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 Breathe me ∥ Cordelia

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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↳ Opinion Politique : Il ne supporte ni la politique actuelle, ni la résistance
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↳ Playlist : Clocks, Coldplay ▲ Ghost, Halsey ▲ Under your spell, Desire ▲ Animus Vox, The Glitch Mob ▲ Back to you, Mollie King ▲ Beautiful Scar, AaRON ▲ The great escape, Woodkid ▲ Missing you, The Saturdays ▲ Divenire, Ludovico Einaudi ▲ Into you, Ariana Grande ▲
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MessageSujet: Breathe me ∥ Cordelia   Mer 7 Déc - 1:46



Breathe me

 


Je me redresse dans mon lit alors que mes mains tremblent encore trop. Le souvenir encore frais de l'horreur qui m'accompagne un peu plus chaque jour a laissé des marques sous mes yeux. Appuyé sur le bord du lit je reprends lentement ma respiration sans même regarder l'heure. Il est bien trop tôt, je le sais, la nuit est encore bien présente, sa chaleur et son atmosphère me pèse alors que je me lève, le poids de mes pas faisant craquer le parquet. L'appartement entier souffrant de mes névroses et mes angoisses. Ignorant les cris d'agonie ambiante je me dirige vers la salle de bain, face à ce miroir couvert d'un drap noir que je ne regarde même plus. Les quelques lumières de la ville s'y reflètent encore tristement et moi je fais comme si je ne voyais rien, comme si je n'entendais rien. Le bruit de l'eau qui coule comme seul allié, mes mains s'en imbibant, mon corps qui revit, se rappelle qu'il est vivant. Les gouttelettes qui s'éclatent sur mon visage alors qu'elles se veulent rassurantes, cachant mes larmes et mes peurs, mes angoisses et mes peines.

Une serviette dans les mains, et la froideur de mon être reprend le dessus. Le sang noir qui coule dans mes veines se glace et je me retrouve à errer dans mon appartement sans chercher à me rendormir. Je repousse au maximum l'échéance des bras de Morphée, ce traître qui me laisse miroiter un repos, un souffle, des souvenirs et un monde meilleur pour mieux me planter dans le dos. Reposant la serviette pour attraper un sweat-shirt que j'enfile sans prendre la peine de mettre de t-shirt dessous, je passe le pas de ma chambre pour me retrouver dans le salon et la cuisine. Le parquet, lui, n'a pas cru une seconde à cette illusion de réchauffement. Il craque toujours aussi douloureusement sous le poids des maux qu'il subit, cherche à m'interpeller et me faire réagir alors que je le laisse hurler sans plus y réfléchir. Le nœud dans mon estomac se durcit, je focalise mon intention sur l'évier dans lequel je me sers un verre d'eau. Je le bois d'une traite, me force à me maîtriser, me force à ne rien penser. Le verre entre les doigts je m'appuie pendant une minute ou peut-être dix. Vivant sans l'être vraiment, voulant plus que tout vider mon esprit jusqu'à épuisement.

Un peu de repos, c'est tout ce que je demande.
Rien qu'un peu.

Et puis on frappe à la porte. Mes pupilles reprennent vie et je hausse un sourcil. Me grattant légèrement le front je me penche pour observer l'horloge alors que je n'ai pas allumé une seule lumière. Discernant vaguement les aiguilles, je me rends compte qu'il est suffisamment tôt pour que l'on vienne frapper à une porte sans qu'on ne se pose de questions. Alors j'avance, lentement, j'entends le parquet chuchoter, se poser des questions et refléter mon angoisse qu'il me devient de plus en plus dure à gérer alors que ma main se repose sur la poignée. J'aurais aimé encore avoir mes dons de sorcier, j'aurais aimé ressentir sa nature et son aura. J'aurais aimé savoir qu'elle m'attendait derrière la porte et ne pas l'ouvrir. J'aurais aimé m'épargner ça, lui épargner ça, ne pas la croiser comme ça. Et pourtant, rien ne se passe comme j'aimerais. J'ouvre la porte en reculant d'un pas, reconnais son odeur. Ma main relâche la poignée alors que je recule et plante mes iris dans les siens. Je la fixe alors que mon cœur s'étrangle à ne plus comprendre. Les pulsations m'arrachent la gorge et l'angoisse me reprend de plus belle. Croiser son regard ne me laisse plus le choix, la claque qu'elle me met sans avoir même dit un mot est incontrôlable, ingérable.

Je devrais réussir à fermer la porte, limiter les dégâts, courir loin d'elle et m'enfermer loin de son image. Pourtant je reste là, tétanisé. J'observe ses cheveux se mouvoir alors qu'elle respire, ses lèvres s'entre-ouvrir. J'observe ses yeux cligner et je reste incapable de bouger. Pas foutu même de trembler pour exprimer un quelconque sentiment. Je n'arrive à rien, pas même à respirer correctement. Les secondes passent et j'ai l'impression que le temps s'est arrêté. Le cauchemar devient réalité et tout bascule une fois de plus. J'ai le sentiment d'imploser de manière répétitive alors que ma respiration devient saccadée, que mes membres reprennent vie et me hurlent de partir loin. Vite. Et loin. D'elle, de tout. Du souvenir qui me fouette violemment.

Je n'arrive pas à parler, pas à articuler alors je recule, me détourne d'elle et accélère le pas jusqu'à la cuisine dans laquelle j'attrape le verre vide posé à la va-vite et le remplis à nouveau dans des tremblements passés d'inexistants à incontrôlables. J'ai l'impression de voir la mort et la torture encore et encore, de me faire mordre par ce zombie une fois de plus, subir les symptômes, toujours plus violemment. Sans me retourner, je sens sa présence, son influence et les larmes brûlent mes paupières alors que je serre l'évier de ma main libre en parvenant enfin à articuler.

« Qu'est-ce que tu fais là ? » J'aurais aimé lui dire tant de choses, la prendre dans mes bras. J'aurais aimé dire que j'allais mieux, reprendre le dessus sur ma vie et m'affirmer. J'aurais aimé ne pas avoir Damian dans un coin de la tête, j'aurais aimé avoir toutes les réactions possibles sauf celle-ci. Lui montrer qu'elle compte encore, lui montrer que je n'oublie pas. Mais je n'y arrive pas. Alors je me retourne lentement, je me force, je tente de prendre le contrôle de mon corps et mon esprit. Je laisse le verre entre mes doigts, à deux doigts de se briser lui aussi sans franchir la limite. « Tu ne devrais pas être là, Cordelia... », je m'arrache chaque muscle, chaque parcelle de moi explose abruptement alors que mon regard croise à nouveau le sien, remplit du désespoir et de la peur qui ont marqué notre première rencontre. Sans avoir avancé, pire que ça, avoir encore plus reculé que quand elle m'a trouvé. Elle ne devrait pas être là, ce n'est pas bon pour moi. Ni pour elle. Surtout pas pour elle.

« Tu devrais pas me voir comme ça. » Et je ne vais pas pouvoir me retenir longtemps, je n'y arriverais pas, pas plus longtemps que ça, qu'encore un claquement de doigt, une respiration ou l'un de ses pas. Je sens la fièvre s'emparer de moi, exactement comme la première fois. La peur, la douleur et la haine qui montent jusqu'à ma gorge. Je me retiens, je résiste à m'en faire un mal fou, je tiens pour elle, pour qu'elle passe cette porte dans l'autre sens. Qu'elle me laisse, m'abandonne. Ne pas revivre encore une fois mon destin, mon sort. Mais fébrile, je n'arrive pas à détourner mes yeux des siens, de cette aura envoûtante et si attirante qui la caractérise encore et toujours. Je n'arrive pas à laisser mon regard la quitter, me préserver alors que la douleur est de plus en plus violente. Je préfère mourir dans ses yeux qu'en l'ignorant, parce qu'au moins, pendant quelques instants, je suis vivant.

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Dernière édition par Adrian N. Hoffman le Ven 19 Mai - 4:32, édité 1 fois
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↳ Opinion Politique : + sert ses propres intérêts avant de servir ceux des autres. qui plus est, elle n'a que très peu de considération pour les gens, hommes politiques comme résistants.
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↳ Playlist : BRYCE FOX, horns + FRIENDS IN TOKYO, call me the devil + ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + SET IT OFF, wolf in sheep's clothing + THE NAKED AND FAMOUS, girl like you + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + PANIC! AT THE DISCO, miss jackson + BAND OF SKULLS, i know what i am
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MessageSujet: Re: Breathe me ∥ Cordelia   Ven 23 Déc - 2:42


breathe me

Help, I have done it again. I have been here many times before. Hurt myself again today. And the worst part is there's no one else to blame.


Sa main effleure le chêne de la porte, avant les phalanges de celle-ci saccade la muraille qui se tient devant elle. Sa main retombe immédiatement, mollement, et rejoint ses cuisses. Les secondes filent, et elle s’impatiente presque. Elle aurait presque pu penser qu’il n’y avait, au final, personne derrière cette porte. Mais le parquet de l’autre côté lui chuchote la vérité, lui révèle le secret que le jeune homme tente de lui cacher. La porte s’ouvre à elle, lui révèle un visage qu’elle ne connait que trop bien, et lorsqu’elle croise ce magnifique océan azur, on lui soutire un léger rictus pour le moins ambigu. Il est immobile, figé, comme paralysé par un chant de sirène qu’elle aurait très bien pu être en train de lui susurrer à l’œil si une telle chose lui avait été possible. Le fait l’amuse, bien entendu, mais elle demeure, en apparence, nonchalante. Et pourtant, elle le voit dans ses yeux ; ce désir de se débattre, cette envie de lui fermer la porte au nez, de lui décliner ce qu’elle est venue chercher, de contester l’attention qu’elle cherche désespérément, de nier son attraction pour elle. Elle en discerne les couleurs et les nuances, et par angoisse qu’il y arrive peut-être, elle s’impose, lui fait comprendre qu’elle est là et compte bien le rester. Un pied dépasse le cadre de la porte, le reste de son corps suit lentement, une épaule s’accote même contre le cadre. Ça semble avoir son effet puisque, immédiatement, il lui tourne le dos, et défile. Cordelia roule les yeux, raille presque ce pathétisme flagrant de la part d’Adrian. Il n'a nul part ou fuir. Le plus tôt réaliserait-il ce fait, le plus tôt elle obtiendrait ce qu'elle veut.

Ses talons fustigent le sol avec une assurance qui n’est que sienne, alors que la sorcière se projette entre les murs de cette demeure comme si elle était sienne, elle aussi. Ses doigts effleurent n’importe quelle surface qui s’oppose à eux, alors que Cordelia laisse de nouveau sa marque sur lui, sur ce qu’il lui appartient, sur ce qu’il chérit. Il n’est pas question à ses yeux qu’il envisage même la possibilité de l’oublier. Elle n’a pas l’intention de lui laisser l’occasion, quand même bien qu’il le voudrait. La succube l’observe alors attraper un verre qu’il peine à préserver dans son emprise. Elle reconnait là les tremblements auxquels il est parfois empreint. Elle roule de nouveau les yeux. Peut-il réellement se passer d’elle et de son aide alors qu’il semble en avoir besoin encore plus que jamais?
Le ténor du beau néerlandais fracasse ce long silence qui s’est instauré depuis qu’elle a franchit le cadre de la porte, l’extirpe de quelques songes, alors qu’elle aiguille son attention entière vers le beau blond. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Ses lèvres rosées s’élargissent tendrement, laissent entrevoir le semblant d’un rictus malicieux, avant qu’elle ne le chasse et adopte de nouveau un faux air. Elle fauche la distance entre eux, se rapproche de lui, presque aussi menaçante que séductrice. « C’est tout ce que tu as à me dire, Adrian? » La démone ne peut s’empêcher de glousser, alors qu’elle refuse de lui accorder une réponse – un jeu auquel elle encense plus que tout. « Tu m’en verrais presque vexée, tu sais… » Dit-elle sans avoir l’air le moindrement vexée. Ce n’était qu’un jeu. Un jeu terriblement ambigu. Mais là résidait toute l’intrigue qu’était Cordelia. On ne sait pas réellement ce qu’elle a derrière la tête – pas même Adrian, ou Damian d’ailleurs, peut se vanter d’une telle prouesse.

Il se retourne enfin. Et de nouveau, la brunette se laisse submerger par cet océan azur, chute aveuglément dans ce ciel céruléen à vous en arracher le cœur – ou la pierre, dans le cas de la sorcière. Elle contemple alors ses lèvres se mouvoir, n’accorde presque peu d’importance aux mots qui en sortent, et ne pense essentiellement qu’aux baisers que ces dernières pourraient la couvrir si Adrian n’était pas aussi têtu. « Tu ne devrais pas être là, Cordelia... » Sa langue passe contre ses dents, alors que Cordelia digère la remarque un peu puérile du pompier. Mais elle ne peut s’empêcher d’être également amusée par la persistance dont Adrian fait preuve lorsqu’il est temps de la protéger – aussi inutiles étaient les efforts. « Tu préférerais que je m’en aille? » l’interroge-t-elle alors qu’elle sait pertinemment qu’elle n’accorderait pas la moindre importance à la réponse qu’il lui hisserait au visage. Ce n’est qu’un piège qu’elle tend au plus jeune des Hoffman, qu’une perche pour aviver son emprise sur lui – une mainmise qu’elle ne compte pas laisser filer entre ses doigts. « Tu devrais pas me voir comme ça. » Elle mentirait si elle disait que ça ne l'affectait pas d'une manière ou d'une autre de le voir souffrir de la sorte, mais Cordelia savait également à quel point cette faiblesse était exploitable...
Sa main attrape immédiatement le verre auquel le beau blond s’accroche éperdument, lui retire la seule ancre à laquelle il a accès à l’instant présent, la seule distraction qui le sépare d’elle. « Te voir comment? » Sa main caresse celle du néerlandais, ses doigts effleurent ceux du jeune homme, s’entremêlent presque à ceux-ci, sans jamais réellement y parvenir. « À mes yeux, tu n’es pas différent. Tu ne l’as jamais été. » Elle est présentement à quelques centimètres à peine de lui, envahit son espace, défait ses défenses, abolit n’importe quelle emprise qu’il peut avoir. Son souffle contre son cou, elle fait l’effort de se mettre sur la pointe des pieds pour se rapprocher davantage de ses lèvres dont elle raffole tant. Elle mord d’ailleurs une des siennes, un réflexe indomptable en compagnie des frères Hoffman. « Je suis venue parce que je me faisais du soucis pour toi, Adrian. Parce que tu me manques pour être honnête avec toi. » L'est-elle, réellement? La sorcière impose un silence, fait suspendre la tension entre eux, assassine les iris bleutés du jeune homme de son regard sombre et envoûtant. « Mais je suppose que le sentiment n’est pas réciproque. » Elle se défait alors de lui. Si il y a quelques secondes elle n’était qu’à deux doigts de poser ses lèvres contre les siennes, à présent quelques pas les séparent. Un air défaitiste s’esquisse sur son visage – mais ce n’est qu’un énième artifice pour tromper le jeune homme. La culpabilité a toujours été la plus grande faiblesse du cadet – et la succube n’est que trop au courant.

Échec et mat, Adrian.
La reine a toujours été une pièce supérieure à celle du cavalier.


_________________

cordelia narcissa hopkins
they called her volatile, for she was erratic, turburlent and chaotic. they called her destroyer, for she was angry, vulgar and vain. they called her animalistic, for she was blunt, brutal and senseless. but they called her queen, for she was porcelain, perfect and eternal.
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MessageSujet: Re: Breathe me ∥ Cordelia   Sam 28 Jan - 2:11



Breathe me

 


La peur au ventre, les nerfs à vif. Tout s'accélère trop vite lorsque les premiers mots franchissent mes lèvres. Celle qui a traversé les Enfers pour revenir plus magnifique que jamais balaye la distance d'un simple souffle, tendre, rassurant. Son regard brun qui se glisse sur moi et ma main qui resserre cet évier encore plus fort, pour me rattacher à la réalité. Ne pas laisser les souvenirs m'envahir. Si certains rêvent de nostalgie, revivre sans cesse la première fois qu'ils ont croisé le regard de celle qui allait faire chavirer leur cœur, je leur laisse. Notre rencontre n'est synonyme que de douleur, de fièvre, de faiblesse. Je n'étais pas moi-même, largement traumatisé et des années après, je ne suis toujours qu'une ombre alors qu'elle irradie la pièce. La violence du constat que je me fais à chaque fois que je la retrouve m'accable, m'enfonce un peu plus profondément la tête sous l'eau. Sa voix franchit ses lèvres et le peu qui me maintenait dans un état acceptable s'effrite, s'effondre.

Le parquet se fout de ma gueule, ce salaud. Il se rit de moi, murmure que je ne suis qu'un fou. J'aurais du claquer la porte, j'aurais du passer à autre chose. Je n'ai pas besoin d'elle, dit-il en craquant froidement. Je déglutis, difficilement. La fièvre commence à perler sur mon front, une nouvelle fois. Une boucle qui se répète sans cesse, à chaque fois. Chaque nuit, chaque soir. Une boucle que je parviens difficilement à briser seul mais que je suis incapable de surpasser face à elle. La brune me rend faible, elle me jette mes démons à la figure en étant mon seul espoir. Foutue mémoire. Foutu désespoir. Et pourtant je me retourne, lui fais face. Je la regarde elle, ses airs qui disent tout, sauf la vérité. Pourtant, impossible de lui résister, d'empêcher mon cerveau de s'imaginer tout ce qu'il veut, tout ce dont il rêve. Ses courbes, ses lèvres. Ses yeux. Elle. Encore et toujours. Mais la voilà, la vérité. La seule, l'unique, qu'elle susurre. Je n'ai aucune envie qu'elle s'en aille et la sorcière le sait pertinemment. Je rassemble mes dernières forces pourtant, pour lui faire face une dernière fois, me mentir un peu encore une fois.

Ses doigts effleurent ma peau, mon corps entier est parcouru d'un frisson irrépressible. Comme la première fois. Comme s'il n'y avait toujours eu qu'elle et moi. Les symptômes, eux, ne diminuent pas. Ils m'accablent de plus en plus brusquement alors qu'elle me retire mon seul point d'attache. Ma seule ancre. Plus de verre, plus rien à briser, à exploiter. Plus rien qu'elle et moi. Comme autre fois. Dans un monde où il n'y avait plus rien, nous, juste nous. Elle était mon seul espoir, ma seule raison de ne pas abandonner, baisser les bras. Me laisser aller. Les forces me quittent, la fièvre me fait vaciller. Je renforce mon appui sur ce foutu évier, tente de cacher l'état dans lequel je suis réellement sans réaliser finalement, que le seul que je dupe dans cet appartement, c'est moi. Et moi seulement. Sa voix s'élève, mon cœur s'accélère. La sorcière sait très bien de quoi je parle, je n'ai pas besoin de détailler. Elle comprend, elle sait. Mieux que personne. Ses phalanges contre les miennes laissent mon menton se relever, les larmes se glisser complètement au creux de mes paupières. Elle me brûle par son simple contact. Je serre les mâchoires, retient ce qui fait de moi un monstre, concentre toutes mes forces pour ne jamais la blesser.

Pas elle, pas maintenant.

Elle articule encore, son souffle trop proche du mien. Sa chaleur trop proche de ma froideur. Mes pupilles craquent, ne résistent plus à l'appel de celle qu'elles désirent tant. Elles la dévisagent amoureusement, se glissent sur elle comme les caresses que je ne m'autorise pas. Sans même le réaliser, je défais un peu ma prise, m'éloigne de cet évier qui me maintient debout. Je me rapproche inconsciemment d'elle, follement désireux de briser les distances sans savoir l'admettre. Ses dents se posent sur ma lèvre, la mordent comme elle sait si bien le faire et moi, je ne bouge pas. Spectateur de mon propre désir. Prisonnier entre mes envies et ma réalité. La jolie brune parle à nouveau, prononce les mots qui m'assaillent, me touchent là où ils ne devraient plus avoir d'effet. Laissent l'espoir à mon cœur de battre à nouveau correctement quand je me sais condamné à vivre un enfer éternel. Puis elle s'éloigne, enfin.

Le parquet souffle à ma place, soulagé de voir cette mascarade se terminer. Il murmure que je dois la laisser partir, m'enfermer seul, retourner dans ma morosité. Mais j'en suis incapable, l'ignore sciemment, lui et tous les maux qui m'habitent. Dans un geste pas réellement maîtrisé, je sépare à mon tour la distance entre nous. « Attends. » Que j'articule péniblement, tremblant, défaillant. Je me concentre, respire lentement. Je souffle, garde ce maigre espoir d'une illusion parfaite. Je laisse mes yeux se poser sur elle, mon regard flouté descendre le long de son bras fin tandis que ma main vient retracer le chemin dessiné par mes yeux. Mes doigts se posent sur les siens, s'entre-mêlent réellement, fermement. Comme pour masquer les tremblements. Mon visage se relève sur celui de la brune et je lui souffle, droit dans les yeux. « Tu peux pas me faire ça... » Me faire quoi au juste ? S'inquiéter ? Ou me dire qu'elle le fait ? Me laisser croire encore et encore à ses mots alors que tous finissent par me briser inlassablement.

Damian complètement sorti du tableau, je suis seul avec la Sorcière. Il n'y a qu'elle. J'ignore les maux de tête violents, j'ignore tout ce qui devient pourtant omniprésent. Cherchant à cacher tout cela, j'éloigne mon regard du sien, laisse ma main traîner jusqu'à ses reins. Mon visage se poser dans sa nuque. La serrant un peu plus contre moi, je lutte, de plus en plus. Les yeux fermés contre sa peau, enivré de son odeur, je n'arriverais plus à tenir bien longtemps avant que les images reviennent à leur tour comme des coups de poings, que je revive l'horreur seconde par seconde. Mais j'y crois, naïvement, parce qu'elle est là. Alors je pose mes lèvres sur sa nuque, l'embrasse tendrement, me brûle les lèvres avec cette différence de température marquante entre nous. Idiot irrévocablement amoureux, qui, au lieu de se ménager se jette volontairement dans la gueule du loup. Le souffle saccadé, entre-coupé, je resserre mon étreinte avant de lui dire, sans plus être capable de la quitter. « Il faut que t'arrêtes de faire ça, tu sais comme moi que ce n'est pas une vie de rester près de quelqu'un comme moi. » Dans tous les sens du terme, pour tout ce qui me compose, me décompose. Laissant mes lèvres se perdre encore un peu, je sens un vertige plus violent venir me frapper, signe que la fièvre monte de plus en plus.

Je vais encore crever.
Une fois de plus.
Encore une fois dans ses bras.

Je m'éloigne d'elle, pose une main sur mon front. « Il faut que je m'assoie. », les mots franchissent difficilement la barrière de ma gorge alors que je m'avance vers le canapé tout en lui tenant la main. Elle a réussi son coup, me sert d'ancre, me raccroche à notre réalité. Celle où l'on est en vie, celle où il y a encore de l'espoir. Je m'affale un peu brutalement, laisse ma tête se pencher en arrière et mes yeux se refermer. « Parle-moi, s'il te plaît. », un simple murmure, un supplice déguisé. Maintiens-moi une vie, une fois encore. « Je veux entendre ta voix... », je m'enfonce dans la dépendance, perds totalement la raison, la logique. M'abandonne une fois de plus à celle qui détient toutes les clés de mon cœur et mon corps. « Pourquoi ce soir ? Qu'est-ce qui t'a décidé ? », j'articule de plus en plus péniblement, me force pourtant à continuer. « T'as pas d'ennuis au moins ? », une demande sincère alors que je me bats difficilement contre moi-même. Et puis une pause, un souffle de plus en plus difficile à vivre. « Tu me manques aussi. » Les mots ne sont plus qu'un souffle. Le parquet lui, devient silencieux, mes maux devenus trop violents pour lui, mon souffle trop décalé pour qu'il s'y intègre de manière logique. Seuls. À nouveau. Elle. Juste elle. Son odeur, son souffle. Sa peau, ses mots.

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Dernière édition par Adrian N. Hoffman le Ven 19 Mai - 4:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Breathe me ∥ Cordelia   Dim 29 Jan - 5:36


breathe me

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« Attends. » Le mot est suffisant pour amorcer le plus malin des rictus sur le masque de la sorcière. Elle a gagné. C’était presque trop facile. Le dos tourné à Adrian, il ne voit très certainement pas toute la malice qui se dessine sur les traits de la sorcière, déforme vulgairement cette effigie qu’il associe si souvent à celle d’un ange. Sans surprise donc, elle évince malice et vice lorsqu’elle retourne lentement le visage vers le beau néerlandais. Elle ne parait pas innocente, au contraire, elle est peut-être plus séductrice que jamais. Leurs doigts s’entremêlent de nouveau, et ce simple contact lui suffit pour qu’elle soit prise d’un frisson qui lui coupe presque le souffle. Il serre ses doigts, et elle se surprend presque elle-même à en faire autant. Adrian a peut-être tout autant d’effet sur elle qu’elle en a sur lui, à son plus grand désarroi. « Tu peux pas me faire ça... » Pourtant, elle demeure silencieuse, ne souffle pas le moindre mot aux oreilles du beau blond. Au contraire, elle se laisse submerger par l’océan qui siège dans les yeux d’Adrian, presque déconcertée par la beauté de ces derniers, de ce dernier également. La main du jeune homme traine le long du corps de la sorcière, trouve nid contre ses reins, alors que leurs deux corps se joignent lascivement dans une étreinte presque timide. Le visage tendrement rugueux du pompier effleure le cou de la sorcière, et rapidement, elle sent les lèvres du jeune homme incendier cette peau de pêche qui revête sa nuque. Ses paupières chutent alors immédiatement, la cloitrent dans une obscurité totale qui ne la dérange pas dans de telles circonstances. Elle penche la tête, présente à Adrian tout l’espace dont il a besoin pour s’exécuter. Ses propres doigts vont se glisser contre les cheveux châtains du pompier, les effleure tendrement – comme une caresse pour l’inciter à rester là éternellement, comme une supplication pour qu’il ne s’arrête jamais. Car elle sait qu’avec Adrian, ça ne sera que temporaire, qu’il hésitera de nouveau. Mais elle sait également qu’elle saura le faire succomber de nouveau. Elle est une drogue fatale, dont on ne se remet tout simplement pas.

« Il faut que t'arrêtes de faire ça, tu sais comme moi que ce n'est pas une vie de rester près de quelqu'un comme moi. » La remarque lui fait presque rouler des yeux. Ce n’est pas nouveau. Adrian est persuadé qu’il consiste un danger pour la sorcière, et est trop aveuglé par son admiration pour celle-ci pour comprendre que le réel danger, c’est elle. C’est elle le Monstre, c’est elle le Démon qui le ramènera droit aux Enfers, dont elle l’a elle-même sorti. Ce n’est pas une vie de rester près de quelqu’un comme elle, non plus. Mais contrairement au néerlandais, la succube n’a que très peu de considération pour les autres, et elle ne se préoccupe pas de ce dont les autres ont besoin. Elle n’a que très peu à faire du danger que court qu’Adrian à rester à ses côtés, car ce qui importe, c’est qu’elle veut, elle. Et elle le veut, , contre elle, sous elle, sur elle, que pour elle aussi. Elle le veut là, dans leur étreinte charnelle habituelle, et elle fera en sorte qu’il y reste éternellement – quand même bien doit-elle le briser pour y arriver. « Oh Adrian, crois-moi… De nous deux, tu n’es pas le plus dangereux. » Malgré le ton de la remarque, les doigts de la succube caresse doucement la joue du jeune homme. Elle le contemple être pris d’un vertige plus violent, le voir faiblir, frémir. Les fissures se tracent furtivement sur son masque, son corps, son esprit. Mais Cordelia n’est pas celle qu’il s’imagine ; elle n’est pas celle qui le soulagera de tous ses maux, pas quand ces derniers sont la clé vers son cœur, vers son âme.

Il s’éloigne d’elle, mais la démone maintient son emprise sur sa proie, ne le laisse pas lui filer d’entre les doigts. Le meilleur dans toute cette histoire, c’est qu’elle est persuadée qu’Adrian n’a déjà plus envie de fuir, n’a plus envie de se défaire d’elle. Il s’attache, s’agrippe à cet ancre qu’elle représente, elle qui le ramène à la réalité une seconde, pour mieux le plonger dans ses plus belles fantaisies la seconde d’après. Le jeune homme l’emporte avec elle vers le canapé, où il s’affale brutalement, de son côté elle se laisse tomber avec un peu plus de nonchalance et de grâce. Désinvolte, elle se rapproche cela dit furtivement de lui pour le coller de nouveau. « Parle-moi, s'il te plaît. » Les mots du néerlandais lui extirpent un rictus malin, alors qu’elle contemple avec satisfaction à quel point il dépend d’elle. « Je veux entendre ta voix... » Pourtant, même lorsqu’il sollicite le contraire, Cordelia opte pour le silence, parce qu’elle sait que plus elle le fait languir, plus ses mots auront un effet sur lui lorsqu’elle se décidera de les lui adresser.

« Pourquoi ce soir ? Qu'est-ce qui t'a décidé ? » La brunette hausse les épaules, considère qu’Adrian ne mérite pas l’information qu’il revendique. Mais elle discerne là, fort rapidement, une opportunité de s’immiscer de nouveau dans la tête du beau blond, d’attiser les méandres de son esprit.  « Je te l’ai dis, non? Tu me manquais. Ce n’est pas suffisant? » Elle laisse planer les mots, son timbre est presque ambigu, comme pour imposer le doute, comme pour ne pas donner à Adrian la satisfaction de réellement connaître la vérité. Elle n’est pas aussi clémente, même lui doit le savoir. « T'as pas d'ennuis au moins ? » L’harpie glousse, laisse le ricanement osciller entre eux, avant qu’elle ne secoue la tête et hausse les sourcils. « Si un jour je n’ai pas d’ennuis, c’est à ce moment là qu’il faudra t’inquiéter. D’ici là, tu n’as pas à t’en faire. » La main de la sorcière fuit et trouve refuge contre la nuque du jeune homme et remonte de nouveau lentement vers sa modeste crinière, caresse ce qui se faufille entre ses doigts, avant qu’Adrian ne lui rétorque enfin la même chose qu’elle lui a dit plus tôt. « Tu me manques aussi. » Son rictus s’étire davantage, s’exacerbe davantage de malice et de perfidie – alors que la succube savoure les mots qu’il lui susurre de son côté en toute sincérité. Naturellement, elle se rapproche davantage, effleure son oreille et lui murmure de sa voix aux sonorités plus sybarites que jamais. « Ce n’était pas si difficile…si? » Une courbe se trace de nouveau sur ses lippes rosées, peut-être qu’il n’arrive d’ailleurs pas à la voir, elle qui a le nez collé dans son cou. Elle y dépose certains baisers, doux et sensuels, un peu à l’instar de ceux qu’il lui avait offert quelques secondes plus tôt. Elle fait glisser quelque peu ses lèvres teintées de vice contre cette peau rugueuse, entend le souffle coupé, décalé, incertain du beau blond – et ne peut s’empêcher d’intervenir. « Respire, Adrian. Cesse d’avoir peur. » Plus facile à dire qu’à faire, mais est-ce surprenant de la part de quelqu’un comme Cordelia? « Tu es entre de bonnes mains, tu devrais le savoir maintenant. » susurre-t-elle alors qu’elle lui caresse le visage, le force également à lui faire face par la même occasion, afin qu’elle puisse admirer ses yeux bleus une fois de plus. Mais elle veut aussi le forcer à la regarder, car elle sait comment ça l’ébranlerait, comment il n’arriverait peut-être pas à soutenir son regard. « C’est plutôt moi qui ait du soucis à se faire à ton sujet, clairement. Tes attaques sont-elles toujours fréquentes? » Si elle le questionne sur son état de santé, semble en effet démontrer un certain intérêt pour son bien-être, sa main n’a que pour seul but de le déstabiliser davantage, fragiliser ces piètres défenses. Celle-ci descend le long de son cou, puis de son torse, puis commence à n’effleurer celui-ci que de quelques doigts à peine. Elle peut presque sentir sa peau frémir sous ses doigts malgré le tissu de son t-shirt qui les séparent.


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MessageSujet: Re: Breathe me ∥ Cordelia   Jeu 2 Fév - 9:54



Breathe me

 

Les mots de la sorcière me glissent dessus comme de l'eau. Sans y prêter attention, je me refuse de croire qu'elle peut être dangereuse, plus dangereuse, trop dangereuse. C'est impossible de s'y résoudre quand ses doigts fins frôlent ma joue, quand ma peau revit sous sa main, quand mon cœur ne bat que dans sa paume. La réalité me rattrape, trop violemment, trop sournoisement. Le parquet se rit de moi, me susurre que je ne suis qu'un pauvre fou. Il doit penser que je n'ai que ce que je mérite, à revivre incessamment les mêmes images avec les mêmes personnes. Mais il ne comprend pas, ce bois qui craque péniblement, il ne comprend pas que sans elle je n'ai plus de raison d'être vivant.

Les mots s'enchaînent avec les vertiges, la fièvre. Les nausées commencent à pointer le bout de leur nez alors que le rire fin de la brunette se répand dans les murs de l'appartement. Ses gestes tendres m’apaisent, mes paupières closes ne vivent que pour ces gestes qui se dessinent dans mon esprit. Les images s'enchaînent, entre souvenirs et réalité. Ses doigts dans ma main pour me soutenir dans un passé hurlant, ses doigts au sein de ma chevelure pour me retenir dans un présent violent. Son souffle caresse ma peau, laisse mes sens en alerte, mon épiderme vivre comme un premier jour d'hiver. Elle me rappelle ce froid rassurant de mon pays natal. Brusque mais si doux. Vivant, frais, prenant. Elle est ce souffle qui ne laisse personne indifférent. Cet air que l'on respire jour après jour comme si c'était la première fois. Elle est ce souvenir des mains dans la neige, ce souvenir qui brûle les phalanges mais rafraîchit l'air. Cet entre deux qui n'a pas de juste milieu. Elle est trop, trop belle, trop puissante, trop addictive. Je soupire lentement, presque sûr que l'air qui s'extirpe de mes poumons se voit, comme ce fameux jour de froid.

Sans lui accorder une réponse, la réalité me rattrape en quelques secondes. Comme une mauvaise chute, un mauvais trip. Je me retrouve enfermé dans cette cage aux barreaux trop épais pour les briser. Celle de mes souvenirs passés qui ne cessent de vouloir exister. Celle de ses premières caresses et ses premiers mots. À la fois monstrueux et tellement heureux. Ses lèvres chaudes contre ma nuque, loin de me laisser indifférent, m'enfonce un peu plus dans ce chemin sinueux. Celui qui me mène à elle et à ce jour horrible. Je me mords la lèvre un peu trop brusquement, cherche à maîtriser ce qui ne l'est pas. Lorsque celle qui m'a sauvé est à mes côtés, je ne suis maître de rien, pas même de mes propres désirs. La tendre brune peut faire ce qu'elle veut de moi une fois qu'elle a réussi à se frayer un chemin jusqu'à mon cerveau. Maîtresse de mon cœur et de mon âme, j'ai baissé les bras depuis trop longtemps pour combattre mes désirs maintenant. Mes veines frappent contre les parois de mon corps, la douleur se mêle au plaisir et je suis à deux doigts de craquer. Capable de gérer l'un ou l'autre séparément, je ne suis certainement pas capable de canaliser autant de sentiments. Sa voix s'élève à nouveau, s'écrase contre ma peau pour s'y répandre. Comme une nouvelle drogue que l'on injecte pour effacer les effets de la première. Je cherche à l'écouter, y déploie toutes mes forces.

Ne pas la décevoir.
Ne pas être faible.
Être assez bien pour elle.
Ne pas la laisser filer.
Ne pas la laisser le préférer.

Les pensées traversent mon esprit trop vite pour que je puisse les arrêter. Je déglutis alors que la sirène continue de chanter jusqu'aux parties les plus sombres de mon être. Ses gestes fins, ceux qui accompagnent ses mots comme une danse qu'elle a répétée cent fois me soulagent. Je me laisse faire, à nouveau pantin. Guidé par ses mains fines, je lui fais face, observe son visage. Mes yeux dans les siens, plongé dans l'océan de son regard qui m'a hypnotisé à la première seconde. M'hypnotisera jusqu'à la dernière. Je me force à ne pas baisser les yeux, me force à voir sa tendresse et non pas le reste. Je donne mes forces pour réfuter les images alors que la morsure de cette foutue bête recommence à me brûler, comme s'il venait de me bouffer les entrailles. Je serre les dents, cache tous mes ressentiments, prétend que je tiens le coup. Pourtant ma tête tourne encore, la fièvre m'éclate encore les tympans, la migraine joue avec mes tempes. La question arrive comme un coup fatal, celui auquel je ne m'attendais pas.

Baissant immédiatement les yeux, je mets quelques secondes avant de sentir ses doigts se faufiler sous mon sweat-shirt. Si les caresses sont douces, les mots semblent coincés dans ma gorge. Je cherche quoi faire, quoi dire, alors que mon esprit s'affole, que tout semble sur le point d'exploser, moi le premier. Dans un souffle saccadé, je me force à agir. Ma main se relève lentement, glisse le long de sa nuque pour venir trouver la naissance de sa mâchoire. « Cordelia... » Le nom glisse sur mes lèvres tandis que le néerlandais revient dans le timbre de ma voix. Le contact de sa peau semble m'apaiser, au moins un peu. Mordant toujours ma lèvre, je me tourne vers elle, remonte mes doigts contre ses cheveux pour les passer derrière son oreille, en profitant pour laisser ces derniers sur sa joue. Mes pupilles dilatées retrouvent les siennes dans un regard triste, usé. Un regard plein de vérité alors que je me mens encore sur mon état de santé. « Ce n'est pas important... » Pourtant ça l'est, mais pas pour celle qui peut filer à tout instant. Pas celle que je peux perdre à tout moment.

Les bonnes résolutions sont envolées, j'oublie toute notion de sûreté, de logique et de bon sens. M'approchant lentement d'elle, je décale mon autre main pour la passer derrière elle, prêt à la saisir sans le faire encore. Dernières barrières de principe, dernier instant avant de me jeter droit dans le précipice. « Je suis heureux que tu sois là... » Je m'enfonce dans mes propres vices. « Elles sont fréquentes mais je sais les gérer. » Le parquet grince, s'il avait pu éclater de rire il l'aurait fait. Menteur. « Ce n'est pas ça qui me préoccupe pour le moment. » La brune est dans ma tête, elle a réussi à prendre le dessus alors que les symptôme diminuent tant que nos peaux restent en contact, tant que mes yeux trouvent en elle ce qu'ils cherchent. « Tu ne m'as pas répondu, pourquoi es-tu là mon ange ? Les mots sont de plus en plus tendres alors que je me rapproche un peu plus d'elle, pose mes lèvres à en effleurer les siennes. Mes yeux se ferment à nouveau, tout mon corps ne dépend que d'elle, de son pouvoir hypnotique, de cette magie de laquelle elle me soigne, me fait oublier. Je profite durant quelques secondes, cherche à faire taire mes maux définitivement. Peut-être que tu veux boire quelque chose ? » Après avoir posé mes lèvres contre les siennes pour les embrasser amoureusement, je m'éloigne pour retrouver sa silhouette qui me manque atrocement. « Tu restes ici ce soir, j'espère. Tu ne peux pas me laisser alors que je ne t'ai pas vue depuis es semaines... » C'est ma faute, pourtant. Moi qui l'évite, moi qui l'éloigne. Dans un soupir las, je regarde tendrement son visage que je ne cesse de caresser, pas foutu de couper le contact de mon propre chef. « J'ai peur de ce que je peux te faire, quoique tu en dises. Tu ne sais pas plus que moi ce qui se passe avec mon corps. C'est différent cette fois. » Je ferme à nouveau les yeux, réfute les images, les doutes, tout ce qui me ronge depuis déjà trop d'années avant d'ajouter, lentement. « Je saigne à nouveau comme avant... » Un aveu à demi mot qui me brûle les intestins, la morsure de ce foutu zombie avait au moins arrangé ça. Si mon sang était devenu noir, au moins il ne s'échappait plus de mon corps à la moindre occasion. Mais me voilà à nouveau attentif au moindre de mes gestes, à l'affût du moindre faux mouvement, et ce, en plus du reste, des images, des cauchemars et de ce foutu parquet qui ne sait pas se taire quoi qu'on lui dise.

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Dernière édition par Adrian N. Hoffman le Ven 19 Mai - 4:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Breathe me ∥ Cordelia   Sam 4 Mar - 9:40


breathe me

Help, I have done it again. I have been here many times before. Hurt myself again today. And the worst part is there's no one else to blame.



« Cordelia... » Son prénom, aussi faux soit-il, chuchoté par ce merveilleux ténor, lui rappelle à quel point elle raffole du beau néerlandais. Ses dents lacèrent le rose de sa lèvre inférieure, alors qu’il se tourne vers elle, lui expose de nouveau cet océan céruléen dans lequel elle s’abandonne volontiers. La main ferme du jeune homme remonte à sa nuque, derrière son oreille, là où il replace probablement une boucle rebelle – elle ne porte pas attention à vrai dire, presque subjuguée par à quel point il peut se révéler séduisant lorsqu’il le veut. Les doigts de la succube rejoignent immédiatement ceux du Hellraiser qui longent sur sa joie, et d’une svelte caresse, elle l’engage à ne pas s’arrêter. Là où le bleu d’Adrian dépeint tristesse et tourment, le brun de la succube dévoile toute sa malice et vice. Égocentrique, Cordelia voit l’amant, l’objet de désir, mais elle peine à voir la personne, celle qui souffre, celle qui cri désespérément pour qu’on lui tende la main. Le beau blond ne réalise tout simplement pas que le gouffre dans lequel il gîte, c’est elle qui l’a crée. C’est elle, aussi, qui peut le délivrer – mais elle n’est pas aussi clémente… « Ce n'est pas important... » Bien, car ça ne l’est pas à ses yeux non plus. La main du beau brun trace son chemin jusqu’à son dos, lui envoyant le plus frivole des frissons dans le bas de l’échine.  

« Je suis heureux que tu sois là... » La prétention se revêtit sur son sourire. Satisfaite de son effet, comblée d’être celle dont il ne peut plus se passer. Ce n’est peut-être pas forcément réciproque, mais de son côté aussi, elle est ravie à l’idée d’être là – même si ce n’est peut-être pas pour des raisons aussi louables que celles d’Adrian. « Elles sont fréquentes mais je sais les gérer. » Elle roule des yeux, ne prend même pas la peine de cacher son incrédulité. Parallèlement, elle lui concède une grimace qui en exprime toute la nuance. « Je sais reconnaître un mensonge quand j’en entends un, Adrian. » Mais elle n’a pas réellement de problème à l’idée qu’il lui mente, du moins pas à ce sujet. Si le beau brun souhaite garder son martyr pour lui, soit. Cordelia n’a ni la tête ni la patience pour tolérer les jérémiades de son amant.

« Ce n'est pas ça qui me préoccupe pour le moment. » Ce n’est pas exactement ce qui la préoccupe elle non plus. Et tant mieux, elle préfère également que l’objet de ses préoccupations soit elle – éternellement égocentrique. « Tu ne m'as pas répondu, pourquoi es-tu là mon ange ? Peut-être que tu veux boire quelque chose ? » ‘Ange’. Le terme l’agace presque, la met mal à l’aise, tel l’eau bénite face à un démon. Elle est le loup dans la bergerie, la succube à qui l’on pointe le crucifix. Mais il est le charme d’Adrian. Cette façon qu’il a de voir le blanc dans le noir, le bon dans le mal, la lumière dans les ténèbres. Pendant l’instant d’une maigre seconde, elle se rappelle presque les images d’un passé lointain. Narcissa – un fantôme d’antan. Pas même elle pouvait passer pour un ange, un vrai. Et tout de même, ce soupir d’entre les lèvres d’Adrian lui laisse envisager, le temps d’un espoir vain et dérisoire, qu’elle n’est pas aussi exécrable, qu’elle ne le veut pas l’être, peut-être même, mais… Vain et dérisoire, voilà ce que c’est.

Les lèvres du jeune homme lui appartiennent une tendre seconde avant qu’elles ne lui échappent de nouveau. La silhouette du néerlandais lui fuit aussi d’entre les doigts, avant qu’elle ne la rattrape, dépose ses griffes dans la chair de sa proie. Elle ignore volontairement sa question - revêtant sa nonchalance comme son arme ultime. Adrian n'obtiendrait pas d'elle les réponses qu'elle ne souhaite pas lui révéler. « Ça dépend, tu as quelque chose de fort? » sollicite-t-elle, sa désinvolture habituelle aux bouts des lèvres. La Prohibition au cul, elle a arrêté de compter le nombre de jours depuis son dernier verre de Bourbon.

« Tu restes ici ce soir, j'espère. Tu ne peux pas me laisser alors que je ne t'ai pas vue depuis des semaines... » La caresse qui accompagne les mots la satisfait plus qu’elle ne veut. Ses dents violentent de nouveau sa lippe inférieure, alors qu’elle s’imagine déjà les fresques de leurs ébats sybarites. « Et c’est la faute à qui, exactement? » l’accuse-t-elle, d’un ton tant blasé qu’inquisiteur. Elle roule les yeux avec sa nonchalance coutumière et riposte promptement. « Tu me connais, Adrian. Je n’ai pas fais tout ce chemin pour repartir les mains vides. » Rapiate, elle n’en cache même pas les couleurs, au contraire un certain air corrupteur se peint aussi sur son portrait. L’éternelle volage prête à mettre le grappin sur sa proie. « J'ai peur de ce que je peux te faire, quoique tu en dises. Tu ne sais pas plus que moi ce qui se passe avec mon corps. C'est différent cette fois. » Un long soupire lui est arrachée, alors qu’elle écoute péniblement le beau brun se lamenter sur sa nouvelle condition. « Je saigne à nouveau comme avant... » Légèrement perplexe, elle plie les yeux, le temps de se rappeler de la condition d’hémorragie du jeune homme. Naturellement elle hausse les sourcils immédiatement, avant de rétorquer. « C’est une… bonne chose, non? » Elle peine quelques secondes à trouver un argument pour taire les gémissements d’Adrian, mais elle sait rapidement rebondir – peut-être parce qu’elle le connait mieux que quiconque. « Tu sais ce que ça veut dire… Tu es plus humain maintenant que tu ne l’as été depuis des décennies, Adrian. » Ô, si seulement la chose qui le possédait pouvait rire à la gueule de la sorcière… Bien que ça n’a guère d’importance au final. La sirène ne fait que chanter la mélodie que sa proie veut bien entendre.

Cordelia s’attaque d’ailleurs à celle-ci. La féline se redresse, entoure sa proie alors qu’elle se positionne à califourchon sur lui – plus prédatrice que jamais. Ses prunelles marronnes dépeignent toute l’extase dont elle sait faire preuve, alors que ses mains viennent caresser la chevelure de bronze de son amant. Ses doigts dévalent jusqu’à la mâchoire du jeune homme qu’elle attrape sans douceur, sauvagement – comme elle, et lui réquisitionne un baiser fougueux. « Tu devrais accepter ta nouvelle condition, embrasser le changement, peu importe ce que c’est. » La sorcière se défait alors de ce contact avec le néerlandais et quitte entièrement le sofa sur lequel ils se sont enlacés quelques secondes plus tôt. D’un geste souple, elle se débarrasse également du blouson qu’elle revête, dévoilant à Adrian un peu plus de sa peau de pêche – un geste qu’elle sait saurait plaire au pompier. « Allez, Adri’… N’ai-je pas toujours raison? » Le ton se veut presque angélique, comme pour railler le beau brun. Elle, un ange? Quelle naïveté. Mais n’est-ce pas pour cette raison même qu’elle s’éprend de lui? Peut-être, en quelque sorte. Un petit sourire vicieux saturé de malice trouve son chemin dans les couleurs de son portrait, avant qu’elle ne lui tourne le dos – le privant de ce droit de contempler son visage.


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MessageSujet: Re: Breathe me ∥ Cordelia   Ven 19 Mai - 4:26



Breathe me

 


Qu'ai-je pu croire en essayant de la tromper ? Elle, qui trompe comme personne, arrange la vérité à sa façon. J'ai voulu faire avaler un mensonge à celle qui les a inventés. Je ne relève pas sa remarque, préférant changer de sujet rapidement. Retomber sur mes pieds, retourner sur une vérité, une dont je suis sûr. Je pose de nouvelles questions, recentre le sujet sur elle. Tout ce qui m'importe, elle, et elle seule. Sa chevelure brune qui me hante depuis des décennies. Celle dans laquelle j'aime trop me perdre. Je la regarde alors qu'elle demande un verre d'alcool. Un sourire que je retiens, une réponse que je laisse exister dans un silence. La brunette aura son verre, seulement, pas tout de suite. Je veux profiter de sa présence, son aura, son odeur. Je veux encore sentir son souffle sur ma peau un peu plus longtemps avant de m'éloigner d'elle.

Pourtant mes mots reviennent rapidement me mettre en porte-à-faux, si cette fois-ci il ne s'agit pas d'un mensonge, cette vérité là reste blessante. Je baisse une seconde les yeux, coupable de mes propres maux alors que la sorcière reprend la parole. Une nouvelle vérité, pas de celle qui embellit le monde et l'esprit. Une vérité brute qui s'échappe des lèvres de celle qui a traversé les Enfers. Une vérité sans doute un peu trop dure à mes oreilles. Une de celles qui me tend, me rappelle que tout cela n'est qu'une facette de celle qui tient mon cœur entre ses mains. Alors je change à nouveau le sujet, éloigne mon esprit des démons dans lesquels je me suis moi-même perdu. Je cherche à faire taire les murmures, ceux qui se moquent de moi, ceux qui parlent dans mon dos. Pourtant, lorsque la douce me demande si c'est une bonne chose, je ne peux m'empêcher de la regarder dans les yeux. Je cherche dans ses prunelles que j'aime tant à savoir ce qu'elle pense vraiment. Je n'arrive pas à comprendre en quoi cela pourrait être une bonne chose. Je n'arrive pas à comprendre comment ne plus pouvoir regarder son reflet même dans une flaque, comment saigner, souffrir des articulations, comment avoir toujours aussi peur que quelqu'un découvre la morsure cicatrisée puisse être une bonne chose. Je n'arrive pas à comprendre comment entendre ce foutu parquet se plaindre constamment, comment vouloir jeter des verres contre les murs trop souvent puisse être une bonne chose. Je n'arrive pas à la comprendre, et l'espace d'un instant, je romps le contact avec elle, comme avec une inconnue que je découvre face à moi.

J'ai l'impression qu'une illusion se brise. Que celle en face de moi n'est pas celle que j'aime, pas si elle ne peut pas comprendre. Puis ses lèvres laissent entrevoir des mots à nouveau. Bien que déjà loin d'elle, je les entends quand-même. Je la regarde, fixe son regard pour baisser les yeux une fois de plus l'instant d'après. Elle ne sait donc pas, elle ne sait pas plus que moi ce que tout cela signifie. L'amante n'a pas la moindre idée de ce qui m'habite, de ce qui prend de plus en plus de place dans mon corps meurtri. Pourtant, je ne dis rien. Le temps d'une pensée je me dis que c'est peut-être une bonne chose qu'elle ne sache pas, ne comprenne pas. Perdu dans mes idées, je laisse la sirène, sublime, se poser sur moi. Je laisse son corps chaleureux prendre place sans dire le moindre mot. Dans un réflexe incontrôlé, je positionne mes mains sur ses reins, repose mon crâne sur le bord du canapé. Les mains de la brune au contact de ma chevelure me laissent un frisson. Sans même m'en rendre compte, je tourne légèrement la tête pour sentir la peau de son bras fin à peine perceptible sous ce blouson contre mon visage. Le calme de ces quelques moments m'en ferait presque oublier ce qu'il vient de se passer.

Plus proche d'elle que depuis longtemps, son baiser est bien loin de me laisser indifférent. Mes doigts s'agrippent à son dos, cherchent à la tenir un peu plus – un peu mieux. Le charme de la tendre s'estompe alors qu'elle laisse à nouveau des mots se mettre entre nous. Colle une distance et l'enlève comme elle le veut, me tient du bout des doigts sans que je ne dise rien. Un léger rire s'échappe d'entre mes lèvres alors que je la regarde s'éloigner non sans désir. Le blouson noir glissant sur sa peau, révélant un peu plus de cette douceur me permet de la regarder un peu plus, allonger l'instant présent. Je me lève finalement alors qu'elle est dos à moi. M'offrant ses courbes et cette chevelure qui se glisse sur ses épaules, ses omoplates. Je m'avance lentement avant de parler à mon tour. « Heureusement que tu n'as pas toujours raison, sinon nous ne serions pas là tous les deux aujourd'hui. » Parce que nous avions vécu l'Enfer, que personne ne pensait qu'on en reviendrait, nous les premiers. Réduisant un peu plus la distance entre nous, je l'enlace, posant mes lèvres sur sa nuque, l'embrassant tendrement tandis que mes mains se resserrent autour de son ventre, que je me rapproche d'elle le plus possible. Je continue finalement pour lui dire « Je crois qu'on a tous encore des choses à apprendre, toi la première sur ce que tu appelles plus humain, mon amour. » Dans un murmure au creux de son oreille les mots sont avoués comme des défis. La belle a beau souvent mener la barque, elle n'en reste pas moins la personne la plus curieuse que je connaisse. Déposant un dernier baiser sur sa peau, laissant mes mains glisser le long de ses bras nus, je m'éloigne finalement d'elle à mon tour.

Me dirigeant vers une des lames du parquet suppliant, j'observe la tâche noire qui murmure à mes oreilles trop de choses, marche dessus sans scrupule, la laissant craquer sous mon poids pour ouvrir l'un des placards et y sortir une bouteille d'apparence neutre. Sans dire un mot de plus, j'attrape deux verres que je pose sur le buffet abîmé pour les remplir sans me retourner avant de reprendre doucement. « Ce n'est pas que je n'embrasse pas ma nouvelle nature, c'est simplement qu'elle me paraît plus dangereuse que ce que tu ne veux bien croire. » Je me retourne, les deux verres à la main, lui en tendant un, le mien déjà aux lèvres. « Du Whisky, j'espère que ça t'ira. » Une remarque qui n'attend pas de réponse alors que je continue sur ma lancée, laissant le liquide tourner dans le verre, par vagues. Laissant le bois de cet appartement l'ouvrir un peu trop – rien qu'une gorgée d'alcool ne puisse pas faire taire. Pinçant des lèvres, loin d'être un grand buveur, j'articule finalement. « Je n'ai croisé que quelques personnes comme moi et aucune ne semblait avoir crié ses particularités sur les toits. Je ne sais pas ce que l'on est, ni d'où cela vient mais je sais que tu aurais tort de sous-estimer ces gens. » Je ne parle évidemment pas de moi, pourtant, sans un mot de plus, je pose nonchalamment le verre là même où il se trouvait quelques instants auparavant avant de m'avancer à nouveau vers la belle sorcière.

Laissant la distance entre nous s'amenuiser grandement, je l'attrape par la taille pour finalement poser mes lèvres sur son bras libre, le couvrir de baisers tendres avant de dire, d'un sourire trop malsain pour moi, un sourire qu'elle ne voit pas. « Mais tu n'as pas besoin de moi pour ça, alors on laisse ces histoires derrières nous ? » Relevant la tête vers elle, sans rompre le contact, laissant quelques caresses se perdre entre nous, je cherche désespérément à comprendre ce que je deviens. Parce que parfois je ne me reconnais plus, plus mesquin, plus joueur, plus violent. Plus tout, pas assez bon. Je n'arrive pas à trouver d'équilibre sans même savoir pourquoi. Alors même si je ne comprends pas ce qui se passe avec moi, s'il y a bien une chose que je suis sûr de vouloir, c'est elle.

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Re: Breathe me ∥ Cordelia   Mar 13 Juin - 11:20


breathe me

Help, I have done it again. I have been here many times before. Hurt myself again today. And the worst part is there's no one else to blame.



« Heureusement que tu n'as pas toujours raison, sinon nous ne serions pas là tous les deux aujourd'hui. » Elle ignore la remarque, un roulement d’yeux à l’appui de sa présomption coutumière. Pourtant, lorsqu’elle sent le corps du Hellraiser s’approcher du sien, elle ronronne presque ; plutôt, c'est un soupir las et lascif qui s’échappe, cajole l'air et l'ambiance. Les mains fermes du jeune homme trouvent le chemin vers les reins de la sorcière, se resserrent contre son corps. Lorsque ses lèvres revendiquent sa nuque, elle se mord instinctivement la lèvre inférieure. Le ténor du jeune homme tremble dans ses oreilles, la fait rêver des suites de leurs petits caprices. « Je crois qu'on a tous encore des choses à apprendre, toi la première sur ce que tu appelles plus humain, mon amour. » Le murmure contre son oreille l’amuse, d’autant plus qu’elle reconnait dans le timbre du beau brun des nuances de bravade, tel un défi qu’il lui prescrit avec espièglerie. « Je suppose que ce n’est pas mon domaine d’expertise, non. » Elle n’a peut-être rien d’humain aux yeux de bien des gens, mais elle sait que ça n’a aucune pertinence aux yeux d’Adrian, qui la suit aveuglement, lui mange dans la main. Ses baisers cessent, les lèvres du beau brun lui échappent et la sorcière rétorque immédiatement d’un nouveau soupir, plus contrarié cette fois-ci.

Il l’abandonne, mais qu’un instant. Rapidement, il la retrouve, occupe de nouveau son espace personnel, lui tend le verre qu’elle a réquisitionné plus tôt. « Ce n'est pas que je n'embrasse pas ma nouvelle nature, c'est simplement qu'elle me paraît plus dangereuse que ce que tu ne veux bien croire. » La brunette roule péniblement des yeux, écarte les préoccupations vaines de son amant par la même occasion, tendrement agacée par  l’insistance du jeune homme à ce sujet. « Et est-ce réellement une mauvaise chose? Il faut savoir apprécier les bienfaits du danger de temps en temps, Adrian. Toi mieux que quiconque devrais le savoir. » Susurre-t-elle, sa voix rauque, mais suave chancelant chaque note, chaque syllabe, comme si elles étaient toutes aussi importantes les unes que les autres. « Du Whisky, j'espère que ça t'ira. » Elle est surprise le temps d’une seconde – étonnée que le beau brun ait ce genre de propagande dans son appartement vu les temps qui courent, mais elle ne serait certainement celle à se plaindre que ça soit le cas. La démone s’accapare du verre, le fait trembler dans sa main avec toupet, avant de l’apporter à son gosier. Elle savoure la première gorgée de cette denrée rare, ferme les yeux le temps d’un autre soupire qui traduit de son agrément et le chante sous les sonorités rauques de sa voix.

« Je n'ai croisé que quelques personnes comme moi et aucune ne semblait avoir crié ses particularités sur les toits. Je ne sais pas ce que l'on est, ni d'où cela vient mais je sais que tu aurais tort de sous-estimer ces gens. » Elle ignore la remarque, assez curieuse de la part d’Adrian qui se découvre une audace qui n’est pas pour déplaire à la démone. Elle pince les lèvres, se tait alors qu’il transporte son esprit ailleurs avec le simple contact de ses mains contre sa taille. Ses lèvres frôlent sa peau, la fait trépider. Une caresse voluptueuse parmi tant d’autres dans ce balai charnel. Il joue. Il joue avec elle. Il se divertit, se distrait, se fout peut-être même d’elle avec une délectable malice – qui plait étrangement à la succube. Les baisers qu’il terre contre sa peau lui fait perdre la tête quelques secondes, la réalité ne devient plus qu’une douce chimère, alors qu’ils disparaissent tous les deux dans un monde qui est le leur, à eux seuls. « Mais tu n'as pas besoin de moi pour ça, alors on laisse ces histoires derrières nous ? » Un soupir lascif s’évapore dans l’atmosphère, alors que Cordelia dépose le verre, encore ambré par le Whiski, sur la première surface plate à sa disposition. La brunette attrape ensuite le menton du jeune homme entre ses doigts élancés, le presse à lui faire face, alors qu’elle lui fauche les lèvres, lui fauche également sa liberté par la même occasion. Car elle sait que quand elle l’embrasse, il est prisonnier de sa luxure, des charmes de la succube. Captif entre ses griffes, il n’a nulle part où aller – et elle n’est pas sure qu’il en ait la moindre envie. « C’est une idée qui me plait. » susurre-t-elle, ses lippes rosées encore placardées contre celles du Hellraiser.

« Je suppose que je n’ai pas à te le rappeler, mais il y a encore quelques années seulement, on était coincés en Enfer toi et moi. » débute-t-elle d’abord. Ses iris caféinés plongent dans un océan céruléen, cherchent à le déstabiliser, à l’envoûter – une tâche qui n’est pas compliquée pour cet homme qui ne revendique que ça. Sa main droite prend refuge dans sa nuque, caresse quelques cheveux courts qui s’y trouvent. « À cette époque-là aussi, tu ne saisissais absolument rien de ta nouvelle condition. » Mordu par une créature obscure, le néerlandais avait été transformé contre son gré en quelque chose qu’ils, à l’époque du moins, ne comprenaient pas tous les deux. Cordelia, de son côté, s’en était servie pour se rapprocher davantage de lui, de tirer parti de lui et de sa naïveté, et de s’assurer qu’il lui soit éternellement en reste. « Moi non plus, d’ailleurs. » avoue-t-elle avec une nonchalance qui n’est que relevée davantage par ses épaules qu’elle rehausse avec la même intention. « Et pourtant, tu as survécu. » Elle fait défiler ses pattes sous ce sweat trop grand que revête Adrian, touche les lignes et arêtes de son abdomen, une malice et fourberie suspendues sur chacun des traits de sa figure circéenne. « Loin de moi l’idée de m’attribuer tout le mérite… » C’est tout l’opposé à vrai dire. « ….mais je crois qu’on sait tous les deux pourquoi… » La brunette plisse les yeux, le lutine d’un regard taquin, avant de rouler ces yeux marrons devant sa propre bêtise.

La succube délaisse son manège pour rattraper le verre qu’elle a déposé précédemment, mais au lieu de l’apporter à ses lèvres à elle, elle le colle à celles du beau brun. « Bois. » ordonne-t-elle, celle pour qui il est coutume de commander les gens autour d’elle. « Détends-toi, Adrian. » Sur la pointe des pieds, elle porte de nouveaux des baisers dans le cou du jeune homme, fait front à une fine barbe qui nait subtilement contre la peau laiteuse du néerlandais. « On nous a offert une seconde chance. À quoi bon la gaspiller à se morfondre? » Elle l’interroge, comme bien souvent, mais elle n’a que très peu à faire des réponses qu’il puisse bien lui céder. Ce ne sont que des chimères qu’elle lui chante aux oreilles, telle une sirène qui envoûte du mieux qu’elle peut la première et maudite âme qui tombe dans ses filets. « Profitons-en. » Elle recule. Pas trop. Mais suffisamment pour qu’il l’observe de face et de front, qu’il la regarde bien. Qu’il la contemple, elle, et son regard inquisiteur, elle et sa moue séductrice, elle et son langage corporel suborneur. Ne résiste plus Adrian, à quoi bon?

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cordelia narcissa hopkins
they called her volatile, for she was erratic, turburlent and chaotic. they called her destroyer, for she was angry, vulgar and vain. they called her animalistic, for she was blunt, brutal and senseless. but they called her queen, for she was porcelain, perfect and eternal.
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