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 Where the beginning ends • Kenneth&Persephone

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Mer 26 Oct - 6:49


Kenneth&Perséphone
 




Un autre pas dans l'obscurité. Comment pouvait-on s'enfoncer plus encore dans les ténèbres quand on avait déjà été en Enfer ? Sûrement lorsqu'on avait encore une part de lumière en soi... Et il était plus que temps que je l'éteigne définitivement. Sauf qu'apparemment, pour la faire taire il fallait bien plus d'eau que j'en avais en ma possession. Alors régulièrement je poussais les vices toujours plus loin. La Falciferae avait déjà été un grand pas mais j'avais quand même trop de temps pour moi... Gentille Persephone avait trop de temps pour elle surtout ! Mes nouveaux vilains plaisirs ne suffisaient pas, je refusais de voir Eamon plus souvent et dormir n'était pas vraiment une de mes activités préférées. C'était peut-être aussi le fait que lorsque je fermais les yeux les deux visages que je voyais étaient aléatoirement soit celui de Seraphina, soit celui d'Andrew. Mes plans étaient fin prêts et à force de ressasser, d'imaginer, mes rêves se confondaient avec mes pensées et je ne savais plus vraiment discerner à quel moment je dormais ou non.
Je ne faisais que penser à ma jumelle, encore et encore. Depuis combien de temps ma vie n'était-elle plus que bercée par elle et mon idée de vengeance qui l'incluait ? Peut-être que j'allais finir par me fatiguer... L'image me traversait parfois l'esprit avant que je ne repense à Darkness Fall ou à Andrew. Elle avait ruiné ma vie, elle l'avait volée et elle en avait entrainé tant d'autres dans sa chute... Rien que pour ma famille je me devais de la détruire. Pour ce qu'elle avait fait à papa, pour ce qu'elle avait fait à notre frère... Elle avait été un poison pour tous ceux qui l'entouraient, il était temps que ça cesse.
Souvent en regardant dans le miroir je voyais encore les traits que nous avions partagés. Je voyais ce qui restait de nous, cette part qui vivait encore dans mon esprit et modifiait parfois ma perception des choses. Cette petite voix qui tentait par tous les moyens de me brider, de me retenir dans l'exécution de mon devoir. Celle-là aussi était de trop dans ma vie, celle là aussi hantait mes nuits, les remplissait de songes contradictoires que je refoulais...
Mais peut-être que si  ce soir je m'épuisais vraiment, peut-être que si je ne rentrais pas chez moi avant de tomber en morceaux, peut-être alors je pourrais passer une nuit sans rêves.


Je n'avais pas eu besoin d'aller loin. En rentrant du Gouvernement, j'avais pris une longue douche, comme s'il pouvait encore y avoir du sang sur mes mains après dix minutes sous l'eau brulante. Puis j'avais enfilé une robe bordeaux, des collants fins, j'avais glissé mes pieds dans des talons hauts, décroché un manteau long puis je m'étais volontiers laissée engloutir par le froid de la nuit naissante. Pas loin donc, puisque mes pas m'avaient seulement fait quitter le French Quarter pour entrer dans la folle ambiance qui animait la Bourbon Street. J'aimais cette effervescence constante qui faisait ressembler les rues aux galeries d'une grande fourmilière. J'avais lu quelque part un jour que les fourmis ne dormaient jamais. Peut-être qu'il était temps pour moi de devenir un insecte...

Ce que je voulais là maintenant - à part détruire ma jumelle comme à mon habitude ou bien m'endormir et tout oublier, puisque ni l'un ni l'autre n'étaient possibles - c'était soit un remontant, soit un démontant. De l'alcool. Oui, de l'alcool peut-être. Je n'avais jamais été du genre à croire que l'alcool était la solution avant, c'était d'ailleurs sûrement ça qui me plaisait : qu'à l'idée de me désinhiber mon autre moi enrageait. Je la voyais enfermée dans une cage de verre à taper de ses petits poings faibles sur les parois glacées en vain. Qu'est-ce qu'elle me voulait ? Que ferait-elle de mieux que moi si je la laissait s'échapper ? Irait-elle courir dans les bras de notre soeur pour tout avouer et risquer une fois encore de nous mener à notre perte ? Pauvre folle ! Heureusement que j'étais là pour l'en empêcher. Elle aussi elle finirait par se détendre quand j'aurais trouvé ce que je cherchais. Peut-être même finirait-elle par s'évanouir sous l'alcool et l'épuisement...
Au fil de mes pas mes yeux vagabondaient sur les commerces alentours, attendant que je me fixe définitivement sur l'un d'entre eux comme on verrouille sa proie dans le viseur.

En passant près d'un diner qui semblait fièrement afficher les couleurs de l'Amerique, je perçus les notes d'une vieilles chanson de Bruce Springsteen qui me fit fermer les yeux l'espace d'un instant.  Oh oui, moi aussi j'étais en feu. Mon corps entier n'était que braises sous les flammes de la colère et ce n'était certainement pas le verre d'alcool que je cherchais à me procurer qui allait arranger les choses. Mais en réalité, ce verre que je prévoyais d'avoir en tête à tête avec moi même, jamais je n'en verrais ne serait-ce que la couleur...

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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Mer 2 Nov - 1:05


« L'apparence requiert art et finesse ; la vérité, calme et simplicité. »



Persephone & Kenneth
Where the beginning ends.

Je l'avais suivie. Que dis-je, je l'avais pourchassée, poursuivie ; je ne l'avais pas lâchée depuis les rues du French Quarter jusqu'à la Bourbon Street. Seraphina m'avait appris la vérité et la vérité n'était pas bonne à supporter. Voilà un petit mois que j'avais confondu Sera avec sa sœur jumelle et que ma vue m'avait trompé. Depuis, j'étais bien informé. Perse était là, dans sa nouvelle apparence, et je réalisais également que je n'avais jamais su son vrai prénom non plus par le passé. Je n'avais pas réussi à remonter sa trace avant maintenant et une petite confrontation avec Sera m'avait mené jusqu'à elle, rouvrant un sujet douloureux dans le processus. Persephone m'avait manipulé. J'avais été aveuglé à l'époque par cette belle blonde ; comme quoi le renard n'était pas toujours utile dans ce genre de cas, mais il était fin prêt à se venger. J'aimais arnaquer les autres, pas me faire arnaquer. Je la suivais encore, les poings serrés dans les poches de mon pantalon. J'allais attendre le bon moment pour l’interpeller. Lui courir après dans les rues n'était pas dans mes projets ce soir. Je la vis ralentir près d'un diner aux couleurs lumineuses et je respectais son rythme pour ne pas trop me rapprocher d'elle. Si Perse entrait là-dedans, serait-ce plus facile pour moi ? Peut-être moins contraignant que de la bloquer dans une ruelle sombre pour nous expliquer. De plus, dans un cadre comme celui d'un restaurant, peut-être que cela ne lui viendrait pas à l'esprit de crier. Je saisissais alors ma chance et réduis la distance entre elle et moi avant qu'elle ne change d'avis et que je manque une occasion de la confronter. Soudainement je l'attrapais par le bras plus vite que mon ombre, par surprise, et l'obligeais à entrer dans le restaurant, resserrant ma prise quitte à lui faire mal si elle osait se défier de moi. Je n'avais aucune patience et je le lui faisais bien comprendre. Cela faisait si longtemps que j'attendais ce moment qu'il valait mieux pour elle qu'elle coopère.

Dînons comme au bon vieux temps trésor, veux-tu, glissais-je à son oreille en l'attirant dans le restaurant. Et n'essaye pas de t'enfuir, je te retrouverai. Tu ne devrais pas passer sous le bistouri une deuxième fois, si ?

Je lui souriais. Je peinais à réaliser que c'était réellement Blondie, son petit surnom de l'époque, mais j'étais sûr de ne pas me tromper. Elle avait tout rompu entre nous deux, jusqu'à changer d'apparence, et même si je savais que je n'étais pas la cause de tous ces bouleversements, elle m'avait évincé de la partie sans même hésiter ou se retourner. Je détestais me faire jeter de l’échiquier avec tant de dédain et je comptais bien le lui faire payer. C'était ma fierté qui était en cause, mais c'était aussi parce qu'elle avait piétiné mes sentiments avec ses talons hauts que j'avais bien en tête de ne plus en ressentir aucun pour elle, à part de la colère et de la haine développées au cours de sa disparition. Je l'obligeais à s'asseoir à la banquette d'une table reculée et je m'assis à côté d'elle pour lui bloquer la sortie. Son seul échappatoire serait de passer sous la table – en tout bien tout honneur pour s'enfuir bien évidemment. Et il y avait peu de chance qu'elle me passe sur le corps.

Alors, je t'ai manqué ?

J'affichais un sourire radieux, masquant ma colère et mon sang bouillonnant dans tous les vaisseaux sanguins de mon corps du mieux que je le pouvais. J'avais envie de la détruire, de l'écraser, de la réduire en morceaux, mais pas si vite. La vengeance était un plat qui se mangeait froid, bien qu'ici c'était même plutôt congelé. Et j'aimais trop écouter les tentatives inutiles de désamorçages de situations difficiles pour me passer de ses explications. Qu'allait-elle pouvoir me servir comme merde pour me manipuler une nouvelle fois ou m'attendrir ? J'étais presque excité maintenant, prêt à jouer la partie que je venais de lancer.



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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Ven 11 Nov - 16:30


Kenneth&Perséphone
 




Soudain une pression tout autour de mon bras. Agressive, douloureuse, me poussant à avancer et à passer l'entrée du diner dont j'avais admiré la façade quelques secondes plus tôt seulement. La panique s'empara de moi au moment même où je me sentis prise au piège. J'étais trop serrée, trop fortement maintenue pour arriver à distinguer qui pouvait me faire ça. J'avais instantanément pensé à ma sœur mais cette prise qui m'écrasait la chaire était trop large pour ses fines mains. C'était un homme et il ne me laissait simplement aucun autre choix que d'avancer dans le restaurant. J'étais coincée, mon cœur battait la chamade et quand la voix résonna au creux de mon oreille, il sembla simplement achever d'imploser à l'intérieur de ma poitrine.

‹‹ Dînons comme au bon vieux temps trésor, veux-tu ››

Kenneth. Si je n'avais pas reconnu cette voix que j'avais entendu tant de fois, je n'aurais pas pu manquer cette manière de prononcer ce simple mot : « trésor ». Il était le seul à le dire de cette façon.

‹‹ Et n'essaye pas de t'enfuir, je te retrouverai. Tu ne devrais pas passer sous le bistouri une deuxième fois, si ? ››

Ma mâchoire se crispa encore davantage, ainsi que tout le restant de mon corps, si c'était seulement possible. Il savait. Il savait tout. Cette simple phrase me l'avait fait comprendre. Mais qui avait bien pu lui dire ? Comment avait-il pu... ? Je perdais pieds. Finalement, c'était peut-être mieux qu'il me tienne si fort.
Trop sous le choc, je n'avais même pas essayé de me débattre. Menace ou non, cette révélation avait été ma neutralisation. Je ne réagis pas non plus quand il me fit m'asseoir.

‹‹ Alors, je t'ai manqué ? ››

Il s'était posé à côté de moi. Me permettant enfin de voir son visage. Je relevais les yeux. Décrivant ses moindres traits. Il n'avait pas changé. On ne pouvait pas en dire autant de moi.
C'était il y avait quatre ans de ça. A ma sortie de Darkness Fall je n'avais nulle part où aller, je n'avais pas d'argent, pas d'attache, je n'avais rien. Et puis je l'avais eu lui. Nous nous étions trouvés, il m'avait offert son aide et j'en avais abusé. Bien sûr qu'il comptait pour moi, bien sûr qu'à la seconde même où nos regards s'étaient croisés je n'avais pas pu lui être insensible. Mais mon dessein était plus grand, trop important, me rongeant de l'intérieur. J'avais encore cette partie de moi dont je ne me défaisais pas et qui m'intimait qu'un jour, la vie de ma sœur serait entre mes mains à moi, retournant enfin l'équilibre qui avait été brisé bien des années plus tôt... Et qu'un jour je pourrais retrouver les bras de celui qui m'avait été promis.

- Kenneth...

Comme si ça pouvait encore être un mauvais rêve.
J'attendis un instant. Mais je ne me réveillais pas. Il était toujours là, en face de moi. A me fixer avec son grand sourire presque triomphant et ses yeux bleus qui m'incendiaient.
Les démons que j'avais semé venaient me rattraper. Je savais que ce jour viendrait. Je ne pensais simplement pas que ce serait si rapide. Ni même que ça viendrait de lui. J'avais pourtant coupé les ponts. Quand j'étais partie de chez lui, je n'avais rien laissé de moi. Il savait seulement mon prénom, l'ancien. Puis mon visage avait changé, alors comment avait-il fait ? Et si... Et s'il avait croisé Seraphina. Et s'il l'avait vu, qu'il l'avait reconnu comme étant moi et... Je devais être blanche. Je me sentais soudain si fatiguée.

- Comment tu...

Je me reculais un peu sur la banquette trop étroite. Le contact avec lui m'était devenu inconfortable.
Puis mon visage se figea, coupant court avec toute émotion je laissais Perséphone se noyer à nouveau. Elle avait repris le dessus un moment, elle avait essayé de m'étouffer avec les remords. Elle ne devait pas y arriver.
Je penchais la tête sur le côté, juste curieuse.

- Comment tu as su ?

Malgré tout, quand bien même j'avais reculé mon ancienne moi dans un coin de mon esprit. Je continuais à rester aussi loin de lui que je le pouvais. Peut-être me restait-il tout de même une once de lucidité, quelque part...

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Dernière édition par Persephone D. Wilson le Dim 20 Nov - 22:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Jeu 17 Nov - 15:43


« L'apparence requiert art et finesse ; la vérité, calme et simplicité. »



Persephone & Kenneth
Where the beginning ends.

Persephone était docile, je n'allais pas m'en plaindre. Elle se laissa faire, peut-être encore trop sous le choc pour répliquer d'une quelconque manière que ce soit. Oui je l'avais retrouvée et oui je ne comptais plus la lâcher, et pas dans le bon sens du terme malheureusement pour elle. Mon regard croisa finalement le sien et... Rien. Je ne reconnaissais rien, pas même ses yeux que j'avais tant fixés il y a de ça quelques années. J'aurais dû les connaître par cœur, la connaître par cœur, mais le temps avait tout effacé. Les mauvaises intentions et les mauvais sentiments avaient tout emporté, et pourtant du bon, nous en avions connu ; du moins j'essayais de m'en convaincre. Persephone prononça mon prénom et je me contentais d'hocher la tête, confirmant que c'était bien moi. Comme si elle aurait pu en douter. Je n'avais pas changé ; pas physiquement en tout cas. Moralement, c'était un tout autre débat. Je n'étais plus l'homme qu'elle avait connu. Au moins, elle se souvenait de moi et c'était déjà ça. Cela me prouvait également que je ne me trompais pas de personne et que Sera m'avait dit la vérité, rien que la vérité et toute la vérité. Persephone s'éloigna, laissant un mince espace entre nous. Qu'est-ce que c'était que ça ? Du dégoût ? Du rejet ? De la honte ? De la peur ? Je redressais à peine le menton, la détaillant silencieusement. C'était elle qui m'avait trouvé et qui avait brisé la distance entre nous la première fois. Je ne faisais que l'imiter, certes d'une manière légèrement différente, mais au moins j'avais le mérite d'être honnête. Et elle ? Elle, elle m'avait manipulé dès la première seconde où nos chemins s'étaient croisés. Alors oui, j'espérais qu'elle ressentait de la honte. Et j'espérais qu'elle avait peur puisque l'amour que nous avions ressenti... Que dis-je, que j'avais ressenti... Ne nous avait pas servi à grand chose. J'espérais qu'elle me craignait, beaucoup, parce qu'il serait plus facile de cette façon de gagner son respect mais surtout sa coopération. Je ne l'avais pas lâchée des yeux alors qu'elle semblait retrouver sa contenance. Je les laissais tout de même vagabonder sur elle. On ne pouvait pas dire qu'elle n'était pas magnifique, mais ce n'était plus elle. Ce n'était plus Blondie et ça, je ne l'oubliais pas. Que restait-il réellement d'elle ? Sa question m'amusa et je forçais un rire moqueur avant de lui dire non avec mon index.

Oh non non non non... Je ne crois pas que ce soit à toi de poser des questions trésor. Tu as perdu ce droit sur moi à l'instant même où tu as claqué définitivement la porte sans prévenir et sans donner aucune explication.

Je respectais la distance qu'elle avait instauré entre nous mais il était hors de question que je réponde à ses questions. Elle était là pour répondre aux miennes et non l'inverse. Ce mince petit espace entre nous n'allait pas la protéger. Plus encore, j'allais protéger Sera, parce que cette femme m'avait dit la vérité et qu'elle méritait donc ma protection. Persephone n'était plus la même et à l'instant même où j'avais appris qu'elle m'avait menti et manipulé, elle avait tout perdu : ma protection et mon affection, qu'importe ses raisons.

Tu croyais vraiment que tu allais t'en sortir aussi facilement ? Demandais-je presque naïvement. C'est presque mignon. Je pensais que tu me connaissais mieux. Bien mieux, ajoutais-je en laissant mes doigts jouer avec une mèche de ses cheveux blonds, à peine quelques secondes.

Si je lui souriais, c'était plutôt de manière carnassière. Je réfléchissais de quelle façon j'allais la dévorer. Si je la tuais maintenant, où serait le fun ? Je pouvais toujours contrecarrer ses plans de vengeance. Si elle n'obtenait pas ce qu'elle voulait, elle n'aurait jamais la paix, et sa souffrance éternelle et le saignement de son cœur déchiré suffiraient sûrement à contenir ma rage.

Alors, tu n'as aucune explication à me donner ? Tu n'as rien à me dire ? Est-ce que tu as au moins conscience de ce que tu m'as fait ou alors est-ce que pour toi c'était un jour comme un autre ?

J'avais récupéré mon sérieux et mon sourire avait fini par s'éteindre avec mes derniers mots. Je voulais savoir et je me le promettais : elle allait parler, que ce soit de son gré ou par la force.

J'en ai une autre pour toi, dis-je en la pointant du doigt. Est-ce que tu avais prévu de m'arnaquer depuis le début ou bien est-ce que tu t'es dis, à mesure que je m'ouvrais à toi, que ce serait sympa de me tenir par les couilles ?

J'avais été cru dans mes paroles mais peu importait. Les faits étaient là. Elle avait exploité ma faiblesse pour elle et aujourd'hui elle allait le payer. Au centuple. J'y veillerai. Une serveuse nous interrompit au mauvais moment, nous demandant si nous avions choisi. Mes yeux passèrent de la serveuse à Persephone, attendant qu'elle s'exprime. Elle seule pouvait lire la menace dans mes pupilles. Si elle essayait de fuir, ou alors de saisir sa chance pour dire qu'elle était ici avec moi contre son gré, elle déclarerait littéralement la guerre. Si elle avait un minimum de jugeote, elle ne le ferait pas, car cette guerre, j'étais bien décidé à la gagner. Alors, ouais, j'espérais qu'elle serait raisonnable et qu'elle avait choisi quoi manger, mais aussi et surtout quoi me dire. Ce serait sa seule chance.



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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Lun 21 Nov - 21:44


Kenneth&Perséphone



Et si j'avais pu revenir en arrière, et si avec ce que je savais à ce moment précis, dans l'état des choses, je pouvais revenir en arrière, au moment où j'avais rencontré le brun ténébreux aux yeux clairs.... Est-ce que je prendrais d'autres décisions ? Est-ce que j'oublierais ma vendetta et mon grand amour pour cette vie plus simple, moins dangereuse qui s'était proposée un instant à travers une porte entrouverte que j'avais ignorée ? Je n'avais pas la réponse, j'aurais voulu penser que oui et pouvoir me croire. J'aurais voulu être en mesure de me persuader que si je pouvais changer les choses à ce moment là je l'aurais fait. Mais en réalité je n'en savais foutrement rien. Et si j'avais la capacité de remonter le temps, de changer le passé, c'est une tout autre époque bien plus lointaine qui m'aurait certainement concernée. Le moment où tout s'était achevé et tout avait commencé...
Je me serais mariée à l'homme de ma vie, puis après la cérémonie j'aurais employé toutes mes forces au sauvetage de ma sœur. Merde. Comment pouvais-je seulement encore croire qu'elle n'était pas déjà définitivement perdue à l'époque...

‹‹ Oh non non non non... Je ne crois pas que ce soit à toi de poser des questions trésor. Tu as perdu ce droit sur moi à l'instant même où tu as claqué définitivement la porte sans prévenir et sans donner aucune explication. ››

Dans ma tête j'haussais les épaules. Comme si avant déjà il était du genre à adorer répondre à mes questions. Nos discussions ne marchaient pas comme ça, c'étaient des échanges de propos, des avis partagés, pas des interrogatoires froids sur lesquels les deux protagonistes se jetaient des regards gorgés de doutes en se demandant ce que l'autre savait ou non et jusqu'où allait le bluff.
En réalité je restais immobile, continuant juste à l'observer sans aucune pudeur, laissant mon regard descendre sans même tenter de le dissimuler. Si déjà je ne pouvais pas poser les questions, je pouvais au moins décrire celui qui me faisait passer ce si désagréable interrogatoire.

‹‹ Tu croyais vraiment que tu allais t'en sortir aussi facilement ? C'est presque mignon. Je pensais que tu me connaissais mieux. Bien mieux. ››


Un instant je réfléchis. Un instant seulement. Puis la réponse s'échappa. Il me détestait déjà de toute manière, comment pouvait-il me détester plus encore ? Et puis ce n'était pas comme si j'avais l'impression de pouvoir atteindre son pardon. Ni que c'était ce qu'il voulait.

- Honnêtement oui, j'y ai pensé. Ce n'était que quelques mois. Je n'ai fait que voler un peu de ton temps. Un si petit laps de temps. Je ne pensais pas que tu remuerais ciel et terre pour quelques dizaines d'heures de ta vie.

Ce n'était pas que du temps, je le savais pertinemment. Mais quand bien même. Je ne lui avais jamais rien promis, je n'avais jamais mentis sur mes sentiments. Pourquoi m'en vouloir autant après tellement de mois. Qu'avais-je fait que je n'avais pas remarqué ? Ou bien sous-estimais-je la mal que j'avais causé ? Etait-ce à ce point ? J'en doutais, je l'aurais remarqué... J'aurais du le remarquer.

Ses doigts glissèrent un moment entre mes cheveux. Mes yeux se fermèrent immédiatement, comme par automatisme. Ma respiration s'arrêta. Puis l'instant était passé alors que ça main retombait.

‹‹ Alors, tu n'as aucune explication à me donner ? Tu n'as rien à me dire ? Est-ce que tu as au moins conscience de ce que tu m'as fait ou alors est-ce que pour toi c'était un jour comme un autre ? ››

Ses mots firent échos à mes doutes. Ne jamais sous-estimer un cœur brisé. Et je savais ce qu'était d'avoir un cœur brisé. Je le savais si bien. Mes défenses étaient au plus bas. Il pouvait attaquer s'il voulait. Il avait raison, je l'avais mérité. Le seul fait de le voir dans cet état après tant de temps me le prouvait.
Ma voix était douce. Si douce... Je ne me reconnaissais plus... Ou bien je me reconnaissais trop. L'ancienne Perséphone, celle que j'avais été si longtemps mais que je n'étais plus depuis tant de temps. Que faisait-elle là ? Pourquoi ne pouvais-je plus l'arrêter ?

- Est-ce que ça changerait quelque chose ? Est-ce que ça te ferait du bien de comprendre ?

La question était légitime. Etait-il prêt à entendre mes raisons ? Etait-il prêt à libérer sa colère de cette façon ou bien toute parole de ma part était-elle vaine ? Moi j'aurais voulu savoir, j'aurais voulu entendre de la bouche de Seraphina pourquoi elle avait fait tout ça. Pourquoi toute cette haine ? Tous ses ressentiments contre moi... Même si au fond de moi je savais, je connaissais la réponse, les mots auraient pu être ma libération. Et pourtant je les avais fuis, depuis que j'étais revenue je n'avais fait que me cacher, manipuler et détruire dans l'ombre. Ca ne me ressemblait pas. Ce n'était pas moi... Ca lui ressemblait à elle, à Sera et à tout ce que j'avais toujours craint puis détesté chez elle.

‹‹ J'en ai une autre pour toi. Est-ce que tu avais prévu de m'arnaquer depuis le début ou bien est-ce que tu t'es dis, à mesure que je m'ouvrais à toi, que ce serait sympa de me tenir par les couilles ? ››

Je secouais la tête. Je ne pouvais rien faire de plus. Les mots étaient coincés dans ma gorge nouée sans aucune chance de s'en échapper. Elle avait reprit le contrôle et elle ne le lâchait plus. J'en souffrais, j'enrageais et pour la première fois depuis très longtemps, c'était moi qui regardais Perséphone au pouvoir, impuissante.
A quel point mon âme était-elle noircie à présent ? Jusqu'où étais-je donc allée ? En présence d'un Andrew plus sombre qu'avant, je ne m'en étais pas aperçue. Mais maintenant, en pleine lumière, j'étais soudainement comme aveuglée par tout ce que j'avais si longtemps choisi d'ignorer.
Une jeune femme arriva, un petit carnet entre les mains. Intrusive, dérangeante, elle me tira un moment hors de ma torpeur. Je m'accrochais au regard de la femme, évitant celui de l'homme que je sentais durement fixé sur moi dans même avoir besoin de le voir. J'aurais voulu prolonger ce moment encore et encore ou bien passer à bien longtemps après... Mais on attendait ma réponse. La pression pesait sur moi.

- Comme lui.

C'était la seule chose qui s'était échappé d'entre mes lèvres. La seule chose qui m'était venue à l'esprit. Je n'avais ni faim, ni soif, mais s'il avait décidé de guider la soirée, alors qu'il le fasse. Il avait de toute façon décidé de prendre le contrôle et pour le moment, je ne comptais absolument pas le lui retirer.

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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Jeu 24 Nov - 18:59


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Where the beginning ends.

Quelques mois. Sans importance. Un petit laps de temps de rien du tout. Bien. Nous n'avions pas la même conception des choses. Dans un sens, elle avait parfaitement raison. J'aurais dû la laisser partir et juste l'ignorer désormais. Mon ego en avait décidé autrement. C'était la deuxième femme à me piétiner comme si je n'étais rien, qu'un vulgaire tapis décoratif dont on pouvait changer comme bon nous semblait selon l'humeur. J'étais visiblement très aisément remplaçable. Et oui, ça, ma fierté peinait à l'accepter. Cela justifiait-il que je remue terre et ciel ? La vérité était que tout s'était passé de manière plutôt fortuite, un hasard, le destin peut-être, ou bien le karma et il était l'heure de mettre les choses sur la table. Mais elle n'avait pas besoin de savoir. Je me contentais de lui sourire un peu plus. Passais-je désormais pour un acharné ? J'étais un acharné, je ne savais pas dire stop lorsqu'il le fallait et c'était malheureusement tout autant une faiblesse qu'une force. J'écoutais chacun des mots de Persephone avec attention. Une réponse par une autre question, encore et encore. Si je m'étais écouté, je crois que j'aurais pu taper de la main sur la table en hurlant que j'en avais marre de ces habitudes féminines de merde ! Je posais une question, j'attendais une réponse et non une autre question à la place. Qu'est-ce qui n'était pas clair ? Mieux valait que je me contrôle si je ne voulais pas me faire sortir du restaurant par le bout de l'oreille. Que croyait-elle ? Que j'étais là pour plaisanter ? Pour passer le temps ? Bien évidemment que j'étais là pour comprendre. Peut-être que cela ne soulagerait pas le passé, ce qui était sûr c'est que ça ne le changerait pas en tout cas ; mais j'avais envie de savoir s'il y avait une raison. J'avais toujours ressenti le besoin de comprendre les choses et encore plus lorsque cela me touchait d'aussi près. Ne pouvait-elle pas me rendre ce service après ceux que je lui avais rendu ?
La serveuse nous interrompit et je calmais mes ardeurs, tentant de rester le plus naturel possible. Persephone rentra dans le jeu et je hochais la tête en posant de nouveau mes yeux sur la serveuse.

Ce sera deux cafés alors, souriais-je à la demoiselle qui prit nos commandes et repartit aussi vite.

Mon regard se tourna à nouveau vers Persephone et je me penchais un peu plus vers elle, désormais très sérieux. Est-ce que j'allais seulement obtenir quelque chose d'elle ce soir ? J'avais la sensation que les gens, et notamment les femmes, aimaient me pousser à bout pour que j'obtienne des réponses. Je ne comprenais pas ce mécanisme. Que perdait-elle à me dire ce qu'elle avait sur le cœur ? Cela ne pouvait pas empirer les choses, si ? Alors pourquoi fallait-il toujours leur arracher les vers du nez ? Pourquoi fallait-il toujours se battre pour obtenir un semblant de réponse ? Je n'inspirais pas confiance, je l'avais bien compris, mais je méritais bien de connaître la vérité, comme n'importe qui. Elle n'avait pas besoin de me dire plus que ce que j'avais besoin d'entendre : ce qui me concernait. Plus proche d'elle, je lui murmurais avec davantage de douceur :

Après tout ce que j'ai fait pour toi, tu ne crois pas que tu pourrais faire ça pour moi en retour ? Simplement répondre à mes questions ?

Je ne cherchais pas à l'attendrir. Mais, comment lui faire comprendre ? Je ne comptais pas discuter seul et si elle refusait de répondre maintenant de son gré, elle finirait par répondre de force. Pas ici, pas ce soir, mais ce jour arriverait, et elle regretterait de ne pas avoir saisi sa chance aujourd'hui.

Tu crois que je suis là parce que je n'ai que ça à faire ? Bien sûr que j'ai envie de comprendre ; j'ai besoin de comprendre.

Je n'en appelais pas à son empathie, car je n'étais même pas sûr qu'elle en ait encore, si seulement elle en avait déjà eu, notamment pour moi. J'essayais seulement de lui exposer les faits. Malgré moi, je répondais à ses questions en pensant que j'avais peu de chance qu'elle réponde aux miennes ; néanmoins je faisais le premier pas.

La vérité est libératrice quand on la laisse sortir. Je ne vois pas quels risques tu prends à tout simplement m'expliquer pourquoi tu es partie. Je ne vais pas t'obliger à vivre avec moi à nouveau tu sais... dis-je dans un soupir amusé.

Ma foi, je tenais bon. J'étais calme, posé, je réussissais à gérer ma colère et même à m'amuser un peu de ma situation. Oui, je tenais bon, pour le moment. Mais ma patience n'était pas éternelle. Loin de là. Et Persephone le savait pertinemment. Du moins, je l'espérais, pour son bien.



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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Mar 6 Déc - 23:24


Kenneth&Perséphone



L'impression de voguer dans le brouillard opaque d'un cauchemar qui m'habitait depuis quelques temps était plus présente maintenant que jamais. J'avais le sentiment d'être grisée par l'alcool ou la folie d'un rêve et rien de tout cela me semblait réel. Et pourtant c'était si violemment désagréable que je n'avais plus qu'une seule envie et c'était celle de me réveiller. Malheureusement, je doutais fort que le café que Kenneth venait de commander soit d'une aide assez puissante pour me venir en aide. Ma tête me lançait, mes sens me lâchaient, j'étais comme perdue entre deux mondes.
Lorsque le beau brun se rapprocha de moi radoucis, je laissais échapper un petit soupire, las. Etait-ce le retour à la raison qui était si douloureux ou les derniers pas dans ma déchéance ?

‹‹ Après tout ce que j'ai fait pour toi, tu ne crois pas que tu pourrais faire ça pour moi en retour ? Simplement répondre à mes questions ? ››

Mes yeux s'accrochèrent à son regard clair, parce qu'il était la seule chose ici que je connaissais, la seule chose qui me semblait familière. Et moi... Moi je ne savais même plus qui j'étais. Comme j'aurais voulu qu'Andrew soit là, qu'il puisse me répondre. Mais même ça je n'étais pas sûr qu'il en serait capable... Après tout, lui non plus n'était plus le même.

‹‹ Tu crois que je suis là parce que je n'ai que ça à faire ? Bien sûr que j'ai envie de comprendre ; j'ai besoin de comprendre. ››


Kenneth avait raison. Je lui devais la vérité. Je lui devais tellement plus même...Au fond de ma tête l'autre Perséphone s’insurgeait. Elle me hurlait de me débarrasser de l'homme qui m'avait fait prisonnière, d'attendre le café brûlant pour le lui jeter au visage avant de me libérer d'une manière ou d'une autre puis de m'enfuir en courant. Mais je ne l'écoutais déjà plus. Elle avait eu voix au chapitre bien trop longtemps. Alors j’acquiesçai.

- Je peux te raconter mon histoire. Je peux te raconter ce qui m'a amené à abuser ainsi de toi. Mais il va falloir me croire après tout mes mensonges... Et aussi, j'ai entièrement conscience que ça n'excusera en rien ce que j'ai fait.

Ma voix n'avait été qu'un souffle. J'étais prête à lui dire la vérité, j'étais prête à tout lui raconter, mais qu'est-ce que ce serait difficile... Je le savais, je le sentais déjà. Moi qui avait tant de fois ressassé mon passé jusqu'à me mener moi-même à la folie afin de mener une vengeance supposée salvatrice mais qui n'avait jamais fait que me perdre encore et encore...Il m'était pourtant difficile maintenant rien que de songer à l'évoquer à voix haute. C'était si douloureux, ça rendrait les choses plus réellement encore. Pourrais-je seulement le supporter ? Pourrions nous, elle et moi le supporter ?
L'idée me traversa un instant que si mon comportement me chamboulait tant, lui ne devait pas être déstabilisé plus que d'habitude... Après tout c'était en partie à moi qu'il avait été présenté. Un parfait mélange entre l'ancienne et la nouvelle moi. Ma douceur et son jeu de charme incendiaire... Mais Kenneth ne pouvait pas savoir tout ça, il ne pouvait pas le deviner et je ne pouvais pas le lui dire non plus : comment pourrait-il seulement me croire ? Et de toute manière, comme je le lui avais dit, cela n'excuserait rien. J'avais commis ma plus grande erreur le jour où j'avais volontairement cédé les rennes à l'autre. Ce jour à Darkness Fall où pour survivre, j'avais lâchement succombé à de sombres et folles idées.

‹‹ La vérité est libératrice quand on la laisse sortir. Je ne vois pas quels risques tu prends à tout simplement m'expliquer pourquoi tu es partie. Je ne vais pas t'obliger à vivre avec moi à nouveau tu sais... ››

S'il essayait de jouer avec mes sentiments, ça marchait à merveille. L'autre moi ne se serait pas faite avoir elle, elle l'aurait envoyer voir ailleurs avec ses conseils d'interrogateur de police, moi en revanche je croyais à ce qu'il disait, je voyais de nouveau le bon dans les gens, comme à l'époque, comme avant tout ça... La naïveté qui m'avait tué revenait et je ne me débattais même pas... Pourtant je savais ce que je prenais comme risques et ils concernaient tous ma sœur. Si elle apprenait, si elle découvrait... Nul doute qu'elle essayerait de me supprimer une fois de plus. Et si je perdais, cette fois-ci, j'étais quasi certaine de ne plus jamais revoir Andrew... C'était amusant comme à cause d'elle j'avais tout perdu... Et puis pour elle je continuais à perdre encore. Pourtant j'en avais déjà trop dit et je ne comptais plus m'arrêter. Alors ce fut sa dernière remarque qui m'interpella, faisant même naitre un sourire sur mes lèvres bien que mes yeux restaient gorgés de regrets.

- Oh Kenneth, vivre avec toi était de loin la chose la plus agréable que j'ai faite avec ma nouvelle identité... Et ça n'a jamais été une obligation.

Les émotions serraient ma gorge, mais je ne laissais rien paraître. Je ne pouvais pas, il penserait que je surjouait. Mais le fait de reprendre possession de mon corps libérait tellement de sentiments qu'elle avait enfouis que j'étais sur le point de craquer quand les cafés arrivèrent. Une fois la tasse devant moi, je refermais mes mains autour pour les réchauffer. J'avais profité de la diversion pour échapper à son regard troublant et me plonger dans la contemplation inconsciente de ma boisson fumante. Peut-être serait-il plus facile de lui parler ainsi, sans le voir, comme dans un drôle de confessionnal où le bois serait remplacé par une fumée douce-amer.

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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Sam 10 Déc - 17:51


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Persephone & Kenneth
Where the beginning ends.

Persephone abaissait finalement les armes. Je ne savais pas si mes mots avaient trouvé leur chemin jusqu'à sa raison, mais je n'en demandais pas plus. Je l'écoutais attentivement, figé près d'elle de peur de bouger et de briser la dynamique en cours. Elle avait au moins conscience qu'elle avait abusé de moi et qu'elle n'avait fait que me mentir. Bien, très bien. Excellent premier pas. Si j'avais été tendu auparavant, la tension dans mes épaules se relâcha d'elle-même très vite. J'allais peut-être être satisfait de cette soirée finalement. Non, cela n'excuserait en rien ce qu'elle avait fait, mais ça n'avait pas d'importance. Blondie ne recherchait pas mon pardon et c'était très bien ainsi.

Quel dommage de devoir en arriver là pour connaître la vérité... murmurais-je à voix très basse plus à moi-même qu'à Persephone, mobilisant à peine mes lèvres dans le processus.

L'honnêteté n'était pas une qualité majoritaire chez les gens, ça c'était sûr, et cela finirait bien par arrêter de me surprendre un jour. Si Persephone était prête à tout me confier, ses explications se faisaient encore attendre. Avait-elle besoin d'un nouveau coup de pouce pour que les mots franchissent ses lèvres ? J'avais alors repris la parole, j'avais cherché à la stimuler, la sécuriser également, l'encourager à laisser les mots s'écouler sans plus réfléchir. Un sourire se dessina sur le visage de la jolie blonde et je m'attendais soudainement à un « va te faire foutre », mais ce fut parfaitement autre chose qu'elle avait à me dire. Je me redressais spontanément, brisant finalement la dynamique par moi-même, cherchant à esquiver sa proximité. Je me renfermais imperceptiblement, mon visage toujours aussi froid, dénué d'une quelconque émotion visible. La vérité était que j'étais confus. La chose la plus agréable qu'elle avait pourtant balayé d'un revers de main sans aucune difficulté. Si elle cherchait à jouer une nouvelle fois avec moi, elle allait le regretter, ça elle pouvait en être sûre. Si j'étais prêt à lui sauter à la gorge en simple réponse à sa petite manipulation affective, la serveuse m'interrompit dans mon élan et je me calais mieux au fond de mon siège pour la laisser distribuer nos boissons chaudes sans peine.

Merci, murmurais-je avant de prendre spontanément mon café dans mes mains pour les occuper.

La dynamique était définitivement brisée et si mes yeux se posèrent une nouvelle fois sur Perse, elle, elle esquivait mon regard à merveille. Le pic de rage qui m'avait envahi un peu plus tôt s'apaisait de lui-même et je décidais de laisser Perse y échapper. Un jour, je ferai une connerie à cause de toute cette colère enfouie au fond de mes entrailles. Une connerie que je regretterai pour le restant de mes jours. Je manquais de contrôle par moment, moi le maniaque du contrôle si exigeant envers moi-même, quelle ironie. Je ne comprendrais jamais comment j'avais pu devenir aussi colérique avec le temps. Jusqu'à preuve du contraire, les renards n'étaient pas des animaux spécialement colériques ; peut-être était-ce la spécificité de celui qui vivait en moi ou que sais-je encore. Ce qui était sûr, c'était qu'il avait une sacrée personnalité. Je tapotais ma tasse du bout des doigts. La paix était revenue et mon regard se perdit à travers la fenêtre du restaurant. Un silence pesant que Perse n'était pas décidée à briser s'était installé. Je repris une grande inspiration avant de le faire à sa place :

Alors ? Demandais-je simplement, sans plus de fioritures.

Je n'avais pas besoin de lui rappeler le sujet de notre discussion. J'attendais ses aveux, tout simplement. J'espérais ne pas avoir à le regretter, mais c'était le principe de toute vérité : elle n'était pas toujours bonne à entendre, et c'était le jeu. Je l'avais voulue, je l'avais réclamée, c'était à moi de l'accepter, quelle qu'elle soit. Je priais intérieurement pour que Perse n'ait pas changé d'avis. Tiens-toi tranquille, rappelais-je au renard. Un peu de contrôle ne nous ferait pas de mal, à tous les trois.



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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Lun 26 Déc - 21:47


Kenneth&Perséphone
 




Comme il aurait été agréable de se laisser couler dans des eaux chaudes. Un bain brûlant, détendant les muscles, ramollissant les barrières, laissant couler les émotions et les larmes au milieu des bulles de savon. J'aurais voulu m'y enfoncer et voir les souvenirs se dissoudre comme autant de craies, formant des nuages de couleurs qui bientôt se dissiperaient à jamais. Je les aurais vu s'échapper de mon corps, laissant les pores de ma peau libérés de leur pollutions avant de s'étendre, encore et toujours plus, puis de fondre dans le bleu de l'eau.  Et alors j'aurais pu sortir de l'étendue liquide, libre, légère... Ou peut-être bien que je n'en serais jamais sortie, que moi aussi j'aurais fini par fondre et disparaître et peut-être que ça aurait été pour le mieux...
Je relevai légèrement le regard de ma tasse de café. Ce n'était peut-être pas une si bonne idée de la fixer comme ça finalement...

A côté de moi je sentais Kenneth réagir aussi clairement que j'aurais pu voir les émotions le traverser si j'avais daigné tourner mes yeux vers lui. Il s'imposait à moi. Dérangeait mes pensées, m'obligeant à ne pas l'ignorer. Il n'en était certainement pas conscient, mais je ne pouvais simplement pas ne pas me concentrer entièrement sur autre chose. Je sentis son corps se raidir à mes mots. A une époque je préférais qu'il se raidisse sous mes mains mais c'était là une autre histoire. C'était comme une aura sombre l'entourait, s'échappait de lui et venait jeter une ombre sur mon être. Je tentai à nouveau de me perdre dans mon café pour échapper à cette vilaine sensation que le jeune homme me procurait.  

‹‹ Alors ?  ››

Il était prêt à écouter. Il voulait savoir. Pour ouvrir les lèvres, pour laisser passer le son et former des mots intelligibles, je me convainc que j'étais obligée de parler, qu'il n'y avait pas d'autre solution.

- J'ai une sœur jumelle, Seraphina. Petites on s'entendait à merveille, on était inséparables et puis... Je ne sais pas vraiment à quel moment exact ça a changé mais elle a commencé à être de plus en plus renfermée sur elle-même, plus colérique, plus agressive... J'ai essayé de l'aider, mais elle n'a fait que me repousser, encore et encore. A cet époque je n'étais pas encore celle que je suis maintenant.

Je nous revoyais encore, Sera et moi à courir dans la grande maison familiale, à dégringoler les marches sous le regard faussement réprobateur de maman avant de foncer dans le jardin pour se disputer la même balançoire.

- J'aimais ma sœur, je n'étais qu'amour et ma famille était ce que j'avais de plus précieux. Dans cette vie là tout me réussissait et ce que j'adorais le plus après ma famille étaient les sciences, alors j'ai fini par aller à l'université. Ca n'a fait qu'empirer les choses. J'aurais certainement du rester auprès de ma sœur, toute cette méchanceté ne pouvait traduire qu'une immense douleur, jamais je n'aurais du l'abandonner comme ça...

Mais la vie continuait et la mienne était si bien lancée que je n'avais jamais songé à l'arrêter.

- Pourtant je l'ai fait. J'avais certainement sous-estimé ce qui se passait chez Sera, j'avais du me dire que ça finirait par passer. Puis c'est à l'université que j'ai rencontré l'homme de ma vie. Il a effacé chez moi les dernières traces de doute, illuminant ma vie jusqu'à aveugler de sa lumière les quelques parts d'ombre qui subsistaient quant aux inquiétudes que j'avais concernant ma sœur.

Un sourire triste se dessina sur mes lèvres. C'est à ce moment que j'arrêtai de pianoter sur ma tasse pour me tourner vers Kenneth et me perdre dans son regard.

- Ca nous a rapidement paru comme une évidence que nous étions faits l'un pour l'autre. Et il a fini par me demander en mariage.

Je levai la tasse un instant à mes lèvres et laissais mes yeux repartir dans le vide. Le café brula ma langue. La douleur physique me déconnecta l'espace d'un moment de celle mentale. La chair était engourdie, sensibilisée en surface, puis rapidement ça ne me laissa plus qu'une impression pâteuse en bouche et je reconcentrai mon regard sur le beau brun.

- Le jour de nos noces, j'étais la femme la plus heureuse au monde. Je nageais en plein bonheur, portée par une foule d'émotions qui rendaient le moindre de mes gestes à la fois naturel et extraordinaire. C'était comme ça que je me sentais auprès de lui. Et puis, quelques minutes avant le début de ma cérémonie, ma sœur m'a rejoint dans la chambre où je m'était préparée. C'est à ce moment là que toute la rancoeur qu'elle nourrissait s'est déversée.

Ses iris bleus offraient des reflets magnifiques sous la faible lumière. Je m'y accrochais pour ne pas trop revivre ce moment, autant que j'agrippais mes doigts à la tasse brûlante pour rappeler à ma tête quelle était la vérité.

- On a fini par se battre, elle m'a poussé et je suis morte en me cognant à un meuble. Aussi simple et bête que ça peut paraître, déchue au paroxysme de mon bonheur... On dirait un roman de Zola...

Je souris l'espace d'une seconde. Comme si ça pouvait avoir quelque chose de comique.
L'autre ça l'avait peut-être fait rire, mais moi jamais. Je secouai la tête. Il me fallait un peu de temps.  Une pause dans mon histoire avant de passer à la seconde partie, la bien plus sombre, celle qui avait éveillé ma sombre vendetta...
Puissent les grains de café me donner la force de continuer.

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Dernière édition par Persephone D. Wilson le Sam 14 Jan - 23:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Dim 8 Jan - 19:29


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Suite à ma relance, les mots de Persephone ne se firent pas attendre ; une très bonne chose donc. Mes yeux étaient figés sur la jolie blonde et mes oreilles avaient spontanément effacé tout le bruit ambiant pour se concentrer uniquement sur sa voix. J'écoutais chacun de ses mots, attentivement. Je ne savais pas si j'aurais besoin de deviner certains non-dits ou si elle allait plutôt être directe. Sa sœur, Sera, celle qui m'avait permis de mettre la main sur Perse, était au cœur du sujet. Si nous n'avions jamais été spécialement proches Sera et moi, j'en apprenais davantage sur les deux jumelles. Je fronçais les sourcils alors qu'elle me décrivait un tableau sombre de Sera et qu'elle introduisait un homme qui allait l'aveugler dans l'équation. Bientôt, les yeux de la jolie blonde se perdirent dans les miens, comme si je pouvais particulièrement comprendre ce qu'elle avait à me dire. Je ne la quittais pas des yeux pour autant. Cela devait être une partie importante de l'histoire mais je n'étais pas sûr de bien comprendre pourquoi. Alors je restais parfaitement silencieux, attendant la suite, l'événement de trop, le drame. J'en oubliais mon café alors que Perse se permettait une pause dans son discours en buvant une gorgée du sien. La suite de l'histoire ne fut pas glorieuse. Une fin un peu bête, un accident – ou pas – mettant fin à son petit bonheur de princesse. Est-ce que Sera avait agi par jalousie ? J'en doutais à vrai dire. Je ne pouvais pas imaginer cette femme aussi dérangée même si je ne la connaissais que très peu. Je ne me méfiais pas assez des apparences visiblement, et même si j'avais déjà eu plusieurs bonnes leçons dans ma vie, je pouvais encore me faire duper, la preuve encore ici : je n'aurais jamais pensé que Sera était capable de tant de haine. D'accord, les deux sœurs avaient un sombre passé, aussi étrange que surprenant, mais de là à vouloir se tuer mutuellement ? Et si Persephone retrouvait Sera, est-ce qu'elle se vengerait tout simplement ? Ou alors chercherait-elle à comprendre pourquoi ? Comment deux sœurs jumelles avaient pu en arriver là ? Il semblait qu'entre l'amour et la haine il n'y avait qu'un pas. Un concept que je n'avais jamais compris, malgré mes expériences qui me prouvaient le lien étroit entre ces deux sentiments opposés. Son sourire fit naître un bref rictus sur mes lèvres.

Tu sais que ton histoire n'a aucun sens ? Pourquoi ta sœur jumelle aurait voulu te tuer ?

Jamais je ne pourrais imaginer un lien du sang aussi puissant dégénérer d'une telle façon sans aucune raison évidente. J'aurais bien été incapable de toucher au moindre cheveu de ma sœur jumelle. Pourtant je croyais Perse. J'avais avalé chacun de ses mots et les avais pris pour argent comptant. Je la croyais sans savoir pourquoi, malgré notre passif et ce dont je la savais capable. Il y avait une part de sincérité en elle et je ne pouvais pas l'ignorer.

Alors quoi ? Elle voulait récupérer ton fiancé pour elle ? Elle voulait simplement te sortir de l'échiquier ? Est-ce que tu sais pourquoi elle ressentait tant de rancoeur ?

J'avais peut-être deviné la suite : son échappée belle de Darkness Falls sans aucun doute, puis son changement d'apparence pour échapper aux griffes de Sera ? Je n'en étais pas sûr. Je la désignais vaguement du bout des doigts :

Tu cherches à échapper à ta sœur ? D'où ce changement d'apparence ?

J'en avais oublié mon propre intérêt. J'avais oublié pourquoi je lui en voulais. Je m'intéressais réellement à son histoire et à ce qui l'avait menée ici ; pourquoi et comment était-elle devenue ce qu'elle était désormais aujourd'hui ? J'étais curieux, et si j'avais craint la vérité l'espace d'un instant, il semblait bien au contraire qu'elle était forte agréable. Je soulevais ma tasse à café pour la porter à mes lèvres et en boire une gorgée. Cela me soulagea réellement ; j'aimais le café et plus il était amer, plus il était doux à ma bouche. J'attendais la suite. Des précisions, des explications. Je n'étais pas pressé. Je lui laissais le temps nécessaire pour poursuivre son histoire et trouver ses mots, en espérant que ma bienveillance ne lui servirait pas, à l'inverse, à formuler de nouveaux mensonges pour m'entourlouper.



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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Dim 15 Jan - 17:16


Kenneth&Perséphone



Kenneth était resté un long moment silencieux mais j'étais trop enfouie dans mes pensées pour réellement le relever. Quand bien même j'avais essayé de m'accrocher à son regard pour ne pas partir à la dérive, mon esprit n'était plus ici, il n'était plus vraiment avec lui. Je revoyais Sera, celle qui me renvoyait éternellement mon reflet, mes sourires, toutes mes expressions... Elle était mon miroir, mon double et ne le serait plus jamais. Comment des êtres qui s'aimaient tant pouvaient vouloir se faire tout ce mal ? Pourquoi n'avait-ce pas pu être plus simple ? Nous aurions été des meilleures amies, de vraies âmes sœurs pour l'éternité... Nous aurions été si heureuses...
Je me rendis soudain compte que je fixais encore le charmant bruns et que mes yeux s'étaient gorgés de larmes. C'était stupide. Je détournai le regard et ravalai mon sanglot.

‹‹ Tu sais que ton histoire n'a aucun sens ? Pourquoi ta sœur jumelle aurait voulu te tuer ?Alors quoi ? Elle voulait récupérer ton fiancé pour elle ? Elle voulait simplement te sortir de l'échiquier ? Est-ce que tu sais pourquoi elle ressentait tant de rancoeur ? ››


Je secouai la tête. Je ne m'étais pas attendue à ce qu'il comprenne. Je ne m'attendais pas non plus à ce qu'il me comprenne moi, mes décisions, ce que j'avais fait jusqu'à en arriver là. Mais il m'avait demandé de m'expliquer, voilà donc ce que je faisais.

- Elle était jalouse, c'est ce que j'en ai déduit tout du moins. Je n'ai pas eu de discussion avec elle depuis ma mort mais j'ai eu le temps d'y penser à... Avec toutes ces années... Je ne vois rien d'autre. Une jalousie maladive, insidieuse, remontant peut-être déjà de l'époque où on avait accueilli notre demi-frère à la maison...

Je l'avais certainement déjà vu et compris à l'époque, qu'elle entretenait cette jalousie. Mais je la croyait passagère, infantile. Après tout, notre père n'avait jamais eu d'yeux que pour nous avant Julian, le changement n'avait pas été facile, la venue de notre belle-mère n'avait pas été facile... Mais moi je m'y étais faite. Elle n'était pas mauvaise et Julian non plus. J'avais imaginé que ça finirait pas être pareil pour Sera... J'avais visiblement imaginé bien trop de choses...

- Des années et des années de jalousie, de renfermement sur elle-même, de sentiments d'incompréhension... Et pour être exact, je ne crois pas qu'elle ait réellement voulu me tuer. C'était un accident...

Mais ce n'était pas pour ça que je la haïssait, ni pour ça qu'il y aurait tous ces changements. Il allait me le demander. J'anticipai. Mais à peine...

- Ca c'était un accident... Puis il y a eu le reste.

Tout le reste. Amplifié par des années de souffrances et de suppositions.
Je ne pouvais pas continuer. Pas encore. Pourtant il allait me prendre pour une folle, il allait me prendre pour uns susceptible maladive. Pourquoi vouloir tuer ma jumelle pour quelque chose qu'elle n'avait même pas voulu ? C'était ma sœur, c'était une partie de moi. Il en fallait tellement plus pour en arriver là. Et il y avait plus. Mais j'avais besoin de respirer un moment.
Mon café ne semblait plus envisageable. Je n'arrivais plus rien à avaler. Ma gorge était trop nouée pour le moment. Je me concentrai pour détendre mes muscles, puis inspirai profondément à trois reprises. Le calme se réinstallait quelque peu.

‹‹ Tu cherches à échapper à ta sœur ? D'où ce changement d'apparence ? ››


Un nouveau mouvement négatif.

- Non, je ne cherchais pas à lui échapper, non...

Ma voix s'était faite plus grave, mes yeux plus sombres. Kenneth voulait la vérité et il n'y avait plus que ça qui sortait d'entre mes lèvres maintenant. J'étais si fatiguée... Et il devait comprendre à mon regard que j'étais loin d'avoir pensé à la fuir. Je n'avais jamais voulu que la vengeance. Lui faire payer. Survivre pour l'atteindre et lui rendre tout ce qu'elle m'avait fait subir. Venger ma famille, l'amour de ma vie, moi-même... J'avais pendant des années fermé les yeux sur l'être démoniaque que ma propre sœur renfermait. Mais il avait fini par m'apparaitre, s'imposer à moi sans jamais que je puisse à nouveau l'ignorer... et il m'avait dès lors semblé que j'étais la seule à pouvoir l'arrêter. Ca avait également été une excuse pour moi, pour couvrir toutes les mauvaises choses que j'avais faites. Mais ma vendetta avait toujours été la plus forte, celle qui guidait mes pas et me donnait une raison de vivre... Mon regard se releva vers celui qui avait été mon sauveur à une autre époque, peut-être dans une autre vie. Quand j'en avais eu le plus besoin... Quelque part, j'avais le sentiment que le schéma se répétait.

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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Dim 29 Jan - 19:18


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La plupart du temps, la première question que l'on posait à des jumeaux était : « Ça fait quoi d'avoir un jumeau ? » Une question complètement absurde à laquelle nous ne pouvions que répondre : « Je ne sais pas, puisque j'ai toujours eu un jumeau. » Jusqu'au moment où on le perdait. Je n'avais jamais imaginé ma vie sans ma sœur jumelle. C'était inconcevable car elle était une partie de moi. Maintenant qu'elle n'était plus de ce monde, je me demandais si je saurais répondre à cette question. Je pouvais imaginer la peine de Persephone. Des vraies jumelles. Comment avaient-elles pu sombrer dans tant de ténèbres ? A quel moment est-ce que ça avait merdé ? Et de la jalousie vraiment ? J'affichais un visage perplexe, sans m'en cacher. Le sujet me touchait trop pour que je m'amuse à masquer mes émotions. Même si j'avais la sensation de ne pas connaître la femme qui était assise à côté de moi, c'était pourtant bien ma Blondie. Celle qui avait réussi à briser ma carapace, petit à petit, de la manière la plus fortuite possible. Je n'avais jamais connu sa vie comme elle n'avait jamais vraiment réussi à connaître la mienne, et ceci même si nous avions partagé mon lit quelques temps. Je réalisais désormais à quel point je ne la connaissais pas, pas même un peu. Je me calais davantage encore au fond de mon siège avant de porter mes doigts à mes lèvres un bref instant, pensif. Tout comme ma jumelle n'avait été capable que d'amour, j'étais capable de la pire des haines. J'imaginais que pour Sera, c'était pareil. Mais Persephone était loin d'être innocente. J'écoutais chacun de ses mots, construisant petit à petit le puzzle d'une partie de la vie de la jolie blonde. Et elle n'était plus la victime désormais. Elle avait laissé la suite de l'histoire en suspens et j'acceptais cette pause et ce délai sans broncher. Pourtant, l'impatience de résoudre l'énigme qu'elle représentait grouillait en moi. Je croisais finalement son regard. Le silence s'était à nouveau installé. Comptait-elle m'en dire davantage ? Je hochais à peine la tête, un signe d'approbation sans réellement savoir ce que j'approuvais vraiment.

Est-ce que je peux savoir c'est quoi le reste et la raison à ce changement d'apparence ?

Jusqu'à maintenant, tout se passait plutôt bien. Elle ne m'avait pas encore brûlé le visage avec son café, et elle n'avait pas tenté de fuir. En fait, tout se passait bien mieux que je n'aurais jamais pu l'espérer. Je ne me laissais pourtant pas attendrir. Le poids du passé était bien présent, et même si Persephone coopérait et s'expliquait, me confiait la vérité, me racontait la totalité de l'histoire, je n'étais pas sûr de pouvoir la pardonner. Je n'étais pas un modèle de sincérité, visiblement. Si je lui disais où se trouvait sa sœur, se lèverait-elle en trombe pour aller la tuer de ses propres mains ? J'allais rester en dehors de cette histoire, car elle n'était clairement pas la mienne. Pouvais-je les épargner toutes les deux à la fois ? Je baissais à peine les yeux avant de les relever sur les siens. Omettre de donner de telles informations n'était pas totalement mentir si c'était pour protéger les deux blondes à la fois, si ? J'osais finalement poser la question qui me trottait dans la tête :

Et si tu la retrouvais, qu'est-ce qui se passerait ?

Pouvaient-elle mutuellement se pardonner ? Est-ce que des jumeaux n'étaient pas capable de tout se pardonner ? La nature ne voudrait pas briser un lien aussi puissant. Si elles se fixaient dans les yeux une nouvelle fois, est-ce que l'une d'entre elles aurait le courage de planter une lame en plein abdomen de l'autre ? La théorie de l'accident que m'exposait Persephone concernant sa mort était bien plus plausible que toute haine possible entre les deux jumelles. Du moins, je voulais y croire. Je voulais me persuader que deux êtres aussi semblables, le même sang, la même chair, l'exacte copie et une seule âme séparée dans deux corps, deux êtres pourtant bien différents à la fois, ne pouvaient en arriver à se haïr avec tant de violence. Étrangement, sans savoir pourquoi, non, je n'y croyais pas. Mais l'être humain était un être bien sombre, une bien vilaine chose dont il fallait à tout prix se méfier. Aucune chance que je prenne le risque de les pousser à s'entre-tuer. Parfois, le mensonge par omission avait du bon, comme maintenant. Du moins, j'essayais de m'en convaincre.



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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Sam 4 Fév - 20:17


Kenneth&Perséphone
 




Un grande inspiration bloquée en plein élan. Une fois, deux fois. Ralentir son rythme cardiaque pour se tranquilliser. Fermer les yeux puis plonger dans l'eau glacée. Le plus difficile était toujours cet instant de prise de décision, ce combat intérieur entre faire ou s'abstenir, entre oser ou reculer. Ensuite toute était plus simple, on ne pouvait plus faire machine arrière. Quand le saut était amorcé, il ne restait plus qu'à laisser son corps heurter le liquide froid puis à son organisme le temps de s'y habituer. On s'habitue à tout. Enfin c'était tout du moins se qui se laissait entendre dire...

- Si elle n'avait fait que ça : me pousser, ça n'aurait été qu'un accident, qu'un pauvre incident que j'aurais pu lui pardonner...

Mais je ne pouvais pas non plus affirmer ça pour sûr, Darkness Fall m'avait beaucoup changé. Les gens que j'y avais rencontré m'avaient beaucoup changé. Ils avaient réveillé une partie de moi que je ne connaissais pas. Pas totalement...

- Puis quand je suis revenu, j'ai appris.

Il ne m'avait pas fallut longtemps pour apprendre. Les choses se savaient si facilement, les gens parlaient si facilement... Tout finissait par se savoir et il semblait que mes méthodes avaient fait leur preuves bien que je n'étais à cette époque qu'une novice en matière de torture et de manipulation... Ca m'avait au moins permis de m'entrainer.

- Quand Seraphina a prit conscience de ce qu'elle avait fait : que j'étais morte par sa faute, au lieu de prévenir les autres, au lieu de plaider coupable avant de pouvoir être innocentée par tous parce que ce n'était toujours qu'un accident, elle à fait bien autre chose. Elle a échangé nos vêtements, a enfilé la robe que j'avais si longtemps mis à choisir, elle s'est présentée à l'autel et a épousé mon fiancé, l'amour de ma vie.

Ma main posée sur la table se serra automatiquement en un poing de colère. Quand je pensais à ses lèvres qui se posaient sur celles d'Andrew. Quand je pensais à son si magnifique regard qui se posait dans les yeux de la mauvaise femme, tout doute balayé par l'incapacité d'envisager un scénario si improbable, si cruel... Ses mains avaient passionnément caressé sa peau en pensant à moi. Ses bras avaient encerclé sa taille alors qu'il se penchait à son oreille pour lui chuchoter des mots doux, si doux... Il l'avait étreint avec tout son amour, tout cet amour qu'il me dédiait et dont une autre avait profité.

- Quand ils ont découvert le corps, tout le monde a cru que c'était Sera qui était morte. Sans aucun doute possible. Personne ne pouvait seulement imaginer ce qui s'était réellement passé. Personne ne pouvait savoir à quel point ma jumelle était devenue folle. Et tu sais ce qu'elle a fait ensuite ?

Les yeux de Kenneth étaient bleus, si bleus... Comme les siens, comme ceux d'Andrew. Un bleu dans lequel on voulait se perdre, pour toujours, quitte à ne plus jamais en sortir. Un bleu si réconfortant, un regard dans lequel on se sentait en sécurité.
Je n'attendais pas de réponse.

- Elle a fait accuser mon père. Et ça a fonctionné. Ils l'ont tous cru coupable. C'est fou parce que... Il n'avait pas de motif tu vois ? Il n'avait aucun foutu motif de tuer sa propre fille qu'il chérissait tant ! Pourtant cette vipère a ouvert la bouche et tout le monde l'a cru. Après ça...

Je fis une petite pause dans mon discours. Prenant le temps de sonder l'expression du beau brun.

- Après ça, elle a aussi trouvé le moyen de faire tuer notre frère. Parce que ce n'était pas suffisant pour elle de m'avoir tué, d'avoir volé mon mari et fait enfermé notre père, elle a aussi réussis à faire mourir notre demi-frère... Elle a détruit tellement de vies... Tellement de vies qui me touchaient tant...

Tout ça pendant que je me débattais dans un monde alternatif stupide avec des zombies et des tarés anarchistes. J'aurais du être là, j'aurais du empêcher tout ça... Mais elle m'avait ôté la vie et mon impuissance m'avait rempli d'une frustration sans barrière.

‹‹ Et si tu la retrouvais, qu'est-ce qui se passerait ? ››

Mon regard était de nouveau parti dans le vague pendant que je parlais. Mais quand la question tomba, je plantai de nouveau des yeux pleins de détermination et de colère dans le regard de mon vis-à-vis.

- Je... Je l'aie déjà retrouvée.

Et la première rencontre avait été si difficile. La confronter. Voir ce visage que je n'avais pas vu depuis si longtemps. Pas même dans la glace. J'avais eu l'impression de me voir, de me retrouver... Mais ce n'était pas vrai, je n'étais plus la même. Je n'étais plus le reflet de cette horrible créature sans cœur, remplie seulement par la jalousie et la haine.

- Je vais la faire souffrir, Kenneth. La faire souffrir comme jamais elle n'a souffert. Pour toutes les vies qu'elle s'est appropriée, pour tous ceux qu'elle a fait souffrir, pour moi et pour Andrew. Ca a déjà commencé.

Ma tête se tourna à nouveau vers la table. Il y avait une fêlure dans le bois avec laquelle je me mit à jouer nerveusement.

- Tu as des frères et sœurs Kenneth ?

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Dernière édition par Persephone D. Wilson le Mar 21 Fév - 12:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Dim 12 Fév - 17:39


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Where the beginning ends.

J'écoutais attentivement Persephone m'expliquer la fameuse suite, et ce ne fut pas réjouissant... La situation me dépassait. Comment pouvait-on aller aussi loin ? Je ne comprenais pas. Je n'étais pas persuadé que ce soit un accident. J'affichais mon dégoût. Comment Sera avait-elle pu faire une telle chose ? Les apparences étaient définitivement trompeuses. Finalement, peut-être que Sera avait été amoureuse de cet homme et qu'elle aurait tout fait pour le récupérer à ses côtés, y compris compromettre sa propre soeur jumelle... Je ne savais pas. Et cet homme n'était pas plus pardonnable. Comment avait-il pu confondre la femme qu'il aimait de tout son être avec sa soeur jumelle ? Comment cela était-il possible ? N'avait-il pas connu par coeur la peau, les doigts, chaque particule du corps de la femme qu'il avait voulu épouser ? Ne s'était-il pas rendu compte de la supercherie lorsqu'il l'avait embrassée ? Touchée ? C'était des jumelles, certes, mais deux personnes distinctes, qui pouvaient être réellement différenciées dans l'intimité. Allons bon, s'il avait pu fermer les yeux aussi bien ou s'il n'avait pas été pris d'un quelconque doute, cet homme avait définitivement été un idiot. J'écoutais la suite de l'histoire, incrédule. Cela ressemblait vraiment à un scénario impossible. Je la savais sincère mais cette histoire paraissait si incroyablement irréaliste que je n'arrivais pas à me l'approprier. Je ne pouvais qu'imaginer la jalousie et la haine qui régnaient entre les deux soeurs. Sera lui avait volé sa vie, sans se retourner : qui pouvait bien faire ça à un membre de sa famille, et encore plus à sa copie conforme, à sa propre moitié ? Les ténèbres pouvaient-elles s’immiscer aussi profondément dans un être humain et tout dévorer pour ne plus rien laisser ? Son histoire, sa famille, plus rien ne comptait alors ? Visiblement, ça avait été le cas de Sera. A côté du sien, mon cas n'était finalement pas si désespéré. J'avais encore de l'espoir de ne pas me laisser totalement phagocyter par les ténèbres du renard qui vivait au fond de moi. Et comme si ce n'était pas suffisant, l'histoire se poursuivait. Sera avait effectivement détruit tellement de vies. Des vies importantes pour elle. Elle semblait si différente de ce tableau sombre que Perse était en train de dresser. Etait-il possible de faire tant de mal à sa propre famille et de changer ensuite ? De devenir une autre personne ? Peut-être. Même si ça paraissait impossible. Mais elle ne pouvait pas être pardonnée. Comment fermer les yeux sur tant de souffrance ? Et bien sûr, bien sûr que Persephone avait déjà retrouvé sa soeur. L'inverse aurait été surprenant. Pourtant, Sera était toujours en vie. Alors elle comptait jouer avec elle et lui rendre toutes ces années de souffrance ? Un fin sourire se dessina sur mon visage. Je n'aurais pas fait mieux. Jouer avec Sera telle une poupée avant de m'en débarrasser définitivement, car la mort était un sort bien trop gentillet pour elle. Je faillis attraper la main de Perse pour qu'elle arrête de jouer nerveusement avec le bois de notre table mais me retins à temps et écoutais sa question à la place. Je me renfermais imperceptiblement. Que répondre à une telle question ? Je reculais à peine, comme pour me protéger.

Non, me contentais-je de répondre, hochant négativement la tête dans le processus.

C'était toujours aussi difficile pour moi de m'ouvrir, même sur des choses aussi simples. Cette question n'était pas un piège, mais elle allait m'exposer, pour sûr. Moi qui tenais à ce que les gens soient honnêtes avec moi, la preuve était que je ne rendais pas toujours la monnaie de la pièce. Je ne savais pas ce que je risquais, mais il était hors de question que la discussion dévie sur moi et ma relation avec ma soeur jumelle. Nous ferions forcément un parallèle et je n'y tenais pas.

Tu sais que j'aurais pu t'aider ? Je t'aurais soutenue, même si je sais que ce sont tes affaires, que cela ne me concerne pas et que ça doit être difficile de faire confiance après tout ce qui s'est passé, mais tu aurais pu compter sur moi.

A la place, j'avais simplement été dévoré par la colère et l'incompréhension, et j'avais sympathisé avec Sera dans l'optique de retrouver Perse et de me venger d'elle. Bien que toute cette histoire ne pardonnait pas ce qu'elle m'avait fait, cela l'excusait en grande partie. J'aurais probablement fait la même chose à sa place. Je me retrouvais entre deux soeurs jumelles qui se haïssaient et prendre un parti aurait été très hypocrite de ma part.

Quelle est la prochaine étape ? lançais-je vaguement, avant de me souvenir qu'elle n'avait toujours pas répondu à l'une de mes questions : Et tu ne m'as toujours pas dit à quoi t'as servi ce changement d'apparence.

L'approcher sans éveiller les soupçons ? La surveiller sans se faire repérer ? Aucune idée. Je me penchais à peine dans sa direction, affichant un sourire sur mon visage.

Tu sais que j'aurais pu tuer ta soeur en pensant que c'était toi ? Je laissais échapper un très bref rire. Je t'aurais volé ta vengeance. Tu aurais été en colère ?

Au delà de l'aspect amusant de la situation, mais également à sa similitude avec la mienne, je pris soin de retrouver mon sérieux et de reprendre la parole :

Tu sais, la faire souffrir puis la tuer de tes propres mains ne te ramènera pas la vie que tu as perdue. Ce ne sera pas un nouveau départ non plus. Tu es déjà probablement informée que ça ne changera rien et que rien de ce que tu pourras lui faire ne te soulagera vraiment.

Je le savais, j'en avais bien conscience, c'était pourquoi j'étais persuadé que je pourrais passer le restant de ma vie à torturer Stain sans jamais poser une seule main directement sur lui jusqu'à sa mort. J'avais peur de la suite, une fois que je l'aurais tué, lorsqu'il ne serait plus là et que l'objectif de mes jours serait dénué de sens. Je n'avais aucune leçon à donner à Perse, mais malgré tout, je la comprenais et je ne pouvais pas rester totalement silencieux. Elle était loin d'être idiote, et elle devait parfaitement savoir ce qui l'attendait au bout de cette quête, mais peut-être que de l'entendre de la bouche de quelqu'un d'autre lui ferait réaliser la véracité de ces faits.



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MessageSujet: Re: Where the beginning ends • Kenneth&Persephone   Ven 24 Fév - 22:35


Kenneth&Perséphone




L'homme à mes côtés, celui qui avait cru me connaitre, celui qui n'avais en réalité aperçu qu'une faible partie de moi, vaguement tronquée par ma mascarade, lui qui n'avait ni frère ni sœur, s'il me croyait seulement, pouvait-il aussi me comprendre ? Moi-même, à l'instant où je mettais mon passé en mots, j'avais la vague impression de n'être qu'une illuminée de plus dans ce monde de tarés.
D'autant plus que même si j'essayais d'occuper mes idées derrière un brouillard de peine et de colère, je ne pouvais pas oublier le monstre que je m'étais laissé devenir et qui n'avais jamais été réservé qu'à ma soeur.

‹‹ Tu sais que j'aurais pu t'aider ? Je t'aurais soutenue, même si je sais que ce sont tes affaires, que cela ne me concerne pas et que ça doit être difficile de faire confiance après tout ce qui s'est passé, mais tu aurais pu compter sur moi. ››


Je secouai négativement la tête.

- Si tu savais vraiment ce que je suis devenue, qui j'étais quand nous nous sommes rencontrés, jamais tu n'aurais voulu m'aider. Et de toute manière, je n'aurais pas pu me servir de toi à ce point. Moi aussi je suis devenue un monstre, Kenneth. J'ai fait beaucoup de mal et parfois pour la simple et bonne raison que ça me faisait du bien. Je suis devenue un monstre de douleur qui ne sait plus infliger que ça.

Car c'était certain, après tout ce que j'avais fait, je ne pourrais plus jamais donner de l'amour, plus comme avant, plus avec cette façon si particulière, si pleine, si naïve que j'avais de le faire. Pourrais-je seulement à nouveau offrir un jour quelque chose de bon sans rien attendre en retour comme je l'avais su avant ? J'en doutais sérieusement.

Kenneth continuait à me questionner. J'étais fatiguée, terrassée par autant de révélations et d'émotions qui secouaient ma tête et mon cœur. C'était ce sentiment doux-amer qu'on avait lorsque la nostalgie faisait surface. Une douleur qui prenait tout entier mais à laquelle on s'accrochait, encore et encore, inlassablement, viles sadiques que nous étions tous au fond. Et pourtant je devais résister encore, je devais bien ça à mon ancien ami, c'était ce que je m’assenais en tout cas.

- Je me devais d'être une simple inconnue pour pouvoir mettre mon plan en œuvre et puis... Je n'aurais jamais pu supporter de voir ce visage dans le miroir pour le restant de ma vie.

Et si j'avais inversé la situation ? Si dans un excès de colère en sortant de Darkness Fall j'avais littéralement sauté au visage de ma sœur pour la défigurer à vie et garder ainsi ce qui avait été mien en tout premier lieu ? Mais l'approche aurait été trop bestiale, si peu réfléchie par rapport à ce que j'appréciais. Ma vendetta demandait à être dégustée, pas engloutie en une bouchée.

‹‹ Tu sais que j'aurais pu tuer ta soeur en pensant que c'était toi ?Je t'aurais volé ta vengeance. Tu aurais été en colère ? ››


Bizarrement, l'air sembla s'alléger l'espace d'un instant. Un sourire manqua de franchir la commissure de mes lèvres.

- Alors tu allais vraiment me tuer ? Comment tu t'y serais prit ? Ou pardon, peut-être aurais-je du dire : comment est-ce que tu vas t'y prendre ? J'ai peut-être interrompu quelque chose avec mes bavardages sans fin ?

Là le sourire c'était fait un peu plus franc. Mais juste le temps d'un éclair. Puis il disparu à l'idée même qu'il puisse avoir été blessé au point de vouloir ma mort, là, encore.

‹‹ Tu sais, la faire souffrir puis la tuer de tes propres mains ne te ramènera pas la vie que tu as perdue. Ce ne sera pas un nouveau départ non plus. Tu es déjà probablement informée que ça ne changera rien et que rien de ce que tu pourras lui faire ne te soulagera vraiment. ››


Les mots du beau brun me pénétraient, m'affectaient comme si je m'entendais parler. Je savais tout ça, je me l'étais dit des centaines de fois, sans jamais vraiment vouloir l'entendre.

- Je sais... Mais je n'ai que ça... Je ne peux plus rien construire. Je ne veux plus... Alors...

Soudain, je captais un regard froid de l'autre bout de la pièce, la serveuse revint vers nous avec un air appuyé, presque de reproche, comme s'il y avait un quota de consommations à descendre durant un certain laps de temps.

‹‹ Vous prendrez autre chose ? ››


J'avais à peine entamé mon café. Un regard suffisant et un « non » soufflé avec autant de vigueur que si mon chuchotement avait pu la réduire en poussière suffirent à la décider à nous laisser tranquilles pendant quelques instants supplémentaires.
L'amour a un caractère si particulier qu'on ne peut le cacher où il est, ni le feindre où il n'est pas. Et là clairement, entre elle et moi il n'y avait pas une once d'amour et il n'y en aurait certainement jamais ! Et entre ma sœur et moi alors ? Mon petit jeu ne fonctionnait-il que parce que je ne la voyais que peu régulièrement et pendant un temps trop court pour que la vérité éclate ? Certainement. Il paraissait que le temps révélait tout. Mais concernant mes révélations à moi, ça s'arrêtait là pour le moment. J'avais soudain l'impression de m'être montrée trop fragile, d'avoir ouvert mes sentiments comme je ne l'avais pas fait depuis longtemps. Alors je renfilai une carapace. Le temps encore définirait de sa force.

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Where the beginning ends • Kenneth&Persephone

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