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 « All In my head » Perséphone

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WILDHUNTER

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MessageSujet: « All In my head » Perséphone   Mer 9 Nov - 10:51

All in my head
ft. Perséphone & Jackson
Ca fait maintenant des nuits que je ne dors pas, que je sombre plus qu’autre chose. Mes yeux fixés au plafond, mon esprit a du mal à se débarrasser de certaines images qui me harcèlent et me hantent. Je suis pas du genre fragile mais l’expérience du Colosseum me reste en travers de la gorge et en travers de l’estomac. Mon assassinat factice a laissé des marques. Et bien que la lame du poignard qui m’a transpercé la chair se soit avérée fausse, la douleur reste bien présente. Les jours d’insomnie ont fait que je me réveille tous les matins à cran. Le travail devient de plus en plus pénible, les visages autour de moi deviennent parfois flous. Je peine à ne pas sombrer dans les bras de Morphée lorsque je suis devant mon écran d’ordinateur. Mes yeux me brûlent et sont bordés de cernes qui ne laissent pas de doutes concernant mon état de fatigue.

C’est las que j'ai quitté mon poste aujourd’hui. Pressé de rentrer, je m’active en direction de l’est de la ville. Comme à son habitude l’atmosphère est humide, lourde et étouffante. Un peu trop pour moi, je m’essouffle rapidement, m’agace lorsqu’un passant ne s’écarte pas de ma route assez vite. Je suis programmé, comme un robot. Gauche, droite, j’avance sans réfléchir, sans vraiment regarder où je vais. Je suis un mort-vivant, peut-être encore moins vifs encore que ceux qui hantent les bois et les égouts de la Nouvelle-Orléans. Et puis arrive un moment où ma vision se brouille. Je m’arrête en me disant que c’est sûrement mon corps qui me lance un signal d’alarme. Mais je sens que mes jambes ne vont pas tarder à flancher. Qu’est-ce qui se passe encore ? Je grogne intérieurement et puis plus rien.

J’ouvre les yeux, cligne des paupières plusieurs fois. Mes sourcils se froncent à mesure que le paysage se précise. Je suis allongé par terre, le visage contre un sentier bordé d’arbres et de marrais. C’est quoi cette blague encore ? Ça recommence, le cauchemar recommence. Pris de panique, je me relève d’un geste vif et tourne sur moi-même pour aviser les alentours. Mes yeux bruns scrutent les arbres, ces saules qui semblent s’apitoyer sur mon sort. Ils m’ont drogué ces enfoirés et m’ont refoutu dans l’une de leur arène à la con. Sur mes gardes, je fouille mon esprit pour tenter de me souvenir de ce qui a bien pu arriver. Cependant aucun souvenir ne me revient cette fois là. J’étais tranquillement entrain de rentrer chez moi…Est-ce que leurs méthodes ont changé ? Est-ce qu’ils nous traquent dans la rue pour mieux nous assommer maintenant ? La fatigue continue de tirer mes membres douloureux. Heureusement dans mon malheur, une lueur d’espoir apparaît au bout du chemin. Lueur qui se traduit par une femme blonde à la silhouette élancée. Voilà ma première compagne d’infortune. Elle semble si loin que la perspective de la rejoindre m’épuise déjà. Pourtant j’ai la drôle impression d’être observé alors je me décide à réduire à 0 la distance qui me sépare d’elle.  Une fois arrivé à hauteur, je tente de calmer l’angoisse qui déforme déjà les traits de mon visage fatigué.

« Tu en as vu d’autres ? J’en reviens pas qu’ils nous aient refoutu dans une arène. Ces pervers n’en auront jamais assez. »

Je m’agace et relève le regard à la recherche d’une caméra ou peut-être d’un indice. J’appréhende, les obstacles ne vont pas tarder à se mettre en marche mais cette fois je ne me laisserais pas berner. L’enfer va s’éveiller, une fois de plus. Est-ce que je pourrais un jour être tranquille bordel de merde ? Le Gouvernement n’a pas bientôt fini de maltraiter ses propres employés pour amuser la galerie ? C’est que j’ai du boulot à finir et une vengeance à assouvir, et avec ce genre de conneries à répétition, mon objectif ne sera jamais atteint. Je soupire et plonge mon regard dans les yeux clairs de la jeune femme. Elle m’est totalement inconnue d’ailleurs. « Moi c’est Jackson. » je lance quelques regards inquiets autour de nous sans me rendre compte que je suis en pleins délire…


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These people have learned not from books, but in the fields, in the wood, on the river bank. Their teachers have been the birds themselves, when they sang to them, the very trees, and wild herbs. sign by Solosand


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↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
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MessageSujet: Re: « All In my head » Perséphone   Ven 18 Nov - 22:58


Jackson&Perséphone
 




Un fantôme. Une coquille vide. J'étais encore trop sonnée. L'arène, Seraphina. Ca avait été bien trop pour moi. Ca avait été comme si tout s'effondrait en même temps. Et pour n'entrainer personne dans ma chute, je m'étais éloignée de tous. Peut-être la dernière chose qu'avait fait l'ancienne moi avant de s'évanouir.

Le travail d'aujourd'hui avait été mécanique. J'avais tronçonné un corps avec autant d'humanité et de douceur qu'une table de salon. Tant pis, ça m'était égal, ce n'était qu'une autre drôle de journée que j'avais laissé derrière moi en quittant le Gouvernement.
J'avançais sans trop réfléchir. Je ne savais pas trop où j'allais. Il me semblait qu'à un moment pour rentrer chez moi j'aurais du tourner à gauche mais allez savoir pourquoi, mes pas avaient refusé de coopérer et j'avais continué mon chemin en allant droit devant moi, comme bornée par des frontières invisibles montées par mon propre esprit.
Puis soudain, immergée dans le brouillard de mes pensées, incapable de distinguer où j'étais, je vis apparaître un homme inconnu dans mon champ de vision... Voir plutôt dans mon champ personnel, celui qui était sensé représenter la limite normale qu'une personne lambda ne devrait pas franchir quand elle croisait une autre personne sur un large chemin vide de monde... Et quel large chemin qui se présentait là ! L'autre présence humaine m'avait soudain fait sortir de ma torpeur et je me retrouvais soudain comme violemment projetée dans les marécages. Je savais où j'étais, Alligator Bend. Je connaissais l'endroit, ce n'était pas si loin de chez moi, je pouvais encore faire demi-tour, rentrer à l'appartement que les ouvriers de ma sœur venaient de finir, jeter mes vêtements inutiles dans l'entrée puis aller me noyer dans mes couvertures trop épaisses... Non mais qu'est-ce qui avait bien pu se passer pour que je m'enfonce si loin dans la Nouvelle-Orléans ? Ou dans mes pensées...
Quoi qu'il en soit, il fallait maintenant que je concentre mes forces pour me focaliser sur l'homme qui allait fatalement m'adresser la parole. Ca se voyait. Ca crevait les yeux.
Hum... Les témoins de Jéhovah c'était pas par deux normalement ?

« Tu en as vu d’autres ? J’en reviens pas qu’ils nous aient refoutu dans une arène. Ces pervers n’en auront jamais assez. »

Il donnait l'impression d'être quelque peu paniqué. Je le savais, il avait le même air qu'une musaraigne au fond d'une cage... Ou que certains de mes cobayes lorsqu'ils réalisaient qu'ils ne feraient pas parti de ceux que je laisserais retourner à l'air libre une fois que j'en aurais fini avec eux...
Ceci dit, aux mots de l'homme visiblement torturé, mes yeux s’écarquillèrent l'espace d'un instant. Une arène. Nous n'étions pas dans une arène, je l'aurais remarqué ! Je m'en serais aperçue tout de même ! Ce n'était pas comme si on pouvait juste me téléporter sans que je m'en rende compte... Si ? Non...

- Nous ne sommes pas dans... Pourquoi croyez vous que nous sommes dans une arène ? Qu'est-ce qui...

Et pourtant je n'étais sûre de rien, parce que je m'étais perdue à un moment, je m'étais laissée engloutir par mes pensées en oubliant le monde qui m'entourait... Etait-il possible que je sois rentrée dans la gueule du loup de mon propre chef ? Je voulais croire que non, je voulais penser que ça ne pouvait pas être possible. A moins qu'ils aient appris pour la Falciferae. A moins que cette fois-ci ce soient les vrais jeux meurtriers et non cette mascarade qu'ils avaient joué pendant des semaines. Et qu'à présent ils avaient décider de mettre en œuvre leurs menaces contre ceux qui s'étaient joués d'eux. Et lui, cet homme, que pouvait-il avoir faire pour mériter les foudres du Gouvernement ?

« Moi c’est Jackson. »


J'étais brisée, j'étais fragilisée et sa folie m'atteignait donc avec autant plus de force.
Par réflexe, je tendis une mains vers l'homme.

- Perséphone.

Je l'avais dit. C'était revenu aussi naturellement que si ça avait encore mon prénom pendant les quelques six dernières années. Et quelque part ça avait été le cas, quelque part je ne m'étais jamais perdue...
En revanche en ce qui concernait notre localisation géographique plus précise, c'était autre chose... Jamais je n'avais été prise de l'envie folle de m'aventurer parmi les alligators alors reconnaître l'endroit était une chose, connaître le chemin en était une autre.

- On pourrait peut-être commencer par essayer de sortir d'ici non ? Ca ne coûte rien. Je suis venue par là n'est-ce pas ?

J'indiquai la direction par laquelle je croyais me souvenir d'être venue. Mais à vrai dire tout se ressemblait ici. On aurait dit un gigantesque labyrinthe et j'aurais plus volontiers été coincée avec un lapin blanc qu'avec des sortes de crocos affamés.

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Dernière édition par Persephone D. Wilson le Jeu 29 Déc - 19:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « All In my head » Perséphone   Lun 28 Nov - 13:16

All in my head
ft. Perséphone & Jackson
La première chose qui me rassure est que déjà, la jeune femme qui se trouve en face de moi a l’air perturbé. En me perdant un instant dans son regard je doute et puis ses mots m’enfoncent un peu plus dans mon incertitude. Et finalement, son hésitation refait surgir mes craintes. Pourquoi est-ce que je crois qu’on est dans une arène ? Et ben parce que je sais pas comment je me suis retrouvé ici et que ça ne fait pas si longtemps qu’ils m’ont fait ce coup là. Je passe une main contre ma nuque et inspire longuement pour donner une réponse concrète.

« On m’a fait le coup y’a pas si longtemps. On arrive quelque part sans savoir comment et puis après, un monstre sort d’un coin sombre pour venir nous écarteler. »

Je frissonne en revoyant l’image de Sigrid coincée dans la boue avant de se faire attraper par le poulpe géant. Et puis les souvenirs de ma mort fictive. Les cicatrices que j’en garde n’ont rien de factices et me ramènent dans cet enfer bien plus souvent que je ne le voudrais. La main que me tend la jeune femme après s’être présentée me fait revenir à l’instant présent. Malgré la situation, je lui adresse un bref sourire après l’avoir saluée. Perséphone sera donc ma compagne d’infortune si j’en crois les circonstances. Je n’ai pas le temps de dire quoique ce soit que la jeune femme propose de sortir de là. Excellente idée. Mais quand mon regard s’égard dans la direction qu’elle indique, je deviens livide. Oui elle est bien arrivée par ici, mais malheureusement, ce n’est pas par là qu’on pourra repartir.

D’entre la végétation humide sont sortis deux monstres. Deux alligators qui nous barrent la route. Heureusement pour nous, ces bêtes là ne sont pas du genre très rapide et n’ont pas l’air d’humeur à venir nous chercher. Néanmoins, cela n’empêche qu’il est impossible de rebrousser chemin.

« Je pense qu’on peut oublier l’idée, ils ont déjà commencé à lâcher leurs bestioles…»

Je tourne sur moi-même histoire d’envisager un autre chemin. Les possibilités sont multiples et plus le temps file, plus j’ai l’étrange sensation que nous sommes observés. Si cet endroit regorge de bêtes en tout genre, le meilleur moyen d’y échapper reste encore de changer de position.

« Je pense qu’il faut pas qu’on reste là, viens on va avancer par là-bas on verra bien. »

J’indique une direction aléatoire du bout de mon index. Le problème c’est que la nuit commence à tomber. Le soleil décline peu à peu laissant une coulée orange magnifique derrière lui. Mais bientôt le ciel laissera place aux ténèbres et on ne peut pas dire que le coin soit particulièrement éclairé. L'endroit est carrément désert. Je soupire, ferme les yeux et serre mes poings pour garder mon calme. Si je laisse la panique m’envahir je ne donne pas cher de ma peau. Sans attendre une réelle réponse de Perséphone, je m’engage sur le sentier marécageux bordés d’arbres dont l'allure rappelle des monstres aux doigts crochus. Pas complètement égoïste, je me retourne pour voir si la blonde m’a suivi, mais dans mon inattention, je ne remarque pas le creux sur ma route. Ma jambe droite sur enfonce, je suis coincé jusqu’au niveau du genou. Je râle. Il faut croire que j’ai le chic pour constamment finir couvert de boue. Voilà ce qui arrive lorsqu’on se retrouve souvent à errer dans des bayous douteux infestés d’alligators. Cette pensée me vient lorsque j’entends un bruit derrière un arbre. Nous sommes bel et bien observés, je ne suis pas fou. Pas encore. Les pièges de l’arène commencent à se refermer. On va encore crever ici ou devoir échapper aux pires horreurs. « Perséphone attention il y en a d’autres. » finis-je par dire sans pour autant crier, histoire de ne pas ameuter toutes les bestioles du coin. Je tente d’extirper ma jambe de la boue, priant pour ne pas me faire déchiqueter par une mâchoire acérée.



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MessageSujet: Re: « All In my head » Perséphone   Ven 30 Déc - 12:04



Jackson&Perséphone
 




L'homme avait l'air sûr de lui... Tellement sûr... Et moi je l'étais si peu. Alors il devait avoir raison : nous étions dans une arène et j'allais finir par mourir. Soit, je l'étais déjà une fois, j'espérais que cette fois ce serait définitif. Avant je ne m'étais jamais posé la question. Etais-je prête à mourir ? Avant la première fois je n'y avais jamais songé. Je n'avais pas de raison d'y penser. J'étais heureuse, en bonne santé, je vivais dans un pays sûr, entourée de ceux que j'aimais et qui m'aimaient en retour... C'était tout du moins ce que je croyais... A quel point m'étais-je donc trompée ? Au point de mourir, oui, effectivement. Et maintenant je n'aspirais qu'à une mort rapide pour rejoindre le néant et cesser définitivement d'exister. Que me restait-il de toute manière ? Les membres de ma famille avaient quasiment tous été tués, l'homme de ma vie ne pouvait plus m'aimer et il ne restait alors quasiment plus que des relations instables basées sur la haine et le profit...

« On m’a fait le coup y’a pas si longtemps. On arrive quelque part sans savoir comment et puis après, un monstre sort d’un coin sombre pour venir nous écarteler. »


J'essayais de me souvenir de ce que j'avais vu à la télé. Des épreuves dans la glace, dans le feu du désert... Des créatures terribles, des morts en masse et de la souffrance... Tant de souffrance. Et moi j'avais apprécié le spectacle. Me nourrissant d'une horreur, d'une douleur qui n'était pas la mienne...
Et lui, m'en souvenais-je ? Les marécages peut-être... Tiens, maintenant il me disait quelque chose ! Comme ça, planté dans le même décor, peut-être juste un peu moins lugubre... Et s'il n'était jamais sorti de cette arène ? Pourtant j'avais bien vu les interview alors quoi ? Sorti puis directement rejeté en Enfer ? Ce n'était pas impossible...

Alors que j'évoquai l'hypothèse de sortir par là où j'étais arrivée, mes yeux tombèrent assurément en même temps que ceux de l'homme sur deux silhouettes énormes de bêtes rampant au sol.

« Je pense qu’on peut oublier l’idée, ils ont déjà commencé à lâcher leurs bestioles…»


J’acquiesçai vivement. Effectivement, je n'étais plus si partante non plus de suivre mon idée. Pourtant une chose me surprenait : de tout ce que j'avais vu dans l'arène, c'étaient là les créature les plus paisibles qu'on nous proposait. Certes, c'étaient des alligators énormes et leur mâchoires nous briseraient assurément les os... Mais pour ça il faudrait certainement que nous allons directement déposer un de nos-dits os dans leur gueules car ils ne semblaient pas franchement disposés à faire le trajet...

« Je pense qu’il faut pas qu’on reste là, viens on va avancer par là-bas on verra bien. »


Quoi qu'il en soit, il avait raison, nous ne pouvions pas rester ici. J'étais d'accord pour mourir vite... Et même dans d’atroces souffrances s'il fallait. Mais certainement pas à mourir d'ennui.

-Vous savez, ils ne m'avaient vraiment pas l'air agressifs comparé aux choses qu'envoie généralement le Gouvernement... Je peux me tromper mais à moins que ce soit un piège plus grand encore qui nous attend à quelques pas, ils m'avaient l'air d'alligators tout ce qu'il y a de plus normaux...

J'avais du mal à suivre l'homme dans les décors marécageux qui s'assombrissaient à mesure que le soleil disparaissait et avec la profusion de roseaux qui nous entourait.
Quasi automatiquement je lançai un regard à gauche, où le soleil se couchait. Nous étions tout à l'Est de la Nouvelle-Orléans, si nous voulions nous en sortir, nous devions suivre le chemin du soleil, c'était logique ! Et j'allais proposer mon idée quand un mouvement vers l'avant du charmant brun me fit m'arrêter. Il venait de se coincer la jambe dans de la boue.

« Perséphone attention il y en a d’autres. »

A ses paroles, je me retournai un instant. Le feuillage ne cessait de remuer à quelques pas juste derrière nous. C'était peut-être un alligator, c'était peut-être une autre personne ou juste le vent qui soufflait à cet endroit précis dans les branches ? On pouvait toujours espérer...
Mon premier réflexe fut de vouloir partir, suivre mon instinct et m'en aller vers le soleil couchant avant de perdre mon dernier repère et pouvoir enfin retrouver mon lit bien chaud... Pourtant, avant même que j'ai le temps de réfléchir davantage, je me retrouvais les pieds bien campés dans le sol et une main à nouveau tendue vers l'homme. Il fallait que je sorte de là. Je ne pouvais pas me retrouver seule. Et chez moi, rien ne m'attendait. Il suffisait que nous prenions le chemin derrière moi juste après qu'il soit sorti d'ici et tout irait bien.

- Accrochez vous à moi !

Un regard rapide vers la source de bruit inquiétante me laissa entrapercevoir le début d'une mâchoire énorme.

- Dépêchez vous si vous ne voulez pas finir en sandwich.

De ma main libre je tentais d'attraper le tronc d'un arbre assez frêle... Il semblait que nous allions devoir faire sans. Mais l'homme était peu enfoncé pour le moment, j'avais espoir que la dernière chose que je verrais ne serait pas une rangée de dents acérées se refermant sur mon visage...


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MessageSujet: Re: « All In my head » Perséphone   Lun 2 Jan - 10:23

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La jeune femme me suit, ce qui est plutôt bon signe je suppose. Pourtant elle remet en cause l’agressivité des monstres. Ouais ben, peut-être qu’elle a raison, mais je préfère quand même rester loin de ces bestioles. Je suis certain qu’elles ne refuseraient pas un bon repas comme nous. Malheureusement pour moi, dans une malchance qui me colle à la peau depuis des semaines, je me coince la jambe dans un trou boueux. Râler ne sert à rien et c’est là que je me dis que j’ai de la chance d’être tombé sur la jeune femme. Car la situation se complique quand d’autres alligators pointent leur nez. Et que Perséphone ne fuit pas, bien au contraire, la jeune femme me tend la main histoire de m’aider. Je la regarde d’abord avec des yeux ronds puis me décide à attraper l’aide qu’elle me tend. Dans un sens Perséphone n’a pas tord. Ces pièges ont plutôt l’air gentillets comparés au poulpe géant que les timbrés du Gouvernement nous ont envoyé. Mais dans mes souvenirs il y avait aussi des alligators et peut-être n’était-ce qu’un avant-goût, une simple mise en bouche. Quoiqu’il en soit je suis loin d’être en état d’élaborer quelconque théorie. Grâce à la jeune femme je parviens à m’extirper assez rapidement de mon piège. La jambe engourdie, je ne remarque pas tout de suite que ma cheville me lance. Manquait plus que ça, une entorse. Je râle mais pas le temps de s’apitoyer qu’un alligator sort de l’ombre.

« Heureusement que ces bestioles ne vont pas vite, sinon on serait foutus ! »

La nuit domine presque les environs, la luminosité faiblarde nous empêche d’y voir correctement. Pourtant sur les possibilités de fuite, un seul chemin reste plausible. En espérant que cette fois les bêtes sauvages ne viennent pass nous barrer la route. Tout ce qui m’importe pour l’instant est de m’éloigner du danger. En attendant que d’autres pièges soient activés car j’en suis sûr, ce n’est que le début.  « Allons-y ! » sans perdre une seconde de plus, je me lance vers le chemin qui s’avère être le seul praticable. Mes sensations revenues, je grimace en sentant une douleur me lancer dans ma cheville blessée. Je serre les dents et avance en boitant légèrement. Il y a sérieusement de quoi devenir fou dans un système pareil. Dans une ville où tout peut arriver et dans laquelle le danger rôde. La preuve, quelques heures plus tôt j’étais tranquillement assis dans mon bureau et voilà que je me retrouve en compagnie d’une inconnue –très jolie certes- poursuivie d’alligators.

A mesure que nous avançons, le silence revient apaiser les alentours. Il semble que les bêtes sont retournées dans leur eau marécageuse. Je soupire et stoppe ma marche pour faire face à Perséphone. « Merci de m’avoir sorti d’là. Y’en a sûrement qui auraient fuit. » au loin un halo de lumière immense attire mon attention. Et puis je trouve ça étrange que la nuit soit tombée, c’est une nouveauté ? «  Dis-moi tu sais d’où vient cette lumière ? Je me sens pas très bien, j’y comprends rien. » mes sourcils se froncent. Une puissante migraine s’empare de mon crâne. J’y vois presque trouble. Décidément, la jeune femme va réellement finir par fuir. J’ai conscience d’avoir l’air d’un fou parfois. J’ouvre de grands yeux. Mon accident a laissé certaines traces en plus de l’aquaphobie. Resté dans le coma deux ans ne m’a pas aidé non plus. Mais quand on me voit comme ça, on ne peut pas deviner, forcément. Je me concentre pour faire comme si de rien était. Comme si je n’étais pas en pleine crise, comme si j’étais bel et bien dans une arène et que les lumières au loin n’étaient pas celles de la ville dont la vie nocturne commence. Comme si je ne m’étais pas tout simplement perdu pour atterrir ici…


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MessageSujet: Re: « All In my head » Perséphone   Dim 22 Jan - 14:42


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L'homme fini par se dégager. Nous l'avions libéré ! Si c'était un miracle ou une malédiction, je ne le saurais que plus tard si nous finissions notre aventure encore en vie et en un seul morceau. Mais je préférais croire que ce ne serait pas le cas, histoire d'éviter toute éventuelle déception.

« Heureusement que ces bestioles ne vont pas vite, sinon on serait foutus ! »


Hum. C'était certain que si ça avaient été des félins affamés, nous ne serions déjà plus que deux charognes, l'une un peu plus boueuse que l'autre. Soit.
Sous l'appel de Jackson, je lui emboitais le pas à travers le marais.
Finalement, suivre la lumière du jour déclinante semblait plus facile à faire sur le papier. Mais maintenant, avec l'épaisse forêt de roseaux qui nous encerclait et les marécages trouant le sol, il n'était pas possible d'aller dans n'importe quelle direction et nous étions réduits à suivre les rares chemins de fortune qui s'offraient à nous, au risque de se noyer dans un sable mouvant ou de se perdre plus encore si c'était seulement possible...
Et bientôt il ferait nuit, bientôt ce serait pire encore. Pour ma part, je ne me baladais pas souvent avec une lampe de poche sur moi. Et il me semblait pouvoir facilement deviner qu'il en allait de même pour mon compagnon d'infortune...
Soudain l'homme devant moi se stoppa net avant de se retourner vers moi.

« Merci de m’avoir sorti d’là. Y’en a sûrement qui auraient fuit. »


J'haussai légèrement les épaules d'un air désinvolte à sa remarque.

- Normal, nous sommes dans la même galère.

Menteuse, Perséphone, petite menteuse... Car ce geste n'avait été normal que pour une partie de moi seulement et l'homme avait eu de la chance qu'elle s'exprime à ce moment précis.
Sinon, j'aurais simplement eu une mort de plus sur la conscience... Etais-je vraiment à ça près ? Combien avaient péri sous mes mains à Darkness Fall ? Combien étaient morts sous mes outils au sein du Gouvernement ? Combien de personnes avaient simplement perdu la vie parce que j'avais détourné le regard, insensible à leurs souffrances, à leurs supplications... Mais j'étais plus forte, plus indifférences à ces moments là. J'avais quelque chose qui motivait mes faits et gestes, alors que maintenant...

«  Dis-moi tu sais d’où vient cette lumière ? Je me sens pas très bien, j’y comprends rien. »


Dès sa première phrase, mes yeux s'étaient détournés de l'homme pour suivre son regard. Dans le ciel, là où s'était évanoui le soleil s'élevait un halo de lumière plus doux, plus blanc que le précédent.

- Ce sont... Mais bien sûr, les lumières de la Nouvelle-Orléans ! Il faut trouver un moyen de les rejoindre et...

Mais lorsque je me tournai à nouveau vers le brun, son air éveilla un petite panique chez moi. Il semblait aller mal, il semblait même sur le point de s'évanouir. Une nouvelle vague de réflexe me fit poser mes mains sur ses épaules, comme pour essayer de capter son attention ou d'être ua plus près pour le rattraper s'il venait à perdre pieds. Dans ma tête, une voix me chuchotait de me méfier, elle me disait qu'il pouvait être n'importe qui, qu'il pouvait être un ennemi qui ne voulait que me manipuler pour mieux me détruire quand je serais au plus haut point de ma faiblesse... Que c'était peut-être un profiteur, un fou... Mais qu'au fond, je n'avais pas à m'inquiéter car s'il tentait quoi que ce soit, je le tuerais.

- Jackson, vous allez bien ?

Ma voix était pourtant douce. C'était une Perséphone réellement inquiète qui se présentait là, parce que jusqu'à là il n'avait pas fait de faux pas. Parce que je n'avais pas encore eu de raison de le tuer. Mais peut-être que ça viendrait encore.

- Vous voulez...

J'allais lui proposer de s'asseoir un moment, mais où ? Je le poussai donc à se caler contre un arbre.

- Je pense qu'on devrait rester là un petit moment. Ca va aller ?


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MessageSujet: Re: « All In my head » Perséphone   Mer 25 Jan - 9:53

All in my head
ft. Perséphone & Jackson
Alors que je me questionne toujours, la réponse que m’apporte Perséphone a le don de me surprendre. Les lumières de la Nouvelle-Orléans, vraiment ? Mais alors si la ville éclaire jusqu’ici, est-ce un piège sadique concocté par les esprits malades du Gouvernement ou… Est-ce que je suis encore entrain de perdre la tête ? Tête qui me fait atrocement souffrir. Assailli par une migraine nouvelle je finis par abandonner l’idée de faire comme si de rien était. Après tout Perséphone n’a pas l’air idiote. Et même loin d’être idiote. Elle remarque que quelque chose ne va pas d’ailleurs et m’invite à m’appuyer contre un arbre. Calé contre le tronc de ce dernier, j’ouvre grand les yeux pour essayer d’y voir quelque chose. Mais où nous sommes, la nuit noire surplombe les lieux si bien qu’on y voit à peine. La lune semble se faire timide ce soir, on ne peut compter que sur les lumières de ce qui semble être la ville. Une main sur le front je cherche la blonde du regard. Elle n’est pas très loin, heureusement d’ailleurs.

« Je crois que… Ca va aller. Mais il faut qu’on rejoigne la ville. Qui sait ce qui va arriver. Je sais pas trop où j’en suis. J’ai eu un accident il y a quelques années alors j’ai mal au crâne quand j’suis fatigué. Rien de grave. »

Je hausse les épaules et me redresse. Il ne faut pas que je perdre la face. Ma conviction me fait serrer les poings. Je me reprends, ma migraine s’estompe un peu. Assez pour que j’y vois déjà plus net. En y réfléchissant bien, je suis persuadé d’avoir déjà aperçu le visage de Perséphone quelque part. Mais où ? Cette ville grouille de monde et ma mémoire déraille. Pensif, j’inspire une grande bouffée d’être humide. « Si on arrive en ville, tu pourras m’indiquer où se trouve le Central business district ? J’bosse au Gouvernement et je crois que j’ai oublié quelque chose là-bas. » J’évite de dire qu’il s’agit de cachets. Parfois il m’arrive de penser que j’aurais dû mourir dans cet accident. Que ça m’aurait évité bien des soucis. Mais ma rage de vivre, l’amour pour ma fille disparue m’a poussé à sortir de sous l’eau ce jour-là. Je soupire pour moi-même avant d’aviser le seul chemin qui semble partir en direction du halo lumineux. « Bon ben allons-y. J’espère qu’on aura pas droit à d’autres surprises. » résigné, je passe une main contre mon front et reprend la marche. Je ne sais pas pourquoi mais ce marécage me fout les jetons. Les saules pleureurs plantés un peu partout transpirent d’humidité, l’air en est presque pénible à respirer. De la mousse épaisse grignote le bois. Seul le chant de quelques insectes nocturnes accompagne le bruit de nos pas.

« Qu’est-ce qui t’as amenée par ici ? T’es biologiste ou quelque chose comme ça ? »

Je suis curieux. Curieux de savoir ce qu’une belle femme comme Perséphone fait dans un endroit pareil. Si c’est une scientifique, peut-être qu’elle est venue faire des prélèvements, après tout il y a une sacré faune dans le coin. Mais n’importe qui connaîtrait un minimum les lieux aurait su qu’il était rempli d’alligators monstrueux et ne s’y serait sûrement pas aventuré. Mais tandis que je fourre mes mains dans mes poches, essayant toujours de faire abstraction de ma migraine, je bute sur quelque chose. Quelque chose d’énorme que la nuit m’a empêché de voir. Je me rattrape in extrémis en pestant avant de me rendre compte que la chose énorme en question n’est autre que le cadavre d’un alligator. Sur le dos l’animal semble avoir été éventré pour être… mangé ? « Oh mon dieu… Mais qu’est-ce que c’est que ça encore ?! » cette fois je n’hallucine pas. Quelqu’un ou quelque chose à bien voulu manger cette bête. Est-ce que des zombies pourraient être derrière tout ça ? J’en ai déjà vu lors d’une mission, alors plus aucune hypothèse ne m’étonne maintenant. « On ferait vraiment mieux de se grouiller. »



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MessageSujet: Re: « All In my head » Perséphone   Mar 7 Fév - 21:40


Jackson&Perséphone
 




Le fait que j'ai totalement écarté l'hypothèse que nous puissions être dans une arène me sauta soudain au visage. J'y avais songé, j'avais douté, puis l'idée était partie aussi vite qu'on me l'avait proposée. Irréelle, trop peu cohérente avec le schéma que j'avais vu défiler sur les écrans pendant des semaines. Normalement nous aurions déjà dû rencontrer nos autres compagnons d'infortune, affronter un monstre étrange sorti d'on ne sais où et perdre quelqu'un d'une façon des plus cruelles, sanglantes et larmoyantes qu'il soit. Or pour l'instant, je ne voyais rien de tel à l'horizon... A part peut-être si l'homme dénommé Jackson venait à se changer en loup, en ours ou autre créature toute prête à me dévorer. Après tout, c'était peut-être ça le piège... Un regard rapide vers le ciel m'indiqua avec soulagement l'absence de la pleine lune.

« Je crois que… Ca va aller. Mais il faut qu’on rejoigne la ville. Qui sait ce qui va arriver. Je sais pas trop où j’en suis. J’ai eu un accident il y a quelques années alors j’ai mal au crâne quand j’suis fatigué. Rien de grave. »

Oh, oui, moi aussi j'avais eu un accident il y avait quelques années de ça. Tombée sur la tête la première sur un coin de meuble et pouf, morte, disparue. Comme par magie ! Heureusement que je n'avais pas été affublée de vertiges et/ou pertes de connaissance mais seulement d'un trouble de la personnalité multiple doublé d'un besoin obsessionnel et dévorant de vengeance... Pas sûre qu'un bon doliprane et quelques heures de sommeil puissent y faire quelque chose...
Pourtant bien que mes pensées avaient totalement changé de ton, mon regard restait inquiet et compatissant. Était-il vraiment possible que mes songes soient dirigés par un être et l'expression de mon visage par un autre ? On en apprenait tous les jours apparemment... Peut-être qu'au lieu de mes études scientifiques j'aurais du approfondir les cours de psychologie...

« Si on arrive en ville, tu pourras m’indiquer où se trouve le Central business district ? J’bosse au Gouvernement et je crois que j’ai oublié quelque chose là-bas. »


Tiens, comme le monde était petit. Encore un homme du Gouvernement. Je me tenais proche de lui, la main à demi levée, prête à se poser sur son épaule dans le cas où l'homme viendrait à plonger en avant. Prête aussi à se serrer sur sa gorge pour tenter de l'étouffer s'il fallait... Oui j'avais de l'espoir puisque de toute évidence, cet homme était bien plus fort que moi et je n'avais pas besoin d'un bras de fer pour le savoir. D'ailleurs, il était aussi passé au tutoiement. Ou l'avait-il fait depuis un moment et je m'en étais pas rendue compte ? Moi en tout cas je restais au vouvoiement. Ce n'était pas une question de supériorité ou de distance, c'était plutôt pour m'éviter à moi de prendre trop de libertés qui pourraient ne pas plaire à tout le monde.

- Il n'y a aucun problème. Une fois sortis d'ici je retrouverais rapidement le chemin mais...

Mais j'étais d'une curiosité maladive et si la Perséphone qui avait majoritairement été aux commandes jusqu'à là avait encore décidé de mes paroles, je m'en serais assurément tenue là dans le respect le plus total de l'intimité. Mais voilà, elle n'était plus là. Plus vraiment.

- Je peux vous demander ce qui est si important pour aller supposément se jeter dans la gueule du loup ?

Parce qu'il fallait que je sache. Parce que je me cachais derrière le besoin de savoir alors que ce n'était qu'une volonté de me protéger moi-même. Pas question que je retourne au Gouvernement si tout de même tout cela n'était qu'un piège... Un piège très grossier.  L'autre Perséphone tapait des poings.

Bientôt l'homme se redressa, non sans mal de ce que j'en voyais. Ne voulant donc pas prendre de risque, je gardais une distance prudente avec le brun dans le cas où il viendrait de nouveau à défaillir.

« Bon ben allons-y. J’espère qu’on aura pas droit à d’autres surprises. »

Moi aussi j'espérais vivement que nous sortirions rapidement de ce bazar humide et infesté d’alligators, je n'avais peut-être toujours pas envie de retrouver le silence trop pesant de mon appartement, mais n'importe quelle rue de la Nouvelle-Orléans, même malfamée, me paraissait sur le moment préférable à ce marécage.

« Qu’est-ce qui t’as amenée par ici ? T’es biologiste ou quelque chose comme ça ? »


Cette fois-ci, c'était à moi d'être déstabilisée. Ma réponse, sans aucun filtre était vraiment stupide et j'hésitai l'espace d'un instant à opter pour l'option de la biologiste. Après tout, ce n'était pas si loin que ça de la vérité et mes études correspondaient... Pourtant, la vérité sorti d'elle-même sans que je puisse vraiment y faire quelque chose.

- Je... Je crois que je me suis laissée me perdre. Je n'avais pas envie de rentrer chez moi.

Mais il ne fallait pas que je me laisse couler, que je parle de trop. Je changeai le sujet de cible.

-  Et vous, où alliez vous avant d’atterrir ici ?

Le chemin était de moins en moins facile à discerner. Et bien que de temps en temps on pouvait percevoir les lumières de la Nouvelle-Orléans au dessus de la flore environnante, devant nous tout était majoritairement sombre. Beaucoup trop sombre. Ce qui ne tarda d'ailleurs pas à se traduire par un Jackson trébuchant sur une masse sombre que je mit un certain temps à reconnaître comme le cadavre d'une très grosse bête. Un frisson me parcouru l'échine, glaçant ma peau sur son passage.
Les exclamations de mon compagnon d'infortune se perdirent dans le vide alors que mes yeux un peu mieux habituées à l'obscurité détaillaient la déchirure fendant morbidement la créature. Trop intriguée de savoir ce qui avait pu faire un massacre pareil, je m’accroupis à côté du cadavre, observant la plaie béante, l'intérieur arraché, disparu. Faisant apparemment abstraction de tout ce qui m'entourait, je laissai mon instinct scientifique prendre le dessus... En tout cas jusqu'à ce qu'un claquement retentisse juste derrière nous. Comme si quelque chose venait de plonger dans l'eau... Ou d'en sortir violemment. En un bond je fus sur mes pas, saisissant au passage la main du brun, je contournai le cadavre inoffensif et me mit à courir. Cette course poursuite avec des monstres mystérieux me rappelait vaguement quelque chose, mais en tout cas cette fois-ci, la douche froide avait fait son effet : je ne voulais plus rien voir du tout, à part les lumières rassurantes de ma ville, aussi pourrie soit-elle.


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MessageSujet: Re: « All In my head » Perséphone   Lun 13 Fév - 10:40

All in my head
ft. Perséphone & Jackson
J’ai l’impression d’être un assisté. Un vieux fou sénile que la démence aurait gangréné. Je déteste me sentir en position de faiblesse, surtout devant une femme. Loin de moi des idées misogynes c’est juste que, dans ce genre de situation dangereuse, j’aurais aimé être en état d’aider Perséphone, et non pas d’être un boulet. Car je le vois dans son regard, son air compatissant. J’espère qu’elle ne me prend pas en pitié quand même. Que je ne suis pas descendu si bas.  Mon cerveau en a pris un coup. Et il me rappelle mon erreur à chaque fois qu’il déraille. J’apprécie néanmoins la manière dont la jeune femme semble se préoccuper de mon état. J’avance sans trop moufeter. Je suis ravi lorsque Perséphone m’assure qu’une fois sorti de ce sentier boueux, elle retrouvera aisément son chemin. L’orientation n’est pas mon fort, des fois je me perds, des fois je me crois encore à New-York. Et même si, dans cet état, je passe pour un dingue, ces moments sont les plus heureux. Ces moments pendant lesquels j’oublie, rien qu’un instant, qu’Emma a disparue et que Jane m’a quitté pour mon frère. La question qui suit a le don de me faire sourire. Dans la pénombre, je pose mon regard sur l’inconnue qui m’accompagne. La gueule du loup. C’est une manière comme une autre de décrire mon espace de travail. Mais au moins, en étant au cœur de l’action, on était souvent les premiers à savoir ce qu’il s’y tramait. Je hausse les épaules et prends un air détaché.

« Si tu veux tout savoir j’ai oublié mes clefs. J’ai pas envie qu’ils en fassent un double et qu’ils débarquent chez moi pour m’annoncer une surprise du genre "vous avez été sélectionné pour participer à un super jeu tordu."  tu vois l’genre. » je soupire.

Rien que d’imaginer la tronche de ce Danny insupportable, son sourire arrogant et son air supérieur j’ai des envies de meurtres. Notre marche reprend son cours dans les ténèbres. Perséphone répond à ma question, je hoche doucement la tête. Je me demande ce qui peut tracasser une jeune femme comme elle. J’ai appris avec le temps que le plus beau des visages pouvait cacher la plus grande misère du monde. Et tous les habitants de la Nouvelle-Orléans ont amenés avec eux une valise lourde de souvenirs bons ou mauvais. Nous sommes tous des rescapés au fond. « Je comprends. Pas évident de se retrouver seul avec ses pensées parfois. » mes lèvres se courbent en un sourire nostalgique. Je sais de quoi je parle. « Je tentais de rentrer chez moi. J’me suis visiblement trompé de chemin et après impossible de faire demi-tour. Je connaissais New-York comme ma poche mais j’ai encore du mal avec cette ville. » cette ville qui me semble si impersonnelle. Cette ville qui a l’allure d’une prison, d’un cirque géant dont nous serions les clowns. Rassemblés là pour faire rire les dirigeants, pour les amuser. Des clowns tristes.

Je continue de marcher, sur le point de continuer mon discours lorsque je trébuche sur une bête morte. « Perséphone… » je murmure lorsque la jeune femme se baisse. Bien sûr, on devine aisément que l’alligator a rendu l’âme. Mais j’ai récemment appris que tout était possible ici. Anxieux, je regarde autour de nous pour m’assurer qu’aucun autre danger ne nous guette. Un bruit derrière nous me fait sursauter. Très bien, nous ne sommes pas seuls, c’est certain. Alors que je regarde par-dessus mon épaule, les doigts de la jeune femme saisissent mon poignet. Persuadé d’avoir vu une silhouette, je ne réfléchis pas et me met à courir à la suite de ma compagne d’infortune. Les lumières de la ville s’approchent, la fin de cet enfer se profile enfin. Notre course nous mène jusqu’à la civilisation. A première vue je dirais que nous sommes dans l’est de la ville, mais la course m’a épuisé. Lâchant doucement la main de la jeune femme, je reprends mon souffle en secouant négativement la tête. « Ma parole mais… C’était quoi ça encore ? » je me redresse, reprend consistance. J’avise Perséphone en me disant qu’elle s’en serait très bien sortie dans l’une de ces arènes macabres. « Perséphone tu sais où on est ? Tu peux te repérer ? » l’allée dans laquelle nous nous trouvons est bordée de quelques maisons et de quelques lampadaires grésillants. Au loin derrière se dessine encore le sentier engloutis par les ténèbres. Un frisson court le long de mon dos. Cette ville c’est l’enfer moderne.


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MessageSujet: Re: « All In my head » Perséphone   Dim 26 Mar - 14:44


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La réponse de l'homme se tenait. Bien que cela semblait toujours gros dans un sens. On aurait dit un personnage monté de toutes pièces, un peu faible pour paraître innocent, pour faire baisser la garde, le lampion parfait pour me guider bien gentiment à travers les dédales obscures des rues de la Nouvelle-Orléans jusqu'au Gouvernement, où quoi ? On me pendrait sur place publique ? On me ferait lentement cramer sur un bûcher ? On me jetterait dans une autre arène pour servir d'exemple ou expier mes péchés à travers une longue agonie qui finirait en apothéose par une mort théâtrale et douloureuse ? Cet homme me paraissait de plus en plus suspect. Peut-être qu'il me suffisait juste de le balancer aux crocos à la prochaine occasion. Comme ça, plus de doute. Plus de suspicions. Plus de crainte. Plus rien.

« Je tentais de rentrer chez moi. J’me suis visiblement trompé de chemin et après impossible de faire demi-tour. Je connaissais New-York comme ma poche mais j’ai encore du mal avec cette ville. »

Et ma jauge de confiance ne faisait que diminuer. Encore et encore. On pouvait croire à un scénario tout fait. Mais après tout, j'étais de mauvaise foi : le mien aussi pouvait sembler douteux... Seulement je n'avais pas l'impression que mon compagnon d'infortune ait lui prit le loisir de s'en soucier. Nous avions d'autres soucis et lui seul semblait réellement s'en préoccuper. Ce cadavre glaçant par exemple, violemment tailladé, mit en pièce de façon barbare et qui transpirait presque une certaine folie... Jackson s'en inquiétait, tandis que moi je cherchais simplement avec mon œil de scientifique à déterminer ce qui avait fait ça, pourquoi et comment... Peut-être que j'étais définitivement la plus dangereuse de nous deux... Peut-être que j'étais même la plus dangereuse de nous trois, en comptait la créature qui avait éventré l'animal. Mais au moment où retentit le bruit derrière les roseaux, je n'avais aucune envie de vérifier ma théorie.

La course était effrénée. Derrière moi j'entendais seulement les pas de Jackson. Peut-être que la chose ne nous suivait plus. Peut-être que si. Ca non plus je n'avais pas envie de le vérifier.
Puis soudain, un chemin se profila, une sortie, un échappatoire. Mon cœur battait à tout rompre alors que mes pas martelaient le sol aussi vite que possible.

Nous y étions. Je n'y croyais pas. Nous nous étions sortis de ces maudits marécages finalement plus vite et plus facilement que je n'aurais pu l'imaginer. Et nous étions saufs. Et si tout cela n'était qu'une illusion, alors je m'en foutais du temps qu'elle ne s'arrêtait jamais.

« Ma parole mais… C’était quoi ça encore ? »


- Je n'en ai aucune idée. Et je ne veux pas y retourner pour le savoir.

Vraiment pas. Et plus jamais si c'était possible.

« Perséphone tu sais où on est ? Tu peux te repérer ? »


Quelques secondes seulement me suffirent pour reconnaitre l'endroit : j'étais à trois rues de chez moi à peine. Je pourrais rentrer, enfin. Être seule, mais être à l'abri, protégée de toutes les mauvaises forces extérieures, seulement tranquillement hantée par mes propres démons... Mais ça, j'en avais l'habitude.
Cependant les paroles de l'homme me revenaient en mémoire. Le guider jusqu'au Gouvernement, c'était ce que je lui avais promis. Et maintenant que j'étais si proche d'être sauvée, je devrais bêtement me jeter à nouveau en Enfer en prenant le risque de mettre de côté le fait que tout ceci puisse ne pas être un piège ?
Ca aurait été si stupide... L'ancienne Perséphone l'aurait fait. Elle l'aurait accompagné jusqu'à son bureau même s'il le fallait et il ne se serait strictement rien passé. Parce que c'était comme ça, elle réussissait tout et la chance ne lui avait jamais fait défaut jusqu'au jour de sa mort... Ma mort... Non, la sienne. Sa mort et ma naissance.

J'indiquai la rue sur notre gauche.

- Si vous marchez tout droit à partir d'ici vous tomberez pile sur le Business District et le Gouvernement.

Petite pause tout en me retournant vers le brun.

- Je regrette je crois que je ne pourrais pas vous accompagner, je ne me sens pas très bien depuis cette courses. Il me semble que je ne ferais pas une trentaine de pas de plus sans m'effondrer. Je vais rentrer. Mais croyez moi le chemin est des plus simples qu'il soit.

Au fond de moi, l'autre Perséphone me haïssait et me faisait sans ménager porter le lourd poids de notre culpabilité.

- Rentrez bien. Et faites attention à vous, Jackson.

Sur ce, je tournai les talons et me mis en route d'un pas qui se voulait le plus normal possible.
J'aurais voulu pouvoir lui faire confiance, j'aurais voulu pouvoir croire chacun de ses mots et ne pas craindre de l'accompagner jusqu'à destination. Mais que savais-je réellement de cet homme que je venais à peine de rencontrer si j'en avais déjà si peu su sur ma sœur.
Finalement être seule était mieux pour moi, même si je n'en avais pas envie, il semblait que c'était la seule solution pour être enfin tranquille.

Et sur le chemin chaque ombre fut suspectée, chaque volet claquant secoué par le vent fut redouté, chaque allée sombre attentivement scrutée.
J'étais folle, j'étais paranoïaque, j'étais égoïste, j'étais comme on m'avait faite, j'étais comme je m'étais laissée faire...


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