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 Still Falling for You [Tim & Enya]

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RUNNING TO STAND STILL

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Skunk Anansie - Hedonism
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MessageSujet: Still Falling for You [Tim & Enya]   Mar 1 Nov - 22:33


« Come whatever, I'll be the shelter that won't let the rain come through »



Timothée & Enya
featuring

Le vent avait cessé de souffler sur la Nouvelle-Orléans ; mais la nuit noire était douce, presque fraiche. Je remontai ma veste sur mon cou, laissant un frisson me parcourir l’échine, avant de reposer mon regard sur l’horizon. Les gens passaient dans la rue, à côté de moi, devant moi, sans vraiment prêter attention. Je ne voulais pas de leur attention, alors tant mieux. Je soupirai et remis une mèche de mes cheveux courts derrière mon oreille. Ca devait faire une bonne heure que j’attendais. Je commençais à me dire qu’il ne viendrait pas. Pourtant, le Peacekeeper que j’avais payé m’avait assuré qu’il rentrait ce soir. Alors j’attendais, assise sur le perron de l’immeuble de Timothée, le cœur serré par la peur et l’attente.

Le cœur serré, je l’avais eu depuis des jours. Depuis que j’étais allée chez Timothée, pour le voir, juste pour le voir et parler. On ne s’était pas vus depuis notre rencontre imprévue chez Vaas. J’avais eu besoin de lui parler, qu’il me change les idées, qu’il me fasse de nouveau entrer dans cette bulle de sérénité qu’il savait créer. Mais Timothée n’était pas chez lui. Il y avait des Peacekeepers devant chez lui, j’avais craint qu’il se soit fait arrêter pour une raison ou une autre. Mais la vérité était peut-être pire. Il avait été tiré au sort. Enlevé. Emmené. Déposé dans une arène. Voué à mourir ou voir mourir d’autres gens. L’annonce du retour des arènes m’avait déjà glacé le sang. Savoir que Tim y était m’avait anéantie. J’étais rentrée chez moi, avait allumé la télévision et l’avait vu. Lui, avec les autres, dans un désert qui semblait sans fin. Et chaque épreuve qu’il avait traversée, chaque blessure qu’il avait endurée, chaque personne qu’il avait vu mourir, j’avais eu un peu plus mal. Il ne méritait pas ça, il ne méritait pas qu’on le fasse souffrir. Au nom de quoi ? De l’amusement général, de l’expiation, de la paix sociale ? Rien ne justifiait ça.

Et puis il était mort. Ecrasé par une créature de sable. Et seule devant mon écran, j'avais hurlé, et hurlé encore, jusqu'à ce que ma voix ne puisse plus sortir un seul son. J'avais pleuré. Inconsolable, pendant des jours. J'étais un zombie, j'allais au travail, faisais ma journée, rentrais, et me remettais à pleurer. Je l'avais perdu. Il était mort, parti. Et ça faisait mal, tellement mal que c'en était insupportable, que chaque minute je voulais mourir aussi.

Quand on avait annoncé, quelques jours plus tard, que tout cela n'était en fait qu'une vaste connerie, que les participants étaient bien vivants, j'avais recommencé à respirer. J'avais pleuré encore ce jour-là, à la fois de colère et de soulagement. Il était vivant.
Une fois mes larmes séchées, j’étais descendue de chez moi et avait couru voir mon indic Peacekeeper préféré. Le seul Peacekeeper qui m’appréciait, et me filait des infos de temps en temps contre pourboire. Il ne savait pas quand Timothée pourrait rentrer. Mais il m’avait promis de me prévenir quand il aurait l'info. Pendant des jours, j'ai attendu, sans aucune nouvelle. J'ai vécu dans la peur de le perdre à nouveau.Mais dix jours plus tard, le Peacekeeper tint sa promesse. Dix jours à attendre la peur au ventre, à faire des cauchemars où Timothée mourait pour de vrai. Et il revenait enfin. Et je revivais enfin.

Et me voilà donc, sur le perron de son immeuble. Attendant qu’il revienne. Qu’il revienne et que je sois sûre qu’il soit en vie, qu’il aille bien, qu’ils ne lui aient rien fait. Qu’ils ne me l’aient pas pris, que je ne l’ait pas perdu. C’est fou comme les gens peuvent vite prendre une place dans votre vie. Je savais que quand je m’attachais, je m’attachais pour de bon, trop fort peut-être. Je n’avais vu Timothée que trois fois. Pourtant, il avait fait sa place dans ma vie et dans mon cœur depuis la première rencontre à l’hôpital. Je ne sais pas ce que nous avions, ce qui se passait entre nous. Je sais que c’était beau et chaotique, calme et compliqué, effrayant et formidable. Je sais que je ne supporterais pas de le perdre.

Il arriva enfin. Je le reconnus de loin, sa démarche. Je devinai sa gueule d’ange avant de pouvoir réellement la voir. Je me levai, fis un pas, puis deux, puis je n’y tins plus et courus les quelques mètres qui me séparaient de lui. Je me jetai à son cou, les larmes que je retenais depuis deux jours tentant de revenir à la charge et de franchir mes paupières. Il était là. Il était vivant. Je le serrai fort, de toutes mes forces, comme si le serrer assez fort allait empêcher le monde et la vie d’essayer de me le reprendre.
« J’ai cru que tu ne te pointerais jamais », murmurai-je en enfonçant quelques secondes mon visage dans son cou, cherchant un peu de forces, repoussant les larmes. Desserrant un peu mon étreinte, je le regardai, puis souris, tendrement.
« Hey, Timothée. Tu m’as manqué. », dis-je doucement en posant une main sur sa joue. J’avais vraiment cru le perdre. J’avais eu peur que les promesses du Gouvernement de rendre les participants sains et saufs ne soit qu’une connerie de plus des politiques, qu'ils soient vraiment tous morts dans l'arène. Qu’il ne revienne jamais. Et le fait de le voir, de pouvoir le toucher, la main qui serrait mon cœur depuis des jours relâcha son étreinte et me laissa tranquille. Il était là.



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Dernière édition par Enya Rivers le Dim 13 Nov - 0:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Still Falling for You [Tim & Enya]   Ven 4 Nov - 0:18


« Tu..es...mort.. »



Tim & Enya
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Tu.. es … mort.. Ma tête est si lourde. tu.. es… mort.. Mon souffle est si rauque. Tu..es…mort.. Mes pieds sont si sensibles. Tu..es..mort.. Mes poumons… Tu.. à moins es.. que ce ne soit mort… mon cœur… Et mon poing s’enfonce dans ce lampadaire qui ne cesse de clignoter dans l’obscurité. Le monde est nappé dans le silence. Est-ce que cette ville l’était autant ? Je ne m’en souviens plus. Je m’en fiche. J’ai mal. Une douleur qui chavire le physique pour agripper les remparts de mon être inconscient, et conscient. La douleur veut se loger avec confort. Elle veut se draper dans de doux tissus. Elle veut se lover dans des draps délicats. Elle veut s’étendre, se nourrir, investir chaque fibre. Je la sens en moi qui appelle ses amies, la rage, la culpabilité, la colère. J’aimerai pourtant que le déni fasse son cheminement en moi, m’oblige à oublier à voir l’expérience comme une joyeuse fumisterie, une blague indolore, imaginaire. Après tout, n’est-ce pas ce qui est vendu auprès du public ? L’irréalité ? L’imaginaire ? Alors pourquoi ne suis-je pas capable de le voir ainsi ? De le ressentir ainsi ? Et ce n’est pas ma main endolorie contre ce réverbère qui me pose problème, non. Si seulement… c’est la douleur que cela me procure, exactement la même que dans ce jeu. La même. Quoique les regards disent, quoique les messes-basses pensent, nous sommes morts. Nous sommes tous morts, nous tous ayant été envoyé la bas. Nous sommes morts et nous avons perdu des êtres qui ont pris une place insoupçonnée. Je ne les connaissais pas et pourtant, je ne pense qu’à eux. Qu’à Grincheux, qu’à Ange, qu’à Blondie. Qu’à Lazlo ce fils de dieu des dromadaires mort dans l’horreur autant par sa vision et que par l’acte entrainant sa mort. Pourquoi en arriver là ? Pourquoi en arriver à ces extrêmes ? Et Gray ? Combien de temps tiendra-t-il ? Combien de temps croira-t-il que nous sommes réellement morts ? Qu’il est seul ? Qu’il pourra aider les autres ? Je ne suis incapable de poser le regard sur ces écrans. C’est une téléréalité qui rend les anciennes bien plus attirantes et je suis bien incapable de trouver la réplique qui fait sourire. Je ne suis plus derrière les caméras. Je ne suis plus à deux doigts mourir, j’ai déjà trépassé. J’ai déjà senti mon sang s’écouler hors de moi. J’ai déjà senti la lame perforer mon abdomen. J’ai déjà vu mon assassin porter l’attaque. J’ai déjà vu mon frère tenir l’arme. J’ai déjà vu son dernier regard alors que ma propre lame l’a transpercé. J’ai déjà vu son regard disparaitre alors que j’aurai tout faire pour lui parler de nouveau. Pour m’excuser. Pour être le frère que j’aurai dû être. Tu..es..mort.. Moi aussi je le suis.

Mon murmure cherche un récepteur absent. Aucune âme qui vive et c’est tant mieux puisque mon anonymat est la seule chose que je cherche à protéger en cette soirée. Rentrer. Rentrer et oublier. Je m’en sais déjà incapable tant les images se bousculent dans ma tête. Je sens la mort s’imiscer, se galvaniser de cette dernière toux rougeatre alors que je cherche du regard le réconfort de leur survie. Au lieu de ça c’est un cœur que je vois. Un cœur dans une main. Celui de Lazlo. Je m’arrête, me penche et vomis de la bil. Que puis-je éjecter d’autres vu que je n’ai rien avalé depuis …. Depuis combien de temps en réalité ? Cette réalité qui veut faire croire en ma survie, pire en une vie « tranquille » sans séquelle. Mon corps est pourtant marqué par la supercherie, par cette autre réalité passée sous fiction. La rage s’éveille et s’amourache de la douleur qui allume un brasier. Je ne suis pas de taille à lutter. Comment le pourrais-je alors que j’ai assassiné mon frère ? J’entends ses paroles. Encore. Encore et encore. Je sais pourtant que ses mots ne devraient avoir de sens. Ce n’est que mes craintes qui ont été utilisées contre moi. Ce n’est que moi, le pire de ma culpabilité au lieu du meilleur de mes espoirs. Les Bastien n’étaient autres que moi mais comment lutter face à la dualité qui n’a plus de force non plus ? Face à cette réalité qui a bien trop marqué mon âme ? Face à l’absence de Bastien ? Mon imaginaire. Mon pilier. Mon frère. Pourquoi m’a-t-il remercié ? Pourquoi l’ai-je fait partir ? Le silence m’accable. Je n’y suis plus habitué.


Des bras m’enlacent. J’en ai soudainement une peur sourde et m’immobilise autant que mon souffle cesse de transpercer l’air glaciaire. Ca aussi, mon corps n’y ait plus habitué. Depuis quand fait-il si froid ? Je veux me dégager de l’emprise, soudainement angoissé à l’idée d’être emprisonné. C’est stupide et c’est peut être pour ça que je maintiens mon immobilité sans respirer. Mains dans les poches, je suis en attente du meilleur moment pour frapper et fuir. Fuir. Oublier. Préserver mon anonymat qui semble toutefois compromis. On ne serre pas un inconnu dans ses bras, pas dans cette nuit noire. Pas dans ce froid. Pas lorsque l’inconnu vient de mourir. Pour de faux. Pour de vrai. Que suis-je censé dire ? J’ai cru que tu ne te pointerais jamais. La chaleur m’enveloppe doucement, pas assez pourtant mais juste ce qu’il faut pour m’extirper un soupire. Enya Son nez touche mon épiderme, j’en frissonne sans savoir si c’est la joie ou le dégout de l’entrave qu’elle m’impose qui m’anime. J’aimerai la serrer dans mes bras mais j’en suis incapable. Pas là. Pas comme ça. Pas pour ça. Hey, Timothée. Tu m’as manqué. Ses prunelles s’accrochent aux miennes, tentent de me livrer un message de paix, de repos. Suis-je seulement encore capable de les recevoir ? Mon récepteur est hs et je suis fatigué. Fatigué d’être ici. Fatigué d’être pas totalement ici, mais plus là bas, dans cet inconnu irréel et pourtant. Grincheux. Ange. Blondie. Lazlo. Gray. Je frisonne, conserve un haut le cœur de justesse sans parvenir à éradiquer la désagrable impression de sentir mon sang disparaitre. Après un effort, mon regard retourne à la réalité et repond à celui d’Enya. J’opte pour un petit sourire tout en me dégageant de son emprise, toujours géné. Il … Il semblerait que je ne sois pas mort… je vais bien. Deuxième sourire, plus convainquant. J’espère. J’en sais rien. Tu devrais rentrer chez toi, il fait froid et je ne … ne veux pas qu’il t’arrive ..quelque chose. Ma voix est sacadée, coupée par une toux que je force pour compenser les appels d’air que les brulures dans ma gorge m’obligent à compenser. C’est idiot. C’est un reflexe. C’est un reflexe idiot et gênant. Ma main s’échappe de ma poche pour effleurer son visage, poussant une mèche pour mieux voir son visage. Un instant je sens de nouveau un peu de chaleur dû à cette bulle éclatée depuis longtemps. Depuis son refus. Depuis ma croyance idiote. Depuis mon choix de l’éviter. Depuis ma lâcheté face à sa situation, face à notre attraction qu’elle refusait. Bafouant mes envies, protégeant mon égo.

J’aurai peut être pu l’écouter. Lui donner du temps, une autre rencontre, une autre discussion, une autre parenthèse, une autre bulle. Mais à ce moment là, je ne voyais que les refus. Je ne voyais que l’insatisfaction. Je ne voyais que son jeu incessant entre désir et rejet. Je ne suis pas un pantin. Enfin, je l’espérais. Pourtant, n’est-ce pas précisément ce que je suis devenu ? Plus encore aujourd’hui qu’hier ? Utilisé pour assouvir davantage la population et amuser les autres ? Ils voulaient lire la peur, ils ont entendu mes frasques et aujourd’hui je suis mort. Aujourd’hui j’ai tué mon frère devant des milliers de gens et personne ne semble savoir qu’en réalité ce n’est pas le Bastien aux allures humaines que j’ai tué mais celui qui m’accompagnait depuis longtemps. Les deux en réalité. Elle a vu. Elle sait. Je savais que le temps filerait plus vite que je ne l’espérai, que la vérité éclaterait. Je n’étais pas prêt. Je ne l’aurais jamais été, lire la pitié ou la colère dans ses yeux…. Qu’importe, je ne suis pas prêt à lire quoique ce soit dans son regard pi dans les autres. Je suis mort, personne ne comprend mais nous sommes tous morts, nous tous emprisonnés derrière les écrans. Nous avons perdu. Perdu contre nous même. Perdu contre le pouvoir.

Je me détourne, passe par la cours plutôt que la vieille porte du batiment. Bonne nuit Enya..




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MessageSujet: Re: Still Falling for You [Tim & Enya]   Dim 13 Nov - 0:39

Quand Timothée me regarde enfin, je sais que quelque chose ne va pas. Ce n’est pas le regard qu’il m’offre d’habitude. Il semble distant. Il se dégage de mes bras, doucement mais sûrement. Et j’ai du mal à comprendre ce qui se passe. Il va bien, me dit-il. Il n’a pas l’air d’aller bien. Comment le pourrait-il, après ce qu’ils lui ont fait ?
« Tu devrais rentrer chez toi, il fait froid et je ne … ne veux pas qu’il t’arrive ..quelque chose. »
Sa voix est cassée. Ils l’ont cassé. Ils ont pris Timothée, sa gueule d’ange et son sourire, et ils l’ont cassé. J’étais tellement contente de le retrouver, de le revoir. Mais lui ne semble pas ravi de me voir. Il semble gêné, par moi, ou par autre chose, je n’en sais rien. La colère monte, sourde, envers les salauds qui l’ont emmené là-bas. J’étais juste heureuse de le revoir, mais je commence maintenant à voir l’ampleur des blessures qu’on lui a infligées. Elles ne sont pas physiques. Elles sont intérieures. Il manque cet éclat dans ses yeux, l’espièglerie dans son sourire. Ils ont pris mon Timothée, ils l’ont brisé, et ils l’ont balancé comme ça devant chez lui. Et alors que sa main vient effleurer mon visage, j’essaie de le regarder, de lui faire comprendre que je suis là sans lui dire. Mais il n’y a rien. Il ne me renvoie rien. Il finit juste par s’éloigner, me souhaiter bonne nuit et passer à côté de moi. Je me retourne, regarde son dos s’éloigner vers la cour du bâtiment, sans se retourner.

J’ai mal. J’ai de nouveau mal. Pas le même genre de douleur. Mal d’être rejetée comme ça. Mal de le voir dans cet état. Mal de n’avoir rien pu faire. J’essuie rageusement les quelques larmes qui ont réussi à s’échapper et à couler sur mes joues. Ce n’est pas juste. Je devrais rentrer chez moi, laisser tomber. Il disparait derrière un mur. Il est parti, je devrais le laisser tranquille et me faire une raison. Revenir plus tard, peut-être. Mais je me secoue et cours vers la cour. J’arrive à le rattraper juste avant qu’il n’entre dans le bâtiment.
« Attends ! », je m’écrie, m’arrêtant à quelques mètres de lui, gardant une distance qui ne le mettra pas mal à l’aise. « S’il te plait, attends… ». Je ne sais pas quoi lui dire. Je ne sais pas si je peux lui dire quelque chose qui le fera aller mieux. J’aimerais avoir une solution miracle, pour revenir à avant. On ne peut pas revenir en arrière. On ne le pourra jamais. Mais je ne peux pas les laisser détruire Timothée. Je ne peux pas les laisser détruire ce qu’on a. Je ne veux pas qu’il s’en aille. Je ne supporte pas de le perdre comme ça non plus. J’ai besoin de lui. Ce soir, demain, tous les autres jours, j’ai besoin de lui.
« Je ne peux pas comprendre ce que tu ressens, alors je vais pas te mentir. Ils n’avaient pas le droit de te faire ça. Et si tu veux que je m’en aille, que je te laisse, que je ne revienne jamais, alors je m’en vais. Mais je…. »
J’essuie encore du dos de la main des larmes rebelles, inspire un coup. Tente de juguler la douleur dans mon cœur, celle qui se répercute dans ma chair. S’il me le demandait, je m’en irais. Mais je ne voulais pas m’en aller. Ca me détruirait qu’il me rejette pour toujours. Surtout après ces jours à l’attendre. Surtout maintenant que j’avais pris conscience de la place qu’il prenait dans ma vie.
« Je t’ai vu mourir, Tim. J’ai cru que je t’avais perdu, et c’était horrible. J’avais juste besoin de te voir ce soir, de savoir que tu étais là. Je sais pas trop ce que j’imaginais, en fait. Que tu ferais une blague, un sourire, et que je pourrais respirer à nouveau.»
Les mots sortaient de ma bouche et je n’essayais pas de les arrêter. J’avais eu le cœur mutilé depuis que je l’avais vu dans l’arène. J’avais souffert. Pas autant que lui, mais j’avais souffert. J’avais besoin que ça sorte, de m’entendre le dire.
« T’es pas obligé d’être tout seul. T’es pas obligé d’affronter ça tout seul. Je peux rester et t’aider. Ou je peux partir. Mais ne m’éloigne pas pour toujours. S’il te plait, ne m’éloigne pas pour toujours, ça fait trop mal de vivre sans toi. J’ai besoin de toi. »
Je baissai le regard, fermai les yeux et inspirai longuement. J’aurais pu m’écrouler, là, sur le sol. Je rassemblai les forces qui me restaient et restai debout. Attendant la sentence. S’il me rejetait, je n’aurais plus qu’à rentrer et essayer de l’oublier. Je repensais à notre rencontre à l’hôpital, à notre nuit sur le toit. Des bulles de sérénité, des instants magiques. J’avais refoulé ces instants magiques, repoussé cette bulle quand elle avait été trop loin, parce que j’avais eu peur. Maintenant, j’avais peur de ne jamais la retrouver, peur de ne jamais revivre ça, peur d’avoir loupé ma chance et de devoir n’être plus qu’un souvenir dans l’esprit de Timothée. Alors que lui était devenu plus que juste un gars charmant qui était arrivé avec le flanc ouvert. J’aurais tout donné pour retourner à cette soirée-là et revoir son sourire grimaçant sous la douleur. J’aurais tout donné pour le sauver de l’arène. J’y serais allée à sa place. Tout plutôt que de le voir là, devant moi, et de voir qu’il souffrait.

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MessageSujet: Re: Still Falling for You [Tim & Enya]   Dim 13 Nov - 23:32

Je ne saurai dire pourquoi je m’enfonce ainsi. Une partie de moi sait pourtant que je n’ai rien à me reprocher. Aucune culpabilité. Aucune erreur. Aucune monstruosité. Rien. Pourtant c’est là. En moi. Cette obscurité qui s’installe confortablement, cette rage qui m’anime, cette culpabilité qui me fait vomir. C’est stupide. C’est idiot mais c’est là. En moi. Il me parait difficile de me leurrer. Là où j’ai voulu jouer au plus malin, je me suis violement vautrée la face. Utiliser Bastien. Comment ont-ils pu savoir ? J’imagine que c’est cette drogue, éveiller nos plus sombres souvenirs, nos craintes, nos peurs et en matérialiser tous les aspects. Utiliser ce que nous aimerions enterrer lorsque l’hécatombe ne suffit pas. Exposer l’horreur. Ils nous ont tous vu mourir, un par un, progressivement et nous les avons observé croire en notre mort. Attendre. Attendre on ne savait quoi. Attendre de faire bonne figure, d’éveiller la surprise, redonner un souffle au peuple sans quitter notre rôle de doux avertissement. La prochaine fois sera peut être la bonne ? La dernière ? J’en sais rien et les idées tournent dans ma tête en même temps que ces images. Toujours les mêmes. Et ces mots… toujours les mêmes. Mes yeux se posent sur la cour. Vaas. Il faut que je le vois. Il faut que je lui parle. Que je m’assure qu’il aille bien. Enfin, bien…. Qui sait comment il peut avoir réagi ? Et Gray ? Lazlo ? Grincheux ? Blondie ? Ange ? Leur passage dans l’émission ne vaut aucune conversation entre nous, aucune. Je m’inquiète pour eux tout en ressentant cet étrange blocage dans la poitrine. Peut être parce que j’ai peur…. Peut être parce que j’ai peur de les voir détruit ? Que la réalité n’est encore qu’un leurre ? Je ne sais pas. C’est idiot. Assumer cette peur l’est tout autant. Je devrais boire ma haine et en faire quelque chose de constructif mais je ne m’en sens pas capable. Je suis lasse. Lasse par ce monde. Lasse de cette culpabilité qui me pète encore à la gueule. C’est encore plus frustrant de le comprendre sans avoir une quelconque idée du procédé pour en sortir. Attends ! Non. Certainement pas. On m’a trop demandé d’attendre. Puis de parler. Puis de… merde. Et je veux jurer, encore. Et je veux cogner, encore. Et je ne veux surtout pas lui faire du mal. Du manière ou d’une autre. S’il te plait, attends… Mon esprit ripe face à sa voix. Pourquoi mon corps s’arrête-t-il ? Pourquoi me duper ainsi ? M’immobiliser ?

Je ne peux pas comprendre ce que tu ressens, alors je vais pas te mentir. Ils n’avaient pas le droit de te faire ça. Et si tu veux que je m’en aille, que je te laisse, que je ne revienne jamais, alors je m’en vais. Mais je…. De me faire « ça » ? De me faire quoi ? Me kidnapper ? Me droguer ? M’emprisonner ? Me faire courir en me poussant à crorie que je vais crever ? Me faire voir la mort des autres ? C’est… Je ne sais pas. Je ne sais pas quoi lui dire. Quoi lui répondre. Avant on aurait pu…. Avant j’aurai pu…. Mais là ? C’est quoi le verbe à foutre dans notre temps ? La conjugaison ? Je ne suis pas sûr de ce que je voudrais. Mon épiderme me rappelle a une intensité explosive pendant que mon esprit me rappelle ces montagnes russes. Je ne sais sur quel pied danser et en cet instant plus que jamais auparavant. Je t’ai vu mourir, Tim. J’ai cru que je t’avais perdu, et c’était horrible. J’avais juste besoin de te voir ce soir, de savoir que tu étais là. Je sais pas trop ce que j’imaginais, en fait. Que tu ferais une blague, un sourire, et que je pourrais respirer à nouveau. Je soupire dans un début de rire qui s’échoue vite dans le silence alentour. C’est ce que je devrais probablement faire. Une blague. Un sourire. Mais je n’en ai pas la force. Ils m’ont peut être brisé en me rappelant tout ce que je tente de garder secret, de dompter, tout ce que je croyais dépasser. N’est-ce pas d’ailleurs ce que j’ai fait en enfonçant cette épée dans le corps de mon frère ? En prononçant ces mots de mort ? Savoir avancer. Ne pas oublier mais continuer à vivre. Trouver des éléments pour créer la force au lieu de la faiblesse. C’est un échec. Un échec. Alors oui, je suis mort et même si je respire je ne suis pas bien capable de faire respirer que ce soit d’autre. Qui ai-je sauver de toute façon ? Personne. Le sableux avait raison ; j’ai toujours voulu être meilleur, toujours voulu sauver plutôt que détruire et voila où cela m’a mené. T’es pas obligé d’être tout seul. T’es pas obligé d’affronter ça tout seul. Je peux rester et t’aider. Ou je peux partir. Mais ne m’éloigne pas pour toujours. S’il te plait, ne m’éloigne pas pour toujours, ça fait trop mal de vivre sans toi. J’ai besoin de toi.

Je ne sais pas ce que ces mots veulent me faire entrevoir, me faire comprendre mais je n’ai pas la force de lutter contre cette vague qui m’assaille de plein fouet. Alors je me tourne vers elle, sors ma main droite de ma poche et hotte ma capuche. Une cicatrice se révèle au dessus de mon oreille. Petit cadeau d’un shadowhunter. Tu n’as pas besoin de moi ! Tu n’as jamais eu besoin de moi ! C’est de cette bulle dont tu as besoin mais elle a explosé et ce n’est pas l’arène qui a enfoncé l’aiguille. Mes paroles sont dures. Je les regrette immédiatement mais suis incapable de l’exprimer. Le silence ne semble plus vouloir nous entourer tant ma voix reste dans les environs. Je regrette mais seuls mes yeux l’expriment. Tu ne me connais pas… tu ne sais pas qui je suis, ce que je suis, ce que j’ai pu faire…. On s’est vu trois fois Enya. Trois fois. Je suis une illusion comme cette arène… Ne t’attache pas à moi, tu vas te perdre et… Je baisse les yeux puis les replonge dans son regard. Je ne veux pas que ça t’arrive… J’ai la poisse. J’entraine la mort, n’est-ce pas ce qu’il a clairement exposé ce Bastien sableux ? Même ma propre création a disparu. Même lui. Mon corps se rapproche d’elle, ma main trouve la peau de sa joue. Respire Enya. Respire, retourne à ta vie, à tes projets, à ton copain… quelque soit le con qui se cache vraiment derrière, il … Sans secouer la tête, je sens que je n’y crois pas. Je ne peux m’empêcher de détester ce type, d’en être jaloux qu’elle l’ait choisi sans pour autant me demander ce qu’elle fiche là. En fait, non, je sais pourquoi : parce qu’elle croit en une illusion. La bulle a éclaté, c’est fini Enya. Respire un bon con et tu verras qui je suis…. Tu comprendras.

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MessageSujet: Re: Still Falling for You [Tim & Enya]   Dim 20 Nov - 16:01

« Tu n’as pas besoin de moi ! Tu n’as jamais eu besoin de moi ! C’est de cette bulle dont tu as besoin mais elle a explosé et ce n’est pas l’arène qui a enfoncé l’aiguille. »
Je me fige. Les mots s’enfoncent dans mon cœur avec la force d’une lame tranchante. Tim découvre enfin son visage et je vois d’autant plus la douleur qui émane de lui. Ses mots sont durs, et il ne m’a jamais parlé comme ça. J’étais venue trouver le Timothée que j’ai connu, je trouve quelqu’un d’autre.
« Tu ne me connais pas… tu ne sais pas qui je suis, ce que je suis, ce que j’ai pu faire…. On s’est vu trois fois Enya. Trois fois. Je suis une illusion comme cette arène… Ne t’attache pas à moi, tu vas te perdre et…Je ne veux pas que ça t’arrive… »
Je l’écoute, et chaque mot fait plus mal que le précédent. Parce que ses mots sont empreints de vérité. On ne se connait pas. On est des inconnus qui ont vécu des petits instants magiques. Et la dernière fois qu’on s’est vus, qu’on a vécu un instant magique, c’est bien moi qui l’ai brisé. Qui suis partie. Qui l’ai laissé là, sur ce toit. Je donnerais n’importe quoi pour revenir en arrière et changer les choses. Quand Timothée pose sa main sur ma joue, elle est douce et froide à la fois. Je voudrais qu’il la laisse là éternellement. Je ferme les yeux et inspire longuement.
« Respire Enya. Respire, retourne à ta vie, à tes projets, à ton copain… quelque soit le con qui se cache vraiment derrière, il …La bulle a éclaté, c’est fini Enya. Respire un bon coup et tu verras qui je suis…. Tu comprendras. »
Je rouvre les yeux, les plonge dans les siens. Il ne comprend pas. Il n’y a plus de copain. Plus de projets. Il n’y a plus rien. Juste moi, toute seule, et les démons qui me hantent, et les boulets que je me traine. Il y a moi, et il y a lui. Il y a la douleur insupportable que j’ai ressentie en croyant le perdre pour toujours. Il y a le soulagement incomparable quand j’ai su qu’il était en vie. Il y a cette chose dans mon cœur qui porte son nom et que je suis incapable d’expliquer ou d’exprimer correctement. Ce n’est pas qu’une bulle. Il ne comprend pas, que c’est lui, la bulle.

Mais il ne veut plus de moi. Il ne veut plus de tout ça. C’est fini. J’ai envie de hurler, et de le frapper jusqu’à ce qu’il ait mal comme j’ai mal d’entendre ces mots. Je me contente de prendre la main qu’il a posée sur ma joue dans la mienne.
« OK. D’accord. T’as raison, on ne se connait pas. Je sais pas ce que j’imaginais, je…je suis vraiment qu’une idiote. », je lance avec un sourire cynique. Je crois que c’est l’adjectif qui me correspond le mieux en ce moment. Je suis une sombre idiote. D’avoir cru que Timothée m’accueillerait à bras ouverts, que je pourrais le soigner, qu’on pourrait se sentir moins seuls à deux, que j’aurais une autre chance.
« C’était pas fini, pour moi. J’aurais voulu qu’on apprenne à se connaitre. Qu’on devienne plus que des inconnus. Parce que ce qu’on a, quoi que ce soit, je crois que ça vaut le coup. Parce que je crois que tu vaux le coup. »
Je n’essaie même plus de retenir mes larmes. Je les sens couler sur mes joues, laissant des traces brûlantes sur ma peau. J’ai perdu Noah parce que j’ai arrêté de me battre pour lui. Je perds Timothée parce que je n’ai jamais su me battre. Tous les gens auxquels je tiens finissent par partir. Et je me retrouve toute seule. Il va bien falloir que je me fasse une raison. Il y a quelque chose de cassé chez moi, et tous les gens s’éloignent pour ne pas finir cassés comme moi.
« Mais j’ai loupé ma chance, j’ai eu peur et j’ai loupé ma chance. Je regrette. Je suis désolée. Je vais rentrer chez moi, je vais te laisser tranquille. Je…je serais allée à l’arène à ta place si j’avais pu. Je l’aurais vraiment fait. J’aurais voulu pouvoir t’aider. »
J’essuie mes larmes du dos de la main, lâche celle de Timothée à contrecoeur. Je me hisse sur la pointe des pieds, pose ma main sur sa poitrine et l’embrasse. Quelques secondes, histoire d’avoir un souvenir à garder. Histoire de ne pas tout regretter. Puis j’effleure sa joue de ma main.
« Prend soin de toi, Timothée. »
Je tourne les talons et m’éloigne de lui. Les larmes coulent encore, et j’ai mal, j’ai tellement mal que chaque pas est une torture. Mais je n’ai pas la force de supplier, de me mettre en colère, d’argumenter. Je ne le mérite pas. Je ne mérite pas ce qu’il m’a déjà donné. Je ne lui ferai pas plus de mal en refusant de partir. Alors je m’éloigne en tentant de masquer le bruit de mes pleurs comme je peux, dans mes mains. Arrivée à l’angle de la bâtisse, je tourne, pour qu’il ne puisse plus me voir. A peine ai-je tourné que mes pieds glissent sur une bouche d’égouts et je me rattrape de justesse au mur. Me laisse glisser à genoux sur le sol. Je suis à bout de forces. A bout de courage. A bout de tout. Pourquoi est-ce que je continue à avancer ? Le cri, ce cri qui me vrille les tripes et me tord le cœur depuis des jours, m’échappe enfin, porteur de toute la douleur et de toute la détresse que j’ai. Il résonne dans la ruelle, presque inhumain. Je n’ai même plus la force de faire semblant. Je reste là, pleurant, sur le sol. Me laisse me noyer dans la douleur, la laisse m’envelopper. C’est tellement plus simple. Je ne veux plus me battre contre tout ça. Les gens prennent une place dans ma vie, prennent des bouts de moi et puis s’en vont. Casey, Nathan, Ellie, Ezra, Noah, Timothée. La liste ne fait que s’allonger et devenir plus lourde dans mon âme. Je suis fatiguée.

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MessageSujet: Re: Still Falling for You [Tim & Enya]   Sam 26 Nov - 20:17

Elle comprendra que la bulle n’a été qu’un leurre. Que la blague qu’elle attend c’était celle-ci, la première. Je ne sais pas ce qui m’a pris ce soir là, j’étais fatigué, blessé et … et j’avais de la conviction. Ce soir là, je savais ce que je ne pouvais cautionner. Ce soir là, je savais ce que j’espérais pour l’avenir. Ce soir là, même sans savoir ce que je ferais précisément je savais au moins ce que je ne voulais pas. Ce soir là, j’étais partie de l’hôpital avec la conviction de revoir mon frère et m’excuser. Ce soir là c’était y a un an. Un an. Autant dire une éternité dans ce monde où l’horreur semble s’accumuler par plaisir ou par jeu. Qu’ai-je foutu en un an ? Qu’ai-je fait de plus si ce n’est créer un fantôme et le faire disparaitre ? Croire en un leurre ? Continuer de taffer pour ce même gouvernement que je déteste ? J’enrage contre le gouvernement mais surtout contre moi. Comment fait-elle pour ne pas l’avoir vu ? pour le voir ? Cette lâcheté dont ma mère m’a si longtemps affublé et pour laquelle je me suis toujours défendue, à tort. La bulle n’était qu’un leurre. Après tout ne s’était-elle pas fissurée à chaque rencontre ? La douceur de notre rencontre s’était effilochée pour laisser place à notre réalité. Le monde, le vrai, s’est infiltré entre nous et ce à juste titre. Comment continuer de vivre une expérience hors du temps ? C’est impossible en particulier lorsque les âmes autant que les corps semblent vouloir s’attirer l’un vers l’autre. C’était impossible. C’est impossible. Alors ses prunelles je les vois se meurtrir de mes propos, je le regrette mais que puis-je dire d’autre ? faire d’autre ? Autant que la déception s’immisce dans ses traits aujourd’hui que plus tard, lorsque cela fera encore plus mal pour elle comme pour moi. Je n’ai pas l’envie d’être son ami. Je n’ai pas l’envie de faire croire en autre chose que de ce qui émane de moi. Faire comme si. Je ne veux pas. Je ne peux pas. J’en ai marre. Ma claque. Ma claque de tout ça. OK. D’accord. T’as raison, on ne se connait pas. Je sais pas ce que j’imaginais, je…je suis vraiment qu’une idiote. Mais yeux roulent dans leurs orbites. Encore ce terme. Encore cet insulte. Va-t-elle cesser de croire qu’elle est idiote ? Elle est bien d’autre chose. Elle croit. Dans ses yeux naissent l’espoir et s’y construisent bien des projets. Elle est bien plus que de l’idiotie, elle croit en l’autre, en l’être humain et en la vie. Elle a gardé le pétillement qui semble s’être éteint au fond du mien. Ce n’est pourtant pas que je ne crois plus en l’être humain mais que je ne crois plus en sa masse compacte et stupide. L’Humain a-t-il perdu sa force ? Sa force de se lever ? de se battre ? Je ne vaux pas mieux que la masse et c’est probablement une raison de cette lumière éteinte dans le miroir, ça et le silence qui a trop longtemps peuplé ma cellule. C’était pas fini, pour moi. J’aurais voulu qu’on apprenne à se connaitre. Qu’on devienne plus que des inconnus. Parce que ce qu’on a, quoi que ce soit, je crois que ça vaut le coup. Parce que je crois que tu vaux le coup. Si seulement la réalité pouvait transpercer ses rèves, juste une fois. Juste pour quelle comprenne que je ne vaux pas mieux que son copain. Je n’ai pas pu protéger mes amis d’infortune, même pas Lazlo l’ami de Maisy. Je n’ai pas plus pu rattraper mon frère avant qu’il ne disparaisse. Pourquoi a-t-il disparu à cet instant ? Précisément lorsque je suis mort. Précisément lorsque son double est mort. Un frisson me parcourt. J’occulte les images, côtoie les prunelles d’Enya et m’y perd un instant. Bordel. Enya. Enya. Pars. Pars avant de te brûler. Pars avant de me brûler. Pars avant… et ses larmes disparaissent dans un geste vif. Et ses lèvres se glissent sur les miennes. Je sens mes tripes se retourner pendant que mon cœur s’échappe de ma poitrine. J’aimerai la serrer dans mes bras. J’aimerai la repousser. J’aimerai l’embrasser. J’aimerai disparaitre. Mais pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ce baiser ? Pourquoi jouait-elle avec moi ainsi ? N’avait-elle pas pour ambition de m’aider au lieu de broyer le peu de conviction que je me suis donné pour avancer ?

Dois-je la haïr ? Et bordel ! BORDEL ! Pourquoi ne me réponds-tu pas ? Bastien…. Ce silence. Cette absence de sarcasme. Cette épée dans mon cœur. Elle est là, logée, et telle Excalibur ne semble vouloir s’en déloger. Sa silhouette se détourne, s’éloigne de ma vue qui s’humidifie à force de serrer le poing. Dans un effort, je me convaincs que c’est mieux ainsi et me détourne à mon tour. J’avance vers la cour de mon immeuble, passe le portail et y retrouve la verdure que j’apprécie tant. J’inspire profondément. Je suis chez moi. Chez moi. Enfin. Loin de l’arène. Loin de leurs morts à tous. Puis-je me convaincre d’une illusion à présent ? Me dire que rien ne s’est passé ? Une petite amnésie comme celle de Laurence ou de …comment déjà ? Laura, de l’arène des glaces. Les rediffusions m’ont fait découvrir qu’être mère n’était pas une chose hors norme, que certaine personne l’était naturellement alors pourquoi la mienne n’avait pas su aimer deux enfants ? C’est une bonne question. L’amour maternelle était peut être parti dans le corps de cette femme. Bref, pourquoi je pense à ça moi ? Je soupire, remet ma capuche sur ma tête et pose mon regard sur l’escalier menant à l’étage. Ma maison. Oublier. Créer l’illusion. Revenir au naturel. Retrouver Bastien. Effacer. Tout effacer. J’avance. J’a… non, je ne bouge pas. Mon corps s’immobilise alors que mes yeux s’écarquillent devant la vision que mes souvenirs –les fourbes- m’offrent. Je me vois me battre dans mon appartement puis dans ce couloir en tentant de partir par le toit. Je me vois frapper, riposter. Je me vois jeter des injures et m’écraser au sol, chuter dans les escaliers jusqu’à ce parterre de fleur. Je… Enya !

Je ne saurai dire si le hurlement m’a sauvé ou m’a brisé. Je cours. Je cours en grimaçant. Je cours en craignant. Craignant pour elle. Craignant pour moi. Je cours en sentant chaque pas. Pourtant mes blessures se sont nettement amélioré, plus que de simples cicatrices de brûlure. M’ont-ils enlevé cette liberté si aussi ? Je traverse une ruelle puis m’arrête et me tourne vers celle-ci où je devine le corps d’Enya. Elle est recroquevillée sur elle-même, pleurant visiblement. J’observe les alentours et n’y vois personne. Je m’approche, doucement sans savoir quoi lui dire. Est-ce moi qui l’amène à pleurer ainsi ? Enya ? C’était quoi…ça ? Ce cris ? Je m’arrête, m’abaisse et pose une main sur son épaule pour lui demander de redresser la tête. Quelqu’un t’a fait du mal ? Tu… Bien sur qu’on lui a fait du mal. Moi. Ses larmes étaient déjà sur ses joues auparavant, juste avant, juste face à moi. Mais pourquoi ? Pourquoi tu te mets dans cet état ? Compassion Zéro. Dans mon esprit un sourire se glisse, une remarque qu’il m’aurait fait. Oui. Oui, peut être qu’il est là, que le silence sera brisé ? C’est tellement stupide. Stupide. Je suis con. Con de croire. Con de vouloir. Con d’être. Mon dieu, et Enya, pourquoi pleure-t-elle ? Je ne suis rien. Je ne suis personne. Pourquoi ? La colère me monte doucement. Enya, j’aimerai m’excuser mais là… là je ne peux pas. Je ne peux pas et je n’ai pas envie. Pour une fois laissez moi faire mon connard jusqu’au bout ou quoique ce soit d’autre… Qu’est ce que je dis ? Regarde moi ! On m’a buté bordel ! On m’a kidnappé aussi et je suis allé dans cette arène où je suis mort, où j’ai tué mon frère par deux fois et… bordel Enya ! Secoue toi ! Tu n’es pas une idiote et tu n’as pas à pleurer, énerve toi aussi ou danse ou … aucune idée mais là… je peux PAS. Je peux pas t’aider alors que je ne sais pas comment m’aider ou… bref je peux pas. C’est au dessus de mes forces ! Et ma connerie elle est au dessus de quoi ? De tout.

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MessageSujet: Re: Still Falling for You [Tim & Enya]   Dim 27 Nov - 1:20

« Enya ? C’était quoi…ça ? Ce cris ? »
C’était moi. C’était moi qui ne savait plus contenir autant de douleur dans mon petit corps. Je ne répondis pas, toujours au seul, me tenant les côtes pour contenir la douleur, pleurant à chaudes larmes. La main de Timothée sur mon épaule fait du bien comme une chaude couverture, et elle fait mal comme un coup de poignard. Néanmoins, je me laisse basculer pour me blottir contre lui, sentir sa présence, juste un peu. Ca fait un peu moins mal, d’être contre lui.
«Pourquoi tu te mets dans cet état ? »
Je sanglote et je lâche un rire en même temps. Il me pose la question. Je me met dans cet état pour lui. Pas seulement pour lui, mais pour tout. Tous ces boulets que je traine et qui deviennent trop lourds pour moi.
« Enya, j’aimerai m’excuser mais là… là je ne peux pas. Je ne peux pas et je n’ai pas envie. Pour une fois laissez moi faire mon connard jusqu’au bout ou quoique ce soit d’autre… Regarde moi ! On m’a buté bordel ! On m’a kidnappé aussi et je suis allé dans cette arène où je suis mort, où j’ai tué mon frère par deux fois et… bordel Enya ! Secoue toi ! Tu n’es pas une idiote et tu n’as pas à pleurer, énerve toi aussi ou danse ou … aucune idée mais là… je peux PAS. Je peux pas t’aider alors que je ne sais pas comment m’aider ou… bref je peux pas. C’est au dessus de mes forces ! »

On est tous les deux cassés. Brisés, déchirés par la vie. Et c’était injuste. Et Timothée qui avouait sa défaite, qui avouait qu’il ne pouvait pas m’aider. C’est pas grave. Personne ne pouvait. Beaucoup avaient essayé et s’étaient cassé les dents. Je n’arrivais pas à m’aider moi-même. J’aidais tout le monde sauf moi. Et j’avais fini par ne plus aider personne. Par arrêter de me battre. J’étais tellement fatiguée de me battre. Je me calme au bout de quelques secondes, essuie mes larmes, renifle un coup puis me détache de Tim. Plonge dans son regard qui me donne envie de lui sauter au cou. Je me retiens, difficilement. Sens la colère et le désespoir monter. Pourquoi il m’engueule ? Pourquoi est-ce qu’il est là, après m’avoir dit de partir ? Pourquoi est-ce qu’il en a quelque chose à faire ? Il m’a dit que c’était fini et il revient me torturer un peu plus.
« Tu veux que je m’énerve ? Contre qui ? Contre toi ? Je peux pas, Timothée, je suis incapable de m’énerver contre toi ! Moi non plus, je ne peux pas, figure-toi. Toute ma vie, j’ai donné tout ce que je pouvais, j’ai tout fait pour être à la hauteur. Et chaque fois, les gens finissent par me laisser seule. Ma mère, Casey, Nathan, Ellie, Ezra, Noah, ils partent tous. J’étais venue pour toi, Tim. Pour t’aider. Pour être cette fille-là, celle qui est là dans les pires moments de ta vie, celle qui te redonne la joie de vivre. »
J’essuie mes larmes du dos de la main, renifle bruyamment. Les larmes sont parties. Je n’ai plus d’eau à verser.
« Parce que j’arrive pas à te sortir de ma tête. J’y arrive juste pas, chaque fois que j’essaie, tu reviens, et avec l’arène, c’était pire. On s’est vus trois fois, mais j’ai ressenti quelque chose que j’avais jamais ressenti, et depuis, t’es là dans un coin de ma tête et tu reviens dès que j’oublie de faire attention. Je sais pas comment m’aider non plus, tu vois. Mais à défaut de m’aider, je peux t’aider toi. Mais si tu ne veux pas de ça, si tu préfères laisser tomber ce truc qu’on a et qui est beau, je peux pas t’en empêcher. Ca changera quoi si je m’énerve, à part te faire du mal ? »

Je remets nerveusement une mèche de cheveux derrière mon oreille. Ils sont trop courts. Je les avais coupés pour tourner la page, comme signe, pour avoir l’impression de démarrer quelque chose de nouveau. Mais maintenant, chaque fois que je sentais cette coupe courte je repensais à Noah et à ce que j’avais fait, ce qu’il avait fait, et ça m’énervait.
« Alors rentre chez toi, Tim, si tu veux que ce soit fini, finis-en. Je m’en sortirais, je finis toujours par m’en sortir. J’arriverais bien à te sortir de ma tête un jour. Ou pas, mais tant pis. C’est mon problème. J’aurais dû rester sur ce toit, cette nuit-là. »
Je soupirai.
« Je sais pas quoi te dire de plus. Si tu veux, Vaas sait où j’habite. Si t’as besoin de quelque chose, ou si t’as juste…envie qu’on se voie une quatrième fois. Même ce soir, si tu changes d’avis et que t’as pas envie d’être tout seul chez toi. Je serai là. Mais là, tout de suite, je peux pas me battre pour te garder près de moi. Alors rentre, ou reste avec moi, c’est ton choix. »

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MessageSujet: Re: Still Falling for You [Tim & Enya]   Dim 27 Nov - 19:49

De tout. De tout parce que je suis perdu. De tout parce que je ne sais pas. Je ne sais plus. Je n’ai probablement jamais su qui je voulais être et qui j’étais. Qui je suis. Je ne sais pas. Et c’est probablement de ne pas savoir ça, ce simple point qui m’empêche de déterminer comment m’aider. Comment avancer. Comment reprendre le gout. Comment rire. Comment faire ces maudites blagues. Comment récupérer le sarcasme et avancer sans me retourner. Sans craindre. Sans culpabiliser. Sans enrager. Sans ressentir la colère d’être ainsi plutôt que… que comme elle voudrait me voir, elle, Enya. Je n’ai tout bonnement pas le cœur à ça, à créer une bulle, à la faire vivre, à pousser l’illusion dans un nouveau vice. Tout ceci est mort depuis longtemps. Et moi ? Moi je ne sais pas. Je suis mort. Je suis vivant. Ca semble si superflu ou banal cet enchainement dans ce monde. C’est n’importe quoi. J’ai autant eu peur de mourir ce jour là et je n’ai peur de vivre aujourd’hui. Il s’avère qu’aimer et ressentir est aussi salvateur que destructeur. Ils ont tous défilé, eux tous, ces amis, cette famille. Eux tous d’une année ou d’une autre de ma vie. Tous ces gens disparus puis ces rares individus à faire parti aujourd’hui de ma vie. On se rend compte de ce que l’on peut perdre lorsque c’est trop tard et ce jour là, j’étais près à leur dire au revoir. Aujourd’hui, j’ai peur de les saluer. De risquer de ressentir encore la crainte de ne plus jamais les revoir. De risquer d’aimer assez pour risquer de partir de nouveau. C’est étrange comme sentiment, je n’arrive pas à en comprendre le sens. Peut-être qu’il n’y en a simplement pas. Pas de raison. Pas de sens. Juste l’éternel doute de ne jamais savoir. Jamais savoir qui nous sommes. Jamais savoir qui sont réellement les autres. Jamais savoir le chemin à prendre. Jamais s’ouvrir. Jamais. Jamais être. Je ne sais plus où placer ma crainte, où l’élever, où la combattre. C’est n’importe quoi mais c’est en moi. Le temps, le temps fera peut être quelque chose pour moi si jamais je n’en suis pas capable tout seul. Oui, peut être qu’il faut juste du temps. Peut qu’il me faut juste exploser jusqu’au bout, voir où cela pourrait me mener ? Son corps contre le mien s’éloigne, c’est là que je comprends qu’il était plutôt bien, ici, contre le mien. Le froid semblait moins mordant. J’aimerai riposter à ses paroles, la couper dans son élan pour exposer mon point de vu. Je n’ai tout simplement pas envie de l’écouter. J’en ai marre. Je ne veux pas. Je veux être égoiste, rester seul comme le silence ne cesse de me le rappeler. Elle ne le voit pas. Elle ne le sent pas et ne le comprendra jamais. Elle ne sait rien de moi. Je ne sais rien d’elle. Je ne sais même pas qui sont ces gens qu’elle dit avoir vu partir. Je ne connais pas sa vie. Je le regrette immédiatement et me refuse de regretter quasiment dans le même instant. C’est tellement stupide ce que j’ai dans la tête. Ai-je seulement quoique ce soit d’intelligent là haut ?

…’étais venue pour toi, Tim. Pour t’aider. Pour être cette fille-là, celle qui est là dans les pires moments de ta vie, celle qui te redonne la joie de vivre. Elle était cette fille là pour un autre. Je n’avais pas besoin d’une amie ayant pitié, étant en manque d’intérêt pour elle-même ou de … de je ne sais quoi. Je n’avais pas besoin de ça. Je n’ai pas besoin de ça. Son ton s’envenime légèrement et ça créait une colère plus fine en moi, plus maligne, plus nocive surement. Je n’ai pas la patience de l’écouter ou de prendre conscience de ce qu’elle raconte, de ce que cela peut vouloir dire. Je ne veux pas comprendre ce que ces mots tentent de percer en moi. Je veux être sûr qu’importe si j’ai tort, qu’importe le regret, juste assumer. Juste avoir l’impression d’avoir ce putain de choix qui nous échappe à chaque seconde de souffle de vie. Elle parle. Elle dit des vérités, je le sais, je l’ai aussi senti à cette…. Cette époque. Mais aujourd’hui je ne sais pas ce que je ressens. La colère transforme tout et je ne veux pas lui faire de mal. Je ne veux pas, non mais dieu que j’ai envie d’hurler. Pourquoi ne le fait-elle pas ? Qu’elle gueule bordel ! Qu’elle me réveille, me secoue, me frappe ! Que mes idées soient claires. Que mes décisions soient averties. Là… là c’est un champ de guerre. Ca changera quoi si je m’énerve, à part te faire du mal ? Mais ne te gène pas bordel. Rappel la vie en moi, mon envie de vivre. Rappel moi qui je susi puisque je suis perdu. Ne sois pas mon miroir, je n’ai pas besoin de ça. Je n’ai pas besoin qu’on soit cassé tous les deux, ni de te voir ainsi. Non. Bordel, et l’autre ? l’autre il pourrait bouger son cul jusqu’ici ? Me secouer, j’en ai sérieusement besoin. Pourquoi suis-je si seul ? Pourquoi je me sens seul alors qu’elle est là, en face de moi ? C’est trop tard.. Le mal est déjà fait par elle ou par les autres, ça ne change pas grand-chose. Alors rentre chez toi, Tim, si tu veux que ce soit fini, finis-en. Si seulement… Si seulement je pouvais rentrer chez moi. Si seulement je pouvais vouloir que ce soit fini. Si seulement je pouvais être certain de où marcher et comment. Je me sens déposeder et elle est à des années lumières de le voir. Tout ça est inutile. C’est mon problème. J’aurais dû rester sur ce toit, cette nuit-là. Mais qu’est-ce qu’elle dit ? Parle-t-elle de la deuxième rencontre ? Du toit où elle a cru que j’allais m’éclater plusieurs mètres plus bas ? Parle-t-elle de l’éclatement de la bulle ? du moment où je n’ai pas pu la rassurer sur son amie ? Du moment où j’ai bêtement cru qu’en effet il y avait quelque chose d’étonnant dans notre relation ? Enfin.. si relation il y a. Je lâche un rire amer et fugace en secouant la tête. Alors rentre, ou reste avec moi, c’est ton choix.

Mon choix ? Ce n’est qu’un fin murmure. Je n’y crois pas. Avons-nous el choix ? J’ai tellement l’impression d’avoir été manipulé et d’avoir fait exactement ce que le petit gouvernement voulait qu’aujourd’hui, bien à l’extérieur de cette prison, je me sens pas plus capable de réellement choisir. Là encore, une parfaite réussite du gouvernement. J’ai pourtant lutté là bas. Dans l’arène. Dans ma cellule. Sur ce plateau. Mais pourquoi ? Ils nous ont eux, nous tous. Soudainement, je me rappelle de ces différentes rencontres et ça m’agace. J’en ai marre oui. Ressentir le bien être avec parcimonie sans le capter, sans l’atteindre. Ressentir la colère par tornade, sans m’en dissocier, sans vouloir m’en dissocier. Mon…choix ? Je me relève, recule et l’observe se redresser à son tour. Ne me dis pas que c’est mon choix. Rien de ça n’est de mon choix. Je n’ai rien demandé, absolument rien. Ou presque. Mes choix n’ont pas entrainé ça… ce fiasco entre nous ce nous qui ne ressemble à tout et n’importe quoi. Non le choix dont tu parles c’était à toi de le faire et tu l’as fait…. Moi, je t’ai embrassé… et puis j’ai pas voulu l’attendre. J’ai mes erreurs mais pas celle-ci, ce n’est pas moi. Je n’ai pas… non. J’ai pas voulu me retrouver la bas. Je n’ai pas voulu le tuer… non… ça… j’ai travaillé pour eux, j’ai essayé de… j’ai renié mon frère, mon pays, ma famille… j’ai blessé…tué .. je les vois ces cobayes de l’expérience puis ces types durant la marche vers Nola et ceux que je n’ai pas pu aider. Mais ça… ça non. Je voulais te garder, te protéger mais tu ne voulais pas de ça alors quoi ? t’espérais quoi ? Que l’arène me donne envie de te retrouver ? De forcer à quitter l’autre abruti ? et que je serai toujours dans cette bulle à la con ? Elle a pété bordel ! On ne vit plus dans les disney ! Je ne susi pas ce que tu crois voir en moi mais ce n’est plus… Je secoue la tête, m’approche un bref instant du mur et envoie mon poing dans le compteur électrique. Ne pleure pas, arrêtes. Arrêtes parce que je déteste ça. Je le sens en moi ce profond dégout envers ce que je dis, envers ce que je dois montrer. Le temps ne va-t-il pas me rendre mes dernières semaines ? revenir en arrière, me permettre d’avancer comme de rien n’était ? et là, je montre quoi ? Je lui montre ce que je suis ? c’est ça ce que je suis, une boule nerf ? Gueule putain ! Tu vas te laisser parler ainsi toute ta vie ? Toi aussi tu veux te lever un matin et percuter qu’en fait t’es rien ? un pantin à la con ? un pantin de plus ? un panneau d’affichage pour la marque du gouvernement ? Regarde ce que ça donne, c’est beau hein !? Mais qu’est-ce que je dis ? Mais qu’est-ce que je fais ? Mais … Bastien. Secoue-moi. Réveille moi. Je dois me souvenir. Me souvenir mais de quoi ? Mes yeux sont rougis par la colère, par la peur, par l’irrépressible crainte de ne plus rien retrouver d’important en moi. D’avoir été définitivement déposséder de ce que je pensais être… moi ? Mon ton se casse, c’est presque un murmure. Je ne peux pas…

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MessageSujet: Re: Still Falling for You [Tim & Enya]   Sam 3 Déc - 18:52

«Ne me dis pas que c’est mon choix. »
Rien de ce que je disais ne faisait changer Tim. Il était froid et distant, et en même temps je voyais qu’il ressentait encore quelque chose. Je le voyais dans son regard, derrière tout ce vide. Mais il ne montrait rien envers moi. Et j’avais beau essayer de le faire réagir, de le faire revenir, c’était en vain.

C’était ma faute. Il le disait clairement. Ce fiasco entre nous, c’était comme ça qu’il l’appelait, alors que j’appelais ça de la magie, lui appelait ça un fiasco. Et c’était ma faute, c’était mes choix qui avaient mené à ça. C’était injuste. Ou l’était-ce réellement d’ailleurs ? Puis il changea totalement de sujet. Le gouvernement. Son frère. Je ne savais même pas qu’il avait un frère. Bon sang, il avait raison, j’ignorais tout de Timothée. On ne se connaissait pas. J’ignorais qu’il avait un frère, il ignorait que j’en avais un. Et nous avions tous les deux perdu ce frère, de toute évidence. Je savais la douleur que c’était, de perdre son frère. Et je ne savais même pas qu’il avait perdu le sien. C’était le genre de choses que j’aurais voulu connaitre, apprendre, savoir. Je voulais entrer dans sa vie, pour de vrai. Et il me rejetait.
« Mais ça… ça non. Je voulais te garder, te protéger mais tu ne voulais pas de ça alors quoi ? t’espérais quoi ? Que l’arène me donne envie de te retrouver ? De forcer à quitter l’autre abruti ? et que je serai toujours dans cette bulle à la con ? Elle a pété bordel ! On ne vit plus dans les disney ! Je ne sais pas ce que tu crois voir en moi mais ce n’est plus… »
Je ne sais pas ce que j’espérais. Pas ça. Clairement pas ça, cette scène qui se jouait entre nous, cette scène douloureuse qui me déchirait le cœur. Pas ce rejet en bloc et cette faute laissée dans mes bras. Pas ce Timothée qui m’accusait. L’arène m’avait donné envie de le retrouver, mais pas l’inverse. Je n’avais pensé qu’à lui pendant des jours. Je m’y étais juste mise trop tard. Et maintenant lui ne voulait plus de tout ça. On avait manqué de synchronisation. Timothée me dit d’arrêter de pleurer, comme si c’était par choix, comme si ça m’amusait. J’aurais bien voulu, arrêter de pleurer, arrêter d’avoir mal. J’aurais aimé. Mais les choses étaient comme elles étaient et j’avais mal, et les larmes étaient plus fortes que ma volonté. Et la colère de Tim, ce poing jeté contre le mur me tape sur les nerfs. Ses demandes incessantes que j’arrête de pleurer me tapent sur les nerfs. Son incompréhension me tape sur les nerfs.

« Gueule putain ! Tu vas te laisser parler ainsi toute ta vie ? Toi aussi tu veux te lever un matin et percuter qu’en fait t’es rien ? un pantin à la con ? un pantin de plus ? un panneau d’affichage pour la marque du gouvernement ? Regarde ce que ça donne, c’est beau hein !? Je ne peux pas… »
Je me lève complètement, regard noir, et je croise les bras. Puis, je lui file un baffe. Bien méritée. Qui me fait un bien fou.
« Ca va mieux là ? C’est ça que tu voulais ? J’ai compris, Tim, que tu ne peux pas, ok ? Tu l’as assez répété, je crois que c’est bon là, j’ai pigé. »
Ca y est. Il voulait que je m’énerve, ça y est. Je suis énervée. Marre qu’on me parle comme à une gosse et qu’on me gueule dessus. Marre de tout ça. Ma voix monte en volume.
« J’ai fait une erreur, Timothée ! Une erreur, bordel ! J’ai fait le mauvais choix, j’ai choisi Noah et pas toi, c’était une connerie, je le regrette, d’accord ? Mais tes accusations, j’en ai pas besoin, je sais très bien ce que j’ai fait et ce que je n’ai pas fait ! Et si tu ne veux plus de ça, de moi, dis-le juste et arrête de me répéter que j’ai merdé, parce que je le sais parfaitement ! C’est tout, je pars de mon côté, toi du tien, c’était sympa, ciao ! »

Je m’adosse contre le mur, les bras toujours croisés.
« Tu as si peu d’estime pour toi, c’est dingue, bon sang. On est tous des pantins du gouvernement, Tim, tous, toi, moi, les autres, la différence c’est que certains se battent. Certains y croient. Et ça n’a rien à voir avec toi et moi. Ce n’est pas parce que je veux te connaitre et que je suis malheureuse que tu me rejettes, que ça fait de moi un pantin. Ca fait juste de moi un être humain. Donc arrête tes conneries, arrête de te trouver des excuses qui n’ont rien à voir, et assume. Je me fiche que tu sois un mec bien, que tu bosses pour eux, je m’en fiche, j’ai mon lot d’erreurs aussi. Mais j’y croyais, Timothée, je croyais en toi, et je croyais en toi et moi. Toi, tu n’y crois pas. Point. Laisse le reste de côté. Et laisse-moi pleurer, bordel !! »
J’ai levé les bras au ciel et crié ce dernier mot. Je me tais, jauge Timothée du regard. C’est triste, qu’on en soit là. Je suis donc incapable de terminer une relation correctement. Elles doivent toutes se finir dans la colère, la rancune et les larmes. Je soupire.
« Voilà, je suis en colère, tu es content, tout est parfait. Je rentre maintenant. Je voulais juste être avec toi, mais clairement, j’aurais dû rester chez moi. J’espère que tu ne regretteras pas de m’envoyer valser ce soir comme je regretter de t’avoir envoyé valser l’autre soir. Ciao, Tim. »
Et je tourne les talons pour repartir vers chez moi. Il n’y a plus de larmes. Juste la colère brûlante, et les regrets. J’ai encore merdé. J’aurais dû….je ne sais pas. Ca aurait dû se passer autrement. Je repense à cette nuit-là, sur le toit. J’aurais vraiment donné n’importe quoi pour retourner à ce moment.

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MessageSujet: Re: Still Falling for You [Tim & Enya]   Mer 7 Déc - 19:48

Je ne peux pas être celui qu’elle veut. Je ne peux pas retrouver une bulle qui nous a tant menti. Croire que la simplicité pouvait encore se frayer un chemin dans une relation. Croire qu’il est facile de se livrer à une inconnue. Croire qu’on peut, éventuellement, être heureux sans risquer quoique ce soit. Je repense à ce carpe diem sans parvenir à en ressortir toutes les substances. Qu’est-ce qui m’a pris ? J’aurai dû la laisser partir ce soir là, dès le départ. Pourquoi croire en cette simplicité ? Ce n’était qu’un leurre, comme ce qui semblait naitre entre nous. Elle-même n’était pas certaine que cela pouvait avoir un réel impact sur le long terme, une réelle nécessité à être vécu, une réelle existence. Elle avait fait le choix de sa réalité, j’étais resté dans la bulle avant de redescendre moi aussi. Peut être que j’aurai pu faire les choses différemment. Peut être que j’en aurai eu le temps. Peut être que je ne m’y serai jamais retrouvé, dans cette arène. Une sorte d’effet papillon. Mais qui ? Qui s’y serait retrouvé ? Dois-je avoir honte d’espérer un retour en arrière ? Un changement de nom dans ce hasard douteux ? Dois-je avoir honte d’espérer que personne ne prenne ma place ? Je me demande encore pourquoi mon comportement s’est tant modifié. Il y a des raisons qui nous échappent, cela se passe en nous à un niveau peu palpable. J’aurais aimé faire la différence et non me retrouver avec un deuil involontaire. Plusieurs deuils. Et je ne peux pas l’entrainer la dedans. Je ne peux pas la voir ainsi. Je ne peux pas être celui qu’elle veut sans vouloir être celui qu’elle détestera demain. Je suis mort, pourquoi reste-t-elle encore ici ? Les fantômes sont rarement intéressants, rarement attirants. Et puis merde ! Elle a l’autre. Je n’ai pas besoin de sa pitié, de sa peine… La colère s’immisce plus encore. Je me sens enfermé malgré moi dans mes agissements, dans mon corps. Rien ne semble être logique et le temps est bien trop long à faire ses effets. Un remède. Une solution mais pas ça, pas elle. Pas comme ça. Pas pour me voir ainsi. Je ne suis pas ce qu’elle croit. Son mec n’est pas forcement le pire de l’histoire.

L’air claque comme un éclair dans le ciel.

L’orage électrise mon corps, arrête mon cœur, broie mes dernières barrières. Tout explose alors que mes prunelles se plongent dans l’opale de ses jumelles. Ca va mieux là ? C’est ça que tu voulais ? J’ai compris, Tim, que tu ne peux pas, ok ? Tu l’as assez répété, je crois que c’est bon là, j’ai pigé. Pas vraiment non. Ca ne… c’est douloureux. Pas la claque. Pas la frappe mais la provenance. Mais ses yeux. Mais sa posture. La marque est là, brulante, sur ma joue et quelque part sous ma peau. Je fronce mes sourcils à la recherche d’un diagnostic, sans grand résultat. J’ai fait une erreur, Timothée ! Une erreur, bordel ! Tu m’en diras tant. J’ai fait le mauvais choix, j’ai choisi Noah et pas toi, c’était une connerie, je le regrette, d’accord ? Le regret, ce danger. Il nous pousse à bien des actes de folies, à des besoins de réparations, à des choix stupides, à une paralysie maladive comme par peur de réitérer. Le regret n’a jamais été bon à vivre. Pourtant n’en sommes-nous pas abonné ? Mais tes accusations, j’en ai pas besoin, je sais très bien ce que j’ai fait et ce que je n’ai pas fait ! Et si tu ne veux plus de ça, de moi, dis-le juste et arrête de me répéter que j’ai merdé, parce que je le sais parfaitement ! C’est tout, je pars de mon côté, toi du tien, c’était sympa, ciao ! Elle reste pourtant là, les bras croisés contre le mur aussi noir que ses yeux. Aussi sombre que l’éclair qui nous divise. Aussi sombre que ses larmes soudainement glacées par la colère. Je connais ce sentiment, ce moment de débordement, je le sens en moi à chaque instant, désireux de lâcher le torrent plutôt qu’un simple filet d’eau sans raison. Je devrais plutôt aller courir pour noyer tout ce cocktail qui boue en moi. Tu as si peu d’estime pour toi, c’est dingue, bon sang. A croire qu’elle a écouté Bastien. On est tous des pantins du gouvernement, Tim, tous, toi, moi, les autres, la différence c’est que certains se battent. A quoi cela sert ? Ils semblent tous trouver comment gagner à la fin de l’histoire. Ce retournement, cette mort de mes mains. Je ne voulais pas qu’il disparaisse, pas lui. C’est pourtant stupide puisque je n’ai jamais voulu le connaitre avant qu’il ne se suicide. Je n’ai voulu le frère qu’au moment où je ne pouvais obtenir que la pierre tombale. J’en ai gardé ce doute incisif : et si j’avais été là pour lui ? Certains y croient. Et ça n’a rien à voir avec toi et moi. [..] Ca fait juste de moi un être humain. L’humanité, ce beau concept. Elle est belle l’humanité à jubiler des morts derrière un écran. Elle est belle, oui, ça donne envie. Donc arrête tes conneries, arrête de te trouver des excuses qui n’ont rien à voir, et assume. Je me fiche que tu sois un mec bien, que tu bosses pour eux, je m’en fiche, j’ai mon lot d’erreurs aussi. Ma respiration se fait plus douloureuse. L’impression que mon propre corps m’abandonne pour me laisser au beau milieu de l’espace, sans oxygène. Juste pour voir. Juste pour me laisser là, seul avec le silence absolu. Mais j’y croyais, Timothée, je croyais en toi, et je croyais en toi et moi. Toi, tu n’y crois pas. Point. Laisse le reste de côté. Et laisse-moi pleurer, bordel !! Non. Ne crois pas. Ne crois pas en moi. Ne crois pas en toi et moi. A quoi bon ? Je suis incapable de centrer mon esprit. Incapable de choisir ma voie. Incapable de respirer. Ses propos heurtent ma peau et bien plus encore, mon âme. Elle a pourtant raison, je le sais, je le sens. C’est bien la seule chose que je comprends réellement dans tout ça puisque mon corps ne répond pas par le soulagement mais par la submersion. … J’espère que tu ne regretteras pas de m’envoyer valser ce soir… Et je coule. La sensation est pétrifiante. Mes souvenirs m’attaquent avec autant de précision qu’un assassin avec sa lame, pour vu que cela soit encore plus douloureux. C’est si bien orchestré que je ne peux rien faire, je crois que je recule pour m’assurer un maintien avec le mur puis mes jambes oublient de faire leur job, je glisse. Ma respiration s’accélère et je crois me redresser, secouant la tête dans le vain espoir de leurrer l’esprit. Est-ce Maarten qui parle ? Ce n’est pas le moment. Pas le moment de recevoir un procès culoté. Mes yeux se posent soudainement sur la cours de mon immeuble. Comment je suis arrivé là ? Et, Enya ? Je me tourne puis me retourne, et tourne encore. Bordel, suis-je sur un bateau ? Je m’avance. Mon lit. Je ne bouge plus, secoue la tête, passe mes mains soudainement glaciales sur mon front. A moins que ce ne soit celui-ci qui ait passé les 1000° et cette douleur dans la poitrine, cette impression de suffoquer sans raison. Ma faiblesse m’enrage mais mon corps abandonne, comme s’il ne pouvait plus continuer ainsi.

Ma communication avec celui-ci s’est arrêtée, je m’affale et observe le ciel. Maarten… la ferme. La ferme. Mon esprit se fait attaquer de toutes ces conversations, de toutes ces indications, ces paroles entrainantes pour lui comme pour moi. Et puis Bastien. Et puis l’arène. Et puis mes parents. Et puis Enya. Et puis… bordel. La contradiction de mes pensées me sature. L’overdose de connerie. L’overdose de donnée. J’aimerai afficher un fatal error sur mon écran de contrôle, sur mon front, qu’on me débranche tout de suite et que je puisse enfin dormir. Juste un peu bordel. Juste le temps de ne plus confondre la réalité et les cauchemars. Juste le temps de croire en un réveil un peu plus salvateur et au lieu de ça, je suis étalé sur le sol humide de cette fin de soirée, brulant et congelant. Au lieu de ça, j’observe un ciel illuminé par ses étoiles. Il n’y en avait pas dans l’arène, très peu. C’est là que le #404 s’expose, je le sens. Je le sens mon corps qui se cambre. Je le sens, la convulsion alors que mes yeux restent rivés sur le ciel. Je me sens bien. Un instant, j’ai l’impression de me survoler. La légèreté de mes pensées me fait sourire, bordel que ce silence est paisible. Ce poids qui disparait de ma poitrine… J’ai tellement l’air d’un con sur le sol avec ma crise de panique, de tétanie ou de je ne sais quoi. Suis-je donc incapable d’écouter mon corps ? Suis-je donc incapable d’écouter mes amis ? Suis-je donc incapable de m’excuser auprès d’elle ? Suis-je donc incapable de m’en rendre compte sans .. ça ? La perte de contrôle massive. L’oubli total de soi. Je dois être sourd ou incapable d’écouter. Probablement ça d’ailleurs. Incapable d’aller au bout du peu de mes résolutions, s’en est déconcertant. Dois-je me mettre à hurler pour comprendre ? Et Enya… Enya qui me déteste à présent alors que… alors qu’elle regrette. Regrette pour moi, l’idée est saugrenue pourtant elle l’a dit et moi, j’ai rien compris. Et moi, je suis là, incapable de bouger. Incapable de revenir dans mon propre corps tant j’apprécie la légèreté de mes épaules à cet instant. Ce n’est qu’une illusion, une compensation de mon esprit mais dieu, ça soulage.

Je sens alors un contact sur ma peau. La fraicheur me fait du bien, j’en ferme les yeux. Essaye-t-on de m’étouffer ? Je me sens, compresser mais étrangement ça me détend également. Juste un instant. Un léger instant alors que, soudainement, j’ai peur. Peur d’être lourd. Peur de cette réalité où je suis incapable… de m’écouter, de me faire confiance, de les écouter. Peur d’avoir ce bourdonnement. Peur d’avoir ce cœur submergé autant que ma respiration brisée. Mes prunelles glissent alors autour de moi et s’accrochent à mon vis-à-vis. Je ne dis rien mais agrippe fermement son poignet. Je suis qu’un con. Je suis qu’un con avec un poids trop lourd que je me coltine sans raison. C’est stupide. Je sais pourtant qu’il ne me sera pas aisé de le déposer. Ma respiration attend un jour meilleur avant que je me laisse glisser à un long soupire. Mon corps se relâche. Mon esprit bouillonne de nouveau. On…on va pouvoir élever des ..moutons en papoisie ensemble ? La subtilité est peut être trop importante, je traduis donc. Je suis désolé.... je suis con et pitoyable, j’ai même pas compris que t’étais plus avec Noah. Que t’as eu peur. Que tu te tenais à moi. Réellement… Oui parce qu'évident, c'est elle. C'est elle qui me tient contre elle au lieu de .. je ne sais pas. Je m'en fiche. J'ai pu au moins lui dire.. plus ou moins.



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MessageSujet: Re: Still Falling for You [Tim & Enya]   Dim 18 Déc - 0:33

J’ai fait quelques mètres déjà. Trois ou quatre. Et la douleur est plus grande chaque pas. J’avais espéré qu’il me retienne. Qu’il m’empêche de partir, qu’il me demande de rester. Mais il n’a rien fait. Il m’a regardée partir, et je l’ai entendu partir de son côté. Alors, c’est comme ça. C’est comme ça que ça se termine. Aussi simplement que cela, moi qui pars chez moi, lui qui rentre chez lui, et puis c’est tout.

Je m’arrête, inspire un grand coup. Je suis en colère. Je suis triste, et déçue, et amère, et j’ai mal. Je fais demi-tour, passe le mur une nouvelle fois. Je voudrais lui dire encore quelque chose. Essayer encore. Et puis m’en aller, ensuite. Juste lui rappeler que ce n’est pas moi qui ai commencé. Pas moi qui ai fait le premier pas, à l’hôpital. Je n’avais pas voulu tout ça. Mais c’est arrivé. Je l’ai rencontré et je suis tombée sous le charme, et c’est lui qui m’a embrassée. Pas moi. Alors je passe le mur et j’arrive dans la cour, prête à cracher mon amertume.
Au lieu de ça, je me précipite vers Timothée. Je m’agenouille à côté de son corps au sol. Il convulse. D’un geste fluide, je pose sa tête sur mes genoux, passe mon bras sous son dos, le relève un peu. Il fait une crise, je ne sais pas bien quel genre. Le contre-coup, probablement. Son corps pète un plomb. Et il convulse et son corps part dans tous les sens, alors j’essaie de le maintenir et de le calmer. Je dis son nom, je l’appelle pour qu’il reprenne conscience. Je commence à paniquer un peu moi-même. Mon instinct de médecin me force à rester calme, mais ce n’est pas juste un patient qui fait une crise, c’est Timothée, alors c’est différent.

Il finit par se calmer, enfin. Sa respiration se fait moins saccadée, finit par redevenir normal. Les convulsions deviennent tremblements puis son corps se détend. Il rouvre les yeux.
« On…on va pouvoir élever des ..moutons en papoisie ensemble ? »
Je ris. Un rire qui sort comme un soulagement, qui chasse toute l’inquiétude et la panique que j’avais. Il va bien. Et pour la première fois, je revoyais Timothée, mon Timothée, celui qui m’avait embrassé à l’hôpital et sur le toit. Je revoyais cette lumière dans ses yeux.
« Je suis désolé.... »
Je passai une main sur son front et je me penchai pour l’embrasser. Un baiser qui dura peu, mais qui contenait toute l’affection que j’avais pour lui.
« C’est moi qui suis désolée, Timothée. On est deux idiots, c’est rien. »
On était bien assortis, au moins. Deux idiots incapables de se dire ce qu’ils ressentaient en temps et en heure. Le principal, c’était que l’on était deux idiots qui le savaient. Qu’on était deux idiots ensemble.
« Et j’irais élever ce que tu veux, où tu veux, du moment que c’est avec toi », lui dis-je avec un sourire. J’avais cru le perdre une fois dans l’arène. Une seconde fois quelques minutes plus tôt. Je n’étais pas prête à le perdre encore. Je le suivrais n’importe où. Pourvu qu’il reste avec moi.
« En attendant de faire nos valises pour un pays exotique, qu’est-ce que tu dirais qu’on quitte ce sol froid et sale pour aller dans un endroit chaud ? Genre ton appartement, ou le mien, comme tu préfères. »
Joignant les actes aux paroles, je me relève et aide Timothée à se mettre debout. On est dans un sale état, pleins de poussières et de saletés. Je retire un mouton de poussière de son t-shirt, avant de lever les yeux et de planter mon regard dans le sien. Je souris, malgré moi. Je ne sais même pas pourquoi je souris. Je souris parce que je le vois. Je prends sa main, doucement. Il m’a manqué, il m’a tellement manqué. J’ai un peu moins mal maintenant. J’ai juste envie d’être avec lui. Le reste, ça ira. Tant qu’il est là, ça ira.
« Je suis désolée pour ce que j’ai dit. Pour la baffe aussi. Et pour cette nuit-là sur le toit. »
J’étais désolée pour un tas de choses. Je n’allais pas m’excuser pour toutes, pas ce soir. Je crois que le principal était dit.
« Qu’est-ce que tu dirais que…qu’on reprenne à zéro ? Qu’on apprenne à se connaitre, et puis, on verra bien. On n’a pas fait les choses dans le bon ordre, mais je t’aime beaucoup et…j’ai envie de voir où ça mène. »
Je souris et haussai les épaules.
« Moi, c’est Enya. Je sus interne en médecine, animatrice de radio pirate. Bipolaire et pas très douée avec les mecs. On m’appelle Catwoman aussi parfois. Enchantée », dis-je sur un ton amusé.

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MessageSujet: Re: Still Falling for You [Tim & Enya]   Dim 8 Jan - 20:35

Et c’est potentiellement la dernière parole légère que je pourrais exprimer ainsi. Le poids s’installe sur moi à chaque respiration prise, à chaque souffle qui percute le monde autant que le monde ne me percute. Le paradoxe de la vie dans toute sa splendeur. Pourtant, la mélodie d’un simple rire adoucie mes sensations tout comme ces bras autour de mon corps. La sensation d’être soutenu, de ne pas être seul et d’exister malgré cette impression de mort. Ce souvenir de mort. Le rire résonne autant dans cette cours que dans mon esprit. Un instant, je ferme les yeux et expire avec précaution. Ses lèvres sur mon front me soulagent autant qu’ils m’inquiètent. Maintenant que je suis là, le corps calme, mon esprit ne l’est plus totalement. L’impression de légèreté n’a probablement pas assez duré longtemps. Idiot. Oui, c’est le mot. Juste pour moi en tout cas. Je n’aime pas ce que je vois. Je n’aime pas la sensation que j’ai en moi. Je ne suis pas bien sûr de me reconnaitre ici, sur ce sol glacial, entre ces doigts réconfortant. Ce n’est pas à elle de me rassurer, de s’excuser. Je suis pas bien sûr que ce soit également à moi. Pourquoi devoir s’excuser ? Pour tout ça ? Tout ce qui nous dépasse… tout ce qui nous échappe. Ce temps qui file entre nos doigts, ces décisions qui s’entrechoquent, ces souvenirs qui écument l’espoir. En attendant de faire nos valises pour un pays exotique, qu’est-ce que tu dirais qu’on quitte ce sol froid et sale pour aller dans un endroit chaud ? Genre ton appartement, ou le mien, comme tu préfères. Mes yeux s’ouvrent de nouveau, attendent que le flou s’estompe pour dessiner l’escalier qui mène à mon couloir, à ma porte. J’en frissonne, sens mon pouls s’accélérer. Mes doigts, quant à eux, se crispent autour du poignet d’Enya. Je me vois aussi clairement que je sens Enya contre moi. Je me vois me débattre. Je me vois frapper. Je me vois me défendre. Je me vois tenter de sauter du 2e étage. Je me vois me faire plaquer au sol, trainer au sol, porter dans les escaliers, endormir dans leur vanne. Ses doigts sont sur mon torse, elle y enlève quelque chose puis relève le regard. Je n’ai même pas fait attention mais me voila debout, ma main dans la sienne. Elle me sourit alors que mon cœur et mon esprit vivent encore une course folle dont elle n’a aucune idée des contours.

Rien n’a changé. Rien ne changera peut être et c’est surement ce qu’il y a à accepter. A moins que ce ne soit renoncer. Mais renoncer à quoi ? A évoluer ? A avancer ? A faire mieux ou pire ? Je revois Bastien, je pourrais presque l’entendre mais ce n’est qu’un pâle souvenir de sa présence. Présence qui n’était de fait qu’un leurre de mon esprit pour… pour quoi déjà ? Je vois son corps tomber doucement sur le sol, une épée le perforant. Je sens al douleur dans mon propre corps. La résonnance est vibrante, violente, insupportable. Et ce sourire qu’il a gardé…. Ce n’était qu’un homme de sable et pourtant. Pourtant il a entrainé ma folie avec lui. Une folie que j’aimais à défaut d’avoir pu aimer mon frère. Enya Pourquoi s’excuser ? Dire des vérités n’est pas grave. Ou peut être. Ca dépend. C’est bien étrange de me sentir aussi peu convaincu par le besoin de vérité qui a toujours fait parti intégrante de moi. M’ont-ils tout pris en m’envoyant dans cette arène ? Qu’est-ce que tu dirais que…qu’on reprenne à zéro ? Qu’on apprenne à se connaitre, et puis, on verra bien. On n’a pas fait les choses dans le bon ordre, mais je t’aime beaucoup et…j’ai envie de voir où ça mène…Moi, c’est Enya. Je suis interne en médecine, animatrice de radio pirate. Bipolaire et pas très douée avec les mecs. On m’appelle Catwoman aussi parfois. Enchantée. Ses yeux. Ce regard. Ce visage. L’amusement dans sa voix. Je ne sais qu’en penser mais j’entends ses paroles, je les intègre et les comprend. Ce qu’elle dit me renvoie à notre première rencontre, à cette blessure, à ma nonchalance, à son désespoir puis ses sourires. Cela me renvoie à cette bulle éclatée dans l’éclat de nos voix, dans la douleur de mes incertitudes, dans la culpabilité de mes pertes, de mes souvenirs. Si j’ai reculé d’un pas lorsqu’elle s’est présentée, je me rapproche sans rien dire. J’avale ma salive, manque de faire une fausse route et ferme les yeux. Je ne sais pas en quoi je veux croire. Je ne sais pas plus comment briser ce poids au fond de ma cage thoracique tout comme reprendre un rythme normal ni trop lent, ni trop rapide. Retrouver une sensation de présent, d’un présent acceptable, d’un bon présent et surtout… d’un avenir bien meilleur. Je ne suis pas sûre que ma présence dans sa vie soit une bonne chose mais son sourire m’apaise alors l’égoïsme devrait-il me frapper et entrer dans son jeu ? Croire que le passé peut disparaitre en une présentation. Croire qu’être à zéro signifie nécessairement que la roue tourne, mieux, qu’elle peut entamer son premier cycle ? Rappelles toi qui tu es… La voix s’éveille d’un abysse. J’aimerai pouvoir ouvrir les yeux et le voir de nouveau mais je sais dans le même instant qu’il ne sera pas là. Il ne le sera plus. Prends .. Le temps… Mes yeux s’ouvrent sur ceux d’Enya. Je me penche, mon front touche le sien pendant que le silence perdure encore quelque secondes. Je ne suis pas sûr de vouloir effacer ce qui nous a amené ici… J’inspire son parfum. puisque ce n’est pas seulement des choix, des cris, des morts ou des larmes mais …de la joie et..de l’attraction. Je relève mon front pour laisser mes lèvres gouter à leur tour à son épiderme à l’instar de son propre geste. Je me recule. Alors ne t’excuse pas pour les choix que tu pensais « bon » ou nécessaire à ce moment là… je ne devrais pas exiger ta culpabilité alors que je sais parfaitement ce que cela ..fait. Je souris avec douceur, jette un œil à la porte de mon appartement et m’éloigne de l’escalier. Je sens le mur qui me sépare de ma vie, de mon appartement. Bien qu’invisible il est là, je le vois se dresser devant ce qui devait être un renouveau positif dans un monde détruit. Quand j’ai refait ces trois appartements, je croyais réellement en avenir plus juste, plus paisible malgré les … « nouveautés » de notre ère mais… là… il faut se rendre à l’évidence, c’est bien pire. Alors sans un mot de plus, je préfère m’éloigner. Aller où elle veut pour vu que ce n’est pas dans cet appartement ni dans mon labo.

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MessageSujet: Re: Still Falling for You [Tim & Enya]   Sam 28 Jan - 16:26

Le contact du front de Timothée sur le mien est douce et brûlante à la fois. J’ai tellement cru le perdre. J’ai eu tellement peur de le perdre, que le sentir tout proche parait presque irréel. Et pourtant il est là.
« Je ne suis pas sûr de vouloir effacer ce qui nous a amené ici… »
Je relève les yeux vers lui, surprise. Je pensais que reprendre à zéro serait une solution. Mais de toute évidence, non. Et la façon dont il décrit ce qui nous a amené ici, à ce moment, est tellement juste et belle que je souris. Il a raison. Reprenons exactement là où nous en étions.
« Alors ne t’excuse pas pour les choix que tu pensais « bon » ou nécessaire à ce moment là… je ne devrais pas exiger ta culpabilité alors que je sais parfaitement ce que cela ..fait. »
Je me mets sur la pointe des pieds et dépose un baiser sur ses lèvres. Un baiser empli d’affection et de gratitude. Les choses paraissent simples, là, quand il les dit. Elles sont loin de l’être, et elles ne vont pas devenir simples du jour au lendemain, je le sais. Mais j’ai l’impression qu’on peut s’en sortir, panser nos blessures, lâcher un peu nos démons, et vivre quelque chose de beau, tous les deux. Timothée s’éloigne de son appartement et je comprends qu’il ne souhaite pas rentrer chez lui. Je peux le comprendre, il doit encore avoir des blessures ouvertes et à vif du jour où les Peacekeepers sont venus le chercher de force. Alors je lui prends la main et nous sortons de la cour, de la ruelle. En quelques minutes nous arrivons chez moi. Quelque part où il pourra se sentir en sécurité. Le trajet se fait silencieusement, tous les deux plongés dans nos pensées respectives. Nous n’avons pas besoin de parler. J’ignore ce que l’on a, lui et moi, et là où on va, mais il y a quelque chose et il faut qu’on le saisisse tant qu’on le peut. La clé tourne dans la serrure et nous entrons dans mon appartement.
« C’est un peu le bordel, désolée…. »
Un peu étant un doux euphémisme. L’appartement est en bazar complet. J’ai passé des jours terrée dedans à pleurer la perte de Timothée dans l’arène, puis à attendre son retour. Ranger était la dernière de mes priorités. Ca se voit. Je saisis quelques affaires au passage et les jette dans un coin, avant de me tourner vers Timothée, un petit sourire aux lèvres. Bien, et maintenant ?
« Fais comme chez toi. Je vais préparer un truc à manger. »
Et je m’active aux fourneaux. C’est étrange de le voir là, chez moi. A l’endroit exact où était Noah il y a encore peu. J’ai rêvé plusieurs fois de voir Timothée dans mon salon. Et maintenant que c’est réel, j’ignore comment réagir et il n’a pas l’air plus à l’aise que moi. Et pourtant, la soirée se passe simplement, entrecoupée de sourires et de silences affectueux. Entrecoupée de ces signes que l’on se lance maladroitement, de cette affection pas toujours bien exprimée. Et pour la première fois j’oublie Noah se tenant au milieu de mon salon.

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