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 Quand le chat n'est pas là... ft Moïra

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MessageSujet: Quand le chat n'est pas là... ft Moïra   Mer 23 Nov 2016, 15:55




   
Symphony Of Destruction
You take a mortal man and put him in control, watch him become a god. Just like the Pied Piper led rats through the streets, we dance like marionettes, swaying to the Symphony of Destruction


Ses deux gorilles en charge de rappeler son existence à Moïra n'étaient pas revenus du Bones. La mission était pourtant d’une simplicité déconcertante, en plus d’être particulièrement jouissive : foutre le bordel sans restriction aucune, provoquer la gérante et se montrer à la hauteur de son rang, puis revenir vers le boss pour un délicieux compte rendu. Le chien de garde de la jolie rousse brillant par son absence, les ennuis n'auraient pas dû s'ajouter à la partie et pourtant. La nuit était déjà bien avancée et Isak attendait toujours ses hommes au rapport. Quelque chose avait semblablement mal tourné mais... quoi ? La faute à qui ? Qu'était-il arrivé à ses sbires ? La gérante avait-elle déjà fait remplacer ce pauvre vieux Grayson qui se trémoussait devant les caméras du peuple ? Un joint à la main qui se consumait sans qu'il n'y touche vraiment, les jambes croisées, plongé dans ses pensées, dans une intense réflexion, il balançait son pied avec nervosité, les prunelles dans le vague. Une de ses danseuses palpa sa tension et vint l'aguicher sans cérémonie de son corps ondoyant, de son oeillade indécente. « Tu sembles avoir besoin de te relaxer » constata t-elle de sa voix la plus ensorceleuse. Mais le dealer n’était pas d’humeur. La réponse fusa, brève et explicite, sans même qu’il ne se donne la peine de lui accorder le moindre regard. « Dégage ». Vexée, l’enjôleuse retourna se dandiner auprès de ceux qui se révélaient plus attentifs à ses charmes. Après tout elle était payée pour ce faire, par pour profiter de l'exclusivité de son employeur.

Isak restait concentré sur le problème présent, fâché par la tournure que prenait les événements, par les questions et l’incompréhension qui découlaient de ces deux disparitions soudaines. Ne releva la tête que pour parcourir la salle à la recherche de sa précieuse Solveig. Il savait pourtant qu’il ne la trouverait pas. Pas ce soir. Sa protégée était de « sortie ». Il lui faudrait régler ce petit imprévu sans l’aide de sa cadette, épaule sur laquelle il aimait un peu trop se reposer ces derniers temps. Il n’avait pas encore suffisamment confiance en Logan pour le laisser gérer ce genre d’affaires. Il n’avait de toutes façons véritablement confiance en personne, excepté en sa soeur, et encore. Dans un souffle résigné, il abandonna donc sa position de pacha prise dans le creux confortable de son fauteuil. Son coude accosta la table, les doigts dans son prolongement qui piégeaient sa denrée à peine consumée interpellèrent le baraqué derrière le comptoir. Lequel délaissa aussitôt la clientèle pour répondre à l'appel. Quand le patron ordonnait, les salariés se pressaient, personne n'avait intérêt à titiller son impatience légendaire. Le sorcier planta son regard d'un brun de mauvais augure dans celui de son vassal. « Il va y avoir du grabuge, rassemble un maximum d’hommes, on prend le large dans une heure ». Le subalterne s’en alla exécuter son bon vouloir. Hawk l’avait prévenu, s’il se pointait à nouveau au Bones, il ne se contenterait pas seulement de lui remettre les idées bien en place, il ferait en sorte que plus jamais une seule pensée ne puisse jaillir de cet esprit de grand salaud qu’il enverrait derechef côtoyer l’Enfer. Mais Hawk n’était plus là. Il ne se le serait peut-être plus jamais. Une aubaine pour le mafieux qui aurait tout le loisir de mettre à sac l'établissement sans craindre les représailles promises. Le gouvernement s'était chargé du « cas Grayson » à sa place, quel ravissement. Le drogué n'était pas particulièrement du genre à apprécier l'effort, il préférait plutôt jouir simplement du résultat.

Une heure et demi plus tard, l’entrée du Bones se dessinait sous les yeux redoutables d'une clique bien fournie. Aux côtés d'Isak se dressait une dizaine d'hommes prêts à en découdre. Le goût de la malfaisance en bouche les complaisait dans leurs rôles de saccageurs. Et s'ils pouvaient y ajouter une touche de sang, ils n'en seraient que plus comblés. Le maître s'avança vers les portes qu'il ouvrit dans un fracas, pénétra les lieux de sa démarche souveraine, suivi de près par sa mauvaise bande. La silhouette de Moïra se dressait sous son regard exalté par son entreprise machiavélique. Un sourire étirait ses lippes, superbe et provocant, accompagné d'un haussement de sourcils qui n'avait rien à lui envier, le mage entrevoyait déjà le grand plaisir que cette confrontation allait lui offrir. Sans quitter le seuil du bâtiment, il s'empressa de saluer son hôte. « Moïra ». Trop douce, sa voix lui donnait l’apparence de l’ange, alors qu’elle renfermait le démon derrière son exquise façade. « Tu me manquais, je t’ai fait envoyer quelque mot doux mais j’ai eu la tristesse de constater un manque cruel de réciprocité ». Sur ces paroles, ses deux bras s’élevèrent, ses mains envoyèrent d'un geste ses sous-fifres à la conquête des lieux. « La fête est finie, virez moi tout ça ! ». Ses gars se déployèrent, lui s’avança jusqu’à la propriétaire. Il vint se positionner derrière elle, tel un requin, puis approcha ses lèvres souriantes au creux de son oreille pour lui murmurer quelque vilenie gratuite. Il était soudainement d'humeur généreuse. « Ton gros toutou est en train de laisser ses poils dans l’arène. Tu le regardes parfois, agiter ses vilaines papattes pour faire fuir la faucheuse ? Moi je le regarde, il m’amuse beaucoup ton animal de compagnie ».

Il se détacha de cette proximité malsaine qu’il avait installée, passa derrière le bar pour s’approprier une bouteille de vodka, puis sautilla avec aisance sur le comptoir où il s’installa nonchalamment pendant que les derniers vestiges de la clientèle étaient expulsés sans aucune tendresse par ses brutes. Le trafiquant déboucha sa trouvaille en admirant le spectacle et en avala une bonne lampée. « Alors dis moi Moïra, qu’as-tu fait de mon petit cadeau ? Où sont mes hommes ? ». Son regard balaya le décor, trop en état à son goût, bien qu’il y avait quelques traces de lutte par ci par là. Ses acolytes n’avaient à priori pas eu le temps d’achever leur tâche, les séquelles légères de leur passage n’étaient que des prémices. Son faciès n'affichait plus que de la contrariété lorsqu'il riva de nouveau son attention sur la rouquine. « Et vu que ton garde du corps est en train de crever sur les écrans télé... je suppose que tu ne t’es pas débarrassée seule de mes deux terreurs ? T’as déjà remplacé ton cabot par un autre ? Je te pensais plus sentimentale que ça ». Il leva sa bouteille, se drapa d’une attitude railleuse. « Trinquons à ce pauvre vieux Grayson, bon petit soldat qui sera fortement regretté ». Le but était on ne peut plus simple : faire mal, terriblement, écraser, humilier, ne laisser aucune chance à Moïra de se relever. Asseoir sa domination. Assouvir sa vengeance. Fier de sa bassesse, il conclut, le sadisme gravé sur sa face triomphante. « Que vas-tu faire maintenant qu'il n'est plus là ? Siffler ton nouveau sac à puces ? Appelle le Moïra, que je puisse lui expliquer ce qui arrive à ceux qui s'en prennent aux miens ». En réalité leurs sorts lui importaient peu, Isak n’avait de considération pour personne, même pas pour lui-même finalement. Mais s’attaquer à ses pions, c’était s’en prendre à son business et ça... Ce n’était pas tolérable. Remplacer des disciples aussi dociles et pratiques n’était pas toujours aisé, en plus de coûter du temps et de l’argent. C’était fichtrement emmerdant ! Sans compter l'affront qui lui avait été fait en prenant ses employés pour du bétail. Parce que s'ils n'étaient pas revenus à lui, ça signifiait qu'ils avaient été massacrés. Abattus comme du gibier.
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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... ft Moïra   Mar 29 Nov 2016, 21:28



" Break me down. "

Isak & Moïra





Ca n'avait pas suffit. Ca n'avait définitivement pas suffit. La confrontation avec les hommes d'Isak, celle avec Mikkel, l'élimination que la jeune femme avait beaucoup trop apprécié regarder... Tout ça était passé en un éclair. Le temps avait glissé trop rapidement et la puis douleur sourde était revenue. L'absence, le manque... Moïra devait retourner devant l'écran de sa télévision. Aller confronter les images qu'elle avait fuit pendant quelques heures. Vérifier s'il était toujours vivant, s'il y avait encore une chance qu'il rentre chez eux... Mais d'abord elle allait faire un dernier tour au Bones, vérifier que toute trace de menace avait disparu et que quelqu'un avait pris la relève de Mikkel derrière le bar. Malgré tout elle ne pouvait pas laisser son affaire tomber en ruine, c'était peut-être la dernière chose qu'il lui restait.

Fatiguée, épuisée même, la propriétaire du Bones sorti du sous-sol pour rejoindre à nouveau l'entrée de son club. Elle avait trop utilisé ses pouvoirs dans l'état où elle était et qui demandait déjà bien trop d'efforts pour garder sa prestance habituelle. Heureusement, le club illégal avait repris ce qui ressemblait le plus à son calme habituel. Les cris, les rires jaillissaient de toute part, mais ils n'avaient rien d'alarmant, ils étaient presque tranquillisant à donner cette envie de se laisser engloutir par le bruit, de sombrer vers un autre monde où les âmes s'échappent dans un chaos sonore. Moïra était certainement folle de pouvoir se laisser bercer par une telle sauvagerie. Mais ça n'avait aucune sorte d'importance : la jeune femme aimait ce monde qu'elle avait créer et elle n'était visiblement pas la seule...
La Hellraiser allait avancer pour se fondre dans la foule quand quelque chose l'arrêta soudain. Ce ne fut pas tant le bruit de la porte négligemment balancée que le son de cette voix là qui la fit se figer puis se retourner, tout à coup habitée par une colère sombre et froide.

« Moïra ».

La jeune femme tressaillit imperceptiblement. Retenant ses poings de se serrer dans un excès de rage. Les yeux clairs de la belle rousse ne lâchaient plus le regard de l'homme, si elle avait pu le brûler sur place, elle l'aurait fait sans aucune hésitation.

« Tu me manquais, je t’ai fait envoyer quelque mot doux mais j’ai eu la tristesse de constater un manque cruel de réciprocité »

Isak. Débarquant royalement au plus mauvais moment, suivi de sa troupe de fanfarons camés jusqu'aux os. Inutile de demander ce qu'ils faisaient là et pourquoi il avait choisi ce moment précis. Moïra le savait et elle s'en voulait presque de ne pas avoir deviné que ces deux sbires qu'il lui avait envoyé en début de soirée n'étaient que la mise en bouche à un repas autrement plus indigeste.
Isak Erikson. Une personne avec qui Moïra avait, il y a encore peu de temps de ça, entretenu d'excellents rapports, notamment sur le plan professionnel. Il avait été son dealer d'acide acétylsalicylique pendant plusieurs mois avant que l'envoie de ses petits soldats et de leur poudre blanche au Bones ne forme une ambiance qui ne plaisait pas beaucoup à la propriétaire du Club, qui s'était alors empressée de foutre tout le monde à la porte. Il n'en avait pas fallut beaucoup plus pour que la guerre soit déclarée.

« La fête est finie, virez moi tout ça ! »

Moïra ne bougeait pas, elle ne pouvait pas le faire. Elle était comme dans des sables mouvants où de plus elle se débattrait de plus elle se noierait rapidement. Avec un cas comme Isak, il fallait réfléchir plus que s'agiter inutilement. D'autant plus que dans son Club, lorsqu'il s'agissait de l'extérieur de l'arène de combats, la belle rousse préférait de loin les pertes matérielles aux humaines, alors l'évacuation n'était pas une si mauvaise chose...
Profitant de l'agitation momentanée, la Hellraiser jeta un regard à la foule qui se dirigeait vers la sortie. Kyran n'était visible nulle part. Et c'était bien dommage car la jeune femme n'aurait pas dit non à l'aide de son associé ce soir... Si tout du moins il daignait être de son côté contre Isak... Même ça elle n'en était plus vraiment sûr à ce moment là... De toute manière il n'était pas là. Aucun allié potentiel ne l'était et bientôt, elle serait définitivement seule dans cette large salle pourtant devenue trop petite pour la contenir elle, Isak et ses hommes. Il fallait donc garder la tête froide.

Le temps que ses sbires fassent tout le travail, le dealer s'était approché de la jolie rousse avec son air mauvais tordant ses lèvres en un rictus détestable. Alors que son souffle chaud caressa sa peau, Moïra resta aussi immobile que la statue de marbre qu'elle était devenue.

« Ton gros toutou est en train de laisser ses poils dans l’arène. Tu le regardes parfois, agiter ses vilaines papattes pour faire fuir la faucheuse ? Moi je le regarde, il m’amuse beaucoup ton animal de compagnie ».

Ses mots pourtant firent s'effondrer quelque chose à l'intérieur de la Hellraiser. Aussi clairement qu'elle pouvait voir Erikson lui tourner autour comme un prédateur autour de sa proie, elle senti quelque chose en elle se détacher et tomber pour finir par éclater quelque part en mille morceaux... Peut-être était-ce son cœur...
Pourtant la propriétaire du Bones ne cilla pas. Il y avait comme une barrière, un filtre noir, opaque, presque palpable, qui au passage de la tristesse créait la colère, avant de la stocker en masse au fond de son être pour ne faire sortir à la lumière du jour qu'une indifférence supérieure.

L'homme s'éloigna soudain pour aller se servir derrière son bar puis s'installer confortablement dessus. Qu'il aurait été facile à la Hellraiser de le tuer là, maintenant, de glacer son sang jusqu'à la mort. Quand bien même elle serait morte après, tuée par ses fidèles ou par l'épuisement... Pourtant elle ne pouvait pas, ce suicide serait trop vain si elle n'emportait qu'un seul des microbes de ce monde dans sa chute... Quand bien même fut-ce un microbe aussi imposant qu'Isak.

« Alors dis moi Moïra, qu’as-tu fait de mon petit cadeau ? Où sont mes hommes ? »

Un mélange de colère et de fatigue embrumaient son esprit mais son but restait limpide : protéger le Bones à tout prix.

-  Partis apparemment. On dirait que ma clientèle est loin d'être la tienne et que mes menaces sont plus convaincantes...

Ce n'était qu'une partie de la vérité, une vérité très tordue. Mais dire à Isak qu'elle avait crument tué ses deux marionnettes ne semblait de loin pas être la chose la plus judicieuse à faire sur le moment.

« Et vu que ton garde du corps est en train de crever sur les écrans télé... je suppose que tu ne t’es pas débarrassée seule de mes deux terreurs ? T’as déjà remplacé ton cabot par un autre ? Je te pensais plus sentimentale que ça  Trinquons à ce pauvre vieux Grayson, bon petit soldat qui sera fortement regretté »

Les doigts de la jeune femme tressaillirent. Le réflexe était de former un point, de blesser physiquement quand on heurtait moralement. Qu'elle aurait aimer le faire descendre de son piédestal pour aller lui crever les yeux de ses propres mains. Elle serait allée jusqu'à arracher ses globes oculaires et détruire lentement son cerveau avec un bout de verre en passant par les trous dans son crâne. Qu'est-ce qu'elle aurait adorer le voir perdre la raison, perdre le contrôle de ses membres et de sa vie. Faire quelque chose d'irréversible et de cruel à ce monstre qui osait lui parler ainsi de Grayson.
Et il pouvait crever avant qu'elle n'évoque le nom de Mikkel.

La jolie rousse secoua la tête. Elle s'était un peu avancée vers Isak pour continuer à lui faire face. C'était ce qu'il voulait, elle le savait et réaliste comme elle l'était, la jeune femme savait aussi que le dealer ne repartirait pas sans ce qu'il était venu chercher.

-  Je n'ai besoin de personne pour sortir deux de tes pantins de chez moi. Et tu dois le savoir aussi puisque tu as ramené toute une armée avec toi pour venir me faire ta visite de courtoisie... Comme c'est courageux de ta part...

Qu'il s'en prenne donc à elle. Qu'il laisse le club tranquille.
La jeune femme n'affichait toujours aucune émotion, mais elle savait qu'Isak n'attendait que ça : une petite étincelle pour allumer la mèche. Finalement, réflexion faite, peut-être qu'elle allait brûler quand même ce soir... Et dans ce cas ils brûleraient tous avec elle.
La Hellraiser contourna son bar et l'ordure joliment posée dessus, puis se servi un verre d'alcool posément avant de le descendre d'une traite.

-  Alors dis-moi Isak, quelle est la vraie raison pour laquelle tu as ramené ton armée ici ? Pas que je n'en ai pas une petite idée, mais j'adorerais connaître ton plan et savoir ce que tu vas réellement en retirer, à part une immense satisfaction et une raison de flatter ton égo surdimensionné... Ce qui est certainement largement suffisant à ton bonheur n'est-ce pas ?

La jolie rousse se servit un deuxième verre. Si avant la jeune femme n'avait pas quitté le dealer du regard, elle avait maintenant ses yeux rivés sur son verre d'alcool, concentrée sur sa tâche. Puis elle prit une aussi grande indifférence à le vider à nouveau en une fois. De toute façon rien ne servait de surveiller Isak car de l'impression que Moïra en avait, il était déjà partout à la fois...


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Dernière édition par Moïra J. Everett le Mar 06 Déc 2016, 18:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... ft Moïra   Mer 30 Nov 2016, 20:52



   
Symphony Of Destruction
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Le dealer s’installa plus confortablement sur le meuble, en suivant la frêle carrure de Moïra. Ses sourcils haussés et son rictus bourré d’espièglerie en disaient long sur le sentiment de toute-puissance qu’il ressentait à cet instant, et dont il se gavait avec une insatiable convoitise. Le patronne du Bones n’était pas crédule et connaissait l’énergumène, ce fut donc de marbre qu’elle demeura, certainement peu désireuse de lui offrir la satisfaction d’une crainte quelconque en réponse à ses menaces et provocations. Pourtant, Isak aurait parié cher que dans son coeur, l’émotion était en ébullition, et pas la plus plaisante à ressentir. Dommage, il se serait régalé de voir jaillir le flot tumultueux qui tourmentait son âme. Elle avait beau garder la face, lui non plus n’était pas dupe. Le mafieux était aussi conscient que, ce soir, il était seul à détenir les rênes du pouvoir entre ses doigts. Réjoui de cette pensée, il laissa descendre dans sa gorge le liquide cristallin qui lui déposa un peu de feu sur la langue, et qu’il déprécia dans un juron. « Putain, ils ont les langues coriaces ces pochtrons de russes, comment ils font pour apprécier ce truc ? ». Le junkie avait toujours préféré les alcools plus dilués et plus sucrés, aux parfums plus exotiques. Néanmoins, quand on buvait ce genre de boisson ce n’était pas pour l’apprécier, mais pour s’enivrer. Du moins, selon sa conception. Avec cette idée en tête, il amena la bouteille face à son visage perplexe et l’observa au bout de son bras tendu, avant de simplement la laisser s’échapper. Le contenant se brisa sur le sol, déversant le contenu.

Dans un souffle, pendant qu’il ramenait l’une de ses jambes contre lui sur le comptoir, son regard se posa sur la rouquine. Un rire fila d’entre ses lippes, franc et profondément railleur. « Une armée ? Ce ne sont que quelques pions d'une très grande collection ». En réalité son cheptel n’était pas si grand, mais elle n’avait pas besoin de le savoir. Finalement, personne ne savait jusqu’où sa clique s’étendait, ni combien d’hommes elle comptait réellement. C’était un atout de taille lorsqu’il fallait se confronter aux plus forts, le trafiquant n’avait jamais hésité à user du mystère pour soumettre des tiers à son autorité, ou à son chantage. « Des pions sacrifiables à priori, heureusement que la garnison se renouvelle facilement, et surtout très rapidement ». Ce n’était pas non plus tout à fait vrai, mais il n’allait pas avouer à son hôte que l’amputer de gars comme ceux qu’elle avait fait disparaître ce soir pouvait engendrer quelque faiblesse, même passagère. Par les temps qui courraient, renflouer les rangs était devenu un tantinet compliqué. Le peuple avait autant peur d’être pris en flagrant délit qu’envie de braver les interdits. Isak ne pouvait lui en vouloir, quand on savait qu’on pouvait encourir la peine capitale pour un peu de coke dénichée dans les poches, si on avait le malheur d’être en plus victime de sale gueule.

« Mais, dis moi... Tu insinues que je suis lâche, Moïra ? On m’a traité de pas mal de choses, mais on s’en est encore jamais pris à mes couilles. Si seulement pour toi c’était la raison de leurs présences ici...  Tu t'en doutes, ils ne sont pas là pour me servir de bouclier, je vaux mieux que ça, c'est pas très sympa de me prendre pour une fillette ». Sur ces paroles, il descendit de son perchoir et vint se tenir au plus près de la belle rousse. Le sorcier attrapa le réceptacle dans lequel elle s’était servie plus tôt et déversa un peu de sa liqueur dans le verre de celle-ci. « Tu en prendrais bien un petit troisième ? Mon petit doigt me dit que tu vas avoir besoin de boire pour oublier ce soir. Mais ne te saoules pas trop vite non plus, que tu puisses profiter du spectacle ». Il ne fallait pas qu’elle sombre dans le brouillard de son eau de vie avant le début des réjouissances, Isak comptait faire étalage de sa vengeance à un esprit lucide qui se souviendrait longtemps du revers de la médaille. A quoi bon faire tant d’efforts et l’honneur de sa présence si ce n’était pour que la victime de ces querelles se remémore les événements, se laisse dompter par la crainte de leur recommencement. Cette nuit, c’était une leçon qu’il s’apprêtait à donner, qu’il espérait ne pas avoir à répéter. Elle serait donc suffisamment grandiose et explicite, marquerait l’esprit déjà ébréché qu’il entendait briser.

Le mage claqua ses paumes l'une contre l'autre en se tournant vers ses sbires. La clientèle avait déserté, l'heure de la tragédie sonnait donc. « Allez mes braves, la gente dame s’impatiente ! ». Et les réjouissances promises débutèrent. Les membres de sa mafia s'appliquèrent à la destruction des lieux, s'en donnèrent à coeur joie. Les machines à sous furent couchées puis rouées de coups, les tables de jeux renversées et réduites en morceaux, les bouteilles et la vaisselle jetées sur le plancher. Le dealer ne prit pas part à l'action, mais la dévora d'un regard radieux, un très léger rictus aux recoins des lèvres. Le boucan de la sauvagerie déferlante était un son très agréable à ses oreilles. Il s’accouda sur le bar et plongea toute son attention dans cette dévastation, avant d’y mettre un terme d’un haussement de voix. Sans quitter les ruines des yeux, il s'adressa à la propriétaire d'un ton paisible, totalement indifférent à la détresse qu'elle devait inéluctablement accueillir. « La réponse à ta question, tu la connais forcément, j’avais juste besoin d’un peu de main d’oeuvre. Si tu jettes un coup d’oeil plus attentif à mes gars, tu constateras qu’ils ne sont même pas armés. Tout est resté au placard. Ca n’a rien à voir avec l’ego, c’est juste une question de bon sens. Grayson n’est plus là... Kyran a depuis longtemps délaissé le devant de la scène... Tu es seule. Et seule tu n'es rien. Quant à moi je suis un éternel flemmard et un grand opportuniste, je saisis simplement une belle occasion, pendant que toi tu décides de déraper au plus mauvais moment ». Se débarrasser de ses gaillards en ces temps de solitude avérée s’était révélé trop audacieux, ou complètement stupide. Quoi qu’il en était, l’un n’allait pas sans l’autre pendant que l’impuissance gagnait Moïra. Qu’elle en était réduite à devoir contempler l’anéantissement de son établissement sans aucun droit de protestation.

Le mafioso quitta sa position pour aller se planter au milieu du décor - un véritable carnage. De ses pas assurés résultèrent des bruits d’éclats de verre. Il cessa son avancée à quelques centimètres d’un mécanisme tellement détérioré qu’il n’aurait jamais parié sa remise en état. Pauvre Bones... Le suédois fit face à la jeune femme en levant les bras, désignant par ce seul geste les ravages bien entamés. « Tout ça, c’est juste une mise en bouche ». Ses membres s’affaissèrent contre ses côtes et son faciès prit un air autoritaire. « Je te propose un compromis ». Un bref silence fut installé, juste pour une petite touche de suspens. Puis les yeux clairs du sorcier s'assombrirent. « Si mes hommes ne sont pas rentrés, c’est qu’ils ne sont jamais sortis d’ici. Et je n’en ressortirai pas non plus tant que tu ne m’auras pas révélé le sort que tu leur as réservé ». Il se tut quelques instants, qu'elle puisse prendre le temps d’assimiler l'information, puis reprit sur le même ton, avec un parfait aplomb. « T’arrêtes de me prendre pour un con et je te laisserai, peut-être, quelques machines en état pour te refaire - ce serait dommage que tu doives vendre ton joli petit cul classieux pour continuer à l'entretenir. J’ai envie de me montrer généreux, en souvenir du bon vieux temps ». Du temps où le respect les liait encore, où chacun connaissait sa place et son rang. Du temps qui ne laissait rien présager des atrocités qui venaient de foudroyer le Bones et sa gérante. Comme elle devait regretter ce jour où elle avait octroyé un peu trop de liberté au trafiquant, ordure de haut vol qui s'était empressée de se faufiler dans la faille et de pourrir l'enceinte du club. « Il t'avait prévenue le toutou, dommage que tu ne l'aies pas écouté à temps ». Un amusement mêlé de sadisme étira soudain ses lèvres. « Heureusement qu'il n'est plus là pour voir ça, t'imagines ce qu'il aurait pensé de toi ? La faible femme qui a conduit sa maison à la ruine » Et pendant qu'elle se laissait certainement dériver vers l'amertume, le profiteur jubilait de sa douleur. Bordel, comme il était bon de se sentir tout-puissant, presque invincible. Comme il était bon de se sentir vivant ! Les effluves du pouvoir et des souffrances causées semblaient le mener chaque fois sur le chemin d'une sensation de vie perdue. L'obscurité le faisait vibrer, sentiment qu'il avait peu à peu oublié dans la géhenne de Darkness Falls et avec lequel il se réconciliait en provoquant l'enfer des autres. L'obscurité, il s'y laissait glisser toujours plus, perdant dans cet acheminement le peu d'humanité qu'il avait conservé au profit d'un monstre en devenir - monstre déjà bien façonné que personne ne semblait pouvoir stopper.
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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... ft Moïra   Jeu 29 Déc 2016, 11:29



" Break me down. "

Isak & Moïra




L'homme faisait comme chez lui, prenant ses aises sans même avoir eu besoin d'y être invité. La belle rousse aurait voulu arracher la couronne qu'il avait volé et le débarrasser du poids de  sa tête au passage. Il aurait fait un merveilleux trophée au dessus de la porte du Bones. La Hellraiser laissa Isak déblatérer ses critiques sans même prendre la peine de les relever. Elle ne devait pas le faire, elle devait noyer sa rage avec l'alcool alors que lui ne faisait qu'en jeter sur le feu... Le liquide coula difficilement dans la gorge de la jeune femme. La brûlant de l'intérieur, détournant un instant ses pensées du monstre qui envahissant son Club.
Lorsque la bouteille vint se briser contre le sol en une centaines de bouts de verre, Moïra garda les yeux fermés une seconde de trop pour que cela paraisse naturelle. Autour d'elle, elle senti soudain l'agitation, l'excitation presque palpables de ces charognards attirés par le bruit.
L'air était chargé d’électricité. L'orage approchait et elle allait être prise en plein milieu, impuissante.

« Une armée ? Ce ne sont que quelques pions d'une très grande collection. Des pions sacrifiables à priori, heureusement que la garnison se renouvelle facilement, et surtout très rapidement ».

La seule chose qui pu réjouir quelque peu la propriétaire du Bones fut qu'au travers des mots du dealer elle percevait une pointe de mensonges. Le fauteur de trouble ne connaissait pas la vraie nature de Moïra, elle-même ne la connaissait qu'à peine. Mais son détecteur de mensonge elle en avait rapidement prit conscience peu après l'ouverture de son Club. Elle ressentait l'imposture aussi clairement que s'il la lui avait explicité. Alors il n'avait pas une si grande foule de fanatiques... Voilà qui était fort intéressant à savoir et qui réchauffait presque le cœur de la belle rousse. Elle étouffa un sourire avant même qu'il ne naisse en se concentrant sur le goût amer qui lui restait encore en bouche. Qu'il continue donc à se pavaner ainsi, la jeune femme n'en demandait pas moins, mais en surface elle continuait à n'afficher qu'une indifférence presque absente.

« Mais, dis moi... Tu insinues que je suis lâche, Moïra ? On m’a traité de pas mal de choses, mais on s’en est encore jamais pris à mes couilles. Si seulement pour toi c’était la raison de leurs présences ici...  Tu t'en doutes, ils ne sont pas là pour me servir de bouclier, je vaux mieux que ça, c'est pas très sympa de me prendre pour une fillette »

Moïra aurait voulu lui dire qu'il était fort courageux d'être venu avec sa petite équipe pour la narguer et briser ses bouteilles. Elle se retint cependant une fois encore alors qu'il s'approchait pour lui servir un nouveau verre. Un frisson de dégout traversa la belle rousse. Il était trop près. Elle sentait un mélange d'odeurs capiteuses de parfum, d'alcool et d'herbes diverses. La Hellraiser serra les dents.

« Tu en prendrais bien un petit troisième ? Mon petit doigt me dit que tu vas avoir besoin de boire pour oublier ce soir. Mais ne te saoules pas trop vite non plus, que tu puisses profiter du spectacle ».

-  Tu n'as donc rien de mieux à faire Isak ?

La belle rousse repoussa le verre d'alcool. Le mal de crâne se faisait doucement un chemin chez elle, ce n'était vraiment pas le moment et ça exacerbait d'autant plus sa colère latente.

-  Ta vie doit être bien triste pour revenir entretenir ta pauvre vengeance. Tu n'as pas d'importants clients à approvisionner ?

Ses yeux étaient maintenant plantés dans le regard bleu du dealer. De toute façon il ferait ce dont il avait envie. Il était trop excité et elle bien trop épuisée.

-  Accomplis donc ta vengeance. Tu n'auras de toute façon rien de plus de moi. Le Bones ne sera pas le terrain de jeu de tes affaires fumeuses.

Les yeux de la jeune femme étaient illuminés par son hardeur mais à l'intérieur de sa poitrine son cœur était en miettes. Moïra aurait voulu se convaincre qu'elle n'avait plus besoin de Grayson, qu'elle aurait pu se débrouiller seule. Mais c'était faux, ce genre de situation le soulignait plus encore que le manque qu'elle ressentait en son absence.

« Allez mes braves, la gente dame s’impatiente ! »

La propriétaire du Club quitta les yeux d'Isak pour observer ses soldats en action avec un regard détaché. Montrer une once de tristesse ou de faiblesse lui aurait fait trop plaisir.
Les premiers dégâts eurent le même effet sur la belle rousse que si on la poignardait. Heureusement, le brun avait détourné le regard, trop heureux, trop concentré sur la dévastation en cours. Tout ce qu'elle avait construit, tout ce qu'elle avait mit en place, sa propriété réduite en poussière par ces inconnus, ces moutons stupides qui obéissaient à un enfant trop gâté. C'était injuste. Elle détestait se sentir impuissante. Elle ne voulait pas qu'on la voit ainsi. Il faudrait qu'elle ait tout réparé avant l'arrivée de qui que ce soit. Comment pourrait-elle seulement faire ? Depuis quand n'avait-elle jamais été aussi seule ? Depuis la disparition de son frère certainement... Etait-il possible de torturer autant don cœur sans en mourir ?

« La réponse à ta question, tu la connais forcément, j’avais juste besoin d’un peu de main d’oeuvre. Si tu jettes un coup d’oeil plus attentif à mes gars, tu constateras qu’ils ne sont même pas armés. Tout est resté au placard. Ca n’a rien à voir avec l’ego, c’est juste une question de bon sens. Grayson n’est plus là... Kyran a depuis longtemps délaissé le devant de la scène... Tu es seule. Et seule tu n'es rien. Quant à moi je suis un éternel flemmard et un grand opportuniste, je saisis simplement une belle occasion, pendant que toi tu décides de déraper au plus mauvais moment ».

Il avait raison, tellement raison. Un autre couteau venait d'atteindre la jolie rousse en plein cœur. Et la Hellraiser ressentait cette solitude à travers chaque goute de sang qui s'échappait des blessures de son être. Qu'il lui assène donc le coup fatale, elle y était toute disposée. Pourtant il n'en ferait rien, elle le savait. Isak n'était pas de ce genre là, il préfèrerait de loin voir combien de fois il pouvait la détruire, encore et encore. Elle ne releva même pas le fait qu'il tente d'écarter son égo surdimensionné de sa pièce de théâtre.
C'était un vrai massacre. Le Bones n'était plus l'ombre de lui-même, un vrai champ de ruines. Plus rien ne tenait en place. Combien de temps mettrait-elle à tout remettre en place ? De combien de temps aurait-elle besoin toute seule ? Combien de jours le Club devrait-il garder ses portes closes ?

Et maintenant que tout était détruit, Isak  se pavanait en posant ses conditions. Alors, comme toujours chez Moïra, la tristesse et la frustration se muèrent une colère sourde, violente, qui ne demandait qu'à être libérée. Les dommages étaient faits, la haine prenait le dessus sur toutes les autres émotions, la tristesse disparaissait sous des flammes de furie. Quelqu'un devait payer pour le mal causé. Mais pas maintenant, ce serait pire que tout. Moïra pouvait partir en fumée, mais elle ne voulait pas que le Bones en patisse davantage.
Alors Isak voulait absolument savoir ce qui était arrivé à ses hommes... Pourquoi ? N'était-ce pas évident qu'ils étaient morts ? Pensait-il que la Hellraiser allait s'amuser à garder ses sbires en vie dans son sous-sol entre deux cages de zombies pour avoir de plaisir de voir leurs horribles visages aux yeux défoncées tous les jours ? Peut-être aurait-elle du, peut-être qu'ils auraient pu lui servir de monnaie d'échange... Mais à quoi bon maintenant ? A bien y penser, Moïra n'en éprouvait pas un seul regret.
La belle rousse quitta le bar auquel elle se tenait jusqu'à là appuyée pour enlever cette barrière entre elle et le dealer. Elle ne comptait pas laisser croire qu'elle avait besoin de quelconque protection en sa présence. Elle se garda pourtant tout air supérieur ou de laisser paraître quelque fierté que ce soit. Les mots tombèrent simplement.

-  Je les ai tué.

Pourtant la jeune femme soutenait le regard de son vis-à-vis. Si en apparence elle était calme, au fond de la propriétaire du Bones, l'envie de tuer la source de ses malheurs était quasi irrépressible. Elle lui dévorait les entrailles, faisait s'agiter quasi imperceptiblement ses mains et...

« Il t'avait prévenue le toutou, dommage que tu ne l'aies pas écouté à temps. Heureusement qu'il n'est plus là pour voir ça, t'imagines ce qu'il aurait pensé de toi ? La faible femme qui a conduit sa maison à la ruine »

Un grognement presque animal s'échappa de la jeune femme. La haine qui l'animait  implosa, libérant le monstre en elle qui prit possession de son corps comme une maladie insidieuse. Comment osait-il parler ainsi de Grayson ? Il n'avait pas le droit. Il devait mourir. En quelques pas, Moïra avait franchis la distance qui la séparait du brun et en un mouvement rapide, sa main était venu serrer sa gorge comme un étau. La putréfaction allait commencer, elle le savait. Bientôt, la chaire de l'homme allait se désintégrer comme du papier carbonisé et ça, d'autant plus rapidement que la fureur qui animait la belle rousse était grande. Elle n'aurait pas du faire ça, mais elle s'en foutait.

-  Ne parle pas de lui comme ça.

Des mots a peine chuchotés, échappés d'une mâchoire serrée par la colère et assoiffée de mort. La prise se raffermi davantage.
Il avait dit que ses hommes n'étaient pas armés ? Eh bien peut-être qu'avant qu'ils ne sortent de leur torpeur et qu'ils aient le temps d'arriver jusqu'à elle, peut-être que d'ici là la tête de leur leader serait déjà entre les mains de la Hellraiser, flottant libre dans les airs à un mètre de son corps...


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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... ft Moïra   Jeu 05 Jan 2017, 16:18



   
Symphony Of Destruction
You take a mortal man and put him in control, watch him become a god. Just like the Pied Piper led rats through the streets, we dance like marionettes, swaying to the Symphony of Destruction


Un sourire se grava sur ses lèvres, alors que la main de la rousse se refermait sur sa gorge, suffisamment dangereuse pour l’effrayer plutôt que de l’amuser. Pourtant, le faciès rayonnait et son regard d’un bleu intense pétillait pendant qu’il ramenait à son tour sa main au contact de Moïra. Cette dernière se referma autour du poignet si mince, si fragile, bien plus fermement que celle de la hellraiser qui enlaçait la trachée du nightkeeper. Magicien aguerri qui utilisa son don avec une redoutable perfection, insinuant la douleur dans chacun des doigts de l’agresseur à la chevelure de feu, comme si chaque articulation se brisait en mille sous l’assaut de son esprit de mage sadique. Cassures factices qui s’étendirent à tout son bras, pour lui faire lâcher prise, mais aussi pour le simple plaisir de voir la douleur s’esquisser sur son visage trop hautain. Sa prise se raffermit durant le sort, comme s’il voulait réellement lui morceler les os. Le sorcier, dans la foulée, tira sur l’articulation d’un geste brusque, bref, s’arracha sans peine aux griffes rageuses de la créature qu’il avait provoquée. Il saisit son autre bras, pour s’assurer qu’elle ne pourrait plus l’effleurer. L’illusion cessa aussi soudainement, la menace était passée. Le rictus avait été évincé par une attitude glaciale et terriblement hostile. L’état du junkie avait de nouveau chaviré, si promptement que s’en était déstabilisant, effrayant. Sa voix d'une douceur surréaliste contrastait derechef avec son expression qui en était totalement dépossédée. « Et toi ne t’avises plus de me dire ce que je dois faire ou ne pas faire ». Ses prunelles s’ancrèrent quelques instants dans celle de son vis-à-vis, profitant d’un silence pesant pour lui jeter des étincelles meurtrières, sans que sa poigne ne se relâche. Sa force d'homme tenta de soumettre la trentenaire, avec une lenteur exagérée, souveraine, sûre d'elle. La dame, privée de son toucher, ne ferait pas le poids face à la carrure masculine qui la contraignit à s’agenouiller, avant de la pousser sans ménagement contre le plancher. Une distance confortable instaurée, le dealer qui surplombait la silhouette féminine la violenta de ses paroles. « Il aurait dû t’apprendre à évaluer les risques, on ne s’attaque pas à plus fort que soi petite créature du surnaturel. Je ne suis pas plus humain que toi Moïra, et sûrement plus vieux que tu ne l'es. Si tu veux me tuer, fais attention à ne pas me louper, parce que moi je ne te louperai pas... ». Sur ces précieux conseils, le trafiquant s’empara du verre de son hôte, puis le but d’une seule traite en soutenant son oeillade venimeuse. « Ton assurance, c’est juste un énorme canular. Seule, t'es impuissante ». Il ricana de cette provocation gratuite qui représentait une bien malheureuse réalité. Sans Grayson, sans Kyran, elle n'était plus qu'une proie facile, à sa merci. Il continuait d'ailleurs de se demander qui avait bien pu l'aider à massacrer ses larbins, mais il savait qu'il n'aurait sans doute jamais de réponse à ce mystère.

Le dealer se détourna du spectacle pitoyable que lui renvoyait la rouquine assassine et posa ses yeux d’acier sur sa clique. Les gaillards s’étaient figés, leurs muscles s’étaient bandés. Ils s’étaient tous tenus prêts à intervenir. Mais comme l’avait dit Isak, il n’avait nul besoin de bouclier. Encore moins face à Moïra, victime sans grande défense à qui il redonna toute son attention. « T’as tué mes hommes, t’as essayé de me tuer, je devrais peut-être t’exterminer pour ce trop plein d’audace mais... C’est tellement plus réjouissant de te savoir en vie, à trimer comme Cendrillon pour remettre de l’ordre dans tout ce bordel que je te laisse en guise de cadeau d’adieu ». Le drogué lui jeta une oeillade perverse, un rire léger et un peu toqué accompagnait son expression. « Une Cendrillon privée de son prince charmant, que c'est cruel ». Le sérieux se réappropria ses traits. « Dans cet état, Le Bones ne m'est de toutes façons plus d'aucune utilité pour mes... affaires fumeuses. Il ne le sera plus pour personne avant un long moment. Je n’attends rien de plus de toi que les larmes de ton pauvre petit coeur brisé que tu laisseras couler dès que je t’aurais tourné le dos ». Ses lippes s’étirèrent, vicieuses, malsaines. Elles ne donnaient que le désir de voir la tête de leur détenteur au bout d’une pique. Tant mieux, c’était précisément le but recherché par l’esprit vengeur. « Ma vie est un peu triste, c'est vrai, mais pas autant que la tienne ».

L’homme du nord s’éloigna de la propriétaire des lieux, il allait s'attacher à peaufiner le travail déjà bien entamé. La dévastation aurait dû s’arrêter là, néanmoins la gérante l’avait un peu trop agacé pour qu’il décide de s’en tenir aux limites qu’il s'était imposées. Pas de pitié pour celle qui semblait en être également dépourvue. Moïra n’était qu’une meurtrière, une créature qui ne s’encombrait pas d’états d’âme lorsqu’il s’agissait de gérer ses affaires et de protéger son business. Le mafieux ne s'en embarrasserait donc pas non plus, bien qu'il ne s'attaquerait qu'à l'oeuvre, non à l'artiste. Et au diable les répercussions, sans compter qu'elle resterait seule à avoir les mains tâchées de sang, le goût de l'assassinat en bouche et le crime sur la conscience. Finalement, le patron du Little n'aurait même pas égratigné la patronne du Club rival, alors qu'elle avait lâchement ôté le souffle à deux pantins qui n'avaient mérité leurs funestes sorts que parce qu'ils s'étaient rendus coupables d'une fidélité et d'une docilité à toutes épreuves. Coupables d'avoir obéi à un homme que la rousse débectait. Un délit léger, un jugement non objectif, un châtiment démesuré.

Le sorcier recula jusqu'à un extincteur d'incendie calé dans un petit recoin, le décrocha de son perchoir puis vint se dresser devant la tueuse. Il déposa la bouteille de couleur vive à sa portée, lui offrit ensuite quelque chuchotement angoissant, dévoila ses intentions. « Ca va t’être utile ». Isak repassa derrière le comptoir pour rejoindre sa mauvaise troupe. Sa voix haussa dans la grande salle. « J'ai bien envie d'un joli feu de camp ! La patronne semble un peu refroidie, réchauffons là les gars, montrons lui comme nous sommes attentionnés ! ». Les briquets sortirent des poches puis furent amenés jusqu’aux rideaux au tissu inflammable. Les flammes ne tardèrent pas à lécher les voilages, puis à s’y étendre progressivement. Satisfaits de leurs oeuvres, sur les ordres du mafieux, le petit groupe quitta les lieux, claquant les portes au passage dans un brouhaha victorieux, sans prendre la peine de se retourner. Isak n’était pas venu chercher d’avantage qu’une ignoble petite vengeance, l’exécution d’une pure bassesse qui n’avait pour but que la complaisance de son ego écorché, d’apaiser la colère que la grande dame avait engendrée dans son esprit déjà trop ravagé et chaotique. Et lorsqu’il pénétra les ombres en laissant le feu et Moïra dans son sillage, il ne ressentit pas le moindre remord. Pas de véritable satisfaction non plus, contrairement à ce qu’il avait d’abord pensé. Un profond sentiment de lassitude le submergea, pendant que sa conscience d’homme refaisait brièvement surface puis se confrontait à la vilenie dont il s’était drapé pour survivre. Voilà à quoi il en était réduit... A jouer les salauds pour savourer un peu de sensations de l’existence. C’était à la fois jouissif et déprimant. Blanc sur l’instant présent, puis bien sombre lorsque le recul prenait place. Confus, il ne regrettait pas son méfait mais ne jubilait déjà plus. L'adrénaline retombée, il traîna les pieds jusqu'au Little Darlings, épuisé et en manque, conscient qu'il avait certainement fait une énorme connerie, tout aussi conscient qu'il ne se l'avouerait pas pour autant. Provoquer son propre malheur faisait partie du lot.
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MessageSujet: Re: Quand le chat n'est pas là... ft Moïra   Dim 29 Jan 2017, 14:18



" Break me down. "

Isak & Moïra




Elle n'aurait pas dû. Moïra n'aurait jamais dû s'attaquer ainsi à Isak, surtout pas en présence de ses hommes... Et pourtant, c'était si agréable, si libérateur... Et à aucun moment la Hellraiser ne regrettait son geste. Il n'aurait pas du parler de Grayson ainsi. Moïra ne pouvait laisser personne parler de Gray ainsi. Jamais.
La réaction du dealer fut tout aussi rapide. Il devait avoir compris que Moïra n'était plus une sorcière... Quoi que les pouvoir des Nightkeepers étaient si nombreux... En tout cas lui se servit des siens, saisissant sa main, il créa chez la jolie rousse une douleur fulgurante qui lui donna immédiatement une irrépressible envie d'ouvrir la main et de reculer, comme à la fois brûlée à vif et brisée en un milliers de morceaux de verre. Moïra voulu porter ses deux mains réunies contre elle, par réflexe, comme si avec le contact de sa peau glacée elle pouvait apaiser la douleur, alors qu'au fond elle le savait : la douleur était psychologique et elle ne pouvait rien y faire... Et l'homme toujours plus vif, en plus d'étendre la douleur, s'empara également du bras de la jeune femme, empêchant le moindre de ses mouvements. La souffrance dura encore quelques secondes interminables, dévorant la chaire de Moïra, broyant ses os, concentrant tout ce qui lui restait de conscience dans cette unique zone de son corps qu'elle aurait soudain préférer voir détachée de son corps. C'était insoutenable, sa vue se débrouillait et un cri s'échappa d'entre les lèvres de la Hellraiser. Si le premier avait été de rage, celui là était purement empreint de douleur... Une douleur sourde, profonde, aux accents de désespoir que Moïra détesta immédiatement avoir laissé échapper. Mais la colère était étouffée par le mal, un si grand mal... Qui cessa aussi soudainement qu'il avait commencé.

« Et toi ne t’avises plus de me dire ce que je dois faire ou ne pas faire »

Au moment même où l'influence magique cessa, la haine de la propriétaire du Bones ressurgit comme une vague déferlante. Elle voulait sa mort, elle voulait si passionnément sa mort. Pour ce qu'il lui avait fait, pour chacune des phrases qu'il avait prononcé, pour chacun de ses airs détestables... Et avec toute le dégoût que la jeune femme ressentait pour le dealer, elle soutenait son regard. Pourtant le reste de son attitude n'était plus la même. Elle était passé de l'indifférence feinte, à l'attaque, pour être définitivement sur la défensive...
Puis une nouvelle pression, une nouvelle douleur moins violente, moins maligne mais plus agressive. Isak tentait de la faire plier, il voulait l'abaisser une fois encore plus bas que lui. Significativement. Et elle plia. Parce qu'il aurait été futile de luter et qu'elle le savait, parce que lui opposer une résistance l'aurait encore plus fait jubiler. La Hellraiser était de nouveau dans la réflexion, l'espace d'un instant, pour diminuer les dégâts à raison de pouvoir entièrement répondre. La belle rousse fut écrasée au sol avant d'être négligemment poussée sur quelques mètres.

« Il aurait dû t’apprendre à évaluer les risques, on ne s’attaque pas à plus fort que soi petite créature du surnaturel. Je ne suis pas plus humain que toi Moïra, et sûrement plus vieux que tu ne l'es. Si tu veux me tuer, fais attention à ne pas me louper, parce que moi je ne te louperai pas... Ton assurance, c’est juste un énorme canular. Seule, t'es impuissante »

''Il''. Grayson. Encore lui... La hanche de la jeune femme la brûlait. Peut-être qu'elle était tombée dans les bouts de verre. Elle s'appuya sur ses bras pour se relever un peu. La douleur physique que le dealer lui imposait était tellement préférable à la torture mentale...

« T’as tué mes hommes, t’as essayé de me tuer, je devrais peut-être t’exterminer pour ce trop plein d’audace mais... C’est tellement plus réjouissant de te savoir en vie, à trimer comme Cendrillon pour remettre de l’ordre dans tout ce bordel que je te laisse en guise de cadeau d’adieu »

Qu'il cesse de parler. Qu'il se la ferme enfin. Moïra n'en pouvait plus. Elle en avait assez de sa voix, de ses mots, de sa présence ici. Chez elle.

« Une Cendrillon privée de son prince charmant, que c'est cruel. Dans cet état, Le Bones ne m'est de toutes façons plus d'aucune utilité pour mes... affaires fumeuses. Il ne le sera plus pour personne avant un long moment. Je n’attends rien de plus de toi que les larmes de ton pauvre petit coeur brisé que tu laisseras couler dès que je t’aurais tourné le dos »

Le souffle de Moïra se faisait plus profond, plus déchirant à chaque inspiration. Son cœur saignait, sa gorge la brûlait, ses yeux étaient en feu.
Elle voulait qu'il ai tord, elle voulait se relever et ne jamais verser aucune larme, elle voulait que Grayson revienne, à ce moment là, juste pour fermer la grande gueule de ce monstre... Définitivement de préférence. Elle aurait voulu pouvoir se relever et arracher sa tête de ses mains nues.

« Ma vie est un peu triste, c'est vrai, mais pas autant que la tienne »

Les yeux de la jolie rousse ne lâchait pas son bourreau. Il s'offrit un petit tour de scène jusqu'à finir sa mascarade en attrapant un extincteur pour le poser aux pieds de la jeune femme avec sur son visage un masque débordant de suffisance.

« Ca va t’être utile. J'ai bien envie d'un joli feu de camp ! La patronne semble un peu refroidie, réchauffons là les gars, montrons lui comme nous sommes attentionnés ! »

Non ! La propriétaire du Bones voulait hurler. Elle voulais réagir, les empêcher tous d'agir. Mais la seule chose que la jeune femme réussit fut de se relever. Difficilement. Son regard s'amarra une fois de plus sur le mafieux. Autour d'elle les flammes s'approchaient du tissus, près, trop près. Les rideaux s'allumèrent les uns après les autres. C'était trop tard le mal était fait.
Les jambes tremblantes, les poings serrés, la Hellraiser suivit Isak jusqu'à ce que la porte se referme sur lui dans le brouhaha joyeux de ses petits soldats. Il allait payer pour ce qu'il avait fait. Il allait tellement payer.
Lorsque le claquement de la porte retentis, peut-être un peu avant, les genoux de la Hellraiser avaient heurté le sol. Isak venait de lui retirer la dernière chose qui lui restait, la dernière corde qui la faisait tenir debout. Détruite. Finie. Moïra n'avait plus rien. Sa colère sourde restait en elle, mais elle s'était faite reléguée au second plan lorsque le visage du dealer avait disparu de son champ de vision. Maintenant elle était seule, seule avec toutes ses idées sombres, toutes les pensées qui l'avaient si souvent hanté ces derniers jours et que le mafieux avait si justement relevé. Kyran, Grayson... Où étaient-ils maintenant ?



FIN



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