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 Death Sentence (Andreï)

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rirat bien qui rirat le dernier

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MessageSujet: Re: Death Sentence (Andreï)   Sam 25 Fév - 11:45

Death Sentence

Mikkel & Andreï

« T'es sinistre, papy, tu l'savais ? » J’hausse les épaules. S’il croit que je plaisante… « Ouais, et alors ? » Il soupire, moi aussi. «  Te vexe pas hein, j'te jure que ça aurait été un honneur de devenir comme toi. Mais malheureusement, j'ai aucun zombie parmi mes relations, dommage !» J’hausse à nouveau les épaules, en grognant un « Ca, c’est pas un problème… » qui ne vise à rien d’autre qu’à me laisser le dernier mot à ce sujet. Je ne sais même pas si ça a rompu le lien avec mon créateur et je n’ai aucune envie de tester, aucune envie de vérifier, aucune envie de me mettre même en position de savoir s’il y a encore des restes de soumission entre lui et moi, des restes d’ascendant. Je n’aime pas penser à cet homme qui est capable, juste pour me faire comprendre que je ne peux rien contre lui, de me forcer à égorger Colin ou à planter un poignard en argent dans l’abdomen de Mikkel juste pour le plaisir. Et après, c’est moi qui suis sinistre. J’ai été à bonne école niveau sinistre. Et bon cobaye aussi. Qu’il ne chougne pas, de toute manière tout ce qui est fait, est fait. Maintenant on n’a plus qu’à envisager la suite des événements, anticiper les merdes qui vont nous tomber sur la tronche, contempler celles qui sont déjà là, celles qu’on a déjà surmontées et faire de tout ça un magnifique musée pour scatophiles. Si ça se trouve, on gagnera de quoi rembourser nos créanciers. Sinistre et con. Et coupable, aussi. Notre situation pue et je parle d’expérience, suffisamment d’expériences pour me retrouver à lui balancer des aveux random que je n’avais vraiment pas prévus de dire un jour à voix haute.

Pourquoi est-ce que j’évite soigneusement de penser à mon créateur ? Parce qu’il est l’équivalent d’un croque-mitaine, parce que c’est un putain de connard psychopathe. Parce que je le hais de toute mon âme et que j’ai plus peur de lui que ce que je le hais, et que… C’est tout simplement l’homme que je hais et que je crains le plus au monde. Et on est bien dans la merde si le sorcier de Mikkel sort du même moule, est du même gabarit. Mais genre, vraiment. Pire qu’avant. Si on peut faire quelque chose contre le pouvoir que le créateur a sur sa créature ? J’ai l’impression que Mikkel découvre la vie et ça me tue. Ça me tue de ne pas avoir discuté de ça avec lui avant que ça devienne vraiment critique, ça me tue qu’il sache aussi peu de chose sur ce qu’il est et sur ce que ça implique, ça me tue qu’il soit encore moins capable que ce que je croyais, ça me tue de me rendre compte qu’en fait, je suis vraiment le seul à pouvoir mettre leur misère à des gus qui viendraient nous gonfler. Ça me tue aussi de voir que je vais devoir le protéger, aussi. Le protéger de lui, le protéger de moi, me protéger de lui, me protéger de moi… putain, je ne suis pas garde du corps, à la base, je ne suis qu’un connard et ça m’allait très bien jusque-là. Je soupire. Je suis plus un rat, j’en sais rien si Georg aura encore de l’influence. En revanche, si Mikkel recroise le mec qui l’a transformé… il a intérêt à courir. « Personne ne me bat jamais à la course, pas même un foutu sorcier vicelard et obsédé d'allégeances à la con ! » Je le fixe une fraction de seconde pour être sûr qu’il a bien compris qu’il peut plaisanter autant qu’il veut, qu’il peut faire de l’humour, se montrer désinvolte comme il peut, qu’il peut fermer les yeux autant qu’il veut… j’espère qu’il aura compris le principal. « Ils m'ont jamais rien dit là-dessus... et toi, à part grommeler de temps en temps entre tes dents, on peut pas dire que tu sois bavard. » J’hausse les épaules, histoire de faire un geste mais j’aurais pu rester immobile que les choses auraient été la même : c’est de ma faute, maintenant ? C’est de ma faute. Okay. « Y’a des choses qui donnent pas envie d’être bavard. » C’est tout ce que je trouve à rajouter, histoire qu’il comprenne bien que je n’ai justement pas envie, pour le moment, d’aller plus loin sur le sujet.

Mikkel est le Ievseï encore en vie qui se rapproche le plus de moi. Qui me comprend le mieux. Que je comprends le mieux. Le problème, c’est que ce n’est pas pour autant qu’on se comprend à la perfection non plus et là…, là je sens bien qu’on touche à nos limites. Il n’a peut-être pas eu une vie toute tranquille et toute rose jusque-là, mais elle n’a rien à voir avec celle que j’ai pu vivre et en partant de ce postulat… le meurtre ne fait pas partie de son quotidien. La soumission non plus. La torture encore moins. Et le danger de mort, j’imagine que jusqu’à 2012, il n’était pas non plus des plus présents. Mais maintenant… putain, maintenant faudrait que lui, que Roman, que Colin et Lizzie dans la mesure du possible, se rangent à mon niveau de violence et de paranoïa. Parce que plus ça va, moins le monde n’a de règle. Plus ça va, plus nous sommes enveloppés de chaos. Plus ça va… plus je risque de recroiser un Georg encore en vie. Et cette pensée, maintenue en laisse jusque-là, commence à sérieusement m’obséder. Y compris le danger que ça implique. Pour tout le monde. « Ouais, j'ai bien compris que ces mecs-là sont des sales raclures, j'vais gérer le mien t'inquiète. Et sinon, t'en as encore d'autres des prédictions de merde comme ça, Nostradamus ? T'es foutrement en forme ce soir, j'suis épaté. A croire que t'as des actions dans les usines de cordes à potence ! Alors j'sais pas si c'est ça ou si t'as bouffé du pessimisme concentré mais j'ai pas spécialement envie de me laisser gagner par ta morosité. On va trouver des solutions, voilà ce qu'on va faire.» Trouver des solutions… si seulement… En revanche, il n’a pas tort, à m’entendre, on n’a qu’une envie : me pendre ou se pendre. Et je vais pas dire que ça ne me ressemble pas… mais… « Désolé Mikky, c’est juste que… ça m’a foutu les j’tons cette histoire, et aussi étonnant que ça puisse paraître, j’ai vraiment la trouille d’être incapable de lui résister et de vous faire du mal. » Dans quelques secondes, si je continue sur cette voie, on va sortir les violons mais… et rien du tout, on les jettera au feu pour se réchauffer ou faire brûler les cadavres qu’on se traîne.

Parce que nous sommes les Ievseï, et qu’on n’est pas romantique, on n’est pas niais, on a la peau dure et lorsqu’on nous frappe, on se relève. Lorsqu’on nous tue, on survit. Lorsqu’on nous tabasse, on crache. Et on se relève. Encore. Toujours. Un clan Ievseï. L’idée se tient. L’idée me tente, moi qui ai toujours voulu avoir une famille. On est déjà un clan. On partage déjà le sang, le sang des connards, le sang des salauds, le sang des Ievseï. « Le clan Ievseï... t'y penses sérieusement ? » Oui. Oui, j’y pense sérieusement. Je prends une pause, j’organise mes pensées. Bien sûr que je veux le pousser à bout, parce qu’on m’a appris qu’il faut jeter un mec au fond du trou pour qu’il comprenne ce qu’il vaut, pour qu’il remonte et se découvre. C’est pas en étant dorloté qu’on grandit, c’est en étant jeté dans une fosse. « Sans blague. » Je soupire avant de poursuivre, en balayant ses interventions d’un geste de la main. En les ignorant. Comme Georg ignorait les miennes. Je soupire avant de poursuivre, plus sérieux que jamais. Plus adulte, quelque part, que jamais. Je suis pas un grand-père totalement conventionnel, je suis même loin d’être un père. Mais un protecteur, ça, je peux vaguement apprendre à l’être. Et il va falloir que Mikky apprenne aussi. « Je confirme : t'es le roi des crevards. Mais... t'as raison. Mouais... c'est sûr que ça va péter tôt ou tard, j'suis conscient de ça. » Mes yeux clairs se plongent dans les siens. Bien sûr que j’ai raison. Mais c’est rassurant de l’entendre me dire qu’il le sait. «Putain. Ça ne me plaît carrément pas de leur en parler, c'est rien de le dire. En plus, je sais déjà que la réaction ne serait pas très belle à voir. Si ça se trouve, Roman va juste nous foutre dehors, ça lui ressemblerait assez. Quant aux gamins... bah mais même s'ils sont au courant, que veux-tu qu'ils foutent ? Tu voudrais faire quoi, les entraîner au combat ? Leur apprendre à se servir d'une arme ? » Les entraîner au combat ? « Ce serait un début, ouais. Dans l’idéal, leur apprendre surtout à réagir. Dans un combat, ce sont les premiers secondes qui sont les plus importantes. » De toute manière, il faudrait des mois voire des années pour qu’ils arrivent à s’en sortir face à la rapidité d’un Daybreaker ou d’un métamorphe. Mais ce serait déjà bien qu’ils sachent tirer dans la tête d’un mec si l’occasion se présente ou ne pas se figer lorsqu’on les menace avec un couteau. «  Qu'est-ce que t'as dit à Roman jusqu'ici exactement ? De mon côté, il sait pas grand-chose... On a eu une petite conversation y'a quelques semaines et il se doute que j'suis dans la merde mais il imagine pas à quel point. J'lui ai dit que j'étais au courant, pour lui... » Je fronce les sourcils. Trop de questions, trop de sous-entendus, et moi qui n’arrive pas à en suivre la moitié. « Au courant de quoi ? » Trop de choses que je ne sais pas sur mon propre môme, ça pue. « Nan c’est bon laisse tomber. Il sait pas grand-chose non plus. Il sait que je traîne dans des trucs plus que louches, il sait aussi que j’ai toujours gagné ma vie en abattant des mecs, donc bon… mais j’crois pas qu’il ait compris que ce je fais impactera forcément tout le monde. D’une façon ou d’une autre… » Ou alors je ne veux pas qu’il ait compris ça… parce que ça impliquerait, d’une certaine manière, de le décevoir encore plus que maintenant, et ça… je ne pensais pas ça possible jusque-là. Jusque-là. Jusqu’à aujourd’hui. C’est con, n’empêche, de voir à quel point oublier de tuer un mec ça peut foutre dans la merde. C’est con et c’est sacrément injuste aussi. « Si tu veux qu'on s'organise, il va d'abord falloir passer par la phase confession et ça risque de chier salement. Mais okay, on peut courir le risque et voir si la possibilité d'un clan Ievseï est faisable. »

Je garde le silence. Pour le moment. Pendant un instant. Ca risque de chier salement. Ouais. Je déglutis. Comme si j’ouvrais les yeux pour la première fois. Roman va nous foutre à la porte. Il va me foutre à la porte, du moins ; je doute qu’il en soit sincèrement capable pour son fils. « Je peux lui dire, si tu veux. De toute manière, je suis pas con, y’a rien à sauver entre ton père et moi. J’ai quarante ans de retard. En revanche, je m’en voudrais que tu sois soufflé par l’explosion du clan Ievseï. » Je soupire. Encore. Nous aurons passé notre soirée à soupirer. Je soupire en me levant. « Si tu veux, j’vais lui en parler. Et t’entraîner. J’étais un rat, mais l’un des meilleur dans mon boulot. Et je vais vous dégotter des flingues, aussi. A moins que tu préfères un poignard, c’est pratique aussi et vu ton gabarit, tu serais du genre à kiffer les coups sournois que tu plantes dans la jugulaire. Tu peux en parler à Colin et Lizzie, moi je m’occupe de Roman. » Je me gratte la tête, avant de considérer mes fringues, les tâches de sang qui sont les dernières traces des plaies par balle. « Mais avant ça, faut que j’aille laisser un message à l’attention de tes agresseurs. » Comme une balle entre les deux yeux ou le petit orteil d’un de ses rejetons pour faire dans l’original. Je pioche dans ma poche un billet que je lui tends. « Termine ma bière, provoque personne, et souviens toi : si tu croises ton créateur, tu fais pas ton héros, tu cours. » Et c’est un ordre. « Tu sauras être sage ? »

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MessageSujet: Re: Death Sentence (Andreï)   Lun 6 Mar - 21:04


« Death Sentence »

Andreï & Mikkel
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J'avais roulé des yeux à sa répartie. Non, bah non, il y avait des choses qui ne donnaient pas envie d'être bavard, il avait sûrement raison. C'était moi qui étais stupide de chercher à discuter, à comprendre ce qui se tramait dans son foutu crâne, à tenter de décrypter ses bougonnements et ses allusions. Pourquoi se faire des confidences après tout ? Ben non hein, mieux valait tout garder pour soi bien-sûr, enfouir nos souvenirs difficiles et nos précieux secrets pour que personne capte jamais rien et qu'on reste toujours dans le flou ! Ne jamais rien partager, surtout pas ! Chacun pour soi, putain ! Je sentais l'énervement poindre alors que mon pied se balançait de plus en plus nerveusement sous la table. Quelle soirée de merde. Il s'excusait maintenant ? Euh non mais sérieusement ? J'arquai un sourcil interrogatif, incertain qu'il ne soit pas à nouveau en train de se foutre de moi, son petit-fils faiblard qu'il fallait constamment dorloter. Genre, papy gâteau a les jetons. Mon cul. « Nan mais t'excuse pas en plus, c'est bon. Tu veux m'faire chialer ?» Qu'il essaie de tempérer, d'adoucir les angles en me jetant sa trouille au visage, ça n'en était que plus flippant.

La perspective d'entraîner Lizzie et Colin à réagir en cas d'attaque me semblait surréaliste. De toutes les manières, comment on pouvait espérer avoir une chance en tant qu'humain contre une saleté de voleur d'énergie dans son genre ? J'aurais sans doute dû lui poser la question mais je connaissais déjà trop bien la réponse : il n'y en avait pas. Pas de possibilité de survie, aucune chance, nada, que dalle. Plus je l'écoutais parler, plus je me rendais compte qu'on fonçait droit dans un mur. Finalement, la meilleure solution serait peut-être de nous tuer lui et moi, non ? A défaut de nous foutre dehors, mon père ferait mieux d'utiliser ses pouvoirs de sorcier pour nous virer carrément de la surface de la terre. J'en étais à imaginer ma propre mort, sinistre et sanglante au possible quand je saisis son air surpris à l'évocation de Roman. Donc, il n'était pas au courant de son statut. De mieux en mieux. Je levais la main d'un geste dérisoire pour lui signifier que je laissais tomber en effet. Au point où on en était dans les secrets, j'allais pas briser celui de Roman, il se ferait peut-être un plaisir de l'annoncer lui-même à Andreï un beau jour. Ou jamais ! J'esquissai un sourire sarcastique, hochant la tête en l'écoutant me répondre. J'avais l'impression d'être une marionnette débile qui acquiesçait d'un mouvement saccadé du menton comme un automate à toutes les paroles moroses, un véritable cinglé tiens. « Génial, ce sera une grande surprise du coup, ça va être explosif. » Le mot était faible...

Les soupirs de mon grand père se multipliaient un peu trop et je me frottai le front nerveusement, accablé et désarmé par toutes ces foutues décisions à prendre. Les mots suivants d'Andreï me firent froncer les sourcils avec incertitude, levant les yeux vers lui alors qu'il se relevait. Sa façon de m'annoncer qu'il se chargeait de parler à Roman sonnait comme une sentence morbide qui me fit frisonner. Je me mordis les lèvres en le fixant avec hésitation, ne sachant trop que dire. Clairement, une conversation de ce type entre eux n'arrangeraient pas leurs relations déjà bien fragiles, c'était une évidence. De là à dire qu'il n'y avait plus rien à sauver... J'avais envie de le détromper, d'opposer un peu plus d'optimisme à ces condamnations démoralisantes. Si le clan Ievseï explosait comme il le disait, comment on pourrait espérer se serrer les coudes contre l'ennemi ? « Hé attend... j'croyais qu'on devait former une mafia, tu vas pas faire tout sauter tout de suite, merde. Pars pas avec ces idées là dans le crâne. » J'hésitais un moment, ne sachant s'il ne vaudrait pas mieux que j'annonce les choses à mon père moi-même à sa place. Pourtant, la simple idée de le faire me tordait les entrailles de trouille et je me sentais incapable de le lui proposer. Mes propres relations avec mon père n'étaient déjà pas terribles mais alors là... Comment j'oserais lui parler ? C'était juste impossible à imaginer.

Pendant que j'hésitais, me torturant tout seul, il enchaînait déjà, me parlant d’entraînement et de ses foutues armes, ce qui me troubla dans mon raisonnement au point de le dévisager et de rester quelques secondes le visage prostré. « Putain. » Les coups sournois ? Je secouai la tête, interloqué avant de relâcher un ricanement cynique. « Ben tiens. J'adore tellement l'image que t'as de moi, papy, sérieux tu m'fais rêver là. » Non mais quel sale con celui là. Je ne savais pas si je devrais rire ou m'énerver mais de toute façon, j'en avais rien à foutre au final. Au point où j'en étais. Je haussai les épaules. « Mouais, j'ai pas besoin d'entrainement pour la sournoiserie, va. M'enfin pour Roman... essaie de lui annoncer en douceur, okay ? Fais pas ton rat. Enfin t'sais bien quoi. » Ne sois pas toi-même pour une fois. Chose dont je doutais fortement que mon grand-père soit capable.

J'attrapai néanmoins le billet qu'il me tendait pour l'empocher dans un soupir. Il aurait pu m'en filer deux pour la peine, bordel, quel radin. Une moue tordit mes lèvres dans un regard évasif, sans rien rétorquer à ses projets immédiats. Il n'avait pas encore assez de sang sur les mains pour ce soir ? Je me demandais toujours comment il faisait pour butter des gens sans même prendre le temps d'y penser... Mais j'imaginais qu'il savait ce qu'il faisait et que nos ennemis devaient se prendre un retour de bâton sans trop tarder. Dans un vague hochement de tête, je me laissai retomber contre le dossier de ma chaise, les muscles noués et l'esprit en ébullition. Sage moi ? J'avais juste envie de chialer pour de bon. Dans un sourire provocateur, je ramassais sa bière pour trinquer vers lui, mon majeur gauche chaleureusement pointé dans sa direction. Fuck you Andy. « Au pire, tu viendras ramasser les morceaux du héros tombé au combat Laissant retomber mon bras, j'ajoutai plus doucement dans un souffle en le laissant partir. « Fais gaffe à toi. » Nous en resterions là pour cette fois. Et si je ne dormirais sans doute pas avant plusieurs heures, je me ferai offrir d'autres bières par le premier bienfaiteur venu jusqu'à noyer ma trouille et mes doutes. Jusqu'à m'assommer et m'endormir comme une masse en rentrant à l'appartement. Je parlerai à Lizzie et Colin plus tard. Plus tard.




FIN DE TOPIC




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Death Sentence (Andreï)

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