. « J’espère que la maison ne va pas s’écrouler maintenant, manquerait plus que ça. » pensa tout haut Seraphina après qu’un coup de tonnerre violent ait de nouveau fait trembler les murs. Un scénario catastrophe qui aurait sûrement fait un bon film d’horreur. Plus le temps passait, plus la perspective de s’en sortir devenait inexistante. La partie était terminée, Seraphina en avait bien peur. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle la terreur déformait ses traits. L’orage n’était qu’un élément de plus.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Ven 24 Juin - 6:02

La main de Vaas sur mon épaule me ramène doucement à la réalité. Je soupire, sors de cette bulle que je ne supporte plus. Je déglutis, j'acquiesce. Lire le poème, trouver un sens à tout ça. C'est sans doute ce qu'il reste de mieux à faire. De toutes façons, je ne suis plus capable de faire autre chose. Peut-être qu'il a raison, que se concentrer sur comment survivre nous aidera à passer outre tout ça.

Outre les images des corps qui passent en boucle dans ma tête. Et Mikkel vient à nouveau ouvrir sa bouche alors que mes yeux se posent sur Seraphina, la pauvre qui nous avait suivi et à laquelle je n'avais même pas fait attention. Les paroles du merdeux, en temps normal, m'auraient énormément affecté. J'aurais rétorqué, je me serai outré. Mais au lieu de ça je le regarde, j'attends. Quoi, qui ? Je ne sais pas. Peut-être de mourir à ce stade là, pour ce que ça importe.

Mikkel, en guise de bonne foi, fais le premier pas. Alors que les mots de la jeune fille se font entendre dans l'orage, je fais de même, dans un silence sourd, et la seule chose qui sort de ma poche est cette fourchette, que j'avais pris la veille et oubliée. Je soupire, la serre doucement et la pose au sol aux pieds de l'homme qui me soupçonne d'être digne d'un Oscar. La prendre semblait une bonne idée, à la première mort, au dîner, pour se défendre. Et on se retrouvait plus qu'à quatre, tous plus impuissants les uns que les autres face à des morts qui nous dépassent totalement. J'avais été bien naïf, de croire que cette pauvre fourchette pourrait nous sauver, d'un je-ne-sais-quoi.

La dernière phrase de Seraphina me fit esquisser un sourire. Une pensée, est-ce que ce serait si grave que ça que la maison s'effondre sur nous ? Je me mords doucement la lèvre et reprends la seule chose qui nous reste : le pragmatisme.

« Peut-être qu'on peut attraper un des poèmes et descendre à la cave, ça nous protégera un minimum d'un risque d'effondrement ou même d'une branche qui traverse les vitres, je sais pas. » Mon regard se pose sur les trois, si Mikkel veut jouer au plus con, j'en ai fini. Peu importe comme il a pu m'agacer, aujourd'hui c'est dépassé de loin.

Il ne reste plus que nous quatre. Et la seule chose qui nous reste à faire c'est survivre.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Sam 25 Juin - 11:07



Les soupçons de Mikkel éprouvés à voix haute frappaient comme un éclair. Mais un éclair de justice. Ou était-ce un éclair de folie ? Vaas était perdu. Il tentait pourtant, il essayait tant bien que mal d’être le plus impartial possible. Mais c’était si dur, et il avait peur. Il s’arrêta alors dans son avancée, écoutant son ami énumérer ses doutes. Suite à cela, Vaas regarda tour à tour Liam puis Mikkel, les yeux proéminents et la respiration haletante. Il observa son camarade soulever sa chemise et se présenter le plus innocemment du monde. Il devenait paranoïaque. Chose que Vaas avait refoulé comme une envie de vomir sa rage sur la gueule du monde entier. Seraphina plaida non-coupable plutôt rapidement, les mains levées en signe de capitulation. Ce fut au tour de Liam de sortir de sa poche, une fourchette qu’il a due probablement trouvé dans la cuisine. Vaas ne tarde pas à les imiter. « Ok mec… t’as raison, plus de soupçons. » dit-il à l’intention de son ami. Il posa la hache à ses pieds, et sortit le morceau de verre qu’il venait de ramasser de la vitre qu’il avait brisé dans la pièce où Rogers était entreposé. « Pendant qu’vous étiez en haut, j’ai cassé le vitre d’une fenêtre là-bas… j’ai pris un des débris. » Pour une raison inexpliquée, Vaas se sentait comme dans l’obligation de se justifier. Il ne les connaissait pas, mise à part Mikkel. Il n’avait aucune raison de leur faire confiance. Et pourtant, la détresse et l’humanité qui restait en lui comme de la poussière sur un trop vieux livre le faisait espérer qu’aucun d’entre eux n’était responsable de ce massacre.

Vaas tourna la tête en direction de la pièce qu’il venait de quitter avec Mikkel lorsque Seraphina fit mention de la maison qui semblait être sur le point de s’effondrer. Les dégâts qu’il avait provoqué à la fenêtre avait contribué à accentuer les effets de l’orage qui frappait abondamment. Cela n’arrangeait en rien leur situation. Puis ce poème. Encore et toujours ce putain de poème qui revenait systématiquement dans la conversation. Mais Vaas pensait comme Mikkel, et ce dès les premières secondes. Il n’était absolument pas sûr de l’intérêt de tous ces mots disposés les uns à la suite des autres. Mais puisque tout le monde depuis le début, y compris les personnes qui sont maintenant décédés, semblait hypnotisés par ce sujet, soit.

« Très bien. » Vaas refourgua le morceau de vitre brisée dans une poche de sa veste, et empoigna de nouveau fermement la hache. En se redressant, ses yeux se posèrent sur son ami, comme un réflexe. « Les métaphores, c’pas mon truc, mais si y’en a ici qui peuvent les déchiffrer… » Il regarda un à un Seraphina puis Liam avant de tomber sur Mikkel une fois de plus. Avec sa massue de seconde zone et la hache déjà coupable de boucherie, ils seraient à même de se protéger. « Faut pas qu’on le laisse frapper encore une fois, viens avec moi. » Il était hors de question qu’il le perde de vue dorénavant. Il était le seul en qui il avait une totale confiance. Il venait de perdre Camillia, mais sa perte avait éveillé une rage vengeresse en lui. Il n’imaginait pas, c’était inconcevable pour lui d’imaginer perdre également Mikkel. « J’veux pas rester ici à attendre qu’on m’frappe sur la nuque. J’suis pas un putain d’rat. » Il leva les yeux au plafond, comme pour essayer de percevoir une présence à travers les échafauds. Rester immobile n’était pas la bonne solution. Il voulait rester en mouvement jusqu’à trouver l’enfoiré qui s’amuse avec eux comme des quilles dans un jeu de bowling. « J’vais le chercher votre poème à la con. On verra bien s’il est si utile que ça. Mikkel ? »

Ses mains étaient serrées sur le manche de la hache comme si sa vie en dépendait. D’un mouvement de la tête vers les escaliers, il attendit que son ami le rejoigne avant de monter. Si les autres voulaient les suivre, tant mieux. S’ils voulaient se terrer et attendre un éclair de génie parmi ceux qui frappent l’extérieur, c’était leur problème. Mais si c’était le cas, en aucun cas ils ne devaient bouger d’endroit afin de les retrouver le plus vite possible.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Sam 25 Juin - 12:29

Déchiffrer les métaphores. Facile à dire, beaucoup moins facile à faire. Je passe une main sur ma nuque et acquiesce, blasé, fatigué, usé. Je ne veux qu'une chose, que tout cela s'arrête, peu importe si l'issue est la mort. Je soupire, regarde mes camarades autour de moi et garde cette distance, cette bulle de laquelle je ne semble plus sortir.

J'écoute sans comprendre, je réfléchis sans savoir. Je suis plus perdu que je ne l'ai jamais été. Et tout ce que je veux ? C'est voir mon frère. M'excuser, lui dire la vérité. Je ferme les yeux, me frotte le visage avant de me concentrer à nouveau sur ce que dit Vaas. D'un haussement de sourcil, je mets quelques instants avant de réellement comprendre ce qu'il veut dire et dire d'une voix encore brisée. « Attends, tu veux vraiment qu'on se sépare ? »

Tout ceci me paraissait complètement stupide. De toutes façons, séparés ou non, le tueur semblait toujours trouvé un moyen de nous avoir. L'important étant sans doute que l'on reste au minimum pas tout seul. Surtout à en juger par la mésaventure de Seraphina et du Majordome. Je soupire, regarde la demoiselle dans un énième élan désespéré. « Je pense qu'il vaut mieux qu'on les suive, même si on les suit pas au pas et pas jusque dans la chambre, à moins que tu veuilles aller directement à la cave ? »

Elle semblait réellement inquiète du sort de la maison, de l'eau qui pouvait nous tomber sur la figure peu importe qu'on soit dehors ou dedans. Je hausse les épaules, cherche la meilleure solution pour survivre alors que dans ma tête on est déjà tous condamné. Je regarde Vaas, puis Mikkel. Ramasse cette fourchette qui ne sera d'aucune utilité, j'en suis certain, mais dans l'idée.

Souvenir macabre d'une soirée qui annonçait la couleur du week-end. La remettant dans ma poche, je ne pose plus mon attention sur mes vêtements maculés du sang de je-ne-sais-combien de personnes. Me frottant encore le visage, accusant le poids des maux et de la fatigue, de la lassitude je cherche à faire la chose la plus utile, la mieux pour nous.

« Peut-être qu'on peut rester pas trop loin les uns des autres, de toutes façons les chambres sont juste là, et personnellement, je me rincerai bien le visage, pas vous ? » Stupide, complètement futile. Mais je ne sais plus quoi faire de pertinent pour avancer l'enquête. « On rentre dans la chambre, on attrape le poème et on descend à la cave tous ensemble. J'imagine que le tueur aura pas trop l'occasion de nous tuer, c'est quand même pas un verre d'eau qui va nous foutre en l'air. » Je parle pour moi, pour ne rien dire.

Mon regard se pose à nouveau sur mes camarades. Le poème, la dernière chose à laquelle on s'accroche. Avoir assez de réflexion pour percer les métaphores, et pour ça, vraiment, il nous faudra de quoi être plus vivants que survivants.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Dim 26 Juin - 15:50


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J'observai les réactions de chacun avec une extrême attention. Si Seraphina n'avait pas tardé à lever les mains, montrant ainsi ses poches visiblement plates, je ne restais sûr de rien. Quelle place peut prendre un sachet de poison ou une seringue ? Si j'avais voulu vraiment aller jusqu'au bout, j'aurais dû les fouiller moi même, un à un ! Mais je n'en avais pas le courage et je me contentai de soupirer doucement en lançant un regard soupçonneux vers le ministre. J'avais l'impression qu'il tirait la gueule, comme si le simple fait d'oser lui demander de vider ses poches était un sacrilège infâme. Au moins, il avait obéi et je fis la moue en l'observant. Si je devais être tué à coups de fourchette, putain, ce serait sûrement aussi ridicule que douloureux… Liam proposa de nous réfugier à la cave, ce qui fit écho avec ma proposition précédente mais je ne ne nous voyais pas y tenir un siège bien longtemps tout compte fait.

Je regardai Vaas et hochai la tête à ses réparties. Ma demande ne s'adressait pas à lui puisque c'était mon pote, je lui faisais confiance, mais autant qu'il fasse comme tout le monde et révèle ses armes, ça nous mettait sur un pied d'égalité. Quoique dans son cas, j'aurais préféré qu'il garde secret ce morceau de verre qu'il détenait, il aurait pu s'en servir par surprise en cas d'attaque...  Je soupirai une nouvelle fois en secouant doucement ma bûche. « Okay. Alors on ouvre l’œil et on fait gaffe. Autant aller voir ce foutu poème... » Faute de mieux, je ne voyais pas quoi faire d'autre, de toute façon. « J'te suis. » Ainsi, je serrai ma matraque dans mes mains, reculant avec prudence de manière à ne pas tourner le dos au ministre pour rejoindre Vaas dans les escaliers.

Est ce que Liam et Seraphina préféraient aller directement dans la cave ? Je retournai vers eux un regard incertain. Il me semblait qu'on avait dit qu'on ne se séparerait plus, ça valait mieux. Et si Liam butait Seraphina ? Une image gore de cette fille retrouvée morte avec une fourchette dans l’œil me glaça le sang et je lançai un regard effrayé vers elle, sans me résoudre à lui demander ouvertement de s'écarter de ce mec. Il reprenait déjà et je le regardai d'un air hésitant. Il voulait nous pousser à nous foutre à l'eau lui ou quoi ?

« Ouais… j'en sais rien. Si ça se trouve, y'a des pièges posés partout dans la maison, le type qui a fait ça serait bien capable de noyer un ministre dans un verre d'eau, tant qu'il y est. » J'esquissai un rictus lugubre. « Et le coup de la cave, j'en suis pas trop sûr. On y tiendrait combien de temps, sans nourriture ? Et qui viendrait nous sortir de là ? J'étais d'avis de trouver un moyen de quitter cette île, moi. Vous avez toujours envie de poursuivre l'enquête et de trouver l'auteur de ces crimes, vous ? Bref, autant aller voir ce foutu poème et après, on avisera...»

Je haussai les épaules avant de monter les escaliers avec Vaas et gagner les étages. J’espérais quand même que les autres nous suivent et je leur jetais des regards en gravissant les marches. Une fois en haut, j'irai récupérer mon sac et j'essaierai de sortir de cette baraque pour trouver un bateau. Voilà le truc raisonnable à faire, merde. Resterait encore à convaincre mon pote de renoncer à trouver le coupable...




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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Lun 27 Juin - 20:53


« In the midst of life, we are in death. »



and then there were none



« Et le coup de la cave, j'en suis pas trop sûr. On y tiendrait combien de temps, sans nourriture ? Et qui viendrait nous sortir de là ? J'étais d'avis de trouver un moyen de quitter cette île, moi. Vous avez toujours envie de poursuivre l'enquête et de trouver l'auteur de ces crimes, vous ? Bref, autant aller voir ce foutu poème et après, on avisera...» Le désaccord se déverse dans les paroles. Quand tous conviennent que la cave est l'endroit le plus sûr, un seul doute encore. A l'étage, face à la comptine, la résolution germe dans l'esprit de Mikkel. Rester à l'intérieur n'est nullement la meilleure solution. Alors que le duo redescend pour rejoindre les autres, le jeune homme jette un regard vers l'imposante porte d'entrée. Le poème ne leur révèlera rien, il en a la certitude et alors que l'angoisse le prend à la gorge, il cède à l'appel de l'extérieur. D'un air moins vicié que celui régnant à l'intérieur, il a besoin de solitude, juste quelques instants. Il promet qu'il ne s'éloignera pas, et le duo se sépare, Vaas partant rejoindre les autres à la cave.

Quatre petits soldats s'en allèrent en mer. Un hareng saur avala l'un d'eux et il n'en resta plus que Trois.

Le temps s'allonge, et le trio survivant commence à se poser des questions. Nulle trace de Mikkel. Cette absence ronge les sangs, fait planer le doute et les soupçons qui se posent sur les épaules de Vaas, dernier à avoir vu le jeune en vie. L'éloquence du Ministre se tourne vers l'ouvrier qui n'hésite pas à répliquer. Le ton monte sous les voutes de la pièce souterraine leur servant de refuge. La colère fait trembler les cœurs et Seraphina perd pied. Brisée face à l'horreur qui se joue dans cette maison, elle s'extirpe en silence de la pièce, invisible aux yeux des hommes trop occupés à chercher qui est le coupable. Poussée par la fatigue et la faiblesse de ses nerfs, la jolie blonde grimpe les étages, retourne dans sa chambre pour s'emparer de sa valise avec l'espoir de trouver cette aide qui se fait attendre.

Trois petits soldats se promenèrent au zoo. Un gros ours en étouffa un et il n'en resta plus que Deux

La dispute s'achève aussi brutalement qu'elle a débuté. Dans le silence étouffant qui règne dans la cave, les deux hommes réalisent alors leur erreur. Au lieu de rester soudés, comme ils prévoyaient de le faire, ils se sont divisés. De trois, ils ne sont à présent plus que deux. L'angoisse se lit sur les visages, et ils s'extirpent de leur cachette pour se ruer dans les couloirs de la demeure. Ils ne tentent même plus de chercher Seraphina, conscients de son sort. Prendre la peine de récupérer les valises est une perte de temps aussi Liam prend-il la décision de quitter la demeure, d'aller d'attendre sur la plage le bateau qui les ramènera peut-être enfin sur la terre ferme. Alors que leurs pas les mènent sur la plage qui les a vu débarquer, Vaas est à nouveau assailli d'un doute. Le cerveau brisé, l'ouvrier s'immobilise sur le sable et extirpe de sa poche le revolver qu'il a trouvé dans le tiroir de la commode dans la chambre qu'il a visité avec Mikkel.

Deux petits soldats s'assirent au soleil. L'un d'eux fut grillé et il  n'en resta donc plus qu'Un.



informations pratiques


Le nombre de mots maximum est de 700.
Mikkel G. Ievseï, sorti prendre l'air pour faire disparaître son angoisse, a été assassiné. Jeté du haut des falaises, son corps gît au milieu des rochers, agressé par le ressac.
Seraphina N. Wilson a été assassinée. Alors qu'elle tentait de s'enfuir par ses propres moyens, tirant sa valise dans le vestibule, elle a été poignardé. Le corps étendu à terre, la peau d'ours faisant office d'imposant tapis recouvrant ses jambes, comme si l'animal l'avait dévoré.
Liam P. Wiggins vient de mourir, tué par Vaas Miligan. Ce dernier a trouvé dans un tiroir le revolver ayant servi à tuer Marcus. Dans un élan de folie, il a retourné l'arme contre le Ministre, convaincu qu'il s'agissait du véritable coupable de tous ces effroyables meurtres. Son corps gît sur la plage sur laquelle les deux étaient venus pour essayer de quitter l'île.
Vaas Miligan, en ultime survivant de tout ce massacre, voilà que tu reviens sur tes pas, dans les entrailles de cette demeure assassine. Le revolver entre tes doigts, seul, il ne te reste qu'une option, terminer la comptine. Alors que tu entres dans la salle à manger, sur la table trônent deux statuettes de jade quand il ne devrait y en avoir qu'une. Au bout de l'imposante table face à toi, se tient Aleksi, bien vivant.
↠ Pour ce huitième et ultime tour, vous devez décrire la réaction de votre personnage face à ces meurtres et le duo qui vient de se former. Le mystère est résolu, vous êtes libre de faire réagir votre personne comme vous le voulez face à la révélation de l'identité de l'assassin.



groupe I - ordre de passage

1 ↠ Vaas Milligan
2 ↠ Aleksi S. Lenaïk


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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Mar 28 Juin - 20:45



Il était seul. Et il avait commis l’irréparable. Une fois de plus. Les genoux enfoncés dans le sable, il ne se rendait plus compte des larmes qui coulaient sur ses joues. Elles ne voulaient plus s’arrêter. C’était comme s’il s’agissait d’une cascade qui ne faisait que chuter, telle l’âme de Milligan qui n’était plus que la sombre image d’une désolante fatalité. Comme si tout avait été calculé. Il repensa alors au tout début. A l’origine de sa venue. Là, en contemplant le corps de Liam qu’il venait de tuer. Il repensa à la raison, à la folie, qui l’avait poussé à répondre favorablement à cette invitation. Et à cause de sa naïveté, il avait tout perdu. Il avait perdu son ami, son amante. Ses convictions. Sa respiration devint si haletante que sa poitrine le faisait souffrir. Les doigts collés au révolver, il enfonça sa main de libre dans le sable jusqu’à ce que ses ongles sentent l’humidité le bloquer. Sa poitrine qui lui faisait si mal se déchaina. Ses poumons hurlèrent son agonie, ses cordes vocales sa détresse.

Une force innommable lui donna assez d’énergie pour soulever son torse et retrouver une position assise. La tête en arrière, ses yeux se perdirent droit devant lui. Le ciel n’avait pas changé. Tout était imperturbablement pareil. Les dents serrées, il se leva, sans lâcher le ciel des yeux. Son regard descendit lentement vers le large, et enfin, tomba sur Liam. Il n’avait pas trouvé le corps de Mikkel. Il ne l’avait pas cherché, à dire vrai. Mais à quoi bon. S’il n’était pas revenu, comme il l’avait promis, c’était qu’il avait lui aussi succombé à ce terrible jour. Ils étaient tous morts. Vaas devrait vivre avec. Il devra vivre à tout jamais avec ce sentiment de culpabilité horripilant qui résonnait en lui comme une cloche assourdissante hurlant « pourquoi moi, pourquoi moi ? » Il venait de tuer l’assassin. C’était lui, c’était forcément lui. Il ne restait plus que Liam, donc c’était forcément lui. Et il aurait voulu rentrer chez lui se délecter des atrocités qu’il avait commise… Pas tant que Vaas était là. Pas tant qu’il avait la possibilité de tous les venger. Comme avant. Comme lorsqu’il avait du pouvoir. Comme lorsqu’il agissait dans l’ombre pour servir le petit peuple comme lui, derrière son écran, derrière ses idées de monde meilleur. Cependant, il n’avait jamais imaginé que ça serait dans une situation comme celle-ci que son âme vengeresse se manifesterait. Mais y avait-il d’ailleurs meilleure situation que celle-ci ?

D’un pas lent, il tourna le dos au rivage. Qu’il devra bien faire face de nouveau lorsqu’il repartira. S’il pouvait repartir un jour. Sa main n’avait pas lâché l’arme. Son doigt frôlait précautionneusement la détente. Sa mâchoire était toujours collée depuis qu’il s’était relevé sur la plage. Dans le hall, Vaas s’arrêta. Il soupira longuement, tenta de réfléchir en fermant les yeux. Il se passa une main fébrile de son front jusqu’à l’arrière de sa nuque. Il songeait à prendre soin des corps. Ils étaient tous éparpillés un peu partout dans la demeure, certains étaient défigurés, mutilés… il songea à Mikkel dont il ne savait pas où il pouvait se trouver. Il pensa à Camillia, allongée, sans vie. Il songea ensuite aux autres morts, il essaya de remonter aux origines, à Rachael, à comment tout le monde a pensé à un tragique accident. Que ce n’était en réalité que le début de cette tragédie. Il tourna la tête vers le salon, machinalement. Ce qu’il vit lui donna la sensation que son cœur se détacha, déchira sa cage thoracique pour s’élancer dans les airs.

A l’extrémité de la table du salon, Aleksi se tenait impassible. Et surtout, vivant. Il l’avait vu, Vaas était certain de l’avoir vu, une aiguille plantée dans le cou. Non, il n’avait pas vérifié. Personne n’avait réellement vérifié s’il était bien mort. Cette aiguille aurait très bien pu contenir de l’eau. Les yeux exorbités, Vaas arracha ses pieds du plancher pour se diriger vers le survivant. « Espèce d’enfoiré… » Le doigt qui n’avait pas daigné lâché la détente se pressa davantage. Vaas leva l’arme et la pointa sur Aleksi. Il se tenait en face de lui, devant l'autre extrémité de la table. Il voulait hurler. Il voulait hurler sa rage et sa haine. Mais rien ne sortait à part un hoquet faiblard d’incompréhension. Il posa ses yeux sur les deux statuettes qui reposaient sur la table. Il se souvenait soudainement d’en avoir déjà vu auparavant. Le premier soir, lors de leur arrivée à tous. Mais en nombre plus important. Vaas ne comprenait pas. Il ne voulait pas comprendre. Il reposa son regard sur Aleksi sans même cligner. Vaas était bouillonnant de colère, un rictus apparent sur son front en était l'affreux témoin. Encore une fois, une force venue d’ailleurs réussi à extirper quelques mots de sa bouche, mais sans grand succès de formulation précise. « C’est toi qui a… qui les a tous... c'était toi ? » Et cette larme-ci, qui coulait le long de sa joue, il la sentait.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Mer 29 Juin - 20:07


La solitude dans la demeure. L’écho des pas sur le marbre a fini par se taire une fois les derniers occupants partis. Le hasard s’est invité dans une équation qui se voulait bien rôdée. L’imprévu qui menace de faire s’effondrer toute une machination. Et si personne ne revenait ? Si cette escapade imprévue devenait la fin de la comédie qui se joue sur cette île depuis plusieurs jours ? Le cœur qui s’emballe à cette seule pensée. Se dire que tout aura été vain, que le contrôle jusqu’à lors exercé sur les évènements ne nous appartient plus. Ne plus sentir l’adrénaline qui pulse sous la peau au rythme des corps qui tombent. Au même titre qu’une partie d’échec où aucun des deux joueurs refusent de baisser la garde, devoir redoubler d’ingéniosité pour éliminer l’adversaire. Et lire sur les visages l’horreur et la crainte. Cette peur sourde qui s’agrippe à tous les traits dès qu’il est question de la mort.  Ces mêmes traits qui se parent d’une étrange excitation lorsqu’il s’agit de donner la mort à quelqu’un. Une âme autre que la sienne. A la manière d’un château de cartes, ils se sont tous écroulés. Les uns après les autres, ces téméraires qui ont bien finit par trembler face à ce qui les attendait. Spectateur de la chute, rester dans l’ombre pour admirer le massacre, les nerfs qui se défont et se brisent à mesure que le sang glisse sur le sol. Dans l’ordre des choses, j’étais loin d’imaginer que les deux derniers pions restants seraient ceux qui viennent de quitter la demeure. Le ministre et l’ouvrir. Le duo de l’improbable. Et maintenant que je me retrouve seul dans cette immense salle à manger, les deux dernières statuettes posées sur le plateau d’argent, je m’interroge. Savoir lequel des deux reviendra pousser cette porte pour la dernière fois. M’inquiète, imaginant l’autre possibilité. L’absence de retour. Le vide en dernier recours, la solitude pour achever ce que j’ai commencé. La dernière ligne de cette comptine assassine. La mienne.

Les minutes se suivent et font monter l’impatience. Les doigts claquent contre le bois massif de la table, et le cœur frappe avec hargne contre les côtes. C’est au moment où je m’apprête à me lever pour quitter la pièce que la porte d’entrée claque. Les vibrations résonnent dans les fondations de la demeure, brisent le silence et l’écho se fait noyer par le bruit de pas qui se rapprochent. La fatigue sur le visage, c’est Vaas qui me fait alors face. Le revolver qui aura servi à assassiner Marcus, fermement emprisonné entre ses doigts. Ainsi donc, c’est Liam le perdant. Une belle métaphore pour illustrer la chute du Gouvernement. L’ébauche d’un sourire s’esquisse sur mes lèvres avant de disparaitre devant l’insulte. J’en fronce légèrement les sourcils, me renfrogne tout en croisant les bras sur mon torse. Le calme face à la colère, le regard rivé à celui de mon opposant. « - Tous non. Vu qu’il semblerait que tu te sois chargé de faire taire ce cher Ministre. Trop bavard, et suffisant, tu ne trouvais pas ? » La légèreté dans la voix pour faire offense à la gravité de la situation. J’agite la main, évasif comme pour chasser un nuisible. Effacer la présence du dernier à avoir été assassiné par une vulgaire comptine. Car au fond, c’est elle la meurtrière. Entre ses lignes se dissimule la mort.

« - Et toi, Vaas, tu es encore là. Le dernier survivant. » Le sarcasme dans une voix qui se fait de velours. Ronronne contre les cordes vocales, pour envelopper le dernier debout d’un semblant de chaleur. L’admiration d’un fou dans les pupilles, le dernier pion qui se doit de disparaître de l’échiquier pour remporter la partie.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Ven 1 Juil - 14:53



La réponse d’Aleksi le frappa comme une enclume qu’on lui aurait envoyé sur le crâne. Vaas s’était occupé de tuer le dernier des convives. Il avait tout calculé. Il avait tout manigancé. Avait-il prévu qu’il serait le dernier ? Est-ce que tout avait été élaboré de A à Z ? Ou avait-il tout improvisé selon le moment ? La légèreté qu’il faisait preuve dans ses propos ne faisait que renforcer la rage de Vaas. Son sarcasme lui laissait à penser qu’il s’attendait à le voir lui, comme il s’attendait à n’importe qui d’autre. Ça ne faisait qu’accentuer sa haine. Ils avaient réussi à rester souder pourtant, au début. A s’unir, à rester grouper. Mais l’horripilante vérité à frapper, ils étaient tous condamnés. Depuis le début, depuis la première mort, il avait tout prévu. Il avait prévu de tous les voir tomber comme des pions qu’il manipule. Il ne fit aucune remarque face à la mention du ministre. Si ce n’était qu’il serra dangereusement le revolver entre ses doigts, qu’il tenait toujours face à Aleksi. Il pourrait tout finir, en une seule détente. Il pourrait presser la détente et observer le front de l’homme qui lui fait face accueillir un magnifique trou sanguinolent qui éliminerait toute trace de vie de ce corps abject.

« Tu crois que c’est un jeu ? » La colère dans la voix de Vaas se faisait ressentir. Il ne contrôlait plus la rage qu’il contenait depuis ce qui lui semblait des temps immémoriaux. « Rassembler tout c’monde pour les buter, tu crois que c’est un PUTAIN D'JEU ?! » Il fallait en finir. Vaas s’approcha du meurtrier en ne le lâchant pas des yeux, toujours sans cligner, le bras levé entre les deux yeux de l’homme. Arrivé à la fin de se phrase, il colla l’arme sur le front d’Aleksi, prêt à arrêter cette folie. Attends, cria sa conscience au fond de ses tripes. Le tuer sans rien tirer de lui serait trop facile. Maintenant qu’il était à sa merci, il voulait des réponses. Même s’il feignait s’en moquer, des raisons pour lesquelles ils étaient tous morts maintenant, il lui fallait une réponse. Un brin de réponse. N’importe quoi de censé, ou même d’insensé à dire vrai. Il lui sera plus facile pour lui d’en finir avec lui. Bien qu’à cet instant, il n’avait plus rien qui le retenait. Il n’avait plus rien qui l’attache à cet endroit. Quand il rentrera il ne pourra plus reprendre ses habitudes. Rien ne sera comme avant. Il devra vivre avec la culpabilité d’avoir survécu à la folie d’un homme qui se divertissait à voir tomber ses congénères un par un. S’il arrivait à survivre. Si un miracle venait à le faire sortir d’ici. Peut-être que tout n’était pas encore fini. Peut-être qu’Aleksi l’attendait au tournant pour la dernière fois. S’il suivait sa logique maladive, l’un d’entre eux devrait mourir. Mais Vaas n’avait pas l’intention de laisser toutes ses morts impunis. Du moins, il se battrait jusqu’au bout. Et s’il devait lui aussi crever pour la cause de tous les autres, autant le faire avec du bruit. Et s’il pouvait l’emporter avec lui, ça serait une victoire.

« On sait comment ça va s’terminer. » C’est mon tour, se disait-il enfin. L’idée de s’en sortir vivant n’était plus envisageable. Ça le rendait à la fois malade mais aussi plus sûr de lui. Ne plus avoir peur de mourir rendait la situation plus claire. « Tues moi, et je t’emporterai avec moi. C’est ce que tu veux, non ? » Peu importait ce qu'il voulait. Il était prêt. Son regard était étrangement beaucoup moins hargneux que quelques secondes auparavant. Même s'il était toujours aussi sûr de lui. Vaas acceptait. Il ne se rendait pas. Mais il acceptait ce que le destin avait réservé pour lui. Il y avait peut-être en ce moment même un homme derrière lui pour le poignarder, peut-être que c’était Aleksi lui-même qui sortira l’arme d’une de ses poches. Vaas ne pouvait pas connaître la manière dont il allait quitter ce monde. Mais tant qu’il aura assez d’énergie pour agir, il le fera.

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MessageSujet: Re: And then there were none ϟ Event (Groupe I)   Ven 1 Juil - 20:31


La colère se devine dans les échos fatigués de la voix. Elle incendie les pupilles braquées aux miennes, et fait courir des frissons d’un contentement assassin. Caresser du bout des doigts la finalité d’une œuvre. La mise en scène qui s’approche alors de son acte final, quand tous les autres se sont déroulés à merveille. Une chose dérange. Cette absence soudaine de contrôle. Le canon du revolver qu’il n’a de cesse de pointer dans ma direction appose les lames d’un doute assassin. Etre le suivant quand tout avait été prévu pour que la dernière ligne soit la mienne. L’achèvement de l’œuvre dans l’étreinte du nœud coulant contre la gorge. La dernière scène, savamment préparée pendant l’absence de Vaas et de Liam. Je secoue lentement la tête, sans me départir de ce flegme polaire. Quand sous la peau l’adrénaline se rue, hurle et fracasse tout ce qui croise sa route. « - Ce n‘était pas un jeu. Seulement un moyen de rendre la justice. Nous sommes passés à travers ses mailles, de grossières erreurs de paperasse. » La main s’agite une nouvelle fois dans l’air et se repose doucement sur la table. La distance se brise dans un souffle, la menace de l’arme contre le front. Dans un geste de parfaite remisions, je lève les mains. Lentement et avec douceur, effaçant la brusquerie qui menace mes phalanges et me donne envie d’en finir maintenant. « - Mais je dois avouer que c’était plaisant d’admirer l’instinct de survie de l’être humain poussé à son extrême. » La moquerie contient une part de vérité. Une admiration étrange qui se développe uniquement lorsque l’on se tient devant un sujet d’étude affreusement passionnant. Ils ont été passionnants à admirer, à écouter.

« -  C’est ce qui est annoncé par la comptine. Une phrase chacun Vaas. Deux petits soldats s'assirent au soleil. L'un d'eux fut grillé et il  n'en resta donc plus qu'Un. La tienne. Quant à la mienne tout  est déjà en place. » Je désigne les étages du doigt, caresse le plafond du bout des cils avant de reposer mon regard sur l’ouvrier. « - Personne ne viendra nous chercher, personne ne sait où nous sommes. A moins de finir par mourir de faim, autant tout arrêter maintenant. » Sans précipitation, je me lève. La chaise racle le parquet luisant, s’éloigne dans un bruissement qui résonne dans les entrailles de la demeure vide. Un luxueux cimetière de renégats. Des déchets d’une société bonne à jeter. Les secondes dérivent, s’échouent sur le fond d’un sablier arrivant à sa fin. La patience en fin de course, les nerfs agissent avant la raison. D’une seule saccade, les phalanges s’agrippent au poignet de Vaas. Profitent de la surprise pour le tordre dans un sens contre nature, et presser la détente. Eclater le dernier restant de vie et projeter le corps à présent vide contre le plancher avec fracas. La dépouille du dernier survivant se noyant à présent dans son propre sang. Le pourpre dans ces nuances enivrantes qui se répand à un rythme fou. Dans une dernière inspiration, j’enjambe le corps, ne lui accorde plus le moins regard, il a perdu son intérêt pour moi. La légèreté dans le cœur, les escaliers sont montés et la porte de la chambre qui a été désigné comme la mienne à notre arrivée est poussée. Dévoile le crochet sortant du plafond, la corde qui y est retenu et la chaise se trouvant au-dessous. Nulle hésitation dans les gestes, le corps se hisse sur l’assise et les doigts glissent le nœud autour de la gorge. D’un mouvement du pied, la chaise se renverse, prive le corps de son appui. L’agonie dans l’asphyxie, l’absence de résistance face au funeste qui se dresse devant mes yeux vacillants.

Un petit soldat se trouva tout seul. Il alla se pendre et il n'en resta plus Aucun.

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