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 Darkness will blaze in the shadows |Dante|

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Sam 10 Déc - 1:05


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Les arènes. Beaucoup en étaient ressortis brisés, détruits. Ambre s'en était pas mal foutue quant à elle. De toute façon, ce n'était pas comme si elle n'était pas habituée à la mort et la violence. Ca avait été un terrain de jeu grandeur nature, sans la possibilité de mourir. Parce que oui, la jeune fille était partie du principe qu'ils s'en sortiraient tous. Pourquoi ? Parce qu'aucun gouvernement quelque peu sensé n'irait sacrifier ses propres hommes, les rares qui lui sont loyaux. Aucun dirigeant n'irait supprimer des citoyens lambdas alors que la révolte gronde dans les rues. Quoi que, en y repensant à froid maintenant... Si, avec les politiques d'aujourd'hui, c'était possible. Mais la tueuse aimait à penser que si tel avait été le cas, elle n'aurait pas été choisie. Peut-être parce qu'elle ne voulait pas faire face à la vérité, à savoir qu'elle n'était qu'un pion échangeable chez les miliciens. Une personne parmi des dizaines d'autres. Niklas n'était techniquement pas son supérieur, et si elle était indispensable pour lui vu qu'elle était l'une des rares à être au courant de ses activités illégales, il n'en restait pas moins qu'il n'était que porte-parole. Un simple visage qui pourrait changer tout aussi rapidement que le précédent. Et il n'aurait pas été jusqu'à empêcher sa... Nomination. D'ailleurs, il ne l'avait pas fait sur ce coup-ci non plus.

Finalement, ce qui l'agaçait réellement, c'était d'avoir été mis au repos forcé. Certes, elle continuait de défier ces ordres-là, se pointant certains jours au travail, mais la plupart du temps, elle se faisait dégager. D'autant plus que Niklas s'en était mêlé récemment, lui faisait comprendre que la demande venait de lui et qu'il espérait maintenant qu'elle serait respectée. Chose qu'Ambre lui avait assuré, malgré le fait que cela ne la réjouissait pas. Parce que son cerveau prenait un malin plaisir à s'amuser avec ses souvenirs depuis sa sortie de l'arène quand elle ne trouvait pas de quoi l'occuper. Si ce n'était encore que la journée après... Mais maintenant, des cauchemars faisaient leur apparition. Et que tout cela la renvoyait à son enfance. A son besoin de tendresse et d'amour auquel on avait renvoyé que de la violence et de l'indifférence. Ces rappels déclenchaient en elle des réactions qu'elle pensait avoir oublié. Les entrailles serrées, le coeur qui s'accélère en même temps que la respiration, les yeux qui s'emplissent de larmes. Ce qu'elle liait aujourd'hui à de la faiblesse. Et qu'elle ne savait plus du tout gérer, bien qu'elle ne l'avouerait jamais complètement. Alors, elle préférait cacher tout ça, se cacher des yeux des autres. En s'enfermant à double tour dans son appartement, à défaut de pouvoir aller bosser pour ne plus y penser.

Une nouvelle pensée s'ajouta aux précédentes. Un rappel que, de toute façon, personne ne viendrait s'inquiéter pour elle si elle venait à disparaître pour quelques jours. Bon, il y avait peut-être Dante. Que son esprit passa au second plan rapidement, comme une façon de se protéger et d'éviter de trop s'attarder sur ce qu'elle n'était pas capable d'assumer pour le moment. Son coeur et son cerveau n'étaient pas les plus à même de gérer ce qu'il représentait pour elle en ce moment non. Ils étaient plus à même de la faire exploser de l'intérieur si la jeune fille y pensait trop. Donc... Ne pas tenter le Diable. Ambre jeta un regard à sa montre. 21H, et elle ne tenait déjà plus debout. Il fallait dire que la nuit précédente avait tourné court. Et celle d'avant aussi. Elle les avait passées à mettre sur papier des stratégies pour régler le problème "Isak". Sans en parler à Niklas. Elle avait appris que le porte-parole s'intéressait à la soeur de celui-ci mais qu'il empêchait au bon déroulement de la relation. Et comme Ambre avait besoin de s'occuper, elle avait tracé des arbres de l'organisation, avait cherché toutes les faiblesses potentielles de la mafia. Et avait déjà un plan pour l'intégrer. En tant que danseuse. Ou prostituée plutôt, même si ce n'était pas explicitement dit lorsque les filles se faisaient embaucher, puisque le patron préféré le terme "danseuses exotiques". C'était plus discret n'empêche.

Dans tous les cas, les feuilles étaient restées éparpillées sur la table du séjour alors qu'elle regagnait sa chambre. L'appartement en lui-même était plutôt petit, comparé aux moyens que la jeune fille possédait. Un pièce à vivre, une cuisine, une chambre et une salle de bain, pas forcément le luxe qu'elle devrait pouvoir s'offrir. Mais étrangement, elle touchait assez peu à la fortune dont elle avait hérité par son père pour ses besoins personnels. Elle préférait la garder pour payer des informateurs ou acheter le silence de certaines personnes. D'autant plus qu'une shadowhunter aussi jeune ne devrait pas pouvoir s'offrir l'une des villas les plus luxueuses de la Nouvelle-Orléans. Et Ambre préférait éviter de se découvrir dans les colonnes assassines d'un quelconque journal d'opposition. Elle était parvenue jusqu'ici à faire en sorte que ce passé reste secret aux yeux de beaucoup, même dans son propre "camp". Pas la peine d'offrir des raisons aux résistants de venir fouiller ses actions et ses souvenirs. Oh, elle ne se pensait pas si importante. Mais elle était un agent du Gouvernement, et un agent qui le soutenait pleinement. Quoi de mieux pour s'en prendre aux dirigeants que de pointer du doigt que ceux qui y travaillent sont des criminels ? Voire pire. Ce sont ces pensées-là qui l'accompagnèrent tandis qu'elle enfilait son tee-shirt pour dormir et se glissait dans son lit. Comme si tout ça augurait une nuit des plus mouvementées...

Parce que Morphée décida une fois de plus de laisser les cauchemars lui envahir l'esprit. Les monstres qui l'attaquaient, son passé qui revenait au galop, l'enterrant vivante. Une part d'elle lui hurlait que tout n'était un rêve. Que rien n'était réel, que tous ces gens étaient déjà morts. Que ses géniteurs ne viendraient plus refaire de sa vie un enfer pire que celui dans lequel elle s'était enfermée. Mais c'était peine perdue. Elle était submergée par toutes ces choses qu'elle ne comprenait pas. Ses yeux s'agitèrent sous ses paupières, son coeur s'accéléra brutalement, en même temps que sa respiration se saccadait. Elle suivait physiquement les aventures qu'elle subissait dans son cauchemar. Les coups qu'elle se prennait. Puis l'étau de terre se resserra autour de son corps, l'empêchant dans un premier temps de bouger, puis de respirer, seule la terre entrant dans ses poumons.

Et elle se réveilla en sursaut sur cette fin. Il devait être à peine plus de 23h, et la tueuse savait que sa nuit s'arrêterait là. Ses yeux vairons restèrent dans le vide quelques secondes, sans apercevoir la personne assise sur le rebord de son lit. Il fallut le temps à son esprit de ranger le cauchemar dans sa petite case attribuée, à sa respiration de se calmer, pour que son regard s'accroche à celui de l'arrivant. Un peu d'étonnement, tandis qu'elle parvenait à murmurer un mot :

"Dante ?!"


Un seul et unique mot mais qui reflétait toutes les questions qui s'imposaient à son esprit. Qu'est-ce qu'il foutait ici au beau milieu de la nuit ? Il n'aurait pas pu prévenir qu'il voulait passer ? Ou alors il avait essayé de le faire mais Ambre n'avait pas compris, avec les derniers événements, c'était probable. Ses doigts se retirèrent de la crosse de l'arme cachée sous son oreiller. Bordel, heureusement qu'elle avait repris le contrôle plutôt vite, sinon, son instinct aurait conclu à un danger imminent et se serait défendu. Même si envers Dante, la plupart du temps, il était plutôt sympathique et évitait les conneries.

En revanche, Ambre était clairement tendue. Notamment parce qu'elle était convaincue d'être seule pour un moment. Et donc qu'aucun bandage ne cachait ses blessures. Et qu'elle détestait que quelqu'un puisse les voir. Il s'agissait d'un signe de faiblesse. Surtout que son bras gauche était dans un sale état, recouvert de cicatrices. Et que son autre bras et ses jambes aussi. Doux souvenirs des altercations avec les chiens des enfers durant l'arène. Doux souvenir de la charpie à laquelle son bras avait été réduit. Pourtant, elle aurait largement préféré que Dante ne voit pas cela. Elle ne voulait pas qu'il s'inquiète pour le monstre qu'elle était.


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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Lun 19 Déc - 23:34

Tes doigts courent sur la guitare, glissent, pincent. Les accords se dessinent, en gamme mineure. Ta voix, un peu cassée, se répand dans le Masquerade, murmure et chante une vieille chanson folk de la Louisiane, une histoire d'homme perdu, sans racines. Un peu comme toi, quelque part. Tes racines à toi sont loin, trop loin, dans une vieille cité antique dont tu ne verras probablement plus jamais les ruines, tout au plus en verras-tu les vestiges du passé, ces œuvres achetées, bradées, volées. Les États-Unis sont ton pays d'adoption et si tu n'aimes pas tout, là, n'aimes pas leur mode de pensée et leurs déviances et leur violence, leur histoire remplie d'intolérance, de conflit et de haine, tu as vite appris à aimer leur musique. C'est après tout un langage universel, qu'importe la langue, qu'importe la culture, ce sont toujours les mêmes notes, les mêmes rythmes, les mêmes sons qui mouvent les corps, mouvent les émotions. Tu aimes la langueur et la mélancolie de leurs vieilles chansons traditionnelles, parfois chants d'espoir d'esclaves travaillant à s'en tuer dans des champs à rêver de jours meilleurs, parfois voix d'immigrants loin de leurs terres natales. Il y a de la beauté dans ces notes brisées, dans ces trémolos, dans ces notes qui traînent, ces mots qui prient. Y'a des regards qui s'attardent sur toi, adulte aux allures d'ado tatoué et piercé, avec sa guitare acoustique, son jeans délavé et son T-shirt trop grand. Tu fais un peu tache dans cet endroit impeccable, comparé à cette clientèle triée sur le volet. Mais t'as du talent, t'as une voix qui porte, une voix qui chante la nostalgie et l'optimisme et c'est pour ça qu'on t'a pris, pour ça que t'es là. Tu distraies la haute société de ces jours de malheurs, tu lui contes des promesses d'amour éternel et de pays lointain qu'on retrouvera un jour. La lumière des spots baisse et ta voix avec eux. Tu fermes les yeux pour te concentrer sur ces dernières notes murmurées, venues de ta gorge et enfermées dans ta bouche, plutôt que sur ces visages et costards parfois anonymes, parfois plus ou moins connus. Y'a que la musique qui compte à cet instant.

La chanson se termine, la dernière de ton set, et quelques applaudissements se font entendre dans le cabaret. Tu t'inclines avec un sourire, guitare à la main. Dans tes humeurs plus joviales, t'aurais peut-être sorti une blague ou un sourire ou une oeillade séducteurs mais t'es pas d'humeur, pas vraiment, alors un demi-sourire suffira.

Il doit être presque vingt-trois heures quand tu quittes ton boulot, la chaleur moite de La Nouvelle-Orléans t'accueillant comme toujours au sortir du cabaret. Tu t'éloignes un peu de la rue, t'engouffres, guitare à la main, vers les ruelles qui mènent vers chez toi. Tu grilles une clope sur le chemin, laisses la fumée s'entrelacer dans tes poumons avant de la laisser ressortir en un fin filet hors de tes lèvres. C'est une sale manie, une sale habitude que t'as pris à l'université, en même temps que t'as adopté tatouages et piercings. T'avais ta liberté, t'étais loin de tes parents alors forcément, t'as un peu déconné. Pas juste pour te rebeller contre eux, nan, t'as jamais eu de problèmes avec eux, tu les aimais et les respectais immensément. Nan, tu voulais juste aller plus loin, tester de nouveaux trucs, voir de nouvelles choses. T'as toujours été curieux, un peu trop, et ça t'a pas toujours mené à des trucs biens. Ça te rend vif, intelligent et cultivé mais ça te fout aussi pas mal dans la merde quand tu tombes sur une découverte qui te plaît pas, contre laquelle tes principes se révoltent. Les déviances du gouvernement. Les extorsions subies par tes parents. Les sévices infligés à Ambre. Les injustices et tortures vécues par la population. Y'en a toute une panoplie. T'as l'embarras du choix pour ton combat.

Le bâton de nicotine rétrécit petit à petit entre tes lèvres et tes doigts tandis que t'avances dans les rues, avales la distance, mètre après mètre. Tu t'arrêtes près d'un lampadaire, écrases ta clope sous ta converse quand une image attire ton œil. Dans les vitrines, tu vois les écrans (LCD, LED, plasma, tout ça, t'as jamais vraiment pigé) diffuser dans un choeur de blancs éclatants et lueurs vives les images des derniers jeux. Ou qu'importe quel nom ils ont porté cette fois. C'est toujours le même manège macabre, le même sacrifice barbare depuis les jeunes envoyés en pâture au Minotaure. Sauf qu'au lieu de se protéger d'un monstre, ces tueries insensées ont pour seul but de distraire une foule tout en lui instillant la peur de la tirer au sort pour la prochaine fournée meurtrière. Cette fois, c'est le Monstre qui va chercher lui-même ses proies et diffuse ses meurtres au monde.

Sur les écrans, tu vois le visage d'Ambre, juste un instant fugace avant que la caméra ne s'arrête sur un autre et puis encore autre, l'expression pâle, horrifiée, déterminée, folle ; tellement de victimes d'une loterie morbide. La bile te monte à la gorge et t'aurais envie de fracasser ton poing dans ces écrans qui se moquent de toi, à retransmettre en boucle ces images qui sont gravés sur ta rétine et que t'aimerais pouvoir effacer mais que tu peux pas.

Ça t'a bouffé. Complètement bouffé. T'as jamais demandé à voir crever quelqu'un que t'aimais sur un putain d'écran télé. T'as jamais souhaité qu'on t'arrache le coeur juste parce que ça fait de l'audience, du chiffre, de la peur. T'as déconné après ça, ouais. Tu t'es un peu trop bagarré, t'as un peu trop picolé. Bizarrement, tu t'es pas fait prendre alors que ça aurait été l'occaz' parfaite, t'avais plus Ambre pour te tirer d'affaire. Nan, parce que ces salauds lui avaient pris la vie.

C'est ce que tu croyais, du moins, jusqu'à ce que l'annonce tombe, alors que t'avais les yeux rouges, cernés, explosés par trop de nuits dehors, trop d'excès, trop de faim et de chagrin aussi...l'annonce que tout ça avait été faux, qu'une retransmission morbide en direct de leur cerveau, que ce brave cortex n'avait pas grillé et que tous les participants étaient en vie. Surprise ! La bonne blague ! On rembobine et on remet ça ? Sans rancune !

Des fois t'aimerais faire partie de ces radicaux qui font exploser les bâtiments du gouvernement. Sûr, ta tête resterait pas bien longtemps sur tes épaules. Mais putain, ça te ferait tellement de bien de leur défoncer la gueule à coups de dynamite.

Ça fait plusieurs jours qu'Ambre est ressortie de ce truc. T'as toujours pas de nouvelles. C'est pas comme si auparavant tu la voyais tous les jours ou que la communication était ultra aisée depuis qu'il y avait plus d'internet (putain ça te manque) ou de téléphone (ou en tout cas, pas super facilement). Tu la croises plus au gré du hasard et parce que tu connais bien sa piaule (au cas où tu dois te réfugier) et elle la tienne. Tes yeux se dirigent à nouveau vers ces écrans, qui diffusent une pub quelconque pour un instant, mais ça n'efface pas les images passées juste avant de ton crâne. Décision prise, tu avances plus vite vers chez toi. Pour débarquer chez elle, te faut sa clé et ta moto.

Quand tu débarques chez toi, c'est juste pour déposer en vitesse tes affaires, ramasser ta veste en cuir, ton casque – sécurité toujours – la clé de l'appart' d'Ambre et tu repars aussi sec à l'assaut des rues de LNO. Y'est presque 23h et le bruit de ton moteur se noie dans cette cacophonie qui manque à la ville depuis la Prohibition. Tu files vers l'autre bout de la ville, ta nouvelle résolution te donnant une concentration dont t'as bien besoin pour affronter la soirée qui s'annonce. T'as cru qu'elle était morte. Ça a duré "que" quelques jours mais pour toi c'était une éternité de chagrin. T'as pas voulu la brusquer, parce que ça doit pas faire longtemps qu'elle est revenue et maintenant tu sais qu'elle est en vie. Mais t'as besoin de t'en assurer. Savoir qu'elle va bien.

La clé rentre avec facilité dans la serrure et tu montes les marches rapidement tout en espérant ne pas faire trop de bruit pour alerter de potentiels voisins. T'es pas dans un quartier méga surveillé par le gouvernement mais tu te méfies quand même. T'as un peu trop joué les cons ces derniers temps pour que ça te revienne pas dans la gueule à un moment ou un autre. Karma, tout ça.

T'ouvres la porte avec prudence et notes directement que tout est éteint. Elle dort peut-être ? Ou elle est pas là ? Tu navigues avec aisance dans la pénombre, évitant meubles et autres obstacles ; c'est un des rares avantages que t'as avec cette nouvelle nature. Plus jamais besoin de lampe de poche et plus jamais d'orteil endolori par un objet qui était pas là quand y'avait de la lumière.

Tu appelles son nom en murmurant, sans succès. Pas dans le salon ou la cuisine. Avec un peu d'appréhension, tu te diriges vers la chambre, en ouvres la porte le plus silencieusement que tu peux. Et y'a un étau qui se desserre autour de ton coeur quand tu vois la forme endormie et la cascade de cheveux que tu connais bien. Tu te rapproches à pas de loup quand il est clair qu'elle dort. Tu veux juste t'assurer qu'elle va bien pis tu rentreras. Ou tu crasheras peut-être sur le sofa pour la nuit. Ça fait un moment que vous vous êtes pas vus, après tout.

Mais très vite, tu te rends compte que c'est pas d'un sommeil paisible qu'elle dort, nan. Elle s'agite, troublée, comme en plein cauchemar. Elle s'agite beaucoup trop, comme si elle était coincée par un ennemi invisible contre lequel elle se débattait sans relâche. Par pur réflexe, tu cherches à la saisir pour la calmer, pour éviter qu'elle ne se fasse trop mal. La couverture glisse de ses épaules et tes yeux s'écarquillent face à la collection d'ecchymoses, de cicatrices et d'éraflures qui parsèment sa peau. Ta voix se bloque dans ta gorge alors que tu voudrais la secouer, la réveiller pour lui demander « putain mais c'est quoi tout ça ? ». C'était dans leur tête, ces conneries, non ? Ces attaques de chiens des enfers, c'était du vent, pas vrai ? Rien de tout ça n'avait été réel. Tu veux croire que rien de tout ça n'était réel parce qu'alors...parce qu'alors...

Tu te rends compte, trop tard, beaucoup trop tard, que tu lui bouffes ses cauchemars. Tu vois les images, non, ses souvenirs, des flashs sanglants et brouillés, défiler devant tes yeux. Y'a une partie de toi qui t'intime, te hurle d'arrêter parce que si y'a bien un truc que tu veux pas faire, jamais jamais faire, c'est te nourrir sur Ambre. Mais t'as pas bouffé depuis des jours et tu crèves la dalle et tu paniques et t'as mal (ou plutôt tu ressens son mal ? T'en sais rien) et t'arrives pas à contrôler tout ça. Tes doigts se crispent au lieu de desserrer leur étreinte et tu vois quel mal tu lui fais, tu vois sa respiration qui peine et c'est toi qui la blesses putain, c'est toi mais t'arrives pas à t'arrêter, t'arrives pas.

Les souvenirs te submergent, et c'est comme si t'étais plongé là-dedans, au lieu de tout regarder via le spectre du petit écran. Mais maintenant t'as l'impression de vivre ça, tu vois tout en haute définition et ça te rend malade. Malade à mourir.

Tu sais pas comment t'arrives à la relâcher. Si c'est le dégoût de ces souvenirs qui te pousse enfin, ou la faim qui s'est enfin un peu atténuée (mais jamais vraiment, jamais assez, t'es quasi tout le temps affamé) ou si c'est encore ta volonté qui a repris le dessus. T'en sais rien mais tu t'arrêtes à temps et t'entends le souffle qu'elle prend et tu peux respirer à nouveau.

Elle se réveille, brusquement, même pas une seconde plus tard. Tu la vois, hagarde, quelques instants, avant que ses yeux ne se tournent vers toi. Elle est encore humaine, elle. Elle te voit, quoi, comme une ombre ? Alors que toi tu vois parfaitement la frayeur sur ses traits, parfaitement ses pupilles qui s'écarquillent quand elle te reconnaît. Elle murmure ton prénom, ton vrai prénom, pas ce nom américain que t'as fini par détester, de l'étonnement dans la voix. Un prénom qui veut dire « qu'est-ce que tu fous là ? ». Tu vois un mouvement du coin de l'oeil, son bras qui se détend, et tu devines sans peine qu'elle a cherché à saisir une arme, que t'aurais peut-être pu te retrouver avec une balle entre les deux yeux si elle t'avait pas si vite reconnu. T'as un rire hystérique qui veut monter dans ta gorge à cette farce. Et dire que c'est toi qui as failli la tuer.

Elle est tendue, sur ses gardes et tu sais pas vraiment pourquoi. Est-ce qu'elle a compris ce que t'étais en train de faire ? Est-ce qu'elle a pigé que ce sentiment d'asphyxie, c'était ta faute ? Vous en avez jamais parlé et t'as toujours pris soin de cacher ta nature au maximum avec elle. Parce qu'elle est fidèle au gouvernement, sûrement avant toi, et que tu sais pas si elle te dénoncera pas en voyant le monstre que t'es devenu. Peut-être même que ce serait elle qui te livrerait en pâture à eux, tiens. Tu veux pas croire qu'elle est capable de ça, mais y'a une voix dans ton crâne qui te dit qu'il y a plein de choses que tu connais pas sur elle. Plein de choses qu'elle cache et que tu sais sûrement pas sa face la plus sombre. Alors tu te prépares au pire, tu t'attends au pire. Même de sa part.

Ton regard retombe sur ses bras. Tes lèvres se pincent avant qu'elles ne se déforment en un sourire qui n'a rien de joyeux et tu relèves les yeux vers elle pour la fixer.

« Hey, j'me disais que ça faisait un moment que je t'avais pas vue. Enfin, à part sur mon écran de télé, tu vois. J'me suis dit que je passerais bien te faire une petite visite vu que j'avais pas de nouvelles. »

Ta voix est moins ferme que tu le voudrais. L'humour, plus incisif et mordant que ne le mérite Ambre. Mais putain, tu t'es inquiété et t'as horreur de ce que t'as failli faire, du contrôle perdu, de ces marques sur ses bras. C'est comme retourner presque dix ans en arrière, quand tu t'es rendu compte que cette gamine à qui t'apprenais les langues était en réalité plus une machine de guerre qu'autre chose.

Mais t'arrives pas à garder le masque longtemps. Pourquoi t'en mets un d'ailleurs ? Tu devrais pas avoir à faire semblant. Pas maintenant.

Tes points se serrent sur tes genoux. Tes yeux se posent sur les draps froissés. Tu te mords la joue avant que les mots ne tombent de ta gorge, durs, enroués et essoufflés.

« J'croyais que tout ça était dans votre tête. Que ça n'avait pas eu d'incidence en réalité. »

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Mer 21 Déc - 18:36


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Un très léger silence se glissa après qu’elle ait prononcé son prénom. Au moins, cela lui laissa le temps de s’habituer à la pénombre. Vu l’heure, il aurait été logique que la pièce soit plongée dans le noir complet, surtout si la jeune fille souhaitait dormir mais elle avait pris l’habitude de toujours laisser les volets électriques entrebâillés, notamment parce qu’un des entraînements qu’elle subissait consistait à… Se prendre une agression au moment où elle s’y attendait le moins. Et donc dans son sommeil. Cela devait l’aider à se contrôler et à se sortir de toutes les situations. Finalement, cela lui avait surtout fait prendre des habitudes plutôt mauvaises. Puisqu’il était plus facile pour le regard de s’adapter à un simulacre de crépuscule plutôt qu’à une nuit noire. Même si cela impliquait de détruire son sommeil. Alors qu’elle en aurait eu besoin là. Enfin, tout ça pour dire qu’elle était capable de distinguer le visage de Dante non loin d’elle, qu’elle se calma plutôt rapidement alors, si on excluait les battements de son cœur impossibles à réguler. Comme si elle avait le temps ou l’envie de gérer ça en plus. Enfin, de toute façon, elle n’avait pas trop le choix. Les pulsations résonnaient dans son crâne, à son grand désespoir. Depuis quand un cauchemar avait autant d’impact sur son corps ?

Elle suivit le regard de Dante, s’aperçut qu’il s’attardait sur ses blessures et grimaça. Bordel, elle aurait voulu éviter une discussion sur tout ça. Elle aurait dû penser à mettre des bandages, même s’il était mieux de laisser les cicatrices à l’air libre la nuit. Elle aurait dû se douter que quelqu’un finirait par débarquer chez elle. Ca devait arriver. Et malgré tout, l’italienne avait préféré s’en moquer. Elle avait préféré croire que rien n’arriverait puisqu’elle n’était qu’un pion remplaçable pour beaucoup. Ses doigts frottèrent doucement ses paupières, chassant les derniers résidus du cauchemar. Ses jambes se replièrent sous elle, encore cachées par la couverture. Il ne manquait plus qu’il remarque que les blessures ne s’étendaient pas que sur ses bras. Et aussi qu’il se rende compte que le poison qui la tuait à laisser quelques traces, bien que ce soit déjà remarquable avec les cauchemars qui la hantaient. Elle n’en avait jamais réellement fait auparavant, son esprit s’étant habitué à toutes les conneries et les horreurs qu’elle voyait. Il était aussi capable de lui faire comprendre que ce n’était qu’un rêve, et donc empêcher ce genre de crise. Sauf depuis sa sortie des arènes.

Ambre laissa son regard s’enfoncer dans celui de Dante alors qu’il prenait la parole. Elle secoua doucement ses cheveux, tout en sachant que chacun de ses mots était vrai. Elle n’avait pas donné de nouvelles durant des jours, elle n’avait pas pensé à comment les gens avaient vécu la chose à l’extérieur. Principalement parce qu’elle s’en foutait. Et parce qu’elle ne s’attendait pas à ce qu’il y ait un tel impact. Ses yeux se détournèrent, s’accrochèrent au mur derrière le jeune homme. Tout pour ne pas avoir à réaliser qu’elle n’aurait pas dû agir ainsi. Ou plutôt qu’elle n’avait pas su comment réagir. Aussi, elle était parvenue à percevoir le reproche latent dans les paroles, peut-être lié à l’inquiétude qui semblait secouer l’italien. Et la jeune fille ne savait plus quoi faire. En réalité, là, elle commençait sérieusement à paniquer. Intérieurement. Extérieurement son visage restait de marbre. Avec les fuites de regard. Oui, bon, avouons-le, ça se sentait qu’elle n’était pas à l’aise. Et c’en était réellement étrange puisqu’en temps normal, les émotions, quelles qu’elles soient, n’arrivaient jamais complètement jusqu’à son cerveau, lui permettant de gérer toutes les situations. Sauf quand Dante était face à elle. Elle lui faisait confiance, faisant que certaines de ses barrières s’abaissaient. Et la mettant dans un état complètement à l’opposé de ce qu’elle était habituellement.

La tueuse n’osait pas parler pour le moment. Même si, dans tous les cas, elle savait qu’elle n’aurait pas les bons mots pour rassurer. Pour elle, c’était normal d’avoir reçu ces blessures, et elle ne s’était pas posée de questions sur le pourquoi du comment. Et puis, elle s’en moquait de ce qui s’était passé dans l’arène, ça avait juste été un terrain de jeu grandeur nature, et plus flippant que la réalité d’un point de vue extérieur. Les douleurs n’avaient été que des réminiscences de son passé, et la jeune fille était rapidement passée outre. En fait, ce qui la dérangeait réellement, c’était les cauchemars et les nausées qui altéraient sa perception et son jugement. La remarque de Dante la fit sourire tristement. Ca aurait été logique effectivement. Ses doigts se glissèrent dans ses cheveux, qu’elle ébouriffa légèrement, bien qu’ils devaient déjà être dans un état déplorable. Elle soupira doucement, entreprit de soustraire à la vue du jeune homme son bras le plus blessé, tout en soulignant pour elle-même qu’elle était de ceux qui s’en sortaient le mieux d’après ce qu’elle savait.

« C’est vrai je… Je n’ai pas pensé à donner de nouvelles après être sortie de l’arène. Je ne pensais pas que ce serait un problème, ou même que tu t’en inquièterais autant… Tu m’aurais certainement passé un savon si j’avais échoué chez toi en plus… »


Son discours s’était terminé en un murmure. Elle n’avait pas envie d’apparaître faible alors elle s’était une fois de plus renfermée sur elle-même, se décidant à gérer le post-arène comme elle l’avait toujours fait par le passé. Sauf que ça ne s’était passé comme la jeune fille aurait aimé. Déjà, elle n’avait pas eu son boulot pour décompresser. Ensuite, des suivis avaient été effectués par un psychiatre, étant donné qu’elle faisait partie de la milice. Et Ambre avait toujours détesté ça. Parce que les médecins essayaient de creuser son passé, sous couvert des arènes, chose qui lui déplaisait fortement, elle qui avait tout fait pour supprimer une bonne partie de son histoire de son dossier. Aussi, elle n’était pas des plus stables et des plus fortes mentalement, et porter les masques supposés l’intégrer en société et montrer qu’elle allait bien la pesait étrangement. Elle frotta avec le plat de sa main les cicatrices qui la démangeaient légèrement.

« Je pense que la drogue qui a été injectée dans nos veines ainsi que le contrôle que les techniciens avaient sur nos corps ont dû leur permettre d’imprimer physiquement ce que nous avons vécu dans les arènes fictives. »

Elle avait analysé la situation avec une froideur et une distance qui lui étaient caractéristiques. Et cela allait probablement agacer Dante. Elle le savait et pourtant elle l’avait fait. Bordel, elle s’exaspérait parfois. Ses yeux se reposèrent enfin sur son interlocuteur. Une hésitation se glissa dans son regard alors qu’elle décida de se rapprocher légèrement de lui et de poser sa main sur le bras de l’italien, laissant ses doigts effleurer l’intérieur du poignet.

« Je… Je suis désolée de l’inquiétude que je t’ai causée… »

Pourquoi s’excusait-elle ? Bordel, s’il y avait bien une chose qu’elle n’avait jamais faite, c’était s’excuser auprès de quelqu’un. Et avoir des émotions qui transparaissaient. Comme au travers de sa voix enrouée en ce moment-même. Dante avait le droit à la totale aujourd’hui. Ambre inspira profondément, puis tenta très maladroitement de changer de sujet. Histoire de réagir un peu normalement pour une fois.

« Tu veux quelque chose à boire ? Ou à manger ? Et tu as encore fumé. »

L’odeur de tabac venait de se frayer un chemin jusqu’à son cerveau. Et comme elle tentait de se raccrocher à n’importe quoi pouvant lui éviter de dévier… Tiens, d’ailleurs, avait-elle quelque chose dans son frigo ?


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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Jeu 29 Déc - 23:28

Tu le sens qu'elle voulait éviter une telle rencontre. Tu peux sentir sa réticence, son envie de cacher ses ecchymoses. Elle se réveille à peine, elle sort d'un cauchemar – un cauchemar que t'as vu malgré toi parce que toujours, cette saloperie de pouvoir doit te faire tout voir, bien sûr – et tu l'agresses presque avec tes questions. Mais t'es comme ça, t'arrives pas à cacher tes émotions et tu ressens pas à demi-mesure. Tu t'inquiètes alors forcément que tu l'exprimes. Et tu sais qu'elle est pas comme toi, que les sentiments ça lui vient pas facilement ou naturellement, que sa confiance se gagne et que c'est pas facile pour elle quand elle doit être honnête. (Tu oses croire qu'elle l'est avec toi.) Mais bordel. Elle sait pas ce que ça t'a fait. Ce que t'as traversé, les yeux rivés sur ce putain d'écran, la bile aux lèvres. Ce petit écran que t'aurais voulu fracasser à coups de poing si c'était pas ton seul moyen de savoir comment allait Ambre. T'as jamais autant détesté ta télé qu'à cet instant. Tu t'es jamais senti aussi impuissant aussi. Avant, tu savais qu'il se passait quelque chose...mais t'avais jamais été mis en direct face à ce qu'elle subissait, t'en voyais que les effets (et encore, tu penses qu'elle en cachait la majeure partie). Et la voir lutter pour sa survie tout ça parce que le gouvernement a rien trouvé d'autre pour abrutir et terrifier sa population ? C'était presque trop. Pourtant t'as gardé tes yeux explosés, veinés de rouge, sur toutes ses actions, comme un de ces moutons que tu détestes, tes poumons relâchant un soupir de soulagement en voyant qu'elle s'en tirait, tes jointures blanchissant à force de serrer tes accoudoirs quand elle se trouvait face à une difficulté. Parce que c'était pas un personnage de film ou un anonyme que tu voyais lutter pour sa survie, là, c'était Ambre et ça changeait tout.

Tandis que tu vois son regard se détourner, tu songes que peut-être qu'elle comprend même pas que tu puisses te soucier à ce point d'elle. Peut-être qu'elle comprend même pas vraiment ce que tu fous là. Et c'est vrai, quand vous étiez à New York, vous vous voyiez pas si souvent et aujourd'hui, avec ces restrictions sur les moyens de communication, c'est pas toujours aisé de la voir. Parfois, ça tient limite plus du hasard et ta propre détermination à débarquer dans sa vie sans t'annoncer. Peut-être parce que si elle sait que tu vas te ramener, elle trouverait une excuse pour t'éviter. Tu penses pas qu'elle penserait à mal, mais elle saurait juste pas comment agir. Comment répondre. Alors elle t'éviterait pour s'épargner cette perturbation. T'es un grain de sable dans l'engrenage, t'es l'anomalie dans son entourage. Tu la pousses au-delà de ses limites, au-delà des rôles qu'on a confectionnés pour elle et tu sais que ça lui fait peur parfois. Que pas savoir quelle partition jouer, quel dialogue déblatérer, ça la fout mal à l'aise. Parce qu'elle est pas censée jouer un rôle avec toi, tu peux techniquement pas lui apporter grand-chose, t'es pas une grosse tête à qui elle doit soutirer du fric, des informations ou qu'en sais-tu encore, ça a toujours été trop scabreux pour toi. Nan, t'es un ami. Et ça, tu l'as appris avec cette ado de quinze ans, un peu trop parfaite, un peu trop fermée aux émotions, c'est pas la norme dans son monde.

Tu la vois se fermer, petit à petit, se protéger. Et bam. Bingo. Elle pensait pas que tu t'inquiéterais. Elle pensait que ça te ferait chier de la voir. T'as presque envie de crier de frustration parce que c'est retourner en arrière, tellement en arrière et t'as envie de te rebeller contre ça mais tu sais que t'énerver ça sert à rien. Tu veux pas être comme ses parents, ses bourreaux anonymes au gré desquels elle collectionnait des coups de façon dont tu préfères encore ne rien savoir.

Tu te passes la main sur la bouche, un sale tic, une habitude nerveuse.

« J'suis ton ami, okay. C'est normal que je m'inquiète. Je t'ai vu crever sur mon écran, tu crois que ça m'a fait quoi ? T'as cru que j'allais danser la salsa ? » Okay, trop violent mais t'arrives pas à te mettre un filtre, là. Tu pousses un soupir, pinces l'arrête de ton nez. « Et pour info, tu peux débarquer quand tu veux chez moi. Je serais peut-être pas forcément présentable ou l'appartement rangé mais tu peux venir quand tu veux. Dieu sait combien de fois j'ai crashé chez toi sans prévenir. » Preuve en est ce moment précis. Elle doit regretter t'avoir filé sa clé.

Tu serres les dents à la suite de ses propos. Mentalement, t'essaies de compter jusqu'à cinq avant d'exploser. T'arrives à trois.

« Et tu trouves ça normal ? Normal que le gouvernement pour lequel tu bosses te drogue et t'enferme dans une cage pour que tu te battes à mort ? Et te sorte, oh, tout ça c'était qu'un putain de jeu mais guess what, tu vas garder des séquelles physiques parce que c'est tellement plus drôle comme ça ? » Bordel mais qu'est-ce qui va pas chez toi ? Tu retiens cette dernière phrase, parce que même maintenant, tu sais que si ça sort de ta bouche, tu vas le regretter dans la seconde. L'engueuler ça sert à rien. « Comment... » T'inspires, expires. Essaies de calmer la colère dans ta voix, avec un succès mitigé. T'évites de la regarder comme ça t'évites de la fusiller du regard indirectement, quand c'est pas elle la cible de ta colère, pas vraiment. « Comment tu peux être aussi calme, bordel. Ils t'ont utilisée comme si t'étais rien à leurs yeux et tu bosses pour eux. Quand est-ce que tu vas réaliser qu'ils s'en foutent de toi ? Que t'es qu'un pion dans leur jeu et que jamais ils te comprendront, jamais ils penseront à toi, jamais ils se soucieront de toi ? Ils te traitent même pas comme un être humain, Ambre, merde. Tu mérites tellement mieux que ça. »

Tu sursautes quand tu sens sa main se refermer sur ton bras. Tu t'es déjà nourri (aussi amère que soit cette pensée), alors c'est plus facile de tolérer ce contact sans que ta faim se réveille mais tu concentres tes efforts pour éviter un tel dérapage comme tout à l'heure. Tu sais que les contacts c'est pas courant pour elle alors il est hors de question de la rejeter alors que c'est elle qui fait le premier geste, juste parce que t'es un pauvre con qui arrive pas à contrôler ses pouvoirs quand il panique.

Tu secoues la tête.

« J'suis juste content de voir que tu... » vas bien n'est certainement pas le mot qui convient à cet instant, si tu te réfères à ces cicatrices et ces bleus. Ton regard dévie vers eux, comme magnétisé, avant de retourner vers son visage. « ...que t'es en vie. Mais fais-le moi savoir la prochaine fois, okay ? Don't be a stranger. » ajoutes-tu un sourire un peu plus faible que ceux dont t'es coutumier.

Tu sens qu'elle est sincère, qu'elle regrette. Elle comprend peut-être pas vraiment, mais elle sait que ça t'a affecté. Et puis, peut-être qu'elle va pas bien. Pas juste physiquement mais mentalement aussi. Un combat pareil...une mort pareille, même si c'était virtuel, ça a quand même laissé des traces physiques. Alors que dire des séquelles mentales ?

« Nan, ça va, j'ai déjà mangé et je doute que t'aies ce que je voudrais boire à cet instant dans ton frigo. Et ouais, je fume quand je stresse, sue me. » réponds-tu, roulant des yeux à la fin de ta phrase, avec néanmoins un fin sourire pour contredire tes mots un peu rudes.

T'as l'impression qu'elle perd un peu pied. La logique voudrait que tu la laisses prendre ses repères, que tu laisses souffler. Mais t'as toujours été quelqu'un de tactile de de démonstratif et c'est pas en la laissant seule dans sa bulle que t'as réussi à avoir la relation que t'as avec elle aujourd'hui. Alors tu bouges pour te retrouver à côté d'elle, ou plutôt un peu derrière elle et non plus en face. Tu prends soin d'éviter le bras sur lequel t'as vu des ecchymoses quand tu passes tes bras autour de sa taille et poses ta tête sur son épaule. T'espères qu'elle réagira pas violemment, même si tu la relâcheras dès que tu vois qu'elle panique. Tu sais que ça risque d'arriver.

« Désolé de t'avoir gueulé dessus. » reprends-tu à voix un peu plus basse, une excuse dans ta voix. « Tu veux en parler ? »



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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Mer 4 Jan - 3:00


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Ils étaient les opposés finalement, chacun vivant au travers de son propre prisme. Dante avait toujours refusé d'agir comme tous les autres. Il avait refusé de rentrer dans les moules. Et c'était agaçant pour Ambre. Et, après, il était parvenu à la faire changer. Certes, pas de manière violente ou complètement visible mais c'était une évolution que peu étaient parvenus à réaliser. Et pourtant, la jeune fille n'arrivait toujours pas à comprendre qu'il pouvait s'inquiéter pour elle. Alors qu'elle le connaissait, alors qu'il avait toute sa confiance, si ce n'était plus. Sauf qu'ils ne s'étaient vus que par intermittence ces dernières années. Peut-être que cela avait permis à l'italienne, ou plutôt l'avait poussé à supprimer le lien qu'ils avaient tissé. Parce qu'elle ne voulait pas qu'il arrive quelque chose à Dante par sa faute. Le nombre de ses ennemis était bien plus important que le nombre de ses "amis", ou plutôt alliés dans son cas. Et le jeune homme la fixant pouvait très bien se retrouver dans une très mauvaise posture si certaines personnes apprenaient son existence et ses liens avec elle. Elle pensait notamment à certaines mafias dont elle avait agacé les chefs. La Menrva par exemple, bien que la personne à sa tête restait inconnue pour elle. Sauf que la jeune fille avait quelque peu menacé de mort cette personne. Ce qui n'était pas la meilleure chose à faire pour rester en vie, il fallait bien l'avouer. Surtout qu'elle n'avait pas pensé aux représailles qui pourraient avoir lieu envers ceux l'entourant. Et plus principalement donc Dante...

Il finit par réagir, soulignant qu'il était son ami, et qu'elle avait parfaitement le droit de venir le voir, qu'importait le moment. Elle eut un léger sourire, alors que la frayeur et l'inconfort pouvaient se lire dans son regard. Elle ne savait pas comment elle-même réagirait à la mort d'un autre, d'un proche. L'italienne ne s'était d'ailleurs jamais posée la question. Peut-être parce qu'elle côtoyait la mort tous les jours, qu'elle avait fini par devenir une partenaire de crime. Ce concept était devenu un être réconfortant, accompagnant ses pas. C'était étrange à dire. De toute façon, c'était étrange de dire qu'elle n'était qu'une tueuse, et rien d'autre. C'était la raison principale pour laquelle elle ne comprenait pas que Dante puisse s'inquiéter pour elle. Elle était un monstre au fond et il se battait quand même. Il cherchait malgré tout à s'assurer qu'elle allait bien. Peut-être le ferait-il moins si la milicienne parlait de ce qu'elle faisait vraiment... Même s'il devait s'en douter. On ne la changeait pas, malgré la disparition de ses géniteurs. Après, en y repensant, elle lui avait en partie donné une clef de son appartement pour qu'il y vienne. Si elle avait voulu se couper complètement de lui, elle n'aurait jamais fait cela. Ses actions et ses pensées étaient en désaccord. Elle se mentait à elle-même plus qu'autre chose.

La jeune fille allait répondre pendant les quelques secondes que lui laissa Dante après ses explications, sauf qu'il explosa, la coupant dans son élan. Elle en sursauta presque. Bordel, elle ne s'attendait pas à ça. De toute façon, il fallait qu'elle arrête de penser rationnellement quand il était auprès d'elle. Il ne réagirait jamais comme elle s'y attendait. Et inversement, elle-même n'aurait jamais les mêmes réactions avec lui qu'avec une autre personne. La tueuse le sentait en colère. Contre elle ? Contre ses propos peut-être. Il n'avait pas tort sur ce qu'il disait. Peut-être que ce n'était pas normal. Sauf pour elle... Puisqu'elle avait toujours vécu ainsi. Au fil des années, elle avait développé cette perception de sa vie. Elle déglutit, fuyant le regard de Dante. Elle s'était encore plus tendue au fil de ses paroles, supportant les reproches latents sur son propre comportement. La jeune fille était une milicienne, une tueuse, l'arène n'avait pas été un problème, les blessures non plus. Non, c'était juste ce putain de poison qui l'avait foutu au fond.

Elle finit par relever le regard alors que son interlocuteur reprenait le contrôle. La jeune fille s'était murée dans le silence, ne sachant que répondre, et ne souhaitant pas non plus déclencher une nouvelle colère. Et aussi... Elle n'était pas sûre de contrôler sa voix, et ses tremblements. Et elle ne voulait pas apparaître encore plus faible, encore plus... Humaine. Être si calme... C'était devenu une habitude, sa marque de fabrique. On ne pouvait pas l'énerver, la faire sortir de ses gongs. On ne pouvait pas provoquer les pleurs, la peur chez elle. Ce calme était sa manière de gérer le monde autour d'elle. Sa manière d'utiliser son manque d'émotions à son avance. Sa manière de se voiler la face quant à ce qu'elle subissait. Ses yeux se baissèrent quelques secondes, alors que son esprit cherchait à réaliser, à comprendre la part de vérité dans les mots de l'italien. Finalement, il était plus facile de rester de marbre devant un inconnu que devant une personne qui la connaissait et qu'elle appréciait. Ambre inspira profondément, cherchant à reprendre ses marques et son espace après les remarques de Dante. Sans forcément y parvenir.

La suite fut plus posée, peut-être parce qu'elle avait été établir un contact. Le jeune homme finit par lui dire qu'il était tout de même heureux de la savoir en vie. Et il n'avait pas tort sur le fait qu'elle aurait dû aller le voir plutôt que de s'enfermer à double tour chez elle. Même si, dans son esprit, c'était quand même la meilleure chose à faire. Parce que les blessures avaient quand même eu le temps de cicatriser un minimum. Alors que si elle avait débarqué tout de suite... Il n'aurait pas forcément apprécié qu'elle tâche son intérieur avec son sang. Bon, elle garderait cette pensée pour elle, pas la peine de lancer cette précision...

"D'accord, j'essaierai de... De donner des nouvelles plus souvent. Notamment si de telles choses se reproduisent, même si ça ne devrait pas être le cas. Et même, il faudrait que je... Prenne le temps de passer te voir."

Bien qu'il soit opposant au Gouvernement qu'elle sert. Bordel, elle choississait bien la seule personne proche d'elle. Elle glissa ses doigts dans ses longs cheveux, cherchant à retrouver sa contenance.

"Je ne sais pas, peut-être que ça aurait été normal que tu danses pour célébrer ma mort. Je suis sûre que c'est ce que les autres feraient. T'es le seul à t'inquiéter pour moi."


Et ce n'est pas normal. Mots qu'elle ne prononça pas, puisqu'étrangement, elle... "Appréciait" qu'il pense à elle d'un côté. Après, d'un côté, tout ce qu'elle disait était vrai. Personne n'irait pleurer sur sa tombe, à condition qu'elle en ait une. La jeune fille n'était guère appréciée au sein même de la Milice. Elle agaçait la plupart de ses collègues avec son comportement. Quant à la population... Bordel, ce devait être encore pire. La plupart de ses relations en dehors de celle-ci ou de celle avec Niklas était basée sur des mensonges. Des faux noms, des fausses origines. Ou sur un manque d'informations de son côté. Sauf qu'Ambre le faisait exprès. Elle refusait de s'attacher, de montrer qui elle était réellement, parce que ce serait signer son arrêt de mort. Bon, Dante connaissait déjà son passé, c'était bien plus facile comme ça... Elle retira sa main de son bras et entreprit de répondre à ce qui avait provoqué la crise de colère, tout en laissant ses ongles s'attaquer à son bras envahi par les cicatrices, sans s'en rendre compte.

"Je suis calme parce que c'est ce que j'ai toujours connu. Ce ne sont que des cicatrices en plus, qui se soigneront avec le temps, comme toutes les précédentes. Merde, je passe mes journées à lutter pour survivre, ce n'était qu'une mise en situation supplémentaire."
Une pause pour reprendre une inspiration, prouvant qu'elle détestait parler de ça. "Ils se comportent comme mes géniteurs. Des êtres humains comme des autres. C'est comme ça, mais c'est toujours mieux que d'errer sans le moindre but. Je ne vaux rien Dante."

Sa voix était plus blanche qu'elle l'aurait voulu. Moins contrôlée aussi. Parce que dire qu'elle était un monstre était bien plus complexe que de simplement le penser. Elle sentit un liquide chaud sur son bras. Un simple regard suffit à confirmer ses craintes, ses blessures s'étaient rouvertes. Elle était tellement stupide aussi de forcer le passage sur la peau meurtrie de ses ongles. Ses yeux se détournèrent rapidement, histoire de ne pas réattirer l'attention de Dante sur ses blessures. Il avait repris la parole. Elle passa outre la remarque sur son rapport au tabac, mais répondit tout de même à une autre partie :

"En effet, je n'ai pas d'alcool si c'est ce que tu recherches... Avec mes liens avec le Gouvernement et le fait que je ne le supporte pas, c'est compliqué. Je penserai à m'en procurer pour ta prochaine visite toutefois."


Un certain contrôle avait été repris, bien qu'il ne durerait pas longtemps. Parce que Dante avait le don de ne jamais faire ce qu'elle attendait. Encore pire, il faisait toujours ce qu'elle supportait le moins. Et ce qui était le plus impressionnant, c'est qu'il était le seul à pouvoir faire ça sans se retrouver décapité. Ou sans qu'elle ne parte dans une crise de panique trop violente. Même s'il fallait l'avouer, il avait eu du culot pour le coup. La jeune fille le vit, et le sentit, se déplacer pour venir se placer légèrement derrière elle. Un instant, elle fut tentée de se retourner, de le suivre pour comprendre ce qu'il voulait faire. Sauf qu'il fut plus rapide qu'elle, glissant ses bras autour de sa taille et laissant sa tête prendre place contre son épaule. Un sursaut chez Ambre, les muscles se tendant sous le contact. Elle ne se contrôlait toujours pas de ce point de vue-là. Pourtant, elle parvint à éviter la crise d'angoisse pure et dure. Il n'y eut aucune violence, si ce n'était les battements assourdissants de son coeur qui avait décidé de se lâcher un peu. Il s'excusa pour ses mots, la tueuse secoua doucement la tête. Ce n'était vraiment pas la peine, puisqu'il devait avoir raison sur de nombreux points. En parler... Elle ne saurait même pas quoi dire tellement elle n'avait pas l'habitude d'être dans cette situation. La jeune fille se frotta la joue, laissa ensuite sa main retomber sur le bras de Dante. Elle faisait attention à ne pas laisser son sang couler sur le bras du jeune homme, quitte à imbiber son propre tee-shirt du liquide rouge.

"Je ne saurais même pas par quoi commencer... Je n'arrive même pas à comprendre ce qui se passe..."

Sa voix était devenue un murmure, tremblant. Elle était complètement perdue, incapable de mettre des mots sur ce qui lui arrivait. La présence de Dante lui fit baisser les dernières barrières, fit lâcher ses nerfs. La perle transparente quitta son oeil, roula le long de sa joue, se détacha de sa mâchoire pour chuter contre leurs doigts. Ambre n'avait même essayé de l'arrêter avant. Ca n'en valait plus la peine.

"J'ai... J'ai juste peur..."

Comme un aveu, tombant dans un murmure de sa voix enrouée d'une émotion nouvelle...


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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Jeu 2 Fév - 11:19

Parfois, tu te dis que si t'avais pas le prof d'Ambre, vous n'auriez probablement jamais été amis.

Tu es sociable et tu vas facilement vers les gens, discutes aisément avec eux mais quand tu te heurtes à un mur, tu ne t'acharnes en général pas. Il y aura toujours quelqu'un d'autre pour apprécier ta compagnie, quelqu'un à qui tu n'imposeras pas ta présence. Ambre, tu imagines, t'aurais fait sentir ça. Ce silencieux mais persistant « back off », ce mur invisible qu'elle construit autour d'elle. Ce n'est pas qu'elle est incapable de fonctionner en société, que du contraire, elle se fond aisément dans les rôles qu'on lui donne. Mais découvrir le vrai visage derrière le masque, les vraies émotions, sans relever de l'impossible, est particulièrement ardu. Il t'avait fallu presque deux ans, et Ambre avait été plus jeune et si pas plus sensible, au moins n'avait-elle pas accumulé autant d'années de maltraitance qu'aujourd'hui.

Tu te demandes comment on peut traiter son propre enfant de cette façon. Comment on peut l'éduquer pour en faire un objet, une arme, davantage qu'un être qu'on doit aider à grandir et aimer. Tu ne comprends pas. Et tu ne comprendras sans doute jamais.

Vous ne pensez pas de la même façon, n'avez pas été éduqués de la même façon et c'est encore plus flagrant lors de cette conversation. Tu penses que t'accordes plus d'importance à sa propre vie qu'elle-même. Ça te laisse un goût acide dans la gorge. Tu n'aimes pas ce sourire triste qui orne ses lèvres, comme si elle te prenait en pitié de ressentir autant d'émotions. Comme si c'était une faiblesse, un défaut, de t'en faire autant pour elle, d'agir comme un humain, au fond. Et ouais, être humain ça fait mal, et tu l'es plus tout à fait au final, plus vraiment, mais ta nouvelle nature a fait qu'exacerber ton naturel émotif. T'es trop sensible, tu prends tout trop à coeur, tu collectionnes les causes et les combats comme d'autres collectionnent les timbres. T'aimes pas l'injustice et t'aimes pas l'intolérance. T'aimes pas qu'on traite certains comme s'ils valaient moins que d'autres. Ça te tue qu'Ambre rentre dans ce système, l'accepte, aide à le perpétuer alors même qu'elle en est victime, alors même qu'elle en souffre. Ça te tue. Ça te tue.

C'est la colère qui te gagne et te contrôle ensuite. Pas contre elle, ou pas tout à fait, parce qu'elle est victime de ce mode de pensée. Non, t'en veux à ceux qui l'ont faite comme ça. À ses parents, à ce gouvernement, à tous ces marionnettistes invisibles dont tu rêverais de couper les fils si seulement tu parvenais à t'armer contre eux.

Elle fuit ton regard tandis que tu la transperces de tes propos – parce que t'es pas délicat, non, tu l'as jamais été et que si tu dois la blesser pour la défendre d'elle-même, tu le feras –, de honte peut-être, avant de le rencontrer de nouveau quand tu parviens à calmer un peu ce coeur qui bat trop fort, ce coeur qui ressent trop fort.

Parfois tu lui envies ce calme qu'elle a. Parfois tu lui envies cette maîtrise. Mais à cet instant précis, tu veux juste fracasser cette muraille, ce mur qu'elle a érigé pour empêcher le monde de la toucher. Les émotions. Toi.

Elle te promet d'essayer de donner des nouvelles, de passer te voir. Chez n'importe qui d'autre, ça paraîtrait creux, juste des mots pour apaiser un animal qui montre les dents, une main tendue en signe de paix. Tu serais tenté de croire ça aussi de la part d'Ambre. Ce ne serait pas la première fois qu'elle te ment, tu le sais. Mais tu veux croire qu'elle dit la vérité, qu'elle essaiera de changer. Parce qu'elle l'a déjà fait, pour toi.

Parfois tu te demandes si tu as été égoïste. À faire de cette fille autre chose que ce que ses parents la destinaient à être, en tentant de la changer, de l'éloigner du chemin tracé pour elle. Tu te demandes si, en essayant de la forcer à s'ouvrir, tu ne lui as pas un peu volé son libre-arbitre, toi aussi.

La question te travaille plus souvent que tu ne veux l'admettre.

La suite de ses propos te rend triste. Triste, amer et en colère. Y'a une boule qui se forme dans ta gorge, une main qui se serre dans ta poitrine. T'as le souffle un peu plus court, quand tu réponds :

« Peut-être que je suis le seul. Mais je tiens assez à toi pour compter pour quatre. Alors, ouais, je suis peut-être égoïste, mais j'ai pas envie que tu meures. Et j'ai pas envie que tu fasses comme si ta vie valait rien, parce que c'est pas le cas, Ambre. C'est juste ce que des connards ont essayé de te faire rentrer dans le crâne. » Tes doigts s'enroulent autour des siens pour les éloigner de son bras. Tu penses déjà voir le sang perler à la surface, sous ses ongles. Elle ne s'en rend peut-être même pas compte, trop habituée à la douleur qu'elle est. « Te battre pour des salauds n'est pas un but. Obéir n'est pas un but. Je sais que c'est plus facile, crois-moi, je le sais, mais c'est pas la solution. » reprends-tu d'une voix plus douce. « Ils te traitent comme une machine. Et je n'arrêterais pas d'essayer de te faire voir que t'es plus que ça. » Une promesse qui en cache une autre, plus lourde, plus significative. Je promets de jamais te lâcher. Tant que tu peux te battre, tant que tu penses que tu peux quelque chose pour elle, tu resteras à ses côtés. Lassie, chien fidèle, penses-tu avec ironie.

Un reniflement de dédain t'échappe tandis qu'elle te sort qu'elle se procurerait de l'alcool – et donc se mettrait en danger – pour toi la prochaine fois. Juste parce que t'as des vices assumés pour ce qui peut encore te donner la sensation d'être humain.

« Tu sais que je disais juste ça comme ça, right ? T'as pas besoin de te foutre dans la merde pour moi pour un truc pareil, je suis pas un alcoolique. » T'es un peu vexé qu'elle puisse penser que tu veuilles absolument boire de l'alcool. Mais Ambre a toujours été trop littérale, à prendre les mots tels qu'ils étaient. Ton sens de l'humour lui échappe parfois, tu dois t'en rappeler.

Tu t'attends à moitié à recevoir un coup – de poing, de boule, de coude, tu as le choix – quand tu l'enlaces et Ambre serait parfaitement en droit de répliquer de la sorte. Elle a des limites qu'elle n'aime pas que les autres franchissent et t'as toujours poussé trop loin. T'as toujours repoussé les lignes jusqu'à ce que ça te revienne à la figure, jusqu'à ce que tu fasses le mauvais pas de trop, jusqu'à te retrouver avec un œil au beurre noir ou un nez cassé. T'as du culot, pas beaucoup d'estime pour l'espace personnel et t'as toujours préféré une réponse tactile à une réponse verbale. Ça t'a foutu dans la merde plus de fois que tu ne peux le compter, mais t'es comme ça, et tu changeras pas.

Tu la sens sursauter, se tendre. Pour se préparer à contre-attaquer, à t'échapper, sûrement. Elle panique, te considère comme un ennemi et tu es prêt à la lâcher, quand elle secoue doucement la tête. T'as l'impression que son coeur bat plus fort contre ton torse. Ba-dum, ba-dum, ba-dum. Intérieurement, t'es soulagé qu'elle tolère le contact. Tu vois le sang qui tache son T-shirt de rouge. Ça te rend triste. Sa voix tremblante, faible, te fait mal. La voir pleurer te brise le coeur.

« C'est normal d'avoir peur. J'aurais été mort de trouille à ta place. Hell, je serais probablement mort dans les premiers participants. » Un sourire sans joie orne tes lèvres. Humour noir de merde. C'est pas le moment de blaguer. Tu reprends, plus sérieux : « T'avais pas à subir ça. Je sais pas exactement ce que t'as traversé, mais c'était déjà horrible à voir pour moi alors j'imagine même pas ce que ça a pu te faire. T'es pas obligée d'être forte tout le temps. T'as le droit de craquer, t'as le droit de pas savoir quoi faire, t'as le droit d'avoir peur. » Tu resserres ton étreinte, un peu, pour montrer que t'es là, que tu la laisseras pas tomber. « Et je suis là, okay ? Quand tu veux, je suis là. » Après un instant d'hésitation, t'ajoutes : « Je peux rester quelques jours avec toi si tu veux, si t'arrives à me supporter aussi longtemps. » La note d'humour est faible, mais c'est ton dernier recours, toujours. Ton sourire est ta plus fidèle arme.

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Lun 6 Fév - 0:58


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Elle était perdue. Finalement, elle était peut-être bien plus détruite qu'elle ne l'estimait. Tout avait tellement été enfermé au fond d'elle-même que c'en était presque logique qu'elle se fasse un jour submerger. Il avait juste fallu attendre les élèments déclencheurs de tout cela. Les arènes, le poison, Niklas, Dante... Tellement de facteurs qui n'avaient quasiment aucune probabilité de tomber en même temps. Et c'était le « quasiment » qu'Ambre n'avait pas pris en compte. Ca lui paraissait si impossible que... Elle était passée outre. Elle était putain de passer outre et voilà que ça lui retombait dessus. Qu'elle était là, contre Dante, incapable de contenir ses larmes et tremblements. Qu'elle ne pouvait pas répondre logiquement à tout ce qu'il disait. Qu'elle se perdait dans ses propres pensées. La jeune fille attrapa le poignet de l'italien, histoire d'arriver à rester dans la réalité. Se raccrocher à un repère, alors qu'elle percutait enfin les mots dits un peu plus tôt. Il lui fallait tant de temps... Ce n'était tellement pas habituel. C'était tellement... En décalage avec ce qu'elle avait toujours été... Ou le rôle dans lequel elle s'était embourbée.

Il ne voulait pas qu'elle meure... Que pouvait-elle répondre à cela ? Elle ne savait même plus ce que c'était elle de se battre pour soi, que de vouloir être en vie. Son coeur battait à toute vitesse dans sa poitrine, lui arrachant une grimace de douleur. Avait-elle réellement choisi la solution de facilité en obéissant ? Peut-être oui. Elle ne s'était pas mise dans une situation inconfortable après tout. Elle avait continué à faire ce qu'elle avait toujours su faire. Suivre les ordres, espionner, tuer, détruire, jouer... Parce que finalement, les valeurs qu'on lui avait transmises, qu'on avait ancrées sous sa peau étaient celles de ce Gouvernement, que beaucoup considéraient comme une dictature. Sauf que pour Ambre, tout cela était normal. Ce n'était pas une "dictature", loin de là. Voir le monde à l'opposé de ce qu'il était réellement, objectivement. Tout comme les éliminations demandées. Elle n'avait rien contre les zombies ou les daybreakers. Elle s'en moquait la plupart du temps, mais lorsque les noms étaient donnés, elle ne cherchait pas à comprendre. Elle tuait, point. Ce culte des dirigeants qui pourrait finalement l'amener à trahir la seule personne qui lui restait, la seule qui s'était toujours inquiétée pour elle. Après, serait-elle capable d'accepter de s'en prendre à lui, quand viendra le jour où sa haine du Gouvernement le fera devenir ennemi public ? C'était une question sur laquelle elle préférait ne pas s'attarder pour l'instant. Son esprit était suffisamment brisé pour ne pas devoir évoquer cette possibilité.

Ambre n'arrivait pas à comprendre comment il pouvait autant s'accrocher à elle. Il passait un temps fou à vouloir se battre pour la sauver alors qu'elle-même avait lâché prise depuis bien longtemps. Pourquoi ? Pourquoi ne pas vivre sa propre aventure ? Pourquoi perdre son temps sur cela ? Et surtout... Pourquoi est-ce que cela lui faisait autant de bien à elle ? Pourquoi il y avait cette chaleur dans le fond de sa poitrine ? Putain, juste, pourquoi lui faisait-elle autant confiance ? Il avait les clefs de son appartement, il était au courant de son passé, elle était capable de lui avouer qu'elle perdait pied... Quant à l'alcool... Tout était plus simple lorsqu'on travaillait pour le Gouvernement. Et puis, la jeune fille avait l'habitude, en plus d'avoir l'argent pour. Il ne fallait pas se fier à ce petit appartement. Une façade pour cacher ce qu'il y avait réellement. D'ailleurs, une fois passé le pas de la porte, de nombreux objets prouvaient cette richesse. De petites statues, des livres ancien, traitant de poésie et d'Histoire principalement, ou encore des tableaux de maître. Des détails, sur lesquels peu de personnes s'attardaient, puisque personne ne pénétrait ici. Une antre secrète en quelque sorte.

Dante entreprit alors de la rassurer. Et l'italienne s'accrocha au son de sa voix pour ne pas s'enfoncer dans ses cauchemars. Qui commençaient à prendre force dans la réalité. Elle se perdait, définitivement. Elle brouillait les limites. Ou plutôt son cerveau les brouillait, encore sous l'impact du poison. Puis, soudainement, il évoqua sa mort. S'il avait été dans les participants. Ambre resta interdite, incapable d'y penser. Si une telle chose était arrivée... Peut-être que le Gouvernement aurait jugé bon de la supprimer de ses effectifs. Parce que non, elle n'aurait pas sacrifié sa relation avec l'italien pour ce jeu. Même si elle devait être la pire personne de l'univers avec qui être en lien, vu sa liste d'ennemis. Même si elle avait dû le décevoir tellement souvent. Même si elle lui cachait énormément de choses. Mais parce qu'elle pensait que s'il l'apprenait, il lui tournerait le dos. Egoïste qu'elle était, elle voulait qu'il reste à ses côtés, bien qu'elle soit incapable de le dire ou de le montrer.

Chaque mot prononcé se glissait sous sa peau, s'emparait de son esprit et de son coeur. Et bientôt, il lui fut impossible de contrôler les perles transparentes coulant le long de ses jours. Elle n'avait jamais autant pleurer de sa vie. Non, en fait, c'était pire : elle n'avait jamais pleuré de sa vie. Alors, son corps devait rattraper tout cela. Il l'enlaça un peu plus, et elle n'osait même plus essayer de poser son regard sur lui. Elle devait être tellement faible à ses yeux... Il était là oui... Il était tellement là bordel. C'était reposant, rassurant, agréable. La jeune fille avait complètement abaissé ses barrières. Sa proposition de rester, plus le rajout final, eut le mérite de la faire rire doucement. Une autre chose qu'elle n'avait jamais appris à faire. Elle se tourna légèrement, se blottit contre Dante et enfouit son visage dans son cou. Sans rien dire. Elle attendait juste d'arriver à se calmer un minimum pour aligner deux mots d'affilés.

"Je ne veux pas que tu te perdes en te battant pour moi. J'ai énormément de problèmes et je ne voudrais pas que tu finisses par en récupérer..."

Elle ne voulait pas qu'il soit blessé par sa faute. Elle se le refusait. Sauf qu'elle ne pouvait pas le contrôler. Elle ne pouvait pas l'obliger à faire ce qu'elle voulait. La jeune fille n'avait aucun pouvoir, alors, elle était quelque peu condamnée à espérer qu'il fasse attention aussi. Après... Il fallait qu'elle arrête de se mettre le monde à dos. Mais ça, c'était une autre histoire, bien plus complexe.

"Je... Malheureusement, je suis une machine. Tout ce que je sais faire c'est tuer, espionner, manipuler, détruire... Sans jamais rien ressentir. Aucun remords, aucune question... J'ai juste été éduquée pour obéir."


Elle murmurait, prenait conscience de ce qu'elle disait. Pourtant, l'italienne savait bien qu'une fois cette épisode passée, tout rentrerait dans les petites cases dans son esprit. Et elle reprendrait sa vie quotidienne, ses meurtres, ses destructions comme si de rien n'était... Evidemment, elle n'oublierait pas. Mais son cerveau ferait en sorte d'atténuer tous les ressentis, toutes les émotions liés à ces souvenirs. La parfaite petite marionnette. Le parfum de Dante acheva de la rassurer, et les larmes ne furent rapidement plus qu'une couche humide sur sa peau. Un vestige qui aurait tôt fait de disparaître.

"Tu sais... Pour l'alcool, on n'a qu'à se servir lors des saisies. Même au sein du Gouvernement personne ne respecte les lois de prohibition... Ce serait moins dangereux pour moi de m'en fournir que pour toi..."


Et il n'avait pas à se mettre en danger. C'était à elle de faire quelque chose pour lui maintenant. Il avait tellement fait comparé à elle... En fait, à part maintenir sa barrière... Enfin, pour le coup, elle venait clairement d'agir à l'opposé de ce qu'elle faisait habituellement. Et même si son coeur résonnait avec force dans sa cage thoracique, elle n'était pas forcément mal à l'aise. Elle s'en rendait compte maintenant.

"Je refuse... Qu'on évoque ta mort, même dans un jeu. Je ne veux pas imaginer ça..."


Surtout qu'elle avait vu les rediffusions. Elle avait vu la mort de certains autres joueurs. Et imaginer Dante là-dedans... Arrêtons-là avant qu'elle ne pète un câble. Ce n'était clairement pas le moment de penser à tout ça.

"Ce n'était que du virtuel, il y a eu bien pire mais... Ca me colle à la peau. Ca s'est infiltré dans ma tête et dans mon coeur et je ne peux rien faire contre. Je n'arrive pas à contrôler. Je n'arrive plus à contrôler..."

Ce devait être ça. Elle ne pouvait plus contrôler. Tous ses plans et suppositions devenaient obsolètes, tout lui échappait. Il lui fallait lâcher prise, apprendre à vivre avec ce genre d'incidents. Sauf qu'elle ne pouvait pas. Les émotions. Aussi utiles que destructrices. Pour Ambre, elles étaient ce qui pourrait la faire basculer. Parce qu'avec les émotions venait la morale. Les notions de bien et de mal qui réapparaissaient, qui changeaient. Et elle était déchirée entre tellement de possibilités... Il n'y avait que Dante qui était capable de la pousser dans de telles limites.

Le sang avait fini par arrêter de couler de son bras, elle le sentait. En revanche, son tee-shirt était bon pour aller à la poubelle à ce point-là. Sa respiration se fit plus calme. Les cauchemars s'éloignèrent. Les émotions semblèrent se stabiliser un peu mieux. Peut-être que ce n'était qu'un illusion. Ou que son cerveau avait simplement repris les rennes du bordel. Cela lui importait peu.

"Je.. Je veux bien que tu restes quelques jours oui... Je suis en repos forcé en plus, c'est l'occasion..."
Elle prit une profonde inspiration, avant de s'essayer à un nouveau domaine. "Je parie plutôt que c'est toi qui auras du mal à me supporter. On dit que les filles sont chiantes..."


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Dernière édition par Ambre M. Del Nero le Jeu 9 Fév - 19:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Jeu 9 Fév - 19:04

C'est comme une digue qui cède, penses-tu. Un objet qui casse au ralenti. Trop de choses accumulées trop longtemps, trop de poids sur les épaules et trop de choses enfouies. C'est comme une vielle blessure infectée qu'on rouvre et en voir le sang couler. Faire mal pour ensuite purifier, guérir. Elle craque dans tes bras, se brise, désarticulée comme une poupée dont on a coupé les fils. Tu ne l'as jamais vu ainsi, aussi sans contrôle, aussi à l'état brut, sans les masques qu'elle arbore et ses réponses automatiques pour la protéger. Ses barrières s'écroulent, elle ne parvient pas à les reconstruire, elle est terrifiée et perdue et t'as envie de la protéger du monde.

Patient, tu lui parles, la voix tantôt douce, tantôt plus ferme quand le sujet te fâche, tandis que les larmes se déversent sur ses joues, tandis que, petit à petit, la peur, cette terrible peur – de ne rien contrôler, de ne pas savoir quoi faire, de ne pas savoir qui être, de ne pas être digne d'amour – trouve son échappatoire dans les perles de sel, dans les sanglots qui s'arrachent à sa gorge. Elle s'accroche à toi comme une naufragée et tu la maintiens à flot, tu l'ancres dans la réalité. T'es là, tu la laisseras pas tomber. Pour l'heure, tu seras sa barrière contre le monde, celui qui l'aidera à se reconstruire. Pas à l'identique, tu l'espères.

Tu la laisses se calmer progressivement, trouver réconfort dans tes mots, dans ta présence. Quand un léger rire s'échappe de sa gorge, tu le considères comme une victoire. Ce son est tellement rare dans sa bouche. Tu la laisses se blottir contre toi, la serrant dans tes bras. Tu sais à quel point c'est important, à quel point elle a été privée de ce genre de contacts quasi toute sa vie. Tu ne peux pas combler plus de vingt ans de négligence en quelques minutes, mais t'espères au moins lui apporter le réconfort dont elle a besoin. Tu es égoïstement, atrocement soulagé d'avoir vaguement assouvi ta faim plus tôt. Tu n'aurais pas pu la toucher comme ça maintenant, sinon, et tu n'oses même pas imaginer ce qu'un rejet de ta part aurait pu lui faire dans un état pareil. Lui expliquer que la toucher reviendrait probablement à lui voler son énergie par inadvertance n'est certainement pas la meilleure excuse du monde.

Un sourire amusé étire tes lèvres quand elle se fait du souci pour toi, quand elle déclare craindre qu'elle t'attirera des soucis. Ha ! Comme si.

« T'inquiète pas pour moi, je suis un grand garçon. J'arrive très bien à me mettre dans le pétrin tout seul, tu ne vas pas aggraver la situation, tu sais. Et je te rappelle qu'aux dernières nouvelles, tu me tires plutôt que tu m'attires des ennuis. » Tu déposes un baiser sur sa tempe, promets contre ses cheveux : « Mais je ferais gaffe, promis. Du moins, j'essaierais. J'y ai échappé de trop peu, ces derniers temps et je tiens quand même un peu à ma peau. »

Tu te pinces les lèvres en entendant ce qu'elle pense d'elle-même. D'un côté, elle n'a pas totalement tort. Mais tu n'aimes pas entendre ça. Tu n'aimes pas la voir se déprécier comme ça, se considérer comme ça. Ses parents ont fait tellement de dégâts sur sa pysché, ça te désole.

« Tu sais aussi bien que moi que t'es pas que ça. Que t'éprouves des émotions aussi. Tu les enfouis juste tellement profond pour pas avoir mal. Pour pas qu'on t'atteigne. C'est pas la même chose que pas en avoir du tout. » Tu sais pas vraiment pourquoi, tu demandes brutalement : « Tu me tuerais, moi, sans remords ? Si jamais je faisais une connerie de trop ? Juste parce qu'on te demande d'obéir ? »

Tu pourras pas vraiment lui en vouloir si elle répond oui. Tu t'attends à moitié à cette réponse. Tu sais que le combat est long, qu'elle a trop longtemps été traitée comme une machine, qu'elle l'est toujours, au fond, et que c'est difficile de se défaire de ce carcan. Elle est pas comme ces adorateurs béats du gouvernement, non, mais elle le suit aveuglément. Pas tellement pour les idées, penses-tu, mais plutôt à cause de l'ordre et de la stabilité qu'il promet. Un destin tout tracé, des ordres simples, pas d'opposition, pas de conflit, pas de remise en question tant que tu obéis. Tu peux comprendre l'attrait de tels régimes, après tout, nombre de dictateurs sont montés au pouvoir parce que leur discours simpliste parlait à la population et que c'est plus facile de suivre le mouvement plutôt que commencer à réfléchir. T'as pas étudié l'anthropologie pour rien.

Tu tentes de revenir sur un sujet plus léger, moins complexe. Ton ton est un peu trop forcé sur l'insouciance mais peu importe, tu essaies de faire disparaître la gravité de ta précédente question :

« Si tu risques rien, je vais pas dire non. Mais je réitère, te fous pas dans la merde parce que j'ai envie d'autre chose que de l'eau plate. » Y'a un sourire qui étire tes lèvres malgré tout, parce que ça te fait rire jaune. « Ils sont beaux, les bureaucrates qui respectent même pas leurs lois. »

Tu te mords l'intérieur de la joue quand clairement, elle est affectée par la mention de ta mort potentielle. Peut-être que tu joues trop avec la mort, peut-être parce que tu y as déjà échappé de si peu la première fois où vous vous êtes vus (tu y serais passé si les parents d'Ambre n'étaient pas intervenus, tu le sais, et tu détestes cette dette que tu leur dois) et tant de fois ensuite mais elle te fait pas vraiment peur. Si ça arrive, ça arrive. Bien que t'aies été élevé dans la foi catholique, tu n'as jamais été vraiment croyant et tu crois pas à un Paradis, même si tu en comprends l'attrait. T'es du genre à te dire que t'as fait tout ce que t'as pu sur Terre, tu t'es battu autant que tu le pouvais et c'est pour ça que tu veux qu'on se rappelle de toi. T'es pas un mec qui fuit le danger, tu plonges dedans tête première. Tu sais exactement les risques et tu les envoies bouler. Si tu meurs ? Tant pis, au moins, tu auras essayé. Au moins t'auras vécu.

Tu ne dis rien au sujet de cette potentielle mort, parce que t'as déjà évoqué le sujet avant. Et puis, c'est pas toi qui vas mal, là, c'est elle. Alors c'est sur elle que vous devez vous concentrer.

« On s'en fout que c'était virtuel si ça paraissait réel. Ça t'a quand même fait mal. » Tu touches du bout des doigts – léger, léger comme des ailes de papillon, pour ne pas la blesser plus que nécessaire – les ecchymoses, les traces de sang sur ses bras. Elles sont là, ses blessures physiques, mais que dire de celles qui sont mentales ? Tu pousses un soupir. « Tu peux te lâcher. Tu peux perdre le contrôle. Tu le retrouveras après, petit à petit, mais tu peux craquer aujourd'hui. Y'a personne ici pour te juger à part moi, personne pour t'atteindre. T'as pas besoin d'être de marbre ici. T'es pas surhumaine, t'as le droit de craquer et d'avoir peur, de pas savoir comment réagir. » T'as l'impression de te répéter, mais tu continueras tant que le message ne sera pas passé. « J'suis là pour t'aider, okay ? Quand ça va pas, tu te tournes vers moi, tu combats pas ça toute seule. »

La tempête semble passer, et tu respires devant l'accalmie. Tu ne sais pas combien de temps elle durera.

« T'inquiète, je sais gérer ça, et t'es moins chiante que la plupart des filles que je connais. » réponds-tu, l'humour dans la voix. En même temps, c'est vrai. Comparé à d'autres, Ambre est très low-maintenance. Puis tu réfléchis à voix haute aux modalités, parce que évidemment, t'as pas pensé à tout ça, t'es impulsif, toujours : « Faudra juste que je passe chercher des fringues chez moi si j'reste quelques temps ici. Et possiblement ramener ma boule de poils avec sinon je vais me retrouver avec des traces de griffes partout, une cuisine en bordel et un matou qui a miraculeusement disparu de mon appart'. Dis, t'es pas allergique aux chats, rassure-moi ? »

T'as pas réfléchi à la proposition bien sûr. T'as pas réfléchi au fait que t'allais crever la dalle et que dénier toute bouffe humaine allait paraître bizarre. Tu peux utiliser l'excuse « j'ai pas faim » qu'un certain nombre de fois avant que ça commence à paraître franchement suspect. Et t'es pas franchement enchanté à l'idée d'avaler des trucs au goût de cendre et t'offrant zéro sensation de satiété régulièrement. T'aimes bien Ambre, mais y'a des limites à la torture que tu peux t'infliger à toi-même. Va falloir que tu trouves une parade. Ou tu passes pour un mec aux mœurs très légères (bon, c'est pas totalement faux, tu dois l'avouer, t'es loin d'être une fleur pure et fragile), déviant et libertin ou tu vas devoir te trouver des excuses bidon pour sortir et te nourrir...tu ne sais pas encore comment. Utiliser ton boulot au Masquerade peut-être ? Ambre a besoin de toi, clairement, ses nuits sont agitées, peut-être envahies de cauchemars et tu t'en voudrais à mort de la laisser tomber alors qu'elle a besoin de toi, tout ça parce que t'es occupé dans le lit de quelqu'un d'autre. Il y a bien sûr la solution de te nourrir sur elle – retires-tu les cauchemars quand tu te nourris ? tu peux voir les rêves, les souvenirs, mais tu ignores totalement ce que ça fait à la victime, en-dehors de la sensation d'asphyxie et la faiblesse que ça entraîne – mais elle te répugne. Ton contrôle sur tes capacités est encore très relatif et tu ne te pardonnerais absolument jamais de l'avoir blessée. Sans dire que tu crains le jour où elle découvrira que tu es un daybreaker et que tu repousses ce jour fatidique toujours le plus loin possible. À jamais, si tu peux te débrouiller.

Tu doutes franchement qu'elle sera extatique si jamais elle découvre ta vraie nature. Elle a craqué aujourd'hui, et tu as peut-être ébréché ses certitudes, ouais, mais un tel conditionnement ne s'efface pas du jour au lendemain. Elle est formée à traquer et tuer des abominations comme toi. Elle suivra encore le gouvernement, tu penses, même si tu crois – espères – qu'elle hésitera avec toi. Elle est tenue de révéler la vérité si elle te découvre et tu sais que ça entrera trop en conflit avec son boulot, ses valeurs, tout aussi tordues soient-elles.

« Autre question cruciale : ton canapé est confortable ? »

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Mar 14 Fév - 2:03


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Blottie dans ses bras. Voilà, là elle était bien. Capable de se déconnecter d'elle-même, de ce qui faisait sa réalité. Elle n'avait plus à penser à tout le reste. Tout ce qui la détruisait à petits feux. Tout ce qui l'avait détruit dans qu'elle ne s'en rende compte. Il la serra un peu plus contre lui. La jeune fille ferma juste les paupières, histoire de profiter un peu plus. Les barrières étaient tombées, elle n'avait plus la force de se battre contre elle-même pour maintenir les illusions. Et quelles illusions... L'horreur, la froideur, la violence. C'était ce qui l'avait toujours caractérisée. Peu l'avaient vu autrement finalement. Il n'y avait que Dante qui avait pu voir autre chose. Peut-être qu'il était tombé à la bonne période. Peut-être qu'il s'était accroché pour voir ce qu'il y avait en-dessous de tous les masques que l'adolescente portait à l'époque. Il connaissait déjà une partie de ce qui était caché. Il était plus facile de s'ouvrir ainsi. Plus facile d'avoir moins peur face à ça.

Il n'avait pas tort. Il était plus vieux qu'elle, et tout à fait à même de se défendre seul. Sauf qu'Ambre ressentait ce besoin de le protéger autant qu'elle le pouvait. Quitte à devoir se mettre dans l'embarras auprès de ses collègues. Sa réputation lui importait peu. Et c'était ainsi qu'elle était parvenue à l'aider à s'échapper à plusieurs reprises. Prenant la responsabilité d'un transfert, ou d'une traque. Modifiant des preuves, sans forcément lui en parler. Jusqu'ici, elle n'avait pas encore choisi de se faire inculper à sa place. Et pourtant, elle le pourrait. Niklas l'aiderait sûrement à s'en sortir. Ou pas. Vu qu'il n'était pas intervenu pour les arènes... Peut-être qu'il n'avait tout simplement pas eu le choix ? Et, dans tous les cas, Ambre préférait y être allée à la place des deux hommes. Si elle avait dû rester derrière son écran, à les regarder crever... Il y aurait eu des morts dans la réalité. Aurait-elle été jusqu'à désobéir à ses supérieurs ? Certainement. Elle aurait renié son éducation pour les deux. Cela aurait mené à sa perte, elle en avait conscience. Mais ils auraient été vengés. Et c'était absolument tout ce qu'il comptait à ses yeux, bien qu'elle ne parviendrait jamais à l'avouer.

Les lèvres contre sa tempe la firent sursauter. Bordel, il ne pouvait pas la ménager un peu là... Elle s'obligea à respirer profondément pour ne pas repartir en crise de panique. Ce n'était pas le moment, pas maintenant qu'elle avait trouvé une position agréable. Enfin, elle espérait bien qu'il ferait attention pour sa vie ! Il ne manquait plus qu'elle doive aller à ses funérailles... Si une telle chose arrivait, elle le retrouverait, où qu'il soit, et elle lui ferait passer un très mauvais quart d'heure. Alors, il était persuadé qu'elle ressentait des émotions. Que c'était juste enfoui quelque part au fond d'elle. La jeune fille ne pouvait pas lui dire qu'il avait tort, vu le flot qu'elle venait de ressentir, et qu'elle avait montré. Cependant, elle avait du mal à se faire à cette idée. N'était-ce pas seulement sa présence qui la faisait agir ainsi ? Ou juste le poison qui influençait sur ses sentiments ? C'était une possibilité. Tout était possible avec le Gouvernement... Et avec Dante. Elle s'étouffa à ses questions. Avec de l'air. Pourquoi de telles interrogations, maintenant ? Que pouvait-elle y répondre ? Son corps se remit à trembloter. Elle ne voulait pas y penser. Elle ne voulait pas se rendre compte qu'en effet, il y avait une probabilité non négligeable qu'elle obéisse. En fait, l'italienne n'en savait rien. Mais il y aurait des hésitations. Il lui serait impossible de garder son masque dans de telles conditions...

Ses paupières se refermèrent, elle tenta de se calmer. Il n'avait certainement pas voulu l'effrayer, la faire partir dans une nouvelle crise. Non. Il lui fallait combattre les émotions, éviter de se laisser autant submerger. Ambre se mordit la langue, entreprit de tout recentrer. Quelques mots qui sortaient, les répliques de Dante qu'elle ne percevait pas forcément. Sauf quand il les ponctua d'un contact physique. Léger, très léger, mais que son corps meurtri perçut au même instant. Elle se recroquevilla contre lui, cherchant presque à lui échapper. Cela ne faisait pas mal. Elle ne voulait pas croire que cet espace virtuel avait autant d'influence sur son corps. La milicienne pouvait tout lâcher. Chaque mot se gravait dans son esprit, comme une cachette réconfortante dans laquelle elle pourrait venir se blottir si un jour une telle chose arrivait devant le monde. Qu'elle avait le droit de ne pas être faite de marbre. Qu'elle pouvait être elle-même, avec toutes ses failles, et que ce ne serait pas un problème. Avec lui en tout cas. La société serait moins sympathique avec elle. Un seul faux pas était attendu, et elle périrait.

Moins chiante que la plupart des filles. Il en côtoyait d'autres. Un sourire se dessina sur les lèvres d'Ambre. Heureusement quand même, qu'il n'avait pas qu'une tueuse sociopathe et psychopathe dans sa définition de ce qu'est une fille. Il ne serait pas près d'être heureux sinon... Quant à la tirade suivante... Il était loin d'avoir tort. L'italienne n'y avait pensé. Pour la première fois de sa vie, elle n'avait pas tout anticipé. C'était... Etrange. Etrange mais pas désagréable. Elle hocha doucement la tête. Puis tiqua lorsqu'il parla de chat. Il voulait réellement ramener un chat dans son champ de vision ?! Il n'avait pas peur qu'elle pète un câble et le tue dans la foulée ?! Le chat hein... En fait, la jeune fille n'avait jamais eu d'animaux de compagnie. Pour elle, c'était un peu obscur alors, elle ne saurait certainement pas comment se comporter avec celui de Dante. Après, elle n'allait pas non plus  l'empêcher de le ramener. Il avait la gentillesse de rester à ses côtés pour quelques jours, elle composerait avec le troisième résident... La dernière question la fit se dégager de la chaleur des bras de Dante pour planter son regard dans le sien.

"Alors déjà, si tu restes, je peux t'assurer que mon lit est très confortable. Je prends le canapé."

Et le ton était claire : qu'il n'essaie même pas de la contredire. Même s'il allait certainement essayer, qu'elle s'en doutait, et que ça allait l'agacer comme pas possible mais qu'elle finirait par le laisser avoir raison. Comme souvent. Qu'elle était faible quand il se décidait à lui tenir tête... Elle se gratta la gorge, essuya les restes de ses larmes restées sur ses joues. Elle parvenait à garder le contrôle à présent. Les émotions étaient encore là, l'obligeant à chercher ses mots, ou à réclamer l'attention de Dante mais elle n'était plus au bord de la crise constante. C'était un grand pas en avant. Elle trouvait un juste milieu entre l'absence d'émotions et la submersion de ses pensées. Bon point.

"Je ne veux pas que tu essaies de faire attention, je veux que tu fasses attention. Je n'ai pas envie de devoir prononcer ton éloge funèbre..."

La douleur s'immisça dans son regard. Une demi-seconde, un léger voile, avant qu'elle ne le supprime. Puisqu'il lui fallait maintenant répondre aux interrogations de Dante. Ou un peu plus tard. Retarder le moment, le plus possible. Ne pas faire face à la vérité...

"Je ne sais pas... Parfois, j'ai l'impression que c'est juste complètement vide. Tout le temps. Que j'invente juste toutes les émotions pour faire plaisir, pour que ça aille avec le rôle que je tiens. Je ne sais même pas si tout ça est bien réel..."


Il lui était difficile de cerner la réalité dans tout cela. Elle qui supprimait les émotions de toutes ses décisions, n'en "ressentait" que lorsque la situation l'exigeait... Se dire que finalement, c'était peut-être une part d'elle qui ressortait dans chaque rôle, chaque personne incarnée, c'était quelque peu perturbant. Et elle était déjà beaucoup trop perturbée pour ce soir.

"C'est compliqué comme questions... Je suis loyale envers le Gouvernement. Mais... Je ne voudrais pas être obligée de faire une telle chose... Je ne voudrais pas perdre la dernière personne qu'il me reste..."

Serait-elle réellement capable d'appuyer sur la gâchette ? De lui tirer une balle entre les deux yeux comme elle savait si bien le faire ? Déjà qu'elle avait du mal à l'imaginer... La milicienne ne chercha même pas à soutenir son regard. Elle se contenta de retrouver sa place, blottie contre lui. Elle ne voulait plus parler de cela. Elle ne voulait plus l'évoquer. Une nouvelle perle coula de ses yeux, preuve de la douleur que cela lui provoquait....

"Tu as toujours été là pour m'aider, comment fais-tu pour me supporter autant ? Alors même que tu n'es même pas certain que je ne te tuerai pas..."

Pourquoi te bats-tu autant pour moi, alors que je n'ai rien fait pour le mériter ? Il y avait des milliers de personnes qui auraient pu bénéficier de son abnégation, de sa persistance à faire le bien. Et il s'attardait sur elle, alors qu'elle était un cas perdu. Un cas indéfendable. Un murmure quitta ses lèvres :

"Merci d'être là."

La faiblesse d'apprécier cette présence alors qu'elle aurait dû le laisser entre les mains du Gouvernement à plusieurs reprises. Elle savait pertinemment que ses idéaux et ses valeurs allaient à l'encontre de ceux pour qui elle travaillait. Et pourtant... La jeune fille le couvrait, autant qu'elle le pouvait. Que dirait Niklas s'il la voyait ainsi ? Ah, c'est vrai, ils en avaient discuté après quelques verres – bouteilles –, le soir de Noël. Qu'il y aurait quelqu'un pour lui montrer qu'elle n'était pas un monstre. Bon, pas le porte-parole, il devait être mal placé lui... Elle aussi. Un soupir quitta ses lèvres alors qu'elle se frotta la joue.

"Tu as parfaitement le droit d'aller chercher des vêtements hein. Et même de vivre ta vie. Si tu veux sortir, aller bosser ou autre, tu n'as même pas à me le dire. C'est déjà... Gentil de proposer de me tenir compagnie alors... Je ne t'obligerai jamais à rester H24 ici. D'accord ?" Une petite pause, pour s'assurer qu'il avait bien compris qu'il avait parfaitement le droit de vaquer à ses occupations quand il le souhaitait. Quand même. "Pour le chat... Je ne pense pas avoir d'allergies non. Tu peux le ramener sans problème."

Elle se détacha de nouveau de lui, lui sourit sincèrement, pour le laisser aller récupérer ce qu'il voulait récupéerer. D'ailleurs, la jeune fille en profiterait certainement pour aller prendre une douche, pour retirer le sang qui lui collait à la peau. Ce serait une bonne idée.


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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Mar 14 Fév - 21:31

La paix, tu n'arrives jamais à la garder très longtemps.

Tu bouges trop, tu t'agites trop. Tu as toujours été plutôt hyperactif, à chercher à apprendre toujours plus, expérimenter toujours plus. Ça a aussi bien servi à faire de toi un élève extrêmement brillant qu'un sale petit délinquant avec une attitude bien trop rebelle. Ton cerveau tourne à cent à l'heure et tu poursuis tes envies sans restrictions autres que celles que ton propre code moral t'impose. Tu papillonnes, passes d'un intérêt à l'autre. Tu touches à tout, trouves un intérêt pour les choses les plus étranges, même si t'as toujours bien plus eu une âme artistique et sociale qu'autre chose. La froide science, les durs faits immuables, c'est pas pour toi. Tu penses que tout peut changer. T'es du genre à penser que si tu le secoues assez fort, tu pourras faire bouger le monde. T'es optimiste comme ça. Et si t'es un roc dans tes croyances, si tu démords pas de tes valeurs, si t'es d'une fidélité indéfectible à ceux à qui tu tiens, ton côté trop volatil, trop turbulent, n'est peut-être pas ce dont Ambre a besoin a cet instant.

Tu brises la paix que t'as réussi à obtenir avec juste une phrase de merde, une interrogation à la con, un contact innocent pour toi mais qui est clairement de trop pour elle, quand elle se recroqueville comme si tu l'avais brûlée. Parce que t'as pas de filtre, t'es trop impulsif, les mots sortent de ta bouche avant que t'aies pu les rattraper et les regretter. Tu savais que ce serait trop. Putain, tu le savais, mais c'est quand même sorti et ça lui fait mal. Et dans ton petit coeur noir, y'a une partie qui se dit que si ça lui fait mal, c'est bon signe. Ça veut dire qu'elle regrettera au moins un peu, si jamais elle doit te tuer.

T'es égoïste et t'es dégueulasse. Et t'arrives même pas à t'en vouloir pour ça. Après tout, ton sang est pratiquement noir, maintenant, t'es même techniquement un monstre à chasser. Du coup, t'as le droit de penser comme un monstre, penses-tu avec humour noir.

« Okay, will do. » réponds-tu par rapport à son ordre de faire attention à pas te faire tuer – tu te retiens de rouler des yeux à la mention de l'éloge funèbre. En soi, c'est pas une promesse trop difficile à tenir. T'y as sincèrement échappé de trop peu ces derniers temps et tu gagnerais à te calmer. Et t'es plus prudent, aussi, depuis un bout de temps, ça fait un moment que tu t'es pas fait presque coffrer. Tu sors un peu moins, ou du moins, tu enchaînes moins les frasques. T'évites les gros coups d'éclat quand tu files les sales politiciens de LNO. Faut juste pas que tu tombes sur des informations qui te hérissent le poil. T'es rationnel jusqu'à un certain point. T'es émotionnel la plupart du temps. Au grand dam d'Ambre, tu imagines sans mal.

Quand elle t'explique comment elle voit les émotions, ou plutôt les ressens, t'éprouves une infinie tristesse. Si tu le pouvais, tu lui donnerais un peu de ce trop que t'as en toi. T'as des émotions à revendre, après tout et parfois ça t'entrave, fausse totalement ton jugement. Parce que tu penses plus avec ton coeur qu'avec ta tête et que tu envoies chier les conséquences. Ça te revient à la gueule plus tard, pour sûr, mais sur le coup, t'étais persuadé d'avoir fait le bon choix. Pas en analysant la situation, non. Mais simplement parce que tes tripes t'ont dit d'agir comme ça.

Pour la première fois depuis un moment, t'es à court de mots. Que dire ? T'es persuadé qu'elle a des émotions et elle, elle est sûre du contraire. Elle se voit comme une poupée vide, dont elle façonne les grimaces et les sourires au loisir de l'adversaire à affronter. Et d'un côté, elle n'a pas tort, pour autant que ça te répugne de l'admettre. Mais elle est plus que ça, putain, tellement plus que ça. Tu sais pas comment lui faire voir. Tu sais pas comment la persuader qu'en-dessous de tout ça, de ces masques et de cette froideur et ces faux semblants et cette violence, y'a quelque chose qui vaut la peine d'être sauvé. Elle est plus que ce qu'elle veut voir, veut croire. Tu pourras jamais oublier la révélation horrible, quand tu as réalisé ce que ton élève, cette gamine, vraiment, était réellement. Comment elle était maltraitée, reléguée à une simple arme faite de chair. Tu peux pas effacer l'horreur. L'horreur de réaliser que t'étais complice malgré toi de ce traitement inhumain, horreur que des êtres humains puissent faire ça à leur propre enfant, horreur devant les dommages causés, sur son corps, mais surtout, sur sa psyché. T'es peut-être le seul aujourd'hui qui la connais assez, qui en as sincèrement quelque chose à foutre d'elle. Mais putain, tu le pensais quand tu disais que tu tenais assez à elle pour quatre. Et s'il le faut, tu te battras pour quatre. Parce que tu la lâcheras pas. Elle était déjà trop éloignée de toi, à New York. Ça a rien changé pour toi, foncièrement, parce que tu penses sincèrement que l'amour n'est pas l’amour s'il fane lorsqu'il se trouve que son objet s’éloigne, mais même si vous étiez techniquement proches l'un de l'autre, vous étiez loin. Aujourd'hui, tu regrettes la distance qu'il y a eu entre vous dans l'ancienne capitale. Peut-être que t'aurais rien pu changer à son rapprochement avec le gouvernement, mais tu aimes à croire que t'aurais au moins pu semer le doute dans son esprit. Mais t'étais trop focalisé sur tes études et tes combats politiques pour réellement prêter attention à elle. Tu voulais comprendre la société, t'indignais de la voir dériver à ce point-là et tu t'es jeté tellement corps et âme là-dedans que t'en as oublié tout le reste.

Tu ressens tout trop fort. Mais ça veut pas forcément dire que t'es tout le temps doué avec les émotions.

« J'peux pas tout discerner pour toi. J'crois pas que t'aies craqué et pleuré pour faire semblant devant quelqu'un. Ça, c'était réel. Et pas tout l'est, chez toi, je le sais. » Et tu ne sais probablement même pas les pires choses qu'elle a fait. Tu soupçonnes que tu n'as conscience que de la partie émergée de l'iceberg. « Mais t'es capable d'en ressentir. C'est juste...plus facile pour toi de faire semblant, parfois. Mentir aux autres et à toi-même. Du moins, c'est ce que je crois. » Malgré toutes tes connaissances et tes diplômes, t'es quand même pas diplômé en psychologie.

Tu hoches lentement la tête, simplement, quand elle répond à la question si lourde de sens que t'as posé tout à l'heure. C'est déjà plus que ce que tu espérais, honnêtement. Elle ne voit peut-être même pas ton geste, vu comme elle évite ton regard, mais tant pis. Tu n'as pas besoin d'ajouter autre chose. Le sujet est trop perturbant pour elle, et pour toi aussi, un peu. Autant ne plus l'évoquer. Quand elle retourne à sa place initiale dans tes bras, après avoir voulu s'éloigner de toi, tu lâches un léger soupir. Sujet clos.

Sa voix te semble étranglée, quand elle reprend parole. Est-ce de la gratitude que tu perçois ? Du soulagement ? Tu n'es pas sûr. C'est presque triste, qu'elle semble si étonnée que tu t'accroches à elle. Et peut-être que ça n'aurait pas de sens, pour n'importe qui d'autre, peut-être qu'ils ne verraient qu'une arme (une tueuse, une espionne ? tu n'as jamais été sûr) et pas quelqu'un qui vaille la peine de s'en préoccuper. Peut-être qu'ils ne la verraient que comme un investissement, comme ses parents, ou une cause perdue d'avance. Mais ils ne l'ont pas connue quand elle était jeune. Ils ne l'ont pas connue quand elle était encore fragile, encore une enfant, qui avait juste besoin d'amour et qui n'en a jamais eu comme il le fallait.

« J'ai peut-être un penchant masochiste assumé. J'ai certainement un goût irrécupérable pour le danger. » fais-tu avec un sourire amusé, le ton blagueur, avant de reprendre avec un peu plus de sérieux : « T'en fais pas pour moi. Je suis pas exactement un saint non plus. » Tes mots sont légers, avec cet humour qui te caractérise et ne te quitte pas même dans les pires moments, mais ton étreinte est ferme et rassurante. Un je serais toujours là silencieux. Ce serait franchement hypocrite de ta part de la lâcher pour si peu. Elle sait pas non plus ce que t'as fait depuis que t'es devenu daybreaker. Les vies que t'as volées, arrêtées, parce que tu n'arrivais pas à te contrôler. Ou quand t'as laissé libre cours à tes pouvoirs parce que tu voulais volontairement débarrasser la terre d'un connard de plus sans éprouver forcément beaucoup de remords. T'avais fait ce choix en âme et conscience, il s'agissait d'un crime justifié à tes yeux. Et si en te nourrissant tu éliminais un pourri de moins ? Et bien tu n'allais pas t'en plaindre. Non, t'es pas un enfant de choeur, t'es pas le saint qu'elle croit voir en toi. Mais ça, elle n'a pas forcément besoin de le savoir.

Elle te rassure sur les points logistiques, t'affirmes que tu n'as pas besoin de rester tout le temps à ses côtés. Ton côté égoïste est soulagé. Tu ne risques pas de te trahir par inadvertance, parfait. Et puis si en plus tu peux ramener ce cauchemar poilu qui te sert de chat...c'est nickel.

Elle se détache de toi et le froid laissé par le vide de sa présence te fait légèrement frissonner. Temps d'aller récupérer tes affaires, alors. Tu réponds à son sourire avant de te lever pour te diriger vers le salon. T'as besoin de ta veste, ton casque, tes clés de moto. La course ira vite. Peut-être que t'auras le temps de...ah, prendre un snack sur la route.

« Ok, j'vais récupérer tout ça et j'reviens dans une heure à tout casser. Essaie de te reposer un peu d'ici là. » fais-tu tandis que t'enfiles ta veste, tout en dirigeant tes pas vers la sortie.

Alors que t'es presque à la porte d'entrée, tu te retournes, te rappelant soudain quelque chose, et hèles :

« Oh et je prends le canap' ! T'es blessée, t'as des plaies qui ont mal cicatrisé, tu dors mal, t'as besoin de plus de repos que moi. C'est moi qui m'impose, pis je peux pratiquement dormir n'importe où, alors tu dors dans ton lit, point barre. »

Ouais, t'es pour la démocratie, la discussion, le débat. Sauf dans certains cas.

Tu refermes la porte sans lui laisser l'occasion de rétorquer. Avec un sourire.

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Mer 22 Fév - 23:30


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• La confirmaion de Dante, qui lui disait qu'il ferait en effet attention, la calma à nouveau. Les yoyos d'émotions la rendaient d'autant plus fragile, puisqu'elle était incapable de les gérer ou de les intégrer correctement – comme n'importe quel être humain lambda –. Néanmoins, son coeur continuait de battre violemment dans sa poitrine, et son corps restait à l'affût du moindre geste de la part du jeune homme. Ambre n'arrivait pas à arrêter tout cela, alors qu'il aurait mieux fallu qu'elle baisse complètement les gardes. Elle pouvait le faire, elle ne risquait rien, mais en même temps, elle était incapable d'effacer presque vingt ans d'éducation, forgée avec coups bas et pressions. Voilà pourquoi elle ne parvenait pas à laisser prise. Parce qu'il y avait toujours cette petite voix, en arrière-plan, celle qui lui indiquait toutes les probabilités d'attaque. Et même si le tout s'approchait de 0%, ce n'était pas 0%, puisque le non-risque n'existait pas. Alors l'italienne gardait les barrières, continuait d'agir comme une soldate plutôt que comme une jeune fille, ou tout simplement une humaine. Parfois, c'était une situation qui lui pesait. En fait, c'était le cas quand elle était avec Dante. Ils étaient deux opposés, et à certains moments, elle rêvait de plus lui ressembler. Ce devait être plus facile pour juste profiter de la vie...

Entendre sa voix la ramena dans l'instant présent. Il pensait que c'était réel le fait qu'elle ait pleuré et craqué. C'était... Rassurant. Et effrayant en même temps. C'était réel. Ce n'était pas un rêve ou un cauchemar. Et il allait falloir qu'elle gère ça. Il allait falloir qu'elle apprenne à vivre avec ces nouveautés. Certainement que ce ne serait que pour quelques jours, le temps que les barrières se remontent. Sauf que c'était bien plus longtemps que ce qu'elle avait vécu jusque-là. Et ça lui faisait peur. Bien plus qu'elle ne voulait l'admettre à haute voix. Dante avait entièrement raison d'ailleurs. Il lui était bien plus facile de jouer avec tous ses masques, de ne pas s'attarder sur les sentiments, de les réduire au silence. Sinon, elle remettrait en cause tout ce qu'elle avait fait, tout ce qu'elle allait faire à l'avenir. Ca, elle en avait conscience. En revanche, elle n'allait pas jusqu'à penser qu'elle pourrait renier le Gouvernement, et l'étreinte sécuritaire qu'il lui procurait. Ce serait le cas. Si à l'avenir les émotions reprenaient leur place, si petit à petit elle commençait à les intégrer dans ses réflexions... C'était une option qui arriverait certainement. Peut-être pas pour tout de suite. Mais sur le long terme...

Il avait plus qu'un penchant pour le masochisme ou le danger là, à rester à ses côtés. Cette réflexion lui avait valu un léger sourire. Quant au fait qu'il n'était pas un saint... A ses yeux, si, il l'était. Sauf que la jeune fille se décida à rester silencieuse. Ce n'était pas le moment de faire des révélations sur elle-même et toutes les missions qu'elle avait eues à effectuer. Parce que si Dante était à peu près au courant pour son utilisation en tant que tueuse, principalement sur des hommes politiques ou fouineurs, il n'apprécierait certainement pas d'apprendre que des enfants étaient aussi à intégrer dans l'équation, en plus de ses missions d'espionnage ou de séduction. Donc oui, elle allait fermer sa gueule avant de vouloir jouer à "qui est le pire", pour éviter que l'italien ne s'emporte. Ou qu'il ne l'abandonne. A croire que la deuxième option était plus difficile à porter pour son coeur. C'était le cas, bien qu'elle cherche une fois de plus à le cacher, à se mentir à elle-même. Être dépendante d'une autre personne était une idée qui lui semblait si... Liée à de la faiblesse qu'elle ne parvenait même pas à ouvrir les yeux sur elle-même en cet instant.

Elle s'était décalée, détachée de Dante. Un peu à contre-coeur, il fallait l'avouer, puisque sa présence et son contact lui permettaient de rester étrangement calme. Il se lèva, se dirigea vers le salon. Ambre mit quelques secondes avant de le suivre, simplement vêtue du tee-shirt qui lui servait de pyjama. Heureusement qu'il était trop grand pour elle et la couvrait jusqu'au milieu des cuisses. Après, la jeune fille n'était pas certaine que cela aurait dérangé son inerlocuteur. Elle se doutait qu'il était loin d'être un enfant de choeur de ce point de vue-là, et elle ne serait pas la première fille qu'il verrait à moitié nue. Pourquoi elle en était venue à penser ça ? Bon, ce n'était pas important. Une heure, et il lui demandait de se reposer d'ici là... Elle essaierait. Sans rien garantir. Déjà, elle irait nettoyer les traces de sang, changer ses vêtements pour être un peu plus à l'aise et arriver à entamer la deuxième partie de la nuit un peu plus correctement... Même si elle ne se sentait pas de dormir pour le moment, trop effrayée à l'idée de se retrouver bloquée dans les cauchemars. En fait, le souci, c'était de savoir que ce n'était pas réel, mais sans parvenir à s'en débarrasser. Un état horrible pour son cerveau.

Comment ça il prenait le canapé ?! Ambre posa un regard courroucé sur la porte d'entrée, qui se claquait à l'instant où elle s'apprêtait à répondre. Quel.... Putain, elle allait lui montrer qu'elle récupèrerait le canapé coûte que coûte. Néanmoins, sur le moment et par pur principe, elle décida de faire un doigt d'honneur au rectangle métallique et d'adopter une moue boudeuse. Oui, comme une gamine. Comme la gamine qu'elle était toujours un peu au fond d'elle-même. Le silence dans l'appartement réveilla son angoisse, qui s'était pourtant tarie au fil de la discussion. Parce que son esprit, ses émotions étaient occupés par Dante. Maintenant qu'il n'était plus là... C'était vide. Froid. Elle essuya maladroitement la larme qui s'était échappée de ses yeux. Il fallait qu'elle se calme. Et pour cela, une bonne douche ferait l'affaire.

La jeune fille ne prit même pas la peine d'aller chercher des habits avant. Elle serait sortie de la salle de bain avant le retour de Dante, elle n'en doutait pas. Son regard se posa sur l'intérieur de la pièce, glissa de la douche vers la baignoire. Quelques minutes d'indécision avant de se diriger vers la seconde. Elle avait le temps, et rester sans rien faire dans de l'eau chaude permettrait certainement à ses muscles de se détendre. Si elle ne se noyait pas en faisant une crise de panique ou en s'endormant. Ce serait cocasse comme mort.

Lorsqu'elle sortit de son bain, plus de quarante minutes avaient dû passer. Bon, en temps normal elle aurait donné le temps exact mais... Dans son état actuel, son cerveau n'était pas en mesure de le faire. Une serviette fut enroulée autour de son corps et elle entreprit de se glisser dans sa chambre pour enfiler sous-vêtements et tee-shirt. Non, toujours pas de pantalon. Bon, même si cette fois-ci, elle avait enfilé un shorty. Quand même. Son bras fut enserré dans un bandage, histoire qu'elle évite d'arracher de nouveau les croûtes. Il fallait laisser le temps à son corps de soigner tout cela, une infection était si vite arrivée...

Ses cheveux mouillés humidifiaient le haut du tee-shirt, sans qu'Ambre n'y prête attention. En fait, la peur s'était reglissée dans ses entrailles, et elle était en train de paniquer à nouveau. Notamment parce qu'elle avait l'impression que des illusions prenaient vie. Oui, dit comme ça, c'était étrange, mais en réalité, c'était plutôt comme si les cauchemars arrivaient dans son appartement mais qu'elle savait pertinemment que c'était faux. En fait, il fallait qu'elle s'occupe l'esprit pour ne pas laisser celui-ci jouer de sa vulnérabilité. C'était quand même dingue que cela ait un tel impact. Enfin, il devait y avoir beaucoup plus d'éléments à prendre en compte que juste les cauchemars qu'elle avait fait plus tôt.

L'italienne aurait aimé faire des cookies. Sauf qu'elle n'avait pas de quoi les faire et qu'aller faire des achats dans cet état... Ce n'était pas une bonne idée. Ambre finit donc par aller dans sa pièce principale, salon, cuisine ouverte, une taille assez importante... Parce que non, elle ne vivait pas dans le besoin ou l'étroitesse malgré le quartier dans lequel elle avait choisi d'habiter. Ses doigts se renfermèrent autour de l'assiette non rangée sur la table. Une simple manipulation, puisqu'elle voulait juste la déplacer dans les placards, à un mètre de distance. Sauf que l'objet lui échappa, se brisa en quatre morceaux sur le sol dans un bruit qu'elle qualifierait d'assourdissant pour ses sens exacerbés, et elle eut un léger mouvement de recul, effrayée par son propre geste. Bordel...


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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Lun 27 Fév - 15:21

Tu ne résistes pas à l'envie de te retourner une fois la porte fermée, pour voir sa réaction. (Bénis soient les concepteurs de portes qui possèdent une fente vitrée.) Tu éclates de rire devant sa mine indignée et tu dois te retenir au mur tellement le rire qui te secoue quand elle te lance un doigt d'honneur est fort. Une fois ton souffle retrouvé, tu lui envoies un baiser en réponse, grand sourire moqueur aux lèvres. Tu n'as aucun doute que ça la fera encore plus enrager de ne pas avoir le dernier mot. Malheureusement pour Ambre, tu n'aimes pas perdre non plus. Tu t'éloignes avec un dernier ciao de la main avant de descendre rapidement les escaliers pour retourner dans la rue. Vide, et éclairée par intermittence par des lampadaires qui diffusent leur couleur jaunâtre sur le béton et les dalles.

La nuit est calme, d'un calme mortel depuis l'instauration de cette Prohibition de merde, et le silence nocturne fait se dissiper les dernières traces d'humour dans ton corps et te rappelle la réalité de la situation. Le peu de légèreté trouvé dans les dernières minutes s'envole. Faut pas que t'oublies pourquoi t'es sorti. Chercher tes affaires, ton chat aussi ce serait bien, et revenir chez Ambre pour éviter qu'elle s'enferme dans ses cauchemars. L'empêcher de craquer. L'empêcher de se retrouver seule face à ses démons.

Tu la pensais morte, il y a une semaine. Tu ne sais pas si la voir dans un tel état de doute, de fragilité et de peur est beaucoup mieux. Tu meurs d'envie de leur faire payer, à tous ces connards de politiciens, pour les vies avec lesquelles ils jouent, pour les vies qu'ils volent. Qu'ils se retrouvent eux-mêmes pris dans leur propre piège, qu'ils se retrouvent face aux horreurs qu'ils ont concocté, à lutter pour leur vie, les yeux écarquillés de terreur et les membres déchiquetés par leurs pairs. Give them a taste of their own medecine.

Y'a la bile qui te monte à la gorge et la faim qui t'étrangle. Pas juste celle qui t'étreint presque à chaque instant, non, une soif de vengeance, une envie de faire mal, de rendre les coups tout aussi violemment, si pas au centuple. Une envie de violence. Tu serres ton casque entre tes doigts. Arrête, t'ordonnes-tu. Comme si par ta simple volonté, tu pouvais empêcher la noirceur qui s'est mêlée à ton sang de t'envahir et t'empoisonner. Au fond de toi, tu sais que c'est trop tard et inutile ; elle pompe déjà ton coeur.

Un soupir t'échappe avant que tu te diriges vers ta moto garée dans l'ombre du bâtiment d'Ambre. Le moteur qui démarre est presque assourdissant dans le silence qui règne et tu files vers chez toi, le vent chaud et humide de La Nouvelle-Orléans s'engouffrant dans les pans de ta veste en cuir à moitié fermée. Pendant que tu prends les virages, tu penses à Ambre. T'espères qu'elle t'écoutera et tentera de se reposer un peu. T'as pas imaginé cette fatigue qui étreignait ses membres. Combien d'heures de sommeil doit-elle cumuler, avec ces cauchemars ? Et le peu de sommeil qu'elle parvient à prendre est-il même reposant ? Tu espères que ton intervention a peut-être pu la calmer un peu même si tu crains que tu n'aies eu justement l'effet inverse. En la forçant à admettre ses peurs, à craquer, tu l'as rendue plus vulnérable. Plus susceptible à mal réagir à toutes les horreurs qu'elle a subies. Tu pousses le moteur un peu plus, accélères. C'est pas comme si t'allais te faire arrêter pour excès de vitesse. Les miliciens doivent probablement être occupées sur des raids, à traquer les débauchés, comme ils aiment les qualifier. En temps normal, t'aurais probablement été là. Si y'avait pas eu Ambre, si t'avais pas promis de revenir rapidement, tu serais probablement là.

Mais si tu te rends dans un de ces endroits clandestins où on vend l'interdit pour assouvir ta faim, tu sais que tu risques de prendre plus longtemps qu'une heure. Et que si tu manques de chance, tu risques de tomber sur des peacekeepers – ou pire, des shadowhunters – et te faire arrêter. Avec les moyens de communication actuels, tu pourras pas signaler à Ambre où t'es, quelle est la situation. Promettre que tu vas revenir pour au final pas te pointer...tu sais pas ce qu'elle pourrait en penser. Si elle va croire que ta parole ne vaut rien ou si elle se douterait que tu t'es foutu dans la merde en un temps record. Alors tu fais taire la faim autant que tu le peux et tu te gares au bas de ta rue. Choper une victime au gré du hasard en un temps si court semble bien difficile, autant te concentrer sur ce que tu peux concrètement faire. Tu t'éclipseras au milieu de la nuit si la faim devient trop intenable.

Tu montes les escaliers rapidement et à peine es-tu arrivé sur ton palier que tu entends déjà ta bestiole miauler de derrière ta porte. Okay, mission « fermer la porte le plus rapidement possible que le chat ne s'échappe pas » en marche. Mission quotidienne à répéter environ cinq fois par jour, tu as fini par prendre l'habitude. Dès que l'animal entend le cliquetis métallique des clés, le bruit repart de plus belle. Quand il ronronne, parfois, il te donne le sentiment d'être un mini réacteur d'avion. Tu te demandes si tous les autres chats sont aussi bruyants que le tien.

Tu barres l'accès savamment avec ta jambe quand tu vois l'éclair gris qui essaie de se faufiler par l'entrebâillement de la porte.

« Hep hep hep, on sort pas. » Quand la porte se ferme derrière toi, t'as l'impression que le miaulement a pris une tournure boudeuse. Peut-être que tu l'imagines. Tu te baisses pour caresser la boule de poils avant de pénétrer dans ton appart' et examiner les potentiels dégâts. Okay, rien de renversé au premier coup d'oeil. Pas d'odeurs bizarres. Pas de nouvelles zébrures sur le canapé ou les rideaux. Okay, tu as de l'espoir.

Rapidement, tu te diriges vers ta chambre et saisis le premier sac plus ou moins grand que tu trouves – un sac marin – et ouvres les portes de ta garde-robe. Les premiers T-shirts qui passent sous ta main filent enroulés dans le sac, ainsi que jeans, boxers et chaussettes. Tu fais pas trop de distinction, de toute façon, c'est pas comme si tu devais réellement te rendre quelque part ou que t'étais très pointilleux sur tes fringues. S'il te manque un truc, tu pourras toujours faire un crochet par chez toi. Passage par la salle de bain et hop, nécessaire de toilette embarqué. Porte-feuilles, clés, clopes, briquet, t'as toujours ça sur toi. Ah oui, ta guitare, ce serait bien pour aller bosser. Ton appareil photo ? Tu sais pas si tu vas forcément beaucoup sortir ; prendre des sales gars en filature prend du temps et Ambre passe en priorité. Tu l'empoches tout de même au cas où, prenant soin d'insérer une carte SD neuve dans l'appareil afin que toutes les photos déjà prises soient en sécurité. T'iras peut-être faire un tour au Bird sous peu, histoire de transmettre tout ça. Hm, à bouffer pour le chat, ce serait pas con, tu sais pas ce qu'Ambre a chez elle. T'embarques les quelques boites de conserve que t'as dans tes placards, ce sera infiniment plus tolérable niveau odeur qu'un paquet de croquettes déjà ouvert dans ton sac. T'as fait le tour, non ? T'es dans ton salon et tu passes en revue vite fait ton appart', ouais, ça doit être bon, reste une dernière mission périlleuse.

Embarquer le chat.

T'as pas de cage pour lui parce que c'était un chat errant que t'as récupéré y'a quelques mois et qu'à part la première visite au vété en boîte à carton bah t'as jamais eu besoin de vraiment le trimballer ailleurs. Comme si Grey avait senti que t'allais partir pour un long moment, il se précipite vers toi pour se frotter contre tes jambes. Okay. Comment embarquer un chat à moto ? Si tu le fous dans le sac, tu peux être sûr que tu vas perdre et sac et chat sur la route. Ta guitare, tu l'embarques sur ton dos, ton sac tu peux le trimballer à l'arrière du véhicule. Le chat ? Tu t'agenouilles pour caresser la tête de l'animal qui ronronne de plaisir. Ton mini réacteur d'avion. Bon...il va pas aimer la solution mais c'est soit ça soit l'enfermer dans le mini-coffre à l'arrière de la moto et t'es sûr qu'il paniquera encore plus, là. Tu vas te faire bien griffer, mais c'est pas comme si t'avais pas l'habitude. C'est parti pour le début de la mission.

Ta veste enfilée, ta guitare sur le dos, tu saisis ta bestiole dans tes bras. Tu marmonnes un « pardon, promis, c'est pas pour très longtemps » à son regard interrogateur, avant de le mettre contre ton torse – le mini réacteur amplifie de volume, probablement content de la chaleur – et refermer très lentement et prudemment ta veste.

Il suffit que de quelques secondes avant que les griffes n'arrivent, en plus d'un miaulement de protestation et d'agitation. Tu grimaces. Va falloir que tu songes à les recouper bientôt. La tête de ton chat se retrouve rapidement sous ton menton et il te fixe d'un regard qui t'a tout l'air furieux.

« C'est ça ou tu vas crever la dalle pendant quatre jours. » marmonnes-tu. Comme s'il allait piger.

Dire que le voyage n'est pas de tout repos est un euphémisme. Apparemment, ton chat est aussi hyperactif que toi, à ton grand malheur.

Quand tu débarques enfin chez Ambre, un peu moins d'une heure après avoir quitté l'appartement, c'est avec une certaine sensation de douleur dans le thorax. Tu devrais cicatriser plutôt rapidement, cependant, c'est un des rares avantages à ta nouvelle nature. Tu déposes sans cérémonie guitare et sac à l'entrée et te dépêches d'ouvrir ta veste pour voir ton cauchemar poilu en sortir presque en bondissant – prenant soin de t'ajouter de nouveaux coups de griffes au passage dans le cou. Tu siffles de désapprobation et tu es sur le point de gronder ladite bestiole – qui ne perd pas son temps pour se réfugier dans un coin de l'appart' – quand tu entends un bruit de vaisselle cassée.

Alarmé, tu te dépêches de te rendre vers la cuisine, pour tomber sur Ambre face à la table, l'expression effarée, ce qui était auparavant de toute évidence une assiette reposant désormais en quatre morceaux distincts au sol.

Tu te mords les lèvres un instant avant de prendre le parti d'en blaguer plutôt que d'attirer l'attention sur l'éléphant dans la pièce – la probable fragilité émotionnelle d'Ambre. Elle se sent certainement déjà assez mal comme ça, autant éviter d'en rajouter une couche.

« Tu m'as caché que t'avais des origines grecques ? » blagues-tu sur un ton léger – un peu plus forcé que tu ne le voudrais – tout en t'abaissant pour ramasser prudemment les bouts de vaisselle par terre. Tu trouves ce qui ressemble à du papier journal non loin et emballe les tessons dedans avant de mettre les déchets à la poubelle. Voilà, souci effacé. Tu pousses un léger soupir avant de te tourner vers Ambre. Et te figer.

« Tu devrais probablement te sécher les cheveux. Tu vas tomber malade si tu dors avec les cheveux mouillés. » fais-tu, après un toussotement, en désignant d'un geste vague les boucles brunes qui s'égouttent sans cérémonie sur le fin tissu.

Ce n'est pas que c'est désagréable de voir Ambre à moitié dénudée et avec un T-shirt en partie mouillé, mais ce n'est peut-être pas ce qu'il y a de mieux pour toi. Tu feras jamais rien à ce sujet – tu sais que peu importe ton attraction, c'est pas une bonne idée – mais t'es pas aveugle et de marbre pour autant. Tu détournes rapidement le regard vers ton propre T-shirt et les dégâts infligés par les griffes. Heureusement que ton sang, plus sombre que la normale, ne se voit pas sur le vêtement noir.

« T'aurais pas du désinfectant, par hasard ? Mon chat a tenté de me transformer en passoire. »

On change de sujet de conversation comme on peut. T'as déjà fait vachement plus subtil mais tant pis.

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Jeu 2 Mar - 0:03


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Ses yeux étaient rivés sur les éclats de l'assiette. Comment pouvait-elle être aussi maladroite ? Etait-ce les émotions qui avaient un tel impact sur ses capacités ? Si tel était le cas, c'était sérieusement chiant. Ses doigts s'accrochèrent au dossier de sa chaise et elle s'obligea à respirer profondément, ignorant les gouttes d'eau s'écrasant sur le sol. Plongée dans ce qu'elle venait de faire, la jeune fille ne perçut pas tout de suite le retour de Dante. En fait, il dut passer dans son champ de vision pour qu'elle se rende compte qu'elle n'était plus seule. Un sursaut accompagna la réflexion de son esprit, avant qu'elle ne remarque qu'il ne s'agissait que de lui. Foutus réflexes. Atrofiés et en même temps bien trop décalés. Ils étaient toujours là, il leur fallait juste plus de temps pour se déclencher. Et dans un monde où chaque seconde d'inattention pouvait conduire à une morte pure et simple. L'italienne ne pouvait pas se permettre d'être si longue à la détente. Il lui faudrait retrouver un état stable rapidement, un état où les émotions étaient sous contrôle. Totalement. Elle n'avait pas la possibilité de les garder. Et pourtant, la petite voix au fond de sa tête en avait bien envie elle. Deux envies, deux esprits, une contradiction aussi étrange qu'agréable. Elle n'était pas un monstre.

La remarque de Dante la rendit interrogative. Y avait-il un sous-entendu, un propos blagueux qu'elle n'avait pas perçu ? Connaissant le jeune homme, ce devait être possible. Son esprit très cartésien voulut néanmoins lui répondre un « Non, je n'ai aucun origine grecque » mais dans le doute, elle laissa ses lèvres closes. Elle avait bien fait. Il se pencha pour ramasser les éclats, et elle se rendit compte à ce moment-là qu'elle ne l'avait pas fait. Qu'elle aurait pu les laisser par terre, les « oublier » et se blesser le lendemain matin en allant dans sa cuisine. Elle était si... Faible. Elle perdait ses précautions, elle ne pensait plus à rien. Son cerveau fonctionnait au ralenti. Ou plutôt, il fonctionnait à vitesse normale, sans s'attarder sur les détails, sans s'attarder sur tout ce qui était susceptible de provoquer un danger. Il redevenait celui d'une jeune fille et non plus d'une tueuse aguerrie. Finalement, ce qu'elle aurait dû être. Dommage qu'elle n'ait conscience de rien. Dommage qu'elle préfère se percevoir comme une coquille vide. Un peu de volonté permettait beaucoup de changements...

Le regard et les propos de Dante l'étonnèrent. Ses yeux passèrent de lui à elle, manège répété à plusieurs reprises. Ses cheveux étaient-ils réellement un souci ? Jusque-là, elle n'avait jamais été malade pour avoir dormi avec les cheveux humides... Après, c'était peut-être le tee-shirt qui se trempait au fur et à mesure qui était un problème. Ou sa tenue en général. Elle aurait pensé que ce n'était pas très important mais peut-être qu'elle s'était trompée. Ses iris se détournèrent, s'accrochèrent au sol alors qu'elle jouait avec le bas de son tee-shirt, presque mal à l'aise. En fait, le voir mal à l'aise la rendait mal à l'aise. Une chose qui n'était jamais arrivée jusque-là, mais il fallait croire qu'il y avait un début à tout... Nouvelles paroles, une demande. Du désinfectant ? Evidemment qu'elle en avait pour... Oh, le chat, c'est vrai. Elle ne l'avait pas encore vu d'ailleurs. Il devait avoir compris qu'il ne fallait pas s'approcher d'elle. Un simple regard et elle vit l'étendue des dégâts. Il n'avait pas l'air commode l'animal. Elle secoua ses cheveux humides et entreprit d'aller dans la salle de bain. Sans un mot, sans une réaction, alors qu'elle était persuadée d'avoir dit qu'elle revenait dans quelques secondes... La vieillesse commençait à lui retourner le cerveau voilà tout. Elle ouvrit l'armoire à pharmacie, attrapa tout le nécessaire (bandages, pansements, désinfectant...) avant de faire demi-tour et de revenir dans la pièce principale. L'italienne tendit le tout à Dante, murmurant :

« Voilà, ça devrait être tout ce dont tu as besoin... Tu as bien choisi ton chat, tu m'étonnes que tu ne veuilles pas le laisser tout seul chez toi. Et je... Je reviens, je vais essayer de régler le problème de mes cheveux. »

Elle croisa à peine son regard, s'enfuyant de nouveau dans la salle de bain. Elle ne savait pas bien pourquoi elle avait peur, pourquoi elle avait l'impression de l'avoir... Déçu. C'était stupide, cependant, la jeune fille ne parvenait pas à enlever cette sensation. Elle s'accrochait à son corps, se glissait dans ses veines, sournoise. Comme un rappel de pourquoi les émotions, elle les bloquait le plus possible, de pourquoi il y avait cette barrière aussi. Elles étaient un frein, tout comme les ressentis. A éliminer, même si en ce moment elle en était incapble, et que ce sera certainement le cas durant plusieurs jours. Ses doigts s'enroulèrent autour de la serviette alors qu'elle s'efforçait d'éponger ses cheveux avec, puisque son dernier sèche-cheveux avait malencontreusement pris la fenêtre. Autant ne pas en parler à Dante, il rigolerait d'autant plus s'il apprenait les raisons qui l'avaient poussée à faire ça. Raisons bien bêtes. Lorsque les cheveux furent enfin libérés de leur surplus d'eau, soit bien cinq à dix minutes plus tard, elle se glissa dans sa chambre pour changer de tee-shirt, en prenant cette fois-ci un noir. Il était tout aussi long que le précédent, lui atterrissant presque aux genoux. Elle aimait bien ça, c'était agréable à porter et pour dormir. Quelques pas la ramenèrent à la porte de la pièce de vie, où Dante avait soigné ses blessures.

« Voilà, j'ai fait de mon mieux mais comme je n'ai plus de sèche-cheveux, ça reste compliqué... C'est suffisant quand même ? Et tes blessures, tu as réussi à les soigner ou tu veux que je t'aide ? »


Si serviable Ambre... En fait, elle avait l'impression de demander parce que c'était ce qu'il fallait faire dans une société normale envers quelqu'un qu'on appréciait, mais elle, elle avait perdu tous ses repères, avec les émotions qui la submergeaient. Alors, elle se raccrochait à ce qu'elle pouvait, même si c'était maladroit, même si elle sentait que cela n'était pas dit ou proposé correctement. De toute façon, elle ne savait pas comment avoir une relation sociale normale. A partir de là, on était mal barré... Un miaulement lui parvint. Elle baissa le regard, tomba sur un... Truc... Gris... Qui n'était plus qu'à quelques centimètres de ses jambes. Et elle paniqua. Mais elle ne paniqua pas qu'un peu. Un cri de terreur quitta ses lèvres et elle bondit en direction de Dante, se cacha dans son dos et s'accrocha à son tee-shirt, le corps tremblant. Un chat avait eu raison de la shadowhunter froide, de la tueuse aguerrie et impitoyable. Heureusement qu'il n'y avait que l'italien avec elle. Lentement, elle entreprit de se pencher sur le côté, Dante étant trop grand pour qu'elle regarde par-dessus son épaule. Un bout de tête dépassa du côté droit du jeune homme. Ses yeux accrochèrent l'animal et elle déglutit, murmurant enfin :

« Pour... Pourquoi s'est-il approché de moi ? Il me veut du mal ? Pourquoi il me regarde avec ces yeux-là ?! »

Réellement, elle n'était même plus paniquée à ce niveau-là... En fait, elle était juste complètement perdue et un rien suffisait à l'effrayer. Voilà qui allait certainement bien amuser Dante, bien qu'elle ne s'en rende absolument pas compte...


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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Ven 10 Mar - 17:32

Tu vois bien qu'elle a du mal à réagir, qu'elle ne saisit pas ton humour. Parfois tu te demandes pourquoi tu t'obstines quand clairement, ça lui passe par-dessus la tête. Mais l'humour a toujours été ta meilleure défense, ta réponse par défaut. Tu veux détendre l'atmosphère ? Tu blagues. Tu sais pas quoi dire ? T'utilises l'ironie. T'es comme ça, tu peux être sérieux mais tu préfères pas l'être quand c'est pas obligatoire. Le monde est déjà assez moche pour que tu t'attardes sur tout ce qu'il y a de mauvais ici-bas. Et tirer la gueule et voir le monde en noir, c'est pas ton mode par défaut. T'es un optimiste, au fond, et tu comptes le rester jusqu'au bout. Le monde t'envoie une merde à la gueule ? Pas grave, tu surmontes et quand t'as le temps, tu lui renvoies la pareille. T'es pas du genre à te laisser faire et te laisser abattre. C'est pas dans ton code génétique.

Elle ne répond pas à ta blague douteuse et tu ne t'attendais pas à ce qu'elle la comprenne, de toute façon. Ou alors elle aurait pris la phrase de façon trop littérale et aurait répondu un truc du genre « mais tu sais que je suis Italienne », l'air totalement confuse. Ambre ne se rend probablement pas compte qu'elle est terriblement mignonne malgré elle dans sa naïveté. Et elle te regarderait probablement d'un air ahuri si jamais tu devais lui dire ça à voix haute. Ou deviendrait rouge comme une tomate. Au choix.

Apparemment, ton manque flagrant de subtilité a été mal interprété. Tu t'en veux de la gêne occasionnée, Ambre pense probablement qu'il y a un truc qui va pas, qu'elle a dû faire une erreur quelque part et que tu...la grondes ou lui reproches un truc comme ses parents devaient le faire tout le temps avant. Merde, c'était pas le but. T'es prêt à dire que c'est rien, qu'elle laisse tomber – c'est son appart', elle y fait ce qu'elle veut, c'est toi l'intrus aux dernières nouvelles – mais elle est déjà partie chercher du désinfectant et te rapporte toute une trousse de pharmacie quelques secondes plus tard, ses yeux évitant toujours les tiens. T'as vraiment fait des dégâts avec juste une phrase à la con ? Ou alors elle a remarqué ton regard et c'est ça qui la gêne ? Fuck it. Bon, t'as intérêt à te tenir à carreau à partir de maintenant. T'es là pour l'aider, pas lui rajouter des soucis en plus.

Tu saisis le matériel avec un mince sourire. Elle le voit pas mais tant pis.

« J'ai pas exactement choisi, j'ai recueilli cette malheureuse boule de poils à moitié morte de faim en bas de chez moi. J'pouvais pas le laisser comme ça. Mais c'est un chat très ingrat et plutôt invivable quand il s'y met, ouais. »

Malgré tout, tu le gardes et tu l'adores. Tu rigolais pas tout à fait quand tu parlais de penchant masochiste plus tôt. Faut croire que l'affection prime sur la douleur ou l'instinct de conservation chez toi. Heureusement que t'es solide et que tu cicatrises bien, maintenant.

Tu pousses un soupir quand tu vois Ambre littéralement fuir vers la salle de bains comme si elle avait des démons aux trousses. Awkward. Tu secoues la tête avant de te diriger vers tes affaires, lâchées plus tôt à l'entrée, tandis que tu retires ton T-shirt en cours de route. Tu frissonnes un instant devant l'air froid qui frappe ta peau nue mais t'as plutôt intérêt à te trouver d'autres fringues – sombres, toujours – plutôt que garder celui qui a subi les griffes de ton monstre poilu. T'en profites pour ramener sac et guitare jusqu'au salon, déposer précieusement ta guitare contre le bras du canapé tandis que tu laisses le sac tomber sans cérémonie sur le sofa à ton côté. Tu te trouves un autre T-shirt – un vieux sombre délavé d'AC/DC, ça fera l'affaire – et le laisses de côté tandis que tu trifouilles dans la trousse, sortant désinfectant et coton. T'examines tes plaies, les zébrures rouges parsemant ton torse, ton cou et tes épaules déjà moins vives qu'elles ne le seraient sur un humain. Tu désinfectes tout de même par précaution et grimaces devant la brûlure. Saleté de chat. Tu vas vraiment devoir investir dans une putain de cage pour éviter une redite quand tu rentreras chez toi. Plaies nettoyées, t'attends un peu que le désinfectant sèche avant d'enfiler ton nouveau T-shirt, plus lâche que le précédent, sans oublier de jeter le coton souillé – ton sang n'a pas l'air si sombre, mêlé au produit – à la poubelle. Pas la peine d'utiliser des bandages ou pansements, au rythme où tu cicatrises, tout aura disparu demain, tu penses.

C'est quelques minutes plus tard qu'Ambre sort de sa chambre, cheveux un peu moins mouillés et long T-shirt noir – et sec – enfilé. Tu te demandes vaguement où elle va chercher des T-shirts aussi grands. Les robes de nuit ne sont-elles pas plus pratiques, pour les filles ?

« M'en suis déjà occupé, c'est gentil. » T'hésites un instant avant d'ajouter. « Et c'est pour toi que je disais ça, tu sais, t'étais pas obligée de m'écouter. T'as le droit de faire ce que tu veux et me dire non, j'le prendrais pas mal. »

Cela va de soi pour toi mais t'oublies parfois qu'Ambre a véritablement été endommagée sur ce plan-là. Qu'elle fonctionne aux ordres et qu'elle est entraînée à obéir. Lui laisser un choix la met mal à l'aise, se retrouver dans une situation dont elle n'a pas l'habitude la perd. Dès le départ, tu l'as mise hors de sa zone de confort et si ça lui a été parfois bénéfique – tu espères que ça l'a été dans la majorité des cas – tu sais que c'est pas facile pour elle et qu'elle a tendance à retomber dans ses vices habituels d'obéissance aveugle quand on la laisse faire ses propres choix. Pour le rebelle et l'anti-conformiste que t'es, celui qui est capable d'envoyer tout chier juste par principe, c'est parfois difficilement compréhensible. Tu dois pas oublier de faire des efforts de ton côté aussi. Tu peux pas la forcer à penser comme toi si t'essaies pas de te mettre un peu à sa place aussi. Parfois, ton côté dirigiste et perfectionniste ne fait vraiment pas de toi quelqu'un de mieux que ses parents. Tu crois agir pour son bien mais tu l'étouffes aussi, à ta manière. Tu dois aussi t'en rappeler, même si tu détestes l'idée que tu puisses leur ressembler.

Le malaise est palpable dans l'air et tu te relèves, tu ne sais pas trop pourquoi – t'aimes pas rester assis sans rien faire, même si tu sais pas quoi faire, tu dois bouger – quand tout d'un coup, un miaulement vient briser la tension. T'as à peine le temps de chercher la provenance du bruit qu'un éclair gris se faufile dans l'appartement pour foncer directement vers Ambre. Probablement pour découvrir le nouvel être humain dans la pièce, maintenant qu'il a fait le tour du propriétaire.

La réaction d'Ambre, tu n'aurais pas pu la deviner pour rien au monde. Si t'avais su, Hell, t'aurais pris ton appareil photo et mitraillé parce que, God, c'est priceless.

Tu sais que c'est mal de se moquer. Mais tu peux pas empêcher le grand éclat de rire qui te secoue à la vue d'une Ambre totalement paniquée devant un chat qui fait au bas mot dix fois moins sa taille et son poids. Pire encore quand elle se réfugie dans ton dos et s'accroche à toi comme si t'étais son dernier rempart contre un monstre gigantesque. C'est presque attendrissant en même temps. Foutrement hilarant et attendrissant. Qui aurait cru qu'un chat parviendrait à lui faire aussi peur ? Certainement pas toi, qui l'a vu combattre férocement et tuer sans ciller dans l'arène. T'as peut-être trouvé son unique point faible, ha.

Quand elle penche la tête sur le côté pour zyeuter Grey, ton chat s'approche de vous, un miaulement interrogateur sortant de sa gorge. Ça doit lui paraître bien bizarre un humain qui fuit, ouais. Ton rire enfin calmé, tu réponds, sur un ton amusé :

« Il veut te connaître, c'est tout. Et possiblement faire de toi son nouveau serviteur humain, esclave répondant à ses moindres désirs. » Tu tournes la tête vers elle et ajoutes, de l'humour dans les yeux. « Je blague. Je précise. » C'est important de le préciser, avec Ambre. « C'est très tactile et collant ces bestioles-là. Il t'aime bien, il va venir dans tes jambes et réclamer des câlins. Tu le regardes pas, il va miauler pour avoir ton attention et se poser en face de toi jusqu'à ce que tu lui accordes un regard. Ça envahit pas mal ta vie et ton espace personnel, un chat, quand ça décide pas de disparaître totalement de la circulation. Un peu comme moi, quoi. » finis-tu avec un sourire moqueur.

Bon, tu penses être largement plus supportable qu'un chat. Et tu t'es toujours considéré plus proche du chien que du chat. T'as pas la flemmardise absolue et les sautes d'humeur d'un félidé. Ni le côté bipolaire tour à tour asocial et en manque d'affection. Ouais, t'aurais dû prendre un chien, en fait.

T'es pas cruel, tu remarques bien qu'Ambre a la trouille de sa vie et qu'elle tremble derrière toi. Tu laisses tomber l'humour et tu dis sincèrement, la voix plus douce :

« Si ça va pas, y'a qu'à l'enfermer dans une pièce que t'utilises pas trop. Si t'en as peur, il t'approchera pas, promis. »

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Sam 18 Mar - 2:41


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Elle n'osait pas se détacher de Dante. Elle n'osait pas ne serait-ce que faire un pas sur le côté et se retrouver dans la ligne de mire du petit être. Alors que merde, ce n'était qu'un chaton, et c'était ce que sa raison tentait de lui faire comprendre depuis cinq bonnes minutes ! Et pourtant, elle était totalement écrasée par les sentiments, par cette sensation de peur qui lui bouffait les entrailles. C'était irationnel. C'était irationnel et le pire, c'était qu'elle en avait parfaitement conscience, sans parvenir à contrer cela. Alors, elle s'accrochait aux vêtements du jeune homme, se servant de son corps comme barrière, le temps de calmer, les battements de son cœur. Le temps de prendre sur soi, de retrouver un équilibre suffisant pour combattre la terreur. Finalement, c'était un chaton qui avait détruit son cœur de pierre. C'était un chaton qui avait réduit à néant l'image de tueuse qu'elle devait encore avoir auprès de Dante. Et c'était ce même chaton qui miaulait, à quelques mètres d'eux. Bordel.... Il finit d'ailleurs un pas de plus dans leur direction, et Ambre ne put s'empêcher de se tendre un peu plus contre l'italien. Ses yeux totalement paniqués ne quittaient pas la petite boule grise, qui la fixait en retour. Un échange de regard qui stoppa l'animal. Enfin, celui-ci trouva certainement plus intéressant de s'asseoir et d'attendre que la situation tourne en sa faveur.

Et Dante qui n'avait absolument pas été utile. Il avait préféré rire, se moquer d'elle. D'un côté, elle était quelque peu offusquée, elle n'appréciait que peu qu'on se foute d'elle, d'autant plus qu'elle était réellement effrayée. De l'autre, elle aimait l'entendre rire, et trouvait celui-ci particulièrement mignon et mélodieux. Alors, ça ne la gênait pas tant que cela. D'ailleurs, s'il voulait continuer, il pouvait... Enfin, il finit quand même par se calmer. Et lui répondre, pour tenter de la rassurer alors que le corps de la jeune fille était prêt à prendre à nouveau la fuite, à bondir au plafond. Alors comme ça, le chat voulait la connaître... Elle restait sceptique. Quant au reste de la phrase, elle fut légèrement confuse. Le truc gris avait-il réellement un tel pouvoir ? La méfiance grimpa d'un cran, alors qu'Ambre ne le lâchait pas du regard. Elle ne pouvait pas risquer qu'il lui saute dessus par inadvertance. Puis l'italien précisa qu'il rigolait. Et laissa la milicienne d'autant plus perplexe. Décidément, le second degré, ce n'était pas pour elle.

L'explication suivante lui permit de se détendre un peu. Ainsi, le chaton voulait juste de l'attention et il la réclamait ? Il était un peu comme elle finalement. Sauf que la jeune fille n'oserait jamais demander. Pour elle, ce n'était pas normal de vouloir tout ça. Peut-être que les humains différaient des autres races animales de ce point de vue-là. Ce devait être ça, ce n'était pas elle qui avait tort. Ca, ce n'était pas possible... Aux derniers mots de Dante, elle ne put s'empêcher de rebondir d'un murmure :

"Je préfère quand même t'avoir toi qu'autre chose..."

Et pourtant, malgré les explications de l'italien, malgré sa douceur pour lui faire comprendre que son chaton n'était pas un danger, Ambre restait mal à l'aise. Elle ne parvenait pas à passer outre son sentiment premier et sa frayeur. Comme si c'était inscrit dans ses gênes. Après, elle devait rapprocher l'animal des rares qu'elle avait croisés. Et encore une fois, son géniteur avait trouvé qu'ils pouvaient avoir une utilité pour l'entraînement de sa fille. Et donc... On va dire que les animaux et Ambre, c'était loin d'être une histoire d'amour. Heureusement que les cicatrices avaient disparu depuis le temps... Les dernières paroles de l'italien lui firent relever la tête. C'était une proposition qu'elle aurait pu accepter. Elle n'aurait pas hésité au début. Maintenant... C'était elle qui avait dit que le chat pouvait accompagner Dante. Donc, elle assumerait. D'autant plus que cela lui permettrait de combattre sa peur... Son manque de rationnalité.. Et la bestiole n'était pas violente, si elle en croyait le jeune homme donc... Elle prendrait sur elle.

"Non... Il n'est pas dangereux c'est ça ? Je vais m'y habituer, il peut rester.... Puis il sera malheureux loin de toi."
La jeune fille hésita quelques secondes, puis, lentement, elle contourna Dante pour se glisser devant lui. Sans attendre, elle se blottit contre lui, joue contre son torse et bras l'entourant. Du coin de l'oeil, elle gardait un bout de son attention sur l'animal. "Et puis, si je reste dans tes bras, il ne m'attaquera pas hein ?"

Rien n'en était moins sûr, et elle s'en rendait compte elle-même. Mais en même temps, elle avait envie de venir réclamer un câlin à Dante. Et comme elle n'osait pas l'évoquer à haute voix... Elle se servait de demi-excuses dans ce style-là. Peut-être qu'il y croirait. Peut-être qu'il remarquerait qu'elle l'avait fait dans une seule et unique optique. Peut-être même qu'il la repousserait sans ménagement. Cette pensée la figea, la tendit à nouveau. Se faire rejetter laissait une marque désagréable dans son esprit. Finalement, elle voulait juste un peu de douceur, un peu de tendresse pour son coeur en morceaux. Un coeur dont elle ne s'était jamais servie et qui s'était rapidement retrouvé dans un coffre-fort. C'était ce qu'il y avait eu de mieux à faire dans sa vie, sans qu'elle ne s'en rende compte. Pour cautionner la violence, les entraînements, les viols, les espionnages, les punitions. Si elle avait eu un peu de douceur au milieu de tout cela, tout aurait été exacerbé. Si elle avait ressenti la moindre émotion, si son coeur avait pris le pas sur la raison, cette dernière ne serait jamais revenue. Ambre serait morte, enfouie sous les décombres de sa folie. A y repenser, peut-être que la mort aurait été plus souhaitable que la vie qu'elle avait eue.

"Tu avais raison sinon. Et puis je ne voulais pas que tu t'inquiètes plus pour moi. Donc voilà, avec les cheveux à peu près secs, c'est mieux."
Une pause. Un léger sourire sur les lèvres. "Il a eu de la chance de croiser ta route. Au moins, il est à l'abri maintenant."

Elle avait fini par se détendre. L'effet apaisant de Dante sur elle était absolument étonnant. Ses yeux finirent d'ailleurs par se détourner de la bestiole, pour se poser sur l'étui de guitaure de l'italien. Le regard se décala alors sur son interlocuteur – ou plutôt, elle s'arracha le cou pour voir son visgae, foutue petite taille... – et elle osa demander :

"Dis, tu peux me jouer un mor..."

Elle ne finit pas sa phrase puisqu'elle sentit quelque chose contre sa cheville et qu'un ronronnement envahit la pièce. Ses yeux se baissèrent pour tomber sur le chat. Elle n'avait pas eu de sursaut, pas de crise de panique. En revanche, elle ne comprenait pas bien la réaction de l'animal. Et son regard complètement paumé, qui retrouva celui de Dante, allait certainement à nouveau le faire rire...


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Darkness will blaze in the shadows |Dante|

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