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 Those who wanted to lose themselves • Eamon & Perséphone

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Those who wanted to lose themselves • Eamon & Perséphone   Lun 3 Oct - 23:40


Eamon&Perséphone
 




L'argent. La folie. La soif de sang...
Je ne savais pas exactement ce qui m'avait conduite à faire ça. Moi qui aimait ma sécurité plus que tout, j'avais quitté le seul confort de mon laboratoire gouvernemental pour rejoindre une Mafia. Peut-être aussi que c'était la peur de me perdre. Cette peur dévorante qui avait prit le dessus plus d'une fois en voyant mon ancienne moi revenir au contrôle, envahir chacune des parcelles de mon esprit avec de la pitié, de la compassion ou de la gentillesse. Je ne pouvais pas la laisser revenir. C'était pour ça aussi que depuis que j'avais revu Andrew pour la première fois depuis Darkness Fall, j'avais évité son contact direct comme la peste. Bien sûr il me fallait le voir de temps à autres pour parler du divorce, mais ces moments, même rares, étaient déjà trop difficiles pour moi. J'avais le sentiment en sa présence de redevenir la gentille et douce Perséphone que j'avais été bien des années plus tôt et si nos discussions n'étaient pas essentiellement concentrées sur ma sœur et leur mariage, permettant ainsi un tant soit peu de raviver ma haine, qui pouvait savoir dans quel état de fragilité je serais maintenant...
Il avait donc fallut réagir. Mes plans contre Seraphina étaient pour la plupart en place et d'autres se développaient encore et encore dans mon esprit tordu par le temps et l'horreur. Mais il fallait aussi me distraire. Il fallait que je fasse autre chose de mes journées que penser à ma sœur et à ma vengeance pour ne pas perdre la tête plus encore... Ce qui honnêtement, n'était pas gagné. Surtout quand on avait l'idée pour garder la tête sur les épaules de se lancer dans un trafic d'organes et dans un métier de tueuse à gage...
Merde.
Une douleur vive me saisit à la jambe. Descendant le faisceau de ma lampe de poche vers l'épicentre de ma douleur, je repérai un nid de ronces dans lequel je venais de me coincer. Et je n'avais pas fait semblant ! Tirant mon pied vers le haut, j'eus l'impression de m’emmêler plus encore dans les épines. Poussant un juron, je posai la lampe sur le sol pour plonger mes mains dans les ronces et les enlever une à une de ma chaire et mes vêtements. En réalité, cela ressemblait plus à un flot ininterrompu d'insultes jusqu'à ce que j'arrive enfin à me sortir de là. Je n'étais pourtant pas du genre maladroite habituellement... Cela promettait donc une drôle de soirée, c'était certain. Reprenant ma marche à travers les bois, je fis davantage attention à ne faire glisser le faisceau qu'au plus près de mes pas et à me concentrer plus également. Le but n'étant bien sûr pas de se faire repérer. Bon, ce n'était pas non comme si se faire remarquer était le premier des dangers quand on venait tuer un homme qui habitait seul avec pour unique voisins des colonies d'arbres en tout genres. Sérieusement, je n'avais jamais compris comment les gens pouvaient se sentir plus en sécurité dans la nature plutôt que dans un milieu urbain. Ca devaient être les mêmes personnes qui croyaient en l'existence de Tic et Tac pour venir à leur secours en cas de pépin...
Soudain le nombre d'arbres qui me barraient la vue diminua radicalement, me permettant bientôt de distinguer dans la lumière de la pleine lune les contours d'un chalet imposant. J'éteignis ma lampe pour ne plus me laisser guider que par la lumière naturelle tout en appuyant prudemment mes mains gantées contre les troncs alentours. Juste avant de sortir de me cachette végétale, j'allumai discrètement l'écran de ma montre. Il était peu avant vingt-deux heures trente. Selon les indications que j'avais reçues, il n'allait pas tarder à rentrer... Ce que me confirma d'ailleurs bientôt le bruit d'un moteur ronronnant d'une voiture. Rapidement, je me glissai hors de la forêt pour aller me coincer derrière le chalet avant que la lumière de la voiture de l'homme ne puisse me révéler à sa vue. J'avais beau avoir une magnifique combinaison noire gentiment fournie par la Falciferae (et qui me donnait d'ailleurs quelque peu l'impression d'avoir enfilé le costume de Catwoman – ce qui forcément, n'allait pas pour me déplaire), elle ne me rendait pour autant invisible que parmi les ombres. Une fois arrivée à l'arrière de l'habitation, j'attendis d'entendre le moteur du véhicule s'éteindre et la porte claquer avant de commencer mon petit manège.
Sortant de derrière la cabane avec la discrétion d'un félin en chasse, je longeai le côté de la maison jusqu'à ce que j'aperçoive l'homme se dirigeant vers la porte d'entrée, à quelques mètres plus loin sur la droite.
Il me fallait une distraction. Or, quoi de mieux que de faire apparaître une illusion avec les pouvoirs que j'avais entrainé toutes ces années durant, aidé par une imagination débordante nourri par des années dans l'enfer de Darkness Fall ?
Dans la seconde qui suivit et dans la direction opposée à ma position, apparu donc une licorne. Un magnifique petit poney à corne dont la robe nacrée reflétait les rayons de la lune dans une vision de douceur rappelant celle d'un paquet de chips à l'heure de l'apéritif. L'homme, attiré par la vision magique que lui offrait la créature fantastique se retourna vers la bête dans un instant d'hébétude me laissant ainsi tout le loisir de me glisser dans son dos et de l'assommer avec la glacière que j'avais emportée et qui aurait une toute autre utilité plus tard... Tuer en laissant pour dernière image une licorne, c'était un sacré geste d'altruisme que j'avais fait là ! Encore quelque chose que j'allais devoir corriger...
Vidant les poches de l'homme étalé, inerte sur le sol, je récupérai ses clefs (ainsi que son porte-monnaie, comme il ne m'avait pas semblé avoir entendu qu'il était interdit d'accepter les pourboires), et le temps que j'ouvre le chalet et que je porte le corps jusqu'à l'intérieur, la vision magique avait depuis longtemps disparue...

Le plus dur n'avait pas été de le transporter à l'intérieur, ce que j'avais pu faire en toute tranquillité dans la mesure où ce type avait vraiment prit le chalet le plus paumé de toute la Nouvelle-Orléans et que même si ses voisins étaient venu lui rendre visite, j'aurais vu la lumière de leur lampe bien avant de les voir eux... A moins qu'ils ne se promènent dans le noir... Ce que personne de bien intentionné ne faisait, n'est-ce pas ? Non, le plus dur avait été de le soulever pour le porter jusqu'à la table. J'avais tellement l'habitude des tables ajustables du laboratoire et de leur confort que j'avais oublié les difficultés qu'on pouvait rencontrer face à un corps alourdi par l'inconscience. Soit. Le tapis du salon ferait l'affaire... Après avoir déplacé la table basse débordante de vieux magazines en tout genre, je laissai mollement choir le corps du futur mort sur la fausse peau de mouton. Mes gants enfilés, le capuchon de mon haut rejeté en arrière pour avoir le meilleur champ de vision possible et après avoir vérifié que j'avais bien fermé tous les volets de la pièce, je sortis un de mes couteaux de torture d'une de mes bottes.
En tailleur sur le tapis, mes genoux touchant le corps immobile et l'arme blanche collée à quelques centimètres du cou sur lequel glissait une carotide encore toute gonflée de vie, je m'arrêtai quelques instants, comme en proie à un duel avec moi même. Et à vrai dire, c'était un peu le cas. Il s'agissait là de me prouver que je n'étais plus celle que j'avais été avant. De m'enfoncer plus encore dans les ténèbres, d'atteindre un nouveau point de non retour après lequel toute rédemption quelle qu'elle soit, soit impossible. Chacune de mes actions était comme une armure de plus au démon que j'avais forgé pour me séparer du fragile être qui avait pu exister en moi. Et cela devait fonctionner, il ne pouvait pas en être autrement.
La lame du couteau s'enfonça tendrement dans la chaire, coupant au passage tous les canaux vitaux qui apportaient au cerveau le sang et donc l'oxygène nécessaire à sa survie. J'avais aiguisé les lames la veille histoire d'avoir à charcuter le pauvre homme comme une vache trop stressée, ce genre de résistance ne faisant pas vraiment partie de celles qui m'excitaient...

Quelques instants plus tard, peut-être quelques heures plus tard d'ailleurs, j'avais terminé de mettre tous les organes viables pendant un certain temps dans une glacière et j'avais également récolté autant de sang que je le pouvais. Ce serait déjà ça de moins à nettoyer. Mais ça bien sûr, ce n'était pas mon affaire...

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Dernière édition par Persephone D. Wilson le Jeu 20 Oct - 22:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Those who wanted to lose themselves • Eamon & Perséphone   Dim 9 Oct - 17:05


Les contrats se succèdent, probablement au grand dam de mon frère. Malgré ses dires, ses impositions, je ne veux pas me dépouiller de mon nouveau job, de mes nouvelles fréquentations. Probablement parce que je me sens vivant, à chaque fois que je prends des risques en agissant ainsi. C’est stupide. Moi l’effrayé, celui qui s’impressionne d’une petite araignée ou du vide, je me régale pourtant de chaque risque pris en côtoyant les mauvaises personnes. Ce soir, après un appel, je me retrouve sur la route en direction des Elvenpath. Inutile de dire que ce coin me fout les jetons. Une forêt, avec des cabanes toutes plus éloignées les unes que les autres. Oui, l’ensemble est semblable à un début de film d’horreur. Alors je grogne, j’allume une cigarette et m’avance, les mains tremblantes sur mon sac, vers les arbres. Tout nouveau vice, que j’ai pris à mon frère, le bâton de la mort m’apaise légèrement et me permet de retrouver un semblant de courage, alors que les ombres s’allongent autour de moi. On les croirait presque vivantes. Les histoires de vaudous me reviennent en tête, puis ma propre ombre, qui se décide parfois à faire ce qu’elle veut. Je ne peux donc pas m’imaginer autre chose que le danger grandissant, à chacun de mes pas. Décidément, je n’aime pas cet endroit et il me semble désormais évident que je n’y remettrais pas les pieds, sauf obligation. Ma lampe torche envoie une lumière tremblotante et je voudrais frapper dessus pour rétablir un faisceau clair, mais il ne me faut qu’une seconde pour me rendre compte que ce n’est pas la lumière qui vacille mais encore et toujours moi. Je cherche à me redresser, pour sembler plus impressionnant et évacuer la peur qui s’instille un peu plus jusque mon cœur. Echec et effort vain, mais peu importe. Même s’il m’est difficile d’avancer sans éprouver un malaise constant, je finis néanmoins par arriver à la cabane qui m’intéresse. Les volets sont fermés, mais une très faible lumière se distille entre leurs lattes. Quelqu’un est là. Probablement mon client de la soirée. D’après les informations, je ne connais pas cette personne, mais après tout peu m’importe.

Je m’avance vers la porte et, imprudemment, l’ouvre sans même prévenir de ma présence. Incapable de prévoir les risques que je prends, je pénètre dans la pièce et la referme, avant même de m’inquiéter d’une présence ou d’un piège. Ce n’est que lorsque l’huis est totalement clos, que je prends conscience du danger. Alors lentement, les mains levées en signe de reddition, je tourne sur moi-même, pour poser mes yeux dans les magnifiques azurs d’une femme encore plus magnifique. Lentement, ma mâchoire se décroche alors que je me perds dans l’observation de la jeune blonde devant moi. Peu importe son couteau à la main, peu importe le cadavre devant elle, peu importe le sang répandu un peu partout. A la seconde, seule mon observation intensive de sa beauté trouve un sens. Bouche bée, regard rond, j’observe cette personne avec un peu trop d’attention, avant de finalement refermer mes lèvres et me redresser, comme pour retrouver contenance, mais ma gorge asséchée continue de prouver le trouble de sa présence. « Euh… » Il me faut encore quelques secondes, avant de pouvoir me redresser complètement pour lui faire face presque bravement. « Femme de chambre ! Vous semblez avoir quelques soucis avec le ménage ! » Et ma réplique sonne incroyablement pathétique. Tentative d’humour complètement foirée, je retrousse le nez une seconde, incapable de ne pas me sentir idiot. Probablement parce qu’il s’agit de la plus belle femme que j’ai jamais vu. Et aussi parce que, la seule chose que je veux faire dans cette cabane, ne concerne en rien mon travail, mais uniquement sa personne.

Ce n’est décidemment pas professionnel du tout, alors je finis par prendre un air plus sérieux, simplement pour sembler un peu plus crédible dans mon rôle de nettoyeur sans cœur, ni foi, ni loi. Je dois ressembler à un dur, si je ne veux pas me faire manger dans ce milieu. Et malheureusement, ma première impression sur cette femme est probablement très négative… Foutu naturel. « Bon allez finis d’rire ! J’ai du boulot poupée ! » Et après le comique de bas étage, je tente le macho de base, sans plus de succès. A croire que je ne peux pas être autre chose que moi-même…

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    MessageSujet: Re: Those who wanted to lose themselves • Eamon & Perséphone   Dim 23 Oct - 17:56


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    Le moment de distraction était passé trop rapidement. Juste le temps de sentir l'adrénaline me traverser des pieds à la tête et puis ce sentiment d’absorption total, de concentration intense et d'évasion s'était évanouit. Je me sentais à nouveau vide et égarée, animée seulement par le besoin irrépressible de faire quelque chose, peu importe quoi pour combler ce faux silence gênant qui régnait entre moi et l'autre. Elle allait parler, elle allait dire quelque chose, me convaincre, me demander de lui laisser sa place. Tout le monde se sent obligé de parler quand le silence devient trop pesant, il fallait donc que j'occupe toute la place, que je remplisse le vide ou à défaut de la faire taire il fallait que j'occupe mes oreilles à autre chose.

    La porte s'ouvrit soudain. A ma connaissance, je n'attendais pas de visite. Pas déjà tout du moins. Enfin... Combien de temps avais-je passé ici au juste ? Peu importait, la prudence seule comptait. Me redressant vivement, la lame en main, j'étais prête à lancer le couteau sur toute personne passant sa tête dans l’entrebâillement de la porte. Ce fut un homme qui franchis le seuil, refermant derrière lui sans même me voir, avec ce qui me semblait être l'empressement des enfants qui retournent dans leur chambre après avoir bravé les dangers cachés dans les recoins sombres d'une maison en pleine nuit.
    Lorsqu'il se retourna, l'espace d'un instant je cru que la surprise qu'on pouvait clairement lire sur son visage venait tout naturellement de la scène qu'il avait sous les yeux. Mais à mieux y regarder, une certaine curiosité fascinée se laissait deviner et il n'y avait là aucune trace de la peur dont je me serais volontiers nourrie avant de lui planter mon arme blanche dans le cœur. Il ne faisait que me fixer. C'était peut-être le costume. Il allait certainement me demander un autographe en même temps qu'une petite trace de griffes sur le torse.

    « Euh… »


    Pas assez assuré, mais pas assez effrayé. Je desserrais quelque peu mon emprise sur le manche du couteau. L'homme ne ressemblait pas à une menace. Je penchais maintenant quelque peu la tête sur le côté, à présent plus intriguée que sur la défensive.

    « Femme de chambre ! Vous semblez avoir quelques soucis avec le ménage ! »


    Un sourire apparu sur mes lèvres. C'était donc lui le nettoyeur de scènes des crime. Il semblait sympathique. Il était plutôt beau gosse. J'avais soudain une envie de rester un peu plus longtemps.
    Que les forces suprêmes spirituelles pardonnent ma faiblesses face aux choses qui caressent le regard de par leur beauté.

    - Ravie que ce soit vous, j'aurais été navrée de devoir vous tuer.

    Donc j'étais réellement restée bien plus longtemps que prévu... Quoi qu'il en soit, je ne le regrettais absolument pas ! Quelque chose me disait que je n'allais pas regretter d'avoir attendu l'équipe de nettoyage. Au fond de ma tête, l'autre Persephone pestait de toutes ses forces. Elle savait ce que je faisais, forcément, puisqu'on partageait les mêmes pensées... Mais apparemment pas les mêmes points de vue. Je choisis de l'ignorer, comme toujours.
    L'homme était vraiment agréable à regarder et avec son air presque gêné et ses grands yeux bruns qui n'avaient de cesse de me fixer de cette manière, j'avais de fortes envie de le déshabiller, là, maintenant, tout de suite.
    N'importe quoi. Ca ne me ressemblait pas. J'aimais Andrew, il était le seul, il l'avait toujours été... Comment pouvais-je seulement faire semblant que mon cœur ne lui appartenait pas dans sa totalité ?
    Oh, la ferme !
    Au fur et à mesure que l'homme changeait d'expressions, le sourire sur mon visage se faisait plus amusé encore.

    ‹‹ Bon allez finis d’rire ! J’ai du boulot poupée ! ››


    Poupée... Tiens donc. Je me penchais lentement pour glisser à nouveau le couteau dans ma botte avant de me redresser dans un regard condescendant qui dévêtait sans aucune discrétion le beau brun.

    - Ca vous dérange si je reste un peu ?

    Déjà je me hissais sur l'îlot central de la cuisine, sans même attendre sa réponse, observant les moindres faits et gestes du jeune homme, devinant les muscles sous les vêtements, pariant sur la douceur et le goût de sa peau en continuant à sourire innocemment. L'autre moi hurlait pour essayer de me distraire.
    Lançant un regard au cadavre éventré et à la marre de sang dont le tapis été saturé je poussais un petit soupire à la sincérité à peine feinte.

    - En plus on ne sait jamais, avec tout ce sang, vous pourriez avoir besoin d'un coup de main...


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    MessageSujet: Re: Those who wanted to lose themselves • Eamon & Perséphone   Dim 6 Nov - 22:28


    Je ne remarque qu’avec beaucoup de retard sa lame, qui semble briller dans l’obscurité de la pièce. Un long frisson apeuré s’empare de moi, mais je m’efforce de ne pas y penser. La dame n’a aucune raison de déchaîner son savoir faire sur moi après tout. Ma présence ne peut que lui être bénéfique, puisque je suis là pour nettoyer les saletés qui s’étendent partout dans la pièce. Je tente de cacher ce léger malaise derrière une attitude bravade, qui ne me ressemble pas une seconde. Peu importe. Face à elle, je veux prétendre tout et n’importe quoi, pour simplement m’approcher de sa ligue. Désormais redressé, je lui fais face, le regard hésitant quand tout mon corps tente de lancer le signal de la confiance. « Ouais, moi aussi j’aurais été navré. J’suis pas super fan des gens qui veulent m’trouer la peau. » Loin d’avoir un sens de l’humour développé, je tente néanmoins quelques remarques qui se veulent drôles, même si elles sonnent extrêmement fausses à mon oreille peu habituée. Je me rends compte désormais, que chaque tentative de drague que je lance me paraît toujours inconsistante, face à la beauté qui semble émaner du monde qui m’entoure. Petit vermisseau parmi les pontes de l’horreur et de la décadence, je n’arrive pas à m’estimer au niveau de tout cela. Je ne sais même pas si je désire l’être habituellement. Parce que ce soir, cette nuit, je sais que je le veux. Pour simplement m’approcher de cette femme et nourrir le fantasme que ma première vision d’elle m’insuffle à chaque seconde un peu plus. Elle est la beauté, quand je suis l’inexistence. Pourtant je ne compte pas m’avouer vaincu aussi tôt. Alors j’esquisse un sourire qui se veut charmeur, même si tout mon intérieur me crie de ne pas me frotter au danger qu’elle représente. Cette femme est une tueuse, une trafiquante d’organe d’après la première observation que je peux poser sur la scène du crime. Décidemment pas l’enfant de cœur qui devrait traverser ma vie. Je me vois toutefois faire le coq, pour l’impressionner et rester, juste un instant dans son entité. Juste un.

    Ses yeux posés sur moi, me rendent fier une seconde, avant de me sentir de nouveau mal à l’aise. L’observation dont je suis sujet me gêne et dans mon hypocrisie, je lui demanderais bien de cesser. Force est de constater, que je serais bien mauvais dans ce cas, l’ayant moi-même déshabillée du regard quelques instants plus tôt. Je la laisse donc à son observation et me détourne, pour déposer mon sac au sol, dans une indifférence feinte et une nervosité qui elle, ne l’est pas une seconde. Ma main tremble tant que je me trouve obligé de serrer le poing. Pourtant, quand je me tourne de nouveau vers elle, c’est avec un fin sourire sur les lèvres. Je me découvre à chaque instant un peu plus acteur et si je déteste toujours autant mentir, je me prête au jeu dans un amusement que je ne cache pas. « Vous pouvez bien faire c’que vous voulez. J’suis pas observé d’habitude et j’suis pas sûr d’aimer ça alors… ouais vous devriez m’aider. J’voudrais pas faire une connerie parce que votre regard est trop beau. »

    Compliment caché dans un reproche à peine déguisé, je finis par m’approcher d’elle et ne m’arrête, qu’à un mètre à peine de sa personne. « Mais vous avez pas des trucs à livrer ? Ils vont pas pourrir vos trucs si vous les amenez pas dans un truc froid ? M’enfin… Y’a un frigo derrière vous après tout… » Je transpire l’assurance, quand je ne la ressens pas une seconde. Mort de trouille à l’idée de la savoir m’observer mais tout autant effrayé à l’idée de la voir partir sans avoir eu l’occasion de goûter ses lèvres ou sa peau si claire. Yeux relevés vers elle, je finis par déglutir et finalement me détourner de nouveau, pour me diriger vers la salle de bain, qui ne contient malheureusement qu’une douche. Au tant pour la baignoire pleine d’acide qui aurait dissous ce corps avec une propreté parfaite. Je soupire face à la masse de boulot qui m’attend et finis par retourner dans le salon, un air dépité sur le visage. « Vous auriez pu choisir un putain d’chalet avec une baignoire. J’vais d’voir creuser un trou. Vous v’nez avec moi ? » Et malgré mon agacement face à ma nuit gâchée par tout ce travail, je lui offre un léger sourire, pour la convaincre de me suivre. Peu motivé à l’idée de sortir seul dans la nuit, je compte sur sa présence pour me rassurer. « J’vous demanderai pas d’creuser un trou promis ! »

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      MessageSujet: Re: Those who wanted to lose themselves • Eamon & Perséphone   Sam 12 Nov - 20:41


      Eamon&Perséphone
       





      « Ouais, moi aussi j’aurais été navré. J’suis pas super fan des gens qui veulent m’trouer la peau. »

      Trop rustre, un peu trop gauche surement aussi. Ce n'était pas du tout mon genre d'être intéressée par ce type d'hommes. Il avait une espèce de faiblesse qui pouvait être touchante mais à laquelle je ne pouvais pas être sensible. L'ancienne Perséphone pourrait sûrement, mais moi non. Et pourtant, j'étais là, à le dévorer des yeux sans même me forcer. Il me plaisait et je n'arrivais même pas à dire pourquoi. Il était fort charmant malgré tout et l'idée même d'agacer ma prisonnière me mettait en joie. Je continuais donc à sourire, réellement amusée, autant par ce que je faisais que par le jeune homme.
      Ce fut un regard fuyant de sa part qui me permit de mettre un doigt sur ce qui m'avait plu à l'instant même où il m'avait détaillé en entrant. J'avais une forte envie de perversion. Le désir de voir cette candeur disparaître de son regard pour ne plus y voir que des flammes ardentes et transformer ses mouvements hésitants en des gestes sûrs et incandescents. Oui, ça ça m'occuperait. Ca ça ferait taire l'autre...

      « Vous pouvez bien faire c’que vous voulez. J’suis pas observé d’habitude et j’suis pas sûr d’aimer ça alors… ouais vous devriez m’aider. J’voudrais pas faire une connerie parce que votre regard est trop beau. »

      Sa dernière réplique était de trop, je partis dans un fou rire incontrôlable. Cette situation était trop improbable. Finalement, peut-être qu'il pouvait quand même être touchant. Finalement peut-être que je pouvais lui être plus sensible que ce que je pensais... Mon rire ne s'arrêta que quand le beau brun s'approcha de moi pour se placer à un pas seulement. J'avais une terrible envie de poser mes mains sur lui. Ou de le faire s'approcher encore plus de l'ilot central pour pouvoir accrocher mes jambes autour de ses hanches.

      « Mais vous avez pas des trucs à livrer ? Ils vont pas pourrir vos trucs si vous les amenez pas dans un truc froid ? M’enfin… Y’a un frigo derrière vous après tout… »

      Essayait-il de me faire partir ? La moitié de ses phrases me l'indiquaient, mais pas ses gestes.

      - Le frigo fera l'affaire.

      Me laissant glisser de l'ilot, je passai à côté de l'homme pour récupérer ma glacière. Je passai trop près de lui, effleurant doucement le dos de sa main avec la mienne. Oups. Pas fait exprès.
      Puis j'allais placer mes fournitures dans le frigidaire pendant que j’entendais ses pas s'éloigner vers une autre pièce. S'il cherchait la chambre je pouvais l'aider.

      « Vous auriez pu choisir un putain d’chalet avec une baignoire. J’vais d’voir creuser un trou. Vous v’nez avec moi ? J’vous demanderai pas d’creuser un trou promis ! »

      J'allais lui répondre que la prochaine fois je lui en trouverais un avec un jacuzzi si c'était un de ses fantasmes... Mais je me retins de justesse.
      J’acquiesçai simplement. Me contentant de lui rendre son faible sourire.



      La nuit me semblait plus glacée qu'avant.
      J'allais m'adosser contre la baraque en bois, attendant d'éventuelles instructions et sinon, patientant de voir les muscles du jeune homme se contracter sous le poids de l'effort.

      - Diane, au fait. Si ça vous intéresse de savoir le prénom de la femme avec qui vous allez passer la nuit.

      Choix de mots totalement innocent bien entendu !

      - Alors, de quoi avez-vous besoin ? Lumière ?

      Je sortis la lampe torche de son étui accroché à ma taille et l'agitai un peu entre mes doigts. Comme si elle allait emmètre le son d'une cloche, sait-on jamais.
      Bien que j'imaginais adorer le spectacle de l'homme en plein effort physique, je me réjouissais tout de même à l'idée de retourner à l'intérieur, bien au chaud où nous serions de nouveau trop à l'étroit pour ne pas avoir à s'excuser de toute les fois où nous pourrions nous effleurer...
      En attendant, je sondais les alentours ténébreux avec attention, au cas où quelqu'un tenterait de me subtiliser ma chaude nuit à laquelle je tenais grandement.  

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      MessageSujet: Re: Those who wanted to lose themselves • Eamon & Perséphone   Sam 28 Jan - 20:35


      Son parfum s’empare de mes narines alors qu’elle passe si près de moi. Puis c’est sa main qui vient effleurer la mienne, qui achève de me perturber d’un long frisson qui parle plus que mes mots. En plus de sa beauté hors du commun, ses gestes réveillent un désir que je n’ai plus ressenti depuis quelques temps maintenant. Inutile de dire que je n’ai pas du tout imaginé ma soirée ainsi. L’éternel job salissant et inintéressant se transforme lentement en une intention visible de luxure que je ne sais pas exactement comment gérer à cette seconde. Je me contente donc d’observer sa chute de rein une seconde, avant de m’éclipser vers la salle de bain, comme pour m’offrir une échappatoire, une occasion de lâcher un soupir, avant de m’enfoncer dans de pathétiques commentaires. Je reviens bientôt, un commentaire acerbe sur les lèvres, pour me donner plus de contenance et de personnalité que ce que j’ai réellement. L’illusion ne fonctionne probablement pas très bien, mais il s’agit là de mon unique arme contre le désir qui s’infiltre lentement dans chaque pore, chaque parcelle de mon être. Heureusement, la fraîcheur de la nuit, que je rejoins bientôt, apaise légèrement ces pulsions qui veulent se faire maîtresse. Je me dois pourtant d’être plus professionnel, de ne pas succomber aux yeux si charmants de ma compagne de soirée. La résolution est pourtant dure à prendre, voire impossible, quand la douceur de sa voix parvient de nouveau à mon encontre, alors que je me force à planter la pelle dans la terre, toujours pour me montrer plus fort que je ne le suis. « J’fais pas dans les noms… » Que je finis par marmonner entre mes lèvres, avec cet accent irlandais qui ressort bien trop souvent à mon goût lorsque je suis nerveux.

      Peut être idiot et naïf, je n’oublie pas de me protéger dans ce genre de situation. C’est une cliente, un membre de mafia et il serait bien imprudent de ma part de lui laisser mon nom. Mon corps, cela ne me pose visiblement aucun problème, vu les regards fréquents que je n’oublie pas de lui lancer, mais mon nom, cela me paraît bien stupide. « J’ai besoin d’rien en fait. Sauf ptête votre compagnie. C’jamais très drôle d’creuser des trous. J’me suis dis qu’vous pourriez m’distraire. » D’un haussement d’épaule j’accompagne ma réplique, toujours dans une optique d’illusion, qui me paraît suffisamment crédible pour que je m’y enfonce allégrement. Le bruit de la pelle résonne bientôt alors que je m’affaire activement. Si la nuit est fraîche, cela ne m’empêche pas d’avoir rapidement trop chaud, le sang irlandais probablement. Je délaisse donc ma pelle une seconde, pour me débarrasser de ma veste, ainsi que mon t shirt, conscient de récupérer un peu de l’ascendant par ce simple geste. Après tout, pourquoi priver une dame de son spectacle ? Presque sûr de moi à cette seconde, je lui lance un long regard, avant de reprendre mon boulot, non sans lâcher, d’un ton presque neutre. « Merci pour la lumière. Ca aide pas mal ! » Ce n’est pas si certain, pourtant, sa présence m’aide à rester concentrer, sans délirer sur la possibilité que quelque chose puisse m’attaquer dans les ténèbres. Au temps pour ma virilité si la présence d’une femme suffit à me rassurer, mais peu importe.

      Le trou est bientôt terminé aussi j’en sors, souplement, pour me diriger vers la belle, de ce pas mi conquérant mi incertain qui me caractérise depuis le début de cet échange. Comme un coquelet qui veut montrer aux coqs qu’il est là, sans pour autant réussir à le faire réellement. « J’suppose qu’il est pas tout léger l’lascar si vous avez pas été plus loin que l’tapis. Vous avez encore un peu d’forces pour l’transporter avec moi ? » Je tente un sourire, avant d’entrer dans la pièce où trône encore le mort, mais au lieu de l’habituelle poussée un peu dégoûtée, je ressens un sentiment inédit. Le désir est si intense soudain que je me retourne sur la belle pour attraper sa hanche et l’attirer contre moi. Je lui arrache un baiser, sans lui demander son avis, par surprise, enhardi par cette situation par trop inédite. Le mort, plus cette femme, déclenchent une tempête de sensations, que je refuse de laisser taire à cet instant. La gêne viendra plus tard, les regrets aussi… Pour l’instant, il n’y a que la luxure qui compte, rien d’autre.

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        MessageSujet: Re: Those who wanted to lose themselves • Eamon & Perséphone   Dim 5 Fév - 19:01


        Eamon&Perséphone




        Il refusait de me donner son nom. Ca me rappelait quelque chose tiens. Pourquoi tout le monde refusait toujours de me donner son nom ? Ce n'était pas comme si j'avais un Death Note sous mon lit. Malheureusement d'ailleurs. Mais peut-être qu'au bout du compte c'était tant mieux pour mon âme... Y avait-il une différence si on tuait une personne ou une centaine ? Est-ce que notre jugement dernier se basait sur le nombre exacte de victimes faites où y avait-il des seuils à atteindre... Ou plutôt à ne pas atteindre, comme avec les impôts ? De ce que j'en avais vu, la justice divine ne faisait pas de différence entre un voleur d'oeuf et un tueur de bœuf. Je n'avais ôté la vie de personne avant de me retrouver à Darkness Fall. Et pourtant on m'y avait envoyée comme tous les autres, comme une criminelle. Et j'avais subit le même châtiment que les pires ordures de ce monde. C'était injuste, donc je pouvais être injuste.
        Quoi qu'il en soit, face à son manque de loquacité, j'haussai les épaules. De toute façon son prénom ne me servait à rien.

        « J’ai besoin d’rien en fait. Sauf ptête votre compagnie. C’jamais très drôle d’creuser des trous. J’me suis dis qu’vous pourriez m’distraire. »


        Le distraire ? Il n'avait pas l'air d'être très à l'aise... Etait-ce moi ? Ou ce travail qui le mettait dans cet état là ? L'endroit peut-être aussi... Pourtant il devait avoir l'habitude d'être seul sur son lieu de travail. Seul à nettoyer les traces de sang, à éponger des litres et des litres de ce liquide, à faire disparaître les corps à jamais...
        Mon regards courait sur son torse, ses bras, ses cuisses... Chacun des muscles que je pouvais deviner sous ses habits trop épais à mon goût. Il s'affairait avec une concentration presque religieuse qui me donnait des folles envies de déranger cet air si sérieux. De venir le surprendre alors que toutes ses pensées étaient ailleurs. De saisir son visage entre mes mains pour venir prendre ses lèvres... Voilà comment je pourrais le distraire. Pourtant je restais là, immobile, à pointer le faisceau de lumière sur le trou qu'il creusait peu à peu, perturbée seulement par un frisson de désir lorsque l'homme se débarrassa sans vergogne de sa veste et de son haut. Je pouvais maintenant parfaitement observer son ventre si lisse, chacune des veine qui courait le long de ses bras tendus par l'effort, son torse, ce cou auquel j'aurais volontiers agrippé mes mains et... Mon regard croisa soudain le sien. C'était le même regard qu'il m'avait jeté en entrant dans le chalet. Long, pénétrant, me déshabillant des pieds à la tête. J'étais nue sous son regard brûlant. Un nouveau frisson me parcouru.

        « Merci pour la lumière. Ca aide pas mal ! »


        - Avec plaisir.

        Ma voix sortie un peu moins clairement qu'avant. En un seul souffle, presque un chuchotement. Je n'avais pas perdu mon assurance, il m'avait juste... Déstabilisée. Comme personne depuis longtemps ne l'avait fait.
        Il ne fallait pas. Mon travail était fini. Je devais partir, m'enfuir loin de toute ça. Le laisser derrière moi, lui en compagnie de mes folles idées. Je ne devais pas céder, je devais être forte, ça me ressemblait si peu...
        Le beau brun s'était hissé de la tombe de fortune et se tenait de nouveau près de moi.

        « J’suppose qu’il est pas tout léger l’lascar si vous avez pas été plus loin que l’tapis. Vous avez encore un peu d’forces pour l’transporter avec moi ? »

        J’acquiesçai. Oui j'allais l'aider. Avec un peu de chance l'effort m'épuiserait assez pour détourner mes pensées... Je n'y croyais pas vraiment. Mais c'était toujours possible. Il fallait y croire. Je ne pouvais pas être attirée par ce genre d'homme.
        Non. Je n'étais pas attirée par lui.
        Je suivis le brun à l'intérieur du chalet, toute animée de mes bonnes résolutions et de ma prise de conscience, quand soudain il se retourna vers moi. Ses mains agrippèrent ma taille, me piégeant, m'empêchant de fuir son étreinte. Mon corps s'enflamma à son contact. Tout ce que j'avais en tête s'évanoui. Son corps fit bientôt pression contre le mien, instaurant une toute nouvelle folie, un besoin ardant de me serrer toujours plus contre lui, d'avoir ses mains, ses lèvres, dévorant chaque parcelle de mon corps.
        Le court instant de surprise passé, mes yeux se fermèrent et emportée ailleurs, j'accrochai mes mains à sa nuque avant de lui rendre son baiser. Caressant d'abord ses lèvres des miennes avant de forcer la barrière de ses dents avec ma langue.
        Mes mains glissèrent doucement le long de son dos brûlant perlé de sueur, avant de s'arrêter sur ses hanches pour presser son bassin plus encore contre le mien... Je divaguais, je n'étais plus aux commandes, je me mouvais sous ses mains comme s'il avait prit le contrôle de mon corps. J'étais impuissante, j'étais à lui et j'aimais ça...
        Puis soudain, je me reculai, quittant difficilement son corps pressant pour rester un moment face à l'homme, ébahie par ce qui venait de se passer, par ce que j'avais osé faire, qu'il avait osé faire ! Et pourtant, j'avais à peine quitté ses bras que je mourrais déjà d'envie d'y retourner. De goûter sa peau plus encore, de sentir son corps dur épouser mes formes à nouveau.
        Déstabilisée par mes propres désirs dont je n'avais absolument pas soupçonné l'intensité, je détournai le regard, le visage en feu.

        - Nous... Nous ferions mieux de finir le travail.

        Je n'étais plus la même. L'espace d'un moment j'étais de nouveau douce, fragile, intimidée par cet homme qui dégageait une énergie sauvage dont je mourais d'envie de me nourrir.
        Je m'éloignai plus encore, autant que le petit chalet me le permettait, attendant que l'homme se décide à me rejoindre, mettant pourtant un mort entre lui et moi, quand bien même c'était la dernière chose dont j'avais envie.

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        MessageSujet: Re: Those who wanted to lose themselves • Eamon & Perséphone   Dim 26 Mar - 21:05


        Cette impulsion sort de nulle part et est probablement imputable à ce mort qui traîne non loin de nous. Comme un étrange besoin de prendre possession de son être. Depuis mon arrivée dans cette pièce, je ressens une attirance malsaine pour la blonde assassine, mais c’est à cet instant précis que je révèle tout mon désir. A travers ce baiser que je rends intense dans une danse endiablée. J’oublie le lieu, mais je n’occulte pas le cadavre qui traîne puisqu’il semble être partie intégrante de cette tentation morbide. Mes mains ont pris possession de ses hanches, je la veux tout contre moi, je veux sentir sa chaleur contre moi, je veux sentir ses lèvres contre les miennes. Je la veux tout simplement. Là, maintenant. Bientôt elle répond à mes avances si grossières, sa langue vient contre la mienne et s’invite à la fête avec une habileté qui me rend fou un peu plus. Comme si la situation ne l’était pas suffisamment. Je sens ses mains sur mon dos bientôt, elles réveillent des réactions épidermiques que je n’ai pas ressenties depuis quelques temps déjà. Et chaque frisson est un régal que je savoure en fermant les paupières doucement. Les miennes imitent bientôt leurs amies et tentent de s’immiscer sous le haut de la demoiselle. Elles aussi veulent savourer la douceur d’une peau plutôt que de se contenter d’un vêtement. Seulement elles n’en ont pas le temps.

        Ma farouche s’éclipse, recule autant qu’elle le peut dans cet espace pourtant confiné. Son regard quitte le mien, qui se veut interrogateur et soudain, aussi vite que l’audace a gonflé, elle se retrouve percée et je recule à mon tour d’un pas. Mon talon bute contre un obstacle, une table semble t’il, mais je ne m’en préoccupe pas. Je préfère baisser le regard vers le mort, afin qu’elle ne puisse pas voir le doute qui s’immisce lentement dans mon être. Je me suis fourvoyé. Elle ne veut pas de moi. Tout ce qu’elle désire, à cet instant, c’est se débarrasser des preuves de son meurtre. C’est compréhensible d’un côté. Seulement je ne comprends pas l’ardeur qu’elle a pu mettre dans cette étreinte, pour l’arrêter aussi vite ensuite. Je voudrais saluer sa remarque d’un grognement, mais je me contente de mettre les mains dans les poches, en une attitude puérile. Je finis par hausser les épaules finalement avant d’enfin relever les yeux. Ce que je lis dans les siens achève de me questionner. Son regard semble totalement dénigrer ce que ses mots signifient et je me sens perdu. Je voudrais poser la question à voix haute, mais finalement je m’en trouve incapable. Tout ce que je peux faire à cette seconde, c’est enjamber le mort dans une nouvelle confiance entièrement factice, pour m’approcher du mur contre lequel elle a trouvé refuge. Mes deux mains viennent se poser à plat sur celui, encadrent son visage alors que j’approche le mien. Je ne viens pas au contact. Nos souffles se mélangent, il ne faudrait qu’un centimètre de plus pour que nos lèvre retrouvent leurs places respectives. Mais cette fois ça ne viendra pas de moi. Ce n’est pas un manque de confiance cette fois ci. Plutôt une considération que j’offre à cette femme, qui m’était pourtant encore inconnue en début de soirée.

        Je suis dans son espace vital, pourtant je ne la touche pas. Pas de permission abusive cette fois. Je ne prends pas sans demander. Je m’offre, pour lui laisser la décision de la suite. « Le mort n’ira nulle part. Il peut attendre un peu. » Ce n’est qu’un murmure qui quitte mes lippes, vient heurter ses tympans dans une douceur qui contraste avec la dureté de mes geste et la morbidité de la situation. Dans un soupir finalement, je finis par laisser retomber mes bras le long de mon corps et recule d’un pas, pour lui donner plus d’espace, lui laisser un choix quand à la suite, qui se verra soit très décevant, soit très alléchant…

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          MessageSujet: Re: Those who wanted to lose themselves • Eamon & Perséphone   Lun 17 Avr - 17:24


          Eamon&Perséphone




          L'air était chargé d’électricité. Une électricité lourde, hypnotisante. J'étais prête à me laisser entrainer par ce courant agréable. Me laisser entrainer par cet homme. Il pouvait bien faire ce qu'il voulait de moi, ce n'était pas comme si j'avais grand chose à perdre Et le fait que je le connaissais à peine ne rendait la situation que plus agréable. L'isolement dans les bois n'arrangeait rien non plus à la folie qui nous consumait... Et pourtant l'autre réussit à reprendre le contact. Par un miracle ou la pire des malédictions, elle réussit à nous faire reculer, à prendre ses distances à changer l'ambiance en un seul pauvre mouvement de rejet. La beauté des choses dépendait souvent de leur fragilité tout comme de leur côté éphémère. La jeunesse, l'attraction, l'amour, la vie elle-même, rien de tout cela n'était fait pour durer et cet attachement puissant à ce qui disparaissait était terriblement caractéristique de la fragilité humaine... Si seulement j'avais pu être une succube, un autre monstre de ce genre ou bien un cailloux... C'était bien un cailloux.

          L'ardeur douchée du jeune homme continua de calmer ma propre fouge. S'il m'avait seulement retenue, empêché de reculer, ne serait-ce qu'effleuré, il me semblait que je serais immédiatement retombée dans ses bras. Heureusement, il y avait maintenant assez d'espace entre nous pour que je ne sente plus la chaleur de son corps, pour que la froid puisse de nouveau atteindre ma peau, glacer mes os et mon esprit. Mes yeux glissèrent sur le cadavre à mes pieds. Le cadavre était livide. Il commençait comme à se creuser à certains endroits. Dans ma tête, la douce Perséphone se rassérénait. Il y avait un mort dans la pièce, mais nous ne pouvions plus rien pour ça, c'était trop tard. En revanche notre corps était encore sain et sauf, là dessus j'avais encore le contrôle. Je pouvais pécher et pécher plus encore mais je m'étais arrêtée à temps. C'était bien, c'était un progrès. Ca voulait dire que je pouvais encore me maitriser. Que tout n'était pas perdu et...


          Et soudain, il était de nouveau là, entrant dans mon champ de vision, brisant toutes mes bonnes résolutions, réduisant la distance qui nous séparait à néant.

          « Le mort n’ira nulle part. Il peut attendre un peu. »


          Le chuchotement glissa sur ma peau comme une caresse.
          Mes yeux parcourraient les siens frénétiquement, cherchant quelque chose dans son regard qui pourrait encore me faire renoncer. Mais je n'y voyais que le reflet de mon propre désir.

          Il n'y avait personne, nous étions si seuls. Ce serait notre petit secret... ou bien ça ne le serait pas, de toute manière, ça m'était égale.
          J'étais serrée contre le mur, sa prisonnière quand bien même ses bras nus ne m'encadraient plus, quand bien même il me laissait le choix.
          Si je craquais, si je touchais sa peau maintenant il serait trop tard. Je ne pourrais plus reculer et je le savais. Me l'envie était trop forte, les barrières trop peu nombreuses et les raisons de m'arrêter quasi inexistantes. J'étais totalement hors de contrôle.

          -Eh puis merde.

          En un geste mes mains agrippèrent le bassin du beau brun pour le ramener vers moi. Sa peau était brûlante, les doigts s'enfoncèrent à l'intérieur de sa chaire dans une pulsion dévorante avant de remonter pour s'accrocher à ses cheveux. Mes lèvres saisirent les siennes dans une ivresse que j'avais manqué d'oublier. Mes caresses n'avaient de cesse de se faire plus intenses. Je le voulais toujours plus proche, toujours plus impatient, toujours plus à moi. Au moins pour cette fois.

          _________________


          Craziness is a Cure.
          © by Sun  


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          Those who wanted to lose themselves • Eamon & Perséphone

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