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 Please, help me kick some ass.

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Please, help me kick some ass.   Sam 8 Oct - 20:17


Il fait noir, les jours raccourcissent définitivement. L’automne semble avoir finalement décidé de s’installer à la Nouvelle-Orléans après cet été sans fin. Elle inspire avec délice l’air frais qui se charge à peine des odeurs de la nuit depuis la fenêtre de son bureau. Elle remonte ses genoux contre son menton et tire sur la cigarette qui pend à ses doigts. Elle pose sa tête contre la monture et regarde la nuit tombée sur la ville. D’ici la vue est sympathique, son bureau donne sur les quelques quartiers épargnés par l’apocalypse et la ville s’animent et s’éclairent. Elle souffle le nuage de fumée qu’elle gardait dans ses poumons et jette un regard noir au bâton de nicotine qu’elle tient. Elle a repris cette mauvaise habitude après sa dernière rencontre avec Alistair. Qui l’évite consciencieusement depuis. Ça va bientôt faire trois mois que lorsqu’elle l’aperçoit dans le couloir, il l’esquive. Elle envoie le mégot volé par la fenêtre et frissonne en sautant en bas de la fenêtre pour récupérer ses affaires. Elle est censée avoir fini depuis au moins vingt minutes, mais elle était restée dans son bureau pour profiter du calme du bâtiment une fois ses collègues partis. Elle avait aussi effectué sa petite danse de la joie dans son bureau après avoir passé la journée à tacler le cher porte-parole du gouvernement sans que ce con d’Ivanov ne puisse lui répondre. Elle avait souvent des joutes verbales avec Noah, qu’elles finissaient par apprécier, même si elle n’avait pas eu l’occasion de le revoir depuis cet étrange cauchemar qu’elle avait fait. Avec Niklas, cela dépassait largement le cadre de la joute verbal. Elle avait l’impression de se battre physiquement contre lui, et, bien qu’elle ne l’avouerait jamais à quiconque, elle avait peur de lui. Pas uniquement parce qu’il avait failli la tuer, mais surtout parce qu’elle sentait en lui quelque chose qu’elle n’était pas capable d’appréhender et qui lui faisait froid dans le dos.

Elle soupire en enfilant sa veste et en prenant son sac. Elle a eu tort de le pousser aussi loin aujourd’hui, elle l’a clairement senti bouillir de rage et de colère à plusieurs reprises, et elle craint des représailles. Elle s’apprête à sortir de son bureau quand la porte manque de lui claquer au visage. Niklas entre dans la pièce, la dominant de sa haute stature. L’air semble vibrer autour de lui tant il est en colère. Il claque la porte derrière lui et s’approche d’elle à pas vif. Elle est pétrifiée. Il ne va quand même pas s’attaquer à elle ? Pas ici, en plein bâtiment du gouvernement ? Elle recule de plusieurs pas et se retrouve rapidement dos au mur. Il n’a pas dit un mot, se contentant de la fixer froidement. Elle allait parler quand sa main jailli et l’attrape à la gorge. Il la plaque au mur, la soulevant légèrement et pour la première fois depuis très longtemps. Maisy eut réellement peur pour sa vie. Elle sent ses paumes s’humidifier et ses yeux se remplir de larmes à mesure que l’air lui manquait. Il n’avait encore rien dit. Quand elle commença à suffoquer, il se pencha lentement vers elle, amenant sa bouche près de son oreille. « Tu vas arrêter ton cirque immédiatement Maisy Weaver. Ou je te ferrais arrêter. » Il la relâcha et sortit sans se presser du bureau.

Maisy se laissa lentement glisser jusqu’au sol, inspirant et expirant difficilement. Elle reste assise sur le sol quelques minutes, le corps tremblant, secoué de sanglot douloureux. Elle finit par rentrer dans les toilettes et poussa un cri en voyant sa gorge dans le miroir. Elle passe ses doigts sur les marques immondes qui ornent son cou et retient un haut-le-cœur en prenant conscience qu’il ne s’agit pas de simples bleus. Elle sort en courant du bâtiment, laissant son sac derrière elle. Elle marche dans le froid, l’air de la nuit ne suffisant pas à calmer la peur, le choc et les larmes. Elle s’arrête quelques secondes pour se regarder dans une vitrine. Les marques étranges ont disparu de sa gorge, ne laissant que des bleus qui ne tarderont pas à devenir franchement visible. La vision de sa peau nette aurait dû la calmer, mais les larmes refusent de s’arrêter et c’est sans vraiment s’en rendre compte qu’elle finit par atterrir dans Garden District. Le quartier chic ou vit l’une des rares amies qu’elle avait possédées fut un temps. Elle s’approche lentement du manoir, hésitant à aller frapper à la porte, mais la lumière qui filtrait par les fenêtres du salon l’y encourage. Elle passe le portail et avance à pas lent dans le jardin entretenu à la perfection. Cette verdure domestiquée la fait se sentir encore plus mal. Elle grimpe les marches du perron et appuie sur la sonnette avant de changer d’avis. Les larmes recommencent à couler quand elle entend la clé tourner dans la serrure. La brunette ouvre l'air porte l'air surpris. « Giuletta… Je… » Elle renifle et essuie ses joues, essayant de se calmer. « J’suis désolée d’te déranger si tard… J’savais pas où aller et… J’sais pas… j’ai vu l’manoir et j’me suis dit que peut-être, tu voudrais bien m’aider… » Elle respire plusieurs fois, essayant de se calmer. « J’peux entrer… S’il te plait ? »

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Ven 14 Oct - 18:11


Ce n’est pas mon habitude. Verre à la main, eau de vie dans l’autre, je bois à m’en rendre malade. Je bois pour oublier, pour ne plus jamais laisser mon esprit repenser à lui une nouvelle fois. Je bois pour effacer de ma mémoire son visage lorsque je lui ais menti. Je bois pour effacer ses mots qui me hantent chaque minute un peu plus. Cet idiot m’aime. Je lui fais du mal, toujours plus, à chacune de nos rencontres. Et lui s’accroche comme une moule à son rocher. Je lui fais du mal mais j’éprouve pourtant les mêmes sentiments que lui. Je l’aime aussi. Tellement que je m’enferme dans les erreurs et continue à provoquer son malheur. Il ne reviendra probablement jamais maintenant et je ne mérite de toute façon pas de le revoir. Si c’est pour enfoncer un nouveau couteau dans sa chair, il m’est inutile de le voir. Je semble incapable d’agir normalement en sa présence depuis que Liam m’a approché et si je voudrais le blâmer  lui pour le blocage, je sais que c’est uniquement de ma faute. Juste ma faute…

Et me voilà partie de nouveau dans les affres de mon esprit, qui s’évertue toujours à penser à lui. Alors je vide trois nouveaux verres, les uns après les autres, sans me soucier du sol qui tangue ou bien des murs qui semblent se rapprocher de moi à chaque seconde. Je ne divague plus vers lui, j’ai plutôt envie de peindre. Alors difficilement je grimpe les escaliers, qui bougent tout autant que le sol. Chaque pas semble être une ascension vertigineuse mais finalement après maints essais, me voilà enfin posée devant mon chevalet, palette en main. Comme habitée par un esprit bénéfique pour une fois, j’entreprends de peindre, dans un état second. Le pinceau flirte avec la toile longuement, jusqu’à ce que finalement, je m’endorme devant la réalisation. Trop d’alcool ingurgité en trop peu de temps pour y résister.

Je sursaute finalement lorsque la sonnette d’entrée se fait entendre. Réveil immédiat qui me pousse à grogner légèrement et relever la tête. Juste assez pour me rendre compte de ce que mon pinceau a inscrit sur la toile auparavant. C’est le visage de Nolan… Mon cœur se serre une seconde, mais je me souviens du bruit qui m’a réveillé alors toujours en grommelant, je finis par descendre mes escaliers pour aller vers la porte. Main sur la poignée, je finis par hésiter. La dernière fois que je me suis retrouvée dans cette situation, c’est sur Nolan que je suis tombée et tout ce qui a suivi a été un cauchemar sans nom. Pourtant j’actionne tout de même et laisse l’huis s’ouvrir, pour que mes yeux se posent sur une silhouette bien connue. Mais pas celle de Wiggins. « Maisy ? » La surprise se lit sur mon visage, ainsi que diverses émotions totalement contradictoires. Colère… Son culot me sidère et me rend furieuse immédiatement. Mais ce n’est pas la vraie raison pour ma fureur. Elle pleure et d’horribles marques naissent dans son cou, des bleus qui ne laissent aucun doute quand à leur provenance. Quelqu’un a essayé de l’étrangler et malgré mon sentiment de trahison à son encontre, je me sens mal très rapidement. A cela s’ajoute presque aussitôt une tristesse que je ne parviens pas à retenir. Elle semble si désespéré que je ne peux pas lui fermer la porte et si mon esprit est toujours un peu embrumé par l’alcool, ma décence m’empêche d’agir comme je le voudrais. Cette femme n’est plus rien pour moi. Juste une traitre de plus dans ma vie. Juste quelqu’un pour qui je n’ai plus aucune affection… Juste une femme blessée aussi bien dans son cœur que sur son corps.

Mon visage se ferme, mes bras se croisent mais pourtant je finis par m’effacer pour la laisser passer. Je ne sais pas trop quoi lui dire pour l’instant, mais je ne peux pas la laisser dehors et je dois me retenir fortement pour ne pas la prendre dans mes bras et la rassurer d’un câlin. Elle est beaucoup trop dangereuse pour moi pour que je la laisse de nouveau entrer dans ma vie, dans mon coeur. « T’as encore mis quelqu’un en colère toi ! » Il me faut bien lui parler mais je ne me suis pas attendue à parler aussi sèchement. La rancœur ne m’a pas quitté et malgré mon attendrissement envers son état qui me rend tant en colère, je ne parviens pas à me détendre suffisamment pour être chaleureuse à son encontre. « Me crois pas insensible mais… Pourquoi tu es ici exactement ? Je croyais avoir été claire la dernière fois. Je ne veux… » Pendant que je parle, je sens ma colère à son encontre à elle, fondre comme neige au soleil. Je ne peux tromper personne. Son état m’inquiète et enfin depuis la première fois depuis son arrivée, je sens mon faciès se détendre légèrement. « Maisy… faut que tu arrêtes de faire ça… de te faire des ennemis… » Mon ton s’est enfin adouci, même si mon attitude reste clairement hostile.

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Mer 26 Oct - 21:33


Quand la porte s’ouvre sur le visage surpris de Giulietta, le cœur de Maisy manque un ou deux battements. Elle se mord la lèvre en tordant ses doigts. Quand l’expression sur le visage de Giulietta change, la jeune femme se rend compte de la bêtise qu’elle a faite. La dernière fois qu’elle a croiser la jeune femme, cette dernière c’est montré plus que claire sur son absence d’envie de la revoir. Elle se sont quitter en mauvais termes, Giulietta ne digérant pas le retour de Maisy auprès du gouvernement. Mais comment aurait-elle pu expliquer à son amie que la raison qui l’avait poussé vers ce nouveau régime, plus encore que les belles promesses qu’il avait faites, avait été la présence de Neria dans les rangs adverses ? Elle n’avait jamais parler de cette amie disparue à personne, souhaitant faire ses recherches seules, son orgueil ne la menant à rien. Heureusement pour elle, la colère semble quitter les traits de l’italienne pour laisser place à une inquiétude flagrante quand ses yeux dérivent sur le cou de Maisy. Elle n’a aucune idée de ce à quoi peut bien ressembler sa gorge maintenant, mais elle se doute bien que les douleurs qu’elle ressent quand elle déglutit ou tourne la tête doivent provenir de bleus laissés par les mains de Niklas. Un frisson traverse son corps de haut en bas quand son esprit visualise le visage impassible de l’homme qui à chercher à la tuer. Quand la jeune femme face à elle reprend un visage impassible et fini par la laisser passer, Maisy laisse échapper un soupir rapidement entrecoupé par un reniflement.

Elle essuie ses joues et son nez avec sa manche, consciente qu’elle doit faire peine à voir. Bien qu’elle ne souhaite pas attirer la pitié de son ancienne amie, elle se doute que son état pitoyable doit avoir pousser la jeune femme à la laisser rentrer. Giulietta est aussi connue pour son orgueil que pour sa beauté. Elle jette un regard dérobé à celle qui fut un temps une amie, remarquant ses traits tirés et l’air fatigué qui s’étend sur son si joli visage. Regrettant presque de l’avoir dérangée alors qu’elle semble avoir elle aussi ses propres problèmes à gérer. Elle continue à mordre se lèvres férocement, arrachant quelques petites peaux, ajoutant à son image de pauvre fille. L’état dans lequel elle est la répugne et la ramène quelques années en arrière, quand Steven avait lever la main contre elle pour la première fois. Le choc avait été plus fort que la douleur et elle s’était cette fois-là aussi diriger chez une amie. Neria l’avait accueilli et avait sécher ses larmes, ce que Giulietta ne semble pas prête à faire. Les yeux de la jeune femme dérivent de la silhouette stoïque de l’italienne pour observer la maison de cette dernière. Elle sursaute quand Giulietta s’adresse à elle. Son ton sec et cassant résonne aux oreilles de Maisy et elle se recroqueville légèrement sur elle-même, entourant son corps tremblant de ses bras. Elle hoche la tête piteusement, avouant finalement à demi-mot « J’ai… » Elle se racle la gorge, sa voix complètement brisé par la pression trop longue appliqué à son larynx. Elle toussote et réussi à sortir dans un croassement. « J’pensais pas qu’il ferait ça… »

Finalement, la jeune femme lui pose la question qu’elle attendait depuis l’instant où son visage est apparu à la porte et Maisy prend quelques secondes pour réfléchir. Pourquoi est-elle venue ici ? Elle ne saurait pas le dire. Ses pas l’ont guidé ici sans qu’elle y fasse attention, son instinct la poussant vers quelqu’un en qui elle avait eu confiance à une personne, vers l’une de celle qu’elle avait pu appeler amie. En temps normal, elle aurait probablement couru chez Timothée, le jeune homme lui aurait surement ouvert la porte. Mais elle n’avait pas envie qu’un autre homme la voie dans cet état. Elle n’avait pas envie d’être près de quiconque qui soit doter d’un pénis. Et de toute façon… Timothée était prisonnier d’une des arènes. Elle inspira profondément par la bouche, créant un léger sifflement. « J’sais pas trop… Je… j’ai pas fait attention ou j’allais et j’suis arrivée ici… T’es… T’es la seule fille dont je connaisse l’adresse… » Elle se lèche les lèvres, le goût du sang envahit sa bouche et elle grimace. « Et… J’ai… Confiance en toi… Enfin, j’crois… » Elle passe sa main dans ses cheveux, ses doigts se coinçant dans ses mèches humides de pluie. Elle pose ses yeux tristes sur le visage de Giulietta et les traits de son amie se détendent légèrement laissant apparaitre son inquiétude. Le cœur de Maisy devient soudain plus léger. Giulietta n’est toujours pas amicale dans son attitude mais au moins, elle semble prête à écouter la jeune femme. Elle soupire quand la jeune femme reprend la parole et elle hoche la tête doucement. De sa voix cassée, elle répond. « Oh, pour le coup, c’est pas un nouvel ennemi. Niklas me hait depuis longtemps. » Son expression se fait amère à l’évocation de celui qui souhaite sa mort depuis déjà longtemps. Si elle n’avouera jamais tout haut en avoir peur, il lui arrive souvent d’avoir des sueurs froides quand elle se retrouve seule avec le porte-parole. Il hante ses cauchemars depuis suffisamment longtemps pour lui foutre la frousse d’un regard. Malgré tout elle continue à faire la fière à bras devant lui, refusant de montrer à qui que ce soit sa peur par orgueil. Ce foutu orgueil qui l’a poussé à le harceler de pique toute la journée et qui l’a amené à se faire étrangler dans son bureau a un horaire ou il aurait pu facilement l’assassiner. Elle redresse la tête et s’appuie contre le mur se sentant faible. « Est-ce que t’aurais un truc à boire ? J’ai la gorge complètement desséchée… »

L’italienne lui indique le couloir d’un geste de la main avant de la diriger vers le salon et de s’éclipser vers ce que Maisy assume être la cuisine. La jeune femme avance à petit pas dans la pièce richement meublée et ses yeux se pose sur l’imposante cheminée avec un léger haussement de sourcil. Elle pousse sa frange sur le côté et attache ses cheveux en un chignon lâche avant de retirer sa veste qu’elle pose sur l’accoudoir du fauteuil le plus proche avant de s’y asseoir, les mains sur les genoux. Son amie revient avec un grand verre d’eau fraîche et Maisy s’empresse d’en boire la moitié. « Merci… Je… J’ai fait la conne aujourd’hui c’est clair… Mais j’pensais pas qu’il irait jusqu’à m’étrangler dans mon propre bureau pour quelque piques… » Elle se recule et laisse son dos reposer contre le dossier de son siège, croisant les bras contre sa poitrine, soudainement prise d’un frisson de dégoût. « J’suis sacrément dans la merde… » Elle soupire et se penche en avant cachant son visage dans ses cuisses. « J’sais pas quoi faire… j’veux dire, comment j’peux continuer à travailler avec lui alors qu’j’ai juste envie de lui arracher la tête… Et j’peux pas porter plainte ou quoi… J’ai aucune chance face à lui… » Sa voix étouffer par ses jambes doit parvenir difficilement à Giulietta mais elle n’a pas la force de regarder son amie dans les yeux, elle est tellement énervée après elle-même qu’elle se taperait bien la tête dans un mur.


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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Lun 7 Nov - 18:55


Lui en vouloir est horriblement difficile. La dernière fois déjà, lors de notre rencontre hasardeuse, il m’a été difficile de maintenir un masque d’indifférence. Tant que je me suis finalement enfuie, loin de ce sentiment dévastateur qui m’envahi à chaque fois que je la vois. Pourtant, je suis revancharde, je veux la sortir de ma vie pour de bon, pour la trahison qu’elle m’a offerte en retournant vers le gouvernement. D’un seul regard sur sa gorge abimée, je sens pourtant mes récriminations fondre comme neige au soleil, uniquement remplacées par l’inquiétude à son égard. Je m’efforce pourtant de ne pas lui montrer, dans un orgueil coutumier qui me pousse à ne pas la vouloir dans ma vie de nouveau. Stupide égoïsme, qui cherche à me protéger, quand son départ m’a fait tant de mal dans le passé. Je n’aime pas lorsque les gens se détournent de mes valeurs, pour épouser celles de ce gouvernement détestables. Cela continue de m’arriver, envoyant sans cesse les gens loin de moi et je ne suis pas une grande fan des secondes chances dans ce cas. Si cette femme m’a déjà trahi, rien ne me dit qu’elle ne recommencera pas, dès que j’aurais recommencé à m’attacher à elle. Je m’entête donc dans une froideur qui ne me ressemble pas, bras croisés et visage dur. Deux signes visibles de mon agacement, qui fondent comme neige au soleil, lorsque sa voix rauque résonne entre nous. Je ne sais qui est ce connard, mais il semble avoir serré tellement fort, que sa voix n’est plus la même et que son cou se colore toujours plus de ce noir caractéristique. Je ne peux que lui montrer mon effroi en ouvrant la bouche légèrement, mais je ne désire pas encore me dévoiler. Il serait trop facile de lui pardonner aussitôt.

Rien ne m’empêche de l’aider néanmoins, je m’efface donc pour la laisser entrer, même si je suis loin de me sentir à l’aise en sa présence pour l’instant. En refermant la porte, j’observe donc les alentours, de peur de voir son tourmenteur se pointer à son tour. Je n’ai pas besoin de me faire un nouvel ennemi en aidant la mauvaise personne. Finalement, je referme l’huis en soupirant et me tourne vers elle, en conservant une distance de sécurité. Je ne désire pas l’agresser un peu plus, elle qui sort visiblement d’une soirée difficile, je me force donc à respirer plus profondément, avant de lui accorder toute mon attention. Elle me fait confiance ? Je lâche un très léger rire amer à cette remarque et détourne le regard, pour lui épargner la vision de mes yeux, prêts à lâcher une petite larme dépitée. Elle me fait confiance. Elle a brisé la mienne, mais se permet de me faire confiance… C’est tellement ironique que je pourrais réellement en pleurer, mais je l’ai bien trop fait dernièrement, pour lui accorder la moindre larme. Je ramène de nouveau mon regard vers elle, avant de sursauter en entendant le nom. Niklas. Ivanov probablement. Je ne le connais pas vraiment, mais mon ancien époux avait l’habitude de me parler de lui, de sa réputation et je ne peux que grimacer une seconde à l’évocation de son prénom. Peu importe. Je dois m’occuper d’elle de toute façon. Aussi, quand elle me demande à boire, je la dirige vers le salon, avant d’aller chercher un verre d’eau. Sur le passage, je me dirige vers l’une des chambres d’amis, pour en sortir un plaid, que j’amène avec moi dans le salon, vers Maisy. La pauvre tremble, est probablement trempée et je ne veux pas la laisser dans cet état.

Pourtant, je me contente de lui tendre le verre, avant de la laisser s’épancher sur son problème que je ne peux saluer que d’un soupir arrogant. Quelle idiotie de s’évertuer à provoquer un homme de son acabit. Bien sûr que ça ne pouvait que mal finir. Néanmoins, je finis par m’approcher d’elle et lui dépose le plaid sur les épaules, alors qu’elle s’est penchée vers l’avant pour s’apitoyer un peu plus sur elle-même. Il m’est difficile de compatir réellement, car toujours bien trop agacée de son absence dans ma vie, mais je m’agenouille tout de même, pour poser mes mains sur ses genoux, un léger sourire qui se veut rassurant, sur les lèvres. « Pour ton propre bien, tu dois arrêter de le provoquer. Cet homme est dangereux. Tu en as eu la preuve ce soir. Ca aurait pu être pire. On aurait probablement pu retrouver ton cadavre dans une ruelle lugubre. » J’ai conscience rapidement que ce n’est pas ainsi que je vais réussir à la rassurer, du coup, je pousse un nouveau soupir, avant de poser ma main sur sa nuque. « T’es en sécurité ici Maisy. Même si effectivement, j’vois pas bien comment tu vas pouvoir continuer à travailler avec lui. Tu devrais peut être… partir ? » C’est dit comme ça, en passant, mais l’intention est plus que claire. Ce n’est pas pour le gouvernement qu’elle devrait travailler. « T’as rien à faire là bas de toute façon. » Et si la première phrase n’était pas claire, j’espère que celle là l’est un peu plus.

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Lun 5 Déc - 14:50


Elle a froid. Ses vêtements trempés commencent à peser sur ses épaules et l’humidité semble s’introduire jusque dans ses os. Elle tremble sporadiquement et frotte ses paumes contre ses bras dans l’espoir de se réchauffer un peu. Giulietta l’a laissé seule dans ce salon gigantesque. La maison est tellement grande, tellement richement meublée que Maisy si sent un peu mal à l’aise. Ça a toujours été le cas, déjà à l’époque où elle faisait encore partie intégrante de la résistance, le manoir de l’Italienne lui paraissait intimidant, un peu comme sa propriétaire. Elle soupire, frotte son visage distraitement et repousse les quelques mèches de cheveux mouillés qui restent collées à son visage. La brunette à raison, elle s’est une fois, de plus, foutue dans la merde. Elle fait claquer sa langue dans un petit bruit d’énervement face à sa stupidité. Elle a toujours été trop impétueuse, fonçant tête baissée sans vraiment réfléchir aux conséquences de ses actes, ce qui lui avait valu un sacré paquet de cicatrice et d’engueulade de la part de son père, puis des profs, puis de ses supérieurs. Quand il y avait danger, elle ne semblait se mettre à réfléchir que quand sa vie était directement en danger. Elle mordille sa lèvre en soupirant d’énervement, de fatigue et de soulagement. Giulietta l’a accepté sous son toit, malgré leur dernière rencontre. L’Italienne avait pourtant semblé plutôt claire quand elle l’avait envoyé chier dans ce parc. C’était vraiment surprenant de sa part de lui ouvrir sa porte comme ça. Elle devait vraiment faire peur à voir.

Quand son ancienne amie revient avec le verre d’eau, Maisy pose un regard empli de reconnaissance sur le visage doux de la jeune femme. Elle attrape le liquide salvateur et boit à grande gorgée. Elle explique finalement ce qu’il s’est passé. Ses yeux continuent à errer sur la pièce, sans oser se poser plus de quelques secondes sur quoique ce soit. Elle voudrait pouvoir éteindre son cerveau, faire s’arrêter la spirale de pensée qui tournoie dans sa tête. Elle se sent comme un animal sauvage pris au piège. Le moindre craquement du bois de l’ancienne maison la fait sursauter et elle finit par cacher son visage dans ses cuisses. Préférant se soustraire directement au visage de Giulietta, esquivant son regard et ses jugements. Elle n’a pas manqué d’entendre le soupir de son ami quand elle a expliqué sa situation et elle n’est pas prête à entendre le sermon qui va sans doute possible lui tomber sur le coin du nez. Elle retient un sursaut quand elle sent quelque chose se poser sur son dos et aperçoit du coin de l’œil ce qui semble être un plaid en laine tombé sur son corps. Le tissu épais, pèse agréablement sur son corps et elle pousse un petit soupir. Elle se sent si pitoyable, si faible. Elle se prenait pour une grande fille, pour une sorcière puissante, une femme forte, mais Niklas et sa force brute et cette chose qui semble l’habiter, cette chose qui fait se dresser les poils sur les bras de Maisy à chaque fois qu’il passe trop près, ont eu raison de toutes ses illusions. Elle prend durement conscience qu’elle n’a même pas essayé d’utiliser sa magie contre lui. Qu’elle était trop choquée pour ne serait-ce que réagir. Un sourire amer déforme son visage, fut un temps où son entraînement au combat l’aurait fait réagir instinctivement. Il y a trop longtemps qu’elle s’enferme dans la tour du gouvernement, parce que c’est plus facile, moins dangereux et qu’elle a toujours de quoi manger grâce à eux.

Les mains de Giulietta, se posent délicatement sur ses genoux et elle tourne un peu la tête, pour jeter un regard en coin à la jeune femme. Le sourire rassurant qui s’étend sur ses lèvres soulage un peu Maisy. Bien que les paroles de l’Italienne soit difficile à entendre et qu’elle ravive une fois de plus le souvenir des mains de Niklas autour de sa gorge, de la froideur de son regard et de la douceur écœurante de sa voix, elle comprend pourquoi son amie lui dit ça. Un tremblement secoue son corps et quelques larmes roulent sur ses joues. Si même Giulietta la met en garde et doute de ses capacités à battre le porte-parole, alors comment pourrait-elle le faire ? « Qu’est-ce que tu veux qu’je fasse.. ? J’sais bien qu’ça pourrait être pire, qu’j’pourrais être morte, mais tout ça c’parce que j’suis devenue incapable d’me défendre face à lui. Y a un truc louche chez lui, j’te jure… Quelque chose de pas… Normal. » Une main chaude et douce appuie délicatement sur sa nuque et elle pousse un petit soupir accompagné d’un reniflement. Et Giulietta, reprend la place qu’elle a longtemps occupée. Son accent italien, si doux, si différent de celui de Noah aux oreilles de Maisy, parvient a apaisé un peu la tension qui l’habite. Elle soupire et les mots de son amie résonnent avec force dans son esprit. La question de quitter le gouvernement, de retourner auprès de la résistance, elle se la pose depuis quelque temps. Depuis que Lazlo, lui rabâche qu’elle a rien à faire là-bas. Elle y était retournée dans l’espoir de retrouver Neria, mais rien à faire, son amie reste introuvable. Elle y a retrouvé Alistair, mais à quoi bon, puisqu’il s’évertue à l’éviter. Certes, si elle rejoint la résistance, il sera dans le camp opposé, mais à quoi bon continuer à se battre pour lui s’il n’en a rien à faire. « Je sais que j’devrais partir Giulietta… J’le sais. » Elle inspire profondément, se redresse et plante ses yeux bleus dans les prunelles chocolat de son amie. « J’le sais bien, j’y pense depuis un bout de temps déjà. » Elle ne sait pas si ses paroles feront plaisir à Giulietta ou l’énerveront plus encore, mais après tout, au point où elle en est.

« J’les ai rejoints une deuxième fois, parce que j’pensais pouvoir retrouver quelqu’un là-bas, mais ça a pas marché. Mais j’peux pas partir comme ça. J’veux dire, ils savent où j’habite et si j’pars de chez-moi, ils sauront probablement où me retrouver. » Elle passe sa main sur son visage en grognant. « Puis, j’sais pas… j’suis lâche, j’ai la trouille. » Elle secoue la tête et détourne le regard en mordant sa lèvre inférieure. « Giu’… » Le surnom est ressorti naturellement, elle espère que l’Italienne ne s’en formalisera pas. « J’vais avoir besoin d’un coup de main. Je viens d’avoir une idée… Un truc qui pourrait vous filer un coup de main à vous… Qui pourrait m’remettre dans l’truc moi aussi d’ailleurs. » Elle se redresse entièrement et resserre le plaid autour d’elle, son embryon d’idée continuant à germer dans son esprit. « T’es toujours au BB ? » Une ébauche de sourire malveillant traverse le visage de Maisy. « Si j’te dis que j’pourrai offrir au journal, une exclue, un truc qui pourrait vraiment faire mal voir le porte-parole du Gouvernement… Tu vois où j’veux en v’nir ? » Elle s’enfonce dans le siège et attrape la main de son amie. « Tu pourrais publier un article à propos de ce qui s’est passé ce soir… Et puis j’ai d’autre truc que j’pourrais rajouter, des infos que j’pourrais choper pour toi. » Le frisson de la rébellion s’empare à nouveau de Maisy et malgré la trouille qui l’habite à l’idée de quitter le confort et la sécurité que lui apporte son emploi au gouvernement, l’idée de balancer quelques infos et quelques horreurs sur Niklas au plus gros journal résistant, lui apporte un sentiment de paix intérieure.

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Dim 12 Mar - 17:05


Ma rancoeur dissimulée dans un coin de mon esprit, juste pour quelques minutes, je m’efforce de me comporter en amie à son égard. Son traumatisme est bien visible et il m’est impossible de rester là, les bras croisés, face à son désarroi et sa douleur. Mon cœur ne parvient pas à la rejeter entièrement à cet instant, simplement parce que je sais qu’elle est bien trop touchée actuellement pour que j’en rajoute une couche, pour que je lui offre plus de raisons d’être mal. Mes mains toujours sur ses genoux, je sens son tremblement, ses sanglots et je voudrais avoir la force d’être plus chaleureuse à son égard. C’est encore hors de ma portée pourtant. Si je parviens à réduire fortement mon ressentiment, je ne peux me permettre de l’oublier totalement. Je me contente donc du minimum, tout en sentant mon cœur se serrer lentement en l’entendant parler de nouveau. Quelque chose de pas normal… Ce type est effrayant, à tous les égards et il est probablement différent. Tant de gens le sont de nos jours que ça ne serait pas bien étonnant. Peut être est-il, comme mon ancien moi, un animal, ou bien simplement un simple type déguisé de magnifiques costumes. Qui saurait à part lui de toute façon ? En déplaçant ma main, j’ai conscience de me rapprocher d’elle, de retrouver un peu la place que j’ai pu perdre à son départ. Cela m’effraie une seconde, mais il n’est pas question de moi maintenant, ni de mes états d’âme. Il s’agit d’une jeune femme, choquée, que j’aurais aidé, même si elle n’avait été qu’une inconnue. Je dois simplement me concentrer sur cette idée, pour ne pas mal me comporter, pour ne pas me retrouver à la virer de chez moi avec pour seule faute de m’avoir fait confiance. Il est hors de question pour moi de la laisser seule à cet instant. Alors je tente d’être chaleureuse, presque rassurante, même si je lui en veux toujours. D’autant plus qu’elle me parle comme auparavant, sans filtre, en toute confidence et je me sens mal à l’aise à l’idée de lui montrer ce visage amical. Je me force néanmoins à me concentrer sur ses propos, avant de sursauter en entendant mon surnom jaillir de ses lèvres, que je sens sa main prendre la mienne. Mon regard s’obscurcit et je lui gratifie une seconde, avant de détourner les yeux en soupirant.

Mon inattention ne dure pourtant qu’un instant, avant que je ne revienne sur elle, étrangement emballée par ce qu’elle a à dire. Un article sur Niklas Ivanov ? « C’est ça ton idée pour éviter dele provoquer ? » Je n’ai pu empêcher cette réplique, lancée sur un ton taquin. Probablement un début de retour à la normale entre nous. C’est naturellement que ces mots sont sortis de mes lèvres, mais je n’oublie pas, je reste prudente et reprend finalement un ton plus mesuré ensuite. « Tu dois les quitter Maisy. Je… je vais regretter de dire ça mais… tu peux venir ici, ils ne t’y retrouveront pas. Pour eux, je suis toujours la veuve d’un ministre. Ils me laissent tranquille. Tu seras tranquille. » A vrai dire, je regrette déjà mes mots, ma proposition. Si elle reste ici, elle va probablement attirer ma sympathie de nouveau, je serais incapable de lui en vouloir bien longtemps et lorsqu’elle se décidera à me trahir de nouveau, je souffrirais de nouveau le martyr. Et il n’y aura personne pour me réconforter une nouvelle fois. Amère, j’esquisse une longue grimace, avant de finalement soupirer et me tourner vers elle encore une fois. « Pour l’article, je sais pas. Je dois demander à mon patron. Et puis… C’est compliqué pour moi en ce moment là bas. Je n’y vais plus trop. Je peux éventuellement t’arranger une rencontre mais… » Je retiens mon souffle une seconde, avant de finalement lâcher, du bout des lèvres. « Pour ça, il faudrait que j’ai confiance en toi de nouveau. Autant dire que c’est pas gagné. »

Entièrement sincère pour la première fois depuis le début de cette discussion, je me relève finalement et rompt tout contact avec elle pour l’observer un peu plus en détails. Sa peau a été fortement marquée par les doigts de cet affreux homme et je lâche un claquement de langue dédaigneux en me rendant compte de la colère qui me prend. J’ai envie d’aller voir cet homme et de lui faire du mal. Curieux sentiment que je peux ressentir, alors que j’ai pourtant envie de garder Maisy loin de moi. Il m’est pourtant trop difficile de conserver une rancœur à son encontre, alors qu’elle semble tant perdue. « Je voudrais croire que tu es sincère, mais rien ne m’indique que tout ça n’est pas une habile comédie pour me faire flancher, pour te laisser entrer de nouveau dans ma vie et te donner accès à la résistance… Pardonne ma méfiance, mais tu ne peux pas prétendre que ça t’étonne n’est ce pas ? » Une boule d’un sentiment étrange s’est formée dans ma gorge, mais je m’efforce de l’ignorer pour déglutir difficilement et croiser les bras sur ma poitrine. « J’ai besoin de retrouver confiance en toi… J’en ai besoin… » Et cette fois, ça sonne presque comme une supplique… parce que j’ai besoin de la retrouver comme amie… Je le veux.

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Sam 13 Mai - 19:15


Elle renifle, frotte ses yeux, inspire un grand coup et chasse ses larmes. Elle chasse la tristesse, la peur et la fatigue gorgée par cette nouvelle idée qu’elle vient d’avoir. Elle se demande d’ailleurs comment elle n’y a pas pensé plus tôt ? Probablement parce qu’elle a coupé les ponts avec tous ceux qui comptaient pour elle à l’époque de la résistance ? Qu’elle ne parle plus ni à ses collègues de The Mission, ni à Giulietta. Elle jette un regard un coin à son ami, la tête toujours basse. Elle connait Giulietta, elle connait son caractère sanguin, la violence avec laquelle elle jette ceux qui l’ont trahi hors de sa vie et une fois de plus, elle est surprise d’avoir été accueillie sans question dans sa maison. Elle sait bien que l’Italienne doit encore être en colère après elle, qu’un combat doit faire rage en elle pour savoir si elle doit garder Maisy chez elle ou la jeter dehors comme elle mérite. Elle soupire lourdement, surprise d’être si heureuse de retrouver le visage doux de la brunette. Le changement de couleur l’a surprise quand elle lui a ouvert la porte, mais après tout, entretenir une chevelure immaculée demande un temps que l’artiste ne doit plus avoir. Pourtant quand le visage de Giulietta s’illumine face à sa proposition Maisy à presque l’impression d’être de retour en arrière, à l’époque où elle élaborait des plans dans l’appartement pourri qu’elle s’était trouvée. Elle sourit, attendrie par l’étincelle qui brille dans l’œil de l’Italienne, avant de laisser échapper un petit rire. « Ouais, bon, tu m’connais. Tu sais que j’sais pas m’tenir tranquille. » Elle hausse les épaules et se mordille la lèvre inférieure, une chaleur agréable réchauffant son cœur meurtri. C’est bon, très bon même, de retrouver Giulietta et son sourire malicieux.

La phrase qui sort des lèvres de la jeune femme brise le cœur de Maisy. Les larmes lui montent aux yeux. Elle mord plus fort sa lèvre et hoche la tête en avalant difficilement sa salive. La proposition de l’Italienne la touche au-delà des mots. Elle sait qu’en cas de besoin, elle peut compter sur Lazlo, l’oiseleur lui offrirait probablement sa chambre si elle le lui demandait, mais il y a si longtemps qu’elle n’a pas eu d’amie. Une femme sur laquelle elle peut se reposer, s’appuyer, quelqu’un qui lui offrirait un bout de son toit sans poser de question. Elle sert la main de Giulietta entre ses doigts. « Je sais, je sais, j’te promets que j’sais… Mais… C’est dur, tu sais bien qu’a l’instant où j’posterai ma démission, ils vont bien se douter que j’suis retourné vers la résistance. » Elle secoue la tête. « J’veux dire, j’ai quand même fait le coup deux fois déjà… Puis, si j’quitte le gouvernement, Niklas pourra facilement m’envoyer un peacekeeper ou un shadowhunter pourri au cul. J’le connais maintenant, il veut que j’crève et il arrivera à ses fins. » Elle frotte le bout de son nez, encore gelé de son passage sous la pluie. « Puis, j’sais pas, p’tet que j’pourrais être utile en tant qu’agent double, une connerie du genre… Mais… Merci, Giu, merci de me proposer un lieu tranquille si j’ai besoin, mais j’ferrais jamais ça, j’voudrais pas t’attirer d’ennui, ta couverture est bien trop importante pour ça. »

Elle sert les dents quand elle voit son amie esquisser une grimace puis lui lâcher la main avant de s’éloigner. « Ouais, nan t’inquiète… J’comprends. » Elle comprend, mais ça n’empêche pas les mots de Giulietta de frapper là où ça fait mal. À toujours se faire passer en première, elle a réussi à éloigner tous les gens auxquels elle tenait. Elle sent bien la peine et la souffrance qu’elle a infligée à son amie. Elle sait bien qu’elle a détruit une amitié belle et forte, un rapport de respect et de confiance. Qu’en rejoignant les rangs du gouvernement pour retrouver Neria, elle a perdu l’affection qui la liait à Giulietta et cette idée lui serre le cœur. Elle soupire et se prend le front entre les mains. « Je sais que j’vais devoir ramer avant de pouvoir te prouver que j’suis digne de confiance… Mais pour ma défense, j’ai beau bosser chez eux, j’les déteste et tu le sais. J’veux dire… Ils m’ont et m’font encore faire des trucs infâmes. » Elle frotte son front du bout des doigts. « Et puis… J’ai jamais balancé personne, si j’avais vraiment été une pute, j’aurais pu faire tomber une grosse partie des résistants avec moi… Mais j’ferrai jamais ça, c’que vous faites est beaucoup trop important. » Plus elle parle et plus elle se rend compte que travailler pour ce en quoi elle croit, lui manque. L’époque où elle se préparait à partir en mission, celle où elle écrivait des articles incendiaires, celle où elle se battait contre les peacekeeper au lieu de leur sourire bien gentiment, celle où elle vivait pour l’adrénaline du combat, quand elle se battait bec et ongles pour sauver les droits d’un peuple oppresser par un gouvernement taré. La voix de Giulietta sonne comme une supplique et Maisy relève la tête pour planter ses prunelles bleues dans celles noisettes de l’Italienne. « J’ai même pas besoin d’avoir confiance en toi Giu… J’ai juste besoin de toi dans ma vie. » Sa voix brisée semble déchirée le silence. Cette phrase est si vraie qu’elle est douloureuse à sortir. « J’suis tellement seule et paumée et malheureuse depuis que j’me suis barrée. Ma vie n’a aucun sens. J’vais taffer, j’rentre, j’picole, j’fume et j’dors. Une fois de temps en temps, j’ramène un mec trop jeune et trop con pour que j’risque de m’y attacher, j’fais l’amour comme si c’était une corvée puis j’le jette sans y penser. » Elle soupire, elle a rarement été aussi honnête et sincère sur sa vie. Elle s’appuie dans le fauteuil et détourne les yeux. « Tu m’manques. Tout le monde me manque, mais ton rire me manque plus que l’reste. Ça m’manque d’être ton amie, ça me manque de t’entendre parler et de pouvoir me confier à toi. » Elle soupire. « J’aimerais que le simple fait de te dire "Tu peux m’faire confiance, Giu ! ", soit suffisant pour que tu retrouves ta confiance en moi, mais j’sais bien que c’est pas aussi simple… Qu’est-ce que t’attends de moi ? Qu’est-ce que j’peux faire pour te prouver que j’suis pas là pour te faire du mal ? »

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Dim 4 Juin - 15:47


Si mes mots sont durs, presque cruels d’une certain façon, ce n’est pas le cas de mon cœur, qui s’affaiblit à chaque seconde plus passée en sa compagnie. Elle me manque tellement. Sa perte m’a été terrible et si jusque là, j’ai su faire taire tous les sentiments ressentis, en profit d’une colère inaudible, il m’est difficile aujourd’hui de conserver ce masque d’indifférence. Il est plus facile de lui en vouloir lorsqu’elle est loin de moi. Parce que là, alors qu’elle est dans mon canapé, visiblement secouée et sincèrement désolée, je me sens fondre comme neige au soleil. Je me permets même une once de taquinerie à son encontre, à laquelle elle répond de la meilleure des façons. J’esquisse même un petit rire mutin, qui ne dure pas bien longtemps, mais a le mérite d’être là néanmoins. A vrai dire, je ne sais pas quel crédit lui accorder, ni même quelle confiance. Après tout ce qui s’est passé entre nous, il m’est difficile d’être rassurée par ses mots. Pourtant ils me touchent et je me prends une seconde à espérer, que les choses puissent de nouveau être comme avant entre nous. Je vais devoir prendre sur moi, bien trop touchée pour l’accepter les bras grands ouverts. Seulement si je ne fais pas un effort maintenant, je vais louper le coche et je ne veux pas continuer à me morfondre sur une amitié perdue, sans faire ce qui est en mon pouvoir pour la retrouver. Je soupire néanmoins lorsqu’elle refuse de revenir vers nous. Bien sûr, ses propos sont censés, je sais qu’il est moins dangereux pour elle de rester là bas, tout en nous fournissant des informations… mais je n’en suis pas satisfaite pour autant. « J’ai l’impression que tu veux rester là bas pour de fausses raisons. Ce n’est pas ton monde Maisy. Le travail d’agent double… c’est difficile et je ne sais pas si tu sauras faire en sorte d’être insoupçonnable. Et puis… que tu puisses rester près de cet homme… » Je ressens un long frisson parcourir ma colonne vertébrale avant que je ne soupire durement.

Je finis par me détourner, sans pour autant quitter la pièce. Le plus simple serait bien sûr de m’isoler, d’essayer de réfléchir à la situation, mais je reste là, pour reprendre, d’une voix plus douce que précédemment. « Je n’ai jamais pu te demander mais… Tu as toujours su ce qu’ils faisaient. Ce sont des tyrans, tant avide du pouvoir qu’ils se contrefichent des libertés et du peuple. Et pourtant, tu es allée vers eux. Deux fois. Pourquoi ? » Le mot quitte mes lèvres dans une curiosité palpable, mais pas uniquement. C’est une question qui me taraude depuis qu’elle est partie, depuis qu’elle nous a abandonné pour ces hommes de pouvoirs détestables. Obsédée par cette question par ce besoin de savoir, je sursaute finalement quand elle reprend la parole et ses mots, une nouvelle fois, me touchent et me perturbent plus que je ne le désire.

Je l’écoute sans la couper, avant de revenir vers elle dans une impulsion que je ne retiens pas. Je m’assois sur l’accoudoir du fauteuil, pour l’entourer de mes bras. Impérieusement, je pose ma main sur sa tempe pour la serrer contre moi et je ne bouge plus, pendant plusieurs secondes, savourant le contact, son odeur et simplement sa présence. C’est dans un murmure finalement que je reprends, la voix définitivement exempte de toute trace d’agressivité. « Tu me manques tellement aussi Mai. J’ai besoin d’une amie moi aussi. Une vraie. Qui ne me jugera pas pour les actes que j’ai commis. Et je peux te dire qu’il y en a pas mal… C’est difficile de se rendre compte à quel point tu comptes pour moi, mais en te revoyant aujourd’hui, aussi mal en point. C’était un déclic. Celui dont j’avais besoin… » Je reprends ma respiration après avoir lâché tout ça dans un souffle, et laisse échappe finalement. « La confiance reviendra. Pas maintenant. Pas facilement… Mais elle reviendra. Quand ça sera le cas, on sera de nouveaux entières toutes les deux… Et je peux te dire que j’ai hâte. » Je lâche un petit rire sur cet ultime révélation, avant de la lâcher finalement, sans m’éloigner pour autant. « Tu peux rester ici cette nuit. Et jusqu’à ce que tu trouves le courage de retourner au boulot. Je vais prendre soin de toi… Et j’ai aucun problème à te laisser ici, puisque je ne cache rien chez moi… » C’est une boutade, mais j’ai peur qu’il soit un peu trop tôt pour ce genre de blague….

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Mer 14 Juin - 21:08


Si sa mise en doute de mes capacités d’agent double me blesse, je n’en laisse rien paraitre. Je l’ai mérité après tout, j’ai fui lâchement. Comme pour tout dans ma vie, j’ai préféré prendre la fuite que de mettre en danger ma petite vie. Je ne regrette que rarement les choix que j’ai faits, parce qu’ils étaient ceux qui m’ont permis d’arriver entière ici dans ce salon. Certains m’ont mis en danger, d’autre m’ont protégé, ils ont fait souffrir des gens, des proches autant que des inconnus, ils m’ont amené à tuer, m’ont amené à mentir, mais ils m’ont toujours amené chez moi en vie. Pourtant, il m’arrive souvent de regretter d’avoir quitté la résistance, d’avoir abandonné derrière, ses gens en qui je pouvais avoir confiance, qui veillait sur moi et m’acceptais malgré les horreurs que j’avais dues faire pour ceux que nous considérions comme l’ennemi. Ceux que j’avais par la suite rejoints. Le regard de Giulietta m’est douloureux. Il y a tant de ressentiment en elle, tant de choses que j’ai brisées en abandonnant notre amitié en même temps que la résistance. « J’sais pas Giu, peut-être ouais. P’têtre que j’reste là-bas pour de mauvaises raisons, mais est-ce que j’ai vraiment le choix au final ? J’veux dire, vraiment, ils m’ont à l’œil. J’sais bien que si j’me barre, ils vont me suivre à la trace partout. Sans oublier que j’ai toujours ma puce et que j’pourrais pas la faire retirer. » J’effleure du bout des doigts le petit renflement dans ma nuque avec dégout. La cicatrice de la puce est là, bien présente me rappelant chaque jour que je ne suis qu’un animal dangereux aux yeux de la plupart de mes compatriotes.

Je redresse la tête avec une grimace quand elle reprend la parole. Sa question est légitime, mais elle ne me fait plaisir. J’inspire profondément réfléchi à comment formuler ma phrase. « La première fois… » Elle soupire. « C’était juste après le début d’l’apocalypse, j’étais perdue, seule et sans rien, ils m’offraient de l’argent… Beaucoup d’argent, et un toit, une situation stable en gros. » Je lève les mains en signe de défaite. « J’étais faible et j’avais peur, alors j’ai dit oui. » Elle sourit un peu, parce que même si cette période est horrible, elle renferme aussi sa rencontre avec Lazlo et la naissance d’une de ses plus belles amitiés. « La deuxième… » Je me mords la lèvre, pas sure d’avoir envie de tout raconter à Giulietta, pas sure de supporter le regard plein de pitié de mon amie. Je glisse les mains sur mon visage, frottant rageusement mes joues, avant d’en laisser une glisser sur ma gorge. J’effleure du bout des doigts la boursouflure de la cicatrice laissée par le couteau de Niklas. « La deuxième fois, j’ai failli y passer pendant une intervention. Ivanov était dans le groupe de PK, il a réussi à m’choper et il a failli m’trancher la gorge. » J’indique du bout des doigts la cicatrice sur ma gorge. « Puis, c’est Neria… Tu t’en souviens ? J’t’en ai parlé, c’était ma meilleure amie, puis on est sortie ensemble et on s’est séparée et après j’l’ai perdue quand ça a été le bordel climatique. J’croyais qu’elle était morte, mais en fait, non, elle avait rejoint les PK. » Je secoue la tête, encore sous le choc de mes retrouvailles rapides avec elle. « Fin bref, elle m’a sauvé, soignée et protégée puis elle a disparu. Et du coup, j’ai rejoint une nouvelle fois le gouvernement pour essayer de la retrouver… Et aussi parce que j’avais eu la trouille de ma vie… Et qu’il m’avait promis que j’aurais rien d’autre à foutre que de parler dans un micro. » Ma bouche se tord en une grimace amère. Ils m’avaient bien eu. J’avais travaillé à temps plein à la radio pendant deux mois avant qu’il n’ajoute le Colosseum à mes fonctions. Je m’arrête de parler le cœur au bord des lèvres et fini par balancer a Giulietta ce que j’ai sur le cœur, le manque d’elle, de notre amitié, de l’ambiance de la résistance, mon envie de retrouver notre relation, mon besoin de l’avoir à nouveau dans ma vie.

Quand elle s’assoit sur l’accoudoir et m’entoure de ses bras, je me laisse aller, je me plonge dans son étreinte, dans la chaleur de ses bras autour de moi, dans la douceur de son souffle qui dérange les cheveux sur le dessus de ma tête, dans l’odeur capiteuse de son parfum. J’inspire profondément et passe mes mains autour de sa taille, la serre contre moi, peut-être un peu trop fort, mais je m’en fiche. Je tremble un peu, le soulagement d’être dans ses bras, presque douloureux dans mes os. Quand elle parle, sa voix n’est qu’un murmure, un murmure d’une douceur délicieuse qui réchauffe l’atmosphère. Un sourire s’épanouit sur mes lèvres et je blottis mon visage contre elle, réchauffant mes joues glacées sur la chaleur de sa gorge. Quand elle me lâche, je garde un bras autour de ses hanches pour ne pas la voir s’éloigner et lève la tête. « Merci. » Ma gorge est serrée par l’émotion et mes yeux brillants de larmes contenues. « J’te jure que tu pourras me faire confiance, j’te jure que j’t’abandonnerai pas. » Elle me sourit et je lui réponds. « J’ai hâte aussi, t’imagine pas ! » Je lâche sa taille et me laisse retomber dans le fauteuil en attrapant sa main. Je la serre dans la mienne et l’écoute. Elle m’offre le gite et sa protection et il y a bien longtemps qu’on ne m’a pas offert cela. « Je resterais cette nuit, ça d’vrait pas poser de problème de rentrer chez moi demain, j’pense pas qu’il serait assez con pour m’attaquer dans mon appart, mais si jamais j’ai le moindre doute, j’foncerai ici, t’as ma parole. J’viendrais aussi pour d’autre chose, par exemple juste pour le plaisir de pouvoir te revoir peindre. » Le souvenir des œuvres de Giu’, de la douceur de son visage quand elle est appliquée sur un tableau me reviens en mémoire, tout comme les nombreuses soirées passé dans son atelier à échafaudé des plans farfelus, boire et rire. Je souris à sa dernière phrase et me parant de mon plus beau regard de fouine lui répond. « Quel dommage, j’aurais adoré fouiller la maison du sol au plafond ! » Je claque la main sur ma cuisse dans une parodie de déception avant de laisser échapper un petit rire. « Comme je reste, est-ce que tu veux qu’on fasse quelque chose ? On peut juste rester là, sortir des cartes et boire un coup, si tu veux et si tu n’as pas trop sommeil. » Je fronce un instant les sourcils. « Est-ce que tout va bien pour toi d’ailleurs ? » J’avais remarqué en rentrant qu’elle semblait perturbée et avait mis ça sur le compte de mon arrivée, mais peut-être qu’après tout quelque chose n’allais pas.

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Mar 15 Aoû - 20:32


Dans cette étreinte, je me perds autant qu’elle. Je me sens presque soulagée d’un poids trop imposant pour ma frêle silhouette. Je n’oublie pas mes soucis. Je n’oublie pas Nolan. Je n’oublie pas tout ce qui se passe dans un coin de mon esprit… Seulement pour une seconde, une seule, je me laisse aller à croire que tout pourra aller mieux. Pas maintenant. Mais un jour. Quand elle sera redevenue mon amie réellement, quand nous redeviendrons proches… A ce moment là, je sais que tout ira beaucoup mieux dans ma vie. C’est une réflexion probablement un peu égoïste. Je ne pense qu’à moi, qu’à l’effet de son retour dans ma vie. Néanmoins ça sera probablement positif pour nous deux. Je m’en rends compte en avisant ses yeux, si pleins de vie et de sentiments. Nous avons été séparées bien trop longtemps pour notre bien. Longue séparation, qui a laissé, sans que je ne m’en rende compte, des séquelles. J’ai besoin d’elle dans ma vie. Et je regrette qu’elle soit si loin de moi maintenant. « Leurs promesses, c’est du vent, des conneries. Faut jamais les croire. Jamais. » Plus le temps passe, plus j’en fais l’amère constatation. Le gouvernement finira par diriger des idiots guidés par leurs promesses futiles. Ils ne se rendent pas compte du côté néfaste de leurs sauver et bientôt, ils ne seront plus que des pantins…

Cette perspective m’horrifie, mais je prétends ne rien ressentir d’autre que de la joie à cet instant, malgré le long frisson paniqué qui m’a pris. Je préfère l’oublier, pour simplement me contenter de la situation. « Je te crois Maisy. » Aussi étonnant que ça puisse paraître, je suis très sincère. Je la crois quand elle me dit qu’elle ne m’abandonnera plus. Je la crois aussi quand elle me dit que nous allons redevenir bonnes amies. Je la crois… parce que j’ai besoin de croire en elle. J’ai besoin de la sentir proche de moi de nouveau. Probablement est-ce un peu pathétique, mais ça me rend tout de même agréablement de bonne humeur. De nouveau je lui offre mon sourire, plus détendue, avant de le perdre légèrement. L’inquiètude est toujours là, dans un coin de ma tête, lorsque je lui réponds d’une voix tendue. « Tu devrais pas retourner chez toi aussi vite Maisy. Planque toi quelques jours. J’ai besoin de compagnie et toi tu devrais te remettre de… ça. » Je pointe du doigt ses marques dans une grimace, avant de soupirer finalement. « Mais tu fais comme tu veux de toute façon. »

Le petit moment d’inquiètude fuit, pour laisser place à un rire incontrôlable face à sa facétie. J’avais oublié. Cette facilité à m’amuser en sa présence. Cette facilité à être calme et moi-même avec elle. Maisy réveille le meilleur de moi et c’est aussi pour cela que je ne veux pas la voir partir aussi vite. En quelques jours, peut être aurait-elle le temps de soigner mes blessures toujours plus nombreuses. « Je n’ai rien à boire Maisy… Je m’efforce de sembler en accord avec eux… Tu ne trouveras donc pas une goutte d’alcool ici… Mais je ne suis pas contre jouer aux cartes. » De nouveau mon sourire fond comme neige au soleil. Tout ne va pas bien. Rien ne va d’ailleurs. Seulement je ne veux pas lui en parler. Pas parce que je n’ai pas confiance en elle pour garder mes secrets. Ni parce que je ne la considère pas assez bien… Mais surtout parce que je ne veux pas ajouter ce poids à ses épaules déjà bien trop sollicitées. Mes problèmes de cœur ou d’inspiration ne sont pas assez intéressants pour que je les mette sur le tapis ce soir, alors je secoue la tête, pour répondre doucement. « Tout va bien oui. C’est gentil de t’en inquièter. Quelques problèmes, rien de grave, rien d’intéressant non plus. On a bien d’autres choses à se dire. » Je conclus dans un rire qui sonne peut être un peu faux, avant de finalement m’assoir de nouveau sur le fauteuil en face du sien. « Tu veux prendre une douche avant de jouer ? Te débarbouiller, définitivement chasser le froid ? » Mon côté maman poule revient au galop dans un sourire, que je ne tente même pas de cacher…

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Jeu 14 Sep - 20:45


Je soupire contre Giulietta, laisse la chaleur de son corps réchauffé le mien. La laisse envahir mon cœur à nouveau, comme à l’époque où je faisais partie de son monde. Sa hanche contre mon flanc et son bras qui repose sur mes épaules me réchauffe plus sûrement que n’importe quelle couverture. Je soupire quand elle me demande à nouveau de rester chez elle. L’idée est si tentante. Son manoir est gigantesque et pendant quelques jours, je n’aurais à m’inquiéter de rien. Je soupire et hoche la tête. « Ok, t’as gagné, je vais adoucir ta solitude, t’as d’la chance que j’sois une âme charitable ! » Je la pousse légèrement de l’épaule en lui souriant avant de la serrer à nouveau contre moi. Quelques jours chez elle me feront du bien et peut-être qu’ils nous permettront de consolider les bases branlantes de notre réconciliation. Son rire cristallin face à ma boutade réchauffe mon cœur. Son visage est toujours si sérieux, elle semble toujours en proie à une inquiétude étouffante, réussir à la faire rire a toujours été un de mes plaisirs personnels. Elle rit trop peu et son rire est aussi léger qu’une brise fraîche au printemps. Je souris, ravie de la voir se détendre définitivement.

Je fais mine d’être offusquée quand elle m’annonce qu’elle n’a pas d’alcool. « Diantre, je quitte cet établissement sur le champ ! C’est inacceptable Mademoiselle Monicelli ! » Je lui tapote la cuisse en riant doucement. « Cela dit, j’pensais pas forcément à un verre dans ce sens-là, un thé ou un café serait pas de refus ! Et je savais que tu dirais oui, tu ne sais pas résister à une partie de cartes, espèce de droguer des jeux ! » Malgré mes boutades, je vois son sourire s’effacer et ses sourcils se froncer à nouveau. Non, mon amie ne va pas bien. Je fronce à mon tour les sourcils, oubliant le froid qui continue de me glacer jusqu’aux os, oubliant les mains de Niklas sur ma gorge, oubliant Joseph et les mille questions qui m’assaillent quand je pense à lui, oubliant le monde dehors qui s’effondre sous nos pieds sans que nous puissions y faire quoique ce soit. « Giu, j’te connais assez bien pour savoir que non, tout ne va pas bien. J’te forcerais pas en parler si t’en as pas envie, mais tu sais que tu peux me le dire si quoique ce soit te tracasse. J’ai pas changé là-dessus. J’serais toujours prête à t’écouter quand tu ne vas pas bien, je l’ai toujours été. » Une fois de plus, le poids de ce silence, que nos choix de vie nous ont imposés, pèse sur notre amitié. Fut un temps, je n’aurais jamais eu à dire ce que je viens de dire. Elle aurait instinctivement su qu’elle pouvait me parler, qu’elle pouvait partager sa peine, qu’elle n’avait pas être seule pour porter son fardeau quel qu’il soit.

Pourtant son sourire et l’idée d’une douche bien chaude, chasse un peu la tristesse qui s’installait. J’accepte sa proposition avec un sourire. « Carrément, sinon tu vas devoir jouer aux cartes contre un glaçon géant et j’suis pas sure que ce soit le truc le plus intéressant du monde ! » Je me lève et la suis tandis qu’elle me guide jusqu’à la salle de bain. Le manoir est tellement grand que, bien qu’y ayant passé un temps conséquent, j’aurais pu m’y perdre si elle m’avait laissé seule. Elle m’attrape une serviette propre et m’offre un t-shirt et un pantalon que j’accepte avec un grand sourire. La voir se déplacer dans sa grande maison et me traiter comme elle l’a si souvent fait me fait un bien fou. Elle sort de la salle de bain et je me retrouve seule dans la pièce. Je frissonne en retirant mes vêtements trempés, manque de tomber quand je me coince les jambes dans mon jean et me rattrape de justesse au lavabo. Je secoue la tête devant mon éternelle maladresse et rentre dans la douche. L’eau chaude ruisselle sur moi et je pousse un grognement de contentement quand elle réchauffe mes orteils gelés. J’attrape sa bouteille de shampoing et souris quand l’odeur familière emplie mes narines. Je me lave rapidement, consciente que, même pour Giulietta, l’eau chaude est un luxe. Je sors de la douche réchauffée et propre. Je m’enveloppe dans la serviette et frotte le miroir pour effacer la buée. Les marques dans mon cou se sont atténuées, elles ne laisseront que des bleus, la nécrose déclenchée par ce qu’est Niklas ne reste pas longtemps. Je m’habille rapidement enfile le bas de pyjama et les grosses chaussettes qu’elle a laissé à côté de lui. Je ne l’avais pas vu les prendre, mais ce geste hurle "Giulietta " avec tant de force que je ne peux retenir le petit rire qui m’échappe. J’attache mes cheveux et redescends jusqu’au salon où mon amie m’attend, un jeu de cartes entre les mains. Je lui montre mes pieds en souriant. « Merci, pour ça. C’est tellement toi de penser à mes petits pieds gelés. » Je gigote mes orteils et me laisse tomber sur le canapé. Je reprends mon sérieux quelques secondes. « Merci, vraiment, pour tout. » J’attrape sa main et la sers dans la mienne. « Ça m’fait du bien d’être chez toi, t’imagine même pas. » Je me blottis contre les coussins et soupire de contentement. « Tain, ça m’avait manqué nos soirées cartes, t’imagines pas comment, c’est dur de trouver quelqu’un de motiver à jouer à autre chose qu’au poker dans cette ville ! » Je lève les mains, l’air offusqué.

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MessageSujet: Re: Please, help me kick some ass.   Dim 15 Oct - 18:03


La porte de la salle de bain se ferme sur elle et je ne peux m’empêcher de déposer mon front sur le bois sec. Ses mots me touchent plus que je ne l’aurais cru. Et plus j’y réfléchis, plus je me dis qu’elle m’a réellement manqué. Chaque minute de plus passée en sa compagnie me rappelle ce que nous avions et me permet d’être plus aisément convaincue que je viens de prendre la bonne décision en l’invitant à passer quelques jours ici. Sa réponse positive a fait battre mon cœur de plaisir et je sais que nous allons passer quelques bons moments ensemble. Et malgré la pointe de douleur qui irradie mon cœur et qui l’attriste, je veux profiter d’elle au maximum. Je soupire finalement et ramène devant la porte un pyjama ainsi qu’une grosse paire de chaussette de frileuse. Un fin sourire décore mes lèvres rien qu’en imaginant sa réaction en les voyant et je quitte la pièce pour retourner au salon. Mes yeux se perdent sur un point au loin, alors que je suis en pleine réflexion. Probablement devrais-je lui parler de Nolan. Pour qu’elle comprenne pourquoi j’ai l’air si triste. Et ça serait probablement positif pour moi d’en parler à quelqu’un. A une femme qui plus est. La plupart de mes amis étant des hommes, il me sera probablement rafraichissant de partager ça avec elle…

Je suis troublée dans mes pensées lorsqu’elle revient dans la pièce. Mes mains cessent de jouer avec les cartes qu’elles portent depuis déjà plusieurs minutes et je lui offre un très léger sourire, bien que mélancolique encore une fois. Je ne ris même pas lorsqu’elle me montre ses pieds, bien que mes yeux commencent à pétiller légèrement d’amusement. D’un geste de la main, je lui désigne les thés qui traînent sur la table avant que je ne me redresse légèrement pour l’observer, sourcils froncés. « Quoi ? Tu veux pas jouer au poker ? Je suis tellement déçue. » Je me prends au jeu. Je me lance dans la blague à mon tour, même si ça doit sembler bien moins naturel qu’elle. Je ne suis pas aussi douée pour me détendre, pour laisser mon esprit divaguer vers des choses idiotes. Je me force un peu, comme pour faire disparaître un peu de ma tristesse. Mais je sais qu’elle va revenir au galop dès que je détournerais le regard du visage mutin de mon amie. Je ferme les paupières une seconde, serre ses doigts entre les miens, avant de murmurer. « Est-ce qu’on peut… Décaler notre partie ? »

Je ne la regarde plus désormais. Je fixe nos mains, je courbe un peu les épaules, incapable de me montrer aussi forte que je le voudrais. Les minutes à penser à lui m’ont perturbées beaucoup plus que je ne l’aurais cru. Et là, maintenant, je ressens le besoin inhérent d’en parler. « Tu me connais trop bien en fait. Maisy je… j’ai jamais pu en parler à personne… Mais je crois que j’ai fait une connerie. Et ça va sembler idiot parce que bon, c’est la fin du monde mais… Je suis amoureuse d’un homme. Il est amoureux de moi aussi. Je crois… mais j’ai tout fait foiré. Deux fois déjà… J’ai couché avec son frère en croyant que c’était lui. Et j’ai prétendu que c’était pas grave. Et j’ai menti. Je lui ai dit que j’étais avec quelqu’un d’autre lorsqu’il a voulu réparer les choses entre nous. Maisy j’ai fait partir de ma vie un homme formidable. Tout ça parce que j’ai eu peur… » Mes soucis ne sont rien comparés aux siens. Elle a failli mourir ce soir et moi je l’assomme avec mes problèmes de cœur idiots. Seulement j’ai toujours eu besoin d’en parler. Et plus spécialement ce soir, qu’elle est tout près de moi. « J’ai peur de continuer à lui faire du mal. Il mérite tellement mieux. » Et moi je me sens légèrement mieux, rien qu’à avoir énoncé à voix hautes ces quelques soucis. Ce ne sont pas mes pires. Ils ne pèsent pas le plus lourd sur mon âme. Mais c’est toujours agréable de se confier à quelqu’un. Et si je n’éprouve toujours pas la confiance aveugle qui m’a un jour agité pour elle, je sais que je recommence doucement à m’ouvrir à elle. Et c’est déjà un grand pas.

HJ:
 

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