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 (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge

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rirat bien qui rirat le dernier

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MessageSujet: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Sam 10 Déc - 14:48

rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge

Andreï & Ambre

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je n'aime pas, vraiment pas, les embrouilles. Je les cherche, oui, je les trouve, oui encore une fois, mais ça ne va pas beaucoup plus loin que ça. Je n'aime les embrouilles parce que ça m'oblige à réfléchir, ça m'oblige à réagir, ça m'oblige à devoir survivre et que c'est très, très fatigant tout ça. Ce qui explique certainement ma légère tendance à sous-estimer mes actes et à considérer avec une certaine désinvolture le fait de tuer pour de l'argent, de discuter avec une autre tueuse à gages de la pluie et du beau temps tout en ayant à nos pieds un cadavre qui refroidit peu à peu avec la même légèreté que si on allait boire un verre. Ce qui risque d’ailleurs de se produire sous peu, vu que je viens de le lui proposer. Je suis comme ça, moi, je propose des bières à mes collègues et même à mes concurrents, je suis un mec sympa. Et légèrement couillon, aussi.

Comme le fait de descendre les armes blanches alors que sa vis-à-vis se trimballe avec une épée dans le dos et qu’elle semble savoir s’en servir. Je suis plutôt du genre à préférer me battre avec mes petites mimines, même si je me sais malgré tout assez dangereux avec n’importe quoi comme arme. Couteaux, poignards, épées, flingues, fusils, bazooka, on m’a formé à savoir tuer avec tout, même avec une aiguille à tricoter. Je sais d’ailleurs faire de jolies écharpes, du coup ; il faut simplement veiller à ne pas trop tordre l’aiguille sinon elle n’est plus réutilisable. Dans tous les cas… dans tous les cas, je trouve ça rafraîchissant, au final, de croiser quelqu’un qui me ressemble à ce point, qui puisse à ce point tenter de me comprendre sans se heurter à un échec trop retentissant. Une bière, une discussion, ce ne serait franchement pas cher payer, et c’est toujours sympa de croiser les gens en dehors du travail, dans une autre ambiance, c’est souvent plus décontracté et du coup, bien plus agréable. Mais… il y a un mais et ce mais prend la forme d’un sérieux qui s’abat sur moi sans signes avant-coureurs. Mon ouïe de monstre a capté un bruit avant que je ne puisse l’intellectualisé, je suis déjà aux aguets et sur mes gardes lorsque je lui murmure qu’on va devoir reporter. Ou aller ailleurs, se séparer pour mieux se retrouver. Je me transforme en chasseur immédiatement, ma concentration s’aiguisant pour devenir plus tranchante que le fil d’un rasoir. S’ils ont des skinchangers, elle est cuite, moi j’ai une chance de m’en sortir. S’ils ont des Nightkeeper, je suis cuit et elle aussi. « Je n'espère pas qu'ils aient des métamorphes. Et ça peut très bien être des peacekeepers. Ce lac n'est pas dans leur ronde habituelle mais sait-on jamais, ils ont peut-être appris à raisonner entre temps. » Elle n’a peut-être pas tort,  mais je n’ai étrangement pas appris à raisonner en probabilités. Probablement parce que c’est un sujet qui me dépasse. Je ne raisonne qu’en termes de risques, de danger immédiat et de survie. « Peacekeeper, Skinchanger ou Dindon, dans tous les cas, il vaut mieux disparaître. Un grand sage a forcément dit un jour que ça ne sert à rien de chercher volontairement les embrouilles, autant les laisser s’épuiser à nous chercher. » Je suis sûr qu’il y a forcément un imbécile qui a dû sortir ça avant moi, et si ce n’est pas le cas et bien un imbécile vient de sortir cette maxime pour le bien des futurs assassins emmerdeurs et emmerdés. Je me recule lentement, sans la laisser s’échapper de mon champ de vision, tout en laissant mon ombre ronronner à mes pieds. Je cherche une voie idéal pour me faufiler, je maudis ma soirée avortée, mon haut perdu dans l’eau, je maudis la nuit et ma peau claire, je maudis le froid. « Je suis toujours prête pour une bière. On se retrouve au Dirty Racoon, à Treme. J'espère que tu ne te perdras pas en chemin, ou qu'ils ne te choperont pas. Ce que je veux savoir sur toi ne se résume pas à ça. Mais il faut bien garder la surprise, non ? » Je ne prends pas la peine de chercher à répondre, je préfère l’observer se fondre dans les ombres et froncer les sourcils.

Moi au même âge, véritablement moi au même âge. Mon réflexe est de chercher le rat, qui reste hors de ma portée, je peste et je disparais à mon tour, juste avant qu’un faisceau ne balaye les abords du lac, et ne se rapproche un peu trop de moi. S’ils n’ont pas de skinchanger, ils ne verront pas le sang, ils ne verront rien.

Il me faut une heure, pour rejoindre le point de rendez-vous. Une heure et un détour chez les Ievseï pour enfiler une chemise volée à Mikkel et une veste que j’ai décidé d’emprunter pour une durée certainement indéterminée à Roman. Dirty Racoon, un bar que je connais bien, un bar illégal, qui ne survit que par les prix prohibitifs, ces conséquences de la prohibition, et le patronage inespéré d’un politique véreux. Je crois. Dans tous les cas, ils servent de la bonne bière – dont je ne veux surtout pas connaître la provenance – et c’est tout ce qui m’importe. Mes cheveux s’ébouriffent sous un mouvement vif de ma main, je fais un deuxième détour pour aller encaisser mon fric, lâcher mon rapport et taire, bien évidemment, la présence des intrus et surtout de Madly. Inutile de rajouter des témoins, mon employeur risquerait de me demander leur tête pour faire le ménage et je n’ai vraiment, vraiment pas envie de boire une bière avec un cadavre. J’ai des limites, tout de même.

Une heure, et j’entre dans le bar, dans un sourire destiné à la vermine qui grogne et s’alcoolise déjà. Encore. L’alcool, la cigarette, le sexe, c’est fou tout ce qu’on peut essayer d’interdire et qui se débrouille toujours pour survivre. Je m’adosse au bar, essaye d’appeler le barman sans trop me fatiguer pour m’imposer, récupère un verre, fais un tour sur moi-même pour chercher la blondinette. J’en profite pour sortir un paquet de mes clopes, compter les sept qu’il me reste et me décider pour la moins abimée du lot.

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MessageSujet: Re: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Mer 14 Déc - 23:17


rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge
Ils m'entraînent au bout de la nuit, les démons de minuit. Ils m'entraînent jusqu'à  l'insomnie, les fantômes de l'ennui ••• Ambre n’avait pas fait attention à la réponse de son interlocuteur. Notamment parce qu’elle n’avait pas prévu d’y répondre tout de suite. Les pas se rapprochaient et son cerveau lui faisait le décompte mental des secondes qui s’égrainaient. Une vingtaine seulement restait avant que le groupe n'arrive sur leur position. La jeune fille préférait alors ne pas tenter le diable. Il fallait savoir quand tirer sa révérence. Et, de toute façon, ils se retrouvaient d'ici une trentaine de minutes si tout allait bien. Bien que la tueuse devait aller offrir son rapport, histoire de toucher la somme qui lui était due. Certes, elle n'en avait pas besoin avec son héritage mais c'était toujours bien d'avoir de quoi se mettre à l'abri ou acheter un jury si une action en justice se profilait à l'horizon. L'italienne avait de nombreux doutes à ce sujet, ou plutôt elle sur-estimait tellement ses capacités qu'elle était certaine que cela n'arriverait jamais. Elle était trop douée, son esprit calculait trop chacun de ses gestes pour que cela arrive. C'était le seul point positif dans tout ce bordel, dans ces sens exacerbés pour une humaine, dans ces souvenirs increvables, dans cet esprit surdoué. Tout tournait tellement vite que parfois, il lui arrivait de se demander comment elle parvenait à suivre ses propres pensées. Comment sa mémoire faisait pour ne pas être dépassée. Parce que finalement, à part son enveloppe, elle n'avait déjà plus rien d'humain. Elle n'était qu'un monstre engendré par d'autres, sans aucune morale, sans aucune peur consciente.

Les ombres l'avaient enlevée. Non pas grâce à un quelconque pouvoir, juste parce que la jeune fille était capable de suivre les projections au sol. Une aptitude, un entraînement subi pendant des années. Encore et toujours. Comme tout ce qu'elle savait faire. En fait, à part pour ce qui était lié à de la connaissance technique pure, il y avait eu un entraînement intensif. Même pour les langues. Elle avait passé plus de deux ans à gommer son accent dans presque dix langues. Finalement, en y repensant, ce n'était pas tant apprendre les mots qui avait été compliqué, avec sa mémoire, ça avait été plutôt vite. Cependant, il avait fallu effacer la moindre imperfection, le moindre écart, pour se faire passer pour un natif. En fait, la tueuse avait appris à se comporter comme une personne du pays. Elle était capable d'enfiler un masque pour toutes les langues qu'elle parlait, se créer une identité propre, sans que personne n'aille la remettre en cause. Après tout, personne n'irait s'interroger si elle décidait de devenir russe, le parlant couramment et connaissant des expressions typiques du coin. D'un côté, c'était agréable pour ne pas se faire choper par des enquêteurs un peu trop zélés mais de l'autre... Qui était-elle ? Bon, la jeune fille était déjà paumée depuis un bon moment par rapport à ça. Finalement, elle connaissait son nom mais... Cela la définissait-il vraiment ? Puis elle adoptait tellement de comportements différents... Qu'était-elle ?

Ses pensées la suivirent alors que ses pas la menaient jusqu'au lieu de rendez-vous. Un contact l'attendait déjà. Son regard agacé la transperça, tandis qu'elle prenait son temps pour parcourir les derniers mètres qui les séparaient. Elle se savait en position de force pour le moment, autant en profiter. L'argent changea rapidement de main et la tueuse fit le compte-rendu le plus succint possible. Ce qui se résumait à : victime morte, sans visage et au fond d'un lac. Pas de témoins, personne qui ne plaindra sa mort. Et quand l'informateur demande plus de détails, il se heurte à un poignard sous la gorge. Ambre n'avait jamais fait dans la tendresse. C'était elle qui décidait quoi dire. Si l'autre avait le moindre doute, il n'avait qu'à l'éliminer. Chose qui n'arriverait pas puisqu'elle était bien trop douée. Tous les contrats avaient été jusqu'ici parfaitement exécutés, et aucun homme sensé n'irait se priver de ce qu'elle apportait. Pas pour une insubordination aussi basse. Aussi, elle n'insultait personne. Elle montrait juste qui elle était, son statut. Une tueuse à gages, capable aussi d'éliminer ceux qui la faisaient chier.

Puis elle disparut à nouveau. Elle n'oubliait pas le rendez-vous qu'elle avait donné. Et y arriverait dans les temps normalement. Tout était calculé à la minute près, voire seconde, encore une fois. Après, la jeune fille espérait qu'Anatoly avait eu le temps de s'enfuir. Bah, elle verrait ça bientôt... Elle esquiva deux patrouiles, préférant ne pas devoir s'expliquer sur les armes qu'elle possédait alors qu'elle n'était pas en service. Et aussi, si l'homme l'avait suivi... Oui, évidemment qu'il ne découvre tout de suite l'atroce vérité. Qu'elle était une shadowhunter, et plus encore, qu'elle soutenait le Gouvernement. Parce qu'il ne fallait pas se voiler la face, elle était clairement pour les dirigeants, pour toutes les politiques qui passaient. Cela lui offrait un cadre, et surtout, cela lui a permis de sortir de son cocon familial. Ce n'était peut-être pas le bon chemin, mais elle avait toujours vécu entourer de violence. Finalement, elle avait quitté une prison dorée pour en trouver une autre. Mais au moins, son corps était à l'abri, en sûreté. On ne lui infligeait pas de coups sous prétexte que cela l'aiderait à mieux supporter l'avenir. Non. On lui laissait faire ses choix. Même si, fatalement, elle se dirigeait vers la douleur. Puisque c'était ce qu'elle connaissait le mieux.

Le bar était déjà pas mal bondé quand elle y pénétra. Super. Maintenant, retrouver Anatoly dedans... Bien qu'elle soit en retard. Elle avait mis une heure, en esquivant les patrouilles. Super. Elle fouilla la foule du regard durant quelques secondes, sans succès. Ses dents mordillèrent sa lèvre inférieure, tandis que son cerveau cherchait le moyen de trouver son acolyte. L'une des idées fut d'ailleurs de tuer quelqu'un pour attirer l'attention. Puis elle se dit que ce n'était pas forcément la meilleure des idées pour passer une soirée tranquille. Mais on finit par lui donner une excuse. Une main au cul, suivie de rires bien gras et de quelques mots en russe. Un sourcil se arqua tandis que l'homme se collait à elle, la pelotant allègrement. Et il ne fut pas déçu du voyage. Un genou s'enfonça brutalement dans ses parties génitales, un poignard lui coupa l'oreille et il finit encastré dans une table. Le silence tomba de lui-même alors qu'Ambre tapotait la tête du blessé en lançant à voix plutôt basse un "réfléchis-y à deux fois la prochaine fois" en russe. Histoire qu'il comprenne ce qu'elle racontait.

Voyons le bon côté des choses après. Elle avait pu repérer Anatoly accoudé au bar. Et ça, c'était une bonne chose. Elle se glissa jusqu'à lui, s'installa sur l'une des chaises hautes alors qu'on s'éloignait d'elle à pas de loups. Le barman s'approcha et elle commanda une bière tout ce qu'il y avait de plus normal. Et s'excusa d'un ton neutre.

"Désolée pour votre table... Je vous dédommagerai."

Oui, juste pour la table. Le reste... Qu'est-ce qu'elle s'en battait les couilles. On l'avait cherchée, point. Certes, maintenant qu'elle observait bien, elle était la seule femme présente dans le bar, mais ce n'était pas une raison pour la toucher sans son accord. Encore moins aussi vulgairement. La tueuse réajusta sa tenue, bloqua son épée pour que personne ne lui la vole et reposa ses yeux vairons sur son interlocuteur. Des questions maintenant... Parce qu'ils étaient là pour ça, n'est-ce pas ?

"Alors, depuis quand tues-tu ? Tu n'as jamais eu de problèmes avec la milice ?"

Des questions plutôt simples qui concernaient un passé plutôt proche. Elle se basait sur le post-catastrophe, dont en gardant à l'esprit qu'il venait d'Ukraine. Donc, son histoire était peut-être plus complexe que cela. D'ailleurs, il faudrait qu'elle crée sa propre histoire. Et rapidement. Car jusqu'ici, elle n'avait pas eu à en parler. Mais peut-être que la chance tournerait vite...


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MessageSujet: Re: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Lun 2 Jan - 17:30

rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge

Andreï & Ambre

Mes yeux parcourent la salle, cherchent un point de repère et cherchent surtout la silhouette qui m’a conduit ici. Je ne suis pas là pour chercher un contrat, il faut que je garde ça en tête, je suis là… pour je ne sais pas vraiment quoi. Terminer correctement la soirée, j’imagine. D’un coup de briquet, la cigarette la moins abîmée de mon paquet s’allume et bien s’ajouter au reste des interdits piétinés par la populace de l’établissement. Ah ça, si les peacekeepers décidaient brutalement de faire une descente dans le coin, si les shadowhunter s’hasardaient à venir par ici, ils ne repartiraient certainement pas les mains vides. Et l’établissement ne s’en sortiraient pas non plus indemne. Mes doigts tapotent sur le comptoir, réclament un récipient, de quoi le remplir, juste pour faire illusion. Et mes yeux, eux, s’amusent à sous-titrer les discussions qui se perdent dans le brouhaha. J’ai du retard mais de toute évidence, Madly en a davantage que moi. Le barman s’appuie à son comptoir pour se pencher vers moi, alors que mes coudes appuyés lui tournent le dos et que je fais tourner le siège sans trop y penser, sur 180°. “T’attends quelqu’un ?” J’hausse les épaules. “P’t’être bien ouais.” Je lui fais un clin d’oeil additionné à un sourire goguenard. Je le connais bien, il me connait tout aussi bien, mais illégalité oblige, ni l’un ni l’autre nous ne connaissons davantage qu’une simple présence. “T’es qui ce soir ?” Je trempe mes lèvres dans la cendre, en faisant semblant d’en apprécier un goût oublié. “Anatoly. J’ai fait dans l’original.” Il plisse les yeux, avant de faire un aller retour pour essuyer quelques verres, insulter deux idiots qui se foutaient sur la tronche, servir des arrivants. “Russe ?” J’hausse les épaules une nouvelle fois. “Ukrainien.” Il hoche la tête, convaincu de son ignorance. “La dernière fois, c’était quoi ? Allemand ? Ou alors fran…” Une brusque agitation, qui renvoie la précédente empoignade qui nous a interrompu à la maternelle, nous coupe une nouvelle fois. Je me redresse, lorsqu’il se précipite pour aller calmer les crétins, je me redresse pour ne rien manquer du spectacle. L’odeur métallisée du sang se faufile dans l’atmosphère lourde de fumée et des vapeurs d’alcool, de transpiration et de bruits, j’aperçois la silhouette de Madly au milieu de tout ça.

Je lui fais un signe de la main et un sourire, sans le moindre complexe, avant de me réintéresser à ma propre bière, déjà vide - c’est fou ce qu’on boit vite lorsqu’on regarde une animation, même lorsque ça n’a pas de goût - et de refaire un geste au barman pour qu’il me la reremplisse. "Désolée pour votre table... Je vous dédommagerai." J’ai à nouveau un sourire, surtout lorsqu’il se tourne vers moi en haussant un sourcil. “T’es sérieux, Anatoly ? Déjà qu’avec toi dans la baraque, faut que je compte sur de la casse, mais si vous vous y mettez à deux…” J’éclate de rire, avant de me pencher au-dessus du comptoir pour lui tapoter l’épaule et lui chiper un peu de son énergie, comme ça, mine de rien. C’est gratuit et ça mange pas de pain. “T’inquiète, si on ne nous emmerde pas, on sera sage, promis. N’est-ce pas Madly ?” Je lui fais un clin d’oeil, avant de descendre du tabouret et de faire signe à ma collègue assassin de me suivre vers une table au fond, à proximité malgré tout d’une sortie dérobée.

On sera tranquille, là. Et bien moins visible depuis l’entrée, au cas où. "Alors, depuis quand tues-tu ? Tu n'as jamais eu de problèmes avec la milice ?" Je m’étrangle à moitié dans ma bière, j’en recrache d’ailleurs sur la table avant de tousser. “Ah bah… pour être directe, t’es directe. Depuis quand est ce que je tue ?” Je fais mine de réfléchir avant d’essuyer la table avec ma manche - j’ai toujours été très classe. ”Tu veux dire, depuis quand est-ce que je tue à mon compte ou bien… à quand remonte mon premier cadavre ?” Je m’avachis sur le siège, sans perdre un seul instant ma vigilance, malgré mon attitude plus que nonchalante. ”Plus d’vingt ans, pour répondre à la deuxième possibilité. Et des problèmes avec la milice… bien sûr, qui n’en a pas ? Mais bon, pas d’gros problèmes, sinon je ne serais pas là, j’imagine. Et toi ? Qui t’a formée ?” Je désigne son arme du menton. ”Et pourquoi l’épée ?”

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MessageSujet: Re: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Lun 9 Jan - 1:13


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Ils m'entraînent au bout de la nuit, les démons de minuit. Ils m'entraînent jusqu'à  l'insomnie, les fantômes de l'ennui ••• Même si ses paroles semblaient demander pardon, son regard faisait comprendre qu'elle s'en foutait clairement. Sauf qu'il fallait sauver les apparences. Et qu'elle venait de... Presque tuer un des clients du bonhomme. Enfin, mieux valait qu'aucune menace ne soit proférée. Ambre n'accepterait pas une telle chose. Et revenir le lendemain, avec sa tenue de shadowhunter et ses collègues ne la dérangeraient absolument pas. Parce qu'elle était ainsi. Combattre tout ce qui allait à l'encontre du Gouvernement et des lois, tout en étant elle-même dans ce cas de figure. La jeune fille était une tueuse. Et donc, quand le mal sera éradiqué, il n'y aura plus qu'à se supprimer. Un retour à la case départ. Suicidaire, voilà ce qu'elle était. En plus d'être un monstre. Le barman apostropha Anatoly, soulignant qu'avec deux catastrophes ambulantes, son business ne ferait pas long feu. Sans se douter une seconde qu'au moindre faux pas, il serait supprimé de la carte tout simplement. L'italienne était loin d'être la seule parmi ses collègues à connaître ce bar. Et donc... Un accident était si vite arrivé. Elle n'était même pas obligée d'être présente finalement. La jeune fille laissa un sourire se dessiner sur ses lèvres, juste pour faire comprendre qu'elle n'était pas un danger. Pour le moment. Même s'il semblait prendre ses actions sur le ton de la rigolade.

Promis on sera sage. La jeune fille ne répondit même pas à ces mots. De toute façon, il suffisait d'observer le comportement des autres clients, tous des hommes d'ailleurs. Ils bouillaient de rage, mais la vision de l'épée, des pistolets et des nombreuses lames dissimulées sous les tissus les empêchait d'agir. Ils étaient si faibles, si trouillards. Ils ne savaient pas qu'en si grand nombre ils pourraient sans problème la faire tomber. Certes, il y aurait des morts dans leurs rangs, mais c'était la vie ça. Sauf qu'eux se contentaient de la fusiller du regard, pensant que cela la dérangerait. Elle balaya simplement la salle du regard, contrôlant par la même occasion son image. Ses lèvres bougèrent, commandant une simple bière sans alcool. Elle n'avait jamais touché à la boisson jusque-là, son géniteur ne cessant de lui souligner l'importance de garder tout son esprit en toutes circonstances. Et drogues et alcool étaient deux choses qui modifiaient les perceptions. Mauvais pour la tueuse. Très mauvais. Elle attrapa la chope qu'on lui offrit et suivit Anatoly jusqu'à une table un peu en retrait, couvert des regards qu'on lui lançait.

Sa question lui fit recracher une bonne partie de ce qu'il avait avalé. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres. Cette réaction était plutôt amusante à vrai dire. Il ne s'y attendait pas. Et elle aimait prendre les gens au dépourvu. Être imprévisible, pour ne pas mourir. On le lui avait répété tellement de fois. Qu'il fallait défier toute logique, qu'il fallait choisir les chemins les plus tortueux, les plans les plus dangereux. Voire parfois, aller à contre-courant et prendre la voie la plus directe. Parce que les gens ne s'y attendaient pas. Le plus grand stratège tablera sur les attaques les plus complexes, et non pas les plus simples. Parce que personne ne ferait l'erreur de prendre les sentiers les plus facilement défendables, non ? Elle but une gorgée de la boisson, retint une grimace. Le goût était vraiment infect, mais il lui faudrait l'accepter pour les prochaines heures. Oh, puisqu'elle n'avait pas l'intention de le lâcher. Sa curiosité avait quelque chose de malsain. Et tant que son cerveau ne serait pas rassasié d'informations... Il ne lâcherait pas l'affaire. Le jeu serait de donner suffisamment de matières pour que son interlocuteur se sente à l'aise et parle un peu trop. S'il disait la vérité. Parce qu'il ne fallait pas oublier qu'il y avait une possibilité pour qu'il lui mente sur toute la ligne. Après tout, ils étaient des tueurs, pas des enfants de choeur.

Il répondit une question, alors qu'Ambre se murait dans le silence. Elle attendait qu'il prenne la mesure de ses mots, de la connerie qu'ils comportaient. Quand avait-il commencé à tuer ? A quel âge ? Quel était son parcours ? Voilà tout ce qu'elle sous-entendait avec sa question. Certes, il aurait été plus compréhensible qu'elle les dise à haute voix mais il ne fallait pas s'attendre à grand-chose de l'italienne. Elle était loin d'être sociablement douée. Elle faisait avec les moyens du bord. Et on ne lui avait jamais appris à poser des questions correctement. Non, en tant qu'espionne ou dénicheuse, ce qu'il fallait, c'était les obtenir sans trop attirer l'attention sur ses réelles intentions. Un jeu d'échec où le moindre faux pas menait à la mort – dans le meilleur des cas –. Vingt ans... Ca faisait quand même un bail. C'était presque son âge. D'ailleurs, dans quelques années, elle devrait pouvoir dire la même chose. Si elle continuait de tuer. Même si elle ne s'en faisait pas trop de ce point de vue-là : c'était tout ce qu'elle savait faire.

Il avait déjà eu des problèmes avec la Milice. Son visage ne lui revenant pas, elle ne devait jamais l'avoir croisé visuellement. Et il n'avait pas tort. S'ils avaient été importants, il ne serait plus là pour en parler. La prison, les arènes, la mort, voilà ce qui l'aurait attendu. Peut-être sous peu, qui sait. Tout dépend en réalité. Ambre appréciait bien cette compagnie, beaucoup moins guindée que celles de tous les jours. Pas besoin de mettre de masque, pas besoin de faire semblant d'être ce qu'elle n'était pas. Se complaire dans le rôle de monstre sans hésitation. Une nouvelle gorgée de boisson fut prise, puis les questions lui furent retournées. Son formateur, le choix de l'arme. Pertinent.

"Plus de vingt ans... Tu dois te faire vieux. Pourquoi as-tu commencé ? Par plaisir ou par pure obligation ? Et continuer à le faire durant toutes ces années..."

Personne d'assez fou ne le ferait. C'était une question de logique. Il avait dû finir par y prendre du plaisir, ou alors un conditionnement l'empêchait de se défaire de cette nature. Ambre y pensait, sans se rendre contre que c'était exactement ce qui lui arrivait. Elle ne devrait plus tuer, il n'y avait plus personne pour la contrôler. Mais elle continuait, encore et toujours, parce que c'était une habitude, et qu'ainsi, elle ne se perdait pas...

"Tu n'as pas dû avoir de gros problèmes en effet. Les miliciens ne sont pas connus pour faire dans la douceur quand ils attrapent un tueur à gages. Tu y aurais perdu quelques parties de ton corps, à défaut de ta vie."

Oui, elle était amusante pour connaissance. Ou juste effrayante parfois, à cause de son âge. Enfin, ce n'était pas Anatoly qui allait la souler avec ça. Il avait l'air d'être dans le même genre, déconnecté de la réalité et la normalité.

"Mon père m'a formée. Et l'épée... Certainement un moyen de laisser ma marque. Et parce que durant le Moyen-Âge, c'était ainsi qu'étaient mis à mort les aristocrates et membres de la famille royale. J'aime beaucoup comme symbolique."


Une partie de la vérité. Ca et aussi parce que c'était agréable de découper un corps, de sentir le sang couler sur ses doigts. D'avoir un sentiment de contrôle. De se glisser un peu plus dans le rôle de monstre. Ou alors, ça lui plaisait de manier l'épée. De virevolter, de calculer les réactions de ses adversaires, d'agir en conséquence. C'était son domaine, elle ne pouvait pas le nier.

"D'ailleurs, tu as promis à ton ami qu'il n'y aurait pas de casse... Tu t'es peut-être avancé un peu trop vite."


Elle faisait référence aux regards toujours jetés dans leur direction, dans sa direction. Certes, s'en prendre au leader d'un groupe n'était pas une excellente idée, elle en avait conscience. Mais si les autres décidaient de réagir maintenant... Ambre n'aurait pas d'hésitations à les tuer, et elle préférait que ce soit clair envers son interlocuteur. Qu'il se désolidarise dès maintenant s'il le souhaitait.

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MessageSujet: Re: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Dim 22 Jan - 23:13

rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge

Andreï & Ambre

L’avantage dans le fait de bien connaître le barman et patron du bar, c’est qu’au moins, il sait à quoi s’en tenir avec moi. Et maintenant, en plus, il sait à quoi s’en tenir avec Madly : c’est tout bénef. Au pire, il ne nous tiendra pas rigueur si on démonte la gueule de deux ou trois merdeux venus nous chatouiller, au mieux il les dissuadera lui-même de venir nous emmerder histoire de sauver un peu son mobilier et quelques clients. Dans tous les cas, je promets sans trop de problème qu’on sera sage tant qu’on ne nous cherchera pas et je file au fond de l’établissement, à mon emplacement favori. Il saura nous trouver ; ça aussi c’est un avantage à être un habitué. Calé sur mon siège, j’ai un œil qui ne quitte pas vraiment l’entrée du regard, et l’autre qui reste concentrée sur mon étrange rencontre de la soirée, si tant est qu’étrange puisse encore avoir un sens de nos jours. Ce qu’elle ne tarde pas vraiment à me confirmer par ses questions. Et ben… on peut dire qu’elle tourne pas autour du pot, elle, elle y fout carrément la main dedans, voire le bras tout entier pour aller gratter le fond. Depuis combien de temps est-ce que je tue ? J’aimerais bien dire depuis toujours, mais ça sonnerait un peu trop grandiloquent. Surtout qu’en plus, ce ne serait pas tout à fait vrai, en dehors des gosses dont la mère meurt en couche et là encore, je trouve que ce serait passablement con de leur foutre la responsabilité sur la tronche. La mort, quelle qu’elle soit, elle craint de base, inutile d’en rajouter en plus. Depuis combien de temps est ce que je tue, du coup ? J’essuie la table comme je peux le temps de réfléchir à une réponse, je finis par m’amuser à lui donner d’autres questions. Mon premier cadavre… je me calque sur mon âge d’humain, sans compter les quarante ans du rat, histoire de lui cracher un truc plausible. Plus d’vingt ans, si mes souvenirs sont bons. Et les problèmes avec la milice… en soi, je ne sais pas trop en quoi ça la regarde. Mes doigts s’agitent à mon côté, j’extirpe une clope – une saleté d’addiction que j’développe, j’vous le dis tout de suite – que j’allume sans plus tarder. A mon tour de poser des questions. A mon tour de l’observer. Elle aime pas des masses la bière, check. Elle est silencieuse, re-check. Elle Elle réfléchit beaucoup, check again. On ne dirait pas, là, comme ça, avec mon attitude désinvolte et mes réponses aussi légères que nonchalantes, mais je reste un espion, formé pour observer, former pour juger, jauger, éliminer. Une deuxième gorgée de bière, elle s’acharne la pauvre. "Plus de vingt ans... Tu dois te faire vieux. Pourquoi as-tu commencé ? Par plaisir ou par pure obligation ? Et continuer à le faire durant toutes ces années..." Je lui rétorque un sourire bien appuyé, bien débile aussi, autant dire c’qu’il en est, histoire qu’elle comprenne que de un, c’est mignon ses questions mais je veux mes réponses, et que, de deux, c’est pas très gentil de me traiter de vieux. "Tu n'as pas dû avoir de gros problèmes en effet. Les miliciens ne sont pas connus pour faire dans la douceur quand ils attrapent un tueur à gages. Tu y aurais perdu quelques parties de ton corps, à défaut de ta vie." Là, j’hausse les épaules, toujours en me contraignant à un silence insolent. Parle, parle petite Madly, parle donc, tant que tu n’auras pas répondu à mes questions, je ne répondrai pas, je me contenterai de t’observer en attendant de manière évidente que tu en viennes au fait et en tirant sur ma clope pour tenter de recracher des petits ronds de fumée. Pas encore un expert dans le domaine. "Mon père m'a formée. Et l'épée... Certainement un moyen de laisser ma marque. Et parce que durant le Moyen-Âge, c'était ainsi qu'étaient mis à mort les aristocrates et membres de la famille royale. J'aime beaucoup comme symbolique. "D'ailleurs, tu as promis à ton ami qu'il n'y aurait pas de casse... Tu t'es peut-être avancé un peu trop vite." J’arque un sourcil, je me redresse légèrement pour regarder ceux qui nous observent. Avant d’hausser les épaules. Encore. Maintenant qu’elle a répondu, c’est à mon tour.

C’est drôle quand même. J’ai l’impression de jouer à la patate chaude, ça me ramène en enfance, quand j’avais huit ans et que je foutais déjà des gnons aux autres gosses du village qui ne voulaient, eux, pas que je m’incruste dans leurs jeux. De ma cigarette, je désigne les gus dont elle vient de parler. « C’est pas mon ami, c’est juste le barman. Et t’inquiète. Je lui ai promis qu’on serait sage si on ne nous emmerdait pas et en plus si tu regardes bien… » D’un mouvement de menton, je lui indique la direction dudit pas-ami-juste-barman. « Lui aussi il les a à l’œil. Il aime pas les embrouilles et ces mecs, ce sont eux les embrouilles, pas nous. Bref, du coup, s’ils nous emmerdent, tant que tu salis pas tout, tu peux en faire ce que tu veux. On n’est pas dans la caserne des Shadow, ici, hein… heureusement d’ailleurs. » Autrement dit, on est dans un milieu où la violence prime, où la violence règne, ou les nobles ne sont pas décapités, mais où ils crèvent comme tout le monde, d’un coup de poignard dans le dos et dans le caniveau. Parce qu’il n’y a pas de noble. « Pour répondre à tes questions, j’ai éliminé mon premier clampin pour mes quinze-seize ans, tu vois, j’suis pas si vieux qu’ça, juste précoce pour certaines choses. Et sinon ton père t’a formé ? La vache, dévoué le paternel. » Pendant un instant, j’essaye de m’imaginer apprendre à Roman à se battre. Je manque de m’étouffer une deuxième fois avec la bière. Et pendant un deuxième instant, je m’imagine mon père en train de m’apprendre à me battre. Et là, c’est juste mon cerveau qui part à la décharge. Parce que mon père, bah… je ne sais pas grand-chose de lui, au final, et certainement pas son visage. Même pas son nom. Je soupire en regardant les braises de ma cigarette en consumer le bout. « N’empêche, je note que tu tiens la milice en haute estime… je pense que si un jour ils me tombent dessus, c’est eux qui perdront des membres. En toute modestie bien sûr. Tu ne te crois pas capable de leur tenir tête, toi ? Et non… » Ouais, j’ai pas une excellente mémoire, je viens à peine de me rendre compte que je n’ai pas répondu à une de ses questions. « Je tue pas par plaisir. Y’a que les tarés qui font ça. Moi, je tue pour le fric, et parce qu’au moins, ça, je sais bien faire. Et toi ? »

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MessageSujet: Re: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Mar 7 Fév - 1:04


rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge
Ils m'entraînent au bout de la nuit, les démons de minuit. Ils m'entraînent jusqu'à  l'insomnie, les fantômes de l'ennui ••• Cela ne semblait pas inquiéter Anatoly, que les hommes donnent l'impression de vouloir les agresser. Bon, d'un côté, Ambre s'en moquait aussi. Elle avait déjà les stratégies d'établis dans sa tête, il suffirait simplement de les mettre en place. La peur n'était pas une émotion dont elle s'encombrait. Certes, à y réfléchir, elle ne s'encombrait d'absolument aucun sentiment. Aucun remords. Après tout, elle avait été éduquée pour être une machine, pas un bisounours. Ses yeux s'accrochèrent de nouveau à son interlocuteur. Elle donna l'impression de se délaisser des autres, de ceux la fixant de leurs petits yeux haineux. Que nenni. Ses autres sens avaient pris le relai, notamment l'ouïe. Certes, cela restait bien moins important que si elle avait été une métamorphe, comme certains de ses collègues, mais c'était amplement suffisant pour faire face aux humains basiques qu'ils étaient. D'autant plus que la discrétion était loin d'être leur point fort. Ils ne cachaient rien. Enfin, comme l'homme face à elle le lui faisait remarquer, le barman les tenait à l'oeil. Elle le remarqua dans son champ de vision. Evidemment, elle avait démontré qu'elle était capable de blesser quelqu'un sans la moindre hésitation. Sa frêle carurre ne l'en empêchait pas, beaucoup l'avaient appris à leurs dépends...

Tant qu'elle ne salissait pas tout... Il la prenait pour une débutante ? Elle afficha un sourire sans joie. Juste le genre de sourires destiné à établir un contact. C'était ainsi qu'on lui avait appris à faire. Maquiller son manque d'émotions avec toute cette hypocrisie. Jouer un rôle, à la perfection. Se fondre dans le corps d'une autre, dans l'esprit d'une autre, quitte à se perdre et y laisser des bouts d'elle-même. Finalement, tout ce dont elle était certaine à propos de son identité, de ce qu'elle était vraiment était son nom. Le reste était totalement éparpillé. Et la seule personne qui pourrait l'aider... Bordel, Ambre lui causerait bien trop de problèmes. Pas dans une caserne de shadow... L'italienne n'offrit aucune réaction. Pourtant, il parlait de son métier. De ses collègues aussi. Sauf qu'elle s'en moquait un peu de tout cela. Et que le rectifier offrirait sur un plateau d'argent sa 'réelle' identité. Une erreur de débutant qu'elle ne ferait pas. Encore heureux, elle serait bien une espionne de pacotille sinon... Elle se laissa aller contre le dossier de la chaise, croisa ses jambes, s'offrant une détente de façade, comme si elle avait cessé de considérer Anatoly comme un ennemi. Sauf que ce ne serait jamais réellement le cas. Elle n'était pas capable de faire confiance à quelqu'un. A moins qu'il n'ait fait partie de son passé....

Quinze ou seize ans.. Et si cela faisait plus de vingt ans qu'il tuait... Oui, ça collait avec le physique. Après, Ambre était loin d'être la personne la plus douée pour cerner l'âge physique d'une personne. D'autant plus, qu'aujourd'hui, il y en avait beaucoup qui étaient en fait bien plus vieux... Elle haussa seulement les épaules quand il évoqua la précocité. Ils avaient beaucoup en commun, et c'était assez dérangeant pour l'italienne. Elle n'avait pas l'habitude, il ne rentrait pas dans les moules qu'elle connaissait. En fait, il rentrait dans le sien. Et se rendre compte de ce qu'elle était... Non, ce n'était pas forcément agréable. Finalement, parfois, la vérité peut faire passer tout le reste pour un mensonge, comme le disait si bien l'adage... Et la vérité c'était qu'Anatoly avait un parcours similaire au sien. Ou inversement. Et que ça lui faisait se poser des questions sur certains points. Elle qui s'était toujours considérée comme 'unique' remarquait enfin que la société avait produit d'autres énergumènes comme elle. A une autre époque. Dans un autre pays. Quant à son paternel.... Rien que d'y penser, il l'a blasée. Après, dans tous les cas, il était mort. Elle avait hérité de cette fortune, dont elle ne se servait pas, mais aussi des contacts, de ce passé si collant, si destructeur..

Ses yeux s'étaient posés sur le bout de la cigarette en train de brûler, tels un papillon de nuit attiré par la lumière. C'était un moyen de recentrer ses pensées, bien que son cerveau soit capable de faire plusieurs choses en même temps. Elle ne pouvait risquer de perdre sa couverture à cause de cet esprit. Tenir la milice en haute estime... Pas vraiment, mais la jeune fille n'allait pas non plus cracher sur son métier. Et aussi, elle était pour le Gouvernement, aussi étrange que cela puisse paraître. De plus, certains membres des shadowhunters étaient très doués, et ils pourraient sans peine venir à bout de beaucoup de 'tueurs'... Certes, les connaissant, elle pouvait trouver des stratégies et subterfuges mais... Quand il leur suffisait de lui mettre une droite pour qu'elle perde littéralement la tête... Oui, la jeune fille était de ceux qui étaient aussi capables de reconnaître lorsqu'elle n'était pas en mesure de gagner... Donc, elle n'était pas certaine qu'Anatoly puisse s'en débarrasser si facilement. Sauf s'il lui cachait sa véritable nature mais, sur ce point-là, elle n'avait aucune évidence donc... Elle partait du principe qu'il était humain, tout comme elle. Une hypothèse peut-être stupide au fond... Et encore une remarque qu'elle aurait pu faire. Elle voulait de plus en plus le comprendre, savoir ce qu'il avait vécu, découvrir à quel point ils étaient semblables – ou non –. Illusion ou réalité ?

"Je n'aime pas devoir rajouter des noms à ma liste de victimes lorsque ceux-ci ne font pas partie de mes cibles. Surtout quand ils ne méritent même pas que je m'intéresse à eux..."


Même si elle aimait tuer, c'est indéniable. Ou alors, elle avait appris à aimer cela, puisqu'elle ne savait pas faire autre chose... Une éducation si ciblée que, finalement, elle l'empêchait d'être elle-même. Elle observait Anatoly de son regard vide, de ses traits figés dans le marbre. Un marbre blanc, lisse, sans la moindre imperfection.

"Quinze ans... Ca me semble correct comme âge pour commencer. Je ne sais pas si l'on peut dire que mon géniteur était quelqu'un de dévoué. Seulement, c'est de famille. Il ne fallait pas que je sois inutile, que je sois une désillusion pour lui."

Il fallait qu'elle lui serve. Point. Là, elle ne mentait pas. Certes, ce n'était pas réellement de famille mais l'idée était présente. Pour lui, elle n'était qu'un fardeau, qu'il avait rentabilisé comme il le pouvait. Elle n'était qu'un moyen de survie, un moyen de se tisser des relations, un moyen d'obtenir plus de richesse... Enfin. Elle préférait rester soft. Son passé n'appartenait qu'à elle, pas la peine de le déballer à n'importe qui.

"Ce n'est pas une question de les tenir en haute estime. J'ai eu l'occasion de faire des recherches sur certains miliciens, voire de les observer au... Combat. C'est le problème avec les créatures surnaturelles, un simple humain ne peut pas grand-chose à moins de connaître tous les points faibles..."

Calme, mesuré. Son ton ne variait pas, prouvant que finalement, elle ne ressentait aucune peur à leur égard. Sauf qu'elle savait qu'elle pouvait périr de leur main à la moindre erreur. Il fallait tout prendre en compte. Anatoly devait le savoir. De ce qu'elle avait vu, il restait doué. En tout cas, elle était bien plus sur ses gardes avec lui qu'avec d'autres. Un collègue tueur, ça restait dangereux. Même pour son cerveau.

"Je ne sais juste pas faire autre chose alors...  Et il y a de la demande. Au moins, je ne suis jamais au chômage..."


L'adrénaline. Voilà ce qui la poussait au danger. Ca et le fait qu'elle n'avait personne pour s'inquiéter pour elle. Triste vie.

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MessageSujet: Re: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Dim 26 Fév - 16:06

rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge

Andreï & Ambre

J’ai vaguement l’impression qu’elle n’est pas une habituée de l’endroit. C’est bizarre, à la base, c’est elle qui l’a proposé alors bon, je pouvais sans trop de honte déduire que… mais voilà : elle ne semble pas être ultra à l’aise avec la possibilité qu’un sagouin nous saute dessus pour nous tabasser ou que des crétins décident de prendre leur raclée de la journée après nous avoir emmerdés, et ça, ça veut tout dire. Non, le barman n’est clairement pas mon ami, et ouais, elle n’a pas à s’inquiéter : si on nous emmerde, qu’on riposte et qu’il y a de la casse, personne n’aura le droit de nous en vouloir, c’est l’une des règles de base lorsqu’on fréquente ce genre de lieu. Qui provoque paie, qui répond ne paie rien, c’est aussi simple que ça. Et donc bon, voilà, j’ai l’impression d’expliquer la vie à une gamine et si elle n’avait pas posé des questions marrantes un peu plus tôt et ne m’avait pas donné des réponses toutes aussi marrantes, je crois qu’elle m’aurait vite gonflé. D’un mouvement de menton, j’attire son attention sur le barman qui garde un œil sévère sur le groupe qui prévoit, de toute évidence, de venir nous faire chier à un moment où à un autre. On n’est pas dans une caserne de Shadowhunter, on est dans un noyau de crapules à l’éthique aussi présente que la propreté, avec des règles bien spécifique, des conneries bien spécifiques aussi et une autorité bien spécifique encore. Une autorité qui n’obéit qu’à la violence et à une logique qui lui est propre, inutile de s’appesantir là-dessus des heures, ça coule de source.

Je soupire en me repenchant sur le sujet de la conversation : ce jeu qui consiste à en apprendre plus sur l’autre, et sans trop en dévoiler sur soi si possible. Depuis quand est-ce que je tue ? Une éternité. Depuis quand est-ce qu’elle tue ? Une éternité aussi. Et ouais, ça fait plus de vingt ans que je tue, mais ça ne fait pas pour autant de moi un vieux grabataire – mes soixante-dix ans ne sont pas un détail que je sors au premier rendez-vous, tout de même pas. Ma cigarette se consume sous une bouffée que je souffle sans attendre entre mes lèvres, elle s’évapore immédiatement, comme mes questions et mes suppositions. Va rejoindre l’atmosphère enfumée du bar et se répand en volutes pour m’y m’hypnotiser. "Je n'aime pas devoir rajouter des noms à ma liste de victimes lorsque ceux-ci ne font pas partie de mes cibles. Surtout quand ils ne méritent même pas que je m'intéresse à eux..." J’arque un sourcil. Okay. Une trentaine de mots pour dire qu’elle va rester sage. On ne lui a jamais appris à être économe, par hasard ? "Quinze ans... Ca me semble correct comme âge pour commencer. Je ne sais pas si l'on peut dire que mon géniteur était quelqu'un de dévoué. Seulement, c'est de famille. Il ne fallait pas que je sois inutile, que je sois une désillusion pour lui. Ce n'est pas une question de les tenir en haute estime. J'ai eu l'occasion de faire des recherches sur certains miliciens, voire de les observer au... Combat. C'est le problème avec les créatures surnaturelles, un simple humain ne peut pas grand-chose à moins de connaître tous les points faibles..." Pendant tout son discours, on pourrait croire que je ne m’y intéresse pas. Déjà parce qu’elle a pas débité deux phrases que je suis déjà en train de reluquer une fille posée à deux ou trois tables de là, ensuite parce que je trouve que, tout de même, Madly parle beaucoup pour ne rien dire et qu’au bout d’un moment, ça endort un peu. Enfin… parce que la fille en question est en train de me sourire et que… "Je ne sais juste pas faire autre chose alors...  Et il y a de la demande. Au moins, je ne suis jamais au chômage..." Je reporte soudain mon attention sur elle. Et mon cerveau, bonne patte, me résume ce que j’ai manqué.

Heureusement qu’il écoute même lorsque j’ai la tête ailleurs, ce con. Donc… « Ton père est qu’un gros con, en fait. » Je lui offre une moue désolée qui ne l’est absolument pas. « J’espère que ça ne te vexe pas que je le dise comme ça, hein, mais honnêtement… tant qu’à t’apprendre à lyncher des mecs, autant t’apprendre à réparer une caisse, à tricoter des écharpes ou à préparer des mojitos… Je veux dire… » Qu’est-ce que je veux dire, déjà ? Je vais pas dire que Georg a été un bon père pour moi parce que associer bon et père dans la même phrase que le prénom de mon créateur c’est d’une absurdité sans nom mais au moins, ce salaud m’a forcé à me diversifier dans mes connaissances non seulement pour que je puisse être autonome, indépendant et multitâche mais aussi parce que c’est toujours mieux pour une couverture d’être réellement capable de faire ce que la couverture dit qu’on fait. En bref, j’aurais pas eu l’air con si je m’étais pointé dans un casino en proclamant je suis une grand-mère qui vient tricoter le bonnet du patron sans être capable de distinguer un semis piqué simple d’un point de grille, non ? Bon, d’accord, j’ai jamais eu cette couverture-là, déjà parce que j’ai jamais su faire les grands-mères ensuite parce que les gérants de casino ont le plus souvent autre chose à foutre de commander des bonnets à des grands-mères et enfin parce que ce genre de mission était le plus souvent confié à Anya qui allait draguer le mec en question, bien plus efficace. Mais y’a de l’idée. Et donc le père de Madly est un gros con. Sans vouloir être offensant. « Perso, si j’avais un ou une môme, je lui apprendrai à cuisiner, à faire le repassage, à me masser et à aller chercher du pain, ça, ça, » Et mon index insiste vraiment à ce sujet alors que je me marre intérieurement en imaginant Roman cumuler tout ça, « Ce serait quand même sacrément utile. » Et telle est ma conclusion. Je m’avachis sur mon fauteuil, avant d’avaler une nouvelle gorgée de ma bière, bientôt vide. « T’es au courant quand même qu’il n’y a pas d’âge correct pour commencer à buter ? J’veux dire, j’crois qu’en théorie, sur le mode d’emploi qu’est livré avec le marmot, y’a marqué qu’il est supposé tué personne. M’est avis qu’en vrai, l’âge correct pour commencer à buter, ce sera jamais ». Et ouais. « Toi, moi, finalement, on est plutôt des aberrations. Plutôt sexy, comme aberrations, on va pas s’le cacher, mais des aberrations tout de même. »

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MessageSujet: Re: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Mar 14 Mar - 0:15


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Ils m'entraînent au bout de la nuit, les démons de minuit. Ils m'entraînent jusqu'à  l'insomnie, les fantômes de l'ennui ••• Elle parlait. Elle parlait bien plus qu'à son habitude mais c'était un rôle, une manière de jouer sur l'esprit de son interlocuteur. En donnant des détails, en étoffant le tout pour offrir de la perspective, de la réalité. Quelqu'un la connaissait un peu, ayant discuté une fois avec elle, saurait à quel point cela sonnait faux. Cela sonnait tellement faux... Puisqu'Ambre n'aimait pas parler d'elle. Elle détestait, parce que donner des informations, c'était prendre le risque qu'elles soient utilisées contre soi. Et l'italienne ne pouvait pas se permettre une telle chose. Garder le contrôler lui importait plus que tout. Après, parfois, il fallait faire des sacrifices. Comme aujourd'hui, pour donner une allure réelle à ses mensonges, pourtant empreints d'une certaine vérité, notamment sur la relation avec son géniteur. Relation qu'elle avait fini par considérer comme normale au fil du temps, se préférant cette pensée à ce qu'elle voyait, à toutes ces gamines souriantes et heureuses, tenant la main d'un père attentif et doux. Parce que c'était ça la réalité, et non ce qu'elle vivait. Mais le réaliser la détruirait certainement plus qu'elle ne l'était déjà.

Elle avait bien vu que l'attention d'Anatoly avait divagué sur les formes de jolies jeunes femmes non loin. Bien plus formées, bien plus attirantes que la milicienne. Un fait qui ne l'avait jamais dérangé, elle pour qui les relations n'avaient jamais eu grand intérêt. Qu'elle soit moins au goût des hommes n'avait pas d'importance, tant qu'elle pouvait les tuer... Ses doigts se remirent à tapoter sur la table en bois. Bruit sourd, emplissant l'espace dans lequel ils se trouvaient. Un moyen d'appuyer la fin de son discours, signe qu'elle lui rendait la main pour la suite. Et la réaction ne se fit pas attendre, prouvant qu'il avait écouté d'une oreille quand même. Ou alors il possédait un cerveau similaire au sien, un esprit capable de se souvenir de tout, de faire les résumer des discours qu'elle n'écoutait pourtant pas. Une facilité plutôt utile. Mais franchement agaçante par moment. Parce qu'Ambre n'avait pas envie de tout entendre. Elle n'avait pas envie que son cerveau fonctionne en permanence à tout calculer, même dans les moments où il n'y avait pas de danger. Elle était toujours sur ses gardes, toujours sur le qui-vive, incapable de profiter d'une nuit de sommeil complète, le stress laissant une marque profonde dans son métabolisme, sans qu'elle n'en ait réellement conscience...

Son géniteur était un gros con selon Anatoly. Il avait peut-être raison. Ambre, quant à elle, ne s'était jamais posée la question. C'était mieux pour son équilibre déjà précaire. Et finalement, cela lui avait permis de limiter la casse, les coups, les cicatrices. Quitte à détruire sa joie de vivre, sa curiosité, son existence. Ne rien être, c'était toujours mieux que mourir. Pourquoi se vexerait-elle ? Ses épaules se haussèrent, son visage resta de marbre. Il était mort de toute façon. Mort mais pas enterré, certes, puisqu'elle n'avait jamais revu le corps. Enfin, tout ça pour dire qu'aujourd'hui, on pouvait insulter ce nom sans le moindre souci. Lui apprendre autre chose... Hé bien, elle savait séduire, elle cuisinait à la perfection – bien qu'elle ne soit pas capable de se faire un plat correct pour elle-même – et jouait de plusieurs instruments. Mais tricoter, réparer des voitures... Bon, elle connaissait la théorie en ayant lu des livres à ce sujet mais c'était très loin de la passionner, et elle ne serait certainement pas capable de reproduire la moindre réparation. Quand même, il fallait de l'expérience, de la pratique. Qu'elle ne possédait pas puisque bordel, à quoi ça lui servirait de savoir réparer une voiture pour tuer ses cibles, qui ne devaient pas s'occuper de leurs véhicules eux-mêmes pour la plupart ?!

Un léger rire quitta les lèvres d'Ambre à la remarque suivante. S'il avait un enfant... pourquoi avait-elle du mal à l'imaginer avec un gosse ? Et surtout lui apprendre des trucs aussi innocents... Certes, cuisiner permettait d'empoisonner plus facilement, repasser, masser étaient des activités pouvant permettre un contact avec la cible... Mais à ses yeux, rien n'était innocent. Chaque apprentissage était lié avec l'acte de tuer. Point. Utile. Pourquoi pas. Au courant qu'il n'y a pas d'âge correct pour tuer ? Elle tiqua légèrement, laissa une lueur de surprise traverser son regard durant une micro-seconde, avant qu'elle ne se pose contre le dossier de sa chaise. Elle laissa sa tête partir un peu en arrière, se recentra malgré les propos désagréables. Un enfant ne devrait jamais tuer. La jeune fille s'en doutait mais elle préférait éviter la pensée. Eviter la confrontation de la réalité à sa vie. Juste éviter ça. Une aberration. Un monstre. Finalement, elle n'avait pas tort. Elle se contenta d'hausser les épaules à nouveau, de se détacher de tout cela. Juste se détacher. En fait, penser être un monstre et se l'entendre dire avaient deux impacts bien différents, même sur le coeur de marbre qu'elle était.

"Ca ne me vexe absolument pas. Il est mort, cela m'importe peu que tu t'en prennes à lui. Après, on lui avait demandé de faire une tueuse, le reste était plutôt futile et inutile. Et je suis une femme, la plupart du temps, ça suffit à toutes les couvertures..."

Fait réel, et même son jeune âge ou ses formes inexistantes n'avaient pas été un frein pour séduire, se rapprocher d'une cible. Il fallait croire que certains ne pensaient littéralement qu'à se faire une personne, qu'importe l'âge. Voilà pourquoi elle avait été utile dès ses quatorze ans. Un bel âge pour commencer.

"Je ne te vois pas avec un enfant. Enfin, je te verrai plutôt le tuer. Ou l'abandonner. Pour ne pas qu'il ait à faire face à tout ça."

C'est ce qu'elle ferait en tout cas. Elle tuerait l'enfant. Si elle devait en avoir un, elle le tuerait tout simplement. Après, il fallait qu'elle soit encore capable d'enfanter. Et sur ce point-là... L'italienne n'en était pas certaine. Et comme elle n'irait jamais paser des examens pour infirmer ou affirmer cette possibilité... Ca resterait en suspens à jamais. Puis, cela ne la dérangeait pas. Elle ne faisait pas partie de ces personnes qui pensaient que pour être pleinement une femme, il fallait être une mère. De belles conneries qui ne l'avaient jamais attirée.

"Je ne sais pas. On ne m'a jamais appris ce qui semble être la norme. Pour moi tous les enfants peuvent tuer. C'est même plutôt une obligation. Enfin, ça paraît tout autant logique dans mon monde."

Dans son monde oui. Mais pas dans la réalité. Ses traits restaient neutres, ne laissant entrevoir le chaos qui régnait dans son esprit, là où conscience et subconscient se livraient bataille pour savoir qui avait raison. Tout en sachant qu'elle mettrait cette conversation dans une petite case, à laquelle elle ne retoucherait pour rien au monde. Une protection, à défaut d'être capable d'oublier. Elle glissa une mèche de cheveux derrière son oreille, geste lambda pour dédramatiser le tout.

"Deux aberrations dans le chaos qu'est devenue la Nouvelle-Orléans... Nous sommes loin d'être les seuls j'imagine... Et puis, qu'est-ce qu'être un monstre finalement ?"

Une question réelle venant de celle qui s'était toujours considérée comme un monstre sous les coups de ce géniteur, sous les pressions de cette famille. Pas le moindre sentiment, pas le moindre remords. Rien d'autre que du vide. Tuer, détruire, réduire à néant. Etait-ce cela être un monstre ?

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MessageSujet: Re: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Dim 2 Avr - 22:48

rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge

Andreï & Ambre

A ce qu’il parait, à ce niveau-là ce n’est même plus de la franchise. Ce n’est même pas de l’honnêteté. C’est une agression directe, assumée, faite dans une simplicité aussi brutale que désarmante. Oh, il y a de l’honnêteté et de la franchise, mais ce qu’il manque, dans mon intervention, c’est le tact. Un tact dont je n’ai jamais vu l’intérêt à m’embarrasser. En même temps, envelopper mon intervention dans les formes ne changerait rien au fait que son père soit un gros con alors je ne vois pas pourquoi je me prendrais la tête pour ce genre de conneries. Son père semble être un gros con, sur tous les plans. Déjà parce que vu ce qu’elle me bave, il a eu son diplôme de père dans la même pochette surprise que moi, ensuite parce qu’il n’a même pas merdé proprement. Je veux dire… quitte à apprendre à buter des gus, autant en profiter pour apprendre des moyens discrets de le faire, ou du moins les diversions et les couvertures qui vont avec, non ? Les épaules de Madly se haussent, j’en ai rien à foutre de la vexer – contrairement à ce que je lui bave. Je dis la vérité, c’est tout. Si j’avais un môme… si j’avais pu élever mon môme, plus précisément, je lui aurais appris tout plein de choses utiles avant de lui apprendre à trancher une gorge. Le rire qu’elle laisse échapper à cette seule hypothèse me donne envie de lui trancher la gorge, justement, mais je n’en laisse rien paraître. Après tout, je n’ai rien à dire : je ne suis pas le père de l’année. Et je n’aurais jamais dû être père non plus, vu que je ne suis pas fait pour ça, de toute évidente. Et puis dans l’affaire, de toute façon, c’est pas ceux qui tuent pas, les aberrations. Ce sont les gens comme nous. Nous sommes des putains d’aberration de la nature. Et j’en suis conscient. Je suis issu d’un viol, je suis un assassin et le sang que j’ai sur les mains tache mon épiderme depuis tellement longtemps qu’il s’y est imprimé comme un tatouage, se glissant dans tout mon être et se gravant dans mes os et dans mon souffle comme un foutage de gueule tout le temps. Vu le bordel qui nous entoure, c’est pas nécessairement un mal, mais s’il y a bien une chose dont je sois conscient et totalement certain, c’est que c’est pas souhaitable qu’il y ait d’autres nous sur Terre. Madly et moi, on est des sociopathes. Des psychopathes. Et elle ne semble pas être au courant, si j’ai bien interprété sa réaction.

Putain de psychopathe, ouais. Gros connard de père, aussi. "Ca ne me vexe absolument pas. Il est mort, cela m'importe peu que tu t'en prennes à lui. Après, on lui avait demandé de faire une tueuse, le reste était plutôt futile et inutile. Et je suis une femme, la plupart du temps, ça suffit à toutes les couvertures..." J’hausse les sourcils. « La plupart du temps, c’pas toujours. » Je ne peux pas m’empêcher de faire remarquer. Parce que personnellement, avec Anya, on avait été formé quasiment de la même manière. Anya. Penser brutalement à celle qui a été formée en même temps que moi me fout un coup à l’estomac. Anya, tiens. Morte à l’heure qu’il est, très certainement, ou errante en Russie. "Je ne te vois pas avec un enfant. Enfin, je te verrai plutôt le tuer. Ou l'abandonner. Pour ne pas qu'il ait à faire face à tout ça." J’hausse un sourcil. Si elle ne me voit pas avec un gosse, c’parce que je ne suis pas calibré pour l’être. Roman tout autant que Lara ont été des imprévus dans un parcours tracé et bordé d’ornières. Mais le tuer… pour pas qu’il ait à faire face à tout ça. « A tout ça quoi ? » Ma question m’échappe avant que je n’y réfléchisse. A tout ça, les meurtres ? A tout ça, une éducation loupée ? A tout ça, l’apocalypse ? Un peu de tout, j’imagine. Un peu de rien. Tuer n’est pas la norme. "Je ne sais pas. On ne m'a jamais appris ce qui semble être la norme. Pour moi tous les enfants peuvent tuer. C'est même plutôt une obligation. Enfin, ça paraît tout autant logique dans mon monde. Deux aberrations dans le chaos qu'est devenue la Nouvelle-Orléans... Nous sommes loin d'être les seuls j'imagine... Et puis, qu'est-ce qu'être un monstre finalement ?" Je la fixe sans sourciller.

A croire que si un peu plus tôt, à côté du lac, je me faisais la remarque qu’elle me ressemblait, maintenant c’est l’heure de voir les différences. Nous sommes deux aberrations, mais visiblement, je suis le seul des deux à avoir conscience de ce qui fait de nous des aberrations. Je tire une nouvelle clope, délaisse les cinq restantes au fond du paquet. « Ton monde, il pue. » Je l’allume sans la quitter du regard, avant de commencer à jouer avec mon briquet, juste pour m’occuper une main. L’autre, elle, dépose entre mes lèvres le filtre un peu cabossé. « J’espère que t’es au moins consciente qu’en plus d’être des aberrations et de ne pas avoir la lumière à tous les étages, on est aussi des sociopathes, rassure-moi ? » Ce n’est pas une vraie question. Qu’est-ce qu’être un monstre ? Lorsque j’ai rencontré Lara, je me suis interrogé à ce sujet. Ou plutôt, je me suis rendu compte d’à quel point j’étais loin d’être normal sur certains points. « Être un monstre, c’est faire des choses contrenatures, c’est de faire des trucs très pas bien, et de pas en avoir conscience. Ou alors d’en avoir conscience et de les faire quand même en y prenant du plaisir. Les violeurs sont des monstres. Les assassins sont des monstres. Les bourreaux sont des monstres. » Ca doit être une bonne raison, le genre de réponse que j’aurais donné à Roman s’il avait eu le temps de me poser la question. « Être un putain de monstre, c’est de prendre son pied à faire souffrir un autre être vivant. » Une pause. « C’est aussi de ne rien ressentir quand tu fais souffrir un autre gus. » J’hésite à illustrer mon propos en lui plantant une lame dans la main avec un grand sourire mais j’estime que ce serait totalement superflu. « Pour toi, qu’est ce qui est immoral ? »

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MessageSujet: Re: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Lun 24 Avr - 1:36


rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge
Ils m'entraînent au bout de la nuit, les démons de minuit. Ils m'entraînent jusqu'à  l'insomnie, les fantômes de l'ennui •••Oui. La plupart du temps, être une femme suffisait, qu'importait son âge, qu'importait les formes de son corps, son sexe était amplement suffisant. C'était étrange d'un côté, de se dire qu'un maigre bout de peau pouvait mettre un homme à ses pieds, notamment lorsqu'il faisait partie des hautes sphères du pouvoir. Ceux-là, ils appréciaient avoir des femmes à leur côté. Ceux-là voulaient montrer leur puissance en collectionnant les corps de l'autre sexe à leur bras. Et la tueuse avait souvent joué de ça, de son visage de poupée. Elle n'inspirait pas la peur, et nombreux étaient à avoir péri par celui-ci. C'était facile d'être une enfant dans cette discipline. Personne ne voyait la dangerosité derrière vos bouclettes. Tout le monde s'en foutait royalement. Ambre en avait joué. Plus d'une fois. Feindre cette innocence qui ne l'avait jamais caractérisée ne serait-ce qu'une seule fois... Non, elle n'avait jamais été comme tous les autres enfants, elle en avait conscience. Cependant, elle ne parvenait pas à se dire que tout ce qu'elle avait vécu n'était pas normal. Donc, elle savait qu'elle était un monstre, mais elle pensait que ce n'était dû qu'à elle-même, et non pas à l'environnement dans lequel elle avait grandi. Nuance, quand tu nous tiens...

Néanmoins, elle se rendait bien compte que ses propos provoquaient des réactions non attendues chez Anatoly. Finalement, même entre aberrations, ils n'étaient pas totalement sur la même longueur d'onde. Après, peut-être que cela s'explique par la jeunesse de la jeune fille, par l'innocence perdue trop tôt, par son esprit toujours conditionné. Elle n'était pas parvenue à se libérer des carcans imposés par son géniteur, et cela se ressentait dans sa manière de penser et de s'exprimer. A tout ça. A la mort, au sang, à la traque, aux déchirements, à la douleur. Au monde tel qu'il était. Au métier de son père. Qui pouvait supporter d'être l'enfant d'un tueur et d'un psychopathe de toute façon ? Pas grand-monde. Ca vous détruisait de l'intérieur, ça vous brûlait les entrailles, ça vous exploisait le cerveau. Parce qu'être l'enfant d'un monstre se résumait à en devenir un. Probablement. Il n'avait rien à apprendre qu'à tuer. Ou, encore une fois, c'était sa propre vision du monde, à travers ce prisme décoloré. Ce pauvre prisme qui avait souffert, qui s'était vidé de sa substance, de ses émotions, de ses ressentis. Qui n'affichait qu'une société en noir et blanc, surtout noir. Sans nuance, comme l'esprit de sa propriétaire.

Les paupières tiquèrent. Elle était au courant oui, mais n'aimait pas réellement se le faire dire. C'était complexe dans son esprit. Prendre pleinement conscience d'être un monstre, c'était se rendre compte que ce qu'elle avait vécu n'était pas normal. Et encore une fois... Elle n'était pas prête. Pas devant Anatoly en tout cas. Les doigts tapotaient sur la table en bois. Sociopathe. Evidemment, si l'italienne s'en référait à la définition, elle en était une. Cependant, ce n'était qu'un mot, qu'une étiquette supplémentaire à lui mettre sur le dos. A côté de la folle furieuse, de la dangereuse fille qu'elle était. De celle pro-gouvernementale qui effrayait les autres miliciens par son besoin de mener à bien une mission, quel qu'en soit le prix humain à payer. Elle était passée par-dessus la petite phrase très belle et poétique concernant sa propre tirade. Parfois, Anatoly donnait l'impression d'être un gamin. Un gamin rebelle, mais un gamin rebelle. Et Ambre n'appréciait pas cet état d'esprit. Elle était trop cartésienne, trop sérieuse. Cette nonchalance, cette simplicité, ça l'électrisait. Il était dans les petites cases que son esprit avait créées. Et en même temps, il en sortait régulièrement. Même pas foutu de lui faciliter la tâche...

Les explications la firent sourire. Sourire vague, froid, sans consistance. De toute façon, elle avait toujours eu du mal à insuffler des émotions dans ses sourires. Néanmoins, ils étaient là, et peu de personnes regardaient les yeux d'une personne quand elle souriait. Et pourtant, les pupilles étaient le reflet de l'âme. Ambre avait appris à mettre un masque sur son visage, mais pas à masquer le vide de son regard. Pas une seule fois quelqu'un l'avait remarqué. C'était navrant, et en même temps terriblement à son avatage. Ne rien ressentir quand on faisait du mal à quelqu'un d'autre ? Dans de telles conditions, quasiment chaque personne restante sur cette planète était un monstre. Ca l'amusait, de tels clivages. Mais elle déchanta bien vite à la question. Qu'est-ce qui était immoral ? Qu'en savait-elle ? Comme il l'avait sous-entendu, son monde à elle n'avait pas de raison d'être. Pourquoi y répondre ? Pour la peine, elle revint à ses paroles un peu plus tôt.

« Quand je disais à tout ça, je parlais du fait que son géniteur était un tueur, qu'il serait certainement traqué pour cela. Et qu'il n'aurait rien d'autre à lui mettre dans le crâne qu'une éducation de meurtrier. »

Ce serait la seule chose qu'elle serait capable d'apprendre à un enfant si elle en avait un un jour. C'est-à-dire jamais. Elle n'était pas folle, elle n'était pas faite pour s'occuper d'un autre être. Puis bon, ce n'était pas comme si elle était proche d'être en couple non plus...

« Si on s'en tient à la définition du mot, oui, je corresponds en tout point à ce qui est décrit. Après, c'est plutôt agréable d'être sociopathe. »

Elle ne raillait pas tant que cela. Ne rien ressentir, ça l'avait sauvée de se suicider certainement. Ca lui avait évité les désillusions. Ca lui avait évité de se poser des questions toutes plus dérangeantes les unes que les autres. Dans le fond, Ambre était une fleur, d'une fragilité réelle. Un rien pouvait la détruire, ce qui l'obligeait à mettre cette distance entre elle et tout ce qui l'entourait. En avait-elle pleinement conscience, ou son subconscient faisait-il tout le boulot ? Voilà une questions qu'il faudrait élucider...

« Un monstre donc.... Ca doit être ça. Mais encore une fois, faire des choses contrenatures, c'est assez vague. Et relatif, subjectif. Quand on touche à quelque chose d'aussi personnel que les valeurs, on s'y casse rapidement les dents. » Elle le remarquait avec Dante. Tout les opposait dans leur façon de voir le monde. « Même si cela n'enlève rien à ce que je suis, il faudrait penser à... Préciser cette idée. Ne rien ressentir en faisant souffrir un autre, je suis quasiment certaine que beaucoup à la Nouvelle-Orléans le font tous les jours. Avons-nous à faire à une armée de monstres en puissance ? »

Non, eux n'étaient pas des morts. En revanche, Anatoly et elle... Ils étaient la définition même de monstres. De sociopathes. De psychopathes. Des tueurs sans scrupules. Des bourreaux agissant selon leurs propres lois et valeurs. Ambre n'était qu'un monstre qui foulait les terres de l'Enfer.

« Question piège n'est-ce pas ? Hé bien, je dirai peu de choses, si ce n'est rien. Rien n'est immoral. » Amusement léger. La vérité était qu'elle considérait les actions contre le Gouvernement comme immorales. Mais ce n'était pas à dire dans le rôle qu'elle jouait ce soir...

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MessageSujet: Re: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Ven 19 Mai - 14:59

rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge

Andreï & Ambre

Rencontrer une collègue, ce n’est pas si inhabituel que ça. Discuter avec une collègue, en revanche… Collègue. C’est une collègue qui me fait face. Une collègue dans le meurtre, dans le sang, dans une absence relative de moralité, de limites, de tout ce qui fait qu’un homme ou qu’une femme est capable de vivre en société sans risquer sa vie ou celle des autres. Collègue. Je suis un assassin, je suis un tueur à gages, je l’ai toujours été. J’ai l’impression de l’avoir toujours été, du moins. Je suis un assassin, mais je suis également un agent du KGB. Un agent au service d’une institution, d’une institution tombée en cendres, réduite à un amas de ruines, d’un vestige, d’une ombre et d’un silence. Je suis un tueur en roue libre, je suis un monstre libéré de ses chaînes, qui tremble à la seule idée qu’on verrouille à nouveau sur ses poignets des menottes attaquant sa chair, je suis un monstre, un sociopathe, et je n’ai aucun problème à me l’avouer. Ce qui est en revanche bien plus complexe à concevoir… c’est que je puisse regretter de ne pas avoir de supérieur hiérarchique prenant les décisions pour moi. Je hais, j’ai toujours haï profondément Georg. Mais j’ai aussi toujours aimé, profondément aimé et admiré ma patrie d’adoption. Je suis un monstre, une aberration, je suis un animal sans maître, un bâtard sans attache. Mais je suis aussi un monstre qui ne l’a pas toujours été. Son monde, il pue, et ce n’est pas peu dire. Je la regarde sans sourciller, lorsque mes pensées ne me mènent qu’à un seul point, comme une convergence inévitable compte tenu des prémices de cette discussion. Nous sommes deux assassins qui parlent de leur expérience, de leurs expériences, du sang déposé sur leurs mains, nous sommes des monstres qui comparent la couleur des cauchemars qu’ils traînent derrière eux sans même plus y faire attention, familiers comme ils sont avec ce croque-mitaine attaché à leurs basques.

Qu’est-ce que c’est qu’être un monstre, finalement ? Ce n’est pas compliqué, il suffit de nous regarder dans la glace deux minutes, qu’est-ce qu’elle croit ? Par cette question, j’envisage une seconde qu’elle puisse vouloir se racheter une conscience, ou en ramasser les débris pour les disposer dans un coin, comme un autel funéraire en mémoire d’une moralité disparue. Parce que des monstres, nous en sommes, ça n’en fait aucun doute. Des êtres moraux, en revanche, c’est une autre question. Une question que je finis par lui poser. Qu’est-ce qui est immoral, à ses yeux ? La conversation commence très sérieusement à devenir trop philosophique, mais je me surprends à également l’apprécier. A apprécier les enjeux qui se dessinent de ce qu’on pourra en dire et en tirer. A apprécier de me rendre compte que nous avons beau paraître extrêmement semblables au premier abord, derrière les apparences… nous sommes deux monstres, mais deux monstres d’espèces différentes. On l’a conçue monstrueuse, on l’a voulue monstrueuse. Elle n’a jamais été autrement. Moi, on m’a martelé, brûlé, frappé, on m’a forgé dans ma monstruosité, pour révéler celle que je portais dans mon sang vicié par la haine, la violence et la cruauté. Lara a tenté de me l’arracher pour me faire comprendre qu’il y avait autre chose. Anastasia a pendant quelques années su passer outre cette monstruosité pour construire une amitié contrenature mais pourtant naturelle. La différence, entre Madly et moi, tient en quelques personnes, j’en ai bien l’impression. Mais quelques personnes qui changent tout. Cette tueuse est l’une des rares personnes à pouvoir me comprendre, mais elle est également de ceux qui ne pourront jamais me comprendre. Parce qu’elle ne me donne pas l’impression de vouloir le faire, déjà. Parce qu’elle ne donne pas l’impression d’avoir envie de s’en soucier. D’une certaine manière, ma question est un piège. Une question piège, une question test, une question chargée de bien plus d’implications qu’il n’y paraît au premier abord.

« Quand je disais à tout ça, je parlais du fait que son géniteur était un tueur, qu'il serait certainement traqué pour cela. Et qu'il n'aurait rien d'autre à lui mettre dans le crâne qu'une éducation de meurtrier. » J’hausse un sourcil, sans laisser quoique ce soit transparaître du coup de poignard qu’elle vient d’enfoncer dans ma poitrine avant d’y imprimer une torsion lente et digne des tortures les plus douloureuses. Mon père est un meurtrier et un violeur. On voit ce que je suis. Je suis un tueur et un assassin des plus efficaces. Roman… J’ai un goût des plus amers dans la gueule quand je pense à mon fils. Un goût que je maintiens caché, luttant contre une grimace de dégoût, mais bel et bien présent. Écœurant. Nauséeux. « Si on s'en tient à la définition du mot, oui, je corresponds en tout point à ce qui est décrit. Après, c'est plutôt agréable d'être sociopathe. » Et ma réponse ? Et ma réponse à ma question ? Elle reprend point après point, méthodiquement, tous mes propos. Comme pour faire durer le suspens. Plutôt agréable d’être sociopathe ? Mon regard durcit petit à petit, il ne la quitte pas. C’est une enfant. Et moi, un vieillard. « Un monstre donc.... Ca doit être ça. Mais encore une fois, faire des choses contrenatures, c'est assez vague. Et relatif, subjectif. Quand on touche à quelque chose d'aussi personnel que les valeurs, on s'y casse rapidement les dents. Même si cela n'enlève rien à ce que je suis, il faudrait penser à... Préciser cette idée. Ne rien ressentir en faisant souffrir un autre, je suis quasiment certaine que beaucoup à la Nouvelle-Orléans le font tous les jours. Avons-nous à faire à une armée de monstres en puissance ? » Je secoue lentement la tête. Brisé, je sais que je le suis. Un enfant brisé, maladroitement ressoudé par la guerre, par ma fugue, par la faim, la peur, la vengeance, une vengeance à cracher du sang, de la bile et toutes les faiblesses dont je ne pouvais pas me permettre de m’embarrasser. Brisé, je suis un homme brisé. Comme Anastasia l’était, comme tous les agents formés par le même moyen que moi l’étaient. Une condition pour s’affranchir de toutes règles sociables, une condition pour obéir sans réfléchir, pour briser des nuques, empoisonner, torturer, menacer, exécuter sans sourciller. Mais elle… je n’ai pas hésité une seule seconde à insulter son géniteur, je retiens le mépris qui croît en moi. La Nouvelle-Orléans serait peuplé de monstres en puissance à ses yeux ? J’ai le contre-exemple sous les miens chaque jour lorsque j’ai le malheur de croiser le regard de mon fils. Une perle rare. Une abomination qui charrie un sang vicié elle aussi, mais qui lutte contre sa nature avec férocité. Un monstre qui pourrait devenir comme moi, mais qui est un homme meilleur que je ne le serai jamais parce qu’il s’y refuse. Qu’est-ce qui est immoral ? Je sens que sa réponse arrive.

Je sens aussi que je ne vais pas l’apprécier. « Question piège n'est-ce pas ? Hé bien, je dirai peu de choses, si ce n'est rien. Rien n'est immoral. » J’ai un sourire. Un léger sourire. Un très léger sourire. Un sourire de connivence avec elle, comme si j’étais satisfait par sa réponse. En quelque sorte, je le suis, satisfait. En quelque sorte. « Intéressant. Question piège, je ne sais pas trop. Question épineuse, ça c’est sûr. » J’attrape ma bière, mes pensées dégringolent et se balancent en direction d’une ombre qui se tortille entre nous. Qui me supplie de monter l’étrangler et l’éliminer. Je suis un monstre. Mais elle, si elle pense réellement ce qu’elle dit, si elle dit réellement ce qu’elle pense… « C’est amusant comme façon de voir les choses. Nous sommes tous des monstres, rien est immoral… » Mon léger sourire devient railleur, ma voix devient ouvertement moqueuse. « Tu veux pas non plus une amnistie complète et un câlin pour te dire que tu n’es pas pire que ton voisin ? » Je laisse glisser un verre vide devant moi, un goût de cendres dans la bouche à peine capable de masquer l’amertume de nos différences. Des différences pires que ce que je pouvais le croire. « Je sais pas pourquoi, j’ai l’impression que tu te cherches des excuses. Ou des raisons pour ne pas avoir besoin d’excuses. Tu as peur de quoi ? D’admettre que tu es totalement timbrée, bonne pour l’asile et complètement inadaptée, stérile et inutile ? » Toujours sur un ton moqueur, hein, ne nous y trompons pas. Moqueur. Railleur. Intérieurement déçu. « C’est une approche foutrement originale de la chose. Ça pousse à la réflexion, faut bien l’admettre. » A la réflexion de quedal, il faut que je la tue.

Merde.
Je soupire.
« Le mot immoral existe pour une raison. S’il n’y a pas de noir, alors comment définir le blanc ? S’il y a pas de lumière, alors comment définir l’obscurité ? S’il n’y a rien d’immoral, alors il n’y a rien de moral, c’est ça ? »

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MessageSujet: Re: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Ven 14 Juil - 17:18


rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge
Ils m'entraînent au bout de la nuit, les démons de minuit. Ils m'entraînent jusqu'à  l'insomnie, les fantômes de l'ennui •••Elle parlait, elle se glissait dans ce rôle avec tant d'aisance, se voilait la face elle aussi. Elle était douée, du moins, elle se pensait ainsi. Intelligente, supérieure. On le lui avait inculqué après tout. En fait, elle était là, à voguer d'un état à l'autre, à se cacher, puis se révéler, à changer d'avis au gré des rencontres. C'était facile de se jouer des autres. Sauf quand cet autre était bien plus lucide et rusé qu'elle. Elle s'en rendait compte, aux questions posées, à la direction que la conversation prenait. Il lui faudrait faire attention, elle était bien plus jeune, manquait d'expérience par rapport à lui. Oh, peut-être dix ans seulement de différence. Mais dans ce métier, dix ans, c'était énorme, elle en avait conscience. Ambre pouvait toujours se vanter, faire comme si elle savait ce qu'elle valait, qu'elle était meilleure, elle se rendait compte à quel point elle était dans le faux. Bien évidemment, elle le gardait pour elle, se contentant d'enfoncer un coup de poignard chez l'autre, sans comprendre qu'elle pouvait le faire souffrir. Après tout, c'était difficile pour elle de connaître le bonheur d'avoir un enfant. La chair de ses entrailles. L'italienne n'avait jamais pensé à être mère un jour. Elle aurait même pu s'enfoncer un poignard dans le bas-ventre pour éviter une grossesse. Enfin, encore fallait-il que quelqu'un soit capable de la supporter, de rester à ses côtés au quotidien. Et si la tueuse ne faisait pas fuir cette paraître, la shadowhunter s'en chargeait.

Question épineuse et non piège... Son visage resta de marbre, ses yeux perçurent le changement dans ceux de son interlocuteur. Oh, si léger... Et elle était sur ses gardes. Bon, elle l'avait toujours été, puisqu'elle n'était jamais en totale confiance avec d'autres êtres. Amusant comme façon de voir les choses. Elle n'aurait pas utilisé ce mot, mais s'il le voyait ainsi... Qu'il se fasse plaisir. Les épaules se haussèrent, preuve de son je-m'en-foutisme. Illusion. C'était une illusion, comme le signalait si bien cette petite voix dans sa tête. Ah, elle qui apparaissait à des moments aléatoires, la secouant un peu puis retournant dans les méandres de sa conscience. Loin, si loin... Là où était sa place. L'alcool fut reposé, repoussé de la part de la jeune fille. Même pas la peine d'essayer de boire plus. Un goût amer déposé sur sa langue, glissant dans sa gorge. Elle contrebalança par un rire, léger, peu naturel. Elle qui n'avait jamais ri auparavant... Déjà sourire, à part Dante, personne n'avait eu le droit à ce rictus sincère. Et Niklas aussi, bien plus récemment. Deux personnes, sur les centaines, les milliers qu'elle avait pu croiser au cours de sa vie. Peu, tellement peu.

Des excuses, c'était peut-être ça. Elle le savait, qu'elle n'était pas, plus adaptée à la vie actuelle, voilà pourquoi les shadowhunters étaient un exécutoire, un boulot qui lui seyait tant. Néanmoins, l'avouer à un presque inconnu, c'était un pas qu'elle ne passerait pas. Cela signifierait aussi donner du crédit à ce père, ce géniteur qui l'avait rendue ainsi. Dire que ce qu'il avait fait d'elle était plus important que tout le reste. Oh, qu'on soit d'accord entre nous, c'était le cas. Elle ne parvenait juste pas à se le figurer. Pas encore.

La voilà, la différence entre les deux. Lui avait vécu, même si Ambre n'en savait rien. Elle était trop jeune, elle n'avait rien vu du monde qui l'entourait, si ce n'était l'apocalypse. Ses valeurs, son sens de la morale n'avaient pas pu accrocher, intégrer les autres. Puisqu'en réalité, ce n'était pas que rien n'était immoral, mais plutôt qu'elle n'avait pas idée de ce qui pouvait être moral chez une personne lambda. Et que son conditionnement la poussait encore et toujours à se dire que le Gouvernement était moral, les ordres qu'elle recevait aussi. Aller à son encontre était immoral, quand bien même l'italienne était une tueuse. Enfin, elle n'allait pas offrir le fond de sa pensée à Anatoly. Ce serait se trahir. Alors, elle continuerait dans son ignorance de façade, pas tant de façade que cela... C'était si facile de se croire supérieure aux autres.

Elle se contenta de sourire, encaissant les remarques, laissant la moquerie et l'ironie percer dans son regard. Les jambes se balançaient sous la chaise, montrant ainsi sa petitesse physique. Si mignonne, si faible. Quelques secondes de silence, alors qu'elle semblait perdue dans ses pensées. Illusions illusions...

« Tu as déjà pensé à te reconvertir en psychiatre ? Je suis sûre que tu pourrais faire fortune, doué comme tu es. » Railleur, le ton souhaitait l'être, bien qu'elle ne savait pas forcément le manier avec dextérité. Un entraînement ne lui ferait donc pas de mal. « Et non, pas de câlins. Après, pour la seconde partie, ça doit être vrai. Je n'ai pas particulièrement envie de me rendre compte de tout ça. »

Demi-réalité cachée derrière un ton bien plus léger que ce qu'elle ressentait réellement. Anatoly n'avait pas à en savoir plus après. Il était déjà bien trop près de la vérité, derrière ses airs nonchalants qui auraient mis ses nerfs à vif dans n'importe quelle autre situation. Il était... Bien trop parfait d'un côté. Son rôle, sa manière de se comporter. Ambre le sentait d'extérieur si prévisible... Et c'était ce qui l'étonnait. Quelque chose clochait, elle en était certaine. Tout en étant incapable de mettre le doigt dessus. Elle avançait presque à tâtons dans la discussion, et c'en était effrayant.

« Ce n'est pas tant qu'il n'y a pas de moral. C'est plutôt que je suis incapable de définir ce qui l'est. » Passage aux murmures. « On ne change pas une éducation de toute une vie. »

Derniers mots, ponctués par un tir. Bon, ce serait mentir que de dire qu'elle avait entendu le coup de feu dans le brouhaha qui régnait dans le bar. Elle se rendit compte de ce qui était arrivé quand la balle effleura son épaule, et s'enfonça dans le mur derrière Anatoly. Hé bien, le tireur n'était pas bien précis. Il les avait loupé tous les deux, quand bien même Ambre se doutait que c'était elle qui était visée. Après tout, elle avait blessé quelqu'un en rentrant, si ce n'était tuer, et elle était aussi shadowhunter, quand bien même son interlocuteur n'était pas au courant. Peut-têtre que ceux voulant sa perte le savaient. Et là, ça deviendrait dangereux pour sa survie, dans l'un des quartiers les plus famés de la ville, sans arme, sans soutien... La fuite devenait stratégique donc. Ce qu'elle fit sans réellement attendre, quittant sa chaise.

« Je crains que cela ne signe la fin de notre rencontre. Au plaisir de te revoir, Anatoly. »

Léger accent russe sur le nom, moquerie, ou juste pour lui rappeler son passé. Clin d'oeil ou simple avertissement ?


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MessageSujet: Re: (ambreï) rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge   Dim 6 Aoû - 11:45

rue déserte, dernière cigarette, plus rien ne bouge

Andreï & Ambre

Je ne sais pas trop si je suis un beau parleur ou autre. Certains diraient que oui, d’autres que non. Le problème c’est qu’en général, je me débrouille très bien lorsqu’il s’agit d’embobiner des cons ou des cibles, mais que le reste du temps, le mec que je fous dans la merde et que j’enroule dans des arnaques dont il est la victime, c’est moi. Pas que je ne sois pas très malin, pas que je ne le sois non plus : c’est juste une question de réflexes et de circonstances. Et en l’occurrence, les circonstances m’imposent de la méfiance, mes réflexes me suggèrent l’enquête. Tout mon être oscille entre la désinvolture dont je fais preuve depuis que je me suis réveillé sans avoir autour du cou le collier de mon allégeance à Georg, de par son absence, et plus de trente ans voués à la destruction de vies. Mes réflexes, absolument tous mes réflexes, me poussent à tenir la conversation et à enregistrer les réponses pour les ressortir plus tard, mot pour mot, à un supérieur. Assimiler. Comprendre. Analyser. On ne m’a jamais demandé d’être particulièrement intelligent, on a toujours exigé de moi que je sois capable de prendre des initiatives, même lorsque j’étais incapable par la suite de les justifier. Et c’est actuellement le cas. Je prends l’initiative, la discussion m’échappe, tombe dans des réflexions qui me font mal au crâne et qui m’obligent à regarder ce qu’il y a de plus noir dans mon être. Autrement dit, son intégralité. Rien de bien ne subsiste en mon sein. Rien de bien n’est préservé. Il n’y a guère qu’une vague conscience de la moralité, d’immoralité, qui me préserve un minimum d’une ligne que j’ai déjà franchie, pourtant, à de nombreuses reprises. La ligne de la monstruosité. Définitive. En tant que tueurs à gage, nous sommes des monstres. Des putains de monstre ? Ouais. Parce qu’en plus, on se fait payer pour violer toutes les règles morales inscrites dans nos sociétés. J’ai conscience, et Roman s’est évertué à me le faire comprendre, histoire d’enfoncer le clou, que je suis un monstre. Que je fais partie de ces monstres. Et que la moralité, même si je la vois, je la piétine un peu trop souvent, un peu trop consciemment. Et parfois volontairement. Et elle ? Qu’est-ce qui est immoral pour elle ? . Rien. C’est logique, comme réponse. Si rien n’est moral, rien n’est immoral, il n’y a aucune limite à franchir, aucune ligne rouge à dépasser. Il n’y a qu’une étendue indistincte d’actes et de conséquences. Que la loi du plus fort. Du plus sale. Du plus arrogant. « Tu as déjà pensé à te reconvertir en psychiatre ? Je suis sûre que tu pourrais faire fortune, doué comme tu es. » Ton ton, railleur, ne me laisse aucune place à l’interprétation. « Qui te dit que je ne le suis pas déjà à mes heures perdues, hein ? J’aime disséquer des cerveaux. » Reste à voir si je le dissèque littéralement ou non. Reste à savoir si je mens, ou non. « Et non, pas de câlins. Après, pour la seconde partie, ça doit être vrai. Je n'ai pas particulièrement envie de me rendre compte de tout ça. » Pas de câlin ? Dommage. C’est toujours plus facile de planter un couteau dans une colonne vertébrale lorsqu’on enlace une personne. Toujours plus facile d’égorger quelqu’un lorsqu’elle dort, vulnérable, juste à côté. Comme je le sais ? Parce que je l’ai déjà fait. « Ce n'est pas tant qu'il n'y a pas de moral. C'est plutôt que je suis incapable de définir ce qui l'est. On ne change pas une éducation de toute une vie. » Ses murmures ne se cachent pas de moi, je les entends chacun sans frémir. En revanche, je ne peux y répondre immédiatement, un tir couvre la fin de sa phrase, et nos réflexes à tous les deux prennent le relai. Mes doigts sont déjà sur mon couteau, mes yeux repèrent déjà le coupable, mon couteau a déjà quitté ma main et l’inconscient s’effondre déjà, dans un gargouillement. Une lame en travers de la gorge. Mes tentatives de meurtres n’en sont jamais : on n’appelle pas tentative ce qui réussit systématiquement. Quoiqu’il en soit, l’odeur du sang, la mort, le tir : l’atmosphère explose, coupable mort ou non. Et n’est plus propice à la discussion. Je suis debout, Madly aussi. « Je crains que cela ne signe la fin de notre rencontre. Au plaisir de te revoir, Anatoly. » Mes yeux la fixent, une moue amusée se dessine sur mes lèvres : soit elle ne supporte pas de se retrouver en danger de mort, soit la discussion l’agaçait, soit elle a quelque chose à faire, soit…

Soit la discussion la mettait inconfortable. Et son accent russe ne va rien aider. La langue de mon pays d’adoption est crachée par mes lèvres lorsque je réponds. « Si t’y tiens. Je sais pas si on peut parler de plaisir, vu que tu voulais pas de câlins, mais… on va dire que j’espère ne pas avoir de contrat sur ta tête d’ici là. » Un nouveau clin d’œil, en miroir au sien. J’avise du coin de l’œil le barman qui se ramène dans notre direction. Je ne vais pas m’excuser pour le cadavre qui traîne mais… il peut avoir des infos. Nonchalant, je vais récupérer ma lame, achevant dans un même geste le cadavre en volant ce qu’il reste de son énergie.

RP terminé

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