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 Ils courent, ils courent les furets • Liam&Perséphone

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Ils courent, ils courent les furets • Liam&Perséphone   Lun 27 Juin - 14:24


Liam&Perséphone
 





Le pot du Gouvernement. Déjà ça sonnait très mal et en plus je n'en voyais pas vraiment l'intérêt. Pourquoi inviter tous les membres travaillant à la solde du Gouvernement au fameux combo des doubles D, j'ai nommé : Drink et Discours ? Bien entendu, il y avait aussi les immanquables PF, petits fours. Et dans la foule, on trouvait forcément 90% de PVSPBSFVEAPMEBAO. Comprendre : les Personnes Venues Seulement Pour Bien Se Faire Voire Et Aussi Pour Manger Et Boire A l'Oeil. Le reste, c'était les organisateurs.
Alors oui, évidemment il était impensable de ne pas venir. Bon, personnellement j'y avais pensé l'espace d'un instant, mais loin de moi l'envie qu'on me retrouve pendue sur place publique avec un ''rebelle'' gravé sur le front.
Quoi qu'il en soit, tout ça ne devait surement être qu'une énième propagande pour montrer qu'au Gouvernement on était bien logé, alors qu'à leur ''pot'', ils osaient nous servir du champomy ! Oui, parce que que quand j'étais rentrée dans la gigantesque salle de réception, j'avais immédiatement repéré la fontaine à boisson qui trônait au centre de la salle. D'ailleurs, pour ainsi dire, je n'avais vu que ça. Difficile aussi de ne pas remarquer cette énorme pièce montée faite de magnifiques verres débordants de liquide à bulles. Intriguée, j'avais alors tourné autour pendant quelques minutes pour ne pas éveiller les soupçons tout en serrant quelques mains un peu au hasard, puis je m'étais emparée d'une des coupes.
COMMENT AVAIS-JE SEULEMENT PU CROIRE UN INSTANT QUE CA POUVAIT ETRE DU CHAMPAGNE ??? Bien sûr que c'était du jus-de-pommes à bulles ! Ici ils était tous aussi faux que la boisson qu'ils servaient ! Mais en vrai, je m'en foutais puisqu'ils me payaient...
Résignée, mon verre à la main, je décidai de passer le temps en dévisageant les personnes qui m'entouraient. J'aurais de toute manière l'occasion de détailler la pièce des yeux pendant le discours. J'aurais peut-être même le temps de compter tous les carreaux du carrelage de la pièce si je me plaçais tout au fond...
Il y avait bien trop de visages que je ne connaissais pas... En réalité, il y en avait peut-être deux ou trois qui me disaient quelque chose. Après tout, j'étais encore nouvelle ici, ça ne faisait qu'un an bientôt et il était rare que je quitte mon laboratoire. Et autant dire que ce n'était pas l'ambiance faussement conviviale et la boisson sans alcool qui allaient me rapprocher de quelqu'un aujourd'hui.
Un tintement retentit dans la salle suivit d'un ''Votre attention s'il vous plait''. Honnêtement, je ne savais pas ce qui me donnait le plus envie de rire entre le fait qu'on utilise toujours la technique ''je tape sur mon verre'' pour obtenir l'attention, ou l'utilisation de ''s'il vous plait'', comme si on avait le choix...
Comme prévu,  je me plaçai au fond, histoire d'enrichir ma culture générale.
Au début du discours, j'étais à 53 carreaux entiers et 24 demis quand je commençai à ressentir comme un vertige. Pensant que c'était peut-être l'absence de sucre dans mon corps comme je n'avais rien avalé depuis un bon bout de temps, je vidai mon verre d'une traite avant de m'en débarrasser en le déposant sur une table près de moi.
A 346 carreaux, le malaise était plus fort encore et je vis distraitement quelques personnes prendre d'un pas rapide la direction de la grande porte.
A 479 carreaux, je prenais moi aussi rapidement la sortie. Mon corps entier tremblait, ma vision était flou et toutes mes idées s'entrechoquaient. Je savais qu'il y avait d'autres personnes près de moi, je sentais vaguement qu'il y avait comme un mouvement de panique, mais j'étais dans un rêve, avançant sans vraiment m'en rendre compte, parce qu'au fond je sentais qu'il fallait que je continue à avancer. Il me semblait que j'entendais des gens crier. Je ne sentais plus rien à part une grande fatigue. C'était tout ce que je savais. Mon champ de vision s'était réduit et je ne voyais que par intermittence, comme si quelqu'un s'amusant à éteindre et allumer la lumière dans ma tête.
Puis soudain, je me retrouvais à pousser une porte. Il y avait un homme allongé sur le carrelage glacé. Je me laissai tomber à côté de lui. Peut-être qu'il était mort, je ne le connaissais même pas. J'avais sommeil. Je crois que j'étais dans les toilettes des hommes.


Un cri. Un choeur de cris même, déchirant, horrible. Des personnes horrifiées qui hurlent à la mort et qui se rapprochaient... Puis un énorme fracas. Je me réveillai en sursaut comme souvent quand je passais une sale nuit pleine de ces cauchemars répugnants dans lesquels je voyais ma sœur. Mais là, pas de cauchemars à mon actif et surtout, ce n'était pas dans ma chambre que je me trouvais ! Je me redressai d'un bond, prête à attaquer, tel un kangourou sauvage.
Autour de moi, une grande salle, immense même et totalement inconnue. Il y avait des miroirs partout et de grandes tables qui semblaient attendre d'être dressées. On aurait dit une salle de bal. Une vieille salle de bal comme je n'en avais jamais vues en vrai. D'autant plus à couper le souffle comme je n'avais aucune idée de comment ni pourquoi je m'étais retrouvée ici.
Je me souvenais du Gouvernement, puis du vertige et d'avoir couru... Et puis plus rien. Peut-être que...
Une musique de jazz semblant surgir de derrière moi me fit sursauter. C'est en faisant volte-face avec une grande difficulté que je remarquai soudain que je portais une robe. Une magnifique robe bleue avec un corsage et une énorme jupon à cerceau. Ma parole je devais ressembler à Alice !
Et comment diable avais-je réussis à me redresser si rapidement alors que maintenant, tourner sur moi même était une épreuve de survie ?
Rapidement, je me désintéressai de ma tenue pour chercher la source de la musique. Là bas, sur l'estrade, c'était cette vieille radio qui chantait...
Tout cela était encore plus bizarre que d'avoir une seconde personnalité qui vit au fond de sa tête. D'ailleurs où était-elle celle là ? J'espérais que j'avais réussis à la noyer avec le jus de pommes...
Soudain, un mouvement attira mon attention. Je me tournai un peu plus vivement qu'avant, commençant à comprendre comment cette torture de vêtement fonctionnait. Là bas, dans un coin tapissé de miroir il y avait un homme. Bien, et j'imaginais que c'était mon lapin blanc lui alors.
Prudemment, je me rapprochai. J'avais vu assez de films d'horreur pour savoir ce qui était à dire ou non dans ce genre de situation... Et pourtant, je choisis la réplique de la victime numéro 6. Comme quoi...

- Monsieur ? Vous allez bien ?

Aller, vas-y Perséphone, vas te faire tuer par le lapin blanc dans une salle de bal inconnue en plein milieu d'un endroit inconnu. Après tout, ce n'est qu'un rêve n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Ils courent, ils courent les furets • Liam&Perséphone   Sam 30 Juil - 6:16

Assis dans mon bureau, je regarde le temps qui passe et ne rêve que d'une chose, rentrer chez moi. Seul problème, ma merveilleuse Elaine vient de me rappeler que ce soir, pas question de prendre une douche en paix et d'avoir le repos que je veux. Non, ce soir c'est douche en deux-deux, costard qui en jette et sourire à paillettes. Un énième pot du gouvernement et aucune excuse pour le louper. Je souris à la simple idée d'y aller. Du grand n'importe quoi. Même si, une part de moi se dit qu'un truc si bien organisé, loin du bâtiment, va permettre à mon jumeau de faire une apparition dans mon bureau.

Il est loin tout en étant prêt. Et j'en suis étrangement rassuré. Je soupire, range vaguement mes affaires et fait les allers-retours avant de me trouver dans une salle bien trop décorée entouré de gens bien trop pompeux. À peine arrivé que je suis déjà agacé de cette mascarade. C'est quand même fou, d'avoir choisi de maintenir ces pseudo-événements, comme si tout était normal et qu'on pouvait boire dans des flûtes du champagne sans alcool. Le monde parfait, à n'en pas douter. Je m'éloigne de la foule après des poignées de mains qui me répugnent, après mon devoir largement fait. Appuyé contre un mur, flûte de je-ne-sais-quoi dans les doigts, je soupire et observe ce joli mensonge. Accompagné de rires et de belles tenues. N'importe quoi.

Vraiment, n'importe quoi. Vint le temps des discours, des applaudissements. Quel monde merveilleux, l'abruti s'autorise quelques blagues et ses compères rigolent poliment. C'est pire qu'un film de série z tout ça. Le combo entier ferait rire les plus mauvais acteurs tellement tout cela est du grand n'importe quoi. Mais c'est un joli n'importe quoi, alors on sourit, et on fait semblant d'y croire. C'est bon pour les affaires paraît-il. Je me tape deux-trois conversations, des verres de truc à bulles et vois la soirée défilée comme au moins le nombre d'années qui composent ma vie. Et ça commence à faire. Mais c'est mon devoir. J'ai choisi cette vie, j'ai choisi d'encaisser le faux. J'ai choisi d'en faire parti et de sourire avec le sang frais encore sur les mains.

J'ai été con, quand même. Et un clignement d’œil, un seul seulement, et le monde change. Ma lassitude, ma fatigue et sans doute le truc à bulles ridicule, allez savoir, le tout me rend nauséeux. Presque à avoir le vertige. Je me frotte les tempes, m'éloigne doucement alors que le monde me semble déjà loin, que mes oreilles sifflent et que tout ce qui m'entoure n'est plus qu'une vague ombre incertaine. Un soupir. Et un bruit sourd, violent. Un cri massif. Un regard vif vers ce dernier et plus rien. Le trou noir. Je ne sais pas ce qu'il se passe. Je comprends encore moins ce dont il est question. Mais c'était sans doute rien, un mauvais rêve. Un rêve stupide. Que toute cette connerie prenne fin.

Si seulement, si seulement. Je me réveille doucement, pâteux, encore usé de la soirée d'hier soir. D'un œil à demi-clos je soupire, passe une main sur mon visage pour constater que je suis encore dans mon costume. Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Je referme les yeux, pense être dans un demi-rêve avant d'entendre du bruit autour de moi. J'arque un sourcil, léger, me demande ce que c'est encore que ce cinéma avant de me redresser sur mes deux bras et constater que mon costume est sans doute bien plus neuf que celui que je portais la veille. Du moins, je suis certain que ce n'est pas le même.

« Qu'est ce que... » je ne finis même pas ma phrase, cherchant à me redresser afin de comprendre où je suis. Et surtout, surtout de faire cesser cette musique qui m'éclate les oreilles. Et sans avoir pu la voir arriver, trop dans les vapes et dans l'incompréhension totale, c'est une demoiselle drôlement bien habillée qui me fait face. Je la regarde, finis par me relever, arrive à sa hauteur – à quelques centimètres près, avant de réaliser qu'elle m'a parlé mais que je n'ai absolument rien écouté. D'une voix rocailleuse, celle des lendemains de cuite, qui ne sont plus sensés être d'actualité, je lui dis finalement.

« Pardon quoi ? », utile, très utile. Je l'observe une seconde, elle et sa robe qui semble tout droit sortie de l'ancien temps, avant de finalement jeter un œil sur la salle et réaliser que je n'ai pas la moindre idée de l'endroit dans lequel on se trouve. Relevant mes bras au dessus de mon visage, cherchant une logique et oubliant la fille un instant je m'autorise un merveilleux. « Putain, mais c'est quoi ce bordel... »

Réalisant ma grossièreté et surtout le fait que je n'étais pas seul, je me tourne à nouveau vers la demoiselle dont je ne sais rien, si ce n'est qu'elle a l'air tout aussi perdue que moi et m'adresse finalement à elle. « Je suis désolé, c'est simplement que je n'ai pas la moindre idée de ce que je fais ici. Ni même d'où nous sommes, d'ailleurs. Et je sais encore moins à qui ce costume appartient, parce qu'aux dernières nouvelles, il n'est pas à moi. »

Je marque une pause, admirant cette beauté du lieu avant de reprendre. « Et aussi belle soit la pièce, la blague n'est pas drôle. Je n'étais déjà pas ravi de participer à ce pot hier soir, si c'est pour me retrouver je ne sais où, c'est plus la peine. » Réalisant alors que je n'ai ni demandé son nom, ni même ne me suis présenté, j'affiche un air désolé avant de reprendre. « Pardon, j'en oublie mes manières. Je m'appelle Liam, Wiggins. Et vous ? Vous savez ce qu'on fait là ? Vous allez bien ? »

Je tends stupidement la main, avant de la relâcher, réflexe idiot de ministre pour se présenter. Mais j'espère vraiment qu'elle en sait plus que moi, et d'un froncement de sourcil j'ajoute. « Vous savez d'où vient cette musique ? Elle m'explose les tympans. »

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MessageSujet: Re: Ils courent, ils courent les furets • Liam&Perséphone   Lun 1 Aoû - 0:38


Liam&Perséphone
 




Cet homme m'était totalement inconnu. Mais en tout cas il semblait tout aussi drôlement habillé que moi. Peut-être venait-il du même endroit que moi : un magasin de farces et attrapes surement.

« Pardon quoi ? Putain, mais c'est quoi ce bordel... »


Il s'était levé. Au moins il avait lui aussi l'air désorienté, ça me faisait me sentir moins seule dans mon délire...

« Je suis désolé, c'est simplement que je n'ai pas la moindre idée de ce que je fais ici. Ni même d'où nous sommes, d'ailleurs. Et je sais encore moins à qui ce costume appartient, parce qu'aux dernières nouvelles, il n'est pas à moi. »

Je souris parce qu'honnêtement, il venait d'exprimer exactement le fond de ma pensée.

« Et aussi belle soit la pièce, la blague n'est pas drôle. Je n'étais déjà pas ravi de participer à ce pot hier soir, si c'est pour me retrouver je ne sais où, c'est plus la peine. »

Ah, donc il était bien au même endroit que moi ! A moins qu'un autre pot ait été organisé ailleurs... Dans un monde parallèle par exemple. Mais, pourquoi était-il aussi sûr que c'était la veille au soir, nous nous étions peut-être qu'endormis une heure ou deux... Un bien une décennie ou deux...

- Au moins on aura échappé à l'intégralité du discours.

Merde. A peine avais-je fini de penser ma phrase que je me rendis compte que je l'avais dite et non pensée. Si seulement j'avais pu me mordre fortement la main sans que ça paraisse plus étrange encore que cette situation, je l'aurais fait !

- Oh, pardon, vous n'êtes pas un des organisateurs n'est-ce pas ? Ou celui qui a fait le discours ?

Forcément, je ne l'avais pas regardé plus d'un dixième de secondes notre orateur, j'étais bien trop occupée à compter les carreaux, assoiffée de connaissance que j'étais !

« Pardon, j'en oublie mes manières. Je m'appelle Liam, Wiggins. Et vous ? Vous savez ce qu'on fait là ? Vous allez bien ? »

Liam Wiggins... Ca ne me disait rien du tout. Ca aurait peut-être du... Est-ce que ça aurait du ? Etais-je sensé prendre un air apeuré ? Ou bien un air impressionné ? Admirateur ? Amoureux ? Triste ? Dans le doute je choisis de ne rien exprimer d'autre que la même courtoisie que j'aurais utilisé en rencontrant n'importe qui de totalement inconnu au bataillon dans un contexte des plus banal de rencontre. Bon en plus ça faisait beaucoup de questions à la fois : il fallait que je me concentre.

- Diane Blackwood. Je n'en ai aucune idée. Je crois que je vais bien. Et vous, vous allez bien ?

Trois questions, trois réponses et une question en bonus, c'était pour moi, ça me faisait plaisir.
L'homme face à moi tendis la main avant de la rabaisser quasiment aussitôt, ne me laissant même pas le loisir de faire de même. Mais il avait certainement raison : le contexte prêtait sûrement plutôt à une courbette ou à une révérence plutôt qu'à une poignée de main.

- A vrai dire, je ne sais pas non plus où l'on est. Mais si c'est le Gouvernement, il faut vraiment que je revois mes connaissances là dessus !

Bon, là je faisais la fille qui connaissait le Gouvernement comme sa poche alors qu'en réalité... Non, pas du tout.

« Vous savez d'où vient cette musique ? Elle m'explose les tympans. »

- Ca vient de la vieille radio là-bas.

J'indiquai l'estrade d'un signe de tête. Puis après un regard circulaire je rajoutai :

- Et du piano là bas qui joue tout seul.

Je m'arrêtai net. Qu'est-ce que je venais de dire là ?

- Le piano joue tout seul...

Oui c'était ça que je venais de dire !
Je me retournai cette fois-ci avec plus de prudence qu'avant - comme si j'avais peur que le piano me saute maintenant à la gorge – pour confirmer ma vision d'un instant.

- Dites, je ne suis pas la seule à le voir jouer, pas vrai ?

Au moment où je me retournai pour faire à nouveau face à l'homme, un mouvement rapide attira mon regard. Là, tout près de lui, dans le miroir il y avait une femme. En réalité, dans le reflet du grand miroir elle était plus proche de moi que de Liam. Elle portait comme moi une longue robe de bal et un masque vénitien et quand elle s'éloigna en dansant, je sentis un coup de vent comme si elle s'était réellement tenue à côté de moi l'espace d'un instant.
Mon regard eu du mal à se focaliser à nouveau sur l'homme.

- Peu importe où nous sommes, je crois qu'il faut que nous partions d'ici. Et vite !

Au même moment où je finissais ma phrase, je fus bousculée. Pas comme le souffle m'avait intérieurement bousculée avant, maintenant j'avais réellement été poussée, clairement, mais toujours par quelque chose d'invisible. Pourtant, j'aurais pu parier que je venais de recevoir un coup de coude.
Mes yeux écarquillés se tournèrent une fois de plus vers le beau brun (parce que oui, il était fort charmant), une fois encore pour vérifier qu'il venait de voir la même chose que moi j'avais senti.  

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MessageSujet: Re: Ils courent, ils courent les furets • Liam&Perséphone   Mar 9 Aoû - 0:25

Agacé, je tourne en rond. J'observe sans observer et j'écoute sans écouter. Les remarques sur la qualité du pot du gouvernement de la veille ne m'atteigne pas, je n'y réagis même pas. Je passe au dessus, obsédé par cette musique invivable. La demoiselle, elle, pourtant, fait l'effort d'être rationnelle. Elle parle calmement, répond aux questions et même mieux que ça, elle semble chercher des semblants de solution. J'arque un sourcil à sa remarque sur les bâtiments du gouvernement tout en restant trop centré sur cette musique incessante.

La question finit par passer mes lèvres, parce que plus vite on l'arrête, plus vite j'écoute ce qu'elle a pu dire et plus vite on avance. Et si déjà, j'étais pas ravi de faire partie de leur petite sauterie, la plaisanterie dans laquelle on est ne me dit rien de bien bon. Je regarde la direction qu'elle pointe et observe ladite radio d'un œil curieux. Qui, franchement, a pu faire cette mise en scène macabre ? Quel est le but ? D'autant que, connaissant tous les hauts placés du gouvernement, je sais qu'elle n'en fait pas partie, alors pour un coup d'état c'est moyen. Je soupire, me passe une main sur le front alors que la blonde poursuit. Je relève la tête vers elle, surpris. « Quoi ? », elle se répète, je suis tenté d'en faire autant mais me ravise.

Prêt à m'avancer vers le piano farceur pour en savoir plus, je sens le regard de la jeune femme sur moi et me pose finalement sur elle. Diane, si j'avais bien écouté. Je la regarde dans un sourire usé, ris presque de sa question. Cette situation relève de l'absurde le plus total, et pourtant, je ne peux répondre que le plus sérieusement. « Non, non, vous n'êtes pas la seule. » Restait encore à déterminer si cela était une bonne chose ou non. Après tout nous avions pu être drogués, ou ensorcelés. Dans ce monde, faut s'attendre à tout et avant tout au pire.

Les yeux perdus dans le décors, dans une réflexion relativement inutile puisque cette musique prend toute la place, je prends le temps d'observer mon accompagnatrice, semblant tout droit sortie d'une autre époque. Pourtant, elle avait bien dit qu'elle était là hier soir. Elle savait donc en quelle année on était. Et puis de toutes façons, à quoi je pouvais bien penser ? La voix de Diane s'élève à nouveau, pas du tout sur le même ton, me faisant relever les yeux sur son visage. Je l'observe une seconde, à peine le temps pour elle de finir sa phrase qu'elle se retrouve déséquilibrée. « Diane ? », je tourne le regard, me sens comme oppressé. Elle n'a pas tort, on ferait mieux de partir d'ici.

Je déglutis. Cherche une issue d'un coup d’œil rapide avant de me tourner vers elle. Et cette fois, je voyais. Je voyais derrière nous, des ombres, trop nettes pour n'être que dans mon esprit, dansantes. Me tournant à nouveau vers le piano, je ne peux m'empêcher de jurer entre les dents. Vraiment, dans quoi on était rendus. L'attrapant par la main dans un réflexe de protection basique, je commence à marcher d'un pas rapide pour arriver le plus rapidement possible à ce qui se rapproche le plus d'une sortie, tout du moins d'une porte. Réalisant que j'ai agi sans lui demander son avis, je me mets à parler d'un ton rapide. « On est pas dans le gouvernement, croyez-moi, je le connais bien. Mais vous avez raison, il faut vraiment qu'on parte d'ici. »

Tournant le regard au dessus de mon épaule, les hallucinations ou ce qui semble en être ne sont que plus grandes. Je soupire, resserre mon emprise afin de ne pas perdre la blonde de vue. Il me semble sentir un coup à mon tour mais, étrangement, je préfère ne pas m'en assurer. « Ne lâchez pas ma main, d'accord ? », je plante mes prunelles dans les siennes pour être sûr qu'elle m'entende et me retrouve à pousser brusquement la porte.

La tirant derrière moi, je referme ses dernières et leur tourne le dos. Respirant à nouveau. Une seconde à peine. Finalement, je la regarde à nouveau, vérifiant qu'elle aille bien – du mieux qu'on pouvait aller en tous cas et le souffle repris, toujours dors à cette horrible salle, la musique n'étant plus qu'un vaste écho et cherchant une explication rationnelle à ce que mes yeux venaient de voir sans en trouver aucune.

« Non mais c'est quoi cette histoire sérieusement ? C'est pas possible. C'était quoi ces trucs ? Ils vous ont fait mal ? On ne peut pas retourner là bas... » Je marque une pause, serre les mâchoires et ajoute finalement. « Il faut vraiment qu'on sorte de là et vite. Et si possible en un seul morceau... » Je soupire, las de ces conneries. Vraiment, c'est pas la bonne période. Je déteste cette période et je l'ai toujours détestée, mais là, c'était le comble. Mais finalement, j'arrête de me concentrer sur mes propres pensées et me fixe sur la blonde qui m'accompagne, sans doute encore moins rassurée que moi et je finis par lui dire d'un ton plus doux, plus posé. « Je ne voulais pas vous faire peur, et je suis désolé, j'espère que je ne vous ai pas fait mal... »

Je n'avais sans doute pas réalisé ma force dans la panique, et mon regard se porte sur son poignet que j'ai malmené sans même m'en rendre compte. J'affiche une moue sincèrement désolé, dans ce calme inquiétant, et surtout loin d'être vrai. Parce que si je n'ai pas la moindre idée d'où on est, je sais très bien qu'on est vraiment loin d'être dans un rêve.

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MessageSujet: Re: Ils courent, ils courent les furets • Liam&Perséphone   Mer 10 Aoû - 21:55


Liam&Perséphone
 




L'homme avait l'air plus nerveux encore que moi. Y avait-il quelque chose qu'il savait mais ne m'avait pas dit ? Ou bien était-il inquiet que toute cette mascarade lui ai fait rater un rendez-vous ? Ou peut-être encore avait-il la phobie des pianos qui jouent tout seuls, ce qui, dans notre cas, serait fort problématique... Quoi qu'il en soit, je fus rassurée d'apprendre que je n'étais pas la seule à voir les touches de l'instrument se mouvoir d'elles-mêmes et avec le quasi-sourire précédent sa réponse, je pouvais certainement faire un trait sur l'hypothèse de la phobie.
Cet endroit étant vraiment des plus étranges et angoissants. Un instant plus tôt je croyais être seule ici avec Liam et à présent, je me sentais comme étouffer, entourée par des dizaines de corps que je ne pouvais voir. Pourtant je pouvais sentir leur présence et parfois, un effleurement ou une bousculade m'atteignaient. J'avais soudainement envie de m'enfuir d'ici au plus vite avec le même désir ardant que j'aurais eu de sortir d'une mer de serpents.
A peine avais-je exprimé mon envie pressante de partir, que déjà l'homme avait saisi ma main pour m'entrainer ailleurs et honnêtement, je n'avais aucun intérêt à l'en empêcher car l'idée de me retrouver seule ici ne m'enchantait pas vraiment.

« On est pas dans le gouvernement, croyez-moi, je le connais bien. Mais vous avez raison, il faut vraiment qu'on parte d'ici. »


Je hochai la tête, quand bien même il ne pouvait pas me voir le faire puisqu'il me tournait le dos, mais peu importe puisqu'en même temps j'avais accéléré le pas pour me caser à son allure, histoire de montrer que j'étais bien décidée à le suivre, tant qu'on allait ailleurs qu'ici ! J'espérais seulement qu'on était encore dans le monde réel et pas dans une autre dimension... Ou dans la version château hanté de Darkness Fall...
Pendant que nous avancions, je continuais à fixer le dos de l'homme devant moi, tout envie d'admirer les lieux m'avait quittée. Puis il se tourna un instant vers moi.

« Ne lâchez pas ma main, d'accord ? »

- D'accord.

J'avais répondu en soutenant son regard, loin de moi l'envie de jouer la demoiselle en détresse, mais mon histoire m'avait appris plusieurs choses : faire profil bas dans la mesure du possible et faire confiance aux hommes charmants et sûr d'eux dans une situation étrange. Tout ça me rappelait beaucoup trop mon séjour en Enfer et j'espérais de tout cœur que ce n'était là qu'un hasard.
Bientôt, nous étions sorti de la grande salle et Liam refermait la double porte derrière nous. Dans l'ouverture restante, j'aurais juré voir une salle bondée de danseurs jetant de longs regard dans notre direction. Un frisson discret parcouru ma colonne vertébrale.

« Non mais c'est quoi cette histoire sérieusement ? C'est pas possible. C'était quoi ces trucs ? Ils vous ont fait mal ? On ne peut pas retourner là bas...  Il faut vraiment qu'on sorte de là et vite. Et si possible en un seul morceau... ››

Jetant un coup d’œil à mes bras, je constatai quelques égratignures et devinai que des bleus ne tarderaient pas à faire leur apparition. Au moins ces traces prouvaient qu'on n'avait pas rêvé ce qui venait de se passer dans la salle du bal.

- Je vais bien. Mais vous avez raison : je ne crois pas qu'on trouvera la porte de sortie dans cette salle et la trouver devient urgent...

Mes yeux partirent un instant dans le vague. Trop d'images me revenaient en même temps, s'agglutinant dans mon esprit, des visages déformés par la douleur, le sang, la saleté de cette prison éternelle...

« Je ne voulais pas vous faire peur, et je suis désolé, j'espère que je ne vous ai pas fait mal... »


A sa réplique, je m'étais rendue compte que je m'étais inconsciemment mise à masser la main qu'il avait tenue, surement qu'il avait serré plus fort que je ne m'en étais aperçue, mais peu importe, en cet instant ce n'était pas ce qui me travaillait. Quant à lui, pour l'instant la seule chose qu'il avait fait était de veiller sur moi. Peut-être que dans mon malheur j'étais tombée sur la personne la plus sympathique du Gouvernement... Quoi qu'il en soit il me rappelait beaucoup quelqu'un...

- Oh non ce n'est pas ça. Ce n'est pas vous, vous êtes parfait, c'est juste que...

J'avais un faible sourire pour le rassurer, mais la question s'était imposée dans ma tête et maintenant elle ne me quitterait pas tant que je ne m'en serais pas débarrassée.

- Rassurez moi, dites moi que vous n'êtes pas un sorcier s'il vous plait.

La demande était presque implorante et je ne m'étais jusqu'à là jamais rendue compte d'à quel point l'idée de retourner un jour à Darkness Fall m'effrayait. Pourtant ici j'avais l'impression que je pouvais utiliser mes pouvoirs, alors nous ne pouvions pas être là bas... A moins que les règles du jeu n'aient changées...

- Vous croyez que nous avons pu être empoisonnés et...

Je n'étais pas capable de finir ma phrase et si ma nature de Nightkeeper n'était pas un secret et était d'ailleurs une des raisons pour lesquelles j'avais été embauchée au Gouvernement, mon passé lui n'était évidemment pas connu. Pas le vrai tout du moins. Mais après tout, avec ce qui s'était passé, tout le monde avait été informé sur Darkness Fall et cet enfer n'était plus un secret pour personne alors je pouvais bien en être effrayée sans qu'on sache que j'y étais déjà allée... Et puis quand bien même, qu'est-ce que ça changerait ?


Soudain une ombre passa furtivement au bout du couloir. Elle m'avait semblé trop longue et disproportionnée pour être celle d'un être humain. Nouveau frisson.

- Je crois que nous ferions mieux de continuer à rester ensemble. Ce n'est peut-être qu'une impression mais j'ai le sentiment que cet endroit ne nous veut pas que du bien...

Puis tout à coup des cris d'enfants, dispersés, comme s'ils venaient de partout et de nulle part en même temps ou bien comme s'ils résonnaient juste à l'intérieur de nos crânes. J'imaginais que dans quelques secondes on allait nous donner des vélos pour aller à la rencontre des jumelles au détour d'un couloir !
Ma première idée fut d'aller à gauche, c'est-à-dire le couloir opposé à celui où j'avais vu l'ombre, mais quand je jetai un second coup d'œil, ce que je vis fit partir mon cœur à un rythme affolé. Là où il y avait avant un long couloir sans fond de trouvait maintenant un mur qui diminuait la taille du couloir de secondes en secondes et semblant se précipiter sur nous à toutes vitesses. Merde.

- Courrez !

On n'avait plus le choix, quelqu'un ou quelque chose voulait qu'on se précipite vers la droite et on devait espérer qu'il y aurait la bas une issue sinon on allait rapidement se trouver broyés entre deux surfaces rigides.
Cette fois-ci c'était moi qui lui avait saisit le poignet, de peur qu'il ne réagisse pas assez rapidement.
La course était effrénée, d'autant plus qu'en chemin j'avais plusieurs fois tenté d'ouvrir les portes, sans succès. Et derrière nous, le mur se rapprochait toujours plus. J'espérais vraiment qu'il finirait par y avoir une sortie où que ce soit, sinon nous allions bientôt devoir arrêter de courir pour toujours...
Je lançai un regard à mon compagnon, pour voir si ça allait, pour voir s'il paniquait ou non.
Puis au moment où je tentai une énième poignée, celle-ci céda sous mes doigts. Je poussai la porte pour que nous puissions rapidement nous engouffrer dans la nouvelle salle. De vieilles machines, du linge blanc proprement plié mais plein de poussière, nous étions dans la laverie.

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MessageSujet: Re: Ils courent, ils courent les furets • Liam&Perséphone   Jeu 1 Sep - 4:51

A fleur de peau, la panique au bout des doigts, je regarde ma camarade dans cette situation improbable, sincèrement désolé des gestes que j'ai pu avoir. Si mon cœur est serré, que la situation est absurde, la phrase qui sort de la bouche de la blonde laisse échapper un rire que je ne contrôle pas vraiment. Pas très respectable pour un ministre, mais bon, en l'instant j'étais bien loin d'en être un. Et c'était sans doute plus nerveux qu'autre chose. Mais je la remercie malgré tout d'un geste de la main et m'excuse silencieusement du rire qui s'est échappé d'entre mes lèvres.

Elle a l'air gentille, trop gentille pour faire partie de ce gouvernement, un peu trop naïve aussi. Elle est sans doute nouvelle. Je me perds dans des pensées complètement futiles pour me raccrocher à la réalité et tenter de donner un sens à cette histoire. Pourtant, la demoiselle ajoute une question qui me fait perdre tout sourire. J'arque un sourcil et hésite un instant à répondre. C'est quoi cette question ? C'est quoi ce bordel ? Je me redresse, instinctivement croise les bras sur mon torse. Si il y a une seconde, elle avait réussi à me détendre, elle était parvenue à tout l'inverse en quelques instants. Me concentrant, et sur la question, et sur elle, je réalisais que je n'avais pas pris le temps de savoir si je pouvais déceler sa nature. C'est un réflexe que j'ai pourtant plus que régulièrement, mais la situation m'ayant pris de court, je n'avais pas pensé une seconde à me focaliser sur elle vraiment.

Alors je pince les lèvres, la regarde vraiment, j'isole tout ce qui brouille mon cerveau pour comprendre qu'elle fait bien partie de la même catégorie que moi. Choisi par les Dieux. Mon cul oui, vu où on en est, rien n'est moins sûr. Le fait de réaliser que Diane est également de mon espèce me laisse d'autant plus perplexe et j'attends encore avant de répondre. La demoiselle pose une nouvelle question. Me laisse l'occasion de ne pas répondre, changer de sujet et nous concentrer sur autre chose. Même si le fait de savoir qu'elle était également sorcière laissait peu de possibilités négatives en vue. Et puisqu'elle n'avait pas perçu ma nature, elle ne devait pas être d'un niveau très haut. Et je réfléchis trop, pense à me protéger alors que nous sommes tous les deux dans la même galère. Stop.

« Peut-être, enfin ça m'étonnerait pour être honnête. Si nous avions été empoisonnés, nous ne serions pas seuls. Du moins je ne pense pas. Le gouvernement a beau avoir des idées tordues, celle-ci dépasse tout ce que j'ai pu entendre. » Je ne relève pas la remarque sur nos natures, pas encore. J'observe autour de moi, me craque la nuque, toujours ankylosé de ce réveil étrange, et légèrement comateux malgré l'exercice que nous venions de faire. J'ai les yeux qui traînent autour de nous, le cerveau qui cognent et les pensées qui s'égarent alors qu'elle parle à nouveau. Un instant, je ne comprends pas, les mots semblent irréels. Un endroit qui nous veut du mal.

C'est stupide, n'est-ce pas ? Et pourtant, je me rappelle des secondes précédentes. Je me rappelle de ce qui nous a amené à cette pièce-ci, à cet instant précis et je la fixe à nouveau. Elle a raison, je hoche la tête, ne sachant pas vraiment quoi dire de plus sur l'instant. Puis je me retrouve coupé dans mes pensées, coupée dans cet instant de calme, dans un sursaut, je regarde autour de nous. Loupant un battement de cœur et ayant la nausée soudainement. « Putain mais ! » C'est pas vrai. C'est pas possible. Tournant la tête rapidement, je n'ai pas le temps de réaliser ce qui se trouve sous mes yeux que l'ordre de ma camarade résonnent durement à mes oreilles. Sans réfléchir, je lui obéis et cours alors qu'elle a inversé les rôles.

Trop perdu, trop pensif, je ne comprends pas vraiment l'emprise qu'elle a sur moi, ni même vers où on se dirige. Je cours juste, une fois de plus, avec ce mal de crâne persistant, et ce palpitant qui n'en fait qu'à sa tête justement. Un instant, ou une minute, le temps étant étrangement différent lorsque les murs se referment derrière nous, plus tard, nous nous retrouvons dans une pièce. M'éloignant vivement de Diane pour refermer la porte derrière nous d'un coup sec et y rester collé, je fixe à nouveau mon regard sur elle le temps de reprendre mon souffle.

« Ça va ? » Question qui semble revenir souvent ces derniers temps. J'appuie mes mains sur mes jambes avant de remarquer une marque bleue sur mon bras. Silencieux, je l'observe. Ça ne peut pas être la main de Diane, cette dernière est trop petite. Enfantine. Par réflexe, je frotte pour tenter d'enlever cette marque sans y parvenir. Dans un regard paniqué je m'avance vers Diane et tire son bras sans lui demander. Heureusement, pas de marque.  Un soupir de soulagement s'échappe d'entre mes lèvres alors que je lâche son bras.

Je n'ai pas pris le temps de regarder la pièce, et le mal de crâne revient au galop. Mais je me concentre sur elle, et me décide finalement à lui répondre. « Désolé pour votre bras, je voulais vérifier si vous n'aviez pas de marque, mais visiblement non. Je ne sais pas ce que c'est et je préfère que ça ne vous touche pas, des fois que ce soit toxique. » Cet instinct protecteur qui revient depuis mon réveil me laisse un goût amer au fond du gosier. Celui qui a été capable de tuer son frère préfère se voir mourir plutôt qu'une inconnue ? Qu'est-ce qui m'arrive ?

Je serre les mâchoires et me décide à reprendre. « Pour répondre à votre question de tout à l'heure, nous sommes tous les deux des Sorciers. Mais ce n'est pas Darkness Falls, si c'est ce qui vous fait peur. J'ai lu suffisamment de choses sur le sujet pour en être certain. Nous sommes en vie, mais par contre, pour savoir où nous sommes... »

Mon ton est plus distant, sans être forcément froid. Simplement plus digne du Ministre, et cette idée me tue, comme si c'était le moment d'étaler sa science – aussi rassurante soit-elle. Je m'excuse d'un geste de la main tout en levant les yeux vers les draps blancs qui me sautent désormais aux yeux. Mais après un coup d’œil plus précis, et en m'avançant lentement, prenant à nouveau Diane par la main et me posant devant elle, comme pour la protéger, je remarque que la même trace qui se trouve sur mon bras apparaît sur un drap au loin, et se multiplie, de plus en plus proche. Je resserre mon emprise sur la blonde avant de dire, légèrement paniqué. « Diane... », sans me retourner je continuer. « Diane, il va falloir qu'on se casse d'ici et vite... », les mots ne sont pas très distingué, mais on a plus vraiment le temps pour ça. Au loin, le cri des enfants revient. « Diane, qui qu'ils soient, je crois qu'ils sont là. »

Je marque une pause, me rapproche d'elle, prêt à recevoir une nouvelle marque s'il le faut avant de dire. « Si tu vois une issue, c'est le moment d'y aller. »

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MessageSujet: Re: Ils courent, ils courent les furets • Liam&Perséphone   Lun 5 Sep - 22:45


Liam&Perséphone




L'homme était assez difficile à juger. Mais il y avait une chose que je savais : dans ce monde là comme dans l'autre, tout le monde représentait un danger potentiel. Je me devais de rester sur mes gardes. Si Saw m'avait appris quelque chose c'était que l'ennemi pouvait vraiment être n'importe qui. Peut-être était-ce lui qui avait orchestré tout cela. Un odieux sociopathe qui se jouait pendant des heures de ses victimes en les tuant à petit feu. Je devais garder ça en tête.

« Peut-être, enfin ça m'étonnerait pour être honnête. Si nous avions été empoisonnés, nous ne serions pas seuls. Du moins je ne pense pas. Le gouvernement a beau avoir des idées tordues, celle-ci dépasse tout ce que j'ai pu entendre. »

Peut-être que les autres étaient éparpillés aux quatre coins de la Nouvelle-Orléans ou bien dans les autres pièces de cet endroit... Mais je gardais mes idées pour moi tandis que la pensée qu'il pouvait être coupable ne me lâchait plus. Surtout qu'il n'avait pas répondu à toutes mes questions... Mon regard devait être suspicieux, il y avait des choses que je ne pouvais pas contrôler tellement mon esprit était constamment en ébullition... Il nous avait peut-être même tué tous les deux pour nous emmener à Darkness Fall si c'était le plus cinglé des cinglés...

Lorsque nous nous étions mit à courir, j'avais rapidement de nouveau lâché la main de Liam, mon but étant de le faire démarrer, pas de l'emmener pour une course romantique à travers les couloirs hantés. Et c'était un miracle que cette promenade ne se soit pas terminée en massacre...

« Ça va ? »

J'avais le sentiment que c'était moi qui aurait du lui poser la question vu l'attention étrange qu'il portait maintenant à sa main. L'avais-je serré trop fort ?

- Ca va et...

Coupée en plein élan, j'observai comme une spectatrice extérieure l'homme me prendre soudain au bras avec une douceur moins qu'existante si c'était possible...

« Désolé pour votre bras, je voulais vérifier si vous n'aviez pas de marque, mais visiblement non. Je ne sais pas ce que c'est et je préfère que ça ne vous touche pas, des fois que ce soit toxique. »

Je fronçai les sourcils. Fort préoccupé pour un homme qui ne me connaissait pas... Il fallait que j'arrête cette paranoïa, sinon il allait bientôt comprendre... Il avait peut-être déjà compris en fait... Hum, il fallait que je fasse mine. J'attrapai le bout de ses doigts pour porter sa main à hauteur de regard.

- Effectivement, c'est étrange... Ce n'est pas moi qui vous ai fait ça quand même ?

Un air à la fois inquiet et fort curieux sur le visage, j'étalai ma main sur son bras avant de la retirer et d'attendre quelques instants. Pas de trace. J'essayai encore une fois. Toujours rien. Relevant mon regard vers l'homme j'haussai les épaules.

- On dirait que c'est quelqu'un d'autre...

Mes propres mots me firent frissonner. Ca voulait dire que quelqu'un ou quelque chose s'était approché à ce point là de nous sans même qu'on le voit... Si la menace était invisible, comment pouvions nous nous en défendre ?

« Pour répondre à votre question de tout à l'heure, nous sommes tous les deux des Sorciers. Mais ce n'est pas Darkness Falls, si c'est ce qui vous fait peur. J'ai lu suffisamment de choses sur le sujet pour en être certain. Nous sommes en vie, mais par contre, pour savoir où nous sommes... »

Mes pensées se reconcentrèrent un instant sur l'homme. Quelle bonne mémoire il avait avec tous ces évènements de s'être souvenu de ma question. Il fallait juste que je découvre si c'était parce que son esprit était aussi désordonné que le mien ou s'il était juste beaucoup trop calme...
Il avait lu des choses sur Darkness Fall ? Peut-être qu'il disait vrai, peut-être qu'il y avait vraiment été. Une chose était certaine : moi j'y avais été et depuis, plus rien ne m'étonnait !
Cependant, je préférais acquiescer de manière décidée, comme si j'étais totalement rassurée par sa réponse.
Le comportement de l'homme avait changé, il était distant et j'allais l'interroger pour essayer de détendre l'atmosphère quand soudain il se rapprocha encore plus près de moi si c'était seulement possible. Mon intimité était complètement violée et je ne me sentais pourtant pas plus mal. Liam avait l'air profondément paniqué et si ses émotions de peur étaient sincères, nos cœurs battaient maintenant au même rythme galopant.

« Diane... Diane, il va falloir qu'on se casse d'ici et vite... Diane, qui qu'ils soient, je crois qu'ils sont là. »

J'avais le sentiment d'être dans un mauvais film d'horreur et autant dire que j'étais beaucoup plus calme quand j'étais assise dans mon canapé plutôt qu'ici, maintenant. Quand bien même la présence de cet homme était quelque peu rassurante dans les moments où je ne le soupçonnait pas d'être le chef d'orchestre de toute cette mascarade... Surtout que cette répétition de mon prénom d'emprunt avait le mauvais effet de me rappeler ce jeu vidéo "Daaaan, Daaan, Daaaan, monte dans le bateau, tu connais la procédure..." qui résonnait à chaque fois qu'on se laissait déborder par les zombies environnants...

« Si tu vois une issue, c'est le moment d'y aller. »

Par réflexe j'avais posé ma main sur la sienne, comme si c'était de mon devoir de le rassurer alors que j'étais prête à parier que j'étais la plus froussarde des deux... Et pourtant, j'en avais vu des choses dans ma petite vie...
Mes yeux avaient glissé sur nos mains, comme attirés inexorablement par quelque chose que je n'avais pas encore perçu jusqu'à là. Et soudain, je la vis, cette eau rougeâtre qui s'écoulait de chacune des machines. Elle venait tout juste d'atteindre nos pieds et se déversait à une vitesse folle. Quelque chose me disait que ce n'était vraiment pas une bonne chose pour nous et pas seulement par rapport à nos chaussettes bientôt trempées !

- On doit ressortir d'ici, il n'y a pas d'autre issue dans la pièce.

Je n'avais pas cherché à savoir ce qui avait tant effrayé Liam, ma priorité était pour l'instant de nous sortir d'ici. Perséphone, chevalier servant, avait-on jamais vu ça avant ? Non, ça ne me collait définitivement pas à la peau.
Rompant notre proximité d'enfants apeurés, je contournai mon charmant compagnon pour rejoindre la porte. Je n'avais aucune envie de l'ouvrir et pourtant, je me doutais bien que normalement, si on suivait les codes du film d'horreur, il n'y aurait absolument rien derrière la porte, en revanche, il y aurait une jeune fille à l'allure de déterrée qui se tiendrait juste en face de moi après que je me sois retournée un instant vers Liam pour lui dire que la voie était libre. Bien, il suffisait donc que j'ouvre la porte et que je ne me retourne pas.
J'ouvrai la porte.
Elle était là. A quelques centimètres de mon visage, la fille effrayante. J'aurais pu sentir son souffle sur mon visage si elle avait toujours été en vie.
Un cri s'échappa d'entre mes lèvres.
Je refermai violemment la porte.
J'étais maintenant adossée à la porte, le souffle court.

- On... On n'est vraiment obligés de sortir ? Non parce que je veux dire, me noyer dans un bain de sang sortant de vieilles machines rouillées venant d'une autre époque me paraît presque relaxant comme plan pour le futur là maintenant...

Mais je savais bien qu'il fallait que nous sortions d'ici. Je pris une grande inspiration, me décollai du bois puis ouvrai à nouveau la porte.
Personne.
Je ne savais pas si cela devait me rassurer ou non.
Je manquai de me retourner pour dire à Liam que nous pouvions y aller mais je me retins au dernier instant, laissant donc échapper un petit soupire.

- Je crois que je vais te laisser choisir la direction, la dernière fois j'ai choisi une salle qui nous aurait volontiers tuer avec des draps sales donc... D'ailleurs je ne sais pas si on ne devrait pas se méfier d'avoir pu sortir de cette pièce si facilement...

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MessageSujet: Re: Ils courent, ils courent les furets • Liam&Perséphone   Mar 20 Déc - 2:52

La main de la blonde saisit la mienne et je m'en trouve plutôt rassuré. Si tous les codes sociaux étaient violés en cet instant, avec cette rencontre, ce n'est pas vraiment ce qui me préoccupe. Tout ce qui pouvait nous attaquer dans le coin est bien plus inquiétant. Les issues autour de nous me semblent toutes impossibles à atteindre. Sans compter sur le fait qu'elles n'ont pas vraiment l'air porteuses de meilleures nouvelles si on en croyait nos différentes expériences. Qu'est-ce qu'on foutait là ? Je n'arrive toujours pas à comprendre comment tout cela est possible et ce qui a pu nous arriver pour nous retrouver dans cet endroit.

Perdu dans mes pensées, cherchant vainement une explication rationnelle à tout cela, Diane me sort de ma solitude en parlant. Mes yeux suivent instinctivement les siens et se retrouvent face au rouge qui nous entoure. Sans réellement oser bouger les pieds, je laisse entendre mon accord à ses mots de manière assez directe, inquiet par l'état dans lequel nous allions ressortir. Et surtout, si nous allions ressortir. La douce me contourne alors que mes yeux ne quittent pas les marques mouvantes sur les draps. Alternant respectivement entre ma camarade et les marques, prêt à agir en cas de besoin, je la laisse ouvrir la porte. Presque certain que ce qu'elle trouvera derrière ne sera pas de bonne augure, je préfère me taire plutôt que de l’apeurer encore plus. Elle n'a pas eu besoin de moi au final, trouvant le visage effrayant d'une enfant l'attendant juste là, comme si elle y avait toujours été. Le cri de la jeune femme m'interpelle et me fait réagir plutôt que penser, courant sur le sol qui semble se remplir peu à peu de ce liquide rougeâtre, mes pas claquent violemment alors que je me retrouve près d'elle.

Sa remarque me laisse la regarder une seconde très sérieusement avant d'éclater de rire. Mes nerfs lâchent et je n'en peux plus. Je m'arrête rapidement, quiconque n'ayant pas été attentif à cet instant précis ayant pu louper ma réaction. Dans un soupir, je la regarde plus sérieusement et dis. « Oui, il faut, ce n'est pas tellement le bain de sang qui m'inquiète. » Sans en dire plus, je l'observe reprendre courage et ouvrir la porte à nouveau. Cette fois-ci, je suis prêt à la claquer moi-même. Pourtant, il n'y a rien derrière, sans savoir si cette dernière information est bonne ou mauvaise, j’emboîte le pas de la sorcière. Les yeux rivés sur tout ce qui nous entoure – à savoir, rien, je referme la porte derrière nous. Un peu de liquide a coulé jusque dans le couloir. J'observe les directions qu'il prend, cherchant une logique, une raison de ce parcours. La voix fine de la blonde s'élève à nouveau et je détourne les yeux du courant qui s'est formé à nos pieds pour trouver son regard.

Le tutoiement me surprend sur l'instant, avant de réaliser que je l'ai initié et que de toutes façons, tout cela n'a pas vraiment d'importance. Si j'ai l'habitude d'être respecté pour le ministre que je suis, aujourd'hui il n'en est rien. L'observant avant de répondre, je finis par lui dire calmement. « Je dois t'avouer que je ne trouve aucune logique à tout ce qui nous arrive. J'ai beau me creuser l'esprit, chercher un sens, une conduite à tenir pour nous sortir de là, je ne comprends pas. Alors je ne suis pas en mesure de te dire si notre réussite est normale ou non. » Marquant une pause, prêt à lui dire que je pense judicieux de suivre le ruisseau s'étant formé à nos pieds, je me tourne vers ce dernier pour ne plus le trouver. Haussant un sourcil d'incompréhension, je me tourne vers les pièces, me demandant s'il ne serait pas plus malin de rouvrir la porte pour pouvoir reproduire le petit tour avant de réaliser que la porte qui nous avait laisser rentrer ici quelques minutes auparavant n'était plus là. « Putain mais c'est pas vrai. »

D'un regard incertain, je cherche à trouver des issues, d'autres portes, des fenêtres, n'importe quoi qui ne soit pas un mur. Et rien. Rien du tout. Me retournant vers Diane pour chercher son regard, je prends une seconde avant de formuler mes paroles. « Ne panique pas, mais je ne vois aucune issue. Autour de nous il y avait des portes, elles ne sont plus là. Essentiellement, on peut avancer ou revenir sur nos pas. Je ne sais pas ce qui est le pire. » Je ne sais pas non plus si retourner en arrière nous permettra de retrouver un univers connu ou non. Je ne sais plus rien, au final. Il n'y a aucune logique dans cet endroit, aucun sens, et je ne supporte plus ça. Je n'arrive pas à garder la raison dans un lieu qui n'en a pas.

M'adossant au mur, je prends ma tête entre mes mains avant de soupirer, les laisser tomber le long de mon corps et reprendre. « Je ne sais pas ce qu'il faut faire. Je ne sais pas où il faut aller. J'en ai pas la moindre idée. Je ne sais même pas si on ne ferait pas mieux de rester là, si tu veux tout savoir. », un rire nerveux s'échappe d'entre mes dents avant que je ne tourne la tête, juste derrière la chevelure blonde qui m'accompagne. Mes yeux s'écarquillent alors que j'attrape sa main sans un mot de plus et me mets à courir dans la direction opposée à la petite fille. Cette jolie demoiselle qui semble vouloir nous accompagner. Mon cœur bat rapidement, trop sans doute, alors que l'on tourne et retourne, nous laissant mener sans avoir un réel choix et que je m'avance dans la première porte que l'on croise. Le souffle saccadé, je regarde Diane avant de lui dire, d'un air désolé. « J'espère que je ne t'ai pas fait mal, mais elle... était derrière toi. J'avais pas tellement envie qu'elle nous raconte sa vie tu vois. » Je parle pour ne rien dire, n'ayant même pas encore regardé ce qui nous entoure. « Je ne sais même pas où on est, et j'ose pas vraiment regarder, tu vois... » Un aveu au bord des lèvres, croulant de vérité. Si je n'ai jamais voulu un handicap, celui d'être aveugle n'en serait peut-être pas vraiment un aujourd'hui.

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MessageSujet: Re: Ils courent, ils courent les furets • Liam&Perséphone   Lun 2 Jan - 23:01


Liam&Perséphone




Dans ma tête, les yeux livides à demi cachés, le teint blafard d'un être n'étant plus et la peau se décrochant étrangement de la chaire étaient encore clairement affichés et la digne vision d'horreur semblait bien compter me hanter même en dehors de mes rêves...
L'espace d'un instant, adossée à la porte, j'essaie tout de même de me concentrer sur ce qui m'entoure pour me sortir le visage de l'enfant maudite du crâne. L'homme s'est rapproché de moi, il porte un masque d'inquiétude sur le visage... Je le scrute un instant avant de baisser les yeux vers l'eau rougeâtre qui encercle nos pieds. Elle est bizarrement chaude et épaisse... Trop pour n'être que de l'eau colorés. J'agite un pied dans l'eau et à ce moment même, ma chaussure rencontre quelque chose. C'est trop mou pour être un meuble, ça ressemble plus à... Un corps. Peut-être que continuer à penser à la petite fille décharnée était une meilleure idée finalement. Il fallait définitivement que l'on sorte d'ici !
Soudain un bruit attira mon attention. L'homme, Liam, il venait de rire. Déconcertée je l'observais de nouveau. Il semblait avoir repris son sérieux mais j'aurais pu jurer qu'un rire s'était échappé de ses lèvres.

« Oui, il faut, ce n'est pas tellement le bain de sang qui m'inquiète. »

C'était drôle comme malgré ses paroles, il arrivait à m'apaiser... Peut-être parce qu'il y avait au moins une petite chance pour qu'il soit le seul dans ce beau bordel parmi fantômes, démons, murs et meubles à ne pas vouloir me tuer...
Quoi qu'il en soit, moi le bain de sang m'inquiétait. Sortons.

La porte était de nouveau ouverte, le couloir était de nouveau calme. Trop calme peut-être, mais ça m'était égal, je voulais seulement sortir d'ici. Puisse le charmant brun avoir plus de chance que moi en choisissant la direction... Bien que je commençais doucement à douter qu'il puisse y avoir une bonne direction par ici.
La porte de la pièce sanglante claqua derrière nous. Je me doutais que c'était l'homme qui m'accompagnait qui l'avait fermée, mais je préférais m'en assurer. C'était le genre de moment où il fallait avoir le regard et l'esprit en alerte, histoire que mon compagnon de galère ne se transforme pas en Démon à longues griffes juste derrière moi ou se fasse engloutir par une créature pareille sans que je le remarque... Mais il était bien là, bien sous forme humaine... C'était déjà ça.

« Je dois t'avouer que je ne trouve aucune logique à tout ce qui nous arrive. J'ai beau me creuser l'esprit, chercher un sens, une conduite à tenir pour nous sortir de là, je ne comprends pas. Alors je ne suis pas en mesure de te dire si notre réussite est normale ou non. »

Ma conscience était lourde... Si lourde... Peut-être moins que celle de ma soeur mais tout de même. Alors ce genre de phrase venait forcément taquiner mon esprit, lui intimer d’alléger mon être, de me confesser, de me purifier par les mots... Et quand bien même je ne croyais pas à ces conneries, quand bien même je n'avais rien envie d'entendre, elle était là la petite voix, bien trop présente, bien trop insistante...

- Peut-être qu'il faut expier quelque chose ? Comme un genre de jugement dernier mais au cours de la vie histoire d’alléger le QCM à remplir lors du vrai jugement dernier...

Je proposais juste. En réalité, je disais n'importe quoi... Surtout que j'étais loin d'être prête à expier quoi que ce soit ! La colère qui était en moi je la chérissait, je la gardais précieusement car elle me maintenait en vie, me donnait une raison d'exister et de me lever chaque jour.

« Putain mais c'est pas vrai. »

L'exclamation de l'homme me fit sortir de mes pensées. Il était tourné vers le mur où se trouvait il y avait quelques secondes plus tôt à peine la porte dont nous venions de sortir... Personnellement, bien que je n'étais pas vraiment pour ce genre de tours de magie, j'étais bien contente que cette pièce ne soit plus...
Quoi qu'il en soit, si tout ça n'était qu'une grande plaisanterie, le coupable allait violemment le regretter, je pouvais le jurer.

« Ne panique pas, mais je ne vois aucune issue. Autour de nous il y avait des portes, elles ne sont plus là. Essentiellement, on peut avancer ou revenir sur nos pas. Je ne sais pas ce qui est le pire. »

Hum. Effectivement, perdue dans mes songes et lui ayant entièrement laissé le choix de la décision, je m'étais totalement laissée déconnectée de ce qui nous entourait réellement. Elle était belle ma résolution de rester alerte !
Il avait raison. Mais étrangement je ne paniquais pas. C'était comme si je m'étais débarrassée de mon destin. Je le lui avais collé entre les mains parce que quelque part il me semblait pouvoir lui faire confiance... Et en m'enlevant ce poids, j'avais comme perdu toute responsabilité sur mon sort et donc toute crainte le concernant... J'étais vraiment pas net...

« Je ne sais pas ce qu'il faut faire. Je ne sais pas où il faut aller. J'en ai pas la moindre idée. Je ne sais même pas si on ne ferait pas mieux de rester là, si tu veux tout savoir. »

En voyant l'homme ainsi, l'envie me prit de m'avancer vers lui, de l'entourer de mes bras en accrochant mes mains à sa nuque pour le rassurer, pour le protéger de tout ce qui pouvait encore arriver dans cette maison de l'horreur... Moi non plus je ne savais pas, mais je ne voulais pas voir son visage si désespéré, je ne voulais pas qu'il ait l'air si perdu... Alors que bordel, il n'y avait même pas deux minutes j'avais mit ma vie entre ses jolies paluches ! Mais au moment où j'allais faire un pas vers lui, son regard qui s’écarquillait me figea sur place, glaçant jusqu'à la dernière parcelle de mon corps.
Et puis d'un geste, il bondit sur moi, attrapa ma main et se mit à courir. Je me laissais faire, j'avais confiance, peut-être un peu peur aussi. Je n'eus même pas le temps de me retourner que déjà nous nous retrouvions dans une salle. Sains et saufs... Pour le moment.

« J'espère que je ne t'ai pas fait mal, mais elle... était derrière toi. J'avais pas tellement envie qu'elle nous raconte sa vie tu vois. ››


A sa première phrase, un frisson me traversa tout le corps. Finalement j'étais bien heureuse de ne pas m'être retournée...

- Je n'ai pas mal... Je... Merci de nous avoir éloigné d'elle....

‹‹ Je ne sais même pas où on est, et j'ose pas vraiment regarder, tu vois... »

Bien. Moi j'allais regarder alors. J’acquiesçai en le regardant, comme pour signaler à Liam que je m'occupais de tout. Mais d'où me venait toute cette force ? De la peur ? Du délire profond dans lequel nous nagions... Certainement.
Je me retournais. Une large pièce s'étendait devant nous. Les canapés étaient trop hauts, trop longs et la lumière était un peu trop tamisée pour que l'ambiance chaleureuse n'en soit pas quelque peu obscurcie. Une énorme cheminée complétait le tout.

- Hum... Je crois que tu peux ouvrir les yeux...

Bien que la salle faisait partie du bâtiment maudit, on aurait dit comme une oasis de calme en plein désert infernal. J'en avais marre. Je m'éloignais de l'homme pour me jeter dans un des canapés au tissus pourpre. Le meuble pouvait bien se mettre à me bouffer, pour l'instant je m'en contrefoutait, j'avais besoin de repos. Au moins un peu.
En me laissant tomber je lâchais un soupire de soulagement avant de retenir mon souffle pendant quelques instants... Non, le fauteuil n'avait pas encore essayé de me tuer. Bien.

- Viens, de toute façon si ce lieu veut nous tuer il le fera. Autant mourir détendu dans un fauteuil confortable...

Je tentais un sourire rassurant mais je ne lâchais plus mon compagnon d'infortune du regard. S'il se transformait en vampire j'étais prête à lui faire bouffer les plumes du coussin en oie le plus proche !

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