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 /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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↳ Arrivé depuis le : 27/08/2012
↳ Age : 28
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↳ Age du Personnage : 26 ans
↳ Métier : Interne en psychiatrie
↳ Opinion Politique : Désintéressé
↳ Niveau de Compétences : Niveau 1 général/Niveau 3 en manipulation des émotions/Niveau 2 en détection de mensonges
↳ Playlist : 30 STM ♪ Hurricane / 30 STM ♪ Alibi / Keane ♪ She Has No Time / Red Hot Chili Peppers ♪ Dark Necessities / Muse ♪ Blackout / Muse ♪ Uno
↳ Citation : "La passion est une obsession positive. L'obsession est une passion négative"
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MessageSujet: /! Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Dim 11 Déc - 17:38

Eyes On Fire
Casey C. Fitzgerald & Vittoria K. Bathory
by pandora


Il se perd dans les ruines cendrées du territoire louisianais. Se fraye un chemin à travers les branches, contemple cette majestueuse nature indomptée, en arrive vite à la conclusion selon laquelle le silence, le sang et les débris y règnent à présent en maîtres. Son cerveau tourne à plein régime. Il a fait l’erreur de taper dans les drogues dures. Des substances illicites qui rendent accro dès la première injection. Son imagination lui joue des tours. L’odeur de chair en décomposition lui retourne les tripes. Des yeux globuleux et violacés brillent dans la pénombre et se dirigent vers lui, et les croassements lugubres qui se répercutent dans toute la forêt lui font difficilement tourner la tête. La sueur perle à son front. Il sent la mort l’étreindre. Chaque respiration devient irrégulière. Leur apparence effrayante et fantomatique lui donne envie de prendre ses jambes à son cou. Il ne s’y résigne pas. Son objectif est clair et précis. Il doit la retrouver. Il s’accroupit dans les hautes herbes pour se cacher. C’est inutile. Même les loups se démènent pour s’échapper, courant de toutes leurs forces. L’un d’entre eux tente d’atteindre sa gorge, tous crocs dehors. Il ne contrôle plus les tremblements excessifs de ses jambes. Je suis en train de me pisser dessus. Littéralement. Casey sort une arme à feu, et lui tire deux balles dans l’abdomen, lui arrachant un glapissement de douleur.  Un bruissement de feuilles s’éloigne de lui. Les buissons bougent, encore et encore. Il s’engouffre dans sa paranoïa, perd la raison, prêt à bondir sur son agresseur. « Stain ! Montre-toi ! ». Il rit nerveusement, et se frotte l’arrière de la tête. Je suis en train de devenir complètement dingue. Il s’adosse contre un arbre, et balaye les environs du regard. Le temps s’arrête, et un silence pesant s’installe, laissant entendre une pluie battante. Il fait nuit noire. Encore un échec fulgurant. Les veines apparentes, la mine défaite, il décide de s’éloigner de cet endroit mortifère, avant que les ténèbres ne l’engloutissent. Il vole à toute allure sur les passages dégagés, faisant face aux derniers obstacles, le visage déformé par la terreur.

Il regagne enfin le centre-ville. Laisse les musiques festives lapider ses tympans, troublé par ce changement d’ambiance radical. Il atteint le hall familier et adresse un salut cordial aux voisins qui veillent encore à cette heure tardive. Son séjour en prison lui a paru durer une éternité, et retrouver sa bulle de confort n’est pas pour lui déplaire. L’odeur de renfermé parvient encore à ses narines. Le simple fait de repenser à la nourriture engloutie ces derniers jours a tendance à lui saisir l’estomac de dégout. Il est poussé dans les affres de la haine, alors qu’il sent encore les lourdes chaînes greffées à ses poignets. Il s’interroge, sur l’identité de son sauveur. Les doutes l’assaillissent, augmentent son niveau d’irritation, alors qu’il est forcé de rentrer chez lui bredouille, tournant machinalement la clé dans la serrure. S’il est sorti du pétrin, il doit encore retrouver la trace de Vittoria. Il est prêt à affronter n’importe quel danger se présentant à lui, sous l’emprise d’une montée d’adrénaline. Il la cherche frénétiquement depuis plusieurs semaines, les traits tirés par l’inquiétude. Elle lui explose quotidiennement la cervelle. A sa vision, il sent parfois son sang bouillir, son épiderme se tendre comme du cuir. Elle lui jette fréquemment des paroles acerbes en pleine face. Pour autant, il est forcé d’admettre qu’elle lui manque, et que la loyauté fait partie de ses vertus. Les chaussures recouvertes de terre humide, il se glisse à l’intérieur de son appartement modeste, à la hauteur de ses nouveaux revenus. Il hausse un sourcil, surpris de découvrir que la lumière tamisée de sa lampe de bureau éclaire le couloir, et que l’eau de la douche coule à flots. Il attrape ce qui lui tombe sous la main. Prêt à lancer une attaque et à brandir sa batte. Il avance prudemment vers la salle de bain, évitant de commettre la moindre bavure, gommant chaque bruit susceptible d’attirer l’attention du squatteur. Ses yeux s’écarquillent de peur, et un soupir s’échappe de ses lèvres. Prenant la même position défensive, il ouvre soudainement la porte. Il détaille l’intrus, bouche bée, la mâchoire tombante.

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Dernière édition par Casey C. Fitzgerald le Mar 11 Avr - 16:42, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Mar 20 Déc - 15:03




Féline, elle grimpe le long des balustrades. Entame son ascension sur la façade en briques rouges. Plongée dans le silence, son visage dissimulé sous une épaisse capuche, elle ne perd pas de vue son objectif. Seuls ses yeux neurasthéniques transparaissent derrière le foulard enveloppant le bas de son visage. Fugitive en cavale, paranoïaque non assumée, les ombres de la rue l’effraient. Perpétuellement sur ses gardes, elle se précipite, manque de glisser à quelques reprises mais se reprend de justesse. Ses jambes sont fébriles et l’épuisement des derniers jours se fait de plus en plus sentir dans tout son organisme. Éprouvée par la fuite, elle n’a plus la force de courir, mais se cacher lui est devenu vital. Depuis des semaines, elle vit sur la brèche. Comme au bord d’une falaise, menaçant de tomber dans le vide à chaque instant. Elle doit lutter pour ne pas sombrer. Pour ne pas se laisser aller. Continuer à se battre, quotidiennement. Jusqu’à ce que les choses s’arrangent enfin. Mais les jours passent et sa situation ne fait qu’empirer, elle devient de plus en plus folle à se croire suivie à chaque instant. Persuadée que les miliciens la surveille, n’attendent que la petite erreur qu’elle pourrait commettre pour lui tomber dessus et la ramener au Gouvernement. Vivante, pour mieux l’achever eux-même. Les doigts crispés agrippent la dernière rambarde. Celle qui la sépare de son but ultime. Salvateur. Elle secoue la tête en posant le pied sur la surface de métal plus ou moins solide, soupire longuement avant de se tourner vers la fenêtre close. Celle qui cherchait à atteindre. Une fenêtre fermée, mais pas verrouillée. Elle ne peut s’empêcher de remarquer ce manque de prudence. Très vite, ses deux mains s’activent pour soulever l’ouverture, juste assez pour s’y glisser. Une fois à l’intérieur, elle se détend enfin. Referme soigneusement le passage emprunté, le verrouille avec précaution. Un souffle à peine étouffé franchit la barrière de ses lèvres alors qu’elle laisse tomber son masque. Au fond, elle espère trouver son acolyte chez lui. Ça fait tellement longtemps qu’ils ne se sont pas vus. Et ça lui manque cruellement. Mais la déception la frappe quand elle constate finalement que l’appartement est vide. Tant pis. Elle l’attendra. Le temps qu’il faudra.

Seule, elle se permet d’allumer la première lampe qu’elle croise. Baignant le couloir d’une douce lumière tamisée. Peu à peu, elle se réhabitue au monde, fait le tour des pièces en souriant. Comme une enfant redécouvrant le monde. Elle connaît l’endroit et pourtant, il semble que tout ce qui concerne Casey ne cesse de l’étonner en un sens. Rapidement lassée de ce petit jeu auquel elle s’adonne machinalement, la jeune hongroise finit par se diriger vers la salle de bains. Nomade, elle n’a pas pris de véritable douche depuis des jours. Ses cheveux sont dans un état pitoyable et elle ne s’est jamais sentie aussi sale. Le dégoût la gagne alors qu’elle laisse tomber ses vêtements sur le carrelage, tourne le robinet et se faufile sous la douche. Elle ne se souvenait pas que l’eau chaude ruisselant contre son épiderme pouvait lui procurer autant de plaisir. Les paupières closes, elle prend le temps d’apprécier le moment. De longues minutes qui défilent, elle pourrait rester là pour toujours. De la buée commence à se former sur les vitres et les miroirs, l’humidité fait rage dans la petite pièce mais elle n’en a cure. Rien ne peut l’empêcher de savourer l’instant. Plongée dans un état similaire à la léthargie, elle peine à rester sur ses gardes malgré tout. Mais ses réflexes reprennent le dessus quand des bruits se font entendre dans le couloir. Elle n’a le temps de rien. De presque rien. Tout juste d’éteindre l’eau et de s’enrouler dans une serviette avant que la porte de la pièce ne s’ouvre brutalement. Son cœur bat à mille à l’heure quand elle se rend finalement compte que ce n’est que Casey. Visiblement surpris de la découvrir chez lui. Elle souffle, rassurée.

« - Putain Casey tu m’as fait flipper ! », lâche-t-elle sans même s’en rendre compte. Elle a bien faillit lui sauter à la gorge, comme un animal sur sa proie. Mais le soulagement l’envahit brutalement quand elle reconnaît les traits fins de l’irlandais. Les prunelles détaillent son allié, avec soin et analyse. Les sourcils froncés, le front plissé, l’air inquiet qu’elle porte sur son visage se dissipe doucement quand elle se rend compte qu’il va bien. Du moins, il en a l’air. Et mise à part sa mine affreuse et son teint blafard, elle ne décèle rien de très préoccupant. « - T’as une sale tête. C’est la prison qui te fait cet effet là ? » Elle l’interroge, fait expressément référence à son séjour à l’ombre qu’elle a du écourter comme elle a pu, à l’aide de ruses et autre stratagèmes afin d’être capable de payer la caution demandée en échange de sa liberté. Oui, elle est au courant. Et ça l’inquiète qu’il se laisse avoir aussi facilement. Aussi bêtement. Mais les reproches, elle les garde pour plus tard. En continuant l’examen de son vis-à-vis, elle finit par remarquer l’évidence. La batte qu’il s’apprêtait certainement à brandir et à coller contre le visage d’un potentiel intrus. Un rictus en coin apparaît le long de ses pommettes, incontrôlable. « - J’aurais aimé te prévenir mais tu sais à quel point j’aime les surprises » Joueuse, un rire cristallin échappe à ses lippes endolories par la chaleur ambiante. Elle resserre l’étreinte de l’étoffe autour de sa poitrine, absolument pas mal à l’aise face à son Clyde. Mais son expression change très vite quand la réalité la rattrappe. « - Mes fringues sont dégueulasses… », déplore-t-elle en les envisageant de nouveau, presque dégoûtée par leur simple vision. Elle se baisse, soupire, pendant une seconde désespérée par sa situation. Les cheveux encore trempés, elle se redresse et constate avec bonheur que la buée l’empêche de voir son reflet dans le miroir. Tant mieux. Elle doit vraiment faire peur.


Dernière édition par Vittoria K. Bathory le Dim 15 Jan - 15:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Dim 8 Jan - 22:53

Toute sa vie, il n’a fait que courir. Fuir la faucheuse qui souhaite l’accueillir à bras ouverts, dans son antre de désolation. Celle qui souhaite lui faire une place aux cotés des corbeaux qui picorent gracieusement les cadavres brûlés vifs par sa faute, et qui n’ont qu’une hâte. Celle de lui faire sentir l’odeur de la chair brûlée. Augmenter la charge des regrets et de la culpabilité qui mangent son âme peu à peu. Il n’a fait qu’attendre que des énormes tapages le sortent de ses sombres cauchemars. En vain. La douleur et les souvenirs le plient en deux, ses victimes pressent de plus en plus nettement sur leur arme, prêtes à entamer sa chair. Les lames s’insèrent profondément, jusqu’à couper la trachée pour provoquer une hémorragie assez importante pour évoluer irrémédiablement vers la mort. Pathétique à souhait, il cherche quand même à remonter le long du précipice. A s’échapper du gouffre qui s’ouvre soudain du sol. Sa vie est devenue un véritable enfer, tâchée par des travers et des actes lamentables dont il est le seul coupable. Tout est noir et sinistre, autour de lui, et il sait pertinemment que le crépuscule de la nuit n’a rien à voir là dedans. Il s’agit plutôt des ténèbres perpétuelles dans lesquelles son univers est plongé.

Contre lesquelles il essaye de lutter depuis sa tendre enfance, sans succès. Il ne veut plus réfléchir à la vie pitoyable qu’il mène. Il préfère courir, encore et toujours, sans s’arrêter. Zigzaguer, s’arrêter, repartir de nouveau, des gouttelettes de sueur dansant sur son visage rougeâtre. A bout de souffle, son cœur jouant du tambour, il essaye de se voiler la face. De toute manière, ses jambes douloureuses le propulsent de leur propre initiative. Il pourrait peut-être bâtir un futur, s’il parvenait à laisser le passé derrière lui. Venir aux Etats-Unis a réveillé quelques espoirs. Vittoria lui a fait une place, pour ne pas qu’il s’efface. Leurs regards brumeux se scrutent furtivement. Ils se cherchent autant qu’ils se fuient. Une proximité qui réchauffe un corps devenu si froid. Elle prend plaisir à le voir reprendre vie dans les larmes et dans le sang. Il en est persuadé. Il se sent si proche d’elle, en même temps. Si semblable. Le plaisir de haïr et de commettre l’irréparable les unis. Le doux parfum de l’interdit. Il aimerait parfois la punir. La renverser et la plaquer de tout son poids contre le matelas. Il est épuisé, par toutes ces émotions qui se mélangent dans sa tête. Sa fierté qui en prend un coup, quand il prend conscience de ses fantasmes inavoués et inavouables. Il voit sa main qui glisse, son visage qui le supplie.

En avançant avec précaution le long du couloir, il chasse ces pensées furtives et quelque peu dérangeantes qui traversent son esprit. Il se concentre sur le présent. Il faut qu’il trouve un moyen de résoudre cette affaire et de limiter la casse. Serrer les dents, se débarrasser du vulgaire voleur, ou du vulgaire parasite qui a fait irruption dans son appartement. Sans se faire arracher un bras, de préférence. Se montrer suffisamment persuasif, pour que l’intrus en question renonce à cette visite non désirée.  Il saura où frapper, à la seconde où il se jettera sur lui. Il bondit dans la salle de bain, pointe sa batte de baseball au dessus de la tête de Vittoria. Ses railleries l’arrêtent dans son élan. Il s’apprête à dire quelque chose de désobligeant mais sa mâchoire se bloque instantanément à la vue de sa tenue décontractée, pas forcément adaptée au cadre. Il la détaille de haut en bas, s’arrête rapidement sur la courbe de ses reins, et peut-être un peu plus en haut sans le vouloir. Gêné, il se gratte nerveusement la tête. Avant de mettre un peu de baume sur tout cela.

Une touche de fraicheur et de désinvolture. « Quelle belle façon de me souhaiter la bienvenue. Si j’avais su qu’un séjour en prison me donnerait le droit à un numéro de strip tease, j’aurais dépassé les bornes plus régulièrement ». Réplique t-il, un peu essoufflé, la gorge sèche d’avoir trop marché. Un sourire de soulagement s’étire sur ses lèvres, quand il se rend compte que les bouffées de panique ne l’envahissent plus. Et puis, ses traits se durcissent brutalement. Il essaye d’éviter certains sujets. Il refuse de s’aventurer sur des terrains glissants. Il sait qu’il va se prendre certains reproches en pleine figure. « Putain, tu as cru que mon appartement pouvait servir de gîte et de salon de thé ! Je t’ai cherché. Qu’est-ce que tu as foutu ? Tu étais où ? ». Dit-il, avec une pointe d’irritation dans la voix, en cherchant une chemise des yeux. Il lui tend un vieux tee shirt délavé, le fruit de quelques bidons de lessive ratés, et ne prend même pas la peine de dissimuler son agacement. Le creux de son bras cache ses yeux. Il aimerait éviter de se transformer en une boule d’hormones sexuelles prêtes à exploser. « Mais habille toi, bon sang ! ». Crache t-il, toujours ronchon.

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MessageSujet: Re: /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Lun 16 Jan - 10:49




Le courant d’air glacé dissipe la buée. L’apparition de Casey dans la petite pièce achève de la rassurer complètement. Elle ne peut nier avoir redouté pendant une seconde que quelqu’un de bien moins désirable ne l’ait suivi jusque chez son allié. Sa paranoïa la rattrape toujours, comme le boulet qu’elle se traine au pied. Tirant sur sa cheville fine et l’entraînant vers le fond. Là où tout est sombre, le point de non retour. Elle se débat avec elle-même pour ne pas se laisser complètement abattre. Se cherche de bonnes raisons de lutter. Des causes à défendre. Une seule lui suffit pour continuer de respirer. Un tout composé de plusieurs éléments indissociables. Dont l’irlandais fait incontestablement partie. Elle ne s’en cache pas, ne l’avouera jamais non plus. Trop fière pour ce genre de chose. Mais quand elle le voit, planté là avec sa batte dans la main, elle ne peut s’empêcher de penser qu’elle n’a pas le droit d’abandonner. Il lui tient la tête hors de l’eau, sans même s’en rendre compte. Resserrant sa prise sur la serviette fermement attachée à sa poitrine, la jeune hongroise ne peut s’empêcher de lui lancer ses piques dont elle a le secret. Lui faisant bien sentir qu’une conversation s’impose, plus tard. Désinvolte, elle se détend à l’instant même où le timbre essoufflé de l’humain se fait entendre. La réplique lui arrache un sourire en coin. Le front plissé, elle le toise. Les cheveux trempés, le teint blafard, elle retrouve un peu de ses réflexes. Cette douche à eu bien plus de bienfaits qu’elle ne l’espérait. Peu à peu, sous l’effet de la chaleur, elle redevient la jeune femme qu’elle était, avant sa cavale. Avant de raser les murs. Avant de vivre sur la brèche, constamment. Avant de se trouver si près de la rupture.

« - N’abuse pas des bonnes choses », répond-elle faussement revêche. Le demi-sourire ne quitte pas son visage, incapable de le dissimuler. Pour la première fois depuis longtemps, elle est heureuse de se trouver là où elle est. Retrouver son allié, même dans ces circonstances peu habituelles, est un véritable soulagement. Le palpitant se calme finalement mais son regard change quand le ton du complice se métamorphose. « - Non mais t’es sérieux là ? » Elle s’indigne, tout ses nerfs piqués au vif. Elle reste là, la bouche entrouverte pendant une petite seconde. Elle ne s’attendait certainement pas à ce qu’il lui reproche ce genre de choses. « - T’as pas du chercher bien loin alors parce qu’on peut pas dire que je bouge beaucoup ces derniers temps ! Je me cache, espèce d’enflure ! » Elle exulte, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Sa voix se brise sous le coup de l’énervement. Non décidément, il n’a pas perdu ses habitudes, il a toujours le don de lui foutre la haine. Quelques mots suffisent et elle devient folle. Folle de rage. « - Et toi t’étais où, hein ? Si t’étais un peu plus souvent chez toi, j’aurais pu te demander la permission » Le reproche est acide. La brune le provoque, cherche à renchérir avec toute la force qui lui reste. Et dire qu’elle a tout fait pour le faire sortir de prison le plus rapidement possible. Elle aurait peut-être mieux fait de le laisser croupir à l’ombre une petite semaine, ça lui aurait sûrement éclaircit les idées et il aurait sans doute su se montrer un peu plus reconnaissant.

Renfrognée, elle fait la moue. Boudeuse, comme une enfant qu’on a contrariée. Il la rend dingue. Dans tous les sens du terme. Très vite, il réagit. Cherche un vêtement en tâtonnant, lui rend un vieux t-shirt dont elle se sait précipitamment. En laissant apparaître toute la violence qu’elle renferme. Pour lui, c’est peut-être le t-shirt le plus pitoyable mais pour elle, c’est le premier vêtement propre qu’elle côtoie depuis des jours. Il se cache les yeux, ronchon. Elle en profite qu’il ne voit rien pour laisser apparaître un sourire sur son visage pâle et enfile le tissus rapidement. « - Pour être tout à fait honnête avec toi Casey, je pensais vraiment que tu serais plus heureux de me voir. Mais t’en fais pas, je vais pas t’emmerder longtemps », articule-t-elle en se glissant dans son vieux jean troué. Elle formule un constat pour faire en sorte d’obtenir exactement l’inverse. Elle aimerait pouvoir rester. Les égouts, le Bones. Elle en peut plus. L’odeur de moisi lui pollue les narines et elle a besoin d’air. « - C’est bon, je suis visible », annonce la rebelle en jetant sa serviette au visage de son complice, joueuse. Sa chevelure retombe en cascade sur ses épaules, laissant quelques gouttes d’eau tomber un peu partout autour d’elle. Mais la brune ne s’en préoccupe pas. « - Il faut qu’on parle. Tu comptes m’offrir un verre ou il faut aussi que je me débrouille ? » Elle arque un sourcil. S’avance de quelques pas vers le pyromane et s’arrête à son coté pour mieux lui murmurer. « - T’en fais pas pour ton frigo, j’y toucherai pas » Elle se dirige ensuite vers le couloir, l’effleure volontairement en l’invitant du regard. La nourriture, très peu pour elle. D’autant plus qu’elle a fait en sorte de se rassasier avant de se pointer chez l’irlandais. Elle est pleine d’énergie et prête, aussi bien physiquement que moralement, à faire des ravages. Mais avant, une mise au point s’impose. Nul doute que leurs voix vont voler en éclats. Comme toujours. Incapables de simplement parler, il faut qu’ils se provoquent. Jusqu’à déchanter. Inlassablement.


Dernière édition par Vittoria K. Bathory le Ven 24 Fév - 20:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Dim 22 Jan - 18:23

Il s’est senti plus seul que jamais, ces derniers jours. Il a sombré dans la drogue et le désespoir. Un passage à l’acte assez extrême, qui aurait dû l’aider à surmonter tous ses problèmes. Le simple fait d’imaginer ses alliés lui tourner le dos, a ravivé des vieilles rancœurs. Le simple fait d’imaginer Vittoria tomber dans un guet-apens, l’a transformé en vraie boule de nerfs. Il a été obligé de se procurer rapidement ses substances habituelles, n’en ayant plus trop en stock. Il a fait les cents pas, dans les rues louisianaises, rongé par l’angoisse. Les souvenirs n’ont pas arrêté d’inonder sa conscience. Il a revu sa mère, interpeler chaque infirmière, chaque médecin pour avoir de ses nouvelles. Dans l’attente d’un diagnostic qui engendrerait une prise de décision radicale. Son cœur s’est douloureusement contracté lorsqu’il a pris conscience qu’encore aujourd’hui, sa vie ne tenait qu’à un fil. Les plans qu’il élabore, les relations qu’il construit, sont semblables à des châteaux de cartes. Parfois ils tiennent bons, parfois ils s'écroulent. Les promesses d’avenir sont si faciles à balayer. Les chiens du gouvernement continuent de laisser leurs sentiments au placard. La délinquance est en hausse et les quartiers se dégradent à une vitesse alarmante. Miné par le découragement, le poison qui s’est propagé dans ses veines a au moins eu le bienfait de l’empêcher de se détendre les poings et de faire une énième connerie.

Il en ressent encore les effets. Toujours à l’entrebâillement de la porte, ses sens sont en alerte. L’air ambiant de l’habitacle devient brûlant, ce qui lui donne un peu le tournis et emballe son rythme cardiaque. A moins qu’il s’agisse de sa beauté sauvage et sensuelle. Il aimerait s’imprégner de la saveur de ses lèvres. Un moment d’égarement qui  le consumerait vivant, qui l’emporterait dans une ivresse effrénée. Le désir qui le submerge annihile toute volonté.  Il se contente de tourner la tête d’une manière nonchalante. Elle serait parfaitement capable de piétiner son égo et de lui laisser en retour le goût âcre de l’ignorance. Frileux, il lui fait croire que la moindre parole prononcée s’écrase contre un mur d’indifférence. « Il faut bien avouer que tu n’es pas trop dégueulasse dans ton genre, ça peut aller…». Il lui adresse un sourire provocateur. Une lueur de défi dans les yeux. Elle le nargue, la bouche entrouverte. Il rêve de s’en emparer agressivement, et d’être à court d’air. La vie est un immense jeu et ils passent la majorité du temps à inventer de nouvelles règles. Ils jouent ensemble, ils les contournent avec malice. Jusqu’à présent, Casey n’a perdu pour ainsi dire jamais.  « Attention ! Si j’étais toi, je fermerais ma bouche. Depuis quelques temps, la Nouvelle Orléans subit une mystérieuse et massive invasion de mouches, et tu vas finir par en gober une ». Il pouffe de rire, faussement détaché. La vérité, c’est qu’il a l’impression que cette fois ci, la victoire lui échappe.

S’il n’y prend pas garde, il sera capable de sacrifier toute fin heureuse pour Vittoria. Il la suit aveuglement, et succombe à l’attachement. Il n’incarne plus le parfait crétin qui avance tout seul sans but, sans raison, vers le monde des enfers. Il la dévisage, le sourcil arqué, lorsqu’elle fait référence à son histoire de cavale. Il tente bêtement de cacher cette touche discrète d’inquiétude. « Ce n’est pas une raison suffisante pour déserter, ceci dit. Tu sais ce qu’on  dit. Ce n’est pas la petite bête qui va manger la grosse ». Sa colère bouillante traverse la moindre parcelle de son corps. Ils sont incapables de communiquer avec une plus grande justesse. La tension entre eux est à son comble. Parfois, il a l’impression que les pires facettes de sa personnalité ressortent lorsqu’ils se trouvent à quelques mètres l’un de l’autre. L’instant suivant, il prend conscience des frissons qui accompagnent la chaude palpitation au fond de ses entrailles. Qu’il se damnerait pour elle. Il refuse de la mettre dans la confidence. Déstabilisé, il ne sait plus comment réagir en sa présence, de peur de déclencher une nouvelle crise de cynisme et un pouffement de rire. « Oh, je te demande pardon. Je n’ai pas pu me tirer plus tôt de cette prison ultra sécurisée. J’avais égaré mon bazooka et mon hélicoptère ». Un sourire hautain prend possession de sa bouche. Cette voix éraillée, brisée, qu’elle prend, lui donne plus d’importance qu’il n’en a réellement. Tout comme cette tendance à se précipiter rapidement dans des querelles incessantes. « Oh la la. C’est sympa de collaborer avec des femmes. Vingt et un jour par mois ». Il encadre de ses mains son visage rouge d’excitation. Elle vient d’enfiler son tee shirt. Des bouts de tissus salvateurs. Les derniers remparts contre cette nudité désinvolte, qui l’empêche littéralement de toucher cette chair tant convoitée.

Elle le rend complètement fou. Il a un mal fou à supporter les cris de colère qui s’élèvent au-dessus de lui. Il reçoit la serviette en plein visage. Les yeux arrondis de stupeur, il s’apprête à répliquer. Elle le coupe dans son élan. Un effleurement qui fait naître des milliers de décharges sur sa peau. Le feu du désir grésille dans ses veines. Il a besoin de reprendre le contrôle. Il ne supporte plus les tremblements nerveux de son corps. Il l’entraîne vers le salon, l’incite à occuper le canapé et dispose sur la table basse en bois posée sur un large tapis blanc la bouteille qui contient un liquide salvateur. Il lui tend un verre d’alcool, se voulant pacifique. « Faisons une trêve, d’accord ? La vérité, c’est que tu m’as beaucoup manqué. J’ai cru que j’allais devenir dingue entre ces quatre murs, aux côtés de tous ces dégénérés ! Je ne sais pas à qui je dois ma liberté. Une groupie qui me remercie parce qu’elle a sacrément pris son pied ? ». Il sourit, à sa bêtise. La première gorgée qu’il aspire achève de lui dérider le visage. Il reprend rapidement son sérieux, une lueur d’inquiétude passant dans son regard. « Qu’est-ce qui s’est passé ? ».

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MessageSujet: Re: /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Lun 6 Fév - 17:03




La provocation l’irrite, lui hérisse le poil comme jamais auparavant. Mais la rebelle se donne bien du mal pour ne rien laisser voir de son état mental déjà bien altéré. Et les piques qu’ils se lancent à tour de rôle n’arrangent rien. Pourtant, elle n’a pas l’air de vouloir vraiment changer quoi que ce soit. C’est leur routine à eux, celle à laquelle ils s’adonnent toujours avec envie, très certainement pour éviter d’avoir à dire les vérités qu’ils craignent l’un comme l’autre. Qu’ils refusent d’admettre jusqu’à s’en mordre la langue. Alors c’est le poison qui fuse, toujours plus nocif. Toujours plus acide. Les tentatives de Casey à rester de marbre sont vaines malgré toute sa volonté à lui prouver le contraire. Elle le voit bien. Il n’est pas dans son état normal. Sa folie habituelle a quelque chose de changé. Ses yeux pourtant sont bien rivés sur la voleuse de rêves et sa silhouette à moitié nue. Sans blague. Ce petit jeu la fatigue mais elle en redemande constamment. C’est leur rituel. Un nouveau genre de festivité qui les anime. Les garde en vie. Parce qu’avoir mal c’est être vivant, aussi. Et bien que l’incommensurable envie de gifler le pyromane ne la quitte jamais vraiment, elle ne peut nier éprouver toujours autant de plaisir à être la cible de ses coquineries. Ça lui donne l’impression qu’il se préoccupe d’elle. Qu’elle signifie quelque chose. Qu’elle n’est pas juste un nom de plus. Qu’elle n’est pas rien. Et l’ombre qu’elle s’efforce de mimer depuis des jours à terriblement besoin que quelqu’un, quelqu’un comme lui, la reconnaisse. L’estime peut-être un peu.

Elle grogne en le voyant pouffer de rire mais n’ajoute rien de plus. Que pourrait-elle dire de plus face à sa bêtise ? L’énervement pointe de nouveau le bout de son nez le long de son système nerveux et elle a bien du mal à le réfréner. Leur incapacité à communiquer autrement qu’en s’aboyant dessus serait presque risible s’il ne formait pas une si bonne équipe une fois en action. Mais c’est aussi la complexité de leur relation qui pousse la jeune hongroise à ne pas quitter le côté de l’irlandais. Il est un allié inestimable. Son double, son alter-ego. Il fait sans nul doute partie de son cercle le plus intime. Celui qu’elle s’est constitué au fil des années, celui à qui elle fait confiance. Ils ne sont pas nombreux à avoir la chance d’intégrer ce petit groupe très personnel. Deux ou trois personnes. Maximum. Et c’est très bien ainsi. Elle souffle longuement, agacée mais d’une bonne manière. Indéniablement heureuse de retrouver un semblant de normalité auprès de l’irlandais. Les yeux constamment levés vers le ciel quand elle enfile la chemise si gentiment prêtée, elle n’en croit pas ses oreilles. De nouveau vêtue, elle se retient d’exploser, ne souhaitant en aucun cas écourter leurs retrouvailles. « - Qu’est-ce que tu peux être con, ma parole » Un soupire franchit la barrière de ses lèvres quand elle s’éloigne dans le couloir. Très vite, le ténébreux la rattrape et l’invite à s’asseoir. Une proposition plus que bienvenue quand on considère qu’elle ne s’est pas autorisée le moindre repos depuis bien trop longtemps. Toujours sur ses gardes, accroupie dans l’humidité, prête à bondir. Soulagée, elle prend place sur le canapé et l’observe servir deux verres d’alcool avant de lui en tendre un. Elle ne tarde pas à se saisir d’un petit récipient rempli de liquide ambré, les sourcils froncés.

« - Toi aussi, tu m’as manqué, pauvre taré. Pourquoi je suis là, à ton avis ? » L’air renfrogné, elle articule à peine, effrayée par son propre aveu. Pour ne pas avoir à croiser le visage de son vis-à-vis, elle se noie dans son verre et avale une première gorgée. « - J’aimerais bien savoir qui d’autre aurait été assez con pour te faire sortir de là. Une groupie, hein ? T’es pitoyable, Casey » La déception transparaît par tous les pores de sa peau. Son visage s’éteint soudainement. Terriblement contrariée qu’il ne daigne même pas la remercier pour le service rendu. Sans elle, il serait encore en train de croupir en prison à crever la dalle comme un chien. Mais non, il préfère raconter des conneries au moins aussi grosses que lui. Des conneries qui l’a blessent, mais ça, elle ne l’avouera jamais.  Elle s’enfonce un peu plus dans le canapé, son verre à la main. Aduler quelqu’un n’est jamais bon. Surtout pas quelqu’un comme Casey. « - J’en avais marre de rester les bras croisés,, voilà ce qu’il s’est passé. J’ai tenté quelque chose, j’ai réussi, mais la milice m’est tombée dessus. Je m’en remettrais, il me faut juste un peu temps pour que la tension retombe. Tu sais comment ça marche » Sa voix est calme. Rien qui ne puisse la perturber. Elle a appris à gérer ce genre de situation et bien que ce ne soit jamais une partie de plaisir, elle a finit par s’y faire.

« - Et toi ? Je peux savoir ce que t’as foutu pendant tout ce temps ? » Un air de reproche dans la voix. Elle plante son regard neurasthénique dans celui de l’irlandais. Son allure fait peur à voir et il a l’air d’avoir au moins deux ou trois fantômes. Ça l’inquiète mais sa manière de le formuler ne va certainement pas lui plaire. « - Tes pupilles sont à deux doigts d’exploser tellement elles sont dilatées et t’es presque translucide. Tu crois que j’ai pas compris ? Qu’est-ce que t’as pris ? Tu fais bien ce que tu veux mais me prends pas pour une idiote » Le timbre est ferme. Elle fait tout pour laisser paraître qu’elle se fiche qu’il se drogue, sans vraiment y parvenir. Elle ne comprend pas tellement non plus pourquoi il en a ressentit le besoin. Parce qu’elle ne partage pas cette nouvelle addiction. Parce qu’elle ne pensait qu’il avait besoin d’autre chose. Parce que sa drogue à elle, c’est lui.
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MessageSujet: Re: /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Mer 22 Fév - 17:51

Il laisse ses mots venimeux arriver jusqu’à son cerveau engourdi. Il essaye maladroitement de saisir la portée de son discours, de déchiffrer ses messages implicites. Il cligne des yeux plusieurs fois. Il a l’impression dérangeante d’observer le monde à travers un voile épais. Parfois, Vittoria a le don de se comporter comme un petit moustique capable de lui filer une fièvre monstrueuse dès la première piqure. A son contact, il est toujours en proie à une fureur incroyable. Leur incompatibilité lui apparaît comme une évidence, à certains moments. Pour autant, si Vittoria s’en allait, il errerait comme une âme en peine. Sa souffrance le paralyserait, obstruerait sa respiration, et ses démons feraient leur apparition, bien plus enragés que d’ordinaire. Son père passait le plus clair de son temps à le rabaisser, à lui reprocher le fait d’être quelqu’un d’incroyablement complexe. Rempli de paradoxes étranges, possédant un esprit de contradiction ultra développé. Le sentiment d’incompréhension est destructeur. Il peut vous déposséder de tout. Y compris de votre propre vie. Un millier de questions bouillonne dans sa tête. Il aimerait en savoir davantage sur les raisons de ce malaise.

Comprendre pourquoi il l’a accueillie avec une froideur dédaigneuse, pourquoi il lui semble essentiel de l’empêcher d’étouffer son amour-propre. Pourquoi il lui interdit de remarquer son incroyable dévouement. Pourquoi il ne la quitte pas d’une semelle. Chaque discussion tourne au vinaigre et elle sort rapidement les griffes, comme un vieux réflexe avec lui. La mélodie se répète inlassablement. Les mêmes phrases tournent en boucle dans sa tête. Le même refrain, encore et encore. Il essaye de se radoucir. Un bref sourire apparaît sur son visage. Il tente des réconciliations, élimine chaque mot qui aurait le pouvoir de la percuter de plein fouet. Esclave d’une dévotion qui l’aveugle encore. Il échoue toujours lamentablement, appuyant fermement sur une série de plaies refermées mais douloureuses. Il se pince les lèvres, regarde le triste résultat de sa maladresse et de son idiotie. « J’ai été à bonne école, que veux-tu…». La rudesse de leurs discussions, la brusquerie de leurs mouvements font resurgir des souvenirs sinistres. De nombreuses disputes qui éclatent entre ses deux parents. Quelque part, il a été soulagé de quitter cette atmosphère insupportable. Son estomac se tord sous le poids de la culpabilité, alors qu’il prend conscience de cette tendance à reproduire inexorablement le schéma familial.

Il s’avachit contre le dossier d’un des fauteuils, se frotte le crâne et engloutit son premier verre. La lumière qui traverse les vitres agresse ses pauvres pupilles innocentes. Dans un grognement de supplice, il ouvre une paupière lourde. Sa température corporelle atteint son point culminant. L’alcool n’est pas son échappatoire. Il ne lui permet pas de réduire les symptômes, de soulager ses jambes lourdes d’avoir trop marché, ses pieds douloureux. Il ne parvient pas à mettre en mots tout ce qu’il peut ressentir. C’est comme une espèce d’avalanche d’émotions. D’une voix sincèrement repentie, elle en arrive à lui faire des aveux. Il se crispe succinctement à chacune de ses flatteries. Il ne sait pas quoi en faire, ayant pris l’habitude de souffler le chaud et le froid. « Ah bon, tu n’es pas seulement venue pour me voler mon lit, et utiliser toute l’eau chaude… ». Alors il feint l’indifférence, comme s’il ne lui restait plus qu’une fierté mal placée. Il essaye de prendre du recul vis-à-vis de la réalité et de ses nouveaux assauts, reprend la parole en ajoutant plus de dérision dans sa voix. L’humour ne connaît pas de tabou. « Oh, tu rages parce que tu n’as pas encore eu l’occasion d’admirer mes jambes longues et puissantes, ma virilité monstrueuse, mes pectoraux parfaitement dessinés. Mais pardon, je m’égare. Tu sais quelque chose à ce sujet ? ». Des flashs érotiques se bousculent dans sa tête, et il regrette vraiment ses allusions. Le fait de l’entraîner sur ce terrain. Je ne peux pas me l’enlever de la tête. Je perds encore les pédales. Le passage de l’alcool dans son sang est rapide. Il ne réduit pas seulement l’espérance de vie de son foie. Il aggrave son cas. Les idées foireuses s’accumulent.

Il se relève et fait quelques pas timides dans la pièce, ne renonçant pas à l’idée d’engager une conversation lucide avec son interlocutrice. Il essaye de retrouver un semblant de contrôle, évite de la contempler trop intensément. Il lui arrache des aveux, et sa poitrine se soulève àun rythme irrégulier. Il constate la terrible évidence. Elle s’est encore mise dans un sale pétrin, et elle l’a mis à l’écart de ce combat. Une mine inquiète s’ancre sur son visage blême. A bout de nerfs, il ne passe pas par quatre chemins. « J’espère que tu plaisantes ! Madame ne tient pas en place, alors elle décide de s’embarquer pour une mission suicide. Et tu ne prends même pas la peine de me tenir informé. Tu as complètement déraillé ! Qu’est-ce que tu as foutu ?! Tu ne dis pas tout…». Il se mord la langue, conscient d’avoir commis une énième erreur. Il essaye de se calmer et de retrouver une respiration normale. « Bon, j’avais parlé de trêve ! Je t’aiderai. Et tu peux rester aussi longtemps que tu le souhaiteras ». Il se penche vers elle, place une mèche de cheveux derrière son oreille. Il se retrouve dans une impasse embarrassée. Il est incapable de faire lever les accusations qu’elle fait peser sur lui. Elle lit en lui comme dans un livre ouvert. « J’ai accumulé les conneries. Tu n’étais pas là. Et puis arrête, avec tes discours moralisateurs. T’es bien placée pour savoir que toute personne a besoin d’avoir sa dose d’adrénaline. Ce n’est rien. Ce n’est qu’une passade. Une tentative parmi tant d’autres…». Il répond un peu sur la défensive, baisse les yeux dans un mélange de honte et de résignation.

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MessageSujet: Re: /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Ven 24 Fév - 22:08




L’alcool lui brûle la trachée et déchire son oesophage mais ne lui fait aucun effet. Le sang maudit qui coule dans ses veines n’a plus la capacité d’absorber le poison délectable comme dans le passé et tout ce qui lui reste aujourd’hui, c’est un goût de cendres encore brûlantes dans la bouche. L’amertume tapisse son palais et la jeune hongroise grimace, se pince les lèvres pour faire passer la sensation désagréable. En vain. La saveur horrible perdure, s’allonge pendant de longues secondes alors que c’est toute l’atmosphère autour des deux démons qui s’alourdit. Son regard vacille. Se perd. Divague entre les alentours et la silhouette de l’allié qui s’avachit à son tour dans un fauteuil. Le confort du canapé lui procure une sensation qu’elle ne pensait plus jamais connaître. Traquée, épiée, elle perd pieds, de plus en plus. La paranoïa la gagne à petit feu, la consume toujours un peu plus à mesure que les heures s’égrène. À tel point qu’elle sursaute quand les lattes du plancher se mettent à craquer. Craignant l’apparition soudaine d’indésirables. Les premiers aveux franchissent la barrière de ses lèvres le plus naturellement du monde. Sans qu’elle ne contrôle rien. Elle n’a pas a jouer un rôle avec lui. Simplement à maintenir les apparences. Mais ce petit jeu la galvanise, en quelques sortes. Il la fait se sentir vivante, plus que personne d’autre. Il réveille ses instincts, attise sa rage et éveil ses sens. Dans le reflet de ses yeux enflammés, elle perd de sa monstruosité et redevient simplement la femme.

« - Qui a parlé de te voler quoi que ce soit ? Tu sais que je suis plus du genre à partager » L’indifférence qu’il tente de feindre de la convainc pas du tout mais elle se garde bien de lui signifier. Préférant répondre à la remarque sur le même ton. Mimant ses intentions pour mieux le faire réagir. Rien n’est calculé dans ce qu’elle choisit d’exprimer. C’est peut-être là son erreur. « - Épargne-moi les détails par pitié, un simple ‘merci’ m’aurait suffit » Cette fois, elle ne parvient pas à dissimuler l’amertume dans le timbre de sa voix qui se brise sur les derniers mots. Après tous les efforts déployés pour le faire sortir de son trou à rats, elle aurait espéré un témoignage aussi minime soit-il de sa gratitude. Mais au lieu de ça, il la couvre de piques ayant pour seul effet d’attiser cette jalousie qu’elle ne veut pas montrer. Elle détourne les yeux pendant de longues secondes pour mieux se retenir de ne pas lui sauter à la gorge. Ou au lèvres. Elle n’est jamais parvenue à se décider vraiment. Encore aujourd’hui. Il a le don de la foutre en rogne à tel point qu’elle en perd souvent ses moyens. Elle se passe machinalement un main dans les cheveux, un réflexe ayant pour but principal de la calmer mais il lui faudra sûrement beaucoup plus que ça cette fois. Elle peut sentir ses nerfs s’échauffer à l’intérieur même de son organisme et elle peine à rester en place. Mais quitter le sofa lui serait impossible tant la fatigue est palpable dans ses membres. Elle compense ce manque d’énergie physique avec un venin verbal mais s’épuise tout autant. Il lui donnerait presque le tournis quand il se met à marcher dans la pièce de la sorte. Elle s’abstient pourtant de le lui faire remarquer, ne préférant pas l’inquiéter sur son état outre mesure. Elle aurait besoin de plus d’énergie vitale pour se sentir parfaitement bien, mais pour l’instant, elle devra faire avec. Avec ce qui lui reste.

« - C’est rien Casey, laisse tomber ! Je suis vivante et je m’en suis sortie, point barre. Passe à autre chose » L’intonation de sa voix faiblit au fil des mots. Elle ne cherche pas à s’expliquer parce qu’il n’y a rien de plus à dire. Elle a déraillé oui, elle a perdu les pédales. Elle s’est embarquée dans l’inconnu, elle a voulu agir. La milice lui est tombée dessus. Stain lui est tombée dessus. Mais elle s’en est sortie. De la poussière plein les cheveux et quelques bleus disséminés sur son épiderme meurtri, mais elle s’en est sortie. Elle ne veut plus en parler, c’est terminé. Elle lui a déjà fait le cadeau de l’avouer alors elle ne s’étendra pas plus sur le sujet. L’invitation qu’il formule la rassure, elle soupire. Soulagée. Il parvient même à lui arracher un sourire avec ce geste tendre qu’il esquisse à son égard. Comme prise sur le fait, elle baisse la tête, fuit son regard emplit de jugement et se met à jouer nerveusement avec ses phalanges. « - Je comptais pas partir », souffle-t-elle dans un murmure à peine audible. Elle n’a nulle part où aller quoi qu’il en soit. « - N’essaie pas de remettre la faute sur moi ! Tu peux bien faire le con autant que tu veux, qu’est-ce que j’en ai à foutre ? » Elle se recroqueville sur elle-même, les genoux pliés contre son abdomen. Ses bras en font de même et, adossée contre le fond du canapé, elle détourne la tête. Boudeuse. Piquée au vif. Des milliards d’insultes lui passent par la tête et ce n’est pas l’envie qui lui manque de tout lui jeter à la figure. Mais ça serait bien trop facile. Ça lui ferait bien trop plaisir et surtout, il lui serait bien trop aisé de répliquer. Non. Elle doit trouver autre chose. Quitte à se contredire.

« - J’en ai marre, tu sais ? De vivre comme ça » Lentement, elle se redresse. Son timbre plus suave et doucereux dirigé directement vers le joli minois de l’allié. Sa nouvelle tactique se met doucement en place, à coup de regards profonds et de lèvres pincées. « - C’est bien plus que le besoin d’adrénaline. C’est pour ça que je prends autant de risques » Elle se donne des airs confiants mais quand elle se relève, son équilibre est mis à rude épreuve. Elle doit s’aider de ses bras pour se maintenir debout mais ne quitte pas Casey des yeux. Enjôleuse, ses courbes ondulent jusqu'à l'irlandais et les mains de la jeune hongroise trouvent les pommettes creusées du pyromane. Douce et volage, elle s’évertue à réduire la distance qui les sépare, juste ce qu’il faut pour le provoquer. « - Pour toi » Les mots claquent contre ses dents avec une brutalité sans nom. Un aveu déguisé derrière des jeux carnassiers. Ses yeux sont tendres et son front plissé par la considération. Le contact qu’elle a engagé la laisse bien moins indifférente qu’elle ne l’aurait pensé. Trop tard pour reculer. Elle tente un pas vers l’arrière, regrettant déjà son initiative délicieusement charnelle.
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MessageSujet: Re: /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Mer 8 Mar - 17:56

Les réminiscences les plus lointaines continuent d’affleurer à la surface de son esprit, semblables à des milliards d’étoiles qui auraient dû flotter dans l’oubli. Son séjour passé à l’hôpital psychiatrique lui a laissé un goût amer dans la bouche. Maladie psychiatrique. Le terme qui a toujours régi son existence. Installé sur un matelas inconfortable, il s’était littéralement perdu dans la contemplation du plafond qui avait été son ami le plus loyal durant plusieurs années. Seuls les supplices des patients arrivés dans un état de grande souffrance étaient venus perturber ce silence oppressant. Il y a bien longtemps qu’il a dit adieu à l’espoir de trouver un remède permettant de s’oublier dans des rêves merveilleux, loin de cette pièce minuscule qui lui avait longuement servi de demeure, loin de son antre de solitude. Il passe la plupart de son temps immobile. Se condamne à devenir une coquille vide. Ses yeux d’ordinaire si pétillants sont à présent vitreux. Il laisse apparaître des sourires fractionnés. Conduire une voiture haute gamme est un luxe qu’il n’a même pas eu la force d’entretenir. A croire qu’il passe la majeure partie de ses journées à grogner d’insatisfaction. La jalousie est un sentiment qui le ronge de l’intérieur. Il les envie, ces êtres dotés de pouvoirs surnaturels, envahis par un afflux de puissance absolument ahurissant, capables de faire plier le monde à leur simple volonté. Aucune substance ne pourrait affaiblir leur organisme. Il en est persuadé.

Quant à lui, il a des hauts le cœur. Il ressent le besoin de vider le contenu de son estomac, après avoir absorbé une quantité d’alcool modeste. Sous l’effet de cette drogue qui lui grille le cerveau, l’embrouille, le fait parler avec difficulté, d’un ton bientôt chancelant. Il est aussi fragile qu’un nouveau-né. Ses mâchoires se contractent à cette idée. Il n’est rien d’autre qu’un paquet de nerfs, faible et sans défense. Le seul acte de bravoure dont il a fait preuve a été de rejoindre la cause de Vittoria. S’il se lançait dans un combat de boue contre elle, ses côtes le feraient souffrir un bon bout de temps. Il ne peut pas tourner à son avantage le fait d’être en position d’infériorité. Il aurait souhaité avoir l’égo de la taille d’un terrain de foot, mais il n’en est rien. Il ne lui reste que ces légendaires joutes verbales, toutes les formes de railleries qu’il utilise de manière à la faire réagir. Sa manie de pointer toutes ses erreurs l’exaspère au plus haut point. Pour autant, il plonge bien volontiers au plus profond de cette obsession fanatique. Elle arrive quelques fois à faire apparaître de minces sourires sur ses lèvres, à faire virevolter des papillons dans son ventre. C’est comme si juste après avoir reçu plusieurs piqûres, un sentiment de plénitude l’assaillait.

Il croise ses bras sous sa nuque, fixe le vide un certain temps dans le but de se remettre les idées en place. Sans grand succès. Il se fige à ses paroles, déglutit difficilement, la respiration laborieuse. Elle est probablement en train de se féliciter mentalement de sa provocation. Il fait mine de rester de marbre, finit par redescendre, une pointe d’ironie dans la voix. « Je ne serais pas contre l’idée d’une petite danse avec toi, si c’est ta question…». Elle multiplie les allusions implicites. Il fronce légèrement les sourcils, lui jette un regard interrogateur. Il aurait dû penser à brancher son décodeur. « Merci pour… ? ». Sans doute convaincu que Vittoria est trop occupée à magouiller avec Ange pour lui porter le moindre intérêt. Après tout, il n’est qu’une coquille vide sans importance. « Je crois percevoir une petite once de jalousie dans ta voix…il y en aura pour tout le monde ». Il en rajoute une couche. Il ne prend même pas le soin d’attendre le moment idéal pour amorcer la bombe. Ils changent de sujet, prennent un air plus sérieux. Des récents évènements qui lui minent complètement le moral. L’envie est plus forte que la raison. Celle de l’entourer de ses longs bras protecteurs. D’écarter d’elle toutes les menaces mortelles.

Il est également vexé. Vexé de réaliser que des secrets planent au-dessus d’eux. Elle donne l’impression d’avoir utilisé tous les prétextes du monde dans le but de le laisser sur le carreau. A son tour de réprimer des jurons mordants. « Ne crois pas que tu vas t’en tirer comme ça. Toi et moi, on se disait tout ». La douce chaleur qu’elle dégage finit par apaiser son cœur glacé. Elle le touche à peine et le désir monte comme une flèche. Il en tremble tellement fort qu’il pourrait perdre l’équilibre. Sa tête se met à tourner. Il aspire une bouffée d’air par la bouche, essaye d’ignorer l’électricité qui se propage le long de son corps. Impossible. Il la contemple d’un air adorateur, meure d’envie de s’abandonner sans crainte. Toutes ses pensées glissent vers des images érotiques. La pièce tangue. Il faut qu’il sorte d’ici. Il faut que…Il perd pieds. Il laisse ses sens et son instinct guider ses futurs actes. « Et puis je m’en fou. Prends-le comme tu veux ». Il glisse sa main sur sa nuque, sous sa tignasse, et l’attire à lui. Il capture ses lèvres avides. Les écrase férocement. Laisse ses mains se balader sur ses cotes, son flanc, son ventre, ses hanches. Capitule sous ces assauts bestiaux.

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MessageSujet: Re: /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Mar 28 Mar - 20:31




C’est comme si tout autour d’elle se mettait à dégringoler. Comme si tout s’effondrait brutalement et que les barrières qu’elle avait mises en place avaient disparues, détruites par le regard inquisiteur de Casey. Plus rien ne tient debout, pas même ses nerfs qu’elle sent à vif, pas même elle, plus rien n’a d’importance, plus rien ne compte. Elle en oublie ses préoccupations des dernières semaines. Pour la première fois depuis longtemps, elle ne pense à rien d’autre qu’à l’instant présent. Au moment. Ce moment. Tout est flou autour de la rebelle et ne se distingue dans le brouillard environnant que la silhouette réconfortante du pyromane. Une sensation nouvelle, une redécouverte d’un plaisir simple comme celui du confort. Celui apporté par le canapé lui donne l’impression de s’étendre sur un nuage. Après avoir passé des jours dans les égouts, comme les rats, elle ose enfin sortir de sa tanière pour retrouver un peu de lumière. Et c’est là qu’elle atterrit. Pour son plus grand bonheur. Et toute la bonne volonté de l’irlandais à la contrarier ne pourra pas lui retirer ça. Elle s’est offert ce luxe en s’incrustant chez lui, sans prévenir, pour ne rien risquer de plus. Et jusqu’à présent, elle ne regrette sûrement pas sa décision.

« - De la jalousie ? Tu plaisantes j’espère ? Je suis pas jalouse, non. Je suis déçue » Elle pèse ses mots, tout comme le regard lourd de sens qu’elle lui jette. Leur relation n’a jamais été facile. Faite de silences et de vérités non avouées. Mais après l’épisode de la prison, elle aurait tout de même espéré un peu de reconnaissance de la part de son allié. Toutes les piques qu’il peut bien lui lancer n’ont aucune valeur à ses yeux, pas assez pour qu’elle les prenne en compte ou qu’elle y réponde. Tant qu’il n’avouera pas que sans elle, il ne serait pas sorti du trou dans lequel on l’a jeté, tant qu’il ne lui prouvera pas qu’elle a de la valeur à ses yeux, qu’elle n’agit pas dans le vide, alors elle n’entrera plus dans son jeu. Plus pour l’instant. C’est la décision qu’elle prend à cet instant. La promesse qu’elle se fait intérieurement. Avant de l’oublier la seconde suivante. Elle change son fusil d’épaule. Modifie sa stratégie pour mieux l’atteindre, le forcer à obtenir ce qu’elle attend de lui sans qu’il ne s’en rende vraiment compte. Sans qu’il ne s’en aperçoive. Un jeu, un autre, dans lequel elle se lance seule, à sa propre initiative. À peine levée, elle regrette déjà d’avoir quitté le confort du sofa et n’aspire qu’à le retrouver. Pourtant, elle s’enfonce dans la partie qu’elle a commencée et n’y mettra un terme que lorsqu’elle l’aura décidé. Son aveu la rend maussade, peinée. S’il croit qu’elle lui fait moins confiance que par le passé, il a tout faux. Et elle ne manquera pas de lui prouver qu’il a tort.

« - On se dit toujours tout, non ? Rien n’a changé, pas pour moi » Sa remarque pourrait presque la vexer. Les sourcils froncés, elle plonge ses prunelles neurasthéniques dans celles du pyromane, lui offrant son regard le plus réprobateur. Elle n’a pas l’impression de lui avoir menti. Elle lui aurait tout avoué quoi qu’il arrive et elle trouve ça même culotté de sa part de le prendre comme ça. Elle le sent fébrile alors que la brune initie un contact compliqué à gérer mais absolument provocateur. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il réagisse de la sorte. Résigné, il agrippe sa nuque et prend possession de ses lèvres. Un baiser attendu, inattendu. Mais pourtant espéré. Une douce chaleur se répand dans tout son corps et réveille ses sens depuis longtemps endormis. Morte à l’intérieur, son toucher la fait tressaillir. Elle saisit la nuque du ténébreux à son tour, prolonge l’étreinte encore un peu. Une effervescence oubliée et si délicieusement retrouvée. Le tout accompagné de ce sentiment de sécurité qu’il lui prodigue, à l’entourer de ses bras de la sorte. L’impression que rien ne peut lui arriver, leur arriver. Un feu intérieur qui grandit au creux de son ventre, la flamme depuis toujours éteinte. Ravivée au contact du pyromane. Elle se sent perdre pieds, complètement absorbée par l’instant, la férocité qui se dégage de leurs lèvres entremêlées. Elle laisse aller ses doigts dans les cheveux du ténébreux, guidée par l’instinct, elle ne se contrôle plus. Comme si ce n’était qu’une parenthèse, un moment d’égarement entre eux, qui ne compte pas. Une illusion, un écran de fumée. L’inévitable résultat de plusieurs années de tentation. Elle se sent comme en dehors des réalités. Avant que cette dernière ne vienne la frapper comme une gifle en pleine figure.

Que vont-ils faire à présent ? Ils sont comme deux enfants convoitant le même jouet. Une fois obtenu, il perd tout son intérêt. Toute sa valeur. Elle a peur de cette possibilité, de ce futur probable, envisageable. Maintenue en vie par les éclats produits entre eux, elle craint que la flamme ne s’éteigne, ne s’amenuise, maintenant qu’ils ont tous les deux cédé. Tout ça lui traverse l’esprit en une fraction de seconde. Les images défilent devant ses paupières closes et elle trouve finalement la faille. Le prétexte idéal. Sa nature. Alors, elle se laisse aller, laisse la faim gronder jusque dans ses tripes. Et le contact charnel se transforme en vol d’énergie. Elle inspire profondément et alors qu’elle emplit ses poumons, elle peut sentir la ressource vitale de Casey passer d’un corps à l’autre. Elle s’enivre de ce nectar délicieux et absorbe par la même occasion quelques images de son passé houleux. Un passé qu’elle connait déjà. Elle rompt le contact brutalement quand le ténébreux commence à montrer les premiers signes de désagrément. Faussement surprise. « - Désolée, je… » Le souffle est contrôlé, le regard lui, plongé dans celui de son vis-à-vis. « - Je suis fatiguée » Elle bat des cils un instant, comme pour prouver ses dires. Elle ne ment même pas. Elle est épuisée. Épuisée de fuir, de courir, de sursauter à chaque bruissement de feuille. Elle refuse de se l’avouer, mais elle est sur le point de craquer, bien qu’elle ne veuille rien laisser voir. Il connaît sa condition, sa nature profonde. Il sait ce qu’elle a fait, le monstre qu’elle a été et en connaît également les risques. Elle n’a pas à se justifier sur ce point. Et ne le fera pas. « - Je suis fan de ton canapé, il est vraiment super confortable mais je suis sûre qu’il le serait encore plus si tu t’y allongeais un peu avec moi » Le timbre est sûr. La moue qu’elle lui lance se situe quelque part entre la petite fille boudeuse et la jeune femme tyrannique. « - Je te suggère d'enlever ta chemise, j'ai besoin de chaleur humaine » Elle le dévore des yeux, continue de lui masser le crâne. Soudainement incertaine, elle ne sait pas ce qu’elle veut. Ne l’a jamais vraiment su. Équilibre instable, elle joue avec le feu.


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MessageSujet: Re: /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Mer 5 Avr - 21:00

Les années défilent, les jours s’enchainent sans pourtant autant refermer les blessures béantes ouvertes dans son cœur. Il n’a jamais eu de signification réelle aux yeux des Fitzgerald. Ils ont toujours eu l’habitude de communiquer à coups d’insultes, de silences et de mots incompréhensibles. Il vit avec la malheureuse impression de n’être qu’un courant d’air ne possédant qu’un seul but. Celui d’envoyer voler au loin les détritus dispersés par ci et par là. Il a gâché le prestige de sa famille. Tous ces moments où il avait eu la sensation d’avoir tissé des liens indestructibles. Ils ne voyaient en lui qu’un étranger. Un invité indésirable ayant accidentellement renversé sa tasse de thé sur le tapis du salon inestimable. Il est passé par de multiples phases de rejet, et les mots de Vittoria heurtent quelque chose dans sa tête. Un douloureux rappel que la connerie coule dans ses veines et qu’il n’est vraiment qu’un tas d’os inutile. Il sent grimper en lui un violent complexe d’infériorité. La honte dégouline de tous les pores de sa peau. Quelque part, il préférerait la voir sourire avec une gratitude débordante. Il a fait en sorte que chaque discussion tourne au vinaigre. D’ordinaire, il perçoit dans ses attitudes et dans ses gestes plus de fierté que d’agacement. En tant que parfait crétin, il laisse son trop plein d’état d’âme gâcher la seule relation vraiment positive qu’il lui reste. Il accumule les bourdes de débutant.

Son esprit est en proie aux doutes et il réalise qu’il ne lui reste que des regrets. Les mots restent bloqués dans sa gorge. Il ne laisse rien paraître, de peur d’être davantage piétiné. « Je ne sais pas à quoi tu t’attendais. Midas transformait en or tout ce qu’il touchait. Moi, j’ai tendance à tout incinérer. Je n’ai jamais réussi à me comporter comme un bon samaritain. D’ailleurs, si je ne m’abuse, toi non plus ». Décidément, il est incapable de retenir ses sarcasmes. Il sent une pression lourde et écrasante derrière ses globes oculaires, alors qu’il la fixe avec attention. En voyant sa mine désarçonnée, il se sent petit et insignifiant. Il n’est qu’une mouche prête à s’écraser sur le sol. Le pion sur l’échiquier, qu’elle peut déplacer à sa guise. Il ne peut pas s’empêcher de détourner son regard, se cachant derrière ses mèches de cheveux couleur charbon. Il devrait se contenter de ses réponses évasives. Il secoue la tête pour essayer de chasser les conclusions hâtives et dérangeantes qui mettent ses nerfs à rude épreuve, mais en vain. Vittoria a toujours côtoyé la mort de très près, sous l’influence de cette blonde écervelée qui n’a jamais pu l’encadrer. Et réciproquement, Ange ne lui inspire aucune confiance, c’est certain.

Il lutte encore, pour ne pas se laisser submerger par le ressentiment. C’est impossible. Il nourrit une telle animosité. Il meurt d’envie de l’encastrer dans le premier mur qui entrera dans son champ de vision. « Dis plutôt que c’est ta petite bergère qui a encore élaboré un plan foireux et qui a essayé de m’évincer, par la même occasion ! Elle devrait mieux encadrer son troupeau de moutons ! Non mais sérieux, tu l’as encore suivie en fonçant tête baissée ! ». Il se pince les lèvres, comme pour étouffer un flot de jurons, réalisant à quel point son attitude est lamentable. Coté self-control, il a encore des progrès à faire. « Désolé, je n’ai jamais pu la piffrer ! Je ne lui fais pas confiance. Je n’aime pas te savoir en danger ». Il est inutile de continuer à se fourvoyer dans des faux semblants. A présent, il refuse de laisser plus qu’un maigre espace entre eux. Il perd la raison. Son corps entier se consume, il l’étreint de toutes ses forces, fait d’elle sa prisonnière. Des idées saugrenues germent dans son esprit. Il fait connaissance avec des sentiments jamais expérimentés auparavant. Il ressent le besoin de se lancer dans un ballet effréné, d’alterner entre douceur et brutalité, de façonner son corps avec des mains possessives. Il rompt le baiser langoureux lorsqu’il commence à manquer d’oxygène. Le teint pâle, le souffle court, il est prêt à vaciller sur ses jambes. Durant quelques secondes, il revoit le visage de sa mère ravagé par les larmes. Frappée d’un désespoir absolu après avoir découvert l’infidélité de son mari. Elle a bien failli y passer. Elle a souhaité mettre fin à ses jours. Et durant un court laps de temps, il perçoit une once de soulagement, en s’imaginant rejoindre l’autre monde. Loin du chaos qui règne sur cette terre. Une lueur de compréhension brille dans ses yeux. Il se sent plus proche d’elle.

Et puis Vittoria le ramène à la sinistre réalité. Elle met un terme à son calvaire. Du moins, à la douleur physique. Il sent ses poumons comme jamais auparavant, prend chaque bouffée d’air avec délectation. Il ne réussit qu’à hausser les épaules, et à banaliser son geste. De toute manière, il aurait tout donné pour la maintenir en vie. « Ne t’en fais pas pour ça ». Il plonge encore un peu plus dans les ténèbres, le cœur serein, et se livre à de l’idolâtrie. « Tu me pousses au vice…». Dans un mouvement brusque, il emporte les tissus qui recouvrent son anatomie, saisit ses poignets et écrase ses lèvres. Sa carrure l’avantage légèrement, et il n’a aucun mal à l’immobiliser. Il entreprend de déboutonner sa chemise. Ses yeux hagards la scrutent. Il savoure le parfum de sa peau du bout de la langue, y trace des sillons de feu. Il accumule une tension intolérable, rêve de nourrir le désir de volupté qu’elle fait naître en lui depuis toujours. Il replonge dans son excursion. Ses mains partent à la conquête de sa poitrine, de sa taille, de ses hanches. Elles se frayent un chemin entre ses cuisses. Caresses salvatrices destinées à lui faire perdre pied, à faire naître des supplices. Il ne souhaite qu’une seule chose. Qu’elle l’invite à satisfaire les désirs de son corps affamé.

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MessageSujet: Re: /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Sam 8 Avr - 12:40




Elle a pourtant l’habitude de ces excès de colère. De ce besoin constant de la surpasser dans la violence. Une attitude malsaine qui n’a de cesse de grimper sur l’échelle de la fureur, un crescendo incessant dans lequel elle se laisse constamment emporter, incapable de mettre un terme à ces échanges bestiaux qu’ils perpétuent. Ils ne se parlent pas, ne savent communiquer qu’en se bouffant la gueule. Elle s’est naturellement adaptée à la rage dégoulinant de tous les pores de la peau du pyromane. Elle s’est mise à son niveau pour ne pas paraître faible, pour ne pas se laisser avoir, pour ne pas le laisser croire qu’il peut la dominer aisément. Devenant à son tour un véritable poison pour ne pas succomber. Des années que ça dure. Qu’ils ne semblent pas se fatiguer l’un de l’autre et de leurs joutes verbales horribles. Depuis tant de temps, elle en a l’habitude, c’est vrai. Plus rien ne devrait la surprendre, la choquer. Plus rien de devrait la vexer et encore moins la faire réagir. Mais cette fois, il faut dire que l’irlandais se surpasse. Il se rabaisse aux remarques les plus désobligeantes, s’attaque personnellement à elle. S’attaque même à Ange. Elle bouillonne de l’intérieur, les poings serrés, se mord les lèvres pour ne pas exploser complètement. Se retenir de ne pas le frapper en plein visage et risquer d’abîmer ses traits de jeune premier. Des traits qu’elle sait secrètement apprécier, mais ne l’avouera jamais.

« - Ça te donne pas le droit de te comporter en parfait connard ! Non mais pour qui tu te prends, sérieusement ? » Elle se retient de hurler, consciente des risques qu’elle encourt toujours. Personne ne doit entendre sa voix s’élever de cet appartement. Alors, elle fait passer sa colère à travers ses dents, persiffle et réaffirme ses mots avec des coups portés au torse du ténébreux. « - Je t’interdis de parler d’elle comme ça. C’était ma décision à moi seule, Ange n’a rien à voir là-dedans alors tu peux te garder tes réflexions à la con » Le timbre est dur, la mine se fait grave. Elle ne rit plus désormais. Il a touché une corde sensible, peut-être bien volontairement. Mais ça lui importe peu. Elle fronce les sourcils, manifeste son mécontentement par tous les moyens visibles en sa possession. Comment peut-il se permettre de porter un tel jugement sur la seule personne qui a toujours été là pour elle ? Sans la présence d’Ange à ses côté, la rebelle serait déjà morte. Elle lui doit la vie, à plusieurs niveaux et ça la rend folle que l’irlandais puisse la penser aussi mauvaise et mal intentionnée. « - Mais je suis en danger bordel Casey, constamment ! Tu l’as pas encore compris ? Et toi aussi d’ailleurs, on l’est tous. Même s’ils veulent nous faire croire le contraire » Elle secoue la tête, blasée. L’air résigné s’imprègne de son air colérique pour venir le remplacer totalement. Elle change radicalement d’attitude en mettant sa stratégie en place. Avec succès. Elle se félicite intérieurement de cette réussite alors qu’elle le sent vaciller sous ses doigts. Le baiser interrompu, il ne semble pas s’en offusquer. La maigre salve d’énergie qu’elle est parvenue à lui soutirer ne lui apporte que très peu de bienfaits. Les effets de la drogue qu’il a ingérée en sont certainement pour quelque chose. Tant pis. Il n’est pas une cible de choix de toutes façons. Elle inspire profondément, à peine revigorée. En rien rassasiée.

La colère disparaît, du moins en surface. La rebelle acquiesce d’une sourire quand il évoque le vice. Elle l’empoigne du regard, accroche ses prunelles avec force jusqu’à ce qu’il cède, incapable de retenir ses pulsions plus longtemps. Ravie d’être parvenue à ses fins, elle ne résiste pas, se laisse déshabiller, des mains et du regard. La chemise ainsi prêtée se décolle brusquement de l’épiderme encore humide et atterrit sur le plancher. Avec tout le reste. L’emprise aux poignets bien ancrée, un rictus apparaît au bord de ses lèvres prisonnières de celles de Casey. Le souffle court, elle est à la merci de son allié qui répond avec ferveur à son invitation. La chaleur du corps masculin contre le sien la galvanise et son épiderme sensible réagit mille fois aux caresses du pyromane. Quelques soupirs parviennent à franchir la barrière de ses lèvres désormais délaissées alors qu’il prend possession de sa silhouette. Redessine ses courbes féminines du bout des doigts. Elle succombe à la tentation, se laisse aller au désir et profite de l’intensité de ce moment emprunt à la volupté. Elle se mord les lèvres, libère ses poignets non sans mal et déjà, ses mains trouvent refuge sur le corps brûlant du ténébreux. Des mois d’attente semblent soudainement prendre leur sens alors qu’elle capture de nouveau ses lèvres, emprisonne son visage contre le sien avant de laisser ses paumes parcourir l’échine stimulante de l’irlandais. Sa nuque, ses bras, son dos, ses hanches, elle dresse un inventaire minutieux de son anatomie, l’ancre dans sa mémoire. Succombe complètement à ce côté animal qu’il libère et diffuse sur tout son être. Presque contagieux, tout son corps réclame désormais son contact. Elle perd pied, se laisse aller. Les ravages salvateurs qu’il opère de ses baisers ne sont plus des mirages lointains mais deviennent bien tangibles. La brune s’abandonne aux bras du pyromane qui l’incendie de son toucher. Elle perd le contrôle et se laisser posséder pour de bon. Et, pour une fois, ne cherche pas à inverser la tendance. Au contraire. Elle espère secrètement qu’elle dure toujours, alors que son corps en redemande. Avide et affamé. Colère transformée. Plaisir assumé.
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MessageSujet: Re: /!\ Eyes On Fire {Vittoria & Casey}   Mar 11 Avr - 16:42

Vittoria lui donne de quoi alimenter ses réflexions. Sert de caisse de résonnance à une multitude de questions. Il la contemple d’un regard vide, sent son cœur battre à toute vitesse, se rend bien compte que l’adrénaline l’emporte sans cesse sur son coté fragile. C’est elle qui parcourt violemment son corps, qui lui permet de tenir debout, de gérer son mental en se centrant dans l’instant. C’est également l’adrénaline qui lui fait perdre son identité, qui le transforme en un monstre sanguinaire, au visage froid et impassible. Il n’a rien d’un sorcier. Pourtant, à partir de l’adolescence, il a réussi à faire tomber le masque. Ses parents ont vu le gentil chevalier blanc se transformer en vilain petit canard. Casey, mais qu’as-tu fait ? Je ne te reconnais plus. Des paroles douloureuses qui résonnent encore dans ses oreilles. Prononcées par sa génitrice, le cœur en berne. Ses parents pensaient qu’avec cette fortune colossale, Casey aurait plus de chances de réussir sa vie, sans commettre de grossières erreurs. On devinait dans ses attitudes, dans ses expressions, une éducation stricte et austère. Il était l’incarnation de la bienveillance. Celui qui avait l’habitude de se rendre aux galas de charité organisés par l’hôpital. Ils avaient été tirés de leurs rêveries violemment. Forcés d’alerter le poste de police le plus proche dès la première boutade, le visage rouge d’indignation, les yeux ternes. Une lueur de joie y résidait, autrefois. Casey avait l’impression de l’avoir brisée à tout jamais.

Pour qui se prend-il ? Il prône de belles valeurs, veut faire le bien, en ne parvenant qu’à répandre le mal autour de lui. Une ambivalence parfaitement insupportable. Par moments, il ne se comprend pas. Il doit faire face aux effets néfastes de l’éparpillement des traits de sa personnalité. Supporter les grognements révoltés qui s’élèvent de toute part. Ajouter quelques touches de second degré pour ne pas trop alourdir l’atmosphère. Pour permettre à la tension de descendre d’un cran. « Je serais tenté de te répondre que je me compare souvent à Queen Elisabeth mais j’ai oublié d’enfiler ma jolie parure en or jaune ». Il y a des jours comme ça où il décide de faire des mauvaises blagues. Des blagues pas drôles du tout, qui tombent à l’eau et font un flop total. Il n’a jamais été un grand comique, et il s’est régulièrement pris des patates dans la figure en essayant de faire évoluer certaines relations dans une franche camaraderie. Voilà qu’il fait les frais de sa colère. Ses espèces de croassements lui vrillent les tympans, menacent de faire exploser sa cervelle de malade. Il se met à siffler un air de musique et à rigoler comme un crétin. Cette manie de chanter des louanges à la Sainte Déesse l’insupporte au plus haut point. La guerre des nerfs continue. « C’est dingue. Tu montes au créneau dès qu’on a le malheur de s’attaquer à la dinde qui est probablement restée un peu trop longtemps dans le four. J’ai compris. C’est enregistré. Tu es une grande fille vigoureuse qui ne se laisse jamais dicter sa conduite. Redescends ».

Il la regarde de manière incrédule. Elle lui répond avec son petit air supérieur. Va même jusqu’à lui dispenser des cours d’éducation morale et civique, ce qui lui hérisse le poil. « Ce n’est pas pour autant qu’on doit se lancer dans des plans risqués, et décliner toute action réfléchie et stratégique ». Il pousse un long soupir d’exaspération, riposte avec une mauvaise foi certaine. Sachant pertinemment que leurs ressemblances sont frappantes, et qu’ils ont tous les deux hérité d’un tempérament impulsif. Un regard suffit pour les connecter. La situation prend un tournant inattendu. Il accepte avec délice toutes les sensations qui s’offrent à lui. Déglutit difficilement, contemple les doigts de Vittoria à l’œuvre, laisse son souffle l’électriser, détaille chaque carré de peau à sa portée. Dans une attitude pleine de défi, il mordille les pointes de chair qui s’érigent sous sa langue, avant de s’immiscer à l’intérieur et de céder au plaisir. Après avoir prolongé cet instant de plénitude, il affiche un air coupable et désorienté. Il sent son sens de la fuite s’activer. « J’ai une course à faire. Je repasserai plus tard ». Sa conscience s’en mêle. Entre eux, plus rien ne sera comme avant.

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