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 You can't walk away from who you are |Sigrid|

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Silent screams, Violent dreams

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MessageSujet: You can't walk away from who you are |Sigrid|   Mar 29 Nov - 23:34


You can't walk away from who you are
Its too late, there is no way around it, you will see for yourself many times ••• Les soirs de pleine lune avaient toujours été ses favoris. Parce que sous forme de pandas, elle pouvait esquiver tous les soucis qui lui tombaient dessus. Et que son frère ne cherchait pas à la surveiller. Très peu étaient au courant de sa nature, ce qui lui laissait une chance supplémentaire de disparaître de la vue de ses surveillants. Bon, même si la plupart du temps elle se contentait de rester dans sa chambre, avec son bambou pour seule compagnie. Et elle mangeait. Etrangement, la jeune femme devait plus manger en une nuit que sur le mois entier. Bon, après, elle avait une tendance très légèrement autodestructrice qui ne se calmait que sous sa forme animale. Voilà pourquoi elle se nourrissait assez peu au quotidien et avalait des kilos de végétaux en passant en panda. Et c'était ce qui devait lui sauver la vie par moment. Même si ce n'était pas un repas très équilibré et que cela lui restait sur l'estomac par moment. C'était toujours mieux que rien. Bref, tout ça pour dire que la suédoise avait fini par attendre ces nuits avec impatience. Ce moment où son enveloppe humaine se dissolverait pour laisser place à l'animal roux. Et une liberté bien méritée après les aveux et les menaces de son frère le matin-même.

Solveig observa l'obscurité prendre ses droits, lentement. Juste avant qu'elle ne soit totale, la jeune femme se glissa à l'extérieur, offrant à peine un regard aux serveurs et habitutés de l'établissement. Logan s'en occuperait très bien, elle n'en doutait absolument pas. Jusqu'ici, son travail avait été exemplaire, et sa gueule avait permis d'éviter à Solveig un nombre incalculable de dérapages. Parce que si la majorité du temps, elle parvenait à ne plus descendre et avoir à faire aux personnages violents de l'établissement, certains donnaient du fil à retordre à ses employés. Et à plusieurs reprises elle avait manqué de s'en prendre une, si Logan n'était pas intervenu et n'avait pas fait son boulot. Sur ce coup-là, son frère n'avait pas fait un mauvais choix, elle devait le lui accorder. Mais trêve de pensées, la pleine lune pointa le bout de son nez et elle fut rapidement recouverte de poils et abaissée au niveau du sol. Les vêtements éparpillés derrière elle ne furent rapidement d'un vague point à l'horizon, la suédoise préférant courir le plus loin possible le plus vite.

Ses pattes la guidèrent jusqu'à l'appartement de Duncan et son esprit lui remémora l'odeur de la lavande qui y flottait. Un doux souvenir. Peut-être l'une des choses les plus douces qu'elle avait vécues. Elle y resta quelques secondes, observant le tout de ses yeux de panda, avant de pousser un soupir intérieur et de fuir. Il lui avait accordé du temps lors de la précédente lune, ce n'était pas le moment d'être encore plus collante. Même si elle aurait aimé lui parler de nouveau. Pour se sortir de l'esprit tout ce qui s'était passé ces derniers jours, ces dernières semaines. Enfin, ce n'était pas bien important. L'animal se remit en chemin, peu désireux d'attirer l'attention. Ce n'était pas tous les jours qu'on croisait un panda roux dans la rue, et cela pourrait la faire être enlevée. Et se réveiller au matin dans son corps de femme sans aucun vêtement. Super.

Et le fait de l'avoir évoqué avait dû attirer la malchance. Parce qu'elle se mit à entendre des bruits derrière elle. Des pas. Des ordres lancés. Et son corps accéléra, autant que le panda le pouvait. Pas assez cependant pour échapper aux flèches anesthésiantes qu'on envoyait dans sa direction. L'une d'entre elles pénétra son pelage, laissant le liquide se glisser dans ses veines. Elle lutta, en vain. Quelques secondes, quelques minutes suffirent à la faire basculer dans un état de semi-conscience.

Le soleil glissa sur sa peau, sur ses paupières, et Solveig les battit rapidement. Elle se frotta doucement celles-ci dans l'espoir que l'ensommeillement l'envahissant disparaisse. Ce qu'elle parvint à faire au bout de quelques secondes. Ses pupilles purent alors observer son environnement. Et elle se rendit compte qu'elle était dans une cage. Suffisamment grande pour accueillir sa forme humaine d'ailleurs. Ses doigts se posèrent sur les barreaux alors qu'elle tentait de se rappeler les derniers souvenirs qu'elle avait. Comment était-elle atterri ici ? Puis la traque lui revint. Le soir de pleine lune aussi. La jeune femme se recroquevilla soudainement, se rappelant qu'elle était nue. C'était la seule chose qui l'agaçait dans sa nature. Ce besoin de se retransformer en humain sans aucun vêtement. Bien que cela ne la dérange pas en temps normal. Elle avait juste peur de ce qui allait se passer à présent. Des personnes qui tenaient ce... Zoo. Oseraient-elles la toucher ? Si c'était des hommes, iront-ils jusqu'à la violer ? Une larme coula le long de sa joue. Elle voulait son frère. Elle voulait qu'il vienne l'aider, qu'il vienne la chercher.

La suédoise ne savait plus du tout quoi faire. L'une des réactions logiques aurait été d'appeler à l'aide, pour que quelqu'un la sorte de là. Mais ses précédentes pensées l'avaient effrayée, au point qu'elle n'avait plus envie de le faire. Sauf qu'il lui faudrait bien sortir de là d'une manière ou d'une autre. Surtout que les animaux autour d'elle ne la rassuraient pas vraiment. Il s'agissait pour la plupart de prédateurs. Des prédateurs pour les humains mais aussi pour le panda dans ses entrailles, qui faisait découler sa peur dans les veines de Solveig. Alors, au bout de quelques minutes, elle prit son courage à deux mains et lâcha, le plus fort qu'elle put, ce qui ressembla finalement à à peine plus qu'un murmure :

"Y a-t-il quelqu'un ? S'il vous plaît, aidez-moi..."

Pathétique...

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She paved the road with her broken pieces and found the path to become a goddam warrior.

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MessageSujet: Re: You can't walk away from who you are |Sigrid|   Dim 18 Déc - 16:21



 

 
You can't walk away from who you are

 
“Get out!”


 
Son regard n'avait rien de passionner, ni même d'attirant. Ses yeux restaient aussi morts que dans mes souvenirs, tout en me brûlant de leur intensité. Ce mélange unique et impossible n'aurait pu me tromper. Ses cheveux avaient peut-être changé, autant que les miens, mais c'était bien lui qui m'observait une cigarette entre les lèvres. Mon coeur rata un battement, tandis que les souvenirs mordant de douleur se réveillait dans ma chair. Un tremblement imperceptible me pris par surprise et je tournais les talons. Abandonnant, sans sursaut de conscience, les gens qui pourraient être ses prochaines victimes. Ma démarche, malgré la nervosité qui bouillait à l'intérieur de mon être, semblait clamer que je n'en avais rien à faire. Il pouvait bien les consumer jusqu'au dernier, je n'en perdrais pas le sommeil... Seule une légère moue d'appréhension trahissait ce sentiment de compassion qui ne m'était pas familier. Mais, qui étaient-ils pour que je l'affronte... Au péril de ma frêle liberté? Un acquis si récent, que sa simple silhouette suffisait à me faire replonger dans cet univers parallèle et sadique qui m'avait vue grandir. Sous mes vêtements, je pouvais sentir chaque cicatrices qui décorant ma peau, comme si elles étaient récentes ou vivante. Je n'étais pas certaine de la raison de ce phénomène. Enfin... Il y avait toujours lui et son sourire narquois.

La température fondit sur moi, avec toute son humidité dégoulinante, à la seconde où je quittais le bar et mon souffle sembla s’accélérer, tout aussi soudainement. Une fine couche de sueur se dessina sur ma peau, tandis que je ne réfléchissais pas plus loin et prenait mes jambes à mon cou. Au diable l’honneur et le bien paraître! Que le courage aille se faire foutre! Ce n’était pas grâce à ça, qu’il disparaîtrait de ma vie! Furieuse, je détalais sans demander mon reste, sans émettre le moindre bruit et tournant le coin d’une ruelle, je su qu’il n’avait pas eu le temps de me voir filer. Instinctivement, je le savais. Ou était-ce les années de pratique qui me chuchotaient des promesses à l’oreille?  M’arrêtant qu’au bout de minutes… de demi-heure et d’heure, je n’avais aucune envie de rentrer à l’appartement. Je savais qui m’y attendait et comment son interrogatoire mettrait mes nerfs à vif… J’avais peur de ma réaction face à elle, après ce que j’avais vu ce soir. Ce fantôme trop corporel pour mon bien… Qu’étais-je censé faire?

Un rire répondu à cette question muette. Tournant légèrement la tête, je n'aperçus que l'aube et mon ombre naissante. Pourtant, ce rire fusait de toute part et cajolais ma silhouette. Le rire que j'avais si souvent entendu au cirque... Celui d'un homme déguisé en clown. L'unique clown du spectacle. Quelque chose sombra en moi et je fus avaler par le néant. Un néant si parfait et collant, que je ne m'en rendais même pas compte. Je me perdis à l'intérieur de se rire et la réalité ne sembla plus qu'un lointain passé, un rêve qui n'avait aucune substance. Sans le savoir, je replongeais dans mes délires, Lucrezia n'aurait pas été fière de moi... Mais, je les accueillais comme s'ils étaient ma famille.

Le soleil plus confortablement installé dans le ciel, je reprenais doucement conscience de ce qui m'entourait, une petite victoire contre ma folie. Chassant ces voix qui avaient pris trop d'importance, je prenais conscience de mes pieds malmené, ainsi que de l'absence de soulier. Un sourire délicat étira mes lèvres, tandis que je me souvenais de toutes ses fois où je protestais contre ces objets de tortures. Je n'aimais pas couvrir et emprisonner mes orteils, mais la douleur que je ressentais à chaque pas, venait appuyer l'importance d'en posséder. Une ironie que je ne manquais pas de noter. Caressant mes cheveux, je fronçais les sourcils. Une tresse nouait chaque mèche blondie, une coiffure que j'avais refusé de porter depuis... Depuis que je m'étais souvenu de Sigrid. La gorge sèche, je m'arrêtais quelques secondes pour mieux remarquer ce lieu qui occupait mon quotidien. L'habitude sûrement, m'avait mené ici. Ce lieu qui m'avait offert du travail et la compagnie de mes fauves adoré. Le Coloseum me cachait de son ombre et je progressais avec un sentiment étrange au creux de mes entrailles. J'étais peut-être ici, mais le manque de détails me promettait plus d'ennuis qu'autre chose et ce look que j'avais renié. Pourquoi tout ceci devait me rattraper aujourd'hui? Alors, que je rêvais seulement de franchir le mur qui me séparait de mon cadet. Un peu déboussolé, j'allais retrouver les seuls amours de ma vie, préférant mettre de côté ce que je ne comprenais pas.

Seul dans mon petit paradis, je tranchais la viande sans une hésitation, préparant le petit-déjeuner de mes fauves. Je tranchais, plongé dans un silence bienfaiteur, jusqu'à ce qu'une voix trouble mon instant de féliciter. Une voix... Encore une voix. « Y a-t-il quelqu'un ? S'il vous plaît, aidez-moi... » Le couteau toujours en main, humide d'avoir tranché ce qui était cru, je suivais cette voix féminine, persuader de ne jamais en trouver la source. Ouvrant la porte qui menait aux enclos, je restais figé sur place. Une femme... Définitivement peu vêtu, si ce n'était pas du tout, semblait enfermé dans une cage. Comme l'un de mes animaux... Mais, elle était femme... Elle n'y était pas la veille... Perplexe, je resserrais ma poigne sur le couteau et l'observais sans rien dire. L'odeur du sang sembla excité ou éveiller les bêtes qui se trouvaient dans les autres cages et des feulements s'élevèrent. Comme chaque matin, ils étaient heureux de me voir arriver et tout mon être se contentait de leur présence. L'intruse dérangeait. Elle me volait cet instant précieux de paix et de sérénité. Regardant cette femme sortie de nulle part, je sourcillais et me détournais d’elle. « Foutez le camp! » L’instant suivant, je retournais chercher de quoi nourrir mes beautés.

Près d’une dizaine de minutes plus tard, je retournais dans cette salle, un sceau entre les doigts, le couteau toujours dans la paume de mon autre main. Persuader que l’apparition n’avait rien de vrai, je sourcillais d’autant plus en la trouvant toujours bien installer dans MA cage.  « Qu’est-ce que vous fichez encore là! Rrrrrr… » Une sorte de ronronnement pas très humain sorti de ma gorge sans mon accord. Peut-être passais-je trop de temps au travail finalement.



love.disaster
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