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 An old friend. Well you seem alive. [Tim]

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MessageSujet: An old friend. Well you seem alive. [Tim]   Jeu 24 Nov - 4:06

An old friend. Well you seem alive.
Tim & Rebecca




Ce monde était pourri jusqu’à la moelle. Elle avait vu comme les autres, les arènes s’ouvrir une nouvelle fois sur des êtres innocents. Enfin peut-être pas innocent. C’était un mot un peu trop fort pour des temps comme ceux que tous vivaient. Personne n’était plus vraiment innocent. La fin du monde avait effacé ce que l’on pouvait voir comme un trait de caractère à une époque. Enfin c’était son avis. Elle-même, l’avait perdu le jour de sa mort, le jour où elle s’était retrouvée en enfer. Qu’avait-elle fait pour mériter cela ? Pas grand-chose… elle avait juste été curieuse de la magie qui vivait en elle. Les arènes avaient rappelé de mauvais souvenirs, la mort de sa mère. Et puis elle avait vu qui était les joueurs de cette saison. Elle connaissait plusieurs personnes. Et malgré le fait qu’elle se targue de n’avoir plus personne d’assez proche pour craindre leur disparition… quand elle y avait vu Shae, ça avait été un sentiment terrible. Shae Tackery, une vieille amie qu’elle avait évitée jusqu’à ce qu’elle se retrouve face à elle, le jour où elle s’était faite accuser d’organiser du deal dans son club. Elle avait été folle de rage de la retrouver là, sûre que son sort serait scellé avant même le procès. Certes, son ancienne amie gagnait une grande partie de ses procès, mais il y avait aussi ceux qu’elle perdait volontairement… ou du moins ceux pour lequel elle ne faisait pas tout pour gagner. Le gouvernement avait la mainmise sur presque tout le monde dans cette ville. Depuis la révolte et surtout sa fin… depuis qu’une partie de la rébellion avait décidé de bosser main dans la main avec ses traitres du gouvernement… Une honte. Un scandale. Beaucoup devait parfois obéir pour leur survie. Elle avait pensé son sort scellé parce qu’en étant accusée de cette façon, elle avait senti le coup monté gouvernemental. Mais non. Elle en était sortie blanchie et avec de nouvelles idées… pourquoi ne pas lancer ce pour quoi elle avait été accusée.

Malgré son aversion pour ces jeux à mort qui se passait dans ces espèces d’arènes, elle les avait suivis. Elle y avait retrouvé quelqu’un d’autre également. Tim. Un ex. Elle avait eu une belle histoire avec lui, pas super longue, mais aucune de ses histoires ne duraient vraiment longtemps. Elle était volage dans tous les aspects de sa vie. Avant de mourir, elle avait toujours voulu tout voir, tout essayer, tout faire. Mais ils n’avaient pas simplement été amants, ils avaient également été amis et plutôt proche. La rupture avait pris place peu de temps avant sa mort. Les voir à l’écran se battre pour leur survie avait ramené bien plus de sentiments et bien plus de souvenirs que ce qu’elle veut bien s’avouer. Tim, elle l’avait croisé également avant qu’il ne finisse dans les arènes, une ou deux fois, quelques secondes à peine. Elle ne savait pas alors qu’il faisait partie des pro-gouvernements, elle l’avait découvert pendant les jeux. Elle se posait tellement de questions depuis les arènes… elle s’était sentie tellement mal à la mort de Tim et Shae. Les derniers liens la liant à sa vie d’avant avaient-ils disparu pour toujours ? C’est ce qu’elle avait cru.

Et puis les participants étaient réapparus. Près de deux semaines après la fin de cette maudite émission ! Ils étaient bel et bien en vie, bien portant. Les jeux avaient été une supercherie géante, tout se passait dans leur tête et ils avaient été bourré de drogue et de produits pour que cela se fasse. La rage qui l’avait envahie avait été proche de lui faire perdre tout contrôle d’elle-même… et lorsqu’on était DayBreakers, il valait mieux garder le contrôle si on ne voulait pas finir par se nourrir sur n’importe qui jusqu’à ce que mort s’en suive.

Cela faisait quelques jours que l’annonce avait été faite et la colère l’envahissait toujours par rafale, la prenant par surprise le plus souvent. C’était l’effet que faisait ses sentiments enterrés au fond d’elle, ceux qu’elle refusait de laisser sortir et qui décidaient de faire du grabuge de temps à autre. Depuis son arrivée à la Nouvelle Orléans, elle avait toujours été quelqu’un de plutôt stable. Certes, elle était sujette à des crises de colères, mais elle arrivait toujours à plutôt bien les canaliser. Depuis les arènes, elle était un peu à côté de ses pompes et sa haine envers le gouvernement n’avait fait qu’augmenter. Beaucoup pensait cela impossible jusqu’au moment où ils furent mis devant le fait accompli. La rébellion devait grandir et devenir plus forte, faire plus parler d’elle. C’était dans ses objectifs principaux.

Aujourd’hui, elle se changerait les idées dans son club. Depuis qu’elle s’était fait arrêtée pour une raison débile et hors de son contrôle, elle surveillait bien plus le Masquerade et puis cherchait à éventuellement commencer à vendre de l’alcool. Il fallait simplement trouver un moyen sécuritaire et puis très discret. Ce n’est pas parce qu’elle jouait avec la légalité qu’elle avait envie de se faire prendre… surtout avec ce qui l’attendrait si quelqu’un découvrait sa nature en l’arrêtant. Et puis vu qu’elle était d’humeur sombre, elle s’habilla en conséquence. Pantalon en cuir et corset noir. Il ferait chaud de toute façon ce soir. Elle donna un petit coup de main au bar lors du premier coup de feu et puis une fois un brin plus calme, elle se mit à déambuler dans son club. Elle aimait voir une partie de ce qui se passait sur sa scène et puis cela ne faisait jamais de mal de se mêler un peu à la foule. Elle pourrait peut-être se nourrir un peu, discrètement évidemment. Elle échangea quelques mots avec un habitué et puis en se retournant, elle se trouva face à face avec un autre visage connu. Un homme qu’elle avait cru mort durant deux semaines entière, un homme qu’elle avait vu mourir à l’écran. Tim. Enfin elle ne se trouvait pas tout à fait face à lui, il était juste un peu plus loin. Elle hésita. Elle aurait pu se détourner et disparaître dans la foule. Mais elle l’avait cru mort et ça avait fait mal, même si elle n’en était pas entièrement consciente. Elle s’avança vers lui en silence. "Tim… Bienvenue dans mon club…" Elle aurait pu dire tant de choses et voilà qu’elle se contentait de cela.


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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Re: An old friend. Well you seem alive. [Tim]   Dim 27 Nov - 17:13


« Back to the past »



Tim & Beky
featuring

24h. 24h seulement. Vingt-quatre petites heures et je devais déjà courir après un crétin. C’était quoi ce plan de carrière ? Ce plan de vie ? J’accélère, grimace et serre les poings pour compenser la douleur dérangeante de mes pieds. Ca aussi c’est un mystère de mon esprit. Après près d’un mois sorti de l’arène et presque 10 jours sans le froid réconfortant de ma cellule, mes pieds devraient se porter aussi bien qu’auparavant. A croire que je remplaçais mon frère par une douleur aux pieds, mon esprit est définitivement perdu. C’est un fait. Un fait douloureux mais je finirais par m’y faire comme à ce silence. Comme à cet emploi. Ce dernier est le mien depuis 4 ans et si l’histoire de ce monde a fait changer bien des aspects, notamment ma vision des choses, je ne me vois pas faire autre chose. Je ne me vois être quelqu’un d’autre. L’idée est peut être saugrenu pour un opposant au gouvernement mais bien plus utile qu’il n’y parait. A juste titre, on m’a rappelé que je n’avais pas fait qu’être un pantin durant ces dernières années. Qu’outre mes obligations personnelles, je m’étais fait pour mission personnelle de ne pas me nourrir du peu de pouvoir qu’on m’offrait pour infliger des mauvais « sorts » à tous ceux que le gouvernement voulait en cage. Alors pourquoi quitter mon emploi si celui-ci pouvait me permettre d’être contre mes employeurs ? Quitte à risquer de finir de nouveau dans l’un de leur jeu malsain autant leur chier dessus le plus longtemps possible. Je ne me sens pas nécessairement mieux, l’ombre s’est immiscée pour s’installer. Elle a réussi. Elle a réussi à bien des égards et échoué d’une certaine façon. Probablement que j’aurai fini dévoré si la solitude ressentie avait été LA vérité mais celle-ci est tout autre. L’écart entre impression de solitude, ce foutu ressenti qui brime l’âme et l’esprit et l’absolue, réelle et dévastatrice solitude est colossale lorsqu’on s’en rend compte. Alors je cours. Je cours pour oublier la douleur. Je cours pour oublier l’ombre qui sommeille. Je cours pour être, si ce n’est une personne aux caractéristiques bien définies, une conviction. Celle de ne pas pouvoir vivre sans essayer. Alors je cours, cours derrière cette fille. J’ai beau lui dire que je ne suis pas un danger, lui hurler mon côté bisounours, elle fuit. J’ai vaguement l’impression d’être le grinch ou le père fouettard, un obsédé ou un bon vieux milicien. Quelle image je préfère ? Le Grinch. Lui, au moins, il a du style. Moche et vert m’enfin… un genre de version béta du bouffon vert. La chaleur se répand dans mon corps, cette simple impression de reprendre le contrôle sur mon propre esprit… juste ça, c’est jouissif.

Les remarques de Bastien n’existent plus, tout comme lui. Je l’ai tué. Je ne l’ai pas tué. Cette affaire est pourtant d’une simplicité pour le commun des mortels alors que dans ma tête c’est proche du champ de bataille. Culpabiliser ou non est une décision de chaque instant. Je crois tout simplement que je ne suis pas encore prêt à trancher définitivement. Trancher, comme j’ai tranché ce bon vieux frangin, devant des milliers de gens…. Ouais. Bon petit rappel. Je soupire et accélère le pas. Depuis quand suis-je si lent ? J’accélère. Grimace, sens la brulure sous mes pieds alors que le sol est loin du sable brulant de notre course effrénée dans l’arène. La jeune femme disparait alors dans l’un des rares clubs légaux de la ville. Je soupire à la simple idée d’y rentrer. Ce n’était pas le type de club que j’aimais fréquenter, pas depuis longtemps maintenant, les gens m’y exaspéraient à se napper dans leur illusion de confort et de maitrise de leurs vies. Plus encore aujourd’hui qu’hier bien que je pouvais également comprendre le besoin de retourner à la normale. La normale d’avant tout ça, avant les cataclysmes, avant les multiples morts dues au changement climatique, à la bêtise humaine, à la peur humaine et à l’arrivée de toutes autres êtres hors normes. Oui, je pouvais comprendre. Il m’arrive de rêver d’y retourner. Il m’arrive d’imaginer que ce n’était qu’un très long cauchemar, un profond coma dans lequel une vie parallèle s’était dessinée mais quant on nait dans une famille de sorcier, difficile de savoir à quel moment le coma a commencé. A quel moment on voudrait qu’il ait commencé… Je cherche la jeune femme dans la foule, qui aurait cru qu’il y aurait autant de monde. Je me sens soudainement trop à l’étroit ici, je manque presque de suffoquer mais me contrôle à temps. Depuis suis-je claustrophobe ? De mieux en mieux. Cette arène ne me laissera jamais sans empreinte ? Je soupire. Tim… Bienvenue dans mon club… C’est étonnant comme une sensation peut rappeler bien des souvenirs, peut nous téléporter à des années lumières. Mes yeux se glissent sur elle, la détaillent. Je me souviens de ce jour là, quelque temps avant qu’on me kidnappe, elle était là, dans la rue. L’instant fut tellement fugace que j’étais persuadé d’avoir rêvé, encore un de ces fantômes du passés qui s’agitent pour mieux te faire chuter. Ce n’était donc pas une illusion. Elle est là, vivante. Vivante et aussi belle qu’autrefois. Beky.. Bienvenue dans le monde des vivants… Pourquoi aujourd’hui alors qu’elle a visiblement fuit l’autre fois ? Chasse-t-elle son passé pendant que mon imaginaire cherche à le retrouver ? Sommes-nous encore aussi éloigné dans nos envies que par le passé ? Les choses ne changent-elles pas ? Un sourire s’affiche pourtant, elle est en vie. Mes yeux la dessinent. Un instant, je me souviens parfaitement de ces quelques mois passionnés. Je me souviens à la fois de sa peau, de ses sourires, de ses regards et de ses rires. Je pourrais presque sentir le chatouillement de ses cheveux dans ma nuque. Un bref instant, j’ai l’impression de me réveiller de ce foutu coma alors je brise les quelque pas qui nous sépare et enroule mes bras autour d’elle. Le contact est aussi évident que dans le temps. Je murmure. Je n’aurai jamais cru pouvoir te serrer contre moi de nouveau… tu.. Je m’arrête, soudainement bloqué à la simple idée qu’elle ne soit plus celle que j’ai aimé parce que oui, il y avait de ça entre nous. Je me sépare alors d’elle, laissant ma main glisser sur sa peau et atteindre le contact de sa joue. Mon pouce caresse la zone en question. Mon sourire s’étale, laisse place à un léger rire. Si j’avais su à l’époque que je sortais avec une sorcière… tu peux pas imaginer ce que ça aurait entrainé comme emmerdes ! Je n’étais pas très fan mais là… là j’en suis heureux. Oui, heureux. Heureux et à cet instant dieu que ça fait du bien de sentir de meilleurs souvenirs s’immiscer dans mon esprit et éveiller mon corps autant que mon âme. Heureux et à cet instant je me rends même pas compte de ce que je raconte. Je m’en fiche. Je m’en fiche qu’elle sache qu’à cette époque je connaissais l’existence des sorciers alors que cela relevait d’harry potter. Je m’en fiche qu’elle sache que je ne les aimais pas. Je m’en fiche qu’elle m’ait fuit il y a plus d’un mois. Je m’en fiche bien, de tout ça. A cet instant, mon coma il est derrière moi et devant moi le passé est présent.




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MessageSujet: Re: An old friend. Well you seem alive. [Tim]   Sam 3 Déc - 19:44

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Croiser un vieil ami lui faisait toujours étrange. Elle ne fréquentait pas grand monde dans le fond depuis son retour à la vie. Il y avait quelques personnes, rencontrées lorsqu’elle était morte. Surtout Tristan en fait, même s’il était devenu possédé et qu’elle le menaçait au moins une fois par semaine de le bouffer… c’était presque devenu un jeu. Et puis elle devait bien s’avouer, qu’en général, elle tournait le dos afin de les éviter ses vieux amis. Les premières retrouvailles qu’elle avait eues, Shae Thackery… avaient été un pur hasard. Et puis ce soir… c’en était un aussi, dans un sens. Mais pour une fois, elle avait pris les devants intentionnellement en le saluant. Pourquoi ? Les nouvelles arènes l’avaient salement secouée, plus que ce qu’elle pourrait avouer… même sous la torture. Voir les dernières personnes la rattachant à sa vie d’avant, les seules personnes qui avaient vraiment compter dans le fond… mourir. Elle n’avait pas été loin de péter un plomb. Heureusement qu’elle possédait un grand contrôle d’elle-même et de sa nature, enfin aussi grand qu’il pouvait l’être en ce moment. Elle savait pertinemment qu’elle devrait travailler toute sa vie et en continu pour être un minimum en contrôle. C’était la contrepartie de cette nature qui était aujourd’hui la sienne.

Elle l’observe tandis qu’il se retourne pour l’observer. Ils ne se sont pas revus depuis des années, du moins pas en face à face. Depuis qu’elle est morte dans cette allée sombre, assassinée par un connard qui voulait faire payer sa mère. Il lui souhaite la bienvenue dans le monde des vivants et il sourit. Elle ne sait clairement pas comment agir, mais elle lui rend son sourire, peut-être un peu plus faible que le sien, mais bel et bien un sourire quand même. En fait, retrouver des gens de son ancienne vie l’avait attirée au début et puis elle avait lentement abandonné l’idée. Pourquoi ? En faisait quelques recherches basiques, elle avait découvert que beaucoup travaillait en partie au moins avec le gouvernement et ça l’avait nettement refroidie. De plus, ils avaient tendance à lui rappeler malgré elle, sa mort violente et solitaire. Il fait quelques pas pour éliminer la distance entre eux et la serre dans ses bras. C’est un peu étrange pour elle. Elle prend une grande inspiration pour garder le contrôle de sa nature. Fermant les yeux, elle se laisse emporter légèrement par ses souvenirs. Ils avaient passé quelques mois ensemble, passionné et intense. Les souvenirs menacent de la submerger. Le contact de son corps contre le sien, ses caresses, ses baisers. Il avoue ne jamais avoir penser la revoir un jour, ne jamais pouvoir la serrer contre lui encore une fois.

Il se détache un peu et elle rouvre les yeux. Il ne cesse pas pour autant de la toucher, sa main se glisse doucement sur sa joue pour la caresser, elle le laisse faire. Ce contact est doux. Il avoue qu’il aurait mal pris le fait qu’elle soit une sorcière à l’époque, mais que là il en est heureux. Le truc, c’est qu’elle n’est plus une sorcière depuis longtemps maintenant. Parce qu’elle se laisse porter par ses souvenirs qui étaient malgré tout heureux, elle s’approche un peu de lui et pose un baiser léger sur ses lèvres. "Bienvenue chez les vivants à toi aussi." Elle avait vraiment cru à sa mort, à celle de Thackery aussi. Et aujourd’hui, en se retrouvant face à Tim, elle était presque obligée de s’avouer que ça l’avait touchée bien plus que ce qu’elle pensait. "Je t’ai cru mort durant ces jeux de l’enfer." Son visage se ferme légèrement. La colère l’enveloppe doucement, couverture bien plus douce que celle des souvenirs selon elle. C’est celle qu’elle connaît le mieux en tout cas, celle qui l’a gardée en vie et au chaud depuis qu’elle était revenue parmi les vivants… en fait non, depuis le jour de sa mort. En fait, quand elle avait vu l’annonce des jeux, avant même de connaître les participants, elle était certaine de ne voir personne de son passé. Shae bossait parfois pour eux en perdant un procès de temps à autre parce qu’ils le lui demandaient. Tim, si ses infos étaient bonnes, bossaient dans un de leur laboratoire. C’était donc pas logique qu’ils se retrouvent là-dedans.

Elle l’observa un moment. Il avait peu changé. Peut-être une légère lueur hantée dans son regard, sûrement dû à ce qu’il avait vécu dans cette maudite arène. Elle avait découvert bien trop de chose dernièrement, il connaissait l’existence de la magie avant l’ouverture de l’enfer… et puis elle avait découvert qu’il avait un frère, ce qu’elle ne savait pas à l’époque. Étrange comme on pouvait penser connaître quelqu’un alors qu’en fait… non. "Viens, suis moi." Elle se tourna et puis se mit à marcher, sûre qu’il la suivrait. Elle trouva une table un peu à l’écart, sa table en fait, la plupart du temps réservée au cas où. Elle s’y installa après l’avoir invité à s’y asseoir. "Tu connaissais donc l’existence de la magie, et tu as un frère. Tu es bien plus plein de surprise que ce que je pensais."


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MessageSujet: Re: An old friend. Well you seem alive. [Tim]   Jeu 8 Déc - 19:04

La sensation est douce, enivrante malgré le lieu que je n’apprécie que partiellement. Je trouve presque ma présence ici, sa présence ici, amusante. J’ai dû arrêter de fréquenter ce genre de lieu au moment de sa mort. C’était elle qui appréciait le plus ces clubs alors que j’affectionnais les pubs à l’acoustique plus conviviale. Nous nous complétions plutôt bien et c’était surement pour ça que nous avons passé plusieurs mois surprenants. Je ne saurai dire ce qui a fini par étioler ce que nous avions mais ce n’est pas le plus important. Non. Je me souviens de cet espoir en ayant cru la voir il y a un mois puis du sentiment qui avait remplacé l’espoir par une vive douleur. Comme si, au final, je venais de reperdre mon amie. Nous n’étions plus ensemble lorsqu’elle s’est faite assassinée mais une certaine amitié était restée, sans trop d’animosité. Rebecca. Et au final ce n’était pas une illusion ou un mauvais jeu de mon esprit, elle est bien vivante. C’est bien elle, au milieu de mes bras, galvanisé par cette rencontre. L’impression d’avoir vécu un mauvais rêve me revient avec férocité, comme si mon esprit voulait également trouver le repos dont il avait besoin dans sa simple présence. Honnêtement, la volonté est partagée. Le soulagement s’installe avec la quiétude. J’en oublie même ma première quête, cette poursuite ayant pour objectif de mettre en garde une jeune femme résistante. Cette dernière était une cible du gouvernement et quoiqu’elle fasse de son temps libre, cela devait cesser durant les semaines voire, mois à venir si elle ne voulait pas finir dans le même genre de festivité que moi. Toutefois, le simple fait que l’activité résistante n’ait pas décru –bien au contraire- après et/ou pendant les jeux, me fait du bien. Peut-être l’humanité est également à conserver. Peut-être qu’il y a encore du bon, encore de l’espoir. Un peu comme Rebecca, sa présence, son souffle sur ma peau, son regard contre le mien, ses lèvres contre les miennes. Le retour à ce passé commun en est que plus réel. Je me souviens de nos baisers, de l’électricité qui nappait nos rencontres, de l’étrangeté de cette relation qui s’animait de certains désaccords et se rassurait d’une curiosité commune. En cet instant, j’aimerai revenir à cette époque. Tout était simple… enfin, ce n’est pas ce que je pensais à l’époque, comme l’ensemble de la population mondiale, mais en comparaison avec ce futur-ci… nos vies étaient aussi calmes qu’un champ de pâquerettes. Bienvenue chez les vivants à toi aussi. Mon sourire s’étend lorsque je comprends l’allusion. Oui, c’est vrai… je suis mort. Je ne le suis plus. Plus vraiment, plus dans la définition commune mais peut être est-ce que je rejoins celle de Rebecca. Après tout, elle l’a senti sa mort ? Elle l’a vécu, littéralement et a dû poursuivre une vie dans un lieu inconnu des simples mortels. Certes, nos situations ne sont pas comparables mais quelque part… pourquoi s’en empêcher ? Elle est la seule que je connaisse à cette également prise une lame dans le corps par autrui. Comparaison morbide, en effet. Je t’ai cru mort durant ces jeux de l’enfer. Ma main passe dans mes cheveux. Si seulement elle savait ce que j’ai dans la tête. Je dois être comme un cafard, incroyablement résistant… Ce n’est pas non plus la meilleure comparaison que je pourrais faire. Ce n’est clairement pas très flatteur mais c’est un peu comme ça que je me sens. Comme une vermine que le gouvernement voulait exterminer. Il m’a fallu un mois pour comprendre que le pesticide n’avait pas très bien fonctionné et que malgré tout, mon cœur battait encore, que mon dégout peuplait toujours ma salive et que, par conséquent, mes poings n’avaient pas encore frappés les bonnes personnes.

Becca m’invita à la suivre, ce que je fis sans me faire prier, jouant des coudes avec plus de difficultés qu’elle. A croire qu’elle maitrisait l’art de fendre la foule. A moins que ce ne soit les autres qui s’écartent volontairement. Aucune idée, et ce n’est pas sur ça que mon regard se pose mais plutôt sur sa silhouette. Déjà pour ne pas la perdre de vue et ensuite pour tenter d’en découvrir plus sur elle. Elle après sa mort, après sa vie par ailleurs, après son retour… elle, aujourd’hui. J’imagine qu’elle n’est plus la même, comme nous tous. D’un autre côté, il s’avère qu’elle n’était pas plus celle que je croyais par le passé, pas totalement ceci dit. Si j’avais su que je couchais avec une sorcière… Un sourire s’affiche sur mon visage à cette évocation. Je suis bien incapable de pouvoir imaginer ma réaction mais passons, j’étais con et buté à cette époque. Encore aujourd’hui par bien des aspects, mais je me soigne… enfin j’essaye dirons-nous. Tu connaissais donc l’existence de la magie, et tu as un frère. Tu es plus plein de surprise que ce que je pensais. Je m’installe à son côté, laisse mes prunelles s’imprégnaient de celles de mon vis-à-vis. Oh, je vois, c’est pour ça qu’on s’est quitté ? Moi qui pensais être un compagnon surprenant .. Du sérieux, un sourire apparait. Nous avons beaucoup de chose à se dire, tu veux boire quelque chose ? J’acquiesce à sa réponse et intercepte ce que je crois être une serveuse. Echec. Je m’excuse en passant, comme à mon habitude, un main gené dans mes cheveux et me tourne vers Rebecca. On ne change pas facilement un joli boulet comme moi… Mes épaules s’élèvent et je décide de m’occuper des boissons pour plus tard. De toute façon ce n’est pas le contenu de nos futurs verres qui vont nous rendre plus bavards sur des sujets délicats. Par où commencer ? Je connaissais l’existence de la magie puisque mes parents étaient eux même des sorciers. Comme à peu près tout le monde de la lignée, sauf moi… évidement. Les souvenirs me font froncer les sourcils. Bref, tu ne dois pas être étonné que je n’ai pas chanté cela sur les toits. Tu ne me l’as pas avoué non plus… le culte des moldus tout ça… Ma tête se penche vers la table, mes doigts tapotent, nerveusement. Je ne t’ai pas menti pour mon frère parcontre. Je ne savais pas que j’avais un jumeau, je l’ai découvert peu après ta mort. Mes parents l’ont fait adopté et m’ont gardé persuadé que nous aurions tous deux des dons sans vouloir en éduquer …deux. Donc bon, plus facile dans abandonner un… Je ne la regarde pas, observe la foule. J’ai donc fini par le savoir et quand je suis revenue à Montréal, j’ai fait mes affaires puis je suis parti. Besoin de changer d’air ou de… je ne sais pas à vrai dire. Et puis il y a tout ce bordel, j’ai retrouvé mon frère. J’étais con, très con et je n’ai pas fait ce qu’il fallait.. résultat il est mort sans que je puisse m’excuser ou louer une quelconque relation avec lui. Voila, voila. Voila. C’était dit. Petit cadeau offert, maintenant hein, la bombe chaude elle en fait ce qu’elle veut… Et toi ? C’était sympa le monde des morts ? Tu as su les ensorceler avec ton déhanché ? Mon sourire s’élargit en me retournant vers elle. Je n’ai pas d’inquiétude face à mes paroles, elle sait que la légèreté de mon ton, de ma phrase n’est en rien mes sentiments personnels envers ce qu’elle a pu vivre. C’est plus un moyen de rendre moins dramatique cette conversation. De rendre peut être ça… moins réel.

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MessageSujet: Re: An old friend. Well you seem alive. [Tim]   Sam 17 Déc - 20:46

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Elle l’avait vraiment cru mort, comme Shae, comme Tristan et tant d’autres et puis non. C’était un genre de blagues géantes de la part du gouvernement. Enfin… blague n’est pas vraiment le terme. Mais pour une fois, ils n’ont tué personne. Bien que ça a dû être traumatisant que que, d’après ce qu’elle a compris et appris suite à la réapparition des gens étant mort durant les jeux… ils ne le savaient pas. Ils pensaient vraiment que c’était simplement un jeu à mort. Bon ces arènes n’avaient pas eu que des répercussions négatives, la résistance avait repris du poil de la bête et beaucoup était encore plus prêt que jamais de mettre une raclée à ces espèces d’incapables du gouvernement. Selon la jeune femme, de nouveaux résistants allaient voir le jour. Il fallait juste leur laisser le temps d’assimiler tout ça. Elle l’entraîna à sa suite pour qu’ils puissent passer un moment tranquille et peut-être parler un peu. Becca ne sait pas si c’est une grande idée, mais tant pis. Elle traversa la foule sans problème pour arriver à la table à laquelle elle voulait s’asseoir.

Elle lança les hostilités, façon de parler. Il fallait bien avouer qu’elle avait été étonnée qu’il ait un frère et le fait qu’il connaisse la magie… aujourd’hui, ce n’était pas étonnant. À l’époque un peu plus. Il lance une plaisanterie et elle sourit doucement. Ce n’est pas pour ça qu’elle a rompu… comme toujours, elle se lassait vite de tout, que ce soit des études ou des mecs, elle n’a jamais été vraiment sur les affaires de longue durée. Elle était curieuse et elle voulait le nombre… pour les expériences. Il avoue quand même qu’ils ont beaucoup de choses à se dire, c’est vrai. Il essaie d’intercepter une serveuse, mais ça ne fonctionne pas évidemment, ce n’est même pas une serveuse. Elle lève les yeux au ciel à sa remarque en souriant en coin et puis lève la main en direction du bar. Elle sait pertinemment que quelqu’un sera envoyé rapidement. Il commence à balancer les infos. Ses parents étaient sorciers, mais il n’a pas hérité de leurs dons. Le culte des moldus ? Vraiment. "C’est vrai, on se devait d’être prudent avec ce genre d’annonces. Et bon, la plupart du temps, on me croyait pas. La magie, c’était la Wicca pour la plupart des gens et c’était plus une blague qu’autre chose." Elle hausse les épaules, c’était la vérité et c’était bien arrangeant. Petite, elle avait vendu la mèche une ou deux fois, mais si les parents commençaient à paniquer ou à se poser des questions, ma mère expliquait simplement qu’elle faisait de la Wicca… brûler de l’encens et puis prier la mère lune ou la mère terre ou la nature… a toujours paru relativement inoffensif.

La suite l’intéresse beaucoup… son frère. Il ne savait pas avant qu’elle ne meure. Elle se tend légèrement, elle n’aime pas parler de cet événement. Trop frais encore dans sa mémoire malgré les années passées. Elle n’en revient pas de ses révélations, abandonner un enfant comme ça, c’était un peu choquant. Enfin… ça l’était à l’époque. Si elle tombait enceinte dans ce monde, bien qu’elle ne sache même pas si c’est possible en tant que DayBreakers… elle n’en voudrait pas. Trop de choses se passent dans cet apocalypse merdique. Il l’avait retrouvé et puis a joué au con et n’a pas pu tisser des liens avant qu’il ne meure. Il se demande comment il est mort, mais ne posera pas la question. Elle n’aime pas le sujet de son propre décès, elle ne le mettra donc pas dans un embarras éventuel.

La question qu’il lui pose ensuite la laisse sans voix, enfin pas longtemps mais quand même. Elle sait à son ton et à sa manière de parler que c’est pour dédramatiser un peu la situation, la conversation… mais ce n’est pas pour cela que ça lui plaît. Son expérience à Darkness Falls a été traumatisante, même si elle s’en est sortie plus forte qu’avant. Elle secoue la tête. La serveuse arrive au bon moment et elle se commande un verre, le laisse commander et puis fait un signe discret à la demoiselle. Les verres seront mis sur le compte de la maison. Elle prend une petite inspiration, puis une deuxième, l’un de ses secrets pour rester calme quand elle en a besoin. "Le monde des morts… joliment dit. Le truc, c’est que c’était l’enfer et pas vraiment autre chose. Imagine un monde bien plus dévasté que celui dans lequel on vit aujourd’hui, avec des zombies partout. Et puis des sorciers fous de rage ou devenu fou tout court parce que prisonnier là depuis des milliers d’années… sans pouvoir utiliser leur pouvoir… rien de vraiment palpitant." Sans mentionner le nombre qui se faisait bouffer par des zombies ou tuer par quelqu’un d’autre… une mort finale. Elle haussa les épaules. "C’était un bel essai, mais j’aime pas spécialement parler de ces années-là ou de ce qui m’y a amené." Son meurtre était encore un sujet tabou. Peut-être qu’un jour, elle serait capable de passer au-dessus de ce traumatisme, mais ce n’était clairement pas encore le cas. Elle avait une question de plus malgré tout… elle ne savait pas trop comment elle allait être prise, mais tant pis, elle n’était pas vraiment du genre à prendre des gants. Elle se pencha un peu vers lui et murmura pour être sûre que seul lui l’entendrait. "Toujours copain copain avec le gouvernement après avoir fini dans les arènes ?" Il la connaissait d’avant, il devait savoir que cette lueur dans ces yeux, un brin dangereuse, exigeait une réponse honnête. Et elle espérait bien qu’il ne soit plus pro-gouvernement… mais que pouvait-elle en dire ?


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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Re: An old friend. Well you seem alive. [Tim]   Mer 11 Jan - 20:29

Le problème de la réalité c’est qu’au final elle est aussi subjective que n’importe qu’elle imaginaire. On s’en rend compte avec surprise lorsque nous avons tout simplement cru en une autre vérité. La première fois c’était lorsque j’étais encore enfant et que pour la première fois j’avais compris toute la supercherie de mon existence et de celle que nous affichions dans le quartier. Une véritable carte postale de la famille modèle. C’était foutu. Je me souviens de ce sentiment, désemparé, perdu dans un univers que je pensais ma réalité. En vérité, celle-ci était tout autre. Nous vivions deux histoires bien différentes, l’une externe, l’autre interne. Je n’ai jamais été frappé, malmené et très peu insulté. Non, ma réalité n’était que l’humiliation et la déception naissant et mourant dans leur regard à chaque tentative infructueuse. Je n’étais pas comme eux. Je n’étais pas eux, pas plus le « bon fils ». La notion a parcouru mes veines, mes pensées et mes actes durant tant d’années… tant d’années perdues à croire en un espoir éphémère. Un mirage. La deuxième fois c’était récemment. Cette lame dans ma peau. Ce sang qui glisse le long de mon corps. Ce cœur qui s’affole avant de s’arrêter brusquement. Ces prunelles qui s’attachent à leurs jumelles. Cette mort dans un douloureux silence. Cette culpabilité qui explose alors que le souffle disparait. Et puis, la duperie. Je ne peux guère imaginer la sensation vécue à la mort puis au réveil dans un autre monde, plus dangereux que celui-ci mais je peux tenter de deviner. La mort et le réveil sont foncièrement les mêmes. La mort est tout aussi douloureuse. Le réveil l’est tout autant. C’est l’enfermement dans un autre monde qui est probablement le plus gros facteur discordant. Honnêtement, je ne pensais pas un jour avoir l’impression d’être plus proche de ces sorciers maudits plutôt que des autres « vivants ». Le simple fait de me retrouver face à elle m’entraine dans une comparaison probablement inappropriée mais quoique je puisse dire à Enya, elle ne comprendra probablement jamais. Seuls les autres survivants des jeux pourraient comprendre et honnêtement, je suis bien encore incapable de pouvoir discuter avec eux sans ressentir la lame dans ma chair.

Ses prunelles m’enveloppent dans un temps très éloigné de celui-ci. Le simple fait de parler de Wicca me fait sourire, c’était un autre temps. Aujourd’hui Wicca/sorcellerie tout se rejoignait dans le même panier avec une crainte mitigée. A croire que le monde a fini par s’y habituer. L’humanité s’adapte c’est sa plus grande force. Dire qu’en ayant vécu avec ce secret, j’ai mis plus de 20 ans pour réellement accepter que l’humanité ne se définissait pas seulement à l’absence de don. Comme s’il fallait que j’explique mon existence et ma force par mon absence de don. Etrange pour un type qui n’a cessé de rêver de ses superpouvoirs étant gosses. Je laisse échapper un petit rire et secoue la tête dans le même temps : une diversion comme une autre. C’est pourtant la serveuse qui apporte la meilleure diversion, bière commandée, je replonge mon regard dans celui de Becca. Le monde des morts… joliment dit. Le truc, c’est que c’était l’enfer et pas vraiment autre chose. Imagine un monde bien plus dévasté que celui dans lequel on vit aujourd’hui, avec des zombies partout. Et puis des sorciers fous de rage ou devenu fou tout court parce que prisonnier là depuis des milliers d’années… sans pouvoir utiliser leur pouvoir… rien de vraiment palpitant. « Palpitant ». Ce n’est pas le terme que j’aurai employé mais il n’est pas difficile de deviner qu’aucun mot ne pourrait réellement expliquer ce qu’elle a vu et vécu. Les mots ont bien des significations mais il arrive qu’ils ne suffisent pas, jamais. Notre monde est bien assez devenu fou mais je ne peux m’empêcher d’être soulagé de ne pas m’être réveillé dans son enfer, pas sur que mon humour y aurait survécu… C’était un bel essai, mais j’aime pas spécialement parler de ces années-là ou de ce qui m’y a amené. J’élargie mon sourire et attrape sa main. Tu m’as tout de même répondu, je comprends le prix d’en parler et j’apprécie... Réellement. Ca implique beaucoup pour moi. Ma tête s’abaisse légèrement. Je ne peux difficilement être plus honnête. Elle estimerait que ce n’est pas forcement comparable, que c’était qu’un jeu, une illusion mais je peux pourtant affirmer que ma mort je l’ai aussi bien vécu qu’elle. Alors je comprends. Je comprends et je prends toute la mesure de l’effort consenti. Ne vient-elle pas d’exprimer un bout de ses pires années à, faut se l’avouer, un genre d’inconnu ? Toujours copain copain avec le gouvernement après avoir fini dans les arènes ? Je me crispe. L’arène. Un voile passe sur mes prunelles pendant que je recule et abandonne le contact de sa main. L’arène. Le gouvernement. Deux sujets tortueux et douloureusement frais pour moi également. La syntaxe de sa question laisse entendre qu’elle n’est pas pour le gouvernement, sa fine voix contre mon oreille également mais… Je soupire et laisse mon regard vagabonder sur son visage. Etrange la proximité et la distance que je ressens en même temps. La vie ou plutôt la mort, nous aura –t-elle vraiment brisée ? Cela fait … Je regarde ma montre. …que 12 minutes tu es en vie pour moi mais j’aimerai que le temps n’ait pas d’emprunte.. Je fronce les sourcils légèrement, me crispe en repensant au jour où j’ai appris sa mort, à tout ce qu’il s’est passé depuis. A ce sentiment de proximité. A celui de gouffre. J’aimerai la serrer dans mes bras tout en sentant un mur opale entre nous. C’est étrange mais c’est …normal. Crois-moi comme tu me croyais hier. Je me rapproche pour atteindre ses oreilles. L’Alliance doit tomber. Cette duperie d’alliance gouvernementale entre certains ex révolutionnaires et les anciens dirigeants, cette blague aux allures de changement… Je ne suis pas fier de certains de mes choix, de certaines de mes espérances envers l’état depuis que DF s’est ouvert mais je n’ai jamais suivi corps et âme les directives qui m’étaient imposées… aujourdhui… Mon regard se détourne, la foule le noie autant que mes souvenirs noient mon esprit. Je m’empêche de déglutir par mes phalanges blanchâtres. Je la sens en moi, cette haine. Cette colère. il y a eu trop de décès autour de moi pour espérer quoique ce soit de ces enfoirés. Je ne parle pas que de ma propre... mort ou de celles des autres « survivants » mais de tous ceux qui sont sous terre. La haine se mêle à mes souvenirs, ceux que j’ai tenté de tenir éloigné de moi sans grands succès, ceux qui ont failli m’abattre dans mon propre sommeil, dans ma propre conscience. J’aurai déjà dû faire tellement plus. Tellement. D’un geste mon bras renverse ma bière que je rattrape avant sa chute de la table. Alignant la bière avec une source de lumière, j’y vois qu’un quart de son véritable contenu. Un sourire nait malgré tout et je bois une gorgée. Même avec peu, on peut se satisfaire, non ?


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An old friend. Well you seem alive. [Tim]

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