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 Darkness will blaze in the shadows |Dante|

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Lun 20 Mar - 23:55

On t'aurait dit hier que la meilleure méthode pour vaincre une tueuse professionnelle était de la mettre face à un chat, tu aurais probablement demandé à ton interlocuteur s'il était en train de planer. Ou tu aurais cru à une blague peu drôle. Chacun son humour, après tout.

Mais non. Tu as la preuve devant toi. Ou techniquement, plutôt derrière toi, comme le prouve ton T-shirt maltraité par les doigts d'Ambre et ses tremblements que tu peux sentir dans ton dos. Tu devrais vraiment pas te moquer, parce que ça a l'air d'être une réelle phobie mais...God, qui aurait cru, hein ? Ta petite boule de poils qui vainc à coup de miaulements une shadowhunter aguerrie avec probablement un paquet d'horreurs derrière elle. On pourrait en faire un comics. Super Cat.

Évidemment, Ambre réagit de façon sérieuse à ton humour. Un sourire étire tes lèvres tandis que tu secoues la tête, amusé. Fallait évidemment qu'elle retienne cette partie-là, hein ? Elle se rend probablement même pas compte du sens que peuvent avoir ses mots, de leur poids. Autant ne pas leur accorder trop de sérieux. Prudence et humour sont ta meilleure défense.

« Hanw, c'est gentil. Je te préfère toi à mon chat aussi, j'te rassure. »

Tu la sens hésiter puis se résigner. Tu t'en veux presque de lui imposer ton matou, elle en a l'air vraiment effrayée. Mais apparemment, son esprit rationnel a réussi à prendre le pas et déterminer que ton chat n'était pas une menace et qu'il peut rester. La suite te fait sourire. Malheureux loin de toi ? Ha. « Il sera malheureux loin de la bouffe, surtout. » Un chat, c'est pas comme un chien, c'est pas loyal à un humain, c'est loyal à la main qui lui donne à manger. Tu te plains pas trop, t'es souvent hors de chez toi et un chien serait probablement trop malheureux seul en appartement. Ton chat, tu peux disparaître toute la journée, tant que t'es là pour le nourrir, il s'en contrefiche que tu étais parti pendant des heures. C'est un système qui te convient.

Quand tu sens Ambre bouger, au début, tu penses juste qu'elle va enfin arrêter de se servir de toi comme bouclier, maintenant qu'elle semble avoir accepté que le chat n'était pas une menace sérieuse. Mais forcément, elle doit te surprendre et agir...pas du tout comme tu l'avais prévu. Tu retiens le « qu'est-ce que tu fais ? » sur le bout de ta langue quand elle te contourne et glisse pour se placer devant toi. Et pas juste ça mais...elle t'enlace aussi ? Heureusement qu'elle a les yeux fixés sur ton chat et qu'elle ne peut pas voir ta tête surprise. Elle te lâcherait probablement sinon. Tu retiens avec peine le rire qui veut sortir de ta gorge face à l'excuse qu'elle te sort. Ça t'a tout l'air d'un prétexte bien bidon. Elle a bien vu que ta terreur poilue ne se gênait pas pour te planter ses griffes dans la peau, non ?

« Ça l'a jamais empêché de me prendre occasionnellement pour un arbre à griffes. Mais t'en fais pas, je te protégerais du vilain chat. » réponds-tu, sur un ton amusé, passant une main sur son dos, en signe d'apaisement. Avant d'ajouter, parce que tu penses que c'est peut-être nécessaire de clarifier la chose, Ambre étant...et bien, Ambre : « Tu sais, tu peux demander un câlin quand tu veux, t'as pas besoin d'une excuse. J'ai déjà un cuddle monster chez moi, j'suis habitué. »

Tu dois avouer être étonné de la voir initier un tel contact, mais tu ne te plains pas. Elle est peut-être plus fragile que tu ne l'aurais cru. Clairement, son passage dans les arènes virtuelles l'a affectée et elle a besoin de ton soutien pour gérer la situation. Peut-être qu'avec cette barrière abattue, la plupart de ses inhibitions se sont également écroulées, ses réserves, envolées. Tu n'as jamais vraiment su si elle évitait les contacts parce qu'elle les craignait, qu'elle les associait à la douleur ou qu'elle avait juste été dépourvue de tout contact affectueux quand elle était plus jeune et n'avait jamais appris ce que c'était. Ou peut-être était-ce un mélange de tout ça, tu ne le sauras probablement jamais. À défaut de retrouver son armure habituelle, elle se sert de toi comme bouclier contre le monde et pas seulement contre ton chat. Tu ne vois aucun problème à endosser ce rôle.

Tu te contentes de murmurer en assentiment quand elle te donne raison pour l'histoire des cheveux mouillés. Tant mieux si elle n'a pas eu la sensation qu'elle devait...t'obéir ou tu ne sais pas quoi. Tu t'en serais voulu de lui avoir imposé quelque chose sans faire exprès. Quant au chat, tu n'argumentes pas, c'est sûr qu'il se trouve mieux avec toi que dans la rue. Peut-être qu'il aurait été recueilli par quelqu'un d'autre, peut-être qu'il aurait réussi à survivre seul, tu ne sais pas. Mais t'étais là, tu l'as ramassé et maintenant, pour le meilleur et pour le pire, il fait partie de ta vie.

Tu sens Ambre qui se détend, son attention enfin détournée du félin (peut-être parce que Grey s'est posé tranquillement en attendant de voir la suite des événements) pour finalement lever la tête vers toi – et probablement se faire mal aux cervicales en même temps. Tu plierais presque les genoux pour arriver à son niveau et la narguer mais tu penses qu'elle risque de râler si tu le fais alors tu retiens l'impulsion gamine.

Sa phrase suivante est coupée par un ronronnement soutenu. Du coin de l'oeil, tu vois une queue grise s'enrouler autour de la jambe d'Ambre. Ah, ton mini réacteur d'avion a décidé qu'il en avait marre d'être ignoré. Un léger rire amusé t'échappe à l'expression perdue de la jeune femme.

« Ah bah il t'a adoptée, ça a été vite. » fais-tu, avant d'expliquer : « Ça, c'est son moyen de dire "t'es à moi". T'inquiète pas s'il commence à se frotter contre tes meubles aussi, c'est juste...un truc de territorialité, je crois. »

Tu hausses les épaules, t'es pas le plus doué en ce qui concerne les félidés, t'as jamais trop eu d'animaux auparavant. Pas assez de temps pour t'en occuper comme il le fallait. Puis tu te rappelles cette phrase avortée et tu réalises avec plus ou moins de déconcertation qu'Ambre ne t'a jamais entendu jouer ou chanter alors que la musique a toujours eu une place assez importante dans ta vie. Mais bon, c'est vrai qu'entre les langues, la photographie, l'anthropologie, tes connaissances en culture, histoire et art, tes opinions politiques et ta vie nocturne bien remplie...difficile d'absolument tout connaître de toi.

« Si tu veux que je joue, va falloir me lâcher par contre, ça risque d'être difficile sinon. » reprends-tu, taquin, bougeant les bras et faisant mine d'être prisonnier.

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Lun 10 Avr - 0:40


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Il la préférait réellement à son chat ? Heureusement qu'il ne pouvait pas voir la lueur surprise dans son regard, il n'aurait pas compris. D'ailleurs, ils n'étaient pas sur la même longueur d'onde. Comment pourraient-ils l'être ? Leur vie différait sur tellement de points... Tout ce qui les rapprochait était le métier de professeur particulier qu'il avait eu. C'était cet accident qui avait conduit les deux familles à se rapprocher. Et pourtant... Cela n'aurait jamais dû arriver. Leur deux monde était bien trop éloigné. Les parents de Dante avaient toujours eu de fortes valeurs. Ils étaient bien trop intègres pour s'aliéner à son géniteur. Et finalement il avait réussi. Il arrivait toujours à ses fins dans tous les cas. Ambre était bien placée pour le savoir. Elle avait fait tout ce qu'il lui demandait de faire, à tel point qu'elle ne savait plus ce qui était normal de ce qui ne l'était pas. De nombreuses notions n'avaient pas été acquises. Notions que Dante considérerait comme primordiales. Voilà où ils en étaient. A ce point où les deux n'auraient jamais dû cohabiter. Et Ambre ne savait pas s'il parlait pour rire, ou s'il disait la vérité. Enfin, il devait se moquer d'elle. C'était la seule option, personne ne voudrait d'elle à la place d'un chat.

Contre Dante, elle arrêta clairement de se prendre la tête. De penser à tout ce qui s'était passé dans les arènes, à son boulot, à ses liens avec le Gouvernement, à cette notion de bien et de mal qui n'existait clairement pas dans son esprit. Tout était bien trop compliqué et elle voulait juste profiter de la soirée avec l'italien. C'était stupide, et il ne voulait peut-être pas être condamné à lui chanter des chansons mais... Ambre n'arrivait pas à faire autre chose. Elle souhaitait juste avoir quelqu'un à ses côtés. Juste pour une fois, même si c'était mal. Une seule fois avant que la réalité ne lui revienne en pleine face. D'ailleurs, il faudrait qu'elle évoque Dante à Niklas, peut-être qu'il saurait la conseiller. Certes, il était techniquement son supérieur, celui de qui elle prenait les ordres en termes de meurtres depuis maintenant presque sept ans. En étant exclusivement à son service, elle avait d'ailleurs arrêté bon nombre de missions consistant à séduire et coucher. Il lui avait seulement demandé de descendre les cibles désignées. Et de le protéger des possibles autres tueurs à gages. Voilà qui lui avait plu. Bien qu'elle ne considérait pas réellement son propre corps avec beaucoup d'intérêt. Elle l'avait tellement utilisé pour extraire des informations ou faire tomber des politiques qu'il ne méritait pas qu'elle s'en préoccupe. Ce n'était qu'un instrument de plus pour arriver à ses fins.

Comment ça le chat le griffait aussi ?! Elle n'était donc pas à l'abri ici ?! C'était ce qu'elle aurait voulu dire, pour donner un peu plus de consistance à sa piteuse excuse. Néanmoins, Dante avait bien vite percé à jour ses envies, la laissant les joues légèrement rosées et le regard fuyant. Mais avait-elle réellement le droit de réclamer des câlins ? Des contacts ? Ce n'était pas normal non ? Enfin, maintenant, elle devait s'occuper du chat, qui passait contre ses jambes. Sa fourrure toute douce eut raison du stress et de la peur – irrationnelle – d'Ambre. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres, une lueur attendrie se glissa dans ses yeux habituellement si froids. Les mots de Dante apaisèrent définitivement son humeur. Il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. Tout irait bien. Les explications l'amusèrent presque. Enfin, si le chat se sentait bien ici, c'était une bonne chose. Au moins, ça donnerait peut-être une raison à l'italien de venir plus souvent, voire de s'installer définitivement ici. Oui, elle rêvait un peu, d'autant plus qu'elle n'oserait jamais proposer une telle chose. Bien trop effrayée à l'idée qu'un refus puisse lui être offert. Le supporterait-elle ? Voilà une question qu'elle ne se posait pas vraiment. Comment pourrait-elle avec ses sentiments et émotions refoulés depuis deux décennies ?

Le lâcher... Les joues rouges, elle se détacha soudainement de Dante, manquant de basculer en arrière à cause du chat toujours dans ses pieds. Heureusement, il fallait croire que son corps n'avait pas oublié les décennies d'entraînement contrairement à son cerveau qui avait fait un craquage complet.

"Désolée, je ne voulais pas t'empêcher de bouger..."


Elle finit par aller poser ses fesses sur le canapé, laissant la place à Dante de s'installer dessus aussi s'il le souhaitait. La jeune fille ne savait pas trop comment il allait s'installer. Les seuls instruments dont elle savait jouer étaient un piano et un violon. Soit le premier où on jouait assis sur le canapé et l'autre debout. Elle ne se posait pas de questions. La guitare... c'était trop fait pour la populace aux yeux de ses géniteurs, pas pour la haute société qu'elle se devait d'intégrer.

"Je suis plutôt contente s'il a trouvé sa place ici. Il pourra venir autant qu'il veut, tant qu'il évite de vouloir me tuer." Oui, comme si un chat pouvait la tuer. Enfin, sait-on jamais, c'était vicieux les animaux. Et imprévisible. Ambre n'aimait pas ça. "Et tu me préfères réellement au chat ?"

Une question qu'elle aurait mieux fait d'éviter. Réellement. Mais elle avait besoin de la poser, d'être certaine qu'il ne disait pas cela pour rire. Ainsi, elle pourrait éviter les faux espoirs. Comme si son coeur pouvait en avoir. Comme si elle devait lui accorder du crédit à cet organe simplement présent pour la maintenir en vie. Elle hésita, avant de reprendre la parole, en fuyant un possible regard de Dante :

"Dis... J'ai vraiment le droit de réclamer des câlins ? Ce n'est pas... Mal d'en vouloir ?"


Les doigts torturés, montrant à quel point la question lui pesait. Pourtant, jamais elle ne l'avait posé. Bon, c'était normal après, elle n'avait personne d'aussi proche d'elle que Dante. Réellement. Même sans être intime dans le sens "sexuel" du terme il était celui qui savait le plus de choses d'elle. Le seul qu'elle acceptait dans sa bulle. D'ailleurs, il pouvait la toucher même quand elle ne s'y attendait pas sans finir avec une balle entre les deux yeux. Ca, c'était un exploit.

"Alors, tu vas me jouer quoi ?!"

Changer la conversation de bord, elle ne souhaitait pas effrayer l'italien. Une présence sur ses genoux l'obligea à ramener ses yeux en direction de Dante. Le chat avait pris possession de ses cuisses et elle laissa ses doigts caresser la fourrure grise très doucement. Elle n'osait pas réellement y aller plus franchement, de peur qu'elle n'ait pas le droit de toucher l'animal. Oui, Ambre avait des soucis avec ça. Il fallait dire qu'elle n'en avait jamais eu dans son manoir bien trop grand pour elle...


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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Dim 16 Avr - 21:21

C'est mal, mais tu t'amuses devant son air gêné et ses joues roses. Ah, donc tu avais bien deviné le motif réel derrière l'excuse sers-moi-de-bouclier-contre-ton-chat. Elle aurait dû savoir que l'excuse ne tiendrait pas trop la route quand elle-même a vu que ta bestiole ne se gênait pas pour te griffer. Ce n'est pas pour rien qu'elle t'a remis une trousse médicale avant de littéralement fuir vers la salle de bains. Tu ne l'as jamais vue aussi gênée qu'aujourd'hui. Est-ce que parce que tu lui es tombé dessus alors qu'elle n'était clairement pas préparée à ta venue, qu'elle était vulnérable ? Même avec toi, elle a toujours veillé à tenter de maintenir une certaine distance, un certain masque. T'en arrives en général à bout au bout d'un moment, à creuser sous la surface pour révéler les vraies réponses, les vraies réactions, la vraie personnalité, mais c'est pas toujours simple. Son comportement avec toi est parfois à mille lieues de la shadowhunter prodige qu'elle doit être et c'est probablement ce qui la perturbe autant. T'es un OVNI dans son entourage, une anomalie, tu réponds pas comme si elle s'y attend et tes idées sont clairement totalement à l'opposé des siennes. Tu la comprends probablement plus qu'elle ne te comprend toi. Et la moitié du temps, t'as déjà du mal à prévoir ses réactions.

Et puis, comme pour dérailler le cours de tes pensées, tu la vois sourire grâce à l'intervention de Grey. Pas de crise de panique, de cri effaré ou de moue dégoûtée, non, un sourire. Tu ne t'attendais certainement pas à une réaction aussi positive aussi rapidement. Par-dessus la tête d'Ambre, t'adresses un silencieux way to go, boy à ton chat. Comme quoi, la zoothérapie a peut-être plus de crédit que tu ne l'aurais cru.

Pas pour la première fois, tu te dis que tu devrais peut-être vraiment arrêter de répondre par l'humour à Ambre, quand elle se détache de toi précipitamment comme si tu l'avais brûlée ou qu'elle avait été prise en flagrant délit d'un crime innommable. Clairement, ça la rend confuse et incertaine quant à tes réponses et c'est peut-être pas l'idéal pour que tu te fasses bien comprendre.

« T'en fais pas, je disais ça à moitié pour rire. J'ai connu pire niveau pieuvre. »

Et ta résolution a tenu l'espace de deux secondes et demi. Nope, toujours pas aujourd'hui qu'on te débarrassera de ton sarcasme. Peut-être qu'à force d'en entendre, elle finira par s'y habituer et savoir discerner le vrai du faux ? Tu peux toujours rêver.

Tu la rattrapes avant qu'elle ne puisse se faire réellement mal. Combien de fois tu n'as pas failli trébucher parce que ton chat s'est décidé à se coller à tes jambes. C'est particulièrement pénible le matin quand tu n'es pas encore bien réveillé et que lui l'est décidément trop, en plus d'être trop affectueux, trop bruyant et trop gourmand. En plus de la nourriture, tu regrettes atrocement le café. T'es Italien, t'as besoin de ta dose de caféine le matin. Mais maintenant, tout ce que tu peux boire ou bouffer a un goût de cendres. Sacrilège.

Tu récupères l'étui de ta guitare avant de te poser à côté d'Ambre sur le canapé. Elle voulait que tu joues, pas vrai ? Tu ramènes l'étui sur tes genoux et défais les verrous. T'es en train d'extraire ta guitare de sa protection quand les propos suivants d'Ambre te font t'arrêter. Tu lui adresses un regard pour évaluer sa réaction. Nope, pas une blague on dirait. Hell, elle te pose sérieusement cette question ? Elle a une si basse estime d'elle-même ? Ou elle croit que t'as vraiment une si mauvaise opinion d'elle ? Tu ne sais pas si ça te donne envie de rire ou de hurler. Tu te mords les lèvres avant de déposer ta guitare à côté de toi. T'as plutôt intérêt à être sérieux, pour une fois. T'attends qu'elle te fixe dans les yeux avant de répondre, le ton sûr, presque solennel. T'hésites un instant avant de lui saisir la main. What the Hell, tant qu'à faire, elle pigera peut-être mieux.

« Bien sûr. Tu sais que je t'aime, right ? Que je tiens à toi ? Je me prendrais pas exactement une balle pour mon chat, tu vois. » Peut-être un peu violent, mais tu penses que ça fera mieux passer le message auprès d'Ambre. Même toi, tu trouves tes autres mots plutôt vides. Mais t'as jamais été du genre à leur porter autant de signification que la plupart des gens. Tu te laisses pas enfermer par trois mots qu'on peut utiliser n'importe comment. Tu reconnais leur importance, mais t'es du genre à communiquer par les gestes. Par la force des choses, t'as appris que les mots, souvent, c'était du vent dans la société actuelle. « Au cas où t'as pas compris le sous-entendu, j'le ferais pour toi, ouais. » T'enfonces le clou, mais c'est peut-être nécessaire. Parce que seulement se poser la question...bon sang, t'as dû commettre un putain d'impair quelque part en cours de route sans t'en rendre compte.

Et à elle de t'achever avec la question suivante. Si c'était possible, tu penses qu'il doit y avoir un bruit de cassure quelque part dans ta cage thoracique.

Putain, si t'avais les Del Nero sous la main, tu leur ferais passer un sale quart d'heure. Combien de dégâts ils ont pu laisser derrière eux, hein ? Quel mal ? Même ton optimisme à toute épreuve arrive pas à faire taire la voix qui murmure que t'arrives trop tard. Que le mal est déjà fait et que c'est plus réparable à ce stade-ci. Bordel. T'aurais dû faire plus attention quand t'étais à New York. Si tu l'avais pas laissée tomber...si tu t'étais pas fait virer comme un con...putain, peut-être que y'aurait pas eu tant de dommages. Peut-être que tu serais parvenu à endiguer tout ça. Si t'avais eu plus de cran...si t'avais pas été aussi égoïste...

Les mots se bloquent dans ta gorge alors tu réagis de la seule façon dont t'es capable, à ce stade-ci. Tu la prends dans tes bras, parce que non, c'est pas mal de vouloir un peu de putain d'affection dans ce monde pourri, bordel de merde. T'essaies de faire gaffe à ses plaies, de pas lui faire mal, mais c'est pas une étreinte lâche, là, c'est le genre de full-body hug, le genre dont t'arrives pas à te sortir, limite étouffant, mais rassurant et qui fait du bien au moral. Enfin, t'espères qu'elle le percevra comme ça et pas comme une attaque ou quoi. Mais t'en as marre de prendre tes précautions. Fucking go with it et tant pis si tu te ramasses un poing dans la tronche. Tu guériras.

« Pense jamais comme ça. C'est pas mal, okay ? C'est pas mal. » souffles-tu contre ses cheveux. « C'est normal d'en vouloir, quand tu déprimes et que t'as besoin de réconfort, quand t'es content et que t'as besoin de communiquer ta joie. » Ta voix s'étrangle. Bordel, tu devrais pas à avoir expliquer ça. Ça devrait pas arriver. C'est le rôle des parents, putain. « C'est pas mal. »

Tu sais pas combien de temps tu la gardes serrée dans tes bras comme ça, tête blottie dans ton cou. Probablement trop longtemps, mais ses mots continuent de te hanter. Tu déglutis difficilement, t'essaies de retrouver un semblant de ta bonne humeur habituelle. Bizarrement, ça te paraît tellement plus difficile, maintenant.

« Et tu peux toujours me demander. J'peux pas parler pour les autres parce que y'a pas tout le monde qui aime ça ou qui est à l'aise avec les contacts physiques. Mais moi ça me dérange pas. J'préfère les gestes aux mots, c'est plus...facile et naturel pour moi. Comme tu peux le voir. » rajoutes-tu avec une pointe de rire, avant d'enfin commencer à la lâcher. T'ajoutes avec un sourire un peu triste : « Tu peux moins facilement mentir avec des gestes qu'avec des mots, selon moi. »

Tu sais pas vraiment comment retourner à l'humeur plus insouciante qui régnait plus tôt et t'es presque soulagé quand tu vois ton chat qui saute sur les genoux d'Ambre et la jeune femme hésiter à le toucher. Super diversion.

« Tu peux y aller franchement, t'inquiète pas, évite juste de lui toucher le ventre, il déteste ça. Mais j'te préviens, il risque de plus vouloir quitter tes genoux de la soirée. » fais-tu avec un sourire tandis que tu saisis ta guitare abandonnée plus tôt par le manche. Tu pinces quelques cordes pour vérifier qu'elles sont bien accordées, tu corriges quand le son ne te convient pas.

« Hm, c'est pas un artiste connu, tu connais probablement pas. » réponds-tu distraitement. T'as pas envie de jouer de la folk connue comme tu le fais souvent au Masquerade. Autant partir sur un répertoire moins connu. Les premiers accords se font entendre dans l'appartement, suivis bientôt par ta voix.

All these emotions came so quick, there's no control
And when I look into your eyes, I feel your soul
I know that it hurts from the ghosts of the past
But together we can shine
*

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Ven 28 Avr - 2:19


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Elle ne comprenait pas. L'humour et le second degré avaient toujours été compliqués pour elle, tout simplement parce que même en les percevant, elle n'arrivait pas à aller plus loin. Son cerveau analysait forcément les mots dans leur sens premier. Voilà pourquoi elle se retrouvait à afficher une mine surprise. Connaissait-il réellement des pieuvres ? Ca voudrait dire qu'elles existaient encore ?! Bon, aucun mot ne fut prononcé, parce qu'elle se doutait que ce n'était pas totalement réel, mais cela ne l'empêchait pas d'être surprise. Et de le montrer ! C'était à préciser puisque cela lui arrivait très rarement. Oui, toujours son problème de ne pas dévoiler sa vulnérabilité histoire qu'on ne puisse pas s'en servir contre elle. Enfin, son mouvement de recul fut trop rapide, elle manqua d'écraser le chat de son pied et Dante l'empêcha de se retrouver le cul par terre. Un léger soupir quitta la barrière de ses lèvres quand elle se posa enfin sur le canapé. Avant de laisser les mots sortir de sa gorge, légèrement étranglés et interrogateurs. Des questions qui tombaient alors que l'italien avait pris place à côté d'elle, s'occupait de récupérer sa guitare. Avant de se stopper net. Avait-elle encore dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Le regard se détourna, se plongea dans la contemplation de ses doigts. Doigts qu'elle avait maintes fois brisés, au point qu'elle se demandait comment elle était encore capable d'avoir autant de dextérité, de maniabilité pour s'en servir.

Les secondes qui passaient, le silence qui se faisait. Elle déglutit, avant de finir par relever les yeux. Dante ne parlait pas, et elle avait besoin d'évaluer sa réaction. Son cerveau en avait besoin pour ne pas sombrer. Récolter les informations, encore et toujours. Elle croisa son regard, bien sérieux pour une fois, et n'osa même pas l'ouvrir à nouveau. Le silence, alors qu'il prenait sa main entre les siennes. Elle le laissa faire. Elle n'avait pas la force, ni l'envie de se dégager d'un contact aujourd'hui. Puis c'était agréable. Appréciable d'avoir autour de douceur contre sa peau. Celle-là-même plus habituée au tranchant d'un poignard ou à la violence d'un coup. Ses pupilles auraient voulu se détacher des autres, mais elle n'y parvint pas. Alors, elle se contenta d'observer Dante. Dante qui avait toujours eu le droit à la partie la plus vulnérable de son être. Dante qui avait toujours voulu l'aider alors même qu'elle avait toujours refusé. Dante qui restait à ses côtés malgré leurs convictions respectives. Dante tout simplement.

Les mots se glissèrent dans l'esprit de la milicienne, qui s'en imprégna. Ils étaient directs. Bien plus directs que le jeune homme l'était habituellement. Pourtant, Ambre ne parvint pas à attacher une réelle importance aux termes choisis. Et enfin... Elle ne savait pas réellement quoi répondre à tout ça. Même s'il le disait, elle restait sur ses gardes. Tenait-il à elle ou était-ce seulement des paroles dans le vide ? Elle l'avait entendu de la bouche de tellement de personnes, et chacune avait sa propre définition. Cette expression était entourée d'une certaine toxicité finalement, et de désillusions. Personne n'avait jamais essayé de la comprendre, on tenait à elle tant qu'elle se la fermait et exécutait les ordres. Enfin, la plupart du temps. Cependant, elle savait bien que Dante n'était pas comme les autres. Il s'était battu alors qu'elle baissait les bras. Il avait enfreint les ordres de son géniteur, avait continué à venir la voir alors même qu'elle cherchait à couper à demi les ponts. Il n'avait jamais voulu l'abandonner, alors ce qu'il disait devait être vrai. En tout cas, pour la première fois de sa courte existence, elle avait envie d'y croire. Mais pas qu'il prenne une balle pour elle !

Enfin, elle n'eut pas le temps de formuler une réponse aux propos. L'autre question était tombée, couperet sur la gorge de Dante. Il se rapprocha, trop vite pour qu'elle puise réagir, et les bras s'enveloppèrent autour d'elle. Un câlin. Mais bien différent des précédents. La panique grimpa, son cœur pulsait bien trop rapidement, envahissait sa boîte crânienne. Chaque battement résonnait là-haut. Elle aurait pu céder à cette peur qui explosait dans ses entrailles. Elle aurait pu le repousser, comme elle l'avait déjà fait des centaines de fois auparavant. Elle aurait pu se défendre, laisser exploser son refus catégorique des contacts.

Et pourtant, elle prit sur elle. Tut le rejet viscéral entraîné par la terreur. Elle enfouit son visage contre le cou de l'italien, prenant d'aussi profondes inspirations que possible. Faire fuir la panique. Il ne lui voulait pas de mal, elle n'avait pas à mal réagir. Elle qui réclamait des câlins, elle était pourtant servie. Cependant, celui-ci, elle ne s'y attendait pas. Et il était bien plus... Proche que les précédents. Il fallait qu'elle s'y habitue, et Dante l'avait une fois de plus surprise. C'était normal de vouloir des câlins. Et d'après la réaction du jeune homme, il avait été bouleversé par la question. La prochaine fois, il le faudrait se taire. Ou tout du moins, faire attention à comment elle construisait la phrase. Faire se sentir mal Dante n'était absolument pas ce qu'elle souhaitait. Bien au contraire.

Les minutes passèrent, sans qu'il la lâche et sans pour autant qu'elle se détache. Sa respiration avait fini par se calmer, moins les battements de son cœur qui continuaient d'exploser dans sa poitrine. Il n'avait jamais été aussi compliqué à contrôler n'empêche. Les yeux s'étaient fermés, la laissant entièrement profiter de la tendresse de l'italien. Les mots reprirent, brisant le silence, l'obligeant à revenir dans la réalité. Finalement, elle n'avait pas trop envie de le lâcher, de se détacher. Enfin, il venait très clairement de lui dire qu'elle n'avait pas à hésiter avec lui. Ce qui ne l'empêcherait pas de toujours s'interroger. Elle ne parviendrait jamais à supprimer des décennies d'apprentissage aussi rapidement. Il lui faudrait du temps, une présence régulière aussi. Néanmoins, elle s'en doutait qu'elle retomberait rapidement dans ses vieux travers. Que son cœur érigerait à nouveau les barrières, même si elle ne le voulait pas. La volonté n'était pas assez forte encore. Ce qui était cocasse au vu de la personne de laquelle on parlait. Elle qui était plus souvent vue comme obstinée, elle prouvait aujourd'hui le contraire.

Il la relâcha, et elle retrouva une position un peu plus éloignée, laissant le rose de ses joues disparaître complètement en les cachant avec ses cheveux encore humides. Le chat offrit une distraction bienvenue, trouvant que les cuisses de la jeune femme étaient un coussin agréable. Doucement, elle glissa les doigts dans la fourrure de l'animal. Un peu trop doucement certainement puisque cela déclencha une remarque de Dante. Elle pouvait y aller franchement tant qu'elle ne touchait pas le ventre, c'était noté. Quoique, son esprit un peu téméraire avait presque envie de tester... Avant de se rappeler les blessures de Dante, et de se dire que ce n'était pas réellement une bonne idée non... Elle écouta le jeune homme accorder l'instrument, dont elle ne savait pas jouer d'ailleurs, avant qu'il se lance dans la réelle chanson., avec les ronronnements du chat en fond.

Elle arrêta bien vite les caresses lorsque la voix de l'italien s'éleva dans l'appartement. Elle voulait profiter du chant, sans aucune interférence. Ses doigts finirent par trembler au fur et à mesure que la chanson avançait, que les paroles se succédaient. Elle les laissa s'accrocher à ses genoux, dans une tentative vaine de les contrôler. Les iris se détournèrent. Il y avait beaucoup de vrai dans la chanson. Beaucoup d'intensité aussi. Et elle avait du mal à gérer tout ça. Perle satinée qui s'échappa de ses yeux, s'écrasant sur la peau à nue de ses jambes. Se rouler en boule aurait peut-être été une solution, mais elle ne pouvait décemment pas le faire. Alors, elle écouta, sentant son cœur se serrer dans sa poitrine par moment.

La chanson se finit. Notes finales résonnant dans l'espace, dans sa boîte crânienne. Elle chassa les larmes traîtres de ses yeux. Rapide passage de la main pour effacer les dernières traces, délaissant définitivement le petit chat. Elle hésita, puis se rapprocha légèrement de Dante. Ses mains récupérèrent l'une des siennes, puis elle joua avec ses doigts. Le silence s'emparait de la pièce, lorsqu'elle daigna enfin de prendre la parole :

« C'était... Très beau. Et vrai aussi. »


Sa voix s'étranglait, se brisait. Le sujet la touchait. La vulnérabilité s'affichait un peu plus. Jamais elle n'avait été dans un tel état, si proche du naturel. Si proche du gouffre aussi. D'ailleurs, elle avait besoin de revenir sur des propos faits avant, auxquels elle n'avait pas pu répondre, comme pour enlever le poids qui pesait dans sa poitrine :

« Dis... Je ne veux pas que tu te prennes une balle pour moi. T'as pas le droit. S'il te plait... »


Les pupilles se reposèrent enfin dans les siennes. Ca la hantait, cette idée qu'il serait prêt à mourir pour qu'elle vive en quelque sorte. Ca la révulsait. Elle n'arrivait pas à trouver cela normal, quand bien même elle ferait l'inverse sans la moindre hésitation. Sauf qu'elle avait tendance à se dire que c'était logique dans ce sens, puisqu'elle était éduquée dans cette idée de sacrifice. Pour certaines personnes seulement. Les mains serrèrent celle qu'elles avaient récupérée. Demande silencieuse pour qu'il la rassure de ce point de vue-là.  

« Je suis désolée si tu t'es senti mal par rapport à mes questions. Je... Ce n'était pas mon but. » Légère honte, poussant les yeux à se baisser. Profonde inspiration avant qu'elle remonte le regard. Ce n'était pas le moment d'afficher encore plus de vulnérabilité. « Mais j'ai compris maintenant, je n'hésiterai pas à t'en demander si j'en ai besoin. Et même si je n'en ai pas besoin en fait. »

Oui oui, elle venait réellement de dire, de façon quelque peu sous-entendue certes, qu'elle aimait les câlins. C'était déjà un grand pas ! D'ailleurs, elle n'avait toujours pas lâché sa main. Elle n'en avait pas envie en réalité, quant à le dire... La communication, c'était dur de nos jours, vous savez ? Il fallait qu'elle se change les idées. Parce que là, la seule chose dont elle avait envie, c'était de se reblottir dans les bras de Dante. Parce que c'était confortable, et tout doux. Un vocabulaire quelque peu limité, à la hauteur de sa non-connaissance du sujet. Ce devait être la première fois que ce genre de contact lui plaisait et qu'elle le faisait plus ou moins de son plein gré. Du moins, c'était ainsi que son cœur avait eu envie de le classifier, et son cerveau commençait à flancher. A modifier toutes ses petites cases. Un petit pas dans la prise en compte de la notion de consentement. Tout petit pas. Il fallait y aller progressivement tout de même. Une main finit par se décrocher, allant effleurer les cordes de la guitare. Et si... Les yeux s'illuminèrent, pétillèrent. Idée qui s'imposa comme une évidence.

« Tu penses que tu peux m'apprendre un peu à jouer ? Je n'ai jamais eu l'occasion d'essayer la guitare comme instrument... »

Ses géniteurs avaient trouvé plus d'intérêt dans l'apprentissage du violon et du piano. Deux instruments qui passaient mieux dans la haute société que la jeune fille avait côtoyé durant des années. Bref, elle espérait que Dante accepterait ça...


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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Sam 29 Avr - 23:45

C'est un instant fragile, tu t'en rends compte.

Pas tout à fait une paix, pas tout à fait le comportement habituel non plus. C'est quelque chose de neuf, que tu n'as que très peu eu l'occasion de voir. Ça te rappelle un jour d'été au parfum de cookie. Un jour d'été doux-amer, dans ta mémoire. Tu continues de penser que si tu avais davantage creusé ce jour-là, si tu avais eu plus de courage, la situation aujourd'hui serait sûrement totalement différente. Et peut-être que tu serais pas là, sûr, mais peut-être qu'Ambre aurait été soustraite à ses parents, peut-être qu'elle aurait grandi dans une famille normale. Peut-être qu'elle aurait eu une meilleure vie.

Au lieu de quoi, tu dois la voir s'ouvrir petit à petit. Craquer petit à petit aussi. Ambre est fragile, sans ses murailles pour la protéger, sans ses masques pour la cacher aux yeux du monde. Et ça te fascine autant que ça te rend triste, t'arrache joie et espoir autant que ça fait remonter ton sentiment de culpabilité. C'est un rare moment, de la voir comme ça, à l'état brut, sans tous les artifices qui sont censés la protéger. Ça ne devrait pas l'être mais ça l'est.

Quand ta voix s'éteint et que tu vois les traces de larmes et les yeux rouges, ton coeur se serre. T'as jamais voulu la faire pleurer. T'aurais dû choisir choisir une chanson joyeuse, insouciante. Merde.

« Hey, hey, mon but était pas de te faire pleurer. Je chante si mal que ça ? »

Tu tentes de prendre un ton léger, taquin, mais tu peux pas cacher la pointe d'émotion que tu ressens, la pointe de culpabilité – toujours – qui t'étrangle.

T'es stupéfié l'espace d'une seconde quand elle saisit ta main et joue avec tes doigts – qu'elle initie un contact continue de te surprendre, et pourtant c'est pas le premier de la soirée. Tu as trop pris l'habitude qu'elle te fuie, qu'elle t'évite. C'est étrange et tu ne sais pas si ça va durer. Si dès qu'elle ira mieux, dès qu'elle aura reconstruit ses remparts, tu devras à nouveau faire des efforts pour tomber sur autre chose que l'Ambre froide qu'elle montre aux autres. C'est un travail incessant, harassant et parfois t'as envie de la secouer, et ouais, parfois t'as envie d'abandonner. Mais t'as pas menti en disant que tu la lâcherais pas. Il peut y avoir des moments où t'es moins solide, où toi aussi tu peux flancher, mais tu sais que qu'importe les barrières qu'elle peut ériger, tu tenteras quand même de les percer. Tenteras de la tirer de là. Parce que c'est une promesse que tu t'es fait y'a presque dix ans et que tu feras tout pour la tenir, jusqu'à ton dernier souffle.

Tu te mords les lèvres devant le compliment. Devant la vulnérabilité qu'elle affiche. Tu pensais pas que ça ferait autant d'effet. Sûr, tu chantes avec tes émotions, mais en général, t'obtiens pas une réaction aussi violente. Ça te perturbe un peu. Surtout de la part d'Ambre.

« Hm...merci ? » réponds-tu, un peu gêné, lâchant ta guitare pour passer ta main libre sur ta nuque. Tu ne peux pas t'accorder le mérite de la chanson, après tout. Même si tu as trouvé une étrange résonance à la situation actuelle dans les paroles.

Tu entends Grey qui proteste de ne plus avoir de l'attention et miauler plaintivement depuis les genoux. Il est terriblement needy, ce chat. Soulagé de la diversion, tu grattes la tête de ta bestiole pour bientôt lui soutirer un ronronnement satisfait. Un sourire se dessine sur tes lèvres.

Sourire qui faiblit en entendant la suite des propos d'Ambre et en sentant la pression qu'elle exerce sur tes doigts. Tu relèves le regard vers elle. Et t'es paumé. T'es encore une fois saisi de cette envie de la secouer. Parce que peut-être comme ça, t'arriverais à démêler le vrai du faux. Tu sais pas sur quel pied danser avec elle, et ce soir, elle ébranle tes certitudes et t'aimes pas ça. T'as toujours eu l'impression d'être le chieur qui devait forcer pour qu'elle tolère ta présence. Que t'étais peut-être même pas vraiment un ami à ses yeux, juste...une nuisance. Un truc du passé dont elle arrivait pas à se débarrasser, que t'avais juste fini par la fatiguer à force de persistance et qu'elle était trop épuisée pour te repousser convenablement. C'est le sentiment qu'elle t'a donné à New York, et même en débarquant ici. Ouais, ça va peut-être un peu mieux, ou peut-être que tu crois juste que ça va mieux parce que tu l'épuises à débarquer plus souvent chez elle. Tu sais pas vraiment ce que t'es à ses yeux, mais t'as jamais cru que ta mort ou le fait que tu puisses être blessé la perturbe autant. Elle a jamais vraiment montré d'inclination à se soucier vraiment de ça. Et ouais, elle t'aide parfois, quand tu déconnes trop, mais...tu sais pas pourquoi. Et tu sais qu'elle serait capable de te tuer si on le lui ordonnait. Peut-être qu'elle hésiterait, ouais, mais tu crois qu'elle le ferait. Parce que tu te fais pas d'illusions : tu tiens plus à elle que elle à toi. Et pourtant, y'a ces moments, là, où elle doit remettre toutes tes convictions en question et putain tu détestes ça. T'aimes pas ce flou, t'aimes pas ces barrières qui s'effacent. Si y'a bien une chose pour laquelle t'as besoin de limites, c'est ça, et elle semble prendre un malin plaisir à les fracasser, ce soir.

Putain, t'es tellement paumé.

Tu lâches un soupir.

« Alors essaie d'éviter de t'en prendre une en ma présence, histoire que je ne joue pas les boucliers humains. Parce que je peux pas te promettre que je le ferais pas. »

C'est brutal et honnête. Parce que c'est probablement ce qu'il y a de mieux pour cette demande. Parce que tu sais que malgré tout, malgré qu'elle te paume, malgré tout ça, tu sais que tu le ferais. T'es comme ça, t'as un trop grand coeur et une tendance à te plier en quatre pour ceux que t'aimes. Un pauvre idiot.

« Attagirl, that's the spirit. » fais-tu, revenant à la langue de votre pays d'adoption, ajoutant même un accent texan pour le fun. Elle risque d'encore rien y comprendre, mais tant pis. Tu forces un peu trop l'enthousiasme, mais t'as besoin d'essayer de retourner à un semblant de normalité. T'ignores l'excuse, tu veux pas t'y attarder. Elle se rend probablement même pas compte à quel point elle fout en l'air ton esprit. Fuck. Tu sais pas pourquoi ça t'atteint autant et tu t'énerves contre toi-même pour ce trop plein d'émotions dont tu veux pas. Tu veux, non, t'as besoin de décomplexifier tout ça. God, c'est bien la seule personne avec qui t'as besoin de lignes claires et définies. Ça te tue, ce fait complètement contraire à ton caractère.

Son enthousiasme pour que tu lui apprennes la guitare t'arrache un sourire. Sincère, cette fois. Ça fait longtemps que t'as plus été son prof. Et ça fait longtemps que tu ne l'as plus vue aussi...joyeuse ? Vivante ? Pas exactement, mais ça te fait du bien, tu le considères comme un pas dans la bonne direction. Un peu de retour à ce que tu penses être la vraie personnalité d'Ambre – une fille curieuse, qui aime faire plaisir aux autres et observer ce qui l'entoure – plutôt que la parfaite...quoi, garde du corps (tu n'as jamais réellement cru à cette excuse mais c'était ce qu'elle t'avait répondu, après tout) que son père a façonné. Ça te serre le coeur de penser que peut-être demain, elle aura déjà disparu. Mais t'es fatigué, et tu penses qu'elle aussi. Et t'as besoin de distance pour remettre les choses en place.

« Peut-être demain, plutôt ? Il est tard et t'as pas exactement eu le meilleur sommeil du monde, tu devrais plutôt te reposer. » Tu cherches des yeux une horloge, n'en trouves pas. T'hésites un instant avant de continuer. Et puis tu te dis que merde, t'es pas là pour toi, t'es là pour elle. Tes questionnements de merde, tu peux les repousser à plus tard. « Et je suis là si ça va pas, okay ? Tu peux me réveiller et me demander un câlin, si tu veux. » Ton sourire se fait légèrement dépréciateur, contrit. « Je promets pas d'être 100% alerte ou même cohérent, mais j'reste quelques jours ici pour que t'ailles mieux, c'est pas pour que tu t'isoles dans ton mal, d'accord ? Considère-moi comme...je sais pas, ta thérapie ? » finis-tu avec un haussement d'épaules.

Ouaip, c'est tout toi. Lassie, chien fidèle.

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Lun 5 Juin - 2:59


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Elle avait pleuré, laissé les larmes s'échapper de ses yeux pour la première fois depuis... Des années. Avait-elle déjà pleuré ? Mise à part en cette chaude soirée évidemment. Quand elle était enfant. Avant que la froideur ne s'empare de son cœur. Qu'elle se rende compte que tout serait plus simple si elle se concentrait seulement sur ses pensées, et qu'elle oubliait le reste. Elle avait fini par se construire ainsi, mais Dante parvenait à aller chercher tout ce qu'elle avait enfoui au plus profond d'elle-même. Les émotions submergeantes, les contacts qui s'établissaient de sa part. Elle y parvenait à nouveau, peut-être seulement pour quelques heures, mais c'était une grande avancée par rapport à ce qu'elle était. Chanter mal... Les yeux s'écarquillèrent, sans qu'elle ne parvienne à répondre. Bien au contraire, il chantait à la perfection. Mais elle ne savait pas comment le dire. Comment l'avouer. Etait-ce une faiblesse d'apprécier un chant ? En plus d'une personne ? Elle n'en savait trop rien, et elle était trop fatiguée pour tenter d'y répondre. Demain. Elle verrait demain.

Les doigts s'accrochaient à ceux du jeune homme. Elle avait peur. Elle avait peur d'un rejet mais elle l'intériorisait. Elle avait peur mais elle tentait quand même d'établir ce contact. Une douceur dont elle voulait faire preuve, tout en pensant que ce serait déplacé. Tellement de questions qui se bousculaient dans son esprit, la fatiguant un peu plus. Cependant, celle qui avait passé ses lèvres, en sous-entendu, était la plus importante. Celle prenant le plus de place. Elle refusait qu'il meure pour elle. Elle le refusait. Et pourquoi Dante n'essayait pas de la rassurer ?! Elle acccusa le coup de ses mots. Les yeux se baissèrent, elle déglutit difficilement. L'italienne voulait juste qu'il lui promette de ne pas se prendre de balle à sa place. Et il avait fait l'inverse. Il allait falloir qu'elle fasse attention alors. Très attention. Parce que ce serait de sa faute à elle s'il était blessé. Et elle ne le permettrait pas. Les doigts se serrèrent un peu plus autour de ceux de son interlocuteur. Merde. Pourquoi était-elle incapable de dire tout ce qu'elle avait sur le cœur ? Pourquoi s'enfermait-elle encore plus alors qu'il aurait fallu qu'elle s'ouvre ? Peut-être qu'il aurait compris ainsi. Elle tenait à lui, et le voir périr serait certainement la pire chose qui pourrait arriver.

Puis la proposition de lui apprendre quelques accords sur la guitare fut repoussée. Se reposer. En voilà une idée. Certes, il n'avait pas tort. Néanmoins, la jeune fille était trop effrayée pour se replonger dans un sommeil agréable. Elle le savait. Ca ferait comme toutes les fois précédentes, se terminant sur une insomnie. Une nouvelle nuit de gâcher. Enfin, elle était déjà bien entamée. Certainement une ou deux heures du matin lui pointait son esprit. Si tard, même pour elle... Les doigts se détachèrent, remirent ses cheveux encore un peu humides derrières les oreilles. Quelques caresses furent offertes au chat, qui ronronna de plaisir. C'était si simple un animal. Quand ça le voulait. Pourquoi Dante ne l'était pas ? Pourquoi ne parvenait-elle pas à le comprendre ? Pourquoi sortait-il des cases offertes par son cerveau ? Pourquoi était-il gris, dans son monde en noir et blanc ? Il lui confirma qu'il resterait là. Mais le salon, c'était déjà bien trop loin par rapport à la chambre. Ambre n'était même pas certaine d'être capable de bouger en cas de cauchemar. La peur avait quelque chose de paralysant lorsqu'elle était aussi nouvelle. Sentiment jusqu'ici considéré comme invention des lâches pour éviter un combat, des responsabilités, qu'elle se prenait de plein fouet et qu'elle était incapable de gérer.

« Je... Je pleurais au contraire parce que tu chantais bien. Et que... Que j'avais l'impression de ressentir quelque chose. » Murmure, aveu important venant d'elle qui avait toujours offert au monde une absence totale de sentiments. « Je n'en prendrais pas en ta présence. A part pour éviter qu'elles ne te touchent. »

La voix s'éteignit, et le chat décida de repartir en exploration. Ambre débarrassa l'italien de la guitare pour l'envelopper dans ses bras. Un nouveau câlin, pour éviter de croiser le regard de l'autre.  Les yeux se fermèrent quelques secondes, pour profiter de la sensation, avant qu'elle ne se dégage. Et que la voix s'élève à nouveau :

« Tu es bien plus d'une thérapie. »

Tu es mon ami. Mots qui ne quittèrent pas ses lèvres, alors qu'elle se relevait et changeait de pièce. Quelques secondes, le temps d'aller au moins chercher un oreiller, une couverture et des draps. Puis se repointait les bras peinant à tenir toutes ses choses. Sa tête dépassait à peine par-dessus le tas, rendant la situation très... Drôle. Pas pour elle. Hésitante, elle finit tout de même par demander :

« Dis... Tu es vraiment sûr que tu ne veux pas dormir avec moi ? Je... J'ai vraiment peur des cauchemars... Et puis, je dormirai mieux si tu...Tu étais à mes côtés... »

Le vent. Voilà à quoi elle s'attendait, au vent du siècle. Il lui avait déjà dit qu'il dormirait sur le canapé, pourquoi se sentait-elle obligée de le faire dormir dans un lit ? Et surtout près d'elle ? Certes, elle disait la vérité. Sa présence avait tendance à chasser les mauvais rêves, à la calmer. C'était de ça dont elle avait besoin...

Elle sentait les hésitations dans la voix de Dante, et hésita un instant à se cacher derrière les couvertures qu'elle tenait dans les bras. Une profonde inspiration et les muscles qui se détendirent quand elle entendit l'italien donner son accord. Certes, en la mettant en garde contre son comportement, mais la jeune fille lui faisait confiance. Il était l'un des rares à qui elle l'accordait en fait. Toutes les couvertures et oreillers furent posés sur le canapé, bien qu'il n'en ait plus réellement besoin à présent. Ses yeux vairons accrochèrent ceux de l'homme, tout de même légèrement inquiets :

« Je... je ne veux pas que tu te sentes obligé hein. Tu peux dire non. »

Même si elle dormirait moins bien. Mais c'était égoïste d'obliger quelqu'un à faire ce qu'il ne voulait pas, encore plus pour elle qui était plutôt du genre à se sacrifier et suivre les ordres. Elle n'aimait pas en donner, pas dans sa sphère personnelle, aussi peu existante soit-elle. Elle se détourna de Dante, et partit en direction de sa chambre. La pénombre ne la dérangeait pas, elle qui connaissait son appartement dans les moindres recoins. Elle n'avait pas regardé derrière elle si l'italien venait. Elle pensait juste à ranger l'arme qu'elle gardait sous l'un des oreillers. Pour ne pas effrayer son ami.  Le pistolet fut rangé dans l'un des coffre-forts de la chambre, planqué sous le lit. Quelques gestes rapides, pour éviter que Dante ne pose des questions. La milicienne n'avait pas réellement envie d'expliquer pourquoi elle avait des dizaines d'armes. Son statut ne lui permettait pas non plus d'en garder autant chez elle. Néanmoins, pour ses activités illégales, elle en avait besoin. Une fois le rangement terminé, elle se glissa dans son grand lit, roulant jusqu'au bout du matelas, calant son dos contre le mur et rabattant un pan de couette sur elle. Juste la tête dépassait de la couverture. Une place confortable avait été laissée à Dante.

Yeux fermés, elle avait laissé son ouïe prendre le relai. Néanmoins, elle commatait déjà en partie, sans être capable de se laisser entièrement aller dans les bras de Morphée. Peur, conscience, trop d'éléments plus puissants que le sommeil. Elle sentit le matelas s'enfoncer. Puis, sans ouvrir les yeux, elle attrapa le bras de Dante de ses doigts, le considérant alors comme une peluche. Présence physique suffisante pour relâcher la tension, et la basculer dans le monde des songes.

**

Horloge interne calibrée pour se réveiller à la même heure, soit huit heures treize. Bien trop tôt pour beaucoup. Elle ne fut donc pas étonnée d'être levée avant Dante. En revanche... Elle ne s'attendait certainement pas à être blottie contre lui. Il ne lui fallut que quelques secondes pour faire le lien avec un cauchemar au cours duquel elle s'était raccrochée à quelque chose pour ne pas sombrer. Et elle l'avait fait dans la réalité aussi... Joues rouges alors qu'elle se détache rapidement. Avant que l'autre ne se réveille. Elle ne tenait absolument pas à ce qu'il remarque cela et se sente gêné. Ou que sa bulle d'espace privée soit explosée. Qu'importait. L'italienne observa son visage quelques secondes, avant de quitter le lit et de passer dans la cuisine. Elle ne le réveillerait pas. Il avait veillé tard lui aussi, et elle tenait à ce qu'il se repose au maximum.

Néanmoins, elle tenait à lui préparer un petit déjeuner. Pour le remercier. Et elle s'attela donc à la préparation de cookies. Sans pouvoir s'empêcher de faire le parallèle à une après-midi, voilà de cela presque une décennie. Souvenir souvenir... Les mensonges n'avaient jamais été aussi présents qu'à cet instant précis.

Perdue dans ses pensées, elle cuisinait de façon automatique. Sans faire attention au chat qui avait grimpé sur la table, l'observant de ses grands yeux. Jusqu'au « ding » final, celui annonçant la fin de la cuisson et embaumant l'air de l'appartement. Agréable odeur pour se réveiller, non ? Mains protégées par les maniques, elle sortit du four les petits cookies, et se tourna à temps pour voir un Dante sauvage se rapprocher de la pièce. Un sourire un peu gêné aux lèvres, le regard rivé sur les gourmandises à défaut de l'italien, elle lança :

« Je... J'ai fait quelques cookies pour le petit-déjeuner, si tu en as envie... »


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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Mar 6 Juin - 0:42

Tu sais que ta réponse lui plaît pas quand tu la vois baisser les yeux, déglutir difficilement, chercher à t'agripper un peu plus, murmurer d'une voix peu assurée. Tu la changes pas pour autant. Tu vas pas mentir pour la rassurer pour ensuite faire exactement ce que tu as dit que t'allais faire. Enfin, tu prévois pas de te faire tirer dessus sous peu, mais ça reste dans le champ des possibilités. T'es légèrement troublé par ses aveux – comme quoi ce que t'as chanté lui a donné l'impression de ressentir quelque chose, comme quoi elle se mettrait devant toi si jamais tu devais jouer les cibles d'amoureux de la gâchette – mais tu préfères simplement y répondre par un vague murmure d'assentiment. Plus facile que de t'y attarder. T'es plus doué pour donner que recevoir des marques d'affection. Et l'apparente sincérité d'Ambre te fout mal à l'aise. Dommage qu'elle soit si hermétique à l'humour, ce serait vachement plus simple à gérer si le sarcasme allégeait ses propos. Mais bon, faut croire que ta technique pour dédramatiser toutes les situations lui convient pas. Hell, y'a vraiment fallu que tu tombes sur ton total opposé niveau communication, si ça c'est pas la poisse.

Grey vous distrait un temps, avant de décider de quitter les genoux d'Ambre pour repartir ailleurs. Même si t'es moins choqué que lors des hugs précédents, tu restes tout le même quelque peu étonné par la nouvelle démonstration d'affection d'Ambre et tu mets peut-être une seconde d'hésitation avant de retourner l'embrassade. En une soirée, t'as eu droit à plus de câlins qu'en dix ans, c'est assez déstabilisant comme retournement de situation. Demain, ce sera probablement différent. Une nuit de sommeil pour remettre les pendules à l'heure, ouais, tu crois que vous en avez tous les deux besoin. Question de prendre de la distance, aussi. Parce que tu crois pas qu'une fois qu'elle ira mieux, ça restera. Autant pas t'habituer à tout ça. T'as l'habitude de ses murailles impénétrables. Ne plus rien avoir pour te stopper, à part ta propre volonté, c'est un peu trop troublant pour toi.

Un sourire un peu triste étire tes lèvres en entendant la jeune femme dire que t'es plus qu'une thérapie. Ouais, probablement. Mais ça t'aide pas vraiment à savoir ce que t'es pour elle non plus, au fond et contribue un peu plus à te paumer. L'ironie de la situation ne t'échappe pas, à toi qui as toujours eu horreur qu'on t'enferme dans une boîte. Ouais, rien ne doit être comme d'habitude ce soir, apparemment.

« Hey, au moins, je suis gratos. »

Cheapen the moment. Le tourner en une blague, quelque chose dont on peut rire. C'est peut-être pas la meilleure solution, mais c'est la tienne. T'as besoin du recul. T'as besoin de la distance et si c'est pas Ambre qui la met, ce sera toi.

Elle te relâche au bout de quelques instants, part dans une autre pièce et quand elle revient, tu es tenté de rire et de faire le genre de « hanw » qu'on réserve aux trucs mignons qu'on croise. Un chiot, un chaton, un bébé animal mignon du temps où y'avait encore internet. Une Ambre totalement submergée par de la literie avec à peine sa tête qui dépasse aurait probablement fait un carton comme meme. En mode adoptez-moi, je suis un chaton perdu. Merde, c'est difficile à résister comme expression.

Tes yeux s'écarquillent de stupeur en entendant ensuite la demande plutôt...singulière. T'as mal entendu ? Tu t'es endormi en cours de route et il s'agit d'un rêve particulièrement réaliste ? T'es à moitié tenté de te pincer pour vérifier que tu déconnes pas. Tu te retiens de justesse.

« Euh... » Dire que tu es gêné est un euphémisme. Ta main passe dans tes cheveux à l'arrière de ta nuque. T'as pas l'habitude de ce genre de situation. En général, y'a pas d'hésitation, ou tu sautes dans le lit, ou t'y sautes pas, c'est simple. Mais Ambre, c'est pas un coup d'un soir, et c'est pas ce qu'elle veut non plus. T'as pas l'habitude de partager ton lit si innocemment. Un remède anti-cauchemar, hein ? Tu le pensais sincèrement quand tu parlais de thérapie mais...c'est un peu...pas ce à quoi tu t'attendais ? Éveillé, t'as tes barrières qui tiennent bien en place. Endormi, tu contrôles pas ce que tu peux faire ou dire – vu qu'à ta grande joie, tu parles parfois dans ton sommeil. Et t'as pas trop envie d'agir de façon déplacée malgré toi, de mettre un malaise entre vous. Surtout pour un truc aussi con que de l'attirance. Mais t'es un mec, pas un moine, on peut quand même pas te demander l'impossible. « T'es...t'es sûre ? 'Fin, c'est juste... » Bordel, tu bredouilles. Sérieusement ? T'es retombé en adolescence ou quoi ? « Enfin...si tu crois que c'est mieux pour toi ? » Ta voix est bourrée d'hésitation, mais putain, t'es assez perdu, faut l'avouer. « Et si tu crois que ça gênera pas. Parce que bon, je suis pas forcément conscient de ce que je peux faire dans mon sommeil. » Y'a pas que le danger des mains baladeuses, ce serait foutrement gênant et ça pourrait causer vachement du tort à votre relation, ouais, mais y'a aussi tes pouvoirs à prendre en compte. Tu crèves plus de faim, ouais, mais t'es pas rassasié pour autant. Et vu comme tu as du mal à contrôler tes pouvoirs, parfois, tu n'es pas sûr d'être sans danger pour Ambre. Bordel, manquerait plus que tu l'asphyxies dans son sommeil alors qu'elle voulait juste un rempart anti-cauchemar.

Dire que t'as insisté pour prendre le canapé. Grand bien t'en fasse, maintenant. Pourquoi tu sens que tu vas regretter ? Ou faire une connerie inconsciemment ? Ouaip. Ça pue la mauvaise idée à plein nez. Malgré tout, tu ne peux que la rassurer quand elle commence à s'inquiéter d'un potentiel refus. Tu peux bien te sacrifier un peu. C'est quoi un peu de gêne, contre des cauchemars affreux ? Si tu peux l'aider, autant le faire. Pis au moins, tu l'as prévenue.

« T'inquiète pas, va, ça me dérange pas. »

Enfin, c'est pas tout à fait vrai, mais passons. Demi-vérité pour l'heure, ça fera l'affaire.

L'accord donné, les choses bougent plus vite. Ambre file vers la chambre tandis que toi tu pars vers tes affaires puis vers la salle de bains. Pendant que tu te bosses les dents, tu te dis que faudra probablement que tu y coinces Grey, histoire de pas laisser à Ambre un appart' en ruines. Ou une bestiole qui miaule et gratte à la porte de la chambre toute la nuit.

Nourrir le chat est facile. Le capturer pour l'enfermer dans la pièce, un peu moins. Tu ignores les miaulements plaintifs qui viennent de derrière le battant de la porte qui ressembleraient presque à des pleurs. Toi, tu peux te réveiller avec une boule de poils en guise de réveil-matin. T'es pas sûr que ce soit le cas d'Ambre et tu préfères pas le lui imposer.

Avec un soupir et une certaine dose d'appréhension, tu finis par rejoindre la chambre, pour retrouver Ambre enfouie sous les draps à l'extrémité du lit. Tu te retiens presque de rouler les yeux. Okay, tu peux comprendre que ça part d'un bon sentiment. Mais quand même, faut pas exagérer. T'éteins la lumière sur le chemin, parvenant à te repérer sans trop de difficulté dans la pièce grâce à tes sens plus aiguisés. Le bruissement des couvertures tandis que tu te glisses dans le lit paraît presque trop bruyant devant le silence qui pèse.

« Allez, bonne nuit. Et hésite pas à me réveiller si jamais y'a un truc qui va pas, okay ? » fais-tu, le ton inconsciemment plus proche du murmure que du volume sonore habituel. Ce n'est pas une réponse verbale que tu obtiens mais Ambre qui se met à agripper ton bras, comme pour s'accrocher à toi d'une certaine façon. Au bout de quelques minutes, tu entends déjà sa respiration se faire plus lente et profonde tandis que toi, tu pousses un soupir et passes ta main libre sur ton visage fatigué.

Et si t'arrives pas à fermer l'oeil avant un moment, c'est ton problème.


***

Tu sais pas ce qui te réveille.

Il faut quelques minutes à ton cerveau embrumé pour comprendre que 1) la couverture c'est pas la tienne, elle est carrément moins lourde chez toi 2) t'étouffes et tu crèves de chaud en conséquence et clairement, t'es pas chez toi 3) l'endroit est pas familier du tout et c'est le matin et y'a un putain de soleil qui filtre à travers les tentures. Tu grognes et replaces la couverture sur ta tête, t'enfonçant dans le moelleux de l'oreiller pour échapper aux rayons offensants. Avant de te rappeler la conclusion 2 au bout de quelques secondes et de repousser les couvertures loin de toi. Tu fais un vague effort pour retirer ton T-shirt parce que putain, c'est pas permis de faire aussi chaud dès le petit matin. Tu te retournes dans le lit, jettes ton bras en travers de tes yeux. Trop tôt. Pas envie de réfléchir. T'es pas mort, jusqu'à preuve du contraire, donc tout va bien. Rien ne presse. Il est sûrement trop tôt, de toute façon. Encore cinq minutes.

T'es à moitié en train de te rendormir quand une odeur te lèche les narines. Une odeur délicieuse, un arôme riche, que tu n'as plus senti depuis longtemps. À moitié conscient, tu te lèves, les yeux à moitié ouverts – tu te cognes presque tête la première devant la porte qui s'ouvre pas dans le sens auquel tu t'attends – tu te diriges vers le parfum envoûtant. Tout est trop clair et tu te frottes un moment les yeux pour essayer de les habituer à la soudaine luminosité. Un fuck bien senti s'échappe de tes lèvres. Trop tôt. Trop lumineux. Putain, où t'as échoué ?

Quand tu rouvres enfin les paupières – le monde un peu flou et parsemé de taches noires pendant quelques instants – c'est pour tomber sur Ambre. Et un récipient en verre – dont le nom t'échappe totalement à cette heure matinale – rempli de café. Alléluia. Tu prends la tasse vide sur le comptoir – pour toi, tu présumes et si pas, tant pis – et te verses le précieux liquide brûlant avant de le porter à tes lèvres.

C'est uniquement quand le goût infect de cendres envahit ta bouche que tu te rappelles de plusieurs choses très importantes que ton cerveau embrumé a totalement zappé.

1) Tu n'es plus humain.
2) Le café, même si ça sent toujours aussi bon, est absolument dégueulasse, comme tous les autres aliments dont tu étais auparavant friand.
3) Recracher ledit café n'est pas une bonne idée, surtout quand tu n'es pas chez toi.

Tu te retiens de justesse de repeindre le mur de la cuisine en brun dégoulinant pour te forcer à avaler le breuvage au goût immonde. Et si tu tousses un peu, on ne peut vraiment pas te blâmer. Putain. Ça devrait pas être permis de sentir aussi bon et puis être aussi ignoble. Tu reposes la tasse avant de te tourner vers Ambre. Qui doit probablement te regarder comme s'il venait de te pousser une deuxième tête.

« Hm...salut ? » finis-tu par dire, la voix légèrement cassée par l'heure matinale. Oh ouais. T'es vraiment très doué le matin. Un vrai tribun de la plèbe.

Tu jettes un regard à Grey qui semble être sorti tout seul de la salle de bains. Ou bien Ambre l'a laissé sortir, c'est fort possible aussi. Ton chat vient se frotter à ton bras et tu lui grattes distraitement le menton. Il miaule pas encore pour réclamer à bouffer, c'est déjà ça. Il te faut un moment pour assimiler les cookies devant toi et leur odeur alléchante. Et de ressentir une tristesse sans nom à l'idée que eux aussi vont avoir un goût dégueu et ne pas te nourrir du tout. Tu leur jettes un regard désolé avant de laisser ta tête tomber sur le comptoir, amortie par tes bras croisés – et une fois assis, bien sûr.

« Désolé, j'suis pas du matin. »

Excuse en toc pour expliquer ton impolitesse et un moyen de détourner l'attention des cookies. Petit à petit, la brume s'envole de ton cerveau et tes méninges se remettent à fonctionner. De façon très ralentie et avec un bruit de mécanisme rouillé, certes, mais t'es pas Shakespeare à huit heures du matin, faut pas déconner.

« Bien dormi, au moins ? » demandes-tu en relevant légèrement la tête pour fixer Ambre.

Ce serait con que t'aies même pas réussi à remplir ton rôle de peluche vivante.

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Mer 28 Juin - 2:10


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Elle était étonnée de le voir ainsi et, inconsciemment, elle ne put s'empêcher de laisser son regard détailler Dante. Un peu trop d'ailleurs. Il glissa sur le corps du jeune homme, puisqu'EVIDEMMENT il avait décidé de se mettre torse nu. Et elle, elle était là, comme une conne, les yeux s'accrochant aux mucles de l'autre. Oh, elle ne savait pas réellement pourquoi son attention se focalisait là-dessus. Enfin, elle se disait bien innocemment que c'était parce qu'elle ne s'y attendait pas, que ce devait bien être la première fois qu'un homme se réveillait torse nu chez elle et que c'était quelqu'un qu'elle appréciait.... Puis son regard s'attacha aux différents tatouages présents sur la peau de Dante. Elle avait déjà vu ceux sur les bras, mais le reste... C'était entièrement nouveau. Et elle ne parvenait pas à gâcher le soudain intérêt ravivé. Au moins, elle avait une excuse pour ne pas le lâcher du regard, même si cela pouvait clairement apparaître comme... Déplacé. Elle ne pensait pas que l'italien lui en tiendrait compte. Il le lui avait dit lui-même la veille, qu'il tenait à elle, et qu'il lui servirait de thérapie autant que nécessaire. Puis bon, avouons-le, c'était plutôt elle qui était fermée et frigide, bien plus que lui. Au passage, elle sentit le rouge pondre le bout de son nez sur ses joues. Très légèrement, comme si une partie d'elle catégorisait ce qu'elle faisait, à savoir le détailler avec une certaine... Insistance, comme gênant, alors que la conscience n'avait aucun souci avec. De petits changements, à peine perceptibles, qui pourraient totalement rester au stade embryonnaire à l'avenir. En fait, tout dépendrait de si elle parviendrait à s'ouvrir petit à petit ou si les émotions retrouveront leur place initiale : dans l'ombre.

La machine à café terminait son œuvre dans son dos, silencieusement. Il était plutôt rare de trouver une telle denrée, aussi goûtue, mais en tant qu'italienne, Ambre avait besoin de ce liquide précieux. Et aussi pour tenir ses insomnies, ces nuits passées à traquer une cible après une longue journée de travail. Elle ne savait pas s'arrêter, toujours à occuper son esprit et ses mains. Sans ça, elle pouvait rapidement sombrer. Sans ça, les événements de son passé revenaient à sa mémoire. Chaque détail, chaque geste étant gravé dans son cerveau, cela revenait à se ressasser en boucle le tout, avec une précision capable de rendre malade n'importe qui. Puisque non, les souvenirs d'Ambre était tout sauf normaux, quand bien même elle était incapable de s'en rendre elle-même compte. Les missions qu'elle avait effectué, des années durant, s'étendaient du simple espionnage, en passant par la séduction et allant jusqu'au meurtre. Souvent des meurtres mis en scène, pour faire passer un message à la famille survivante. De l'horreur à l'état pur, à laquelle elle était si souvent confrontée qu'elle y était devenue insensible.

Ce fut Dante et sa toux – masquée – qui la sortirent de ses pensées. Elle se tourna vers lui, une lueur d'étonnement dans le regard, avant de se rendre compte qu'elle avait toujours son plateau brûlant de cookies dans les mains. Protégées cette fois-ci. Elle finit par le déposer sur le plan de travail, hésitant à demander ce qui n'allait pas à l'italien. Puis elle se mit à douter. Avait-elle mal dosé le café ? Ce serait étonnant, c'était comme dire que son cerveau n'était pas fonctionnel, ce qui n'était pas le cas. Peut-être que le jeune homme était juste mal réveillé ? Et donc que le goût amer de la boisson ne lui allait pas ? C'était la possibilité la plus probable, et donc celle que son esprit accepta. Oui, Ambre restait quelqu'un de très bornée, qui faisait en sorte que tout rentre dans les petites cases qu'elle s'était fixée. Voilà donc pourquoi elle n'associerait jamais Dante à un être surnaturel, même si son comportement pouvait être expliqué si elle prenait ce côté-là de la réflexion. Comme quoi, l'amitié, les émotions, ça pouvait clairement entacher un jugement rationnel. Même quand on s'appelait Ambre, et qu'on était convaincue de ne pas être soumise à ce genre de contraintes.

Entendre la voix de Dante aurait pu la faire sourire, mais elle garda celui-ci cacher. Son esprit ayant repris du poil de la bête, elle avait plus de mal que la veille à laisser les sentiments transparaître. D'ailleurs, ses traits avaient retrouvé une certaine neutralité, seuls subsistaient les éclats dans ses pupilles de temps à autre. Toujours mieux que rien hein... Le chat débarqua à cet instant précis, Ambre avait presque oublié qu'elle avait frôlé la crise cardiaque en passant par la salle de bain plus tôt dans la matinée. Elle aurait pu demander où Dante avait enfermé le fauve, c'était de sa faute. Enfin, elle avait laissé la bête voguer à ses occupations suite à cela, et la voilà de retour parmi eux ! L'excuse la fit tout de même un peu sourire, et les épaules se haussèrent. Tant pis pour elle, elle aurait dû y penser. Les cookies furent enlevés de la plaque brûlante un à un, posés dans une assiette sortie pour cet effet. Avant de ranger le plateau à l'abri des mains nues. Pas question de se rebrûler la peau une fois de plus. Elle finit par se poser sur la chaise à côté de Dante, sans forcément le lâcher du regard.

« Ca va... Ca a été un sommeil sans rêves, ce n'est pas plus mal vu le dernier que j'ai fait... » Sourire faible, tentant de rassurer comme elle le pouvait. C'était fini, elle n'y arrivait plus. « Et toi ? Tu as... Chaud pour avoir fini torse-nu ? »

S'il avait eu chaud, elle s'en voulait un peu, puisque c'était elle qui s'était retrouvée blottie contre lui au petit matin. D'ailleurs, l'avait-il seulement remarqué ? Elle n'en savait rien, et n'osait absolument pas poser la question. Tant pis, elle resterait définitivement dans l'ignorance. Et ce n'était pas plus mal. Un cookie fut attrapé, grignoté sans réellement de faim, l'appétit ayant disparu depuis belle lurette. Parler, discuter, il avait fallu une nuit pour que tout soit remis à zéro. Elle ne savait plus comment faire, mais ne souhaitait pas retomber dans ces travers si agréables à ses yeux. Le chat s'étira face à elle, prit sa place sur son bras comme si elle lui appartenait. Le sourcil se arqua, mais elle ne lui accorda pas plus d'attention que cela.

« Je suis désolée de t'avoir réveillé si tôt... Si tu veux retourner dormir, rien ne t'en empêche ! » Elle remit en place une mèche de cheveux tombée devant son visage avant de reprendre. « Mais tu n'as pas oublié que tu devais m'apprendre quelques acords de guitare aujourd'hui, non ? »

Repartir sur quelque chose de plus léger, c'était ce dont elle avait besoin. En parlant de ça... Son regard se porta à nouveau sur le corps de Dante, sur ses tatouages plus précisément. Notamment celui dans le dos, qu'elle n'avait pas vu lors de son entrée. Interloquée, elle rapprocha la chaise, laissa ensuite ses doigts effleurer le dessin. Puis la question passa ses lèvres :

« Dis.... Ils ont quelle signification ceux-là ? Ils sont beaux... »

Elle avait apprécié les premiers tatouages de Dante, à l'époque, et découvrir ceux-ci lui rappelait qu'elle avait voulu en avoir à un moment...


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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Mer 5 Juil - 18:24

Tu remarques, un peu trop tard et de façon un peu détachée – il est tôt, t'es pas encore vraiment réveillé et tu peux même plus avoir ta dose de caféine pour te désembrumer le cerveau, t'as le droit de fonctionner au ralenti – que t'es torse nu. Il fait un peu moins chaud dans la cuisine que dans la chambre, malgré le four allumé, et un frisson parcoure ton échine, te rappelant exactement pourquoi tu sens la fraîcheur sur ton dos. T'as jamais été pudique et honnêtement, tu t'en fous pas mal qu'on puisse te fixer. Tu te produirais pas régulièrement sur scène si t'étais du genre timide et à fuir le regard de la foule. Tu remarques tardivement l'air gêné d'Ambre, le rouge sur ses joues, mais tu préfères ne pas attirer l'attention là-dessus. Si tu dis quelque chose, elle risque de virer au rouge tomate et fuir la pièce, tu crois. Tu pensais pas que te voir comme ça la gênerait autant quand même, sûrement, t'es pas le premier mec qu'elle croise comme ça dans son appart' ? Distraitement, tu vérifies que les traces de griffes de Grey sont parties. Enfin, pas totalement parties, mais elles sont réduites à de fines lignes à peine visibles sur ton torse. Cicatrisation rapide pour un humain, certes, mais rien d'inexplicable. Tu peux toujours sortir que t'as un super système immunitaire. Ce ne serait pas faux.

Tête toujours posée sur tes bras, tu la regardes détacher les cookies et les déposer sur un plateau. Tu essaies de cacher ton expression meurtrie. Saloperies de pouvoirs. Qu'est-ce que tu donnerais pas pour pouvoir boire du café et bouffer des cookies. Tu t'en passerais bien de devoir siphonner des pauvres âmes de leur énergie et de leurs rêves pour te nourrir. D'ailleurs, faudra que tu trouves une parade pour sortir et bouffer. T'as la dalle – t'as toujours la dalle, la faim part jamais vraiment, c'est la pire arnaque du monde, cette nature – et t'aimerais éviter de blesser Ambre par erreur. Lui révéler ta nature par la même occasion aussi. Tu devines sans peine qu'elle a son – ou ses – arme(s) de service chez elle. Et que si elle sait ce que t'es ? Mon pauvre, tu risques bien de finir avec ta cervelle décorant les murs. Si déjà en tant qu'humain, elle est pas sûre à 100% de ne pas te tuer si on le lui ordonne, tu donnes pas cher de ta peau si elle sait que t'es exactement le genre de monstre qu'elle est payée pour buter. Tu dois être un putain de masochiste à continuer de traîner avec elle malgré tout.

Elle se pose à côté de toi, tu tournes la tête vers elle et tu sens son regard sur toi. Uh. Weird. D'habitude, les gens dévient le regard quand ils sont pris en flagrant délit de fixation. Mais bon, c'est Ambre. Depuis le temps, t'as pigé qu'elle répondait pas forcément à la même logique que tout le monde. Elle attire rapidement ton attention sur ton état à moitié dénudé. Erf, ouaip, faudrait que tu t'habilles. Et prennes une douche, ça te réveillera, tiens.

« Ouais, ta couverture est plus épaisse que chez moi ou un truc du genre, je pense, je crevais de chaud en me réveillant. » T'étouffes un bâillement. « Sorry. Pas assez dormi mais ça va. Et tant mieux si t'as pas fait de cauchemar, j'ai fait un rempart efficace, au moins. »

Bon, tu sais pas exactement comment ta présence peut l'empêcher de cauchemarder mais si ça marche, tant mieux hein. Tu penses pas lui avoir volé ses rêves inconsciemment et tu sais pas trop comment fonctionnent exactement tes pouvoirs mais tu penses qu'elle serait probablement dans un bien plus sale état étant donné la sale tendance à l'asphyxie de tes dons. Et t'aurais aussi certainement moins faim. M'enfin, peut-être que c'est juste savoir qu'elle est pas toute seule qui l'a aidée. Avoir quelqu'un pour la rassurer qu'elle était pas de retour dans ces foutues arènes, si elle se réveillait en pleine nuit. Tu te rappelles pas d'un tel réveil, possible que t'aies dû la rassurer mais que tu t'en rappelles pas. Possible que juste te voir là ait suffit, t'en sais rien. Autant pas trop s'attarder là-dessus. T'as pas eu de remarques, donc tu supposes que t'as rien fait d'incriminant.

Tu lui offres un demi-sourire quand elle s'inquiète de t'avoir réveillé si tôt. Retourner te coucher est presque tentant, mais t'es pas vraiment là pour jouer aux paresseux. Tu retrouveras bien assez vite ton énergie habituelle. C'est juste...plus difficile depuis que le café n'est plus quelque chose d'assimilable par ton corps. La caféine, sauveuse de ta vie durant tes années d'étude bien remplies. Peut-être que tu paies maintenant les excès de ta jeunesse – tu dormais pas beaucoup à l'époque, fallait le dire. Entre les soirées, les filles, le double cursus, les cours du soir en plus du boulot, tu passais pas énormément de temps à dormir.

« T'en fais pas, j'vais me réveiller progressivement sur la journée. » Un nouveau bâillement, comme pour contredire l'affirmation. Non, t'es décidément pas du matin. « Faut juste me laisser un peu le temps. » amendes-tu. Tu lui adresses un sourire légèrement contrit. Celui-ci devient amusé quand Ambre revient à la charge pour les cours de guitare. T'aurais pas cru que ça lui tenait tant à coeur. « Non non, j'ai pas oublié, j'vais t'apprendre. J'vais juste prendre ma douche et m'habiller avant. »

Malgré ta déclaration, tu te lèves pas directement. Tu fonctionnes au ralenti le matin. Et la salle de bains paraît si loin. Tu frissonnes légèrement à nouveau, mais au contact des doigts Ambre dans ton dos cette fois-ci, plutôt qu'au froid. Ah, cette curiosité. Ça te rappelle une gamine de quinze ans qui te posait pratiquement la même question, mais pour d'autres tatouages cette fois-là, ceux sur tes avant-bras. Et la révélation amère qui a suivi. Ouais, t'as trop découvert ce jour-là, et pas assez en même temps. T'aurais probablement dû faire plus, tenter d'alerter les autorités, mais t'étais jeune et con, un peu naïf et idéaliste aussi. T'aurais peut-être pu tirer Ambre de là, alors et elle serait pas comme ça aujourd'hui. Mais avec des si, on pourrait mettre Paris en bouteille et Paris n'existe plus aujourd'hui, alors tu fais ce que tu peux avec ce que t'as. T'as merdé, t'essaies de réparer tes erreurs du mieux que tu peux aujourd'hui.

« Hm, merci. Tu veux parler de celui dans mon dos ? C'est une peinture d'un surréaliste russe, il a un style assez proche de Dali. (*) C'est mon premier tatouage, à la base, je voulais surtout cacher mes cicatrices. » Tu ignores si Ambre se souvient d'où tu as pu tirer ces cicatrices, si elle se rappelle le rôle que son père a joué dans ton hospitalisation et ta survie. Tu n'aimes pas particulièrement le reconnaître, surtout quand tu sais – ou devines – toute la pourriture qui a habité la famille Del Nero, mais si t'es là aujourd'hui, c'est grâce à eux. « C'était surtout pour représenter le rêve, la liberté, l'envie de s'en aller loin. Le côté éphémère du papillon. » Un sourire un peu triste étire tes lèvres. Tu retiens le « J'aurais dû m'en aller bien plus tôt que prévu si ton père était pas intervenu. » qui veut franchir tes lèvres. Autant ne pas gâcher la matinée avec des pensées moroses.

Tu te racles légèrement la gorge, songeant à une jeune Ambre qui manifestait son envie d'avoir un tatouage. Trop jeune à l'époque pour en avoir un, et sous la coupe de parents trop stricts. Peut-être que maintenant, sans les Del Nero dans les parages, elle a pu s'en faire un ? C'est pas comme si tu pouvais exactement voir si y'en avait un quelque part sur sa peau, là.

« Finalement, t'en as fait un, toi ou pas ? Je ne me rappelle plus. »

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Jeu 10 Aoû - 0:25


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Il avait eu chaud, et le lui dit bien. Elle s’en voulait à présent, mais se contenta d’observer un léger silence à ce sujet. L’excuse de la couverture avait été offerte, et elle acquiesça simplement. Autant prendre la perche qui lui avait été tendue, inconsciemment certes, mais Ambre ne chercha pas autre part. Comment réagirait-il en apprenant qu’elle avait fini contre lui, s’accrochant tel un koala à sa branche, le considérant comme une peluche, sa peluche ? Fuirait-il ? Elle en doutait, puisqu’il restait auprès d’elle quand elle avait besoin de lui. Mais une part d’elle ne parvenait pas à s’enlever cette idée qu’elle ne méritait pas qu’on s’attarde sur elle. Vous la connaissez certainement, cette petite voix, tout au fond de votre esprit. Souvent, elle était silencieuse, contrôlée par la raison. Et parfois, elle était là, insidieuse. Elle se glissait dans l’esprit, rendait les doutes plus virulents, et la raison engourdie. Elle était dans un de ces jours, où sa belle confiance en elle se faisait la malle. Un profond soupir quitta ses lèvres alors qu’elle caressait distraitement la bestiole qui avait pris position sur son bras, donnant l’illusion de l’empêcher de se mouvoir. Sa force étant néanmoins supérieure à celle de l’animal, elle n’aurait besoin que d’un simple rejet pour le dégager.

La suite la rassura. Il avait bien dormi, voilà qui la détendait légèrement. Oui, il avait été un rempart efficace. Très efficace. Et confortable. Très confortable. Quelque chose à ne jamais dire à haute voix. Chaque bâillement du jeune homme la faisait sourire intérieurement. Il était drôlement mignon ainsi. Le sourire se dessina vaguement sur les traits de la milicienne, avant de disparaître. Hier, elle avait pleuré, ri, laissé les émotions s’emparer de son coeur. Aujourd’hui, tout était parti. Elle aurait voulu que cela reste un peu plus, par respect pour Dante. Qu’il puisse la voir sans les artifices sortis par sa raison, débarrassée de son antipathie habituelle. Les doigts se glissèrent dans ses cheveux, les secouèrent avant de les replacer correctement. Enfin. Il ne fallait pas qu’elle s’y attarde, ce serait se prendre la tête pour rien. Elle se recentra, reposant son regard sur le jeune homme. Il allait se réveiller progressivement. Et après une douche. En effet, elle ne lui avait même pas proposé d’en prendre une. Bouche bée, il lui fallut quelques secondes pour reprendre contenance. Enfin, il n’avait pas oublié pour la guitare, et elle en était ravie. Ce ne serait pas compliqué à comprendre et apprendre, elle qui était capable de jouer les partitions de piano et de violon qu’elle avait apprises avant l’Apocalypse. Après, s’il lui demandait de créer quelque chose… Il allait vite se rendre compte que cela ne fonctionnait pas. Allait-il trouver cela bizarre ?

Puis le bout des doigts se promena sur le dos nu de Dante. Doucement, lentement, traçant les contours de son tatouage. La question posée il y a presque dix ans lui revenait en mémoire. Mais à cette époque-là, c’était au sujet des symboles sur ses avant-bras. Là, c’était un dessin, un tableau qui était ancré dans sa peau. Son premier tatouage ? Elle ne l’avait jamais vu… Ce qui était logique, puisqu’il n’avait jamais été torse nu devant elle. Et la jeune femme n’aurait jamais pensé qu’il l’aurait été un jour. Les explications de Dante la firent sourire un peu. Une peinture en effet… Pour cacher ses cicatrices. Souvenir lointain de l’enfant dans cette chambre d’hôpital, observant le corps inanimé d’un gamin quelques années plus âgé qu’elle. Les aiguilles se plantant dans la peau, les câbles les reliant jusqu’aux dizaines de machine permettant la survie de cet être. Et à côté de cela, des mots étaient échangés entre les adultes. La petite fille qu’elle était s’était rapprochée du corps entre la vie et la mort, l’avait détaillé durant de très longues minutes. Néanmoins, cela ne l’avait pas empêché d’écouter ce qui se disait non loin d’elle. Un échange de bons procédés c’est ainsi que son père avait appelé sa proposition. La survie de leur fils contre des objets rares d’archéologie. Elle n’avait jamais compris à quel point ce contrat n’était pas normal. Jamais. Et malgré tout, elle ne l’avait jamais évoqué avec Dante. Comme quoi…

Le rêve et la liberté… Deux notions qui collaient bien à Dante. Il avait toujours eu ce petit quelque chose qu’Ambre ne connaissait pas. Pendant des années, elle avait d’ailleurs été incapable de poser un mot sur les valeurs du jeune homme. Il avait fallu du temps pour comprendre, deviner ce qui se cachait à l’intérieur de ce corps. Toujours souriant, toujours agréable. La question lui fit baisser le regard, arrêter les doigts. S’ils étaient toujours en contact avec le tatouage, désormais, ils étaient immobiles, alors qu’elle semblait plonger dans une réflexion intense. Alors qu’il n’y avait aucun raisonnement à avoir. C’était répondre par oui ou non. Mais c’était aussi faire l’état de ce qu’elle n’avait pas fait. Et qu’elle regrettait d’un côté, puisqu’elle l’avait voulu à une époque.

« Désolée de t’avoir brusqué en tout cas. Je t’ai sorti une serviette dans la salle de bain, et tu as le choix entre la douche ou la baignoire. Tu peux prendre ton temps, on a la journée pour la guitare. »

Puis les doigts reprirent leur ballet, cherchant et suivant désormais les cicatrices de l’accident. Elles s’étaient quand même résorbées, depuis le temps, mais elle pouvait encore sentir leur présence. Ou alors c’était son esprit qui les créait, basées sur ses souvenirs. Une possibilité aussi, vu que son cerveau aimait lui jouer ce genre de tours… Les yeux s’attardèrent un peu plus sur les détails, les papillons multicolores, le bateau. Cela ressemblait tellement à Dante… Si éloigné de ce qu’elle était. Ils étaient à l’opposé l’un de l’autre, et il était pourtant le seul à pouvoir être considéré comme son ami, à s’occuper et s’inquiéter pour elle. Un voile de tristesse se posa sur ses iris, bien vite supprimé par sa conscience. Pas question d’apparaître faible à ses yeux. Et la tristesse, c’était une faiblesse.

« Il rend vraiment bien… Et te correspond aussi. Tu as toujours été quelqu’un d’optimiste et cherchant la liberté. Même si ça te mène dans des situations dangereuses. » Oui, il était expert pour se retrouver dans des merdiers pas possibles pour défendre ses idéaux. Ambre l’en avait déjà sorti à plusieurs reprises, même si elle ne cautionnait pas ce qu’il faisait. « Mais tu n’es pas éphémère comme un papillon, non ? »

Légère peur, presque palpable dans son ton. Elle devait l’avouer, elle ne voulait pas le voir s’en aller. Définitivement, comme mourir. Elle refusait qu’il perde la vie, ne soit qu’un être éphémère. Elle avait bien trop besoin de lui, sans être capable de le dire. Elle se gratta la joue, empêchant une larme d’y couler. Les séquelles de la veille étaient encore présentes, bien ancrées profondément. Elle qui pensait s’en être débarrassée… Le chat, de son côté, faisait ses griffes sur la table. Tant pis, elle en changerait à l’occasion…

« J’ai… Je n’ai pas eu l’occasion d’en faire un non. Puis, avec la Milice, c’est compliqué, ça peut envoyer des signaux négatifs sur soi. » L’apparence, ça avait toujours été quelque chose d’important pour elle, notamment lorsqu’on voulait intégrer les forces de police. Avoir l’air irréprochable, pour qu’on l’engage sans poser de questions sur son passé…  « Certes, j’y pense toujours… »

Aveu de la part de la jeune femme, alors que les yeux se détournaient des traits de Dante pour revenir sur le dos. Elle devrait se détacher, arrêter de le toucher mais…. Impossible. Pour le moment.

« Ca… Ca ne te dérange pas que je touche ton tatouage ? »

Oui, la question posée… Une fois qu’elle avait bien effleuré les contours du dessin pendant dix minutes. C’était tout Ambre ça, dans une situation comme celle-ci...


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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Ven 25 Aoû - 0:43

T'as l'impression qu'il y a un truc qui chiffonne Ambre, un truc qu'elle dit pas. Mais honnêtement ? Il est trop tôt pour que tu commences à essayer de déchiffrer le puzzle – ou non, plutôt le Rubik's Cube, ouais ça te semble une meilleure image – que représente la shadowhunter. Avant dix heures du matin, il ne faut rien te demander. Tu ne fonctionnes qu'à environ cinquante pour cent de tes capacités mentales. Soixante-cinq si on est gentil. Et depuis quatre ans, t'as même plus droit à de la caféine pour booster tes cellules nerveuses. Faut pas abuser, tu mets du temps à démarrer, le matin. T'es un moteur diesel, voilà tout.

En plus, t'as la dalle. Et tu peux rien bouffer. Enfin, pas sans te faire trouer le crâne sur le champ. Bouffer des cookies au goût de cendres pour faire semblant que tout va bien ne t'enchante guère non plus. Va falloir que tu trouves une parade pour sortir, à un moment ou un autre de la journée. Parce que si tu crèves trop la dalle, tu vas finir par bouffer Ambre par inadvertance et c'est tout sauf ce que tu veux. Surtout quand elle est éveillée et qu'elle va comprendre directement ce qu'il se passe, contrairement à ton dérapage d'hier soir.

Tu es à moitié en train de te décrocher la mâchoire à cause d'un bâillement quand tu sens les doigts d'Ambre se poser sur ton dos. Tu te retiens à peine de tourner un regard perplexe vers elle mais tu ne peux empêcher ta peau de frissonner. Connaissant Ambre, elle se rend probablement pas compte que ce qu'elle fait peut paraître bizarre, voire carrément intime. Non, t'es pas prude, mais tu laisses pas spécialement tout le monde te toucher comme ça. Enfin, pas ceux qui ne finissent pas dans ton lit en tout cas. Ou un médecin. Ou ton tatoueur à l'époque. Mais bon, tout ça, c'est différent. Pourtant, tu te mords la langue quand une remarque est sur le point de franchir tes lèvres. T'as pas besoin de voir quelque chose de plus dans ces gestes, une signification cachée, tu le sais. C'est juste de la curiosité de sa part, c'est tout. Tu sais que le cerveau d'Ambre ne marche pas comme celui des autres, que par bien des aspects, elle a gardé une innocence presque enfantine. Ça ne veut pas dire pour autant que ton corps ne reçoit pas un autre signal mais ce n'est pas comme si tu n'avais pas l'habitude d'ériger une barrière dans ces cas-là. Et dire que tu pensais que le matin revenu, la vulnérabilité disparue, tout serait rentré dans l'ordre. Que tu aurais retrouvé la distance dont tu as besoin. Que dalle, t'as carrément partagé son lit, en tant que peluche géante, certes, mais quand même. Parfois tu te demandes s'il va vraiment falloir que tu lui expliques clairement que son attitude peut passer pour bien autre chose que ce qu'elle pense. Heureusement que tu la connais, putain. Parce que tu plains le pauvre mec qui aurait droit à des signaux contradictoires pareils et agirait là-dessus, juste pour se ramasser un poing dans la gueule.

« Okay, merci. » réponds-tu, d'une voix probablement un peu plus rauque que quelques secondes plus tôt. Tu te racles légèrement la gorge. C'est le matin, t'as pas bu, t'as une excuse. Ouaip. Une douche ou un bain ça paraît une bonne idée, là. Ça t'aidera à te remettre les idées en place.

Elle n'a pas l'air de vouloir arrêter de sitôt de tracer le tatouage dans ton dos. Elle va vraiment dessiner les contours de chaque putain de papillon, du bateau, des vagues ? T'es foutu, si c'est le cas. Va falloir que t'ouvres ta gueule avant que ça dégénère.

« Hm, Ambre ? Écoute... » commences-tu avant de t'interrompre quand tu sens les doigts passer sur tes cicatrices. De façon bien trop précise pour que ça ne paraisse pas intentionnel.

Tes poings et tes dents se serrent et tes muscles se raidissent, inconsciemment. Tes cicatrices ne te font pas mal et la plupart du temps, tu ne les sens plus, tu parviens même à oublier leur existence. Mais si tu les as cachées derrière un tatouage, c'est bien parce que tu n'aimes pas te rappeler cette partie-là de ta vie. Ou plutôt le fait que tu as bien failli la perdre, cette vie. Il n'y a bien que tes parents qui étaient au courant de la véritable histoire derrière ces cicatrices, la véritable identité. Dante Vecchiarelli est mort dans cet accident de voiture, et t'es devenu Travis Hurst. Personne ne sait qui tu es vraiment, ici, personne à part Ambre. Parce que son père t'a sauvé la vie, mais qu'il a fallu que tu meures, d'une certaine façon. Et t'as enterré cette part-là de toi et t'as appris à mentir sur l'existence de ces lignes qui couturent ton dos, prétextant un accident sans trop de gravité – plus de peur que de mal – quand on te questionnait là-dessus. Mais là, tu peux pas mentir, parce qu'Ambre sait exactement d'où elles viennent. Elle sait exactement que si tu la connais aujourd'hui, c'est à cause de cet accident. Que si t'avais pas failli mourir, tu ne l'aurais jamais connue.

Tu te demandes si elle t'a vu dans le coma. Si elle t'a vu, quand t'étais entre la vie et la mort. Tes parents ont jamais voulu parler de cette période-là et t'as appris à pas poser de questions, à simplement accepter ta nouvelle vie, ta nouvelle identité. Te faire à l'idée que tu ne reverrais jamais ton Italie natale. À douze ans, tu pensais que ce serait une aventure. Un jeu.

T'as jamais cru que les États-Unis deviendraient une prison. Dorée, certes, mais une prison tout de même. Et maintenant, ta ville natale est un champ de ruines et il ne reste rien de ton passé sinon de la poussière. Ça te rend amer.

Ambre te ramène à la réalité quand elle commente ton tatouage, affirmant qu'il te correspond, à toi et ta personnalité optimiste et éprise de liberté. Le commentaire te sort de ta transe étrange et tu commences à te détendre à nouveau. Tu émets un léger rire auto-dérisoire quand elle te demande si tu n'es pas éphémère comme un papillon. Tu crois déceler de la peur dans sa voix. Tu n'es pas d'humeur à lui mentir pour la préserver. De toute façon, elle doit bien savoir que tu n'es pas immortel.

« Merci. Et tu sais, tout le monde est éphémère. Comme tu l'as dit, j'ai un penchant assez prononcé pour le danger. Je suis probablement plus éphémère que d'autres. » réponds-tu en haussant les épaules, sans la regarder.

En même pas trente ans, tu es en quelque sorte mort deux fois. Une fois en tant que Dante. Une fois en tant qu'humain. Et t'as probablement échappé de peu à d'autres situations tout aussi mortelles. Peut-être que t'as juste de la chance, ou que t'es né sous une bonne étoile. T'en sais rien, mais jusqu'à présent, t'en as toujours réchappé alors que clairement, t'es trop casse-cou pour ton propre bien. Inutile de te bercer d'illusions ou de la laisser s'aveugler. Tu vis dans un monde où l'Apocalypse est normale, où les monstres rôdent partout, où se faire mordre par un zombie te transforme en une créature peut-être plus tout à fait vivante, chassée par le gouvernement pour être abattue comme un animal malade. Tu vis en sursis, tout le temps. Peut-être même que c'est Ambre qui te tuera, qui sait.

Alors ouais, t'es éphémère, comme un papillon. Et ton tatouage te rappelle ça, autant qu'il rappelle ta soif de liberté, ton envie de t'échapper. Le rappel que la mort n'est jamais loin, encrée sur ta peau.

Tu notes Grey qui fait ses griffes sur la table, agacé, tu claques des doigts en direction du matou, attirant son attention pour qu'il arrête de démolir le mobilier d'Ambre.

« Hey, toi, stop ! T'es pas à la maison. »

Le chat semble mécontent un instant, mais il part sans demande son reste plus loin, laissant la pauvre table tranquille. T'espères qu'il va pas se mettre à réduire en charpie le canapé, en guise de revanche.

T'écoutes quand Ambre te dit qu'elle n'a pas eu l'occasion de se faire un tatouage, citant la milice comme excuse. Ça te fait froncer les sourcils. Pourtant, tu connais un peacekeeper tatoué de partout, ça semble pas vraiment poser de problèmes ? Peut-être que c'est différent chez les shadowhunters. Tueurs d'élite, tout ça, tout ça.

« D'accord. Dommage, pas cool le règlement de la milice. »

Enfin, c'est pas comme si la milice était cool en général. Mais Ambre connaît tes opinions plus que tranchées sur le gouvernement qu'elle sert. Inutile de rentrer dans ce débat, qui risque plus de pourrir la matinée qu'autre chose.

Quand elle te demande si ça ne te dérange pas qu'elle touche ton tatouage, tu te mords les lèvres. Que répondre ? Mieux vaut être honnête, tu penses. Parce que si tu fous pas de limites, elle comprendra pas, tu crois. Et t'as besoin de ces foutues limites. Parce que tant qu'elle comprend pas, tant qu'elle a pas pleinement conscience de ce qu'elle fait, tu veux pas de ça. Et t'es à peu près sûr qu'elle se rend pas compte de ce qu'elle fait, de l'effet qu'elle a sur toi. Et tu veux pas trahir sa confiance pour une bête histoire d'attraction.

« Honnêtement ? Je préférerais que tu ne le fasses pas. Quelques secondes ça va mais comme ça...'fin, c'est pas...on a pas cette relation-là, okay ? Je sais que t'as probablement pas d'arrières-pensées mais c'est juste...ça peut être perçu comme... » Tu passes une main nerveuse sur ta nuque, pousses un soupir. Tu t'enfonces, mon pauvre. « Laisse tomber. J'vais me doucher, j'reviens. »

Tu déposes un baiser sur sa tempe pour atténuer le poids de tes mots – t'espères sincèrement qu'elle le prendra pas mal – avant de chercher des fringues dans ton sac, pour ensuite te diriger vers la salle de bain.

T'en as clairement besoin de cette douche.

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Sam 26 Aoû - 1:16


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Elle n’avait pas réfléchi à ses gestes et cela lui porterait certainement préjudice sous peu. Pour l’instant, les doigts continuaient leur chemin sur la peau de Dante. La jeune femme n’y voyait rien d’étrange, parce qu’elle connaissait l’italien, parce qu’elle l’appréciait. Et qu’elle pensait que c’était réciproque, sans jamais oser demander. Et aussi, elle était convaincue qu’il était au courant de ce qu’elle… Ressentait pour lui d’une certaine manière. Sans l’avoir jamais dit. Oui, Ambre était quelque peu complexe, et pas très logique, de ce point de vue-là. En fait, elle était bien trop effrayée pour en parler. A ses yeux, ce n’était pas normal, alors elle cachait, s’attendait à ce que l’autre remarque… Sans offrir les moindres indices. Si seulement la jeune femme était capable d’exprimer ses émotions, quelles qu’elles soient… Mais c’était trop dur, de les laisser sortir, de les laisser se frayer un passage entre ses lèvres. Il y avait toujours cette possibilité d’un rejet, d’un refus de la part de l’autre, même dans une simple amitié. Et elle se doutait qu’une telle réaction de la part de Dante la renfermerait complètement. Alors, elle préférait se bercer dans une certaine illusion, pour éviter la chute. Oui, elle fuyait. Lâchement, au lieu d’y faire face.

Puis les doigts glissèrent sur les cicatrices, interrompant Dante. Les yeux se relevèrent vers son visage. Elle était intriguée, pourquoi n’avait-il pas fini sa phrase ? Pas une seule seconde le fait que son geste dérangeait ne lui vint à l’esprit. Pas sur le coup. En fait, il fallut attendre qu’elle sente les muscles se raidirent pour se dire qu’il y avait peut-être un souci, qu’elle ferait mieux d’arrêter. Mais la curiosité l’emporta, et elle ignora les réactions. Elle était douée pour ça aussi, ne pas remarquer ce qui la dérangeait. Tellement bornée… Il lui en voudrait certainement, mais elle, elle était trop intéressée par les papillons faisant office de voiles. Il se dégageait réellement quelque chose de ce tatouage, sans qu’elle ne puisse mettre le doigt sur quoi. C’était un ressenti, son instinct qui parlait. Peut-être parce que le dessin lui correspondait à merveille, comme elle l’avait énoncé. La liberté, l’éphémère. Et la question avait passé la barrière de ses lèvres. Es-tu éphémère toi aussi?. Elle aurait aimé que le non prédomine. Cependant, elle n’était pas stupide non plus. Il était un être humain comme les autres, il finirait par mourir. Comme elle. Comme tous les survivants de l’Apocalypse. La Faucheuse les attendait tous au tournant. Et pour certains, le virage s’effectuait bien plus tôt….

La réponse de Dante lui attira un sourire triste. Elle aurait bien aimé qu’il s’assagisse. Pourtant, c’était ce qui faisait son charme, son côté casse-cou, chasseur de danger. Il était son opposé. Un si bel opposé… Il frôlait tant la mort, bien plus qu’elle. Et des deux, Ambre était supposée avoir le boulot le plus dangereux. Lui n’était que musicien, bien qu’elle le soupçonne d’être plus que ça. C’était elle qui traquait des abominations, elle qui était la plus à même de se faire descendre, mordre et exécuter. Malgré tout, lui avait manqué la mort de peu, alors qu’elle… Pas une seule fois elle n’avait été blessée mortellement. A part dans les arènes virtuelles. Dont elle était sortie quelques jours auparavant. La raison pour laquelle elle avait demandé à Dante de rester quelque temps à ses côtés, et pourquoi il était torse nu chez elle, qu’elle laissait ses doigts voguer sur sa peau. En appréciant particulièrement ce qu’elle faisait, même si elle ne l’exprimait pas.

Un stop énoncé, qu’elle pensa un instant pour elle, et qui la poussa à retirer ses doigts des cicatrices.   Mais non, c’était à l’encontre du chat, qui était en train de détruire son meuble. Une table qui n’était pas très importante aux yeux de la jeune femme, qui n’avait jamais été matérialiste. Elle en changerait simplement. L’argent ne manquait pas, et c’était plus simple que d’engueuler la pauvre bête. Quant au tatouage… C’était dommage d’un côté. Mais de l’autre, elle ne savait surtout pas quoi se faire. Les symboles de Dante avaient tous une signification particulière pour lui. L’italienne n’avait rien qui avait ce genre d’impact sur sa vie. Finalement, son existence était un long couloir en béton, sans la moindre irrégularité. Rien ne valait la peine d’être inscrit sur sa peau. Parce qu’elle n’était rien. Enfin, elle pensait au moins trouver un semblant de place auprès de Dante. Elle pensait. Jusqu’à la question posée, puisqu’elle se rappelait que c’était l’usage. Et la réponse dévastatrice. Un tsunami qu’elle se prit en pleine gueule, encaissa sans montrer la moindre faille. Instantanément, elle se recula, laissa son bras retomber le long de son corps. Evidemment qu’il ne voulait pas qu’elle le touche, comment avait-elle pu penser le contraire ? Elle ne réagit pas au baiser sur sa tempe, ne le perçut même pas, trop concentrée sur le maelstrom de sentiments qui arrachait son coeur. Au moins, bonne nouvelle, elle en avait un. Pas sûr qu’il reste après ça.

Les secondes défilaient, sans qu’elle n’y prête la moindre attention. Il fallait accuser le choc, que le masque se reforme complètement. Evidemment, elle avait mal pris la réflexion. Parce qu’elle ne s’y attendait pas. Le bruit de l’eau dans la salle de bain la sortit de sa léthargie, et son esprit entreprit de tout catégoriser. Pour survivre, il ne fallait pas se laisser abattre ou manipuler. Il ne fallait pas. Elle se leva, jeta un regard sur les cookies. Et l’assiette remplie alla s’échouer dans le lavabo. La nourriture ne serait plus mangeable, mais qu’importait. Quant à la vaisselle… Ce n’était qu’un élément détruit de plus. Un grattement attira son attention. Le chat qui réduisait son canapé en charpie. Oh, elle fut tentée un instant de le descendre, ou au moins de lui mettre un coup de pied. Mais elle s’embrouillerait encore plus avec Dante, et elle était déjà suffisamment un monstre comme ça à ses yeux pour ne pas en rajouter une couche. Elle se déplaça dans la pièce et son regard s’accrocha au seul miroir qui restait dans le salon. L’image renvoyée eut tôt fait de la dégoûter, et son poing se perdit dans la glace. La douleur aigüe, durant un instant. Les éclats s’enfonçaient dans la peau de sa main droite, laissaient des traces le long de son bras. Heureusement que le bruit de la douche cachait le coup qu’elle venait de porter.

Les yeux vides se posèrent sur les morceaux sur le sol, avant de faire demi-tour et de se diriger vers sa chambre. Comme elle dérangeait Dante, elle avait compris qu’il fallait qu’elle retrouve un comportement plus digne, et cela passait par ses habits. Le pyjama composé d’un grand tee-shirt laissa place un jean noir et un chemisier blanc, le tout cachant suffisamment son corps. Quant aux blessures qu’elle s’était faites… Elle enroula un bandage autour, en profitant ainsi pour masquer les cicatrices des arènes. Celui-ci finit rapidement par se teinter de rouge à l’endroit des taillades fraîches, mais Ambre n’y prêta attention. Dante allait juste bientôt finir sa douche, et elle avait intérêt à avoir retrouvé le contrôle d’elle-même, ainsi que son masque.

Le flux d’eau qui se coupait, elle qui avait retrouvé sa place dans le salon, adossé à un mur. Quelques minutes de plus avant qu’il ne revienne, et qu’Ambre ne prenne la parole dans la foulée :

« Je suis… Désolée. Je ne voulais pas te mettre mal à l’aise, mais j’aurais dû te demander avant de m’approcher de toi. » Oui, elle s’excusait. Ca n’arrivait pas souvent, encore moins dans une telle situation. Elle maintint du mieux qu’elle put la façade froide qu’elle avait récupérée. « Et si tu as besoin de t’en aller, je ne te retiendrai pas. Je m’excuse encore une fois de mon comportement. »

Comment avait-elle pu croire qu’elle était proche de lui ? La milicienne recula d’un pas, détourna le regard. Elle avait essayé de se donner bonne figure, mais il fallait croire que c’était bien plus compliqué que ça.

« Et pour le tatouage… Je n’ai surtout rien à m’ancrer qui ait une signification particulière à mes yeux, contrairement aux tiens. Et il n’y aurait jamais rien qui en vaudra la peine. »

L’optimisme s’était fait la malle, alors qu’elle restait à distance de Dante. Aujourd’hui serait l’un des moments où elle haïrait sa mémoire. Celle-ci allait sans cesse ressasser le rejet de l’italien, lui rappelant à l’esprit le monstre qu’elle était. C’était ce qui arrivait lorsqu’on voulait laisser tomber les barrières...


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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Sam 26 Aoû - 14:27

Essayer de faire le vide dans ta tête est pas forcément chose aisée à faire mais tu te débrouilles. Tu te concentres sur l'eau chaude qui s'abat sur ton dos et tes épaules, détend tes muscles et réveille un peu plus ton cerveau embrumé dans le même temps. C'est pas optimal et y'a une pointe de culpabilité qui est toujours là, dans un coin de ton esprit, mais quand tu sors de la salle de bain, vêtu d'un jeans délavé qui a définitivement connu de meilleurs jours vu comment il est effiloché et d'un T-shirt des Ramones plus anthracite et crème que son noir et blanc original, tu crois que t'as pu mettre tout ce truc derrière toi et que tout ira bien.

T'aurais pas pu te tromper davantage.

C'est l'odeur du sang qui te frappe en premier. Le parfum de la rouille et du sel n'est pas extraordinairement puissant, mais t'as un odorat plus développé depuis que ce zombie t'as pris pour du steak haché et là, clairement, tu peux sentir l'hémoglobine fraîchement versée. Ça te fait rapidement paniquer et chercher des yeux Ambre. Tu finis par la trouver dans le salon, appuyée contre un mur. Tu la reconnais à peine tellement l'expression de son visage t'est étrangère. Tu as à moitié l'impression de voir la statue de glace qu'elle peut être dans ses pires moments, mixé à...quelque chose de détruit. Tu n'as pas d'autre mot. T'as une impression profonde de mal, en la fixant, t'as la sensation que quelque chose a dérapé sans que tu ne saches comment.

Le rouge qui dégorge de son chemisier, sur son bras droit, sa main, t'alerte totalement. Putain. Il s'est passé quoi ? T'as pas passé vingt minutes dans cette douche, y'a eu quoi entre temps ? Ambre est pas du genre maladroite, tu crois pas une seule seconde qu'il puisse s'agir d'un accident. Elle a reçu un coup de téléphone, appris une mauvaise nouvelle ? T'en sais rien, et ton cerveau commence à partir en vrille à se demander ce qu'il se passe.

En à peine quelques enjambées, tu la rejoins et tu saisis ses bras, probablement avec beaucoup moins de douceur que tu ne le devrais mais t'as jamais bien réagi à la panique et l'adrénaline évoque la colère en toi quand tu craches, furieux :

« Putain mais t'as fait quoi ? »

Elle cille de façon tellement violente à ton contact que tu la relâches et recules d'un pas aussitôt. Un instant, tu crains que t'as peut-être perdu le contrôle sans t'en rendre compte, que tu lui as volé de l'énergie mais...non. La faim est toujours là, comme un trou noir dans ta cage thoracique, et tu n'as pas touché sa peau directement. La réaction de la shadowhunter calme aussi soudainement qu'elle est apparue l'ire qui a explosé en toi, comme de l'eau jetée sur un feu. Ce n'est qu'alors que tu regardes ailleurs, qu'alors que tu remarques le miroir brisé et les éclats tranchants au sol. Et puis plus loin, la vaisselle cassée, les cookies désormais détrempés dans le lavabo, comme jetés là. T'as l'impression de voir le résultat d'une scène de ménage particulièrement violente, et t'as foutrement aucune idée de ce qui a pu se passer. Quoi, la douche était un portail vers une dimension parallèle ? Chez Ambre c'est pas la garde-robe de Narnia, c'est la salle de bain ? L'explication farfelue aurait presque du sens pour toi, parce que franchement, tu comprends rien de ce qu'il se passe, là.

Quand Ambre commence à parler, ta confusion ne fait qu'aller en croissant. Le fait qu'elle te regarde à peine, avant de carrément détourner les yeux, ne fait qu'allumer un peu plus les signaux d'alerte dans ton cerveau. Y'a quelque chose qui va pas. Y'a vraiment quelque chose qui va pas.

« Mais bordel qu'est-ce que tu racontes ? J'ai jamais dit que tu pouvais pas t'approcher de moi. J'vais pas me casser non plus. Comment t'as réussi à te foutre ça en tête ? »

T'es toujours trop agressif, et c'est pas du tout la meilleure façon de gérer la situation mais t'es comme ça, te battre c'est ton mode de réaction par défaut quand tu n'arrives plus à prendre les choses à la légère, quand tu n'arrives plus à gérer les choses calmement. T'as toujours foncé tête baissée vers le danger, t'as jamais assez réfléchi, tu t'es jamais assez posé. Et là, ton attitude fait des dégâts, tu le sais, t'en as conscience en partie, mais t'arrives pas à te contrôler, t'arrives pas à prendre du recul.

La suite de ses propos te glace le sang. Mais qu'est-ce qui a pu se passer, putain ? C'est quoi ce revirement de situation total ? Jamais rien qui en vaudra la peine ? What the fuck ? Le ton qui se veut détaché, les propos défaitistes, la mine abattue...t'as presque l'impression d'avoir une personne suicidaire face à toi. Et ça, ton esprit veut pas l'accepter. Ambre est plus forte que ça, pas vrai ? Elle allait mieux, putain. Hier soir, à cause des arènes, des souvenirs et du traumatisme de ces foutus jeux, tu comprenais son état, mais là ? Tu comprends plus rien. T'as l'impression d'avoir raté une étape importante mais t'as aucune idée de ce que ça peut être. T'as aucune idée de ce qui a pu merder en si peu de temps.

Tu prends une inspiration, essaies de te calmer. Quand tu reprends la parole, ta voix est plus douce, ton ton est presque suppliant :

« Ambre ? Parle-moi. Il se passe quoi, là ? Qu'est-ce que tu t'es fait à la main ? Tu me fais peur. »

T'aimerais pouvoir examiner sa blessure, voir si c'est un truc grave, voir s'il faut désinfecter la plaie voire carrément aller à l'hôpital. Mais t'oses pas l'approcher, t'oses pas la toucher. Pas après sa réaction face à toi. Comme si tu l'avais brûlée ou blessée. Comme si tu l'avais frappée. On dirait qu'elle te fuit, et ça te tue.

Et puis, soudain, tu réalises, probablement bien trop tard. Et tu te dis que t'es qu'un pauvre con aveugle, un imbécile et un salaud. Mais parfois, toi et Ambre, t'as l'impression que vous vivez sur des planètes séparées tant votre vision des choses diffère, c'est comme si vous parliez des langages carrément incompatibles. Ton empathie ne va que jusqu'à un certain point et Ambre n'a jamais réagi comme quelqu'un de normal.

« C'est ce que j'ai dit, c'est ça ? »

Y'a la défaite dans ta voix, le dégoût aussi. Tu sais même plus exactement ce que t'as dit, les mots s'emmêlant dans ta tête, sans parvenir à devenir un tout cohérent. Bordel, t'aurais dû la fermer, crétin. C'est quoi, quelques minutes de gêne, face à ça ? Tu sais pas comment elle a pu prendre tes mots, franchement tu pensais pas qu'ils pouvaient être interprétés de façon aussi négative. Mais c'est Ambre. Le jour où elle aura une réaction normale sera probablement le jour de ta mort.

Tu te passes la main sur le visage, fatigué, énervé. Oublié l'apaisement de la douche. T'as l'impression d'avoir replongé directement dans les jours de cauchemar où t'as cru qu'elle était morte dans ces foutues arènes de merde.

« Je sais pas ce que t'as compris, mais je crois que t'as dû mal interpréter mes propos. Écoute... » Tu carres les mâchoires, tu n'as jamais aimé parler à coeur ouvert. Tu peux blaguer, noyer le poisson, raconter des conneries, utiliser une franchise brutale quand ça t'arrange, mais quand ça te concerne toi personnellement, toi directement ? Tu te réfugies toujours derrière l'humour ou tu évites simplement le sujet. Tu mentais pas quand tu disais que t'as toujours préféré communiquer avec des gestes qu'avec des mots. Les mots, on peut trop facilement mal les interpréter, trop facilement les tordre. Tu n'aimes pas ça. « Tout d'abord, sors-toi de cet état. J'ai aucune idée de ce qui peut bien se passer dans ton crâne, mais t'as rien fait de mal, okay ? »

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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Lun 11 Sep - 0:25


Darkness will blaze in the shadows
It’s so hard to kill the demons, when they live inside your heart. Don’t give up to find your fortune, when you don’t know where to start. So come here and take me I’m already gone ••• Dos au mur, l’expression n’avait jamais été aussi littérale qu’aujourd’hui. Et c’était aussi nouveau pour elle, de s’acculer ainsi, de ne s’offrir aucune porte de secours. Ainsi, quand Dante traversa les quelques mètres qui les séparaient, elle sursauta, tressaillit. La peur tordait ses entrailles, débordaient dans ses yeux. Et surtout, elle avait ses mots dans son esprit, marqués au fer rouge. Ceux qu’elle avait pris pour un refus, qui avaient réduit ses efforts à néant. Elle aurait voulu être différente, l’avait toujours voulu d’un côté, de ne pas s’enrouler dans cette normalité effarante qui la constituait. Et aujourd’hui, cette pensée était encore plus vraie. Parce que si elle n’avait pas été elle, l’italien n’aurait pas réagi ainsi. C’était tout ce qu’elle parvenait à se dire, à souligner. Le contact des doigts de l’homme sur ses bandages la fit sursauter, ciller, sans qu’elle ne parvienne à endiguer le flux d’émotions qu’elle renvoyait. Elle perdait le contrôle, ce contrôle qui lui était si cher. De nouveaux mots, qui résonnaient avec violence dans son crâne, qu’elle ne captait pas forcément. Enfin si, elle comprenait, mais aucune réponse n’arrivait à se frayer un chemin entre ses lèvres. Pourquoi n’agissait-il pas logiquement ? Pourquoi ne s’accordait-il pas à ce qu’il lui avait dit quelques dizaines de minutes plus tôt ? Que se passait-il ?

Le recul, un poids qui se libéra de ses épaules, de son coeur. Elle déglutit difficilement. Elle le vit, du coin de l’oeil, détaillé les différents éclats brisés, comme pour prendre la mesure de ce qu’elle avait fait. Ambre, de son côté, essayait déjà d’arrêter le flux de sang, quand bien même elle savait que ce qu’elle faisait était inutile. Il faudrait bien plus qu’un simple pression de sa main pour que ça se tarisse. Là, elle tachait juste un eu plus sa peau et ses doigts. Et les mots continuèrent à l’embrouiller elle. Que ne comprenait-il pas ? Il le lui avait dit pourtant, qu’il ne voulait pas qu’elle le touche. Et à ses yeux, elle n’avait rien extrapoler en pensant que sa demande s’appliquait à toute sorte de touchers, d’approches. La jeune femme ne voulait pas le mettre mal à l’aise, et surtout, elle voulait qu’il reste à ses côtés. Il n’y avait personne d’autre qui lui permettait de se détendre, de relâcher un peu cette pression constante qu’elle se mettait. Rien que cette nuit en était le parfait exemple. Aucun réveil intempestif, un sommeil sur ses deux oreilles, preuve de la confiance totale qu’elle lui accordait. Et pourtant, elle était bien incapable de mettre le moindre mot sur tout ce qu’elle ressentait. Alors, elle avait agi comme si Dante l’avait remarqué. Parce qu’il devait bien l’avoir remarqué, non ?

Puis la colère retombe, ce tourbillon d’émotions qui écoeurait la milicienne. Elle les haïssait, insupportables qu’elles étaient. Parler. Elle n’aimait pas, c’était le meilleur moyen pour exposer ses faiblesses. Pourtant, elle sentait que c’était nécessaire. D’une certaine manière, une partie d’elle avait compris qu’elle avait blessé Dante, chose qu’elle s’était toujours refusée de faire. Ce n’était physique, encore heureux, mais n’était-ce pas pire ? Perdue, la jeune femme était perdue, autant que brisée. Et aucun mot ne vint répondre à l’italien, parce qu’Ambre refusait de perdre une nouvelle fois son masque, de s’enfoncer dans cette spirale mortelle qu’était la souffrance. Sans se rendre compte qu’à un simple moment que ce n’était sa réalité que parce qu’elle le souhaitait, avec ce rejet de la discussion, de l’acceptation des sentiments. La peau de porcelaine pâlit un peu plus, sous l’afflux de pensées, de stimuli. Elle était fatiguée, la petite, à force de se battre contre elle-même, de découvrir que toute sa réalité n’était qu’illusion et ignorance.

Sortir de cet état ? Et si, elle avait fait quelque chose de mal pour qu’il se sente obligé de lui demander d’arrêter. C’était ainsi qu’elle l’avait compris, ressenti. C’était pour cela que son coeur s’était serré, avait loupé un battement. L’anarchie intérieur n’affleurait pas à la surface. Encore heureux. Faire ressentir de la culpabilité à Dante, ce n’était pas ce qu’elle souhaitait. Et il en aurait bien plus s’il savait à quel point ses propos l’avaient chamboulée. Ambre était bien incapable de tout mettre à nu. Alors, le silence fut la première chose qui répondit à l’italien, après toutes ses interrogations, toutes ses demandes. Un silence de plomb, brisé par leurs respirations respectives. Il lui fallut du temps, à la milicienne, pour seulement relever les yeux, se heurter au regard de son compatriote. Et du courage, oh oui, beaucoup de courage, pour ouvrir la bouche, et commencer à former, murmurer ses mots…

« Si, j’ai fait quelque chose de mal. Tu as dit…. Tu as dit que tu préférais que je ne te touche pas. Que… Nous n’étions pas dans cette relation-là. Je ne voulais pas te mettre mal à l’aise, je ne voulais pas… Tu me perçois certainement comme un monstre. Un monstre ne doit donc pas t’approcher. »

Elle tremblait, dans chaque muscle de son corps, jusque dans sa voix. Elle perdait physiquement le contrôle. Les doigts enserrèrent la blessure, le bandage, toujours plus forts, comme pour se redonner une contenance qu’elle avait de toute manière déjà perdue. « Tu es juste si important à mes yeux, et je pensais… Je pensais que j’avais le droit d’être en contact avec toi. » Murmures, de simples murmures dans lesquels se brisaient ses sentiments. Et ceux-ci voulaient entraîner bien plus. Les larmes, à nouveau, qui se regroupaient dans ses yeux. Et ce foutu sang qui ne s’arrêtait pas. Elle avait du mal à respirer l’italienne, avec ce poids dans sa poitrine, cette boule dans la gorge. Elle était sur le point de chuter, une bonne fois pour toute. Et cela pouvait se ressentir dans ses pupilles, si vides. Mais pas de ce vide habituel, pas du manque d’émotions qui la caractérisaient tant. Non. On pouvait surtout y voir le gouffre dans lequel elle s’était plongée, les abysses qui l’engloutissaient, sans aucune possibilité de s’en sortir…

Le dos se décolla du mur, l’équilibre se fit vacillant. Chaque seconde était une hésitation supplémentaire dans ce que son esprit souhaitait faire. Cet esprit si brisé et si fort à la fois. Elle le chérissait, lui qui avait toujours su la sortir des pires situations. Elle le haïssait, pour toutes les interprétations qu’il lui offrait, quand bien même celles-ci n’avaient pas lieu d’être. Et aujourd’hui, ce n’en était que pire. Puis les pas l’obligèrent à réduire la distance qui la séparait de Dante. Quelques mètres, pas plus. Quelques petits mètres… Et elle s’écroula contre lui, s’accrocha à son tee-shirt, y déposant de son sang au passage. Le corps tremblant, les larmes dévalant ses joues, elle se blottit contre l’italien. Quant à la demande de ne pas le toucher… Oui, bon, elle l’avait un peu relégué au rang de simple pensée parasite. Elle refusait de quitter le cocon de douceur de l’homme.

Un nouveau silence, le temps de rassembler à nouveau sa force, et surtout de retrouver la parole. Des murmures entrecoupés de sanglots : « S’il te plaît, reste ici, ne me déteste pas… J’ai.. J’ai besoin de toi. Je ne veux pas que tu me fuis. » Les doigts se serrèrent autour du bout de tissu, s’y accrochèrent avec force, malgré la douleur latente de son bras. Elle aurait voulu lui dire à quel point elle tenait à lui, et tout le reste. Tout ce qui lui arrachait le cerveau, la bouffait de l’intérieur. Elle aurait tellement voulu être différente, et encore plus aujourd’hui…

Puis elle se souvint, de la blessure, de la question de Dante. La tête se tourna très légèrement vers le  bas, pour observer la manche de son chemisier, désormais gorgée de sang. Son sang. Enfin… « Ce n’est pas grave pour mon bras, ça se soignera tout seul. » Oui, tout seul, évidemment. Mais elle ne voulait pas qu’il s’éloigne. Pas maintenant. Alors, elle refusait de mettre de la distance physique entre eux.

Supporterait-elle de se faire définitivement repoussée ? Certainement, oui. Ca la briserait, un tel acte, mais elle était ce qu’elle était. Cela la plongerait encore plus dans cet état dans lequel elle s’était enveloppée, que son éducation l’avait poussée à adopter. Elle se glisserait un peu plus dans son antipathie, voilà tout…


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MessageSujet: Re: Darkness will blaze in the shadows |Dante|   Jeu 14 Sep - 16:39

Tu comprends pas cette situation et tu la détestes, juste par principe.

T'aimes pas cette incertitude, cette sensation que t'as fait quelque chose de mal sans savoir quoi. Et voir Ambre dans cet état est loin de te rassurer, la culpabilité te bouffe. Parce que pour une raison obscure, il a dû se passer quelque chose, non, t'as dû faire quelque chose qui l'a mis dans cet état. T'en es quasiment persuadé. Elle te l'aurait dit si c'était un élément extérieur, non ? Elle te fuirait pas comme elle le fait maintenant si t'étais pas responsable, d'une façon ou d'une autre.

Le problème, c'est que t'as vraiment aucune putain d'idée de ce que t'as pu faire de mal.

Tu vois le sang qui coule, tache un peu plus de rouge le chemisier et tu ne peux rien faire. Elle te laissera pas approcher. Tes dents se serrent, et tu essaies de faire taire la rage et la culpabilité qui règnent en toi, garder tes distances au risque de faire une connerie. Ambre garde le silence longtemps, trop longtemps, et t'as envie de la secouer, la sortir de cet état par la force s'il le faut mais tu sais que tu risques juste d'empirer la situation, que tu risques juste de la braquer un peu plus, lui faire avoir peur de toi. Alors tu te retiens, t'attends, presque désespérément, qu'elle sorte de ce foutu silence, qu'elle parle enfin. Parce que si elle parle pas, tu peux pas comprendre ce qui a si horriblement foiré.

Quand enfin, elle relève les yeux vers toi, tu sais pas quoi penser. Tu crois voir de la peur, là, et ça te tue qu'elle puisse avoir peur de toi.

Et puis les mots commencent à tomber, de faibles murmures, mais qui tombent comme des bombes dans le silence.

Ton souffle se bloque dans ta gorge. T'es partagé entre l'hilarité éberluée, la consternation et juste...juste la tristesse. Il n'y a pas d'autre mot. Parce que malgré tout ce temps, malgré tout ce que t'as essayé de construire, malgré que t'aies essayé de la tirer de là, de cette image terrible à laquelle les ont façonné ses parents...t'as réussi à rien. Elle se considère toujours comme un monstre. Pire, elle croit que tu peux penser qu'elle l'est, que tu la voies comme ça, alors que depuis le début tu cherches à la soutenir, à lui montrer qu'elle est autre chose que ça.

T'as donc vraiment réussi à rien ?

Tu passes une main nerveuse sur le bas de ton visage, comme pour t'empêcher de parler, de répondre, ou peut-être juste pour temporiser un peu. C'est ridicule, putain. Ridicule et horrible que tes mots, que tu savais maladroits, mais que tu pensais innocents, aient eu un tel effet. Merde. Comment ça a pu dérailler à ce point-là ? Alors que tu voulais juste éviter quelques instants gênants ? Comment t'as pu réussir à tout casser juste...comme ça ?

« Ce n'est pas... » Un souffle exaspéré t'échappe. Tu ne sais même pas comment commencer à essayer de la raisonner.

Mais elle n'a pas fini de parler et elle commence à trembler, à resserrer ses doigts autour de sa blessure et tu te tais, les yeux fixés sur ses gestes, l'inquiétude au bord des lèvres. Est-ce qu'elle cherche...à se faire mal ? Parce qu'elle croit qu'elle t'a fait du tort, d'une façon ou d'une autre ? Ça te paraît ridicule, mais parfois Ambre a un raisonnement qui est à des lieues du tien, à des années-lumière même. Ce qui te paraît insensé est pour elle parfaitement plausible, et vice-versa.

La suite de ses propos te déstabilise. Tu ne t'attendais pas vraiment à ça. Enfin, oui, t'as toujours supposé que t'étais un peu un élément parasite dans la vie d'Ambre et que, ouais, elle te fait confiance jusqu'à un certain point parce que tu la connais peut-être mieux que d'autres, simplement parce que tu la connais depuis plus longtemps. Mais t'as droit à tellement de signaux contradictoires que t'as jamais su vraiment ta place dans tout ce foutoir. Et, ouais, d'accord, ce qu'elle te dit là est dans la droite lignée de tout ce qu'elle a pu dire hier soir mais qui te dit que c'est juste pas...parce qu'elle se sent faible, ou vulnérable ou un truc du genre ? Parce que tu sais pertinemment que dans son état normal, Ambre est clairement pas aussi affectueuse avec toi, limite si elle t'a pas carrément fuit ou repoussé par le passé. Et tu t'en fous, t'as l'habitude et ça t'arrange, quelque part, ça définit mieux les limites. Mais ce changement de comportement, là, ne t'aide pas à mieux savoir ce qu'il se passe et à savoir comment répondre. Parce que là, Ambre est dans un sale état, vulnérable mentalement comme physiquement. Peut-être qu'elle s'attache juste à toi parce que t'es là. Un peu en mode bouée de sauvetage. Ça aurait pu être n'importe qui d'autre à ta place, au final. C'est ce que tu te dis.

Et du coup, ses mots, en totale contradiction avec ce que tu penses, te perdent. T'as jamais eu l'impression d'être si important à ses yeux mais franchement, t'es plus sûr de rien. Tu penses pas qu'elle mentirait juste pour que tu restes là, elle a toujours été plutôt directe dans ses propos et ses actions, pas vraiment manipulatrice ou du moins, tu le crois. Mais tu ne peux l'affirmer avec 100 % de conviction.

Tu devrais répondre « bien sûr que t'as le droit » ou quelque chose du genre. Tu le sais. Mais les mots restent coincés dans ta gorge et tout ce que tu peux faire, c'est déglutir difficilement, essayer de répondre mais n'avoir que des débuts de phrase qui se coupent aussitôt une fois échappés de ta gorge. T'es paralysé, et c'est con putain, c'est tellement con, mais tu ne sais pas quoi faire ou dire. T'as peur d'aggraver la situation, de faire un pas de travers de plus. T'as déjà tellement merdé, tu l'as réduite à cet état de chien aux abois alors que tu croyais que tes mots ne pesaient pas grand-chose. Tu n'oses plus rien faire.

Quand les larmes se mettent à couler, tu ne réagis pas. Quand son souffle se fait court, tu ne réagis pas. Quand ses yeux vides se tournent vers toi, tu ne réagis pas. T'es tétanisé. Frappé d'immobilisme, persuadé que n'importe quelle action que tu pourras entreprendre, n'importe quel mot que tu pourras prononcer ne fera que détériorer un peu plus cette situation déjà si catastrophique.

Et pourtant, elle bouge enfin et se dirige vers toi. Le pas est vacillant et elle s'effondre littéralement contre toi, s'agrippe à toi comme une naufragée à la dérive. Elle tremble, elle va mal et tes réflexes prennent le dessus, tant pis si juste avant, elle semblait terrifiée à l'idée de te toucher, à cause d'une erreur de communication. Tes bras se referment autour d'elle, dans une étreinte plus sûre que tu ne l'es. Une apparence de solidité pour un esprit qui ne l'est pas. Chaque sanglot qui s'échappe de sa gorge est comme une pointe en plein coeur.

« Hey, hey, je vais pas te quitter, okay ? Je reste là. Je te déteste pas. » murmures-tu par-dessus ses mots, traçant des cercles dans son dos pour tenter de l'apaiser. « Je suis là, okay ? Je bouge pas. Tu peux toujours compter sur moi. »

Tu ne sais pas combien de temps tu essaies de la rassurer, à murmurer en boucle des paroles réconfortantes. Peut-être des secondes, des minutes, des heures. T'en sais rien. Tout ce que tu sais, c'est qu'Ambre va mal, que c'est ta faute, même si c'est parce qu'elle a complètement compris de travers tes propos. Quand elle te semble enfin un peu plus calme, tu lui expliques, alors qu'elle est toujours blottie contre toi, tête contre ton torse :

« Écoute, plus tôt, c'est pas ce que tu croyais, d'accord ? Je t'ai jamais perçue comme un monstre, plutôt le contraire. Et j'suis...'fin, je sais pas si tu t'es regardée dans un miroir dernièrement, mais t'es plutôt attirante. » Tu tentes une pointe d'humour, plus facile quand tu ne dois pas la regarder en face quand tu avoues ton attraction. Tu ne l'as jamais vraiment caché, mais apparemment les choses ne sont pas aussi claires pour elle que pour toi. « Et je suis pas un surhomme, donc que tu me touches comme ça, je réagis. Et je me doute bien que t'as rien voulu...initier par là, du coup c'est moi qui voulais pas te mettre mal à l'aise. Tu comprends ? »

Tu espères juste que ça ne la mettra pas mal à l'aise maintenant. Parce que c'est ça que tu voulais éviter et ce que tu risques désormais. Parce que oui, t'es son ami, et tu feras jamais rien dont elle veut pas, mais t'as pas envie que du coup, elle pense toujours que tu puisses avoir un motif ultérieur à chacun de tes gestes. C'est pas ton but, ça l'a jamais été, mais t'imagines que cette information risque de changer la donne. T'espères qu'elle te fuira pas à nouveau, même si tu le crains.

Tu relâches un soupir, clarifies la situation. Parce que mieux vaut parler clairement, et l'empêcher de partir en vrille. T'aurais préféré pas devoir aborder le sujet mais soit.

« Et ça change rien, okay ? Je ferais rien, donc panique pas et commence pas à analyser tout ce que je dis ou fais, s'il te plaît. »

Des ordres simples, pour essayer de diriger son esprit perdu. Tu t'en veux un peu d'essayer de lui dicter sa conduite ainsi, mais tu sais comment elle fonctionne. Que si tu la laisses s'attarder sur tes mots, elle va trop y réfléchir, trop penser aux ramifications et possibilités, probablement remettre en cause chacun de tes mouvements. Et ça, tu le veux pas. Alors autant l'arrêter avant qu'elle ne te perçoive comme un ennemi à analyser. L'idée te répugne.

« Je vais te lâcher, d'accord, juste pour voir ton bras, okay ? »

Parce que vu tout le sang sur son bras et désormais sur ton T-shirt, tu crains bien que vous ne deviez aller à l'hôpital.

_________________
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Darkness will blaze in the shadows |Dante|

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