AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Ven 10 Fév - 23:28

La mort. Elle l’a emporté mais n’a pas su lui offrir la véritable libération qu’on espère obtenir lorsque le dernier souffle s’extirpe de notre corps inerte bien que chaud. La mort, cette fourbe. Windsor n’avait jamais cru en un paradis ou en un enfer malgré la volonté de ses parents à l’éduquer dans une religion protestante. Le chasseur s’était toujours joué d’eux comme du reste du monde, comme de son frère sans jamais faillir de ses propres ambitions. Surprise fut lorsqu’il quitte les terres anglaises pour ce nouveau monde aux allures si riches. Il y voyait déjà son royaume. Un royaume qu’il eut et qu’il fit disparaitre par faiblesse humaine. Non le plaisir charnel mais le plaisir charnel avec elle, la vie avec elle. Cette femme, l’ensorceleuse, son poison. La mort s’est donc muée en enfer, un enfer à sorciers. Un enfer pavé d’être ayant cru être plus que de simple humain et retournant à cette pauvre condition sans se résoudre à mourir définitivement. Des prisons où la torture était un passe-temps aux terres arides en passant par ce funeste groupe de chasseur, Windsor s’était fait un plaisir de découvrir chaque facette de ce monde. La mort du monde des vivants n’était rien face à la réalité de ce monde-ci et Marie n’avait aucune idée de ce qu’elle lui avait fait. Rien. Rien ne justifiait une telle attaque, une telle haine, une telle vie. « C'est elle qui t'a tué n'est-ce pas ? C'était... C'était ta femme ? » La question est tranchante, très incisive et hautement inflammable. Pourtant, persé conserve une attitude calme, bienveillante à l’égard de son mentor perdu dans un passé douloureusement présent en ce lieu. Elle avait déjà deviné peu de temps après leur rencontre mais n’avait pas cherché à pousser le chasseur dans ses retranchements, consciente, probablement, qu’il valait mieux que ce genre d’histoire reste au monde des vivants. Elle-même venait tout juste d’atterrir dans ce monde et ne voulait sans doute pas plus ébruiter les raisons de sa présence. Le chasseur pose alors ses yeux sur la jeune femme sans obstruer sa vision périphérique comme en attente d’une suite. Une suite à ce contact de la main, de ce rire inaudible, de ce sourire si violent pour lui. Ses cicatrices lui brulent avec autant d’intensité que les marques de ses baisers. Un poison. Cette femme était un poison. Son poison. Cette femme est un poison. Son poison. Toujours présent, capable de survivre à l’enfer qu’elle lui a offert en espérant une simple mort. Elle a fait pire, le sait-elle seulement ? Son regard réponde pour lui, tout comme le frémissement qu’il ressent en lui. Tout son corps réagit en écho avec cette pièce pourtant factice, pourtant détruite, pourtant morte.

« Comment as tu survécu pendant tant d'années ? » Deuxième question foudroyante mais celle-ci a le mérite de le rappeler davantage à la réalité. Combien de temps avait-il dit ? 230 ? S’il parvient à estimer le temps passé, en réalité, il ne saurait dire comment il a pu … passer le temps. Le voila avec bien plus d’année de vie dans ce monde et que dans celui des vivants. L’idée même de sortir d’ici pourrait paraitre absurde tant l’autre monde semble éloigné. Le cauchemar s’est substitué au rêve. La mort à la vie. C’est le plus grand tour de force de cette malédiction. Si chacun espère sortir d’ici, lui le premier, aucun ne le ferait sans crainte. Crainte d’atterrir dans quelque chose de pire. Crainte de ne pas savoir exister autrement que dans les règles conçues ici. Mais la question le percute. Comment a-t-il survécu ? Le futur ministre regarde autour de lui et laisse échapper un long soupire avant de s’appuyer contre son bureau. Le simple fait qu’il soit toujours debout rend cette situation…magique et…funeste. « Déjà, je n’avais jamais remis les pieds ici… Je ne pensais jamais revoir ce lieu un jour et je ne crains que cela ne soit pas une bonne chose… » Non, le revoir réveille en lui ce qui fut bien longtemps enterré ou du moins, presque enterré. Marie n’a jamais su se décrocher de lui comme il n’a jamais su pousser Marie dans le néant abyssale de ses souvenirs perdus. Non, il l’a gardé prêt de lui cherchant à la détruire de miles façons. Cherchant ses caresses de chaque façon qu’il put exister entre eux. Une double volonté mordante mais surement nécessaire à sa survie ici. « Elle m’a tué en voulant simplement me voir disparaitre, par douleur ou folie. Par bassesse, faiblesse et stupidité humaine. Mais en réalité, elle n’a pas fait que me tuer. Nous envoyer ici n’inflige pas la mort, abrupte et froide… non, ici c’est autre chose. » Il n’y avait pas de mots pour exprimer ses pensées lui qui, pourtant, à toujours su quoi dire et comment. Ici, c’était sans mot. « Bien qu’elle ait fait ça, et aussi parce qu’elle m’a fait ça, elle reste imperceptiblement lié à moi et au souffle que je dégage ici. Elle fait partie de moi puisqu’elle a été ma vie et ma mort, pourquoi ne serait-elle pas mon agonie également ? » L’idée n’est pas très claire, même pour lui. Marie l’a tué mais elle ne peut être oublié, il est dépendant d’elle. Pour vivre ici il doit s’assurer de sa vie ailleurs afin qu’un jour, peut être… « Il m’est tout simplement impossible de croire que je ne puisse pas la sentir de nouveau contre moi ». Un aveux de faiblesse. Une promesse d’avenir. Il veut la sentir contre lui, lui redonner vie, lui rappeler qui il est, qui il était, qui elle l’a fait devenir. Lui rappeler ce qu’ils étaient ensemble et ce qu’elle a fait d’eux. Il veut qu’elle y croit puis qu’elle disparaisse à son tour. Qu’elle chute et se brûle comme il s’est brûlé. Ses poings se serrent. Oui, c’est une promesse qu’il s’est fait il y a 230 ans.
Revenir en haut Aller en bas

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1923
↳ Points : 457
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 30 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Sam 18 Mar - 21:43


Windsor&Perséphone




Jamais je ne l'avais entendu se confier ainsi. Ni même parler autant à vrai dire. Et soudain, même quand il ne parlait plus, il continuait à communiquer. Je n'avais besoin de rien de plus que ce regard pour comprendre que j'avais raison depuis le début. Quelque part je l'avais toujours su, je n'avais jamais eu besoin que d'une confirmation et je l'avais, enfin.

« Déjà, je n’avais jamais remis les pieds ici… Je ne pensais jamais revoir ce lieu un jour et je ne crains que cela ne soit pas une bonne chose… »

Oui, ça aussi c'était ce que je m'étais dit. Et pourtant, l'Humain aimait tellement se plonger dans le malheur, la douleur, la mélancolie des souvenirs. Se prélassant dans sa propre peine, encore et encore... Ceci n'était qu'un processus de guérison tordu. Une souffrance longue, répétée, jusqu'à ce que la peau se durcisse, que le cœur se renforce. Parce que l'Homme avait un formidable don pour la survie mais avait ça il devait passer par les pires douleurs, par la folie.
Et parfois on subissait le mal par absence de choix et parfois on se l'imposait.

« Elle m’a tué en voulant simplement me voir disparaitre, par douleur ou folie. Par bassesse, faiblesse et stupidité humaine. Mais en réalité, elle n’a pas fait que me tuer. Nous envoyer ici n’inflige pas la mort, abrupte et froide… non, ici c’est autre chose. »

J’acquiesçai. Je comprenais. Chacun de ses mots, je les comprenais. Et je revoyais ma sœur. Si belle dans sa robe bleu pastel, se tenant devant moi avec autant de haine qu'elle avait un jour été capable d'amour. Au début j'étais restée hébétée, déconcertée par toute cette rage qu'elle semblait entretenir pour moi. Puis j'avais répliqué, peut-être avec moins d'intensité. Peut-être pas. Parce que j'en avais eu assez. Parce que ça avait été la goutte de trop... Pour elle aussi apparemment. Et puis j'étais morte, moi aussi, parce qu'on finissait apparemment tous pareil, mais peut-être pas tous au même endroit... Tout cela ne pouvait pas m'apaiser. Je comprenais Rede, et tout ça ne me faisait que détester ma sœur davantage. Elle avait fait tellement plus que juste m'ôter la vie, elle m'avait conduite tout droit en Enfer et quelque chose me disait que si elle l'apprenait, elle n'en ressentirait pas le moindre regret.

- Elles sont responsables de notre sort. Elles gardent un contrôle sur notre vie, même après la mort. Elles ont fait qui nous sommes devenus et de ce fait sont à l'origine de tous les choix que nous faisons maintenant encore...

J'avais pensé à voix haute. Ca m'avait échappé.
Même sa dernière réplique correspondait d'une étrange manière à ma façon de penser. Parce que malgré tout le mal qu'elle m'avait fait et malgré tout le mal que je rêvais de lui rendre, elle restait ma sœur, ma jumelle, mon reflet que j'adorais tant, avec qui j'avais tant partagé et avec qui j'aurais voulu partager tellement encore.
Doucement, je me rapprochai de l'homme pour lui poser une main qui se voulait réconfortante sur le bras.

- Rede, sortons d'ici.

Parce que la mélancolie, la nostalgie avaient beau être d'une douceur amère hypnotisante, on ne pouvait pas s'y noyer, on ne le devait pas. A quoi bon ? Nous avions perdu nos vies et une nouvelle s'était créer ici bas. Une que nous ne pouvions plus quitter. Nous n'avions pas le choix. Et si nous l'oublions, Bal ne tarderait pas à nous le rappeler.

- Rentrons.

Comme si nous avions un chez nous. Comme si rentrer à la maison avait encore un sens ici. Mais il fallait bien croire à quelque chose. De toute manière, il ne nous restait plus que ça.

_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    Ven 16 Juin - 18:39

Il a des promesses qu’on ne peut discuter, occulté, oublié. Celle-ci en fait parti. C’est la promesse d’un tournant et d’un avenir nécessaire. Elle est un souffle de vie là où la mort n’est qu’un lointain souvenir. Cela aurait pu être pire, il aurait pu abandonner. Mais nous parlons d’un roi et celui-ci est bien loin de se laisser abattre par une fatalité telle. Il n’aurait jamais dû mourir et nullement vivre de la sorte. Tuer est devenu une ritournelle nécessaire bien qu’il espère secrètement pouvoir retrouver ses valeurs d’autant. Tuer, oui mais pas de ses mains. Marie avait pris de nombreux traits dans leur royaume dont celui de son arme autant pour tuer les nauséabonds du monde des vivants que pour l’achever lui. A présent, la petite souris prenait les traits de l’arme et ceci était bien assez tant sa loyauté rappeler à Rede son besoin de vivre dans son ancien royaume. Elle ne le sait pas, elle ne s’en doute pas mais en dehors de cette promesse faite il y a bien longtemps, sa présence à elle ranime sa certitude. Bientôt. Bientôt tous deux retrouveront une terre ensoleillée. Le temps n’aura de cesse de les brûler, il n’effacera pas cette promesse ni l’étrange haine qui se noue en lui depuis tant d’années. Marie paiera. Elle paiera durement qu’importe les siècles passés et à venir. Cette pièce l’agrippe et le frappe de ce passé doux, tortueux, violent. Elle marque le début et la fin de leur mariage. Pour le moment du moins.

« Elles sont responsables de notre sort. Elles gardent un contrôle sur notre vie, même après la mort. Elles ont fait qui nous sommes devenus et de ce fait sont à l'origine de tous les choix que nous faisons maintenant encore... » Ses paroles brulent de vérité. Elles ont acté nos vies et déterminé un tournant dans celles-ci mais rien n’empêche un retour. Qu’elles puissent vivre leur vie sans douter une seconde de leur souffle n’est que plus risible et réjouissant pour l’avenir. Rede n’en est plus satisfait, la chute n’en sera que plus mortelle pour elles. Toutefois une ombre existe, infime tant le chasseur est persuadé de la retrouver mais…et si elle était morte ? 230 ans. En 230 ans quelle mort peut-elle emporter sa vie ? Celle Luke n’a-t-elle pas été prise en quelques secondes ? Rede, sortons d'ici. La main de Persé impose une chaleur appréciable dans les pensées de l’ex roi. Elle a raison, il ne sert à rien de rester trop longtemps dans ce lieu. Tout ce qu’il y avait à prendre venait d’être pris : Souvenirs, mélancolies, souffrances, mort et une abondante conviction d’un lendemain bien plus douloureux pour elle que pour Win. Oui, c’était certain. Après tout, il y a des promesses qui ne peuvent se disloquer. Jamais. « Rentrons »

~~~~

Le ministre recule d’un pas et considère la jeune femme face à lui d’un étonnement grandissant. Un bref instant qu’il lui sembla durer près de 5 années, il crut retourner dans un enfer sans soleil et sans lune où la lente plainte était devenue une hymne au restant de l’humanité désavoué. Il sent sur sa tempe droite une goute s’échapper marquant nettement cette impression de fournaise. Les souvenirs s’immiscent de manière bien étrange dans l’esprit humain, le ministre en a bien plus conscience que nombre de ces individus grouillant dans la mélasse de cette ville refuge. Après tout, ne vit-il pas régulièrement certains de ses meilleurs souvenirs de son enfer ? Bien que l’obscurité de ses nuits semble le plus féroce vecteur, rien ne devrait l’étonner à ces flashbacks amers en pleine journée dans ce hall si souvent parcouru pour monter dans ses bureaux. Pourtant, pourtant il s’est immobilisé, a avalé sa salive avec une inhabituelle difficulté et s’est senti craindre d’y retourner. Une impression violente dont il connait les rouages lorsque son poing se mue avec une facilité déconcertante entre le calme et la rage. Lorsque Rede s’extirpe de sa prison. Lorsque ni Luke, ni windsor ne semblent réellement présent pour lutter et reconquérir une vie bien trop morte selon lui. Le ministre en reste persuadé, il peut être de nouveau Luke, ce roi. Il n’est qu’à un pas. Un malheureux pas d’évacuer les relances de son esprit, d’évacuer la colère et la rage… il suffira d’une chose. Une simple chose, sa mort. Ou, pire, sa chute. Sa chute à Elle. Marie.

Face à lui, la blonde réagit à son tour. La rapidité du Ministre n’est pas assez importante. Il le sait par le frein émis par ses pensées. Il est figé dans cette entre-las d’horreurs partagées. Oui, partagées. Et bien que ses yeux lui hurlent l’impossible, son esprit s’agite et croit en une illusion. Cette blonde inconnue… est-ce possible que ce soit…. « La petite souris… ? » Le doute s’entend à son timbre, il est tout autant perdu qu’un agneau au milieu des loups. Ce n’est pas tant de retrouver son disciple qui le heurte mais que son existence si proche de lui le replonge dans un lieu qui tente précisément de fuir et oublier. Cette sensation liée à cette présence, imaginaire ou non, le ramène à tout ce qu’il pense pouvoir contrôler. En réalité, il n’est pas qu’à 1 pas.

En réalité, il n’est nul part.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé








MessageSujet: Re: How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone    

Revenir en haut Aller en bas
 

How to train your baby dragon • Windsor & Perséphone

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» athéna perséphone zubrowka ☞ hey baby (uc).
» How train your dragon
» How to train your dragon : Live spectacular
» Dragons 2 : Première course de Dragons : Prêt, Feu, Partez ! [Dawn of the dragon racers] (2014) DreamWorks
» Haiti des années 60-70-80: Le pays était-il mieux sous Papa et Baby Doc ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fifth Chapter :: Memories-