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 the great escape (Tim - Enya)

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: the great escape (Tim - Enya)   Mer 14 Sep - 23:23




We won't give up the fight
We'll scream loud at the top of our lungs
And we'll feel so alive.


Ce n’était pas le Graal mais Vaas s’y contentait volontiers. Accroupi à même le sol sur son salon désorganisé, l’homme se noyait dans une mer de câble qui pour le profane n’était qu’un amas de fil sans fin. Mais pour Milligan, il s’agissait d’un labyrinthe certes ayant l’apparence d’un casse-tête, mais qui avait le mérite d’occuper son esprit. C’était une chance inespérée. Vaas avait trouvé dans une boutique du quartier nord un ordinateur de l’ancien temps. Un ordinateur de bureau obsolète pour certain mais une mine d’or pour l’ouvrier. D’une apparence miteuse et grisâtre par sa vieillesse, l’objet était tout sauf séduisant de premier abord. Cependant, lorsque Vaas avait posé ses yeux dessus, il avait eu la sensation que cet objet l’avait attendu depuis tout ce temps. Si bien qu’il n’hésita pas bien longtemps avant de l’acquérir, non sans mal cependant car il n’était pas chose aisée que de se procurer un ordinateur, aussi obsolète était-il, dans cette époque gouvernée par un régime dictatorial sans accès aux ordinateurs et surtout à un réseau digne de ce nom.

Cependant, il n’y était pas. Quelque chose lui échappait. La carte mère faisait des siennes et il soupçonnait la carte graphique d'être obsolète. Il lui fallait le matériel adéquat avant de le mettre en route. Vaas préférait s’assurer de la traçabilité de l’engin avant de s’engager dans quoique ce soit qui pourrait lui porter préjudice à l’avenir. Mais rien n’y faisait, il avait beau relier fils sur fils, câble sur câble, tout ce qui lui passait par la tête, rien ne fonctionnait. Et un horrible sentiment d’agacement s’installait jusqu’à se transformer irrémédiablement en frustration colérique. Néanmoins, il ne mit pas longtemps à penser à obtenir de l’aide d’un de ses voisins qui excellait dans le domaine. D’un autre côté, entraîner Timothée Morel dans ses déboires illégaux n’était pas foncièrement une bonne idée. Et à dire vrai, il ressentait le besoin de faire ça seul, sans l’aide d’un tiers. Ce fut donc dans cette pensée que Vaas avança doucement et surtout en solitaire. Du début de la nuit jusqu’à l’aurore. Mais rien n’y faisait. Et ce fut avec une frustration sans nom qu’il cogna l’écran noir et sans vie de son ordinateur, se faisant par ailleurs beaucoup plus mal à lui-même qu’au pauvre objet. Il n’y arriverait pas seul.

Manquant de trébucher parmi les fils et les câbles qui gisaient sur le sol, il se dirigea vers sa porte d’entrée. Ce n’est qu’au moment de monter les escaliers jusqu’à l’appartement de Timothée que Vaas se rendit compte de son état d’extrême fatigue. Mais paradoxalement, et bien qu’il fut épuisé, ses yeux était grand ouvert lorsqu’il frappa à la porte du jeune scientifique. Il n’avait aucune idée de l’heure qu’il était, mais les vitres laissées à penser qu’il était relativement tôt dans la matinée ; les premières lueurs de l’aurore commençaient à se faire voir. Il renifla bruyamment en observant le ciel de l’unique vitre du couloir non loin de la porte de Morel. Le scientifique faisait partie dorénavant des rares personnes à avoir réussi à s’approcher de l’ouvrier. Et cela ne s’était pas fait sans difficultés. La méfiance était de rigueur entre les deux hommes, avant même qu’ils aient commencé à se parler. La phase soupçons avait duré dès lors que Vaas avait commencé à se montrer trop curieux en ce qui concernait les déplacements douteux de Timothée. Après deux infractions à domicile et un tête-à-tête aux chandelles, le conflit s’était dissipé. Il était surprenant de constater que malgré les apparences, de nombreux points communs réunissaient les deux hommes. Comme leurs compétences pour l’informatique. Timothée avait l’avantage de continuer à côtoyer de nombreux instruments dit moderne, que le gouvernement convoitait jalousement, optant pour la propagande dévastatrice et ravageuse.

A peine Vaas eut-il entendu la porte coulisser qu’il s’adressait à un Tim dont il ne saurait dire s’il était fraîchement réveillé par son tambourinement incessant en guise de réveil au lever du soleil. A dire vrai, il était soulagé qu'il soit là. Vaas n'était jamais quant à sa présence dans l'immeuble. « Mec, me faut un microprocesseur. » Il y avait plus chaleureux comme salutation. Mais Vaas n’était pas l’homme le plus enclin à la politesse, il se contentait généralement du minimum. Et à cet instant, il avait la tête ailleurs et certainement pas aux bonnes manières. « J'suis pas sûr du modèle, faut qu'tu viennes. Et enfile un froc avant. » lui recommanda-t-il en haussant un sourcil. Il l’attendit quelques instants à l’extérieur de son appartement, tout en se grattant nerveusement l’arrière de son crâne. Demander service à autrui lui demandait une force considérable. Il détestait dépendre de quelqu'un. Mais s'il laissait passer cette occasion d'avoir son propre ordinateur, il s'en voudrait à en ronger ses ongles jusqu'au sang. Vaas attendit de le voir réapparaître avant de reprendre son discours. Il commença à marcher en descendant les escaliers afin d'inciter son voisin à faire de même. « J'y ai passé la nuit, mais y'a un truc qui m'échappe...» disait-il en descendant les marches jusqu'à la porte de son appartement.

Une fois la porte ouverte, Vaas ne fit même plus attention au désordre accablant qui régnait sur le sol. A dire vrai, c'était comme si chaque surface était occupé par un amas d'objets que la plupart pouvait facilement considérer comme inutile mais dont Vaas accordait une certaine importance puisqu'il jugeait visiblement que tout ceci pourrait lui être utile à l'avenir. Récipients comblés, cendrier chaussure, verre à café froid, même sa vieille télé n'y échappait pas et servait de support à un tas de paperasses. Il ne l'allumait jamais de toute manière, n'étant plus qu'un instrument à propagande de plus pour le gouvernement à ses yeux.
« Ouais, c'est une épave. » Vaas désigna du menton l'ordinateur qui gisait au milieu des cables et divers pièces détachées. L'ouvrier se fraya un chemin jusqu'à la fameuse épave qui reposait encore sur le sol en face de son canapé. Il attrapa la carte mère précautionneusement qu'il tendit vers Timothée. « R'garde ça. » La nuit avait été laborieuse, car l'objet avait nécessité plusieurs réparations. Et il n'avait plus la force d'expliquer le pourquoi du comment, mais il savait Timothée assez curieux et intelligent pour comprendre ce qu'il avait sous les yeux. Sur ce, Vaas se laissa tomber mollement sur son canapé en soupirant fortement. Il se passa une main sur son front jusqu'à l'arrière de sa tête pour finalement loucher sur sa boite à tabac posé non loin. Il l'attrapa d'une main, tout en gardant un œil sur son voisin en pleine analyse.

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Dernière édition par Vaas Milligan le Mer 19 Juil - 21:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Dim 18 Sep - 18:21

Mec, me faut un microprocesseur. Bonjour. Ou bonne nuit. Je n’en sais trop rien. Ma tête me semble à la fois lourde et totalement vide. Je n’ai rien bu et pas plus avalé quoique ce soit depuis 24h et aujourd’hui est mon premier jour de repos que je m’accorde depuis une éternité. C’était un jour béni des dieux depuis que mon corps s’était enfin étalé sur mon matelas à 5H du matin. A croire que ce dernier était composé d’un magnifique nuage de détente et de bonheur. Le confort absolu bien que dans les faits, le sol m’aurait probablement conféré la même sensation. En une microseconde, je me repasse le fil de mes précédentes 72h avec la détestable impression que les 24 prochaines ne seraient pas de repos. Je me vois encore au travail, me sentant épier par ma nouvelle collègue, fraichement débarqué et foutrement intrusive. Travailler sur mes dossiers s’est avéré plus complexe que jamais, toujours sur le qui-vive, toujours en attente de se faire prendre. J’ai alors choisi de mettre mes recherches personnelles de côté, m’en occuper ici comme auparavant mais il est clair que l’être humain n’est pas fait pour assumer deux emplois de 12h par jour. J'suis pas sûr du modèle, faut qu'tu viennes. Et enfile un froc avant. Mon sourcil s’élève en même temps que ma main contre mon visage. Je baisse les yeux vers mon corps pourvu d’un simple boxer et les retournent sur le visage de mon cher voisin. Vaas. Cet énergumène pour le moins intimidé par mon imitation des films d’Al Pacino. Une déception totale d’ailleurs mais une bonne surprise en fin de compte. Sans se le dire, des habitudes ont vu le jour entre eux. Une forme d’amitié qui laisse entrevoir cette confiance dont le monde n’offre que des résidus minces et troués. Depuis ce fameux jour où des vérités se sont extirpées de la méfiance, nous n’avons plus reparlé de la résistance, du gouvernement, des doutes, de la colère. Non, nos conversations sont devenues foutrement banales mais dieu, que cela faisait du bien. La simplicité. La futilité. L’absence de crainte. Le jeu d’échec rangé au placard. Juste deux types, deux voisins qui s’apprécient comme ils se seraient appréciés y a 5 ans.

Et c’est bien pour cela que je tourne le dos à mon lit, aux bras de Morphes pour enfiler un jogging et un sweat-shirt. Dans l’escalier, Vaas se tourne vers moi m’explique son planning de la veille. Progressivement, à chacune des marches que je franchis, je sens mon esprit se réveiller, quitter la brume pour saluer la conscience du monde et surtout, saluer les propos de Vaas. Un ordinateur, il s’est trouvé un ordinateur. Le con. Je souris, écrase ma main dans mes cheveux en me laissant sauter à pieds joints sur son pallier. Ouais, c'est une épave. Ma tête se penche sur le côté, hausse les épaules au milieu d’une grimace puis souris en confirmant. Cette remarque pouvait s’appliquer autant à tout le bric à brac posé comme dans un entrepôt au milieu de ce qui était un salon qu’à la machine explosée sur le sol. Enfin, « explosé », j’y lisais déjà une sorte de bordel organisée. Rapidement, mes yeux font l’inventaire, lie les différentes parties entre elles et se payent le luxe de visualiser ce que fut cet ordinateur lors de sa jeune vie. Aujourd’hui…. Aujourd’hui il est clairement à l’agonie. Mon voisin me fout sous le nez la carte mère que je tourne et retourne avant de me pencher pour attraper la loupe. Mon sourire s’étend en devinant les bidouillages de mon compère. Bien tenté… Mon soupire s’étend dans l’espace en redressant la tête ce qui dénote totalement du pétillement bien réveillé qui s’installe dans mon regard. Encore le genre de plan foireux qui peut attirer deux voisins comme eux. Tu l’as trouvé dans la décharge du coin ou … ? Mon corps s’abaisse, mes mains parcourent du bout des doigts certains câbles, en tire un puis un autre. Bon, j’espère que t’as de la bouffe et de quoi bord… parce qu’on a un joli puzzle a remonter… Regard et sourire d’enfants de 5 ans devant un pot de bonbec, je me redresse, tape sur son épaule et retourne vers mon appartement.

5 minutes plus tard, mon pied ouvre la porte de son entrée et je dépose sans délicatesse un carton entier. Reculant de deux pas, je présente le paquet de mes mains. TADA ! Une petite chasse au trésor te tente ? J’en connais déjà la réponse mais m’amuse de voir son regard parcourir le contenu du carton : des fils, des cartes en tout genre. Un carton pour geek de leur trempe. Un carton dument complété lorsque je montais mon propre ordinateur. Fesse sur l’un de mes mollets, autre genou relevé contre mon torse, je m’atèle déjà à retirer la carte graphique afin de la tester. Juste pour préciser.. tu sais que si ça te manquait… t’aurais pu utiliser le mien… Oui, il aurait pu. A présent, il faisait parti de ces rares personnes qui peuvent tout demander. Mais au fond je sais pourquoi son regard pétille. Je sais pourquoi avoir son propre ordinateur le fait tant apprécier le manque de sommeil… L’impression de retrouver le doux confort de ce qui est connu, de ce qui est à soi, de ce qui est maitrisé. Enfin, j’imagine.

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Jeu 29 Sep - 19:48

Je levai la tête vers mon horloge. 6 heures du matin à peine. Bien, donc pour le sommeil, on allait dire que c’était fichu. Tant mieux, je n’avais aucunement envie de dormir. Pourtant j’avais essayé. J’avais bu un verre de vodka, peut-être bien deux ou trois en fait. Et puis j’étais partie au lit.
C’est à deux heures du matin que je m’étais réveillée en sursaut. Mais pas à cause d’un cauchemar, comme ces derniers jours. Pas à cause de Noah. Mais à cause de la radio. Mon subconscient avait travaillé de façon efficace et j’avais une idée. Alors j’avais ressorti tous mes papiers et j’avais connecté les points. Il était 6 heures du matin désormais, et j’avais devant moi un schéma qui me donnait des hauts le cœur. Je crois que j’avais compris. Je crois que j’avais trouvé, enfin, ce qui était arrivé à Ellen. Et il fallait absolument que j’en parle à la radio. Mais avant ça, il fallait que j’en parle à Vaas. Je pris mes affaires et partit presque en courant vers chez lui. Heureusement pour moi, il n’habitait pas très loin de chez moi. Les rues n’était pas vides de monde malgré l’heure. Il y avait des gens bien plus matinaux que moi. Et il y avait ceux qui finissaient leur soirée. La Nouvelle Orléans grouillait toujours de vie. C’était beau à voir. C’était pour ça que je me battais, aussi. Mes papiers sous le bras, je marchais à vive allure tout en continuant à réfléchir. Comment j’avais pu louper ça avant ?

Vaas était devenu, un peu malgré moi, un peu malgré lui, mon plus fidèle allié pour ma radio. Il était un ami, quelqu’un en qui j’avais confiance, le seul qui comprenait mon état. La bipolarité qui nous pourrissait la vie nous avait aussi unis, et on comptait l’un sur l’autre. Il s’était aussi avéré être quelqu’un qui partageait mes idéaux, et qui était doté d’un sens de l’humour particulier mais que j’aimais beaucoup. Bref, Vaas était une belle rencontre, et il avait embarqué dans mon aventure radiophonique sans broncher. Depuis, on montait les émissions ensemble et je venais le voir dès que je voulais son avis. Comme ce matin.
Montant presque quatre à quatre les escaliers, j’arrivai enfin devant chez lui. Le connaissant, si sa porte n’était pas verrouillée, alors il ne dormait pas. D’ailleurs l’idée qu’il dorme ne m’avait pas effleuré l’esprit jusqu’à maintenant. D’un coup plus violent que je ne l’aurais voulu, j’ouvris sa porte à la volée, la tête dans mes feuilles.
« Vaas, faut absolument qu’on diffuse ça ce soir à la radio. J’ai eu une illumination, tu vas voir, c’est juste hallu….. »
La fin de mon mot ne franchit pas mes lèvres. J’avais enfin relevé la tête de mes notes, arrivée quasiment au milieu du salon, et je m’étais rendue compte que Vaas n’était pas seul. Mon cœur se mit à battre à tout rompre.

C’était Timothée. Probablement à la fois la première et la dernière personne que j’avais envie de voir. La première, parce que sa présence me faisait indéniablement un bien fou, m’entourait d’une bulle de sérénité et de simplicité bienvenue. La dernière, parce que jusqu’ici nos rencontres s’étaient toujours soldées par un échange de baisers et une passion qui menaçait d’exploser à tout moment, et dans mon état actuel je ne jurais de rien.
« Euh, je vais peut-être repasser. Désolée, j’avais pas…bordel Vaas, c’est un ordinateur ?? »
L’excitation prit le pas sur le malaise et je m’approchai de l’engin. Une vieillerie, de toute évidence. Mais elle n’avait pas vu un PC de ce genre depuis des années. L’électronique avait disparu avec le reste de la technologie. Cette antiquité était un trésor. Un grand sourire s’afficha sur mes lèvres bien malgré moi et je souris.
« C’est génial ! Il fonctionne ? Attend, s’il fonctionne, tu imagines ce qu’on pourrait faire ? On pourrait s’en servir pour la radio ! »
Je stoppai net et fermai les yeux. Enya Rivers, tu es une idiote. Deux fois que j’avais prononcé le mot « radio » devant Timothée. J’étais en train de complètement griller notre couverture. Il fallait vraiment que je me calme. J’aurais peut-être dû dormir, finalement. Levant un regard clairement désolé vers Vaas, je me raclai la gorge, serrant un peu plus mes papiers contre moi.
« Je vais vous laisser, en fait. Je voulais pas vous interrompre. Vaas, je repasserai, ou en fait non, passe chez moi quand tu as le temps. Amusez-vous bien ! »
Et avec un sourire mal à l’aise, je me dirigeai à reculons vers la porte. J’enchainais les conneries dès le petit matin. Ca annonçait une bonne journée.

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Lun 14 Nov - 22:10



Il n’y avait pas si longtemps, Vaas aurait eu toute les difficultés du monde à s’ouvrir à une personne tel que Timothée tant la méfiance était de rigueur. Et maintenant, voilà qu’il lui demandait des conseils de professionnels de l’informatique alors qu’ils pourraient être arrêtés à tout moment si le Gouvernement se payait l’envie de faire quelques visites surprises parmi les vieilles bâtisses de Storyville. Tandis que ses doigts manipulaient le papier à tabac minutieusement, il observa son voisin qui semblait analyser aussi bien la carte mère que le joyeux bordel qui s’était entassé dans son salon. L’ouvrier haussa les épaules avec un levé de sourcil d’un air las, lorsque Timothée félicita sa tentative de sauvetage désespéré. « Si j’te l’dis, j’pourrais pas t’laisser partir. » Toujours affalé sur son canapé, Vaas se pencha légèrement lorsqu’il vit son voisin s’abaisser dans le but de toucher aux câbles éparpillés un peu partout sur le sol. Il aurait aimé l’aider dans sa réflexion et se tenait prêt à répondre à n’importe quelle question. Mais cela ne semblait pas nécessaire et le scientifique semblait plus s’inquiéter de l’état de son estomac plutôt que de quémander l’avis de son voisin. Face à son visage juvénile tel un enfant excité face à l’annonce d’un cadeau qu’il allait recevoir, il se releva pour faire demi-tour après un tapement à l’épaule. Pour toute réponse, Vaas se contenta de soupirer fortement en s’adossant contre son canapé. Sa cigarette enfin prête, il l’amena à ses lèvres puis parti à la recherche d’allumettes qu’il savait trainant un peu partout. Il n’avait aucune idée du projet qu’avait en tête son camarade informaticien, mais il lui faisait confiance. Bien qu’il n’aurait pas été contre une ébauche de ses intentions, aussi malsaine qu’elles furent.

A peine cinq minutes plus tard, Timothée réapparu avec un carton dans les bras. D’un air interrogateur, Vaas ne put que jacter un « Hein ? » surpris, puis se leva la cigarette aux lèvres, vers le contenu du carton. A peine avait-il posé les yeux quelques secondes sur son chargement qu’il laissa échapper son étonnement surplombé d’une excitation soudaine « Oh putain… » L’idée d’avoir son propre ordinateur commençait à se concrétiser « Si j’ai l’occasion d’avoir le mien, pourquoi m’priver ? » La quête commença. Vaas plongea les mains dans le carton presque religieusement, en prenant soin d’analyser ce que ses yeux pouvaient comprendre. Il avait la sensation d’être un enfant plongeant dans une piscine de peluche.

« T’es encore plus cracké que j’le pensais vieux. » Vaas s’imagina soudainement qu’il y avait encore toute une partie du monde informatique actuel qui lui échappait et dont il aurait bien du mal à avoir accès en restant enfermé chez lui coupé du monde. La Nouvelle-Orléans regorgeait peut-être d’autres informaticiens comme Timothée qui avaient chez eux des cartons de bonnes fortunes en cas de nécessité dû à une apocalypse 2.0.
Ses pensées furent brutalement perturbées par la porte d’entrée qui s’ouvrit d’une force telle que Vaas cru une seconde à un coup de vent magistral. Sa surprise fut totale lorsqu’il aperçut Enya qui semblait combattre avec un amas de feuilles. Le mot « radio » qu’elle prononça aussi naturellement que le mot cornemuse fit ouvrir les paupières de l’ouvrier à tel point que seul ses orbites étaient visibles. Un coup d’œil à son voisin le fit comprendre qu'il était bien trop tard pour rembobiner la cassette. La discrétion était donc décédée entre les murs de l'appartement de Vaas Milligan. Puis soudainement, Enya semblait éberluée par l'ordinateur qu'il venait d'acquérir « Ouais, il marche toujours pas, mais on est d’ssus. » Il désigna Tim d’un coup de menton. Il se dit qu'il fallait alors probablement qu'il fasse les présentations, mais Enya semblait pour le moment trop absorbé par cette découverte informatique. Vaas retrouva ensuite un regard proche de la normalité voir de l’amusement lorsqu’il s’aperçut qu’elle était comme fasciné par l’objet. Regard qui se transforma peu à peu en une lueur d’affolement à la deuxième mention du mot « radio » par la jeune femme. Ce type de boulette pourrait assez vite se retourner contre eux s’ils ne faisaient pas plus attention. Vaas avait confiance en Timothée dorénavant, mais cela ne l’empêchait pas d’être quelque peu sur ses réserves quant à certains sujets délicats. Comme la diffusion d’une radio pirate.

« Nan mais Enya… Enya ! » Vaas se redressa sur ses jambes, comme si se lever avait plus d’impact sur l’appellation qu’il venait d’effectuer. « C’est bon… Il est clean. C'est Tim.» Vaas désigna son voisin d'un coup de tête. C'était comme s'il jugeait le taux de fiabilité du scientifique en le jugeant clean, il n'y pensait pas vraiment, c'était le premier mot qui lui était venu en tête pour rassurer un minimum Enya. Il se rassit d’une manière plus lente qu’à l’ordinaire, comme s’il était sur le point de commencer une réunion de la plus haute importance. « Elle est clean aussi. » dit-il ensuite à l’intention de Timothée toujours à ses côtés, afin d’éviter tout soupçon. Sa première rencontre avec Enya fut aussi inattendue que destinée, de par leur mal commun. C’était dorénavant toujours chaleureusement qu’il l’accueillait chez lui, même si le plus souvent c'était à l'improviste. Après tout, une tornade ne prévenait jamais lorsqu'elle ouvrait la porte pour vous déballer ses idées.

« T’as qu’à te joindre à nous. Attends... C’est quoi cette paperasse ? C'est ton illumination ? » Il désigna les quelques feuilles que se trimballait la brunette. Manifestement, elle avait dû remuer son idée toute la nuit et n’attendait que de la faire partager. Chose que Vaas comprenait et appréciait, lui-même n'aimant pas se retrouver seul trop longtemps malgré ce qu'il laissait transparaître. Entouré, il ne se retrouve pas seul avec ses pensées et de ce fait, il avait moins de chance de sombrer entre lui et lui-même. Maintenant qu'elle était là, elle pourrait peut-être prendre part à leur quête de reconstruction de l'ordinateur. Quitte à reparler de programmation radiophonique plus tard. Surtout que l'objet pourrait effectivement être utile pour leur projet.

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Sam 26 Nov - 16:51

J’image et me souviens. Je me souviens de cette sensation d’irrépressible satisfaction de pouvoir retravailler dans un domaine issu davantage de la curiosité voire de la passion que de la subsistance alimentaire. L’irrépressible satisfaction de construire, de redonner vie, de réparer à ce qui ne ressemble probablement plus à rien. En faire quelque chose de neuf, de différent, d’important, de personnel. Travailler de ses mains, laisser place à son expertise, se faire confiance, retrouver une normalité. Croire en quelque chose d’autre, en soi éventuellement. Donner un peu de substance à la sensation de vivre une vie que nous ne nous sommes pas choisi.  Je peux comprendre. Non, je comprends la raison du pétillement dans son regard. Je comprends sa nuit à ne pas dormir. Je comprends son engouement au simple fait de posséder une épave. Je comprends son désir d’en faire quelque chose de mieux, et, aussi étrange que ça puisse l’être dit ainsi… en faire quelque chose de beau, de vrai, d’important. Le simple fait de sentir son être s’animer d’un engouement positif. Et quelque part, oublier le reste. Juste le temps de réparer et créer. Juste le temps de contrôler une chose « simple » mais retord vu l’état de la bécane. Juste le temps d’être totalement satisfait. Alors, oui je me souviens parfaitement et l’idée qu’il puisse à son tour s’emballer de la sorte m’amuse également, écarte ma fatigue et éveille mes méninges pour l’aider. Faut pas se leurrer, je suis tout aussi existé que lui. Nous sommes peut être des geeks mais bon sang ! Ca fait du bien, d’être là et de ne pas craindre de risque. Pas de dénonciation. Pas d’arrestation. Pas de jugement. Juste deux voisins qui s’apprécient, mieux encore, qui se font confiances. Si ce n’est Maisy, qui a réellement su briser les inquiétudes ? Lui. Enya probablement et les autres…. Morts depuis.
« T’es encore plus cracké que j’le pensais vieux. »
L’étincelle de mes yeux se transmet aisement à ceux de Vaas, je lui souris. N’essaye même pas de prétexter la réciproque fausse… Mon épaule percute sa jambe et je m’attèle à cette carte graphique. Muni du petit fer à soudée, j’ôte certains liens existants pour les refaire en utilisant du matériel de la boite. L’habitude du bruit dans le laboratoire, je ne réagis pas au bruit de la porte qui s’ouvre à la volée. Non, après tout, si la milice débarque je nous vois mal cacher le matériel derrière nos deux corps épées. On aurait plus de chance à tenter de justifier cet éparpillage vu nos deux capacités à converser. Je suis presque persuadée qu’on pourrait faire avaler une couleuvre à une personne relativement simple d’esprit. Bref, je disais, je ne réagis pas au bruit mais… Vaas, faut absolument qu’on diffuse ça ce soir à la radio. J’ai eu une illumination, tu vas voir, c’est juste hallu….. cette voix. J’en rate un battement, ferme les yeux dans le même temps et… pose le fer à soudée sur mon pouce. Je grogne en sursautant, lâche l’ensemble et me redresse. Mon pouce dans la bouche, j’ai l’air fin mais assume la position avec un sourire sans virer mon pouce de ma bouche. Bonjour j’ai 29 ans et suce toujours mon pouce mais heureusement, je suis trop mignon donc on me pardonne…. Si tu espérais lui faire choisir ta gueule de rêve… oublie tout de suite… Je le fusille du regard alors qu’il tente vainement de cacher son hilarité. Merci Bro. C’est du soutien. Là, une conversation s’enchaine devant moi. J’opte pour de la figuration, observant mon pouce avant de laisser mon bras retomber contre moi. Mes yeux détaillent Enya pendant que mon esprit s’emporte à notre dernière rencontre. Ma tête se penche légèrement sur le côté comme pour éviter de ressentir les picotements qui m’assaillent à la simple évocation de ces baisers. Encore plus ici. Encore plus ici au milieu des deux amants. Tu rigoles ? C’est MER-VEI-LLEUX ! Je suis juste dégouté de ne pas pouvoir manger du pop corn, là… tout de suite ! Et ce pantin de frère s’installe dans le fauteuil d’Al Pacino avec un air goguenard que je lui ferai bien mangé s’il était fait de chair et de sang.

C’est génial ! Il fonctionne ? Attend, s’il fonctionne, tu imagines ce qu’on pourrait faire ? On pourrait s’en servir pour la radio ! Mes yeux se redressent, se posent sur Enya et analysent le regard qu’elle offre à Vaas. Attends. Une radio ? Attends. En débarquant elle a parlé de diffusion ? Attends. Vaas. Vaas il nous avait dis quoi vis-à-vis d’Enya ? Je soupire, passe mes mains sur mon visage et me détourne des deux amants pour récupérer le fer à soudé qui s’attaquait au plancher. Je le range, tente d’ordonner mon esprit et mon corps sans y parvenir réellement. Je suis parasité. Parasité par sa présence à elle. Parasité par sa présence à lui. Parasité par notre présence commune dans cette même pièce alors que … bon sang…. Elle a une radio pirate ? Bon sang c’est son mec. C’est son mec. Vaas. Peut-être que si je me le répète assez je vais parvenir à la conclusion évidente que repenser encore à ses mains sur ma peau ou ses lèvres contre les miennes n’est que … je ne sais pas… vomitif et non … jouissif. Je… Je vais vous laisser, en fait. Je voulais pas vous interrompre. Vaas, je repasserai, ou en fait non, passe chez moi quand tu as le temps. Amusez-vous bien ! me redresse et la vois reculer avec gène et.. gène. Bien, moi aussi je le suis. Je le suis parce que Vaas est un ami et que j’ai convoité sa meuf… que je la convoite toujours. Bordel son regard. J’inspire profondément et m’avance en constatant que plusieurs de ses feuilles se sont échouées sur le sol. Une fois dans mes mains, j’attrape son poignet avant qu’elle ne soit totalement sortie. Comme piqué par une nuée d’abeille, je la retire immédiatement. Non. Restes, c’est bon tu ne nous déranges pas… Tu es chez toi ici ..enfin j’imagine.. mes doigts se glissent dans mes cheveux et je me tourne vers Vaas en haussant les épaules. Bien… la nomination pour les oscars se sera plus tard hein… je te donne un 3 non… un 4 pour l’effort. Mon regard foudroie Bastien toujours dans le fauteuil pendant que mon esprit cherche quoi dire. Bon faire comme si. Faire comme si. Vaas, je sais qu’Enya est digne de confiance… je t’ai dit que je la connaissais l’autre fois… Un sourire apparait sur mon visage lorsque je me tourne vers Enya tout en indiquant son copain. Faudrait que tu le pousses plus à pioncer au lieu de … Ma main s’est posée sur son dos naturellement pour l’enlever du cadre de la porte et refermée celle-ci. L’electricité m’a autant cloué le bec que la cure de rappelle au contenu de leur conversation. ..oh mais bordel ! Vous avez une radio ? Laquelle ? Mon regard est un peu plus agité. Ne tentez pas de trouver une excuse à deux balles en vous regardant comme ça… c’est mort… Je souris à moitié et me place entre eux. Depuis quand ? Réfléchissez pas deux heures c’est mon taff de vous foutre tout droit au colosséum, ce sera pas dure de trouver laquelle maintenant que je sais où chercher…

La situation devrait m’étonner mais en réalité même pas. Enfin, presque pas. Vaas et Enya ensemble : pas étonnant. Vaas et Enya en rebelle de la forêt : pas étonnant. Enya et moi faisant comme si : pas étonnant. Vaas Enya et moi dans une pièce avec un ordi pêté : relativement pas étonnant. Bref. Ma main passe sur ma jeune barbe. Oh, j’espère que vous vous doutez que je ne mettrais jamais ni l’un ni l’autre en taule … aidez moi à comprendre et je pourrais vous aider si jamais on renifle vos petits culs de rebelles…

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Sam 26 Nov - 22:40

Avant que j’aie pu sortir de l’appartement, gênée comme pas deux, je sens une main sur mon poignet. Je me retourne, et mon cœur manque un battement. Timothée. Le contact ne dure qu’une fraction de seconde mais s’imprime sur ma peau.
« Non. Restes, c’est bon tu ne nous déranges pas… Tu es chez toi ici ..enfin j’imagine.. »
Et Vaas d’enchainer.
« Nan mais Enya… Enya ! C’est bon… Il est clean. C'est Tim.»

Je sais qui c’est. Je sais qui est Tim. Vaas ne le sait pas, je ne lui ai pas parlé de Tim, de l’hôpital, de la nuit sur le toit. De ce qu’il me fait ressentir chaque fois que je pose les yeux sur lui. Avant que j’aie pu répondre, Timothée répond. Par contre, visiblement, lui a parlé de moi à Vaas. De quoi a-t-il parlé ? Jusqu’où Vaas est-il au courant ? Je suis perdue. J’ignorais que les deux hommes se fréquentaient. Ils étaient voisins, certes, mais…c’est le bazar. Vaas est un de mes plus proches amis. Tim est…Tim. Les voir ensemble est extrêmement étrange.
« Faudrait que tu le pousses plus à pioncer au lieu de … »
Tim n’a pas le temps de finir sa phrase que Vaas enchaine, bien que je ne comprenne pas pourquoi Timothée voudrait que je pousse Vaas à pioncer. C’est un homme adulte que je sache, et je ne suis pas sa mère.
« T’as qu’à te joindre à nous. Attends... C’est quoi cette paperasse ? C'est ton illumination ? »
« ..oh mais bordel ! Vous avez une radio ? Laquelle ? »

OK, c’est vraiment le bazar. Je regarde Vaas, puis Tim, puis secoue la tête. Bon. Ca devient n’importe quoi. J’aurais du dormir, j’aurais tellement du dormir. Se joindre à eux ne me semble pas l’idée du siècle. En fait, être dans la même pièce que Timothée, dans mon état, ne me semble pas l’idée du siècle. Lui parler de la radio non plus. C’est notre secret, à Vaas et moi, c’est notre œuvre, notre contribution à la justice universelle. Notre bébé. Enfin, sans ambiguité aucune. Mais Timothée insiste, passant même par la case menace. Je le regard, fronce les sourcils. Le Colosseum, carrément ? Ok, donc on ne rigole plus.
« Oh, j’espère que vous vous doutez que je ne mettrais jamais ni l’un ni l’autre en taule … aidez moi à comprendre et je pourrais vous aider si jamais on renifle vos petits culs de rebelles… »
Je souris. Il jouait le bon flic et le méchant flic en même temps. Je lançai un regard à Vaas, soupirai. Bien, maintenant que nous étions au milieu du grand n’importe quoi de l’année, autant aller jusqu’au bout, je suppose. Je dépose donc les feuilles que j’ai dans les mains sur la table, et prend celles que Timothée à ramassé de ses mains à lui, le gratifiant d’un merci au passage. Puis je me plante devant lui, et me décide à lui raconter.
« A la base, c’est ma radio. Elle n’est pas légale, et elle n’est pas vraiment…pro-gouvernement. Vaas bosse avec moi depuis un moment maintenant, quasiment depuis qu’on s’est rencontrés en fait. J’avais besoin d’un associé, et il a été assez dingue pour se jeter dans l’aventure. Et c’est tout ce que tu sauras, parce qu’il est hors de question que je t’implique dans un truc qui pourrait te valoir ton job, ou pire. »

Un regard appuyé envers Timothée, pour lui faire comprendre que j’avais pris ma décision. Puis je m’avançai vers Vaas, m’asseyant devant le pc.
« Je vous propose un truc, les gars. On répare cette beauté de technologie, et en même temps, je vous raconte une belle histoire qui inclut un meurtre, un ministre, et une avocate véreuse. Qu’est-ce que vous en dites ? »
Je n’étais pas vraiment à l’aise. Je n’étais pas vraiment en état de me trouver près de Timothée sans avoir une envie intense de l’embrasser, de lui dire que j’étais désolée, et de me blottir contre lui. Mais avais-je vraiment le choix ? Je n’allais pas repartir et rentrer chez moi, seule. Il y avait plus important que mes états de cœur. Il y avait un pc à réparer, quelque chose qui pourrait vraiment nous aider. Et il y avait cette histoire qu’il fallait que je partage. On devrait pouvoir coopérer tous les trois dans une ambiance pas trop bizarre, je pense. J’espère.
« Par contre, j’y connais rien en bricolage, donc…vous réparez, et je raconte, en fait. »

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Mer 18 Jan - 21:36



Pour une raison encore inconnue, Vaas avait oublié le fait que Timothée connaissait déjà Enya. Ce ne fut uniquement lorsqu’il lui rappela le détail d’une scène qu’ils avaient partagé lorsque ce dernier avait élu domicile dans son fauteuil du salon qu’un flash lui revint « Ah mais oui putain… Vous vous connaissez d’où déjà ? L’hôpital ? » interrogea-t-il un peu machinalement. Il ne s'agissait ici que de simple curiosité enfantine. Comment se connaissaient les gens habituellement ? En se bousculant et en s’insultant de tous les noms ? Enya et Timothée avaient dû employer des techniques moins barbares. Les dialogues s’enchainèrent et Vaas sentit que la matinée allait être longue. Il engouffra les mains dans les poches de son pantalon/jogging/pyjama et regarda d’un air à la fois ahuri et amusé la situation. L’ouvrier avait confiance en eux, même s’il ne connaissait pas la nature exacte de leur relation et à dire vrai, il n’y pensait pas, ne se doutant pas que cela ait une quelconque importance. S’ils ne pouvaient pas supporter, ils auraient déjà déguerpi chacun de leur côté. Mais il n’était pas inintéressant d’être présent pour voir l’évolution que pouvait avoir trois esprits avides de changement politique. « J’ai pas b’soin d’pioncer. Elle le sait très bien. » Il la gratifia d’un haussement de sourcil révélateur, car ce n’était pas la première fois qu’elle débarquait sans prévenir. Elle le savait autant que lui, l’ouvrier était la plupart du temps en conflit avec ses insomnies. Les visites inopinées n’étaient pas rares et de toute manière mais cela ne le dérangeait pas.

Timothée ne mit pas longtemps à comprendre la complicité des jeunes gens en ce qui concernait leur projet de radio pirate. Il serait vain d’essayer de détourner l’attention vers un autre sujet. De toute manière, il aurait été au courant à un moment où à un autre. La seule raison qui aurait pu éviter Vaas de ne rien lui dire aurait été pour le protéger. Être complice d’animateurs d’une radio pirate était un atout à rajouter sur son CV à ses risques et périls. Vaas avait découvert Enya la première fois via cette émission, ce fut avant de « tomber sur elle », littéralement. Et contribuer à ses côtés à la diffusion de son émission était un honneur pour lui. Il se sentait utile. Il se sentait évoluer, dans le bon sens cette fois-ci. « Oh, j’espère que vous vous doutez que je ne mettrais jamais ni l’un ni l’autre en taule … aidez moi à comprendre et je pourrais vous aider si jamais on renifle vos petits culs de rebelles… » Vaas offrit un regard amusé et complice à Enya. Elle-même sentait qu’il était inutile d’essayer de berner Timothée. « Eh merde, c’est à l’odeur qu’on nous repère ?! Eh, il parait que si on s’roule dans la boue, on cache nos odeurs. Enya tu veux tester ? » Un sourire béat apparut sur son visage, tel l’enfant de huit ans qu’il était depuis que l’idée d’avoir son ordinateur personnel se concrétisait petit à petit. Qu’il aimait ça, se sentir utile, avoir l’esprit occupé, ses pensées ailleurs que les tréfonds de son âme qui n’avait que le but de le perdre. Aujourd’hui, il n’y avait pas pensé une seule fois, à cette voix, à son mal, à sa torture intérieure. Il avait un but et il s’y conformait. Et cela lui faisait un bien fou.

Les phrases et autres révélations s’enchaînent et Vaas craignait une migraine imminente de par la confusion qui commençait à s’installer. Machinalement, il partit en quête de sa boite à tabac qu’il ne mit pas longtemps à trouver au beau milieu des pièces du puzzle informatique. L’ouvrier se déplaça en direction du canapé et s’affala d’une manière nonchalante. Il écouta Enya qui tentait de les rassurer. Vaas sourit à ses remarques. Il lui faisait entièrement confiance et savait qu’elle serait la dernière personne à les trahir. La jeune femme rassembla ses feuilles éparpillées et expliqua sa double-vie à Timothée en prenant soin d’inclure Milligan dans son histoire. « En vrai elle m’avait menacé d’me jeter dans l’bayou, du coup j’ai préféré rouler. » Vaas amena sa cigarette à ses lèvres. Il chercha des yeux une boite d’allumette qui pourrait trainer dans les environs. Il en vit une sur la table près de Timothée. « Tim, les allumettes ste plait. » Il les désigna d’un regard derrière lui. Enya rejoignit Vaas, le pc entre eux deux. Elle avait l’air d’avoir une anecdote croustillante à raconter. « Wow Rivers, ça c’est du teasing. T’as ramené la bière ? » Il retira sa cigarette encore intacte de ses lèvres et la pinça entre deux doigts, le temps d’expliquer grossièrement le travail des deux hommes.

« Cette épave a besoin d’un microprocesseur pour fonctionner. C’est c’qui sert à traiter les données. Et comme j’en avais assez de traîner dans ma merde tout seul, j’ai demandé son aide, parce que j’me doutait qu’il avait ce genre d’objet en réserve. » Il haussa les sourcils en direction de Timothée afin de le désigner comme à la fois le coupable et le héros sur qui dépendra la survie de cet ordinateur. D’ailleurs, Vaas se remit en place en face des différentes pièces qu’il avait tenté d’assembler avant l’arrivée inopinée de la brunette. Il replaça sa cigarette entre ses lèvres, comme si ce geste l’aidait à la concentration. « Du coup, qui a crevé ? » questionna-t-il à l’intention d’Enya. Vaas était généralement à jour en ce qui concernait les nouvelles du gouvernement. Cependant, la propagande permanente faisait qu’il était souvent difficile d’accéder aux bonnes informations. Il fallait savoir différencier le vrai du faux, chose qui demandait du temps et de l’expérience.

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Mer 15 Fév - 20:30

Jamais. Ca c’était au moins le seul truc dont il était sur dans cette pièce. Le fait de ne jamais s’amuser à les dénoncer pour faire ce que personne n’ose faire, pas même lui. On peut pas dire que confectionner un ordinateur –ou deux- soit le truc le plus rebelle de la forêt qu’on puisse faire en ce moment. Enfin, je suis sur que ça suffirait à mes patrons pour me foutre en taule ne serait-ce que pour l’exemple, ou la connerie. Je ne sais pas. A moins que je ne leur sois trop utile dans mon petit labo à laisser filer des infos tout en gardant d’autres. La blague. Qui est utile dans cette ville ? Si ce n’est peut être tout le monde vu qu’au dernières nouvelles nous sommes les seuls rescapés à des pays à la ronde. M’enfin ça, on s’en fout. Bientôt, avec leurs expériences à la con, ils vont découvrir le secret de l’immortalité ? de la conception programmée et industrielle ? Un antidote à leur connerie ? Allez savoir. Je divague. Je divague grave mais au moins ça a le mérite de m’éviter de réagir à tous les échanges qui me font à la fois sourire et désespérer. Vaas est sa répartie, Enya et sa gène, moi et mon…. Expression de stupidité profonde sur mon visage en regardant le duo qu’ils forment. Ils sont presque minions. Alors j’occulte Vaas qui sous entend les connaissances d’Enya sur les capacités de sommeil de Vaas. Car oui, oui je m’en fous de savoir à quoi ils s’occupent le soir ou la journée. Du moins mise à part la radio. Oui, oui je m’en fiche de savoir qu’ils se font des combats de boue pour puer la merde et se parfaire dans leur mélasse dégoutante en se congratulant de leur existence commune et de leurs connaissances communes, de leur complicité qui leur permet de se jeter dans la boue sans de tue l’amour…..Tu divagues…arrêtes. Peut être oui. Totalement en fait. Je fronce les sourcils, affiche une crispation de dégout sans raison apparente mais bordel, il y a raison ! Concentration mon petit. Concentration. Enya en investigatrice ? Je souris, l’imagine soudainement avec un juste au corps de guerrière, un lance et une super couronne. CONCENTRATION. Donc… donc ce n’était pas Vaas qui l’avait téléporté dans une idée aussi dangereuse que…sexy. Fin sexy quand il n’y a qu’Enya dans le tableau parce que le duo terminateur 2.0 dans ma tête, c’est flippant. Pi sharzy est clairement dépassé alors… mais ma gueule. Je secoue la tête avec lenteur afin de pas trop ressembler à un cleps attaqué par des tics et me focalise sur la suite. En vrai elle m’avait menacé d’me jeter dans l’bayou, du coup j’ai préféré rouler. Rouler ? Rouler dans la boue avec vos tenus new age de rebelle de la forêt allant sans crainte à l’encontre de ce beau gouvernement ? Tu repars…. Tim, les allumettes ste plait. Je sursaute presque et lui envoie le paquet sans quitter des yeux la demoiselle. Oui demoiselle. Pas Enya. Pas ses lèvres. Pas la sensation de ses mains dans mon dos. Non. Jamais. Jamais eu lieu. Jamais senti. Jamais envie. Wow Rivers, ça c’est du teasing. T’as ramené la bière ? Oh oui…..euh… j’veux dire…. Une bière, carrément… je vais en chercher.

1..Je recule 2.. puis m’avance5.. vers la porte8…, l’ouvre10…,, sort11… et m’arrête. 12… Des bières ? 13…Des bières, mais j’en ai plus… Pas mal… J’aurai parié sur plus… J’adore cette séance, le film est super ! La ferme… Bon ça reste une diversion alors j’en profite, soupire un bon coup et me retourne en étalant un large sourire stupide accompagné de ma main dans mes cheveux. Je le vois. Je le vois sur le fauteuil d’Al pacino, grand sourire, au bord du fou rire mimant de manger du pop corn. C’est pas un frère, c’est un petit con. Ca me va droit au cœur… J’en ai pas en fait, fin j’en ai plus.. désolé pour le faux espoir, on devra se contenter de la comptine et des fusibles… Je ris avec légereté et m’assoie à coter d’Enya, près à l’écouter tout en l’occultant totalement. L’ordi. L’ordi. L’ordi. Non, la situation n’est pas improbable. Rien ne m’étonne. Vaas et Enya. Ils sont ensemble. Enya a une radio, Vaas y participe. Tout va bien. Tout va bien …. Non mais.. une radio pirate ! Si on vous choppe c’est le colo direct et là bas c’est pas feu de camps, chamallow grillé et chansonnette ! C’est laquelle d’ailleurs ? Le regard d’Enya me revient en mémoire au même moment où je pose les yeux sur le duo. Mon regard passe de l’un à l’autre avec sérieux puis je sens mon corps se détendre. P’tain, vous vous êtes vraiment bien trouvé tous les deux…. Je secoue la tête en laissant échapper un petit rire tout en reprenant les soudures. Complètement tarés …. puis plus bas. Complètement..investis. Oui, investis.


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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Ven 3 Mar - 21:14

« Ah mais oui putain… Vous vous connaissez d’où déjà ? L’hôpital ? »
L’hôpital, oui. Je baisse les yeux. Les souvenirs affluent. Cette nuit-là, le temps s’est arrêté et j’ai fait une connerie, qui m’a mené à d’autres conneries, et tout a changé. L’hôpital. Tim. Le baiser. Et mon obsession qui s’est créée, doucement mais sûrement.
Vaas et Tim continuent leur échange verbal, comme un jeu de pong. Ce vieux jeu sur pc, auquel je détestais jouer, mais Casey adorait alors je jouais contre lui, pour lui faire plaisir. Il gagnait chaque fois. Il en était fier. Moi aussi, d’ailleurs. Vaas et Tim se répondent, et je les regarde, un sourire aux lèvres. Les gens parfois se trouvent bien. Ils ont l’air de bien se trouver, les voisins. Le monde est petit, mais il est parfois bien fait, et ça me donne envie de retrouver la foi en l’humanité, et toutes ces conneries.

Timothée sort de la pièce pour aller chercher des bières pendant que Vaas m’explique le problème avec le pc. Je comprends uniquement la moitié de ce qu’il me raconte, mais en gros, Timothée est l’homme de la situation, ce qui ne m’étonne qu’à moitié. Il a la tête du petit génie un peu geek, qui bricole des trucs toute la nuit avec Vaas. Ca me parait cohérent, presque logique, fluide. Et tellement étrange à la fois. De voir Timothée ici discuter avec celui que je qualifierais facilement de meilleur ami, c’est étrange. J’ai un peu parlé à Vaas de Timothée, évidemment. Je lui raconte beaucoup de choses, il me comprend quand je lui dis que je suis paumée, peut-être parce qu’il est aussi paumé que moi, au fond. On n’est pas faits pour ce monde, ni lui ni moi, chacun à notre façon. Vaas sait que Tim est spécial à mes yeux. Sauf que Tim ignore tout de Vaas, et de ma relation avec lui, et de ce que j’ai pu raconter sur lui. Je ne sais même pas si Tim est conscient des sentiments qu’il m’inspire. C’est tellement compliqué. Je ne suis pas sûre moi-même de savoir ce que je ressens.
« Du coup, qui a crevé ? »
Je souris, et à ce moment-là Tim revient, sans bières. Je hausse les épaules : on pourra bien s’en passer, au fond. On a déjà de quoi s’occuper les mains et l’esprit. Une réunion improvisée. Je m’apprête à commencer mon histoire quand Timothée m’interrompt.
« Non mais.. une radio pirate ! Si on vous choppe c’est le colo direct et là bas c’est pas feu de camps, chamallow grillé et chansonnette ! C’est laquelle d’ailleurs ? »
Je souris à son attention, et détourne le regard avant d’être happée et de fondre. Il est trop mignon. Craquant. Irrésistible. Je soupire.
« On nous chopera pas. Au fond, elle est pas très dangereuse, et on prend toutes nos précautions. Et dans le pire des cas, eh bah…j’aurais au moins eu l’impression de faire quelque chose de bien. J’en ai besoin, tu vois. Et euh…c’est la 106.6. », ajoutai-je avec un sourire.
« P’tain, vous vous êtes vraiment bien trouvé tous les deux…. »
Je hausse un sourcil, surprise. Tim me regarde, puis regarde Vaas, et son regard vogue de l’un à l’autre. Je regarde Vaas à mon tour, et sourit avec affection. Tarés et investis. On est tellement plus encore. On est deux personnes cassées à l’intérieur qui tentent de se réparer comme elles peuvent. On s’est bien trouvés, oui. Je n’ai personne dans ma vie comme Vaas. Même si on ne se le dit pas, parce que Vaas n’est pas du genre expansif sur ses sentiments. Je crois qu’il sait, néanmoins, la place qu’il a pour moi.
« On s’est un peu tombés dessus, en fait. Il a été là pour moi quand j’étais…pas bien. Et c’est rare de trouver des gens capables d’être présents au plus mal, tu vois. Pis après, il a été assez fou pour me suivre dans mes aventures, et voilà. J’arrive pas à m’en débarrasser depuis, donc je le garde. Il fait un bon associé, et un excellent ami. »
Je souris à Vaas, lui adresse un clin d’œil, puis adresse un sourire à Timothée. Peut-être qu’un jour, on sera aussi amis, lui et moi. Je l’espère. J’espère aussi un peu plus que ça, mais c’est une autre histoire. J’inspire un coup, chasse les pensées parasites de mon esprit et entreprend de raconter mon histoire.

« Bon, du coup. Ellen. Tu te rappelles, Timothée, quand on s’est vus sur le toit, t’avais des photos d’elle. De son meurtre. Je t’ai dit que je la connaissais. »
Evoquer cette nuit me procure encore plus de frissons que lorsque Vaas a évoqué l’hôpital. Cette nuit-là était magique. Une bulle de sérénité, de bonheur, de calme. De féérie, un peu. Je me suis sentie hors du monde, hors de ma vie et de ses emmerdes. C’était magnifique, avant que ça deviennent le bordel. Je reprends mes notes et les pose devant moi.
« Je crois que j’ai résolu son meurtre. Et c’est assez gros. Je crois qu’elle a été tué par le ministre Grant. Et qu’ils ont fait de leur mieux pour effacer les traces. Il doit y avoir d’autres personnes impliquées, mais c’est dur de tout remonter. Mais j’ai une avocate qui les a probablement aidés. Je ne suis pas sûre de son degré d’implication mais…enfin, je peux pas l’approcher. Mais bref, ce que je veux dire, c’est que Ellen a été tuée par un membre du Gouvernement. J’ai trouvé. J’ai enfin trouvé. »
Je ferme les yeux une seconde. La mort d’Ellen m’avait touchée et j’avais considéré comme une mission quasi divine de résoudre son meurtre. Je tenais une piste. C’était effrayant et cela me procurait en même temps un sentiment de complétude bienvenu.

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Dim 30 Avr - 16:10



« Non mais.. une radio pirate ! Si on vous choppe c’est le colo direct et là-bas c’est pas feu de camps, chamallow grillé et chansonnette ! C’est laquelle d’ailleurs ? »
Vaas alluma sa cigarette grâce aux allumettes que Tim venait de lui lancer. Il laissa transparaître un sourire derrière son bâton empoisonné qu’il tenait entre ses lèvres. A dire vrai, les conséquences, il les avait remués maintes fois dans sa tête. Mais seulement après s’être décidé de rejoindre Enya. Il n’avait pas réfléchi une dixième de seconde avant de donner sa réponse. Ou peut-être avait-il fait mine d’y réfléchir, il n’en n’était plus certain, mais la rejoindre était d’une évidence absolue. Avoir l’opportunité d’être utile, de se rendre utile, c’était une raison suffisante, comme elle le disait si bien. Une raison de vouloir se lever le matin et d’affronter ce monde en ruine. L’ouvrier laissa Enya répondre tandis qu’il se replongeait dans son travail. Il ne s’en rendit pas compte mais à cet instant précis, il ne pensait pas. Il ne pensait pas à ce qu’il le rongeait, il n’était pas meurtri par sa condition, il n’était pas malade. Aucune animalité ravageuse lui torturait l’esprit. Il était lui-même. Il n’était pas heureux, mais il n’était pas malheureux. Le simple fait d’avoir l’esprit occupé à faire revivre une machine antique et d’être entouré de personne de confiance suffisait à faire taire le mal en lui, au moins quelques instants.

« P’tain, vous vous êtes vraiment bien trouvé tous les deux… » Vaas détacha ses yeux de ses outils pour les poser sur Tim, puis Enya, et de renouveau Tim si bien qu’un strabisme le guettait incessamment sous peu à force de passer de l’un à l’autre. Il répondit au sourire affectueux de la jeune femme par un clin d’œil espiègle. L’ouvrier inspira longuement une bouffée de sa cigarette pour l’expirer doucement en direction du plafond pendant qu’Enya raconta leur rencontre à Timothée. L’évocation de ce souvenir le rendait nostalgique. Ce n’était pas un souvenir douloureux mais pas non plus euphorique.

« […] Il fait un bon associé, et un excellent ami. » « Un bon chieur aussi. » lui répondit-il amusé. Il ne lui avait jamais avoué mais à dire vrai, c’était lui qui avait eu de la chance de tomber sur elle cette nuit-là, pas l’inverse. C’était elle qui lui faisait rappeler de temps à autre qu’il n’était pas si seul que ça, malgré ce que son orgueil à la con lui faisait croire. Lorsqu’elle était présente, il n’avait pas peur d’être jugé, car il savait qu’elle comprendrait ses sautes d’humeur. C’était comme s’il partageait l’énorme enclume qu’il portait constamment sur les épaules avec une autre. Et que ce fut moins lourd. Plus supportable.
Il tenta d’écouter d’une oreille la plus attentive qui soit l’anecdote d’Enya. Il était sur la finition d’un soudage fait maison entre deux câbles afin de les relier vers le même support. Cela demandait un travail assez méticuleux. Il en oublia que sa cigarette avait besoin d’être rallumé. Il fronça les sourcils, aussi bien pour se concentrer que pour écouter la jeune femme. Vaas cru comprendre pêle-mêle que Timothée avait des photos d’un meurtre et qu’Enya n’était pas inconnue d’une certaine Ellen liée à ce meurtre.  

A la fin de son récit, Vaas s’adossa contre le dos du canapé. Il posa sa cigarette froide sur le rebord de la table. « Attends, qui a été tué par un ministre ? » Il ne connaissait aucune femme répondant au nom d’Ellen à moins que son cerveau de la taille d’un haricot haricot ne l’eût totalement effacé de sa mémoire, ou qu’il ait mal entendu son nom. Mais apparemment, elle avait un niveau d’intérêt suffisant pour attirer le Gouvernement s’il en était venu jusqu’à souhaiter sa mort. « Et merde… Mais attends, t’as trouvé comment tes preuves ? Ton avocate là, si elle te chope, t'es pas dans la merde un peu ? Putain, fais gaffe… » Malgré qu’il ait à 100% confiance en elle et ses capacités de détective privé, c’était plutôt envers les autres qu’il craignait un retournement de situation. Elle n’avait pas besoin de lui pour savoir qu’il ne fallait faire confiance à personne. Quoique… Il se le demandait des fois. Souvent. Tim revenait sans bière… Bien sûr qu’il n’y en avait pas, en période d’apocalypse sous une dictature prohibée, c’était banal. « Tim, tu fais dans la photo criminelle maint’nant ? » disait-il en désignant Enya de la tête, se demandant comment ces deux-là on put se retrouver à enquêter sur un meurtre.

Vaas retourna face à ses fusibles. La persévérance dont il faisait preuve pour réparer l’irréparable avait quelque chose d’à la fois admiratif et désespérant. Un long soupir émana de lui lorsqu’il parvint à finir les dernières retouches sur le microprocesseur qu’il bidouillait depuis plusieurs minutes. Il se passa une main sur le crâne puis chercha Timothée du regard en tapotant l’objet du doigt. « C’est le moment de voir si cette merde va répondre. » Il mit le microprocesseur de fortune en place et tandis qu’il vissa le tout afin de remettre la machine en place, une question lui vint subitement à propos de la révélation d’Enya. « Pourquoi on l’a tué ? Un énième obstacle pour le gouvernement et leur projet de domination totalitaire, hein ? » Il ne vissa pas totalement l’unité centrale, au cas où il y aurait d’autres rectifications à faire. Il prit la prise dans les mains, se déplaça derrière le canapé afin de débrancher une lampe qu’il n’utilisait presque jamais et de brancher la prise reliée à l’unité centrale. Ils étaient à un bouton de savoir si cette antiquité avait définitivement rendu son dernier souffle. Mais avant ça, il reposa son regard sur Enya, les sourcils froncés par cette découverte de meurtre. « Tu la connaissais t’as dit ? Tu connais personnellement des gens recherchés par le putain d’gouvernement main’tnant ? » Il ne savait pas trop où positionner la défunte dans la vie d’Enya, mais il espérait que cette dernière ne tenterait pas un geste fou pour tenter d’élucider ce meurtre.

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Mar 23 Mai - 21:18

Personne ne pourra noter « éternel glandeur du système » sur leur pierre tombale mais plutôt « Eternel repousseur des limites, chercheur d’humanité dans l’abysse humaine ». Ils sauront ce qu’ils ont fait ensemble. Ils sauront ce qu’on leur doit. Ils vivront avec plus de paix dans le cœur et mourront avec celle-ci dûment acquise. Ils agissent. Ils sont tarés mais ils agissent avec, je l’espère, un minimum de réflexion sur les conséquences. Je ne préfère pas imaginer celles-ci pour l’un comme pour l’autre. Je ne peux les voir au beau milieu d’une arène. Je ne peux les imaginer en prison pour avoir simplement fait ce que je devrais faire : croire qu’on peut changer les choses, même seul. J’aimerai pouvoir croire comme ils croient. Je comprends. Je comprends ce qu’ils se sont trouvés, ensemble. Je comprends ce qui les lie. Je comprends les difficultés d’Enya. Et je suis presque navré de l’avoir traité de con. Vaas ne l’est pas. Vaas est l’un de ce que je respecte le plus. Il a cet étrange caractère et cette implication naturelle à vivre aussi simplement qu’il chie. C’est simple. Et ça donne presque l’impression qu’en l’écoutant tout pourrait devenir simple. Il me rappelle tant le monde d’avant. Il me rappelle ce que j’étais, ce que nous étions tous. Il me rappelle ces afterworks, ces fous-rires autour d’un barbecue, ces tapes dans l’épaule en pensant au lendemain… c’était simple et il incarne facilement cela. Demain. L’explication d’Enya renforce ce sentiment et bien que je ne sois pas disposé à être ravi de découvrir que le « con » c’est lui, j’en viens à être heureux qu’ils se soient trouvés lorsque, visiblement, ça n’allait pas. Que chacun puisse s’entraider. Monter l’échelle à deux est plus entrainant, je comprends. Je comprends ce qu’ils ont. Je suis juste… Jaloux.. Touché. Mes yeux se reportent entre nous tous. Clin d’œil, sourire, j’en ai tout de même envie de gerber. J’aimerai…. Non rien. Passons. Enya c’est fini. La bulle s’est explosée contre les frontières de mon amitié avec Vaas. C’est ainsi. Trop tard... Trop tôt… Qu’importe. Je me penche vers le fouilli face à moi, et aide Vaas dans sa mécanique, anticipant les besoins en cable ou en fer à souder. Nous sommes comme des gosses.

Ellen … La fine interrogation n’est qu’un leurre. Enya le sait tout autant, je ne peux oublier cette femme ni aucune des références qui s’ajoutent à sa simple évocation. Je vois les photographies et les lignes des dossiers comme si le tout était face à moi. Je connais ce cas. Je connais cette affaire et pourtant, celle-ci est toujours déposée sur mon bureau… J’ai cherché encore un moment après avoir vu Enya. J’aurai tant aimé débarquer chez elle et… Encore aurait-il fallu que tu saches où elle habite Don juan …La ferme… C’est impossible de toute façon. Je me tourne vers elle, l’écoute expliquer ce qu’elle a découvert mais à cet instant ce n’est pas son enquête qui agrippe mes songes ou mes prunelles mais… Elle. Je lis ses traits, je contemple son regard, son expression. Ma main se pose sur sa cuisse dans une caresse et une présence qui se veulent en adéquation avec ce qu’elle transmet. Je comprends. Je comprends elle est …belle.. Je secoue la tête, passe une main sur mon visage et me détourne aussi vite. Elle a entendu. J’en suis sûre. J’ai senti son regard dans le mien. Stupide. Bonjour j’ai 10 ans. Attends, qui a été tué par un ministre ? MERCI. Merci pour la diversion et ta concentration dans les chaussettes poto. Merci. Ellen une amie d’Enya par Grant. Je tape sur son épaule pour le réveiller avec un sourire. C’est pas avec autant d’attention que tu vas la garder tu sais ? Mais qu’est-ce que je raconte !? Bonjour j’ai 6 ans. La suite de son intervention est tout à fait juste mais je m’empêche de me tourner vers Enya. Je lui offre mon dos vouté vers la fin de la maintenance informatique. Concentration. Concentration. Cutter en main, je découpe un cable et fait apparaitre le cuivre. Tim, tu fais dans la photo criminelle maint’nant ? Concentration hein ? Le cutteur glisse, la lame s’intègre dans ma peau en un fin trait. Même sans le voir, je sais que je me suis coupé. Je jure en français dans ma barbe et enfonce mon pouce dans la bouche. Super, j’ai encore l’air fin. Je réponds en sortant le pouce de ma bouche puis le remettant pour virer le sang. C’est très tendance de nos jours… Tu croyais que je ne sortais jamais de mon labo ? Je suis un tiers de mon temps sur le terrain sans compter mes petites missions totalement hors cadre du gouvernement. Je me lève, manque de tomber et me rattrape sur le canapé où se trouve Enya. Trop proche. TROP PROPCHE. Manœuvre d’évasion, je souris et reprends pieds en m’excusant. Remarque si tu en es persuadé, d’autres le sont aussi… ça arrange bien mes affaires en vrai Personne ne sait grand-chose de moi au final. Peu savent mon attrait pour mes escapades sur les toits, ou encore mes compétences dans le combat rapproché, mon inconfort pour les armes à feu ou encore que je parle à un mort. Pas même eux. Pas même Vaas que, l’air de rien, je connais bien mieux qu’Enya. Mais dans quoi je me suis fourré ? Sans déconner… Je me dirige vers la salle de bain tout en écoutant Vaas. Je ris à moitié sur sa remarque vis-à-vis du gouvernement. Vu le nombre d’incitation à la clôture de dossier que je reçois… il faut simplement être là au mauvais moment au mauvais endroit et putain !... et… ça arrive plus souvent de nos jours… Je grogne dans ma barbe en constatant que je ne me suis pas loupé. Attrapant du papier toilette, je fiche le tout sur mon doigt ensanglanté. Si je choppe pas le tétanos cette fois-ci c’est que je suis béni des dieux –blague blague-. Le gouvernement a commencé par traquer tous les êtres dits "surnaturels" pour les pucer, après acceptation des sorciers, on est passé à la chasse aux DB pi les rebelles... demain ils vont nous trouver autre chose.. et puis, je te rappelle que votre petit couple fait parti du top 5 des meilleures raisons que le gouvernement puisse avoir pour vous jeter dans le colosséum... Je suis dans le chambranle de la porte, un rouleau de pq entier sur mon doigt haussant les épaules par fatalité. J'ajoute un clin d'oeil à Vaas. Oui, c'est mon taff d'aider à les trouver, à les traquer... sympa n'est-ce pas ? ça donne à réfléchir de balancer des infos compromettantes en ma présence non ?




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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Ven 14 Juil - 12:24

Il y a trop de choses à expliquer, et Vaas n’arrête pas de poser des questions. Des questions auxquelles je n’ai pas forcément de réponse valable d’ailleurs. Heureusement, Timothée vient à la rescousse et explique qu’Ellen était mon amie. Etait. Avant que le Gouvernement ne la fasse tuer et cache les preuves. Je remercie Timothée avec un sourire, discret. Avant de vite détourner le regard. Pourquoi est-ce qu’on est aussi mal à l’aise l’un proche de l’autre ? Vaas au milieu ne se doute de rien. Quoique. Je lui ai déjà parlé de Timothée. Je crois. Je ne sais plus. Cette histoire est trop compliquée. Et sa main qui effleure mon épaule alors qu’il manque de tomber n’arrange rien. Je me concentre de toutes mes forces pour ne pas rougir, essayant de suivre le flot de questions de Vaas.
« Je crois qu’il y a une affaire de cœur là-dedans, mais j’en suis pas sûre. On en saura peut-être jamais, au fond. »
Timothée rappelle qu’il suffit d’être au mauvais endroit, au mauvais moment. Il n’a pas tort. Les êtres surnaturels, comme il les appelle, sont traqués. Toute personne qui ose s’opposer au Gouvernement aussi. Bon sang…déjà que les êtres surnaturels, c’est un truc tout nouveau pour moi….Le monde est devenu un monde quasiment étranger. On ne sait plus qui est qui, à qui se fier. Et moi qui ai tendance à me fier à tout le monde. Je me dis dans un soupir que Timothée ou Vaas pourraient très bien être un de ces êtres surnaturels. Comme Ezra, par exemple. Ou alors ils pourraient jouer double jeu, être à la solde du gouvernement, et me payer un aller simple pour le Colosseum quand ils veulent. Et pourtant. Peu importe. J’ai confiance en eux, en eux deux. Assez pour leur parler de mes petites enquêtes d’amateur. Assez pour leur parler de ma radio et les entrainer dedans. Je suis complètement inconsciente, probablement.

« et puis, je te rappelle que votre petit couple fait parti du top 5 des meilleures raisons que le gouvernement puisse avoir pour vous jeter dans le colosséum... »
Je lève les yeux d’un coup, surprise. Il n’avait pas dit « duo ». Il avait dit « couple ». Un choix de mot étrange. Je regarde Vaas, puis Timothée, puis Vaas, puis Timothée.
« Euh….pardon ? »
Je regarde de nouveau Vaas, hausse les épaules.
« Petit couple ? »
Mes yeux se posent sur Timothée. Puis je réfléchis, deux secondes. Timothée sait que j’ai un petit ami. Et Vaas et moi sommes proches. Mais il n’a quand même pas….
« Vaas et moi ? »
Je ne peux m’empêcher de lâcher un petit rire en regardant Vaas. L’idée est tellement incongrue à mes yeux. J’adore Vaas, de tout mon cœur, et Dieu sait que je suis redevable envers lui. J’ai énormément de chance de l’avoir rencontré, lui et son grain de folie. Il est mon plus précieux allié, probablement. Mais l’idée d’être en couple avec Vaas est juste….insurmontable. Qui pourrait croire qu’on forme un couple ? On serait un couple bien dysfonctionnel, en plus. Entre ma bipolarité et sa probable maladie mentale, bonjour le tableau.
« Remarque, ça ferait tragique. Les amants rebelles mourant main dans la main au Colosseum, ce serait terriblement romantique. », je lance à Vaas accompagné d’un clin d’œil. « Mais tant qu’à faire, si je peux ne voir le Colosseum que de l’extérieur, ça m’arrange aussi. C’est pour ça que je suis un peu bloquée. Un ministre impliqué, ça complique sérieusement les choses. Et l’avocate que je connais…je ne sais pas. Ca ferait une personne mouillée jusqu’au cou de plus. Mais Ellen…. »
Je soupire.
« Ellen mérite mieux qu’une affaire classée pour protéger un puissant, vous voyez. »
Je hausse les épaules. Je me sens assez impuissante en ce moment. Et je n’aime pas ça. Syndrome de Superman, probablement, un peu. Mais savoir que mon amie a été tuée et que justice ne lui est pas rendue, ça me hérisse les poils. Je soupire à nouveau, replace une courte mèche de cheveux derrière mon oreille. Je ne sais pas si cette affaire vaut le coup. C’est peut-être trop dangereux pour nous tous. Je reporte mon attention sur l’appareil de Vaas.
« Bon, tu l’allumes ton machin ? Qu’on ait une chose à fêter au moins. »

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Mar 25 Juil - 20:06



« Ellen une amie d’Enya par Grant »  Vaas observa alternativement Timothée et Enya pour finalement les laisser se poser vers l’ordinateur en lambeau. Le regard dans le vide en se grattant l’arrière de son crâne, comme s’il essayait de remettre en place des neurones défectueuses. Il avait l’étrange sensation que toutes ces trames à leur insu et qui bénéficiaient ou non le gouvernement risquaient bien de leur tomber dessus comme un cheveu sur la soupe. Et Vaas craignait ce moment avec une appréhension non dissimulée. Il leur fallait être prêt à riposter. « C’est pas avec autant d’attention que tu vas la garder tu sais ? »  Cette phrase eut l’effet de retirer Vaas de ses rêveries, suite à quoi il ne trouva à répondre seulement un innocent « Hein ? » Ne comprenant pas à quoi Timothée faisait allusion, il regarda alternativement son ami puis décala son regard vers Enya. L’ouvrier plissa les yeux si finement que des pattes d’oies par dizaines se formèrent à l’extrémité de ses paupières. Il n’y avait aucune raison qu’il la perde… Elle savait très bien trouver son chemin toute seule de toute façon. Son attention fut presque aussitôt détournée de nouveau vers Timothée lorsque le malheureux laissa le cutteur tracer son chemin jusque vers son pouce. Vaas prit en main l’arme du crime tandis que le scientifique se leva tout en continuant son discours. Un tiers de son temps sur le terrain, et des missions hors cadre du gouvernement. Il s'attarda sur ce dernier point. Depuis quand son voisin faisait-il ce genre d'activité ? Il espérait que son ami surveillait suffisamment ses arrières. Un résistant était une chose, une personne travaillant pour le gouvernement qui avait des activités peu recommandables à leurs yeux en dehors du travail était une toute autre affaire. « S'ils savaient c'que tu trafiques putain... Rends-nous un service : te fais pas choper. »

Il observa alors ce que son ami tentait de couper avant l’incident. Il attrapa le câble dont le cuivre tentait de s’échapper par la tranchée encore fraîche. Son instinct lui disait de lier ce câble à l’unité centrale avant de fermer le tout et de tenter un rallumage de l’antiquité. Lorsqu’il leva les yeux, Timothée se trouvait au pas de la porte de ses toilettes avec du papier autour de son pouce meurtri. Vaas était sur le point de lui proposer un pansement lorsqu’il se souvenait qu’il n’était pas certain d'en avoir. Le comble pour un ouvrier dans le bâtiment. Il n’avait pas souvent de quoi se soigner chez lui. Les petits bobos de chantier, il les avait toutes eues ou presque lors de son apprentissage pendant la fin de l'adolescence et le début de ses années d'adulte. Néanmoins, il n'était jamais à l'abri de quelques coupures ou de bosses, qu'il soignait généralement sur place avec ce qu'il y avait à disposition. C'est-à-dire pas grand chose. Peut-être restait-il un ou deux pansements ou bandages parmi ses affaires ou au fond d’un placard, il n’était plus certain.

Vaas acquiesça aux dires de Timothée en hochant la tête, approuvant chaque mot. Le gouvernement se montrait de plus en plus avide de contrôler chaque individu pourvu d’une conscience individuelle. Dans le but de pouvoir le contrôler telle une marionnette et rajouter un pion à leur gigantesque jeu d’échec. Oui, il approuva chaque mot. « […] et puis, je te rappelle que votre petit couple fait parti du top 5 des meilleures raisons que le gouvernement puisse avoir pour vous jeter dans le colosséum. » Jusque-là. Vaas fixa toujours Timothée et son pouce endolori momifiée dans du papier toilette. Il resta dubitatif, puis son regard vira sur Enya, sans que sa tête ne bouge d’un centimètre. « Vaas et moi ? »  Le rire de son amie le fit sourire jusqu’aux oreilles, laissant toutes ses dents éclater au grand jour. Même si ça n’avait duré qu’une seconde, les yeux de Vaas se plissèrent en direction de Timothée d’un air de dire toi tu t’es imaginé un putain de scénario. Il tenait énormément à la jeune femme, il la considérait comme une personne essentielle à vie. Avoir croisé son chemin a été une chance inouïe et sa seule présence suffisait à l’apaiser. Car elle était une des seules personnes qui pouvait comprendre ce qui le rongeait et ce qui l’effrayait. Elle comprenait ce que son esprit pouvait engendrer comme douleur atroce et à quel point il était difficile de l’apaiser. Il se considérait chanceux de l’avoir près de lui. Mais l’idée d’être en couple avec Enya était impossible à imaginer. Il ne pouvait pas franchir cette ligne. Il tenait trop à elle. Il finit par rejoindre Enya dans son rire, en regardant alternativement la jeune femme et Timothée. Les quelques éléments d'incompréhension qui avait commencé en début de matinée entre Timothée face à Enya et Vaas prenaient peu à peu sens dans l'esprit de l'ouvrier. Elle méritait quelqu’un de bien. Ça tombait bien, Vaas avait un voisin qui était un mec bien.

Suite à ces rires inattendus mais fort plaisant, Vaas se leva, étouffant la fin de son rire dans sa barbe. Il enjamba la table basse et se dirigea vers ce qui faisait office de cuisine ouverte sur le salon. D’après ses souvenirs, il devrait trouver ce qu’il cherche dans les environs. Il ouvrit un tiroir et, étonné, en sortit un petit rouleau de bandage qu’il balança à Timothée avec un « Eh, attrape ! » en guise d’avertissement pour qu’il se tienne prêt à le réceptionner. Il prit également ce qu’il était venu chercher : une vieille cigarette roulée dans du papier jaunie dont le tabac devait être encore plus sec que ledit papier. Il ria face à la remarque d’Enya en imaginant des amants romantiques à l’écran, mourant sous les yeux du peuple. « On pèterait leur putain d’audience. » Il lui rendit son clin d’œil tout en prenant une boite d’allumette qui traînait sur le comptoir, alluma le dernier bâtonnet et jeta la boite d’un air nonchalant. Tandis qu’Enya continua son récit, il retourna doucement à sa place, la cigarette aux lèvres, mais fit un détour vers Timothée, toujours adossé près des toilettes. Il déposa une main sur son épaule et échangea avec lui un sourire espiègle accompagné d’un haussement de sourcil malicieux. Il ne connaissait pas la réelle nature de la relation entre ses deux amis. Mais il était fort à parier qu'il lui manquait plusieurs actes à la pièce qui se jouait.

Il atteignit sa place à la fin du discours d'Enya. Il retira sa cigarette des lèvres, le temps d’expirer un souffle blanchâtre de fumée en direction du plafond. Enya semblait sincèrement attristée par la mort d’Ellen. S’était-elle donnée pour mission de venger la jeune femme ? Risquée, mais Vaas la comprenait. Il aurait fait la même chose. D'autant plus s'il s'agissait de quelqu'un de proche. « Si t’as suffisamment confiance en cette avocate, pourquoi pas, si elle connaît les risques que ça implique... Elle pourrait t’aider à faire éclater la vérité. » Il avait une confiance aveugle envers la jeune femme, et si elle considérait que cette avocate était honnête, c’était qu’elle devait l’être. Il l’espérait.

« Bon, tu l’allumes ton machin ? Qu’on ait une chose à fêter au moins. » ; « Attends… » Vaas observa une dernière fois l’ensemble. Ses sourcils se rejoignirent et son front se plissèrent si bien qu’il semblait avoir pris dix ans d’âge. Sans décontracter son visage, il se leva de nouveau pour brancher la prise de l’ordinateur. Une fois fait, il se rassit presque aussitôt. « Ok, on va voir ça. » A peine eût-il appuyé sur le bouton de démarrage qu’un court-circuit fit scintiller quelques fils encore à l’air libre de l’ordinateur. Il ne put empêcher un léger sursaut face à cette lueur doré qui le surprit. Non, ce n’était pas pour cette fois. Il regarda alors Timothée, incrédule et déçu. « J’crois c’est mort vieux. »

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Jeu 27 Juil - 19:32

Ils ne risquent pourtant rien avec moi. Ils sont ma bouée de sauvetage et ne semblent pas s’en rendre compte. Même si Enya est aujourd’hui plus inaccessible que jamais, elle fait partie de ce bout de résistance que je touche du bout des doigts et que j’approuve. Ils me rappellent, par leur simple présence, que ce gouvernement n’est pas inéluctable. Ils me rappellent, par leur amitié, que je ne suis pas prédéterminé à être un simple pantin. Ils me rappellent, par leur regard et sourire, qu’une famille se construit et prend vie par des rencontres bien étranges. J’approuve avec sérieux la remarque de Vaas. Qui aurait cru qu’il finirait par s’inquiéter pour moi alors que quelques mois plus tôt je procédais à un interrogatoire musclé Ou pas…Tu faisais un piètre Alpachino… ? Ce n’est qu’une question de perception… non ? Bref, la question n’était pas là. Oh, ils m’ont déjà enfermé dans l’un de leur bâtiment… qu’est-ce qui pourrait faire de plus ? J’hausse les épaules sentant pourtant un frisson me parcourir. Un frisson désagréable. Un frisson que je décide d’occulter immédiatement, sans une ombre d’hésitation. Après tout, je n’étais pas là pour subir l’obscurité d’un quelconque évènement à venir, d’un risque hypothètique. Avec eux, les voir trifouiller un ordinateur, parler de leur radio, du cas d’Hélène, de ce gouvernement avec tant de haine, je me sens libre. Si c’est pour que ta liberté s’échoue le cul dans une cage… je me permets d’emettre quelques réserves… Je suis pas d’humeur pour te sauver les fesses… Je devrais m’en sortir sans toi l’hectoplasme… Le cutter pourrait avoir un autre discour… Les accidents ça arrivent… Espérons que ta dulcinée soit pas dans les parages quand tu sauras dans la merde… un « accident » pourrait te couper plus qu’un doigt.. Obscurité, fil hors de ces murs … ! Je souris à moitié, et lui indique une fenêtre pour le chasser de la zone. Celui-ci fait mine de s’y diriger puis se pose juste à côté d’Enya. Je lève les yeux au ciel et grimace sous un petit pique de mon doigt. Le rire de la jeune femme se transporte alors jusqu’à moi et bêtement mon sourire nait et s’agrandit en laissant mes yeux vagabonder entre la réaction d’Enya et celle de Vaas. C’est le moment où tu sens qu’il y a un truc drôle qui fait rire tout le monde mais que toi, t’as rien pipé… Vaas se lève, me trouve une bande et me l’envoie. Je la rattrape de justesse, la faisant rebondir dans l’espace. Pi je percute. Je percute avec cette histoire de romance de folie. Je percute quand Vass s’approche, me tape l’épaule et converse d’un regard entendu. Je secoue la tête à la négative sans conviction quand à ma capacité de lui faire entendre que non, Enya ne m’intéresse pas. Qui veux tu convaincre ? Moi poto, moi. Je les désigne alors successivement de l’index en fronçant les sourcils et en souriant –oui j’ai une tête bizarre-. [colo=blueangel] Attends, stop … vous deux ? Vous êtes pas…. ? Je veux dire….C’est super… fin non c’pas…[/color] Arrêtes toi là, tu es déjà ridicule.. et il explose de rire. Ce con, ce fourbe, ce frère. Je le fusille du regard bien qu’amusé et soulagé.

Le con s’il existe, n’est pas Vaas. Je soupire, me rapproche des deux sans déporter mon regard du profil d’Enya. J’avale de travers, tousse et tente d’ouvrir le sachet contenant le bandage avec les dents. Ridicule une fois encore. J’écoute Enya dans le même temps. Elle n’a pas tort, la présence d’un ministre dans cette affaire complique sérieusement les choses. Comment faire tomber un type pareil ? Celui-ci n’est pourtant pas le pire de ce gouvernement mais le voila qui butait une femme… ça le mettait sérieusement au delà de la liste des pires enfoirés. Mes gestes s’arrêtent un instant encombrés par mes pensées en direction d’Enya. Je me perds à chercher à savoir ce qu’elle pense réellement de tout ça et surtout le degré de sa capacité à encaisser ce qui pourrait aussi induire sa capcité à vouloir agir…. Contre sa propre survie. Je ne suis pas sûr d’être le plus en danger dans la pièce contrairement à ce que pourrait croire Vaas. Eux deux, elle… ils risquent beaucoup précisément s’ils se mêlent réellement de cette affaire. Si t’as suffisamment confiance en cette avocate, pourquoi pas, si elle connaît les risques que ça implique... Elle pourrait t’aider à faire éclater la vérité. J’enroule la bande autour de mon pouce de sorte à ce qu’il triple de volume, j’hausse un sourcil en le contemplant puis m’avance.

Bon, tu l’allumes ton machin ? Qu’on ait une chose à fêter au moins. Curieux et excité –faut le dire- jJe m’accoude au dossier du canapé dans lequel Enya est installée. Pas trop proche. Pas trop loin. Je me rends compte quand une fraction de seconde ma conviction s’était envolée au profit d’un flou artistique. Là où les barrières s’étaient dressées avec autant de piques et de tranchants, à présent se dresse un pauvre grillage en bois d’une cinquante de centimètre. Je secoue la tête, me recentre et puis…soupire. Je fais le tour du canapé et pose une main sur l’épaule de Vaas. Il lui faut juste un peu de temps et deux trois pièces de rechanges… conserves le dans un coin caché et si on trouve ce qu’il faut on s’y remettra ! Et en attendant, tu as toujours le mien en libre service … J’agrandis mon sourire. Vaas n’est pas qu’un voisin, c’est un ami, un très bon ami à présent et s’il y avait une personne sur cette terre autorisée à se servir de tout ce que contient ma maison c’était bien lui. Plus sérieusement, je me tourne vers Enya mais tâche à englober les deux dans mes futurs propos. Pour ce qui est d’Helène, je comprends ce qui te motive, plus que tu peux le croire mais ne te… ne vous…emballez pas. Laissez moi mener mon enquête sur l’avocate en question, sur l’affaire, sur Grant… si c’est trop gros, il faudra peut être abandonner…. Je suis désolé. Je suis désolé parce que je sais ce que le désir de vérité implique tout autant que le désir de justice. Mon regard se glisse vers Bastien une fraction de seconde avant de revenir vers le duo. Couple ou duo, le résultat peut être le même... Ma main glisse dans mes cheveux dans un pincement de lèvres. Au fait, l'avocate... c'est quoi son nom ?

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MessageSujet: Re: the great escape (Tim - Enya)   Mer 9 Aoû - 22:48

Il plane dans cette pièce une atmosphère étrange. Il y avait beaucoup de camaraderie. Il y avait cette espèce de malaise entre Timothée et moi, palpable même par Vaas qui était assez intelligent pour avoir compris notre manège. Le sien, en tout cas. Le mien, j’ignorais s’il était assez bien caché. Il y avait de la gravité au vu du sujet que nous évoquions. Il y avait de l’excitation portée sur le nouveau joujou de Vaas. Tout cela donnait un cocktail étrange mais qui, étrangement, me plaisait bien. J’appréciais de retrouver Vaas. J’appréciais de voir Tim, évidemment. J’appréciais de voir la relation amicale qui les liait. Le monde est petit, il est très petit. Parfois, comme ici, c’est pour le mieux.
Vaas tenta donc d’allumer son engin, et alors que je m’attendais à une merveille, et que les autres suivaient probablement ce sentiment, tout ce à quoi notre trio eut droit, c’est à quelques crépitements qui me firent sursauter une seconde, et puis….plus rien. De toute évidence, et comme le souligna si bien Vaas, l’objet était mort. Mais l’optimisme de Timothée s’opposa au fatalisme de mon ami et il y avait peut-être une chance encore. Je souris, discrètement. Il y avait encore une chance, il suffisait juste de trouver les pièces manquantes. C’était toujours comme ça, n’est-ce pas ? Je ne pouvais pas m’empêcher d’y voir l’écho de mes relations. Celle avec Noah qui n’avait pas marché. Parce qu’il manquait des pièces que nous n’avions pas su trouver. Celle avec Timothée, en suspens quelque part. Parce qu’on cherchait les pièces manquantes, en espérant les trouver, en sachant qu’on ne les trouverait peut-être jamais.

« Pour ce qui est d’Helène, je comprends ce qui te motive, plus que tu peux le croire mais ne te… ne vous…emballez pas. Laissez moi mener mon enquête sur l’avocate en question, sur l’affaire, sur Grant… si c’est trop gros, il faudra peut être abandonner…. »
Je fronçai les sourcils, jetant un regard interrogateur à Timothée. Trop gros ? Abandonner ? Je n’étais pas allée jusque là pour abandonner. Mon amie ne méritait pas qu’on abandonne parce qu’on estimait que c’était trop gros. Et surtout, ce n’était pas à Timothée d’estimer si c’était trop gros pour continuer ou non. C’était mon histoire. J’étais venue en parler avec Vaas. Timothée était un ajout des circonstances. Et désormais, il se prenait le droit de décider si nous devions continuer ou pas ? Je me levai, haussai les épaules.
« C’est juste une avocate. Je préfère garder ça pour moi. Après tout, si on doit arrêter, autant que personne n’ait eu vent d’elle. »
J’agissais un peu comme une gamine vexée. Mais je n’étais pas dans un état d’esprit qui me permettait d’encaisser les interdictions avec recul et patience. Le problème, c’est que Timothée avait raison. Il était le mieux placé pour se renseigner. Et cette histoire était peut-être trop dangereuse pour nous tous. Je ne pouvais pas décemment foncer tête baissée et risquer ma vie, celle de Vaas et celle de Timothée pour rendre justice à une amie. Mais je ne voulais pas entendre ça. Soudain, la fatigue me revint en pleine tête et tomba comme une chape de plomb sur mes épaules. Tout était lourd. Tout était compliqué. Pourquoi est-ce que je m’étais lancée là-dedans ? J’aurais pu mener ma petite vie tranquille, loin des intrigues du Gouvernement, sans la radio, sans tout ça. Mais j’avais le don de me compliquer l’existence. Il faudrait peut-être que j’arrête. Que j’arrête tout. Ellen ne serait qu’une victime anonyme parmi d’autres, après tout, je ne pouvais pas sauver tout le monde.
« De toute façon, on en reparlera plus tard. Je crois qu’il est largement passé l’heure de comploter. Pour moi en tout cas. Et euh…. »
Je me tournai vers Vaas, lui adressant un petit sourire désolé.
« La prochaine fois, je promets de ne pas débarquer comme une furie. »
Je m’avancai vers la table, ramassai mes papiers éparpillés tout en continuant à parler.
« Le mieux, c’est qu’on se revoie une fois que les choses seront plus claires. A une heure moins tardive. Ou matinale. Enfin vous voyez. En ayant dormi. Et euh…eh bien… voilà, je crois que c’est tout. Sauf si…je sais pas. »
Je n’en savais vraiment rien. J’allais rentrer et me retrouver seule chez moi, idée peu alléchante vu d’ici. Et après ? Je chassais peut-être des chimères. J’étais paumée. Et j’avais deux compagnons d’aventure inattendus. J’ignorais ce que ça allait donner. J’ignorais si ça valait le coup. Mais c'était le mieux que j'avais. Tout ce que j'avais.

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