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 You've got friend in me... [Timaisy]

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MASTER OF ILLUSIONS

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↳ Opinion Politique : Travaille pour le gouvernement sans forcément en partager les opinions
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MessageSujet: You've got friend in me... [Timaisy]   Mar 8 Nov - 20:49


« There isn't anything I wouldn't do for you
We stick together and can see it through »



Timothée & Maisy

You've got friend in me ♥️
featuring

Il pleut. Elle pousse un soupir et remonte lentement sa capuche avant de resserrer son écharpe et les pans de son manteau autour de son corps. Un frisson la secoue quand elle passe les portes du bâtiment et que le vent cueille son corps épuisé et amaigri. Elle marche lentement jusqu’à l’arrêt de taxi le plus proche. En temps normal, elle aurait pris le temps de marcher jusqu’à chez elle, mais son corps lui envoie chaque jour des signaux de détresse. Elle a tellement maigri, et n’a dormi que quelques heures depuis le début de ces jeux de l’enfer. Elle s’assoit avec soulagement sur le siège en cuir du taxi et donne son adresse dans un soupir fatigué. Elle pose sa tête sur la vitre et suit des yeux une goutte qui glisse entre ses congénères sur le verre. Elle cherche par tous les moyens à éloigner de son esprit les images de ses amis dans l’arène. De Lazlo, le cœur arraché par celui qu’il aime, de Timothée le corps ensanglanté, sans vie. Elle a lutté un temps contre son inquiétude et sa curiosité maladive afin de protéger son sommeil et sa santé mentale. Quand elle a craqué, elle l’a regretté instantanément. La télévision a grésillé quelques minutes avant de lui montrer ses amis et son corps s’est brisé quand elle a vu Lazlo, son si beau Lazlo, le corps couvert de blessure et l’air épuisé. Et Timothée, blesser lui aussi, tentant tant bien que mal de garder sa bonne humeur. Elle n’avait ri à aucune de ses blagues, le cœur trop serré pour apprécier l’humour de son meilleur ami. Les premiers jours avaient été supportables, ses deux amis s’en sortant aussi bien qu’il était possible dans de telles circonstances. Puis, rapidement, ils avaient été de plus en plus gravement blessés et ce mur de sable lui avait pris ses deux meilleurs amis. Elle avait hurlé devant sa télévision, le corps tendu en avant, les mains agrippées à la vieille télévision, les larmes ruisselant sur son visage. Elle avait hurlé devant sa télévision, le corps tendu en avant, les mains agrippées à la vieille télévision, les larmes ruisselant sur son visage. Le taxi s’arrête en bas de son immeuble et elle sort de sa transe l’air perdu et des larmes plein les yeux. Elle remercie le chauffeur d’une voix étranglé et le paie avant de regarder désespérément dans toute sa rue. Timothée n’est toujours pas là.

Quand l’annonce avait été faite et qu’elle avait appris que ses amis n’étaient pas morts puis qu’elle les avait vus, épuisés, blessés, mais bien vivant sur le divan de cette ordure de Danny Clocker, elle avait failli s’évanouir. Le soulagement s’était abattu sur elle avec tant de force qu’elle en avait chancelé dans son couloir à la radio, quand Danny avait annoncé qu’il rentrerait tous chez eux sous peu. Puis elle avait pensé à l’après, au traumatisme qui devait briser les sortants. Ce jour-là, elle avait fait le trajet depuis la radio jusque chez elle en courant, manquant à plusieurs reprises de s’effondrer de fatigue et de se faire écraser. Elle avait attrapé un papier et un crayon et avait écrit un message plein d’amour, de douceur et d’encouragement à Lazlo, demandant une réponse dès qu’il s’en sentirait capable et lui rappelant qu’elle serait toujours là pour l’accueillir s’il en ressentait le besoin et lui assurant qu’elle passerait bientôt. Elle l’avait attaché délicatement à la petite patte de Dita qui avait élu domicile sur le meuble de sa chambre. La pauvre colombe faisait peine à voir depuis le départ de son maître et Maisy eu les larmes aux yeux en imaginant la joie de l’oiseau et de son ami quand ils se retrouveraient. Elle avait levé le volatile, posé sur deux de ses doigts, devant son visage, avait laisser Dita frotter tristement sa tête contre son menton avant de lui murmurer de rentrer à la maison. L’oiseau avait instantanément redressé la tête et s’était envolé à tire d’aile par le velux ouvert. Maisy l’avait regardé foncer le cœur un peu plus léger. Elle avait ensuite envoyé un message, puis deux, puis trois à Timothée, tous rester sans réponse. Elle avait aussi tenté de l’appeler et il n’avait pas répondu ce qui avait ravivé l’inquiétude de la jeune femme. Jusqu’à ce qu’elle se retrouve à sourire sur son lit quand elle vit le pigeon portant la réponse de Lazlo se poser lourdement sur la commode. Daniel. Le jeune homme avait nommé le pigeon sans le savoir du nom du père de Maisy et elle trouvait toujours ça drôle après presque deux ans. Elle essuya rapidement les quelques larmes qui perlaient aux coins de ses yeux pour lire le message de son ami.
"Sweetie, merci de t'être occupée de Dita. Elle a un peu grossi, non ? Au moins elle ne manquait de rien, et je suis vraiment heureux que tu l'aies prise sous ton aile (badum tss). Je vais... bien, Je crois. J'espère en tout cas. Ne t'en fais pas pour moi, ça va aller. J'ai des gens à l'appart, je ne suis pas seul. Passe dès que t'en as envie, tes gamelles me manquent ♥️"
Ce qu’elle fit dans l’instant, elle donna quelque graine à Daniel avant de quitter précipitamment son appartement et de prendre la direction de celui de Lazlo, une boite pleine de cookie sous le bras. Elle passa une partie de la soirée là-bas, retrouvant au passage Tristan qu’elle n’avait pas revu depuis l’époque où elle travaillait encore pour les arènes. Les deux jeunes hommes semblaient mal en point, mais ils se soutenaient tous les deux avec cette force qui caractérisent les gens ayant vécu les mêmes horreurs. Elle quitta l’appartement le cœur un peu plus léger de savoir son ami entre de bonnes-mains. Elle embarqua également un petit pochon d’herbe qu’elle glissa dans son soutien-gorge.

Ces retrouvailles avec Lazlo dataient de deux jours et Timothée n’avait toujours pas donné le moindre signe de vie. Elle commençait à vraiment s’inquiéter. Ce genre d’attitude était à l'opposé de ce qu’elle connaissait et elle commençait à penser qu’il était arrivé quelques choses à son ami. Surtout depuis qu’elle avait été le chercher sur son lieu de travail et avait trouver le laboratoire vide. Épuisée par la montée des cinq étages de son immeuble, elle lâche son sac près de la porte et retire ses chaussures avec un petit gémissement de plaisir, elle se dépêche de nourrir sa rate et de la poser son épaule pour un câlin bien mérité après cette journée épuisante et elle se dirige vers la cuisine pour essayer de se préparer un petit quelque chose quand un bruit sur le toit attire son attention. Elle s’arrête et tend l’oreille à nouveau, le bruit recommence et résonne sur son toit en zinc. Elle monte les escaliers lentement et pousse la chaise sous le velux avant de l’ouvrir le plus discrètement possible. La pénombre et la pluie la force à plisser les yeux, mais elle aperçoit rapidement une silhouette qu’elle connaît bien. Elle redescend et dépose Chat sur le lit avant de remonter sur sa chaise. Elle prend une grande inspiration « TIMOTHÉE MOREL ! » Sa voix perce le silence seulement entrecoupé par les gouttes qui frappe la tôle. Il sursaute et se tourne vers elle l’air surpris. « TU RENTRES IMMÉDIATEMENT DANS CET APPARTEMENT ! »
Elle descend de sa chaise et attend, quand ses pieds apparaissent dans l’encadrement du velux, elle pousse un soupir de soulagement. Elle ronge son ongle de pouce en le regardant se glisser dans l’appartement comme il l’a déjà fait à plusieurs reprises. Il est trempé de pluie et ses yeux sont assombris par des choses qu’il n’aurait jamais dû vivre. Elle s’avance et pose doucement sa main sur sa joue, plongeant ses yeux bleus dans ses prunelles brunes. « Aller viens. » Les questions attendront qu’il soit sec et au chaud. Elle attrape sa main et l’amène jusqu’au salon. Maisy lui tend une serviette récupérée dans la salle de bains ainsi que des vêtements qu’il a oubliés durant l’une de ses nombreuses visites. Elle ne dit rien et elle s’empresse d’aller préparer un chocolat chaud et ramène aussi la boite à biscuit avant de s’asseoir près de lui sur le canapé. Elle glisse sa main le long de son bras et entrelace leurs doigts, simplement heureuse de voir son visage dans ce lieu si familier. « Tim… » Elle respire lentement. « Tu m’as manqué, bro. » Elle frotte ses yeux qui menacent une fois de plus de s’humidifier et lui donne sa tasse avant de faire une connerie. Les mots d’amour ne sont pas aussi simples entre elle et lui qu’ils le sont avec Lazlo, mais cet homme est probablement la personne la plus proche d’elle et le voir dans cet état brise son cœur. « Pourquoi tu m’as pas répondu ? … Nan, attends. Si tu veux pas parler, t’es pas obligé pour le moment, mais tu finiras bien par devoir le faire, tu m’connais et ses connards vont devoir payer pour c’qu’ils t’ont fait. Mais pour le moment, si tu veux, on peut juste boire ça pour se réchauffer et puis picoler un coup et fumer un pétard. » Elle se penche et pose un baiser léger sur sa joue râpeuse. « Mais faudra que tu me parles. Parce que… J’peux pas supporter de m’dire qu’tu gardes tout ça a l’intérieur. Ça doit te tuer à petit feu et… Je veux t’aider. D’ailleurs… Si t’as mal… J’peux… » Elle lui montre ses mains, ses pouvoirs ne sont pas un secret entre eux et elle aimerai le soigner si elle peut.





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'Cause maybe you're lovable and maybe you're my snowflake. And your eyes turn from green to gray and in the winter, I'll hold you in a cold place.


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MessageSujet: Re: You've got friend in me... [Timaisy]   Mer 9 Nov - 0:59


« Il est plus facile de se perdre dans l'abysse que de trouver les raisons d'en sortir »



Cupcake & Bro
featuring

Et je suis là. Comme un con. J’erre dans une ville que mon esprit semble découvrir alors que mes yeux sont déjà lasses de chaque contacte. Ma tête est enfoncée depuis plusieurs jours dans ma capuche. J’ai vaguement l’impression de garder mon anonymat autour de vautours inquisiteurs. J’aimerai leur cracher dessus, vomir ma haine, vomir ma colère mais je ne le fais pas. Je suis lasse. Lasse et incapable de savoir quoi faire de mon temps. De mon avenir. Qui suis-je ? Cette question revient sans cesse et là où je pensais avoir trouvé une réponse, l’arène m’a tout enlevé. Je me sens dépossédé et c’est précisément ce que ces enfoirés espérés. Bien joué. Ils ont réussi. J’y ai cru pourtant. J’y ai cru que l’arène pourrait consolider le peuple à haïr le gouvernement. Consolider la résistance, les mouvements contre cette merde sans nom et sans borne mais c’est un échec. Un parfait échec. Je les vois s’arrêter pour regarder les distributions. Je les vois hésiter à admirer, rire, craindre ou apprécier. Quant à eux qui détournent le regard, baissent la tête et ferment leur gueule … ils ne sont pas mieux. Je ne suis pas mieux. Un putain de pantin désarticulé, blessé, abimé, totalement perdu. Ils m’ont dépossédé. Ils ont fait fort, m’ont rappeler mes démons, mes craintes, mes espoirs et le tout a fait une joyeuse explosion. Mes vannes sont fermées et le silence règne en maitre dans un environnement décidément pas habitué à tant de silence. Bastien. Pourquoi s’est-il tant encré en moi ? Pourquoi à sa mort ? Pourquoi disparaitre ce jour là ? De cette manière ? Je ne comprends pas moi-même ce qu’il se passe dans ma vie. J’ai l’impression de la survoler sans la comprendre. C’est frustrant moi qui ait toujours voulu connaitre les vérités, trouver des preuves, déterminer la réalité d’une fiction. En repensant à ces dernières années, je ne pige tout simplement rien. Je ne vois pas l’intérêt de tout ceci, de tout ce gouvernement, de l’ensemble des choix effectué par lui, par moi… Le simple fait que des morts puissent plus m’influencer de leur mort que de leur vivant, n’est-ce pas complètement aberrant ?

Mon téléphone vibre dans ma poche. Je sens le contact entre mes doigts et après une hésitation décide de sortir le boitier. Maisy C’est un tourment dans ma tête, dans mes organes et au fin fond de mon cœur. J’en loupe un battement et m’immobilise en plein milieu de la rue. On me rentre dedans en grommelant, mon regard se porte sur le râleur et celui-ci détourne le regard. Parfait, je fais peur à présent. La distraction n’a d’intérêt que de me faire respirer et reprendre ma marche. La pluie commence à tomber, les habitants activent leur marche, se dynamisent pour éviter toute maladie. Une bonne stratégie quand on connait la couverture maladie…et son inexistence. Le Ministre Armstrong ne fait qu’offrir des sourires à la con sans réformer complètement le système, encore un foutu con au milieu d’autres trous du cul. L’envie de frapper un énième lampadaire em prend mais je n’en fais rien. Soupire. Le téléphone vibre encore. C’est le bureau cette fois. Quoi ? Ils veulent mon certificat médical ? Ils ont qu’à allumer la télé et additionner 1+1. Ils m’ont kidnappé, enfermé, drogué, forcé à courir pour survivre, apprécié des gens pour les voir crever, souffrir de multiples blessures, voir Bastien, subir ses mots, le tuer, me faire tuer, voir Jésus se faire arracher le cœur, puis de nouveau enfermé …. Ils pensent sérieusement que revenir travailler pour eux est la première chose qui me pousse à me lever le matin ? Non. Non ce n’est certainement pas eux. Pas pour eux. Quoique… l’idée de les jeter dans la même arène me tente bien. Et donc non, ce n’est pas eux qui me poussent à me lever mais Enya. Enya qui doit continuer de croire que « ça va », que je bosse ou que je fais quelque chose de ma journée. Je ne sais pas ce qu’elle cherche à faire, ni ce qui la pousse réellement à vouloir m’aider. Je ne la comprends pas. Je ne comprends rien de toute façon.

Mon silence est une torture. Qui aurait-cru qu’ils parviendraient à me faire taire ? A me faire douter ? Je n’ai plus de maison. Plus d’emploi. Plus de frère. Plus de branche auxquelles m’accrocher. La douloureuse impression d’être mort se ressent à chaque pensée qui s’échappe de ma détermination à ne PAS penser à l’arène, à mes compagnons d’infortune, à ce qu’ils doivent vivre ou non, à ce que j’ai dis à cet enculé de Danny C. Pi m’empêcher de penser à ce cœur qui s’arrache. Cette dernière vision alors que mon propre s’écoulait pour se mélanger avec celui de Bastien. L’ironie du sort a voulu que ça tombe le jour de mon anniversaire. Sympa la vie. Super cadeau pour mes 30 ans. J’aime, tous les ans on peut se le refaire. Bastien. Lazlo. Lazlo, le pigeon. J’aurai pu tomber avec n’importe qui dans cette arène et je suis tombé sur lui… sans le savoir. Et il est mort. Et j’ai rien pu faire. Le pigeon de Cupcake, celui qu’elle adore, dont elle m’a longuement parlé sans jamais trouver le temps de nous foutre dans la même pièce. Cela aurait peut être été pire dans l’arène, de le connaitre. De le connaitre plus encore déjà que je l’ai vite apprécié, juste pour sa barbe. Juste pour ses réponses à mon bavardage incessant pendant que Gray désespérait. Et celui-là, Gray, bordel…. Ce qu’il a du… cette bande de connards, j’aimerai tellement les y voir. J’aimerai qu’ils se fassent arracher le cœur, si jamais on peut le trouver au milieu du bouillon de connerie dont doit être fait leur corps.

Je suis hargneux, je m’en rends compte. Je fulmine. J’erre dans cette ville et enrage dans mon simple défilement de pensées, de souvenirs, d’incompréhensions. Je m’en veux. Puis je m’en veux de m’en vouloir. Qu’aurais-je pu faire de plus ? Qu’aurais-je pu dire de plus ? C’est comme pour Bastien, je ne l’ai pas tué. Il s’est tué bordel. Je n’ai rien à voir avec sa mort pourtant…. Pourtant l’image est gravée en moi. Ce regard. Ses mots. L’étrange parallèle entre la mort du sableux et la disparition de mon partenaire de crime. Mon partenaire dans le silence ambiant. Bordel. Il n’est plus là. Je ne l’entends plus. J’aurai pourtant besoin d’un sacré coup de pied au cul ou un bon rappel à la réalité. Un peu comme Maarten l’a fait en son temps pi lui aussi il est mort, le cabot. Merci de tous crever quand j’ai besoin de votre rudesse. Le pire, certainement, c’est d’en avoir conscience. Et j’erre comme un pantin que je suis à chercher … à chercher quoi ? A chercher qui ? Aller où ? J’en sais rien. J’aimerai bien qu’on me le dise. TIMOTHÉE MOREL ! Je sursaute à la simple énonciation de mon prénom qui plus est associé de mon nom de famille. Ca ne devrait pas m’étonner en soi, maintenant tout le monde connait ma gueule, mon identité, le niveau de mon humour et mon gout pour les actes fratricides. PERFECT. TU RENTRES IMMÉDIATEMENT DANS CET APPARTEMENT ! Cupcake. On s’arrête. On s’arrête tout de suite. Qu’est-ce que je fiche ici ? Je ne sais même pas comment j’ai atteri sur ce toit. Encore. Encore. Encore. Merde. Merde. Merde. Je ne suis pas prêt. Pas prêt pour affronter son regard à elle, sa déception ou tout autre sentiment. Je me revois dans ma cage à observer l’écran. A voir la rediffusion de notre mort à Jésus et moi-même. A voir le zoom sur les visages qui défilent dans le sableux de Lazlo. A y voir Maisy. Je ne suis pas prêt. Pas du tout. Pourtant j’avance vers le velux, hésite sur le rebord en regardant à contrebas. Je la vois, en partie. Elle m’attend et je finis par descendre sans grande conviction. Mon cœur bat à la chamade. Une première dans notre relation. Si ce n’est une fois peut être, lors d’un dur réveil… mais ça n’avait rien à voir. Définitivement rien à voir. Le touché de ses prunelles dans les miennes sont chaudes et je me surprends à apprécier ce contact fantomatique alors qu’elle m’invite à entrer chez elle pour me réchauffer. Je m’exécute dans le silence, incapable de savoir que dire. Qu’est-ce qui pourrait avoir sens ? J’ai l’impression d’avoir passé une vie sans la voir. Une vie sans lui envoyer le coussin immonde orange et moche qu’elle a sur son canapé dans sa tête. Une vie sans l’avoir recouverte de sa couette alors qu’elle s’était endormie la bouche ouverte, bave au menton devant un film retrouvé au beau milieu d’un magasin d’antiquaire. Une vie sans l’avoir entendu ronfler, rire gras, défendre ses choix vestimentaires avec passions, manger des pâtisseries en s’en mettant sur le bout du nez.. une vie sans avoir senti son bras se glisser autour du mien et encore plus sans avoir senti ses doigts entrelacés les miens. Le frisson qui me parcourt alors n’est pas celui du désir, de l’électricité entre une homme et une femme mais d’une crainte mêlée à un soulagement. C’est étrange.
Je voudrais lui dire moi aussi mais soudainement ma gorge est aussi sèche quand dans mon petit désert. C’est qu’il me manquerait presque… Mes yeux partent en l’air, roulent en m’imaginant entendre Bastien me piquer avec justesse mais le silence brise mes illusions. Un silence loin d’être perçu par Maisy qui se met à parler. Elle anime l’espace d’une atmosphère lourde bien qu’elle tente de dévier les armes qui semblent pointer sur moi. Parler. Le truc que je fais si bien, si trop. Parler. Parler de quoi ? C’est si ridicule ce qu’il se passe en moi. Je me sens lasse et il n’y a rien à dire de plus. Mon histoire est ridicule. Ca ne sert à rien d’en parler, de chercher à comprendre, de … bref. Inutile. …J’peux pas supporter de m’dire qu’tu gardes tout ça a l’intérieur. Ça doit te tuer à petit feu et… Je veux t’aider. D’ailleurs… Si t’as mal… J’peux… Au moins elle, n’a pas perdu son bavardage. En occultant le contenu, j’apprécie de l’entendre. Cette voix. Elle. Mon amie. La seule que je pourrais qualifier de ce nom sans craindre d’éventuelles représailles ou coups du sort. Et encore, avoir laissé mourir Lazlo est probablement le petit coup du sort qui nous manquait. Quant à l’évocation de la magie, j’ai un mouvement de recule. Léger mais présent. Je n’aime pas plus la magie qu’hier mais je sais le geste nappé de bonnes intentions sans vouloir comprendre ce qui la pousse à m’offrir ce regard, cette délicatesse. Elle fait partie des personnes qui ont su me réconcilier avec les sorciers mais pas au point de servir de cobaye qu’importe les intentions premières. Méfiance. Méfiance. A croire que ses inscrits dans mes gènes.. à défaut de ne pas avoir été le « bon fils ». Mon pouce caresse sa peau, mes yeux se laissent distraire par le mouvement avant que je glisse légèrement sur le canapé de sorte à poser ma tête dans le creux du cou de Cupcake. Une position bien étrange entre nous puisque c’est généralement elle qui s’appuie ainsi contre moi. Je tousse. Je ne saurais même pas dire ce qu’il y a dans « tout ça », ni même si « tout ça » devrait s’appeler ainsi… je suis juste… vidé. Vidé d’énergie et de…sens. Un soupire s’échappe. Je suis fatigué Cupy… je suis fatigué et incapable de dormir tellement je bouillone sans raisons. Ma langue se délie sans plus de raisons. Le fil de mes pensées se forme à chaque mot prononcé, le tout s’étaye d’image que l’esprit tente de mettre ensemble. Je comprends pas ce qu’il s’est passé… dans cette arène et dans nos vies à tous, dans notre monde… pour en arriver là. Je sais pas ce que je fous dans ce gouvernement …. Je sais pas ce que j’ai foutu à détester mon frère, à lui parler alors que… pi pour le … fin bref. Y a pas de sens, pas plus de vérité… Je soupire, encore et me crispe légèrement après ça. Mes yeux se ferment. Je suis si fatigué mais incapable de dormir, mes yeux n’apprécient pas l’obscurité.




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MessageSujet: Re: You've got friend in me... [Timaisy]   Lun 5 Déc - 15:03


Elle tremble. De soulagement, de bonheur, de fatigue aussi. Cette fatigue qui semble gluante, collée à son corps et à son cœur depuis bien trop longtemps pour quelqu’un d’aussi jeune. Ses yeux se posent sur sa main enlacée à celle de son ami. Sur son pouce qui caresse ses phalanges en un mouvement presque hypnotique. Elle soupire, épuisée, par le monde, l’apocalypse, les gens. Par cette magie qui plane entre elle et Timothée maintenant qu’elle a fait l’erreur de lui proposer son aide. Oubliant dans la joie de le revoir sa méfiance à l’égard de la magie. Elle tremble en se souvenant de sa voix, annonçant sur les ondes de la radio gouvernementale, avec un ton neutre le décès de ses deux amis. Elle s’enfonce dans le canapé, ramenant le coussin orange sur ses genoux. Son coussin préféré, le coussin honnit, celui que Timothée semble détesté depuis le jour où, il a posé le pied dans son salon. Elle soupire quand le corps de son ami s’affaisse sur le sien, quand sa tête vient se loger dans son cou. La présence de son ami, sa chaleur, le poids de son corps contre le sien soulage ses douleurs. Son cœur semble battre normalement pour la première fois depuis si longtemps. Les cheveux encore humides de son ami chatouillent légèrement son cou et son odeur emplit les narines de Maisy, apaisant ses angoisses bien mieux que n’importe quel antidépresseur. Elle passe ses deux bras autour de son ami et pose son menton sur le haut de sa tête. La position est loin d’être confortable, mais la présence du corps de son ami contre le sien suffit à effacer l’inconfort. Elle tire du bout des doigts le plaid qui traine derrière Timothée et le remonte au-dessus de leurs têtes. Les enfermant dans un cocon ou rien ne peut arriver, ses doigts glissent doucement dans les cheveux de Timothée et elle dessine des formes abstraites du bout des ongles sur son cuir chevelu. La voix de Tim, étouffée par son corps lui parvient. « Je sais… Je sais bien, chéri… Personne devrait avoir à vivre ce que ce monde malade t’as fait vivre. » La rage bout en elle et elle serre plus fort le corps de son ami contre le sien. « T’as le droit d’être fatigué… T’as le droit d’être en colère… » Elle soupire et retient les larmes qui perlent au coin de ses yeux. Elle n’a définitivement pas le droit de pleurer.

« J’comprends pas plus que toi, Tim… » L’inutilité qu’elle ressent face à la souffrance de Timothée lui brise le cœur, broie ses côtes, écrase ses poumons et c’est d’une voix étranglée qu’elle répond à son ami le plus cher. « J’sais pas c’qu’on a fait pour mériter une telle merde. J’sais pas pourquoi ces connards pensent qu’on est des sortes d’objets qu’ils peuvent utiliser comme ils veulent avant de nous jeter quand on est trop cassé. » Elle déglutit et embrasse délicatement la tempe de Timothée, appréciant pour quelques secondes la chaleur de son souffle contre la peau de son cou, la tangibilité de son corps contre le sien, preuve s’il en est qu’il est bel et bien vivant. « J’sais pas c’qu’on fout à continuer à bosser pour eux, alors qu’ils nous brisent… Nous réduisent à néant avant de nous renvoyer dehors comme si de rien n’était. » Elle se crispe quelques secondes quand Timothée évoque Bastien… Ce jumeau décédé dont il n’a parlé qu’une seule fois, durant une nuit particulièrement alcoolisé. Elle se rappelle de la douleur sur son visage, de cette peine qui suintait de tout le corps de son ami. Elle n’avait jamais osé aborder le sujet, jugulant sa curiosité par peur de le blesser. « Pour… Bastien… » Les mots s’échappent doucement de ses lèvres, elle n’a pas l’habitude de filtrer ses paroles quand il s’agit de Timothée. « J’sais pas quoi dire… Je… Tu m’en avais vaguement parlé quand t’étais bourrée… Mais je sais que t’aime pas parler de ta famille… » Et c’était compréhensible, Timothée lui avait expliqué rapidement sa vie et Maisy ne pouvait qu’être pleine de haine envers les êtres qui avait été capable de traiter une personne aussi adorable que Timothée comme un moins-que-rien sous prétexte qu’il n’était pas doté de ces foutu pouvoirs magiques qui n’amenait que de la merde de toute façon. « J’ai pas tout compris dans cette histoire… Mais… Je suis là, si tu veux en parler… »

Lentement, elle se redresse et retire le plaid, les sortants de leur cocon protecteur, dans un geste habituel, elle glisse la main dans le dos de Timothée avant de se lever. « J’ai ce qu’il nous faut pour ce soir, ça t’aidera au moins à dormir… Pis s’t’as pas envie de parler, on pourra toujours jouer au Monopoly. » Elle hausse les épaules en se dirigeant vers le placard dans lequel elle range le jeu de société et son nécessaire à rouler. La boite défoncée sous le bras, elle revient s’asseoir près de son ami. Elle se colle à lui, par habitude, mais surtout par besoin et roule rapidement un joint, qu’elle allume. Elle tire une longue bouffée, relâchant un nuage de fumée, avant de le tendre à son ami. « Allez, fume. Ça te changera les idées, pis ça vient de chez Laz’, c’est d’la bonne. » Elle s’appuie contre le torse de son ami, gorge ses narines de son odeur rassurantes, mêlée à celle de l’herbe qui lui rappelle Lazlo. Lazlo qui doit probablement en train de s’oublier entre les jambes de Tristan. Un sourire soulagé s’étend sur les lèvres, quand elle pense à son autre meilleur ami qui est entre de bonne-main. « Timou… Chuis tellement contente que tu sois rentré… » Les larmes roulent sur ses joues sans qu’elle n’en ait conscience. « J’ai eu peur t’sais… Tellement peur que ce soit vrai… Que plus jamais j’puisse voir ta tête d’ahuri… » Elle essuie sa joue sur le t-shirt de son ami et pose un nouveau baiser sur sa joue. « Pourquoi… » Elle hésite à poser la question, ne voulant pas ajouter la culpabilité aux tourments de son ami. « Pourquoi t’es pas v’nu m’voir ? J’étais morte de trouille que tu répondes pas… Ch’t’ais cherché partout, t’étais ni au taf, ni chez toi, t’étais nulle part… » Elle récupère le joint et tire une nouvelle fois dessus, se laissant envahir par la sensation de paix que lui amène toujours l’herbe. « T’sais, tu peux tout m’dire, j’peux tout entendre venant de toi… T’es un peu l’homme de vie quand même ! » Elle se rappelle avec attendrissement le réveil en sursaut qu’ils avaient expérimenté durant cette nuit où ils avaient cru avoir franchi la ligne dans cette relation pleine de tendresse et d’amour qu’ils partagent. « Bref… C’que j’veux dire bro, c’est que je suis là pour toi et que peu importe ce que tu as envie de dire, j’écouterais… Et pis, si t’as pas envie de parler, j’meublerais, j’suis bonne pour ça. » La beuh la fait parler, et elle se rend compte qu’elle saoule peut-être son ami épuisé.

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MessageSujet: Re: You've got friend in me... [Timaisy]   Jeu 8 Déc - 13:18

Non l’obscurité broie l’âme et l’anime d’une bien triste mélodie. Ca en devient ridicule. Comment mon corps peut encore espérer fonctionner après tant d’heures passées à contempler le plafond ? S’endormir est pourtant tellement salvateur pour moi d’habitude. Depuis la petite cellule à attendre je ne savais quoi, je suis bien incapable de contrôler le flot d’images et de sensations qui se propulsent dans mon esprit. Je pourrais devenir le sujet d’une thèse de psycho à force. Le résultat de l’enquête m’intéresserait pas mal faut dire. Et puis ce désir increvable de me laisser croire que je pourrais changer quoique ce soit… Dès que l’obscurité m’entoure, je revois ces différentes scènes qui ont conduis à la mort des uns et des autres et immédiatement, j’en change d’un point, des phrases, des… n’importe quoi tant que la fin ne soit plus la même. J’aimerai avoir le pouvoir de changer quoique ce soit et bizarrement, je me rends compte que ce n’est pas mon nom sur ce putain de tirage que j’aimerai modifier mais celui de Grayson à la toute fin. Lui éviter de se retrouver dans cette arène avec le choix de vie ou de mort sur autrui et lui-même comme tout horizon. Leur éviter à tous ces fins là. Je n’ai pourtant pas se pouvoir comme je n’ai pas la sensation d’en avoir un aujourd’hui ou hier dans ce monde à la con. C’est bien ça le problème, le feu mêlé a l’absolue certitude que je suis incapable. Incapable de protéger. Incapable de changer. Incapable de faire évoluer quoique ce soit. Incapable de faire un choix réfléchit et fondé sur l’avenir que je voudrais me donner. Je sais… Je sais bien, chéri… Personne devrait avoir à vivre ce que ce monde malade t’as fait vivre. Elle me serre davantage contre elle, je bouge légèrement dans l’idée d’améliorer sa position sans grand succès j’imagine. Elle a toutefois raison, personne ne devrait vivre ça puisque la vie qui s’en suit est définitivement différente. Chacun doit ressentir différemment le réveil mais je ne saurai dire, quelque soit la forme prise, laquelle est la plus saine. Probablement pas cette aphasie que je traine avec l’impression d’être une loque humaine en attente de jenesaisquoi pour sortir de là. Lorsque sa voix se répand de nouveau dans la pièce, c’est de manière plus étranglée. A son baiser, je réponds par une pression sur ses bras autour de moi. Je ne sais pas comment elle fait pour rester ainsi avec moi alors que… ma tête se dandine pour évacuer ces souvenirs que je préférais brûler au milieu d’un feu de camp. J’sais pas c’qu’on fout à continuer à bosser pour eux, alors qu’ils nous brisent… Nous réduisent à néant avant de nous renvoyer dehors comme si de rien n’était. Ses propos trouvent écho en moi, ma main répond d’une plus forte pression à mesure que toutes les raisons de leur cracher dessus, à ces connards du gouvernement, affluent dans ma caboche. Mon cœur s’emballe et j’en oublie presque que ce que je serre si fort, c’est le bras de Maisy. Avec difficulté et effort, je lâche un grand soupire, fermant un bref instant les yeux.

Il va falloir que j’apprenne à dompter cette haine latente. Pour… Bastien… Bastien ? J’en manque une respiration, oublie totalement l’idée de respirer alors qu’elle reprend la parole avec une hésitation qui ne lui ressemble pas. Quel con. Mais quel con je suis. L’alcool ce remède pour oublier est aussi le meilleur pour délier la langue et là, pourquoi lui ai-je parlé de lui ? et quand ? Bon sang. Heureusement que ce n’est pas une activité que j’ai maintenu à l’extérieur de son appartement ou du mien. Qui sait ce qui pourrait en ressortir comme emmerde ? Bien trop j’imagine, pour changer. Au point où nous en sommes… un peu plus ou un peu moins.. Puis elle se dégage. Le frisson de sa main dans mon dos et de sa disparition soudaine me laissent une autre sensation de vide. Encore. Je n’ai jamais aimé avoir besoin de qui que ce soit, pourtant, force est de constater que Cupy est devenu un pilier. Sa voix me rassure et ça fait du bien. Ses propos, eux, m’angoissent et j’écarte bien les yeux en sentant des vaisseaux péter dans mon organisme à l’évocation de Lazlo. Son cœur… je le vois à l’extérieur de son corps. Je l’entends me répondre dans l’arène puis… bordel. Je me sens pas bien et l’envie de vomir me reprend. Ca faisait longtemps tiens. Le dégout de tout ça. Le dégout dans le miroir. Le dégout. Comment peut-elle être là, si présente, si douce avec moi alors que j’ai été incapable d’aider son ami ? D’aider celui qui m’a sauvé les fesses ? Mon petit sourire à l’évocation du monopoly a donc disparu, tout autant que le petit amusement lié à la présence de substance illicite dans son appartement. Je ne suis pas un grand adepte mais il s’avère que cela à ses bons côtés. J’attrape le joint et me fait une besoin nécessaire à ma survie d’en prendre une longue taff puis une autre. Pour la forme. Timou… Chuis tellement contente que tu sois rentré… Mes yeux dérivent sur mon amie. Les larmes s’immiscent sur ses joues avec l’intention de conquérir l’épiderme entier. Ce qui reste de mon cœur s’étiole de nouveau, je le sens rétrécir dans ma poitrine. Si on voulait l’écraser, on ne s’y prendrait pas autrement. Ma tête d’ahuri ? L’évocation devrait me faire sourire mais j’ai du mal avec ça en ce moment, n’en déplaise à Enya. Ce n’était qu’une belle grosse blague, sympa non ? Je suis en vie. Oui, il parait. Je me porte bien. Oui, il parait. Bordel, mais c’est vrai. Tout ce qu’il s’est passé était vrai. D’une certaine manière. Imperceptible pour la population, totalement compréhensible par les acteurs de cette funeste comédie. Et puis, il y a eu un mort. Personne ne le sait. Tout le monde s’en moque mais il est mort. Définitivement. Il lui a fallu un an pour s’échapper de ma conscience, pourtant je n’ai pas l’impression d’avoir assez changé, assez évolué pour subir le silence de son absence. Qu’ai-je pu dire pour que mon inconscience le fasse disparaitre ? Comme ça qui plus est ? Pourquoi t’es pas v’nu m’voir ? J’étais morte de trouille que tu répondes pas… Ch’t’ais cherché partout, t’étais ni au taf, ni chez toi, t’étais nulle part… Si je n’étais pas déjà crispé, c’est clairement le cas à présent. Le boulot, Mon frère, Lazlo, elle. Tous les meilleurs sujets ont été abordés, c’est parfait. Et bien qu’elle me laisse la possibilité de ne rien dire, me murer dans le silence, je sais qu’elle n’attend que des réponses. Je sais que, quelque part, un souffre de ce silence inconnu entre nous et même de ces secrets volontairement éloignés d’elle. Pour quelqu’un qui a longtemps recherché la vérité, je suis bien incapable d’offrir les miennes à d’autres, même aux rares personnes que j’aime. Le culte du mensonge et de l’omission …

Ma tête s’affaisse pendant que mon esprit tente de se dépatouiller sans en laisser des plumes. Je me sens une nouvelle fois noyer et c’est probablement pour ça que je me penche pour récupérer le joint. Je le sens agir doucement, trop doucement surement à moins que ce ne soit mes barrières qui soient devenues trop épaisses. Le silence s’installe. Je déteste ça. Je préfère l’entendre, elle qu’importe ce qu’elle raconte. Qu’importe les lames qu’elle fait glisser sur ma peau sans le vouloir. Mes prunelles se posent sur elle à la dérobée pendant qu’elle s’installe de nouveau sur le canapé. Je me tourne alors, me mets en tailleur et glisse une main sur sa cuisse pendant que l’autre serre son poignet. Cupy… tu t’es adroitement subtilisée à ma famille alors que je n’en voulais pas ou plus du tout. Alors que je faisais tout pour briser mon frère… et me faire croire que je méritais bien plus sa vie que lui ou inversement, je ne sais pas.. Je fronce les sourcils, où est-ce que je veux en venir déjà ? T’es comme ma sœur alors comment j’aurai pu te parler de Bastien ? T’expliquer ma haine ? mes choix ? ou encore mieux, que sans le connaitre sa mort m’a plus bouleversé que celle de mon père ? Je secoue la tête. Tu sembles tellement croire que je suis bien mieux que tous les autres … je ne voulais pas que ce regard change. Je trouvais qu’il allait bien avec l’idée que je me faisais de moi… idiot n’est-ce pas ? je ris légèrement. L’exprimer à voix haute l’est encore plus, idiot. Et dans cette arène, Lazlo…. Bastien…. Surtout Lazlo en fait, j’ai rien pu faire. J’ai essayé mais je suis… mort en même temps. J’ai failli laisser mon frère le tuer et puis tout ce qu’il a dit… Mes yeux se baissent. Pour le donner du courage, j’imagine, je prends une autre taff. C’est la vérité. L’accablante vérité. Avec tout ça, comment tu pourrais encore me voir comme avant ? J’ai même pas pu aider ton ami comme personne en fait, aujourd’hui comme hier et avant-hier.



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MessageSujet: Re: You've got friend in me... [Timaisy]   Mer 25 Jan - 17:38


Elle pose son regard ses yeux mi-clos sur le visage de son ami et la tristesse le broie le cœur. Elle observe la bouche de Timothée et le petit nuage de fumée blanche sui s’en échappe à mesure qu’il tire sur le joint. Ses yeux dévorent le visage épuisé, marqué par les évènements, de son ami et sa rage contre ceux qui ont osé brisé une personne aussi purement gentille que Timothée manque de la faire suffoquer. Elle en a assez, assez d’être triste et fatiguée, assez de se cacher et de s’enfermer dans cette tour où elle travaille chaque jour. Assez de travailler pour des gens capables de faire… ça. De briser un jeune homme de trente ans qui ne demandait au final rien de plus qu’une vie normale. Elle baisse les yeux et regarde ses mains. Ses mains qui ont aider à créer ces illusions qui ont tué tant de gens, alors qu’elle aurait pu dire non. Dire non et choisir de les utiliser pour soigner, pour apaiser les souffrances de ceux que cette société s’acharne chaque jour à briser. Ses pensées dérivent vers Enya, si jeune et déjà bien plus courageuse qu’elle. Une simple humaine, sans aucun pouvoir, qui a pourtant choisi de passer sa vie à soigner les malheureux. Celle qu’elle est, ce qu’elle cautionne en ne se battant pas contre ce gouvernement malade, la dégoute. Une part d’elle, ne peut regretter les choix qui l’ont poussé par deux fois à travailler pour eux, car ils lui ont permis de rencontrer Lazlo, Timothée, Tristan, ils lui ont permis de retrouver Alistair, même s’il ne lui adresse pas la parole, ils lui ont permis d’avoir ce toit sur sa tête, ce toit où elle peut héberger son meilleur ami, psychologiquement détruit, en ce moment même.

Elle s’enfonce profondément dans le canapé, la main sur la jambe de Tim, ne voulant le lâcher pour rien au monde, encore trop effrayé d’avoir à faire à une hallucination. Après avoir vécu pendant plus d’un mois dans l’idée qu’elle avait perdu ses deux meilleurs amis, la simple idée de laisser Timothée s’éloigner de plus de quelques centimètres d’elle, lui donne l’impression d’étouffer. Comment pourrait-elle avancer sans la présence constante de cet homme qu’elle a appris à aimer comme un frère ? De cette moitié d’elle qu’il semble avoir entre les mains depuis qu’ils ont commencés à s’accrocher l’un à l’autre ? Ses yeux, un peu explosés par la weed, fixent le côté du visage de son ami, sa tête baissé, l’absence de sourire sur ses traits désormais marqués par une vie trop dure achèvent de réduire son cœur en miettes. Quand il se tourne lentement et s’installe face à elle, Maisy tente tant bien que mal de se façonner un visage moins triste, les yeux bruns de son meilleur ami se plantent dans les siens et sa main, toujours fraiche de sa balade nocturne se pose sur sa cuisse. Si elle avait plus ou moins réussis à contenir ses larmes jusqu’alors, la déclaration de Timothée brise ses dernières résistances.

L’éternelle enfant unique qu’elle a été, malgré la tentative de son père de lui infliger deux belles-sœurs infernales, sent son cœur se remplir d’un sentiment de fraternité si fort qu’elle doit bien l’évacuer d’une façon ou d’une autre. Quelques larmes roulent sur ses joues tandis, qu’elle offre un sourire plein d’affection à Timothée. Elle détache son poignet de la main de Timothée pour mieux prendre la sienne. Elle entrelace leurs doigts et serre fort, espérant dans ce geste désuet apporter un peu de ses maigres forces et de son affection au jeune homme. Après avoir essuyer ses joues, elle laisse son index droit glisser entre les sourcils de Timothée pour en effacer le froncement de sourcils. « Tim… J’sais pas comment te répondre, j’sais pas comment te dire à quel point tu comptes plus que tout le monde dans ma vie en ce moment. A quel point t’es autant mon frère que je suis ta sœur. » Elle renifle une fois de plus. « Vas y prend ton temps pour m’expliquer. » Et elle écoute la voix douloureuse du français, elle l’écoute évoquer sa haine envers son frère, sa tristesse lors de sa mort. Elle ne peut qu’imaginer la difficulté à gérer de tels émotions envers un frère. Trop jeune lors du décès de sa mère, elle n’en garde que peu de souvenir et tous sont assez flou. Elle n’a jamais eu de frère ou de sœur à perdre, son père est toujours en vie, sa vie familiale à au final été excessivement simple, en comparaison de celle de son ami. Et bien qu’elle soit très proche de son père, elle ne peut pas comprendre la vie qu’a eu Timothée. Elle ne peut qu’essayer d’envisager ce qu’a été la vie d’un enfant que ses parents n’aiment pas, que ses parents maltraitent. Une fois de plus la rage monte en elle. Elle hait les parents de Tim pour l’avoir fait souffrir autant mais encore plus pour l’avoir monté, sans vraiment s’en rendre compte, contre la seule personne de sa famille qui au final aurait pu l’aimer pour qui il était et lui apporter le soutien dont il avait besoin.

« Je comprends… Mais, va falloir que tu te sortes ça du crane Timothée. J’sais pas si j’aurais pu comprendre toute la complexité de ta relation avec Bastien, tes relations familiales sont infernales et archi dur à comprendre, mais… j’aurais pu tout entendre et tout écouter… Parce que c’est toi. Qu’t’es mon meilleur ami et qu’t’as aussi tout entendu venant de moi. Est-ce que ça à changer ta façon de me voir ? Est-c’que ça t’as fait moins m’aimer ? J’crois pas nan. Alors pourquoi moi ça m’aurait changé hein ? » Elle lui sourit doucement. « Oui, c’est très con, de penser un seul instant que j’puisse changer d’avis sur toi. » Elle lui assène un petit coup dans l’épaule de sa main libre, histoire de lui faire comprendre à quel point son raisonnement était stupide. « J’crois pas que tu sois mieux qu’les autres. J’crois juste que t’était l’une des rares personne que ce gouvernement dégueulasse avait pas encore réussi à détruire complètement. Et qu’t’es la personne la plus intègre que j’connaisse. Et qu’j’t’aime. C’tout. Et encore, j’le crois pas, j’le sais. »

Quand Timothée évoque Lazlo, elle prend conscience que son ami bien que ne le connaissant pas, a dû faire le rapprochement entre le barbu et son amie. Elle frissonne en se revoyant abreuver Lazlo d’horreur, en voyant son double l’attaquer, le blesser, elle déglutit difficilement, l’image de son cœur encore battant, arraché à sa poitrine, s’imprégnant une fois de plus sous ses paupières. Elle comprend alors les réactions étranges de Timothée, son absence, le fait qu’il l’est évité. « Attends, attends ! T’es en train d’me dire que tu culpabilise de pas avoir sauver Laz’ ? » Elle avance sur le canapé et attrape les épaules de son meilleur ami dans ses bras. Elle enfouit son visage dans son cou, et qu’importe la position inconfortable dans laquelle elle les met tous les deux, le sert de toute ses forces contre elle. « Tim, t’aurais rien pu faire…Ces pièges, peu importe qui les a créés, étaient fait pour vous tuer, sans vous laisser la moindre chance. Je… » Elle inspire profondément et se lance. « J’le sais, j’ai été à l’origine du même genre d’horreur quand j’bossais encore là-bas… » La période des Hunter Season est une sorte de tabou pour Maisy, elle ne l’évoque jamais, préférant laisser toute les horreurs bien enterrer là où elle ne lui brise pas l’esprit. « Tu pouvais rien faire … Et, je t’interdis de t’en vouloir pour ça, parce que personne ne t’en veut. Personne ne pense que t’aurais pu faire quoique ce soit, Lazlo le sait, je le sais, et JAMAIS, j’t’en voudrais pour ça ! » Elle lève une main, en essayant de garder son étreinte aussi forte, et glisse une main dans les cheveux de son ami. « C’pas ta faute ! D’accord ? »

Elle recule et plonge son regard dans les yeux de son ami avant d’embrasser sa joue droite, puis la gauche. « Tu n’y es pour rien, c’est leur faute à eux. Toi t’as fait de ton mieux et je suis fière que tu sois resté toi. Que tu ne sois pas devenu un monstre à cause d’eux. Et je t’aime. » Elle embrasse encore une fois sa joue et se remet dans une position moins inconfortable. « Qu’est-ce que t’as envie de faire maintenant ? Si tu veux refumer on peut, on peut jouer à un jeu, on peut mater un film, on peut dormir. Tout ce que tu veux tant que ça te permet d’aller mieux et de rester encore un peu avec moi. »



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MessageSujet: Re: You've got friend in me... [Timaisy]   Ven 24 Fév - 18:45

Se sentir incapable n’est pas un sentiment nouveau. Il me poursuit avec un relatif acharnement depuis que le monde est passé d’une connerie humaine à une poursuite de conneries sans bornes et sans noms. Je ne parviens pas à m’en défaire. Sa brume enveloppe les pensées, broie le positif pour en faire un feu d’artifice sanguinolent et aux explosions bien trop bruyantes pour être combattu par la présence d’une seule lumière. Je la vois, Maisy. Elle n’est pas qu’une silhouette dans mon brouillard ambiant, elle porte sa voix, elle sait communiquer avec son regard, avec son touché. Elle est là, je le sais. Elle est là mais je ne comprends pas pourquoi. J’ai beau sentir tout l’attachement que nous avons l’un pour l’autre, toute l’importance de cette relation que nous avons construit des débris de nos histoires individuelles et de notre capacité à dédramatiser tout ce qui peu nous faire chuter…. J’ai beau sentir ce qui nous lie, l’amour que j’éprouve pour elle, indéfectible, il n’en est pas moins que la lumière qu’elle apporte aujourd’hui dans mon brouillard oscille, ne semble pas pouvoir tout enflammer. Tout faire disparaitre. Je suis seul au milieu de l’ombre et personne n’est présent. Je suis seul. Seul comme auparavant. Seul. Ce sentiment, je l’ai combattu durant des années me rendant bien incapable de rester trop longtemps muré dans mon silence. Mais être sociable et être seul sont deux choses différentes qui vivent, pourtant, bien ensemble. Je le sais aujourd’hui alors que je sens le doigt de Cupy entre mes sourcils. Je le sais aujourd’hui alors que je sens sa main dans la mienne et ressent toute sa tristesse en faisant le voyage de ses larmes contre sa joue. Je déteste la voir ainsi. Je déteste en être la cause. Je déteste sentir mon cœur si seul alors qu’elle est là, avec moi. Je ne comprends même pas pourquoi elle reste là, pourquoi elle pleure, pourquoi elle est soulagée de me savoir en vie. Je ne parviens pas à comprendre. Je suis pourtant tant coupable, à l’instar de ce gouvernement. Cupy… il n’y a rien à comprendre dans mes histoires de famille. Rien si ce n’est qu’elle était programmée pour imploser. Pour permettre à chacun de ses membres, présents ou non, conscients ou non, de détruire l’autre. Je suis autant coupable de la mort de mon père que ma mère ne l’est et qu’il ne l’est lui-même. Je suis autant coupable de la mort de Bastien que mes parents. Et aujourd’hui si je suis le dernier, ne devrait-il pas avoir un sens ? Un sens bien meilleur que ce que je vois encore et encore dans chaque écran de télévision ? Je ne suis peut être pas fait pour ce monde. Ma famille aurait dû m’y préparer. Ce n’est pas comme si ils n’étaient pas des sorciers, des mages noires ayant perdu la raison pour une illusion. Comme moi lorsque je cherchais une reconnaissance là où j’aurai dû chercher un frère. Bastien. Pourquoi es-tu parti ? Voila que je donne plus d’importance à une chimère plus qu’à la réalité. Comme là, dans ma brume, observant une lumière que je ne suis pas sûr de vouloir atteindre de peur…. De peur de la souffler. De l’éteindre elle aussi. Des les éteindre toutes en vérité. Celles qui se cachent derrière la première. Celles dont je peux deviner les traits sans accepter de voir bien plus.

J’crois pas que tu sois mieux qu’les autres. J’crois juste que t’était l’une des rares personne que ce gouvernement dégueulasse avait pas encore réussi à détruire complètement. Et qu’t’es la personne la plus intègre que j’connaisse. Et qu’j’t’aime. C’tout. Et encore, j’le crois pas, j’le sais. Elle se trompe. Le gouvernement m’a dépossédé mais mes choix m’ont détruit. Je ne suis pas plus intègre que ce gouvernement. Elle ne le sait tout simplement pas. Elle ne sait pas pour ce Bastien mort. Elle ne sait pas pour les expériences. Elle ne sait pas pour la fuite vers nola. Elle… elle ne sait pas. Je ne suis pas plus intègre que les shadowhunters. Attends, attends ! T’es en train d’me dire que tu culpabilise de pas avoir sauver Laz’ ? Laz. Son cœur. Sa voix. Sa… je secoue la tête, avale difficilement ma salive pour tenter une réponse mais, je suis incapable de dire quoique ce soit. Oui je culpabilise. Il n’aurait pas dû mourir. Il n’aurait pas dû mourir ainsi et qu’importe si aujourd’hui il respire encore. Jesus ne pouvait pas mourir ainsi. J’aurai dû…. J’aurai dû faire plus. Faire mieux. Ne pas hésiter face à ce faux Bastien. Ne pas perdre face à lui, face à ma peur. Face à mes peurs. Ses bras m’encerclent et m’attirent contre elle avec force. Son souffle s’échoue dans ma nuque. Depuis quand avait-elle une force pareille ? Je suis tendu sous l’attaque comme pris dans étau. Tim, t’aurais rien pu faire…[…]Personne ne pense que t’aurais pu faire quoique ce soit, Lazlo le sait, je le sais, et JAMAIS, j’t’en voudrais pour ça ! Je serre les dents, contracte ma mâchoire. C’est faux. C’est tellement faux. J’aurai pû faire plus. J’aurai dû faire plus. Qu’importe si le jeu était biaisé par avance, je le savais déjà dans l’arène c’est pour ça que …. Que je faisais le con. Que je jouais l’autruche et à quoi ça à servi ? a les entrainer dans ma bêtise. … je suis fière que tu sois resté toi. Que tu ne sois pas devenu un monstre à cause d’eux. Et je t’aime. Ils sont là. Ils sont tous là. Tous mes fantômes. Ne les voit-elle pas ? Est-elle aveugle ? Pourquoi n’hurle-t-elle pas contre eux ? Contre moi ? Pourquoi cette voix douce ? Pourquoi ces gestes tendres ? Pourquoi vouloir regarder un film alors que la projection se fait en instantanée… ? Je ne veux que Bastien. Je ne veux aucun des autres. Je ne veux personne. Je ne veux…. Je sais pas ce que je veux bordel ! Je bondis tout d’un coup, manque de m’écraser sur la table basse et retrouve mon équilibre de justesse. Mes yeux parcourent la pièce et fixent chacun d’eux. Non, le gouvernement ne m’a pas transformé en monstre. Je l’étais. En partie. Comme nous tous. Comme tous qui ont dû faire des choix drastiques pour venir jusqu’ici, pour espérer être en paix dans un monde différent mais sûr et qui s’est vautré comme tout le monde. Encore. Encore parce que j’ai cru. J’ai cru en ce gouvernement. J’ai cru en un avenir meilleur. J’ai cru en l’Humain. En chacun de nous et voila ce que créait l’humain des lieux de morts. Des outils de morts. Des gens de mort. Comment…. Tu ne peux pas être fière de moi…. J’ai TOUJOURS joué au con, au petit malin et ils sont TOUJOURS morts ! Encore et ENCORE. Tous ! Ma main ballote dans l’air mais mon regard reste rivé sur Cupy. Le passé nous retombe toujours dessus ? Et bien c’est cadeau… c’est mon heure… mon passé il est là… tout autour de nous ! Je désigne alors successivement mes hallucinations – merci le joint ça a un super effet ce soir, à moins que ce soit l’effet d’oublier de boire, de manger, de dormir… -. Mes parents, morts de chagrin…qu’ils rôtissent en enfer pour avoir cru faire de moi un taré de leur espèce et pour m’avoir fait croire que c’était la seule raison de mon existence… J’enchaine. Arthur, Andreï, Pauline, Jacob, Blake, TJ, Ivette et Jane qui ont cru en moi et ont fini par se faire bouffer… Marcus, Antoine, Candice qui n’auraient jamais dû essayer de me sauver la vie… que j’ai dû abattre. Toby que j’ai tué. Nicholas et Vittoria qui m’ont servi de cobaye tout comme ce groupe d’anonyme dont je n’ai jamais pu trouver les noms et qui ont été abandonné comme des chiens dans la rue. Vittoria est l’une des rares en vie et ce n’est pas grâce à moi. Stain. Loon et Justine cobaye du gouvernement, morts également. Samuel et Jordan, disparus. Ma voix s’abaisse, mes yeux se tournent vers eux puis vers lui. Bastien… mort… lui, il… Je secoue la tête. et Bastien… le double de mon inconscient, mort pour je ne sais quelle raison pendant que j’enfonçais l’épée dans le corps du sableux…. Pendant que Lazlo se faisait arracher le cœur. Pendant qu’il mourrait également. Pendant qu'ils mourraient tous.. Derrière eux, je devine la silhouette du cabot, celui-ci dodine la tête de gauche à droite dans un long soupire. Oh la ferme Cabot ! Toi t’aurais pu éviter de te la jouer héroïque et tu serais toujours là ! Oui, toi et les autres. Ils auraient tous pu être là. Je sens mon cœur se contracter sous la pression, j’en ai du mal à respirer et si je sens les larmes monter je les refoule avec vigueur. Le moins que je puisse faire c’est de ne pas céder à … à ça.



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MessageSujet: Re: You've got friend in me... [Timaisy]   Mer 8 Mar - 19:49


La voix de Timothée tremble, vibre d’une émotion qu’elle ne peut qu’effleurer, et la rage d’être incapable de soulever le poids de ce fardeau des épaules de son meilleur ami, lui broie les cotes et lui coupe le souffle. Elle laisse ses yeux se remplir larmes quand il se lève et manque de s’étaler par terre. L’homme qu’elle connait depuis plusieurs années lui semble si loin désormais, comme s’il avait été aspiré par le Gouvernement, comme s’il avait été taché par la crasse qui inonde les rues de la ville, abimé par l’horreur qui enveloppe les habitants d’un monde au bord de la destruction. Elle se mord la lèvre, s’apprête à se lever pour le prendre dans ses bras, mais sa voix, brisée, la cloue au canapé plus surement qu’une claque. Elle agrippe le coussin orange, comme on s’accrocherait à un radeau sur une mer déchainé, prête à recevoir la peine et la colère de Timothée sans broncher. Elle le laisse parler, le cœur brisé de voir son ami, cet homme qu’elle porte en haute estime, se dénigrer de la sorte, mais elle méjuge sa capacité à fermer sa grande gueule et elle lui coupe la parole dès la première phrase. « Comment je peux être fière de toi ?! Tu me poses la question ? Parce que, tu es mon ami et que tu as toujours été là pour moi, là ou d’autre sont parti sans un mot ! » Elle ferme sa bouche dans un petit claquement de dent et se tait à nouveau. Cette fois-ci, elle crispe ses doigts sur le tissu doux du coussin, s’empêchant physiquement de parler. Elle mord l’intérieur de sa joue, et laisse la colère et la rage monter en elle, au fur et à mesure qu’il lui parle.

Elle écoute patiemment, tous ces noms qu’elle ne connait pas, hormis celui de Bastien, celui de Lazlo, qui lui arrache le cœur une fois de plus. Elle regarde son ami se déliter sous ses yeux, elle comprend rapidement qu’il doit être en train d’halluciner, qu’il voit tous ces gens qu’il a perdus autour de lui et l’envie de l’envelopper dans une illusion lui chatouille le bout des doigts, mais elle sait qu’il ne lui pardonnerait probablement jamais une telle intrusion. Alors elle l’écoute et quand il a fini, que son visage décomposé arrête enfin de parler, elle se lève. Elle le regarde droit dans les yeux avant de s’accrocher à lui et d’appuyer doucement sur son crâne pour qu’il pose sa tête contre son cou, elle le laisse enfouir son visage contre sa peau. Elle repousse ses cheveux sur lui, le cache à ses visions, au reste du monde, cherche à le protéger du mieux qu’elle peut sans utiliser sa magie. Et elle parle.

« Tes parents sont des cons. Tu le sais, je le sais, le monde entier le sait. Pleure pas leurs morts, c’est la meilleure chose qu’il pouvait t’arriver. » Elle pense, émue, à sa mère, cette maman qu’elle n’a connu que trop peu, dont son père ne tarissait pas d’éloge. Elle suppose que les premières personnes dont il a parlé composait le groupe qui l’a accompagné de New-York a la Nouvelle-Orléans. « Tu ne peux pas sauver tout le monde Timothée. Tu peux pas ! Pas quand c’est la putain de fin de monde et que toutes ses putains de séries à base d’invasion de zombie deviennent réalité. » Elle inspire lentement, tente de garder son calme. « Quand j’ai bougé, j’ai aussi perdu des gens, une de mes demi-sœurs est morte dans le voyage et d’autre que je ne connaissais qu’à peine. J’aurais pu les sauver, je suis une putain de sorcière, une putain de monstre, après tout. Mais j’ai pas pu. » Elle n’était pas au courant qu’il avait tué des gens, mais la nouvelle ne l’étonne pas tant que ça, elle a tué elle aussi, et dans un monde comme celui-là, c’est tuer ou être tué. « J’peux rien dire pour les gens que tu as dû abattre. Qu’on tue pour le bien, pour la vengeance ou pour une autre raison, peu importe. On vit avec. » Elle inspire par le nez, tremblante. « J’en ai tué des gens. Tu le sais. Mais j’ai pas oublié leur tête. Ni leurs noms. On apprend juste à vivre avec ce poids-là. » Elle caresse son dos du bout des doigts, essaie d’apaiser sa peine et sa rage. « J’comprends rien à ton histoire de cobaye, j’suppose que t’as dû bosser sur les nouvelles horreurs. Celle dont j’ai entendu vaguement parler dans les couloirs, mais écoute, les cons au pouvoir font de la merde. C’est pas nouveau putain. Ils t’en ont fait faire, comme quand il me force à parler avec Ivanov, comme quand ils m’ont fait pucé, comme quand ils ont assassiné des putains de dizaines de gens dans leurs putains d’arènes. Comme quand il me force à envoyer des horreurs dans la gueule des pauvres gars condamné à mort dans le Colosseum. » Elle reprend son souffle. « Ils se foutent de savoir si TU trouves ça bien, si ça te détruit ou si tu t’en branles. Ils te considèrent comme de la merde et c’est pas ta faute, s’il te force à faire de la merde. »

Elle resserre son étreinte, essaie de son mieux de prendre une partie de son fardeau. Elle essaie si fort, elle voudrait être de ces gens capables de soigner les maux de l’âme avec quelques paroles, mais elle ne sait pas parler. Elle a toujours été nulle pour remonter le moral des gens. « Et si Bastien, celui dans ta tête, est mort quand t’as détruit le truc de l’arène, c’est peut-être parce que… Inconsciemment, ça t’a libéré d’un poids ? » Elle n’a aucune idée de ce dont il parle, mais elle ne cherche pas à comprendre, elle cherche juste à le soulager. Elle se recule, dégage la tête de son ami du creux de son cou et attrape son visage de ses deux mains, pour qu’il garde ses yeux dans les siens. « Personne n’est mort dans cette arène, ok ? Regarde ! » Elle recule, attrape rapidement le message de Lazlo sur le comptoir de la cuisine et le tend à Timothée. « Tu vois ? Il m’a envoyé ça, il y a deux jours ! Vous êtes, tous les deux, brisés, mais vous êtes en vie ! VOUS ÊTES EN VIE ! » Elle lève les bras au ciel et crie la dernière phrase. « Vous êtes putain de vivant ! Tim ! VIVANT ! » Elle se laisse tomber sur le canapé. « J’ai cru perdre mes deux meilleurs amis dans cette arène. Mais vous êtes en vie ! Et putain de bordel de merde, Tim, tu dois pas t’en vouloir d’être vivant ! Oui, y a des gens qui sont morts à cause de ce monde de merde, qui nous fait tous faire des horreurs, mais c’est pas ta FAUTE ! C’est pas ta faute, si le monde est pourri jusqu’à la moelle et qu’il cherche à tous nous descendre bordel ! » Elle se relève et commence à faire les cent pas.

Elle s’approche de la cuisine et sans même s’en rendre compte, commence à sortir les ingrédients nécessaires à la préparation de cookie. Elle lâche un rire sans joie quand elle en prend conscience. La pâtisserie a toujours été sa façon la plus simple pour se détendre. Alors, elle appelle Timothée. « Viens là. On va faire des putains de cookies et on va tous les bouffer et on parlera jusqu'à la fin du monde si t’en as envie, ou alors on se taira jusqu’à qu’on explose de rage si c’est c’que tu veux. Mais au moins, on va faire des cookies pour le moment. » Une activité normale, saine, dans ce monde d'horreur et d'angoisse.

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MessageSujet: Re: You've got friend in me... [Timaisy]   Mar 23 Mai - 21:26

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A ça. A ça, la peine. A ça, les larmes. A ça, la lourdeur de l’angoisse grandissante. A ça, la peur de leur regard. A ça. Tout ça. Tout ce qui émane d’eux, de leur présence, de ma crainte sourde de ne pas avoir su faire quoique ce soit de mieux pouvant justifier ma survie plutôt que la leur. J’ai trop attendu. J’ai trop espéré que les choses changent. J’ai trop attendu… attendu que le monde ressemble à mon imaginaire, mes espoirs. Trop attendu d’être véritablement celui que je ne serai pas, jamais. Je ne suis rien. Pas plus qu’un autre type de cette maudite vie. Pas plus qu’un autre type de cette ville en sur-ci. J’attends. J’attends quoi ? Qu’est-ce que j’attendais dans cette arène ? Avant d’y être ? Et aujourd’hui ? Qu’est-ce que j’attends ? Je suis là, debout. Je suis là, face à eux. Mes juges. Mes bourreaux. Mes amis. Mes cercueils. J’attends en étant là et lasse de ne pas savoir quoi faire, de ne pas avoir fait, de ne pas faire. J’agis par réflexe non par conviction et aujourd’hui ni le réflexe ni la conviction sonnent à la porte. Je suis désespérément seul avec cette lourdeur dans mon cœur, dans mes gènes, dans mes muscles, dans cette âme qui aurait brillé davantage. Je suis tellement désolé. Désolé pour leur vie gâchée et pour ce que je ne leur rends pas. Devrais-je disparaitre à mon tour et laisser le plaisir à quelqu’un d’autre de « faire honneur » ? Qui le ferait de toute façon ? Je sens ses bras autour de moi, ses mains m’agripper, m’indiquer une place qui m’est attribué. Je sens sa peau. Je sens sa délicatesse. Je sens sa fermeté. Je sens sa peine. Je sens son inquiétude. J’aimerai lui montrer le visage qu’elle a l’habitude de voir mais j’en suis incapable. Je suis incapable de donner l’illusion d’un meilleur moi, d’un leurre… ce fichu leurre de mon existence. Fallait-il que je le tue de mes mains pour comprendre enfin à quel point je jouais la comédie ? Et pour quel résultat ?

Si, j’aurai dû faire plus. Je sais pourtant que c’est faux. Que ses paroles sont justes. Que ce n’est pas seulement du bon sens ou de la sympathie envers un être à terre mais un simple et violente vérité : je ne pouvais rien faire de plus. Je ne suis pas un héros. Je ne suis pas un surhomme. Je ne suis pas spiderman, un des X-men ou Rocky. Je ne suis qu’un scientifique. Et si cette vérité s’impose aujourd’hui, elle s’impose aussi pour hier. Encore et encore. Je ne suis rien. Je n’étais rien. Comment aurais-je pu faire plus que…. Ça ? Je ne sais pas. Je suis incapable de trouver la solution malgré l’imaginaire qui déborde en moi. Malgré cette infinie de possibilité irréalisable. J’attends. J’attends que cela vienne percuter quelque chose…. J’aimerai tellement que ses paroles attrapent mes mains et me fassent retrouver la surface mais peut être n’est-ce pas possible. Pas aujourd’hui. Pas demain. Jamais ? Mes bras se redressent avec lenteur pour la serrer à mon tour. J’ai longtemps cru que les monstres se cachaient derrière les visages de simple humains aux dons bien étonnants puis j’ai fini par voir que l’humanité était aussi tordue et monstrueuses que toute autre forme de vie. Nous sommes tous humains, elle et moi, mes parents, Hitler, Gandhi… nous sommes tous humains mais pas tous sains pour autrui. Certains ignobles, d’autres d’une profonde bonté, d’autres encore se situant en plein milieu. Nous sommes tout et rien à la fois. Maisy n’est pas un monstre. Jamais. L’évocation du colosséum me fait enfuir davantage la tête dans son épaule. Je serre un peu plus fort sans m’en rendre compte. Je sais à présent ce que c’est… ce que c’est d’être eux. Pris au piège sans savoir quelle fin sera la mienne… la notre. C’est un jeu. Ce n’était qu’un jeu, pour eux… pour eux tous. Qu’un putain de jeu.

Elle se détache doucement. Je la sens m’observer mais mes yeux restent accrochés par ailleurs. Je les sens tous autour de moi, ils se sont mis à leur aise. On dirait des bastiens, occupant mon esprit tordu par la tristesse ou la folie. Ce n’est pourtant que lui que j’aimerai voir. Je ne supporte pas leurs yeux accusateurs. Et si Bastien, celui dans ta tête, est mort quand t’as détruit le truc de l’arène, c’est peut-être parce que… Inconsciemment, ça t’a libéré d’un poids ? Libéré ? Libéré de quoi ? D’un être invisible qui me faisait autant de vannes que je pouvais lui en faire ? qui me secouait lorsque je ne voulais plus bouger ? d’un être que j’ai créé pour une raison et qui a disparu pour une autre ? Je ne voulais pas être libéré d’un frère que j’ai détesté mais que je regrette de ne pas avoir connu. Je ne voulais pas être libéré de ses sarcasmes, de ses piques, de ses secousses. Je ne voulais pas. Je ne veux pas. Un an. Un an et il meurt le jour de notre anniversaire. Je suis mort le jour de ma naissance. Personne n’est mort dans cette arène, ok ? Regarde ! Ses paroles sont tant synchro que j’en ai un mouvement de recule. Ses mains sur mes joues, ses yeux dans les miens… je ne sais pas, ça me donne des frissons. J’ai froid à cause de l’éclair glaciale que je ressens ses paroles. Est-ce parce qu’elle a raison ou parce qu’elle me tue ? Les deux peuvent aller ensemble vous me direz… Vous êtes putain de vivant ! Tim ! VIVANT ! et elle s’effondre, s’étale sur le canapé vidée, probablement, de l’énergie qu’elle se voit décupler pour deux. Tout ça pour moi et mes états d’âme. Je peux me voir là, comme l’autre soir avec Enya… me voir d’un peu plus haut. J’aimerai avoir de nouveau cette sensation de liberté, de ce poids en moins. J’aimerai faire plus que jouer le rôle d’un mec qui va bien avec Enya pour ne pas l’inquiété. J’aimerai éviter de jouer ce rôle avec Maisy. Le pourrais-je seulement tant elle me connait ? J’aimerai juste… oublier. Fermer les yeux et ne plus rien y voir. Pas de morts. Pas de sang. Personne autour de moi, personne de mort autour de moi. Juste un cœur battant, un vrai, un autre que le mien qui faibli. Juste… juste un instant. Juste une seconde. RESPIRER.

Mes yeux se posent sur elle. Le temps passe avec lenteur, du moins, j’en ai l’impression. Le temps que j’avance. Non, le temps que je me décide à avancer. Non, le temps que je sache ce que je veux faire une fois que je me serai avancé. Non, le temps que je puisse trouver l’attitude et les mots que je prononcerais en m’avancer vers elle. Tout ce temps… tout ce temps que je perds et qui s’étire dans un manque cruel de capacité à pouvoir interagir avec autrui, avec elle. Soudainement, je prends conscience de ce temps. Ce temps qui file. Ce temps qui disparait. Ce temps qui traduit mon état. Ce temps qu’on me vole, que je me vole. Comment le rattraper ? Le kidnapper ? L’obliger à être mon gardien ? D’où me venait ma spontanéité ? Pourquoi n’est-elle plus présente ? Elle devrait pourtant, pour elle, pour lui, pour tous les autres autour de moi. Je devrais bouger, agir, avancer, la serrer dans mes bras, la rassurer, ne pas l’inquiéter, la faire sourire, et puis… et puis vivre. Au lieu de ça les actes, les mots, les gestes défilent sous mes yeux dans une infinie possibilité sans que pourtant le moindre poil n’oscille sous l’élan. Non, j’attends. J’attends encore, inlassablement que le temps s’active de la même manière qu’autrui. J’attends d’être de nouveau présent, là, avec elle, réellement. Alors elle s’est levée d’un bon, s’est mise à faire les 100 pas tout en me parlant, tout en sortant des affaires de sa cuisine. Mes yeux sont les seuls membres réactifs. C’est son rire qui m’éveille. Juste assez, juste assez pour que je m’exécute à son ordre et que je m’installe sur la chaise à côté. C’était un faux rire. Un rire nerveux. Je la rends nerveuse. Ma présence, la situation …. Tout ça la rend nerveuse. J’entends et comprends la peine et la peur qu’elle a dû ressentir. Je comprends, je n’ose pas imaginer puisqu’il est impensable pour moi qu’elle puisse finir un jour dans une telle situation : jamais. Le silence fait sa place percuté seulement par le bruit de la préparation. Mes yeux ne perdent rien de la scène tant j’apprécie ce simple quotidien. Je l’ai déjà vu cuisiné mais cette fois-ci c’est différent pour elle comme pour moi. Le silence change tout. L’absence de jeu. L’absence de bavardage. L’absence de plaisanterie. Je le devine dans ses regards qu’elle me jette, elle aussi se souvient du dernier repas partagé, du fou rire qui nous a pris pour une raison dont je ne me souviens même pas. Je ne vois juste rire en perdre haleine. Rire à nous en tenir les côtes. Rire à ne plus savoir s’il est meilleur de respirer ou de rire, encore… encore.

Alors je ne sais pas. Je ne sais pas si ce rire qui résonne en moi, ce regard qu’elle me laisse lire, cette situation bien trop silencieux, ces paires d’yeux encore sur moi ou tout simplement la nécessité de faire vivre ma cage thoracique mais mes doigts s’enfoncent dans la pâte. Ils s’enfoncent, ramassent de celle-ci et l’étalent avec une rapidité retrouvée le contenu sur le visage de Maisy. Je sens mes traits tirés dans un sérieux en total inadéquation avec l’acte. Je sens l’absence d’humour dans mon regard ou sur mes lèvres. Je sens toute cette étrange attitude de recherche scientifique comme si je cherchais à comprendre l’humour, la bêtise, l’amusement que nous avions eu ici il y a pourtant que quelques semaines. Puis… puis mes prunelles s’accrochent. S’accrochent de nouveau à la réalité, à ce temps qui va plus vite, qui va mieux, qui devrait être le mien. Je la vois. Maisy. La lumière au fond de mon obscurité. Je vois son visage. Je lis son expression. J’entends sa peau se tendre dans un sourire pour bientôt lâcher un ton offusqué.

Je suis là. Je suis là et j’attends. Est-ce mon rire ? Est-ce le mien ou le souvenir ? J’ai un doute, persuadé d’attendre ce qui ne vient pas et pourtant, je sens mes muscles me répondre. Répondre à cette expérience scientifique. Répondre à l’habitude. Répondre au naturel. Répondre à celui que je suis bien que caché sous des linges de noirceurs. Répondre à Maisy. Répondre à son regard. Répondre à son sourire. Répondre à sa propre réponse. Et puis… Et puis répondre à ma crainte. Répondre à ma douleur. Répondre à ma culpabilité. Répondre à ma vie. J’entends ce rire, le mien. Je…suis…je suis désolé.. Répondre. Répondre ma présence. Répondre mon envie d’agir. D’être là, réellement. Répondre. Je suis désolé Maisy. Je suis désolé Bastien. Je suis désolé, Laz, Blondie, Cabot, Loon, Sam, Blake…. Je suis désolé. Et je ris.

Encore.

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MessageSujet: Re: You've got friend in me... [Timaisy]   Mer 5 Juil - 20:26


Les mains enfoncées dans la farine, j’inspire profondément. Je me refuse à regarder Timothée assis sur la chaise près du comptoir. Je me refuse à le faire, parce que si mes yeux tombent par malheur sur lui, je risque de m’effondrer. Il ne sait pas rester immobile, il n’a jamais su le faire, il a ce besoin constant de bouger, ce sourire étourdi constamment plaqué sur le visage, cet air un peu ahuri qui lui va comme un gant, qui le rend si attachant. Mais, dans ma cuisine, les deux mains bien à plat sur le plan de travail, ce n’est pas Timothée. C’est une carcasse vide, un réceptacle brisé que je ne sais, ne peux pas, réparer. Je sors les mains du saladier, essuie mes yeux humides du dos de la main et renifle un coup. Mes mains s’enfoncent à nouveau dans la pâte, malaxe la farine avec le beurre, geste cathartique que j’ai fait des milliers de fois. Je pourrais préparer des cookies les yeux fermés, je pourrais faire la recette préférée de Papa sans même ouvrir les yeux. La sensation collante, souple et douce, de la pâte entre mes doigts m’apaise, me rappelle que je suis en vie. J’ajoute le sucre, petit à petit, heureuse de sentir les petits grains sous mes paumes. Heureuses de les sentir s’incruster sous mes ongles. Petit picotement qui me ramène à la réalité, qui me maintient dans le moment, m’empêche de m’effondrer. Mes yeux dérivent pourtant, malgré moi, se pose sur Timothée. Il semble une fois de plus perdu dans ses pensées et son silence, si étrange, me perturbe presque autant que son immobilité.

Je repose mes yeux sur la pâte dans le saladier, mes doigts en sont plein, elle colle entre mes phalanges, s’incrustent sous mes ongles, recouvre ma peau. La main de Timothée apparait soudain dans mon champ de vision et j’inspire profondément. Il ramasse un peu de pâte et je tourne lentement la tête vers lui, les yeux anxieux, le regard plein de question. S’il vous plait, rendez-le-moi…. Ma bouche forme un "O" surpris, quand sa main s’abat avec douceur sur mon visage. Il étale consciencieusement sa portion de pâte sur mon visage, couvrant ma joue, mon menton et une partie de mon nez de la substance collante. Son visage, si sérieux, alors qu’en temps normal, il aurait été hilare me brise le cœur et mes yeux se remplissent de larmes. Mes dents s’enfoncent dans ma lèvre inférieure à m’en faire mal pour les contenir et ramassent au passage un peu de la pâte qui la couvrait. Et soudain, ses yeux s’illuminent, il revient lentement, je le sens. Comme un plongeur alourdi qui chercherait à retrouver la surface. Alors, pour l’aider, je force mon visage à prendre une expression offusquée. Je lâche un grognement d’énervement feint, un sourire grand comme ma joie étirant finalement mes lèvres. « Comment osez-vous, monsieur Morel ? »

Il commence à rire, je penche la tête sur le côté, attrape à mon tour un peu de pate et lui étale sur le nez et le front. Mes doigts effleurant doucement son visage marqué par une vie déjà trop dure. Je m’appuie contre le comptoir, les yeux brillants, un sourire aux lèvres. Il est revenu. Il s’excuse et je secoue la tête. Le prend dans mes bras et le serre contre mon corps, appuyant ma joue propre contre ses cheveux, nichant son visage contre mon cou. Peu importe le fait qu’il soit crasseux de pâte à cookie. Je caresse ses cheveux d’un geste tendre et chuchote dans son oreille. « Bienvenue à la maison, Tim. Bon retour chez toi. » Je me recule, heureuse de le savoir simplement de retour et reprend ma préparation, ses cookies ne vont pas se finir tout seul après tout.

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MessageSujet: Re: You've got friend in me... [Timaisy]   Dim 23 Juil - 12:15

Combien de temps ? Combien de temps ai-je passé dans l’obscurité ? Ou plutôt combien de temps mon rire s’est caché dans les tréfonds de la culpabilité ? Longtemps. Visiblement, longtemps tant rire me fait mal. La sensation est pourtant enivrante et je m’accroche au visage de Cupy comme on pourrait s’accrocher à une bouée en plein milieu d’une tempête. Elle n’est pas que le visage de mon expérience d’humour mais la source de souvenirs d’instants d’humour, de partage de fous rires, de mauvaises blagues, de jeux ratés, de cookies dévorés. Alors je m’accroche à ce radeau au sourire qui s’élargie, à la chaleur qui se propage. Elle m’enlace de nouveau et cette fois-ci, je prends davantage la mesure de ce que j’ai entre les bras. Maisy, cette jeune femme qui n’aurait probablement jamais pu faire parti de ma vie sans l’apocalypse, sans nos vies merdiques… Maisy cette femme devenue nécessaire à ma vie, au fonctionnement de ma cage thoracique… Cupy, ce rire, cette bouée. Si rire me fait mal, Maisy attenue l’étrangeté de cette sensation et rend ce rire beaucoup plus salvateur, paisible. Bienvenue à la maison, Tim. Bon retour chez toi. Bon retour chez toi… Mon rire s’arrête en baissant de volume. Chez moi. Depuis quand n’y suis-je pas retourner ? Je me souviens de cet instant de faiblesse face aux escaliers menant à mon appartement. Je me souviens du vertige. Je me souviens du gout âpre dans ma bouche. Cela me fait presque perdre pieds mais ses bras autour de moi me rappellent qu’au final, mon appartement n’est pas ma seule demeure. Plus maintenant. Plus depuis longtemps en réalité.

S’éloignant, elle reprend la préparation de la pâte. Pendant un instant, je ne fais que la regarder, un léger sourire sur le visage. Je me sens prendre la mesure de ce qui existe de positif dans cette vie et il est clair qu’elle en fait partie. Je m’approche donc, pose un baiser sur sa joue. Merci de m’avoir attendu Frangine…J'espère ne plus trop m'éloigner... Je ne suis pas encore tout à fait là et ne serai probablement jamais de nouveau comme avant mais de toutes les paires d’yeux qui se posent sur moi à cet instant, je choisi de prendre en compte que ceux des vivants. Alors je m’éloigne pour me diriger vers un vieux tourne disque que je lui avais trouvé et l’allume. Faire des cookies…c’est toujours en musique non ?

Fin

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