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 Poison & Wine. | | Kenneth x Marie

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MessageSujet: Re: Poison & Wine. | | Kenneth x Marie   Mar 23 Mai - 1:36


Les réactions qu’il peut avoir ne sont pas réellement celles escomptées. Celles attendues probablement, mais pas celles que j’aurais aimé voir. Les griffes de cette rencontre semblent se refermer autour de moi et je n’apprécie pas cette sensation étouffante. Sa main me dérange, m’oppresse presque alors que la situation s’envenime lentement. Ma sincérité n’a pas d’échos, mes questions n’ont pas de réponses. Il est ici pour prendre, sans se permettre de donner en retour. Et c’est là son erreur. Je n’avais besoin que d’une preuve, une seule, que nos liens pourraient survivre à cette rencontre, mais il lui semble impossible de me la fournir. Lentement je ferme les yeux, vient déposer mes doigts sur les siens et tire, avec une douceur qui contraste le geste. Sous l’impulsion, je le force à quitter ma joue. Je prends une plus grande respiration, ravie de cette libération fortuite, avant de reprendre, le ton âcre. « Si tu me poses la question, c’est que tu n’es guère familier de cette pratique. Probablement aurais-je du m’en douter. » Mes paupières libèrent mon regard qui vient se fixer dans le sien alors que je finis par lâcher sa main. Amère, cruellement déçue, je finis par soupirer. « Je me croyais meilleure juge. Je vais devoir revoir mes instincts. »

Les mots sonnent creux à cause de mon ton placide, de mon impassibilité, lorsque mon cœur bat la chamade. Il le sent probablement, vu notre proximité, mais si je ne peux contrôler mon palpitant, tout ce qu’il peut voir est maîtrisé. Il ne verra pas mon désarroi, pas plus que l’insidieuse douleur que je ressens soudain. « Deux solutions s’offrent à nous chéri. L’une plus dommage que l’autre… » Je ménage mon effet, conserve le silence pendant quelques secondes, avant de reprendre d’un ton plus maîtrisé, plus professionnel. « Tu peux m’arrêter. Si je te laisse faire, j’irais à la rencontre de ceux qui me cherchent et je les bernerais si bien que tu sembleras ridicule pour les mois à venir. Seulement je ne suis pas très fan des autorités. Alors je ne te laisserais pas faire. Et je te tuerais… » Qu’il ne doute pas une seconde de ma faculté à lui faire du mal. Je durcis d’ailleurs mon regard pour donner plus de poids à mes propos. « Ca c’est pour l’option dommage. Sinon j’ai une meilleure idée. Tu disparais de ma vue. Tu te trouves un autre coupable. Va savoir pourquoi, je saurais te faire confiance pour ne pas me balancer. Et on continue nos vies. Chacun de notre côté. Parce que visiblement, tu n’es pas prêt à m’accepter comme amie. » Les deux situations résulteront d’une séparation. Je ne suis pas satisfaite de cette possibilité… Je suis pourtant incapable de trouver une meilleure option maintenant. Celle qui me garderait sauve… et capable de le garder dans ma vie… Mon cœur s’affole un peu plus, avant que je ne finisse par le repousser durement, de mes mains sur ses épaules. Je ne veux pas en arriver là. A la violence, à la douleur. Je ne veux pas non plus le laisser croire qu’il dirige cette conversation. Tout comme je refuse de lui laisser la moindre avance sur mon terrain.

Il serait bien plus simple de lui offrir une réponse, vraie ou fausse, crédible ou non, seulement je refuse de m’y résoudre. Parce que je ne veux pas lui mentir. Tout comme je ne peux trahir l’homme qui me dirige dans l’ombre. Peu importe notre relation, peu importe celle qui me lie à Kyran, je ne peux trahir l’un pour satisfaire l’autre. « Pourquoi tu es venu me voir Kenneth ? Tout aurait été si simple, si tu avais simplement étouffé ton instinct et tes doutes. Ton sens du devoir est-il si accru que tu te moques même de notre relation ? » La loi est importante pour lui probablement. Autant qu’elle peut être inutile à mes yeux. Je lâche finalement un soupir avant de me hausser sur la pointe des pieds pour lui offrir un léger baiser sur la joue. « Je suis désolée que cela ne tourne pas en notre faveur… Réellement je le suis. » Je suis sincère envers lui, mon regard le lui crie. Pourtant j’ai l’impression qu’il n’y aura plus de retour en arrière maintenant…
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MessageSujet: Re: Poison & Wine. | | Kenneth x Marie   Sam 1 Juil - 14:40





POISON & WINE
Kenneth x Marie

Marie se libérait déjà de ma prise et je la laissais faire sans montrer la moindre résistance. Je la laissais disposer de ma main comme elle le souhaitait alors que je maintenais néanmoins notre proximité physique, comme si j'avais peur de manquer un élément crucial si jamais je reculais. J'écoutais chacun de ses mots. J'aurais pu en rire, car malheureusement elle avait raison. Malgré moi, un léger rictus apparut sur mon visage et je baissais spontanément les yeux, hochant la tête pour approuver ses dires. Cela ne dura qu'un bref instant, et lorsque je posais à nouveau mon regard sur elle, je croisais le sien. Mon bras retomba naturellement le long de mon corps lorsqu'elle libéra sa prise sur ma main. Et qu'est-ce que ses instincts lui avaient dit me concernant exactement ? Avait-elle vraiment eu confiance en moi jusqu'à maintenant ? J'étais toujours surpris lorsqu'une personne me confiait réellement sa confiance, comme si elle n'était pas consciente des conséquences qu'auraient cette décision. Je ne me considérais pas comme un homme fiable, si je pouvais encore me considérer comme un homme bien entendu. Je faisais désormais face à une Marie totalement dénuée de sentiments à mon égard ; retour au point de départ. Je ne pouvais pas nier mon amertume. Une pointe de mélancolie également, sans aucun doute. J'avais appris à apprivoiser Marie une fois ; peut-être que je réussirais une seconde et dernière fois. Mais pour aller où ? En prison ?

Je redressais un sourcil face à l'énumération des possibilités que nous avions désormais face à nous. Je hochais à peine la tête en signe de compréhension. Voilà ce que nous étions devenus en un claquement de doigts : des ennemis. Je repoussais les émotions qui se fracassaient contre les barreaux de mon impassibilité et laissais ensuite le renard dealer avec. Il était très bon pour les faire disparaître et encore une fois j'avais besoin de lui. Fort heureusement pour moi, il s'attelait à la tache avec joie. C'était exactement ça, ce qu'il attendait ; ce type d'opportunité. Et j'étais celui qui lui servait son dîner sur un plateau d'argent. J'étais sensé lutter contre ça et voilà que je me retrouvais à cautionner cette situation. Situation dans laquelle j'étais par ma faute. Ou celle de Marie ? La nôtre. Un malheureux mauvais concours de circonstances. J'aurais préféré ne pas être le Shadowhunter qui soit chargé de la foutre au trou. Mais la vie était bien trop amusée par mon cas pour m'épargner ce plaisir.

Marie avait raison. Il n'y avait que ces deux possibilités. Si je l'arrêtais, elle se battrait ; si je la laissais fuir, je perdais. Mais je perdais quoi exactement ? En plus de son amitié, j'échouais dans ma mission. Je perdais tout donc, pour résumer. J'avais déjà tout perdu à l'instant même où je l'avais confrontée à ses démons. Et en y réfléchissant davantage, je n'aurais pas pu faire les choses autrement. Ma curiosité maladive m'aurait de toute façon poussée vers la même direction quelle que soit ma véritable décision. Ce n'était qu'une question de temps.

Brusquement, je fus repoussé en arrière par Marie et je me laissais faire, surpris par cet élan physique de rancoeur et de colère. Elle qui avait été si calme et si impassible jusqu'à maintenant. Une brèche dans son parfait système de contrôle ? Je soupirais à peine, affichant une brève tristesse sur mes traits. Tristesse que je balayais immédiatement grâce à mon propre système de contrôle. Je ne répondrais pas. A rien. Ni à sa violence, ni à son manque de contrôle. Si je l'avais poussée à agir ainsi, alors sa bataille intérieure était bien plus importante que je ne l'aurais cru. D'un sens, ça me rassurait ; cela voulait donc dire que je représentais encore quelque chose pour elle. D'un autre, je mesurais les dégâts que j'avais fait sur notre relation. Je l'écoutais attentivement, restant à la distance à laquelle elle m'avait repoussé. Je hochais la tête négativement pour répondre à sa question. Elle me touchait bien plus que je ne l'aurais voulu et le renard n'était pas d'une performance exceptionnelle ce soir. Mon sens du devoir n'était pas accru. Ma curiosité et mon besoin de briller dans mon job eux l'étaient. Pensait-elle que j'en avais réellement quoi que ce soit à faire de ses activités illégales ? C'était le cadet de mes problèmes. Mais j'avais des ordres. Et on m'avait confié une mission. Je ne pouvais pas échouer. J'étais obsédé par mon taux de réussite vraisemblablement, au détriment de ceux qui étaient visés directement ou indirectement dans le processus.

Bientôt, Marie se rapprocha à nouveau avant de déposer un léger baiser sur ma joue. J'en fermais brièvement les yeux face à la douceur de son geste, contrastant avec la violence dont elle avait fait preuve l'instant d'avant. Et ça c'était quoi exactement ? Je l'observais alors que je me retenais de poser mes mains sur elle. Désolée ? Elle était désolée ? Mon visage reculait spontanément du sien alors que j'assimilais sa réponse. Désolée. Ce mot paraissait tellement dérisoire. Et moi, qu'est-ce que j'étais ? Désolé également ? Abattu ? Peut-être oui. Le fait était que je devais désormais rebondir. Réagir. Par où commencer ? Sauver ma relation avec cette femme et accomplir ma mission n'était probablement pas réalisable, mais il devait y avoir une solution. La meilleure piste que je possédais maintenant était l'homme caché derrière Marie qui orchestrait tout ce cirque. C'était lui ma cible. Ou alors voulais-je m'en convaincre ? Le Gouvernement ne pourrait pas me tenir rigueur pour viser plus haut, plus dangereux que l’exécutante qu'était Marie. En tout cas, je voulais m'en convaincre, car je n'avais pas meilleure idée pour le moment. C'était ma porte de sortie et je comptais bien l'emprunter. Je pouvais compter sur la belle brune pour en informer son patron qui serait bien plus prudent à l'avenir, mais cela ne me ferait pas reculer pour autant.

Je réalisais que je n'avais pas parlé jusqu'à maintenant. Pas un mot. Que pouvais-je bien répondre de toute façon ? Quels mots pourraient exprimer tout ce que je ressentais ? Quand il s'agissait de me défendre ou d'exposer mes sentiments, j'étais parfois beaucoup moins loquace que d'habitude. Par où commencer ? Nulle part semblait être une réponse tentante. Je m'étais renfermé sur moi-même. J'avais verrouillé les accès. Et maintenant je me retrouvais tel une statue face à Marie, la dévisageant sans exprimer la moindre émotion, bien loin de tout le bordel intérieur que je ressentais. Son regard, ses yeux, je les percevais comme un écho à ma propre détresse. Si je ne réalisais pas ma mission, quelqu'un prendrait ma place, c'était évident. Je ne pouvais pas prendre le risque de voir Marie derrière des barreaux. Non, je ne le pouvais pas. Je ne pouvais pas reculer. Spontanément, je fis un pas en avant, me rapprochant davantage de la belle brune, avant de lui murmurer :

Tu as tout intérêt à ce que ce soit moi qui soit assigné à cette affaire. Je laissais mes doigts frôler sa joue un bref instant, avant de laisser ma main retomber. Je veillerai à ce qu'il ne t'arrive rien, que tu le veuilles ou non.

Si j'avais été ferme, c'était parce que je ne lui laissais pas le choix. J'avais pris ma décision. L'homme dans l'ombre tomberait, Marie serait épargnée. Et je manipulerai le système pour que cela en soit ainsi. Win - Win.

En attendant, si tu souhaites me tuer, tu sais où et comment me trouver.

Libre à elle de vouloir m'arrêter. Ou non. Nous étions devenus des adversaires bien malgré nous. Si ma décision était prise, il fallait peut-être encore qu'elle prenne la sienne. Et si je devais me battre contre elle pour la garder en sécurité, je le ferais. Je ne renonçais pas à elle, ni à notre amitié, même si cette dernière semblait être perdue quoi que je fasse. Mais je me devais au moins d'essayer. Je reculais d'un pas avant de contourner Marie pour sortir de son appartement. Cet entretien était visiblement terminé.



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MessageSujet: Re: Poison & Wine. | | Kenneth x Marie   Mer 6 Sep - 18:24


Mes lèvres contre sa joue me pousse à fermer les yeux une seconde. Je sais ce que je suis en train de perdre. Un ami précieux. La profondeur de notre relation m’échappait. Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à ce moment bien précis où je me retrouve face aux démons de sa profession. Il a besoin de quelque chose à se mettre sous la dent. Il me cherchait. Il m’a trouvé. Seulement je ne peux lui offrir ce qu’il désire. Me rendre, déposer les armes, serait cet instant où je ne suis plus moi. Et je ne peux laisser ce moment arriver. La décision lui revient. Je lui ai laissé le choix pour la fin de cette entrevue, pour la clôture de notre relation. Nous ne serons plus jamais aussi proche que nous avons pu l’être. Est-ce ma faute ou la sienne ? Je ne saurais réellement le dire, mais une chose est bien certaine. Il va me manquer. Je suis aussi stoïque qu’il semble l’être, mon souffle brûle chaque parcelle de ma gorge alors que j’attends une réponse qui tarde à venir. Peut être cherche t’il à sauver ce qu’il reste de nous lui aussi. Je me plais à croire une seconde que nous pourrons survivre à ce revers. Peut être pas sur le champ… Mais avec le temps, j’ai l’impression que tout peut aller mieux, que tout peut s’arranger. S’il arrive à la même conclusion que moi, ce qui n’est peut-être pas gagné.

Il s’approche de moi, d’un pas et je me tends, prête à bondir, prête à l’attaquer s’il le faut. Pourtant il ne m’attaque pas, il ne tente pas de prendre l’ascendant sur moi. Ses mots simplement claquent entre nous, ravissent mes oreilles d’une mélodie que je n’aurais pas pensé entendre. Ce qu’il dit semble trop beau pour être vrai et j’ignore si je peux lui accorder ma confiance. Et pourtant, j’ai envie de croire en sa parole. J’ai envie de penser qu’il est sincère envers moi et qu’il va effectivement me protéger. En détournant les soupçons probablement. Mon regard se plante bientôt dans le sien, avant que je ne referme les yeux de nouveau en sentant ses doigts, aériens, contre ma joue. C’est un geste sans aucune connotation. Une simple tendresse dont j’apprécie chaque seconde. Je déglutis lentement avant de laisser mon esprit fourmiller de nouveau de mille théories quand à la suite des évènements. Autant entre nous que sur une échelle plus large, plus conséquente.

Il conclut, s’esquive et cherche probablement la sortie, comme salvatrice à cet instant. Je ne la lui offre pas sur le champ. Alors qu’il s’éloigne, j’attrape ses doigts entre les miens une seconde. Je veux qu’il se retourne, pour planter mes prunelles dans les siennes et ainsi lui montre, même sans parler, l’ampleur de la reconnaissance qui m’agite. Ce n’est pas le seul sentiment que j’éprouve actuellement mais il domine largement. Ce n’est pas pour le fait qu’il me laisse tranquille. Mais bel et bien pour la chance qu’il nous offre. « On se reverra Kenneth Zaran. Sans montrer les crocs tu verras. » Plus qu’un au revoir, c’est une promesse que je lui offre sur un plateau. Je ne bouge pas, pendant plusieurs secondes, avant de finalement le lâcher pour détourner les yeux. L’entretien est bel et bien terminé. Seulement grâce à sa maturité, ce n’est pas le cas de notre relation pourtant bancale. On se reverra Ca j’en suis certaine et j’attends ce moment avec impatience..

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