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 I was alone when I burnt my home (#ellian)

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: I was alone when I burnt my home (#ellian)   Mar 20 Déc - 1:04


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ELLIAN
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Du sang sur les murs. Des empreintes sur les rideaux. Des preuves laissées un peu partout. Elles finissent par succomber, les unes après les autres. Le feu dévore tout sur son passage, ne laissant rien pour contrer les ravages. Il consume le moindre souffle de vie dans les parages. Absolument magnifique, prodigieux, impressionnant, il brûle avec une telle férocité que sa chaleur devient vite asphyxiante. Ellie respire à peine au milieu de l'incendie mais cela ne l'empêche pas de circuler près des flammes ardentes. Cette proximité la fait frissonner. L'adrénaline l'empêche de s'écrouler. Les volutes de fumée dansent devant ses yeux qui cherchent désespérément à la retrouver. Sa tendre victime. Les morts ne sont pas supposés se relever. Les morts ne sont pas supposés se défendre. Lorsqu'ils le font, les dommages collatéraux sont innombrables. Il faut réparer l'erreur, colmater la plaie, stopper le saignement. Il imbibe son tissu, coule le long de son ventre dont la chair se noircit. Le processus de nécrose commence alors.

La jeune femme maintient une pression constante sur sa blessure, pestant un peu plus à chacun de ses pas. Il lui devient difficile de marcher dans ces conditions. Ses jambes supportent tout juste son poids. Jusqu'à finir par succomber au rappel incessant de la douleur omniprésente. L'ancien docteur se laisse finalement glisser contre un mur pour atteindre le sol. Son corps puise au fin fond de ses ressources pour avoir la force d'expulser la fumée inhalée. L'américaine tousse à en cracher ses poumons, si bien que les battements de son cœur s'agitent. Prisonnier de sa cage thoracique, il ne peut s'échapper. Contraint d'endurer ce mal sans pouvoir riposter. Seul un simple tissu placé devant la bouche d'Ellie le protège de l'intoxication. En réalité, il ne fait que retarder l'inévitable. A ce rythme-là, les minutes deviennent un luxe qu'il ne peut pas se permettre... les secondes, des fragments d'espoir que les cendres dissipent à leur bon vouloir.

Une porte qui valse comme une balle tirée à bout portant. Et puis ce vacarme incessant. Il survient de tous les côtés. Ce sont d'abord des voix au milieu du feu qui crépite. Puis des mots qui s'estompent aussitôt. Pour finir par ne devenir que des murmures perdus dans le fléau. Est-ce que son esprit les imagine ? Est-ce qu'il parvient à les entendre ? La jeune femme se demande un instant s'ils sont réels. Cela semble à la fois improbable et tout à fait possible. Elle peut sentir le bois du parquet craquer sous la pression exercée. Quelqu'un d'autre est là. Pourtant, tout ce qui retient son attention, c'est la chaleur éprouvante de ce feu. La sueur perle de son front alors que la sécheresse s'installe à la commissure de ses lèvres. Les râles qui s'échappent des tréfonds de son être sont de plus en plus faibles. Ils caressent tout juste l'air disparaissant considérablement.

Ses pensées se tournent tout naturellement vers Ezra. L'espace d'un instant, elle est persuadée de l'apercevoir traverser les flammes pour l'atteindre. Hélas, ce n'est pas tout à fait vrai. Heureusement, ce n'est pas tout à fait faux. L'homme s'avance dans sa direction, d'un pas assuré. Comme s'il ne sentait pas la ferveur du feu se jeter sur lui. Comme s'il pouvait le traverser. Il s'approche, un peu plus près, sans qu'elle n'entende le moindre mot sortir de sa bouche. Pourtant, il semble dire quelque chose. Seulement ça n'a pas de sens. Ses paupières sont tellement lourdes que plus rien n'en a... lorsque subitement, Ellie lui saisit le bras avec une violence sans nom. Une force de vie indéniable. Un instinct bestial incommensurable. Ce n'est pas ici que son corps reposera. Oh non. Ce n'est pas aujourd'hui que son existence finira. Oh non. Ce n'est pas comme ça que l'esprit abandonnera. Oh non.

Elle plante alors son regard dans le sien et il se passe une chose d'étrange, imprévue, insolite. Sans savoir pourquoi, ni comment, la lueur obscure au fond de ses yeux en appelle à celle qui brille dans les prunelles de cet inconnu. Celle qu'il tente éperdument de dissimuler, d'étouffer, de nier. Celle qui vibre au plus profond de son être, de son âme, de son squelette. Celle qui l'épuise, le condamne, le désire. Ce parasite implacable qui refuse de mourir, quoi qu'il arrive.
 


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MessageSujet: Re: I was alone when I burnt my home (#ellian)   Mar 20 Déc - 2:01



I was alone when I burnt my home

 
Hold on to me


J'enchaîne les gardes, évite le sommeil. Je travaille jusqu'à ne plus tenir debout, m'épuise. Et ce soir, je suis épuisé. Assis contre le camion, je bois un café sans conviction, seulement celle d'une dernière intervention, retarder l'échéance. Retarder la solitude et mon seul reflet. Et elle arrive, le destin me caresse tendrement la joue et m'offre cette dernière faveur. Je souffle, soulagé de voir la boule d'angoisse à l'intérieur de mon corps rester sous contrôle encore un peu. On manque de personnel ce soir, on manque de personnel avec les derniers événements. C'est un incendie, grave. Je vais devoir intervenir. Troquer ma place dans le camion, on est pas assez. Personne ne peut se permettre de rester derrière, il y a peut-être des blessés.

Mon poing se serre à cette idée. Je n'aime pas ça. Je n'aime pas risquer une blessure, un coup mal avisé. Je n'aime pas l'idée de ne pas maîtriser la nécrose sous l'effet de l'adrénaline et du stress. Je détourne les yeux, un battement de cœur et on est parti. Concentré, sans un mot, je mets ma veste, la referme. Le masque entre les mains, je commence à trembler. Sans un regard pour ce pied qui cogne violemment le sol, j'ignore mes pulsions. J'ignore les hurlements glacials de la rue, j'ignore ma nature, j'ignore qui je suis. Je suis là pour sauver des vies. J'en suis capable. Au moins ça, au moins ce soir. Au moins une fois. Les portes claquent violemment et nous voilà face à l'immeuble en flammes. Je me mords la lèvre, enfile le masque.

Quelques signes de la main, je pars d'un côté et mon collègue de l'autre. Au milieu des flammes, enfermé dans ce masque, je n'entends que ma propre respiration. Je n'entends que mes propres tourments. Je les vois, les vis, la chaleur ne me chauffe qu'à peine mais cette maison qui crie ses maux, ces murs qui agonisent alors que je me trouve au milieu ne me rappellent que le chaos dans lequel j'évolue. Constamment. Encore maintenant. Je serre le poing, cherche à reprendre le dessus. Je me répète les conseils de Roman et j'avance, je fais mon travail mieux que personne. Et puis je la vois. Comme une apparition au milieu des Enfers. Brune, fine. Cordelia. Impossible. La réalité reprend le dessus et me montre une inconnue. Je reste à peine une seconde à la dévisager avant de l'appeler. Lui dire qu'on va la sauver. Le parquet me murmure de m'arrêter. Il me somme de fuir, sauver ma peau, mieux regarder. Et cette fois-ci, je l'ignore. J'ignore ma lâcheté, mes idées. Je me dirige vers elle en la fixant, je ne vois qu'elle. Les plaintes des murs de la bâtisse sont lointaines, il y a une vie à sauver. Celle d'une jeune femme. Innocente.

Le protocole, les mots rassurants. La sortir de là, lui dire et lui répéter. Est-ce qu'elle m'entend ? Je n'en sais rien. Je m'apprête à retirer mon masque pour lui tendre, lui laisser l'opportunité de vivre alors qu'elle m'attrape. La force avec laquelle elle s'accroche me surprend, à deux doigts de me faire perdre l'équilibre. Mes pupilles plantées dans les siennes, je cherche à comprendre sans y parvenir. Et pourtant, les mots ne se perdent dans ma trachée, ils ne franchissent plus la barrière de mes dents. Et puis je la vois, cette envie de vivre. De ne pas mourir dans les flammes. Alors je retire mon masque, ne quitte pas ses yeux. Je cherche à cacher tout ce que je suis avec la désagréable impression qu'elle me perce à jour. Mais je n'abandonne pas, lui pose ce dernier sur le visage, et dans un murmure, je finis pas dire. « Je vais vous sortir de là. » Ma main attrape son dos, et je réalise qu'elle est blessée. Qu'elle a perdu du sang. Ce n'est pas le moment de s'en occuper, je le sais.

Alors j'ignore, couvre mon visage comme je peux et l'attrape au creux de mes bras. Je la soulève et ignore les flammes qui viennent me frôler avec cette douceur que je ne leur supporte pas. Les sons sont clairs sans le masques, les plaintes sont rudes, violentes et inépuisables. Il faut que l'on se dépêche. Quand je le vois, étalé au sol. Je m'arrête, sans avoir besoin de m'y pencher plus pour savoir qu'il est mort. Un regard sur la brunette dans mes bras et je comprends facilement que la scène sur laquelle on est arrivé est plus complexe qu'il n'y paraît. Finalement, mes iris se posent sur son ventre, la blessure ouverte qui laisse ce poison qui l'habite se déverser, et la nécrose se former.

Noire.
Noire comme l'ébène, comme les cendres qu'il restera demain.
Noire comme mes propres démons.
Noire comme ce que je suis vraiment.

Je presse le pas et traverse ce qui tombe en ruine trop rapidement avec un tout nouveau pressentiment. Ne pas la laisser au bras de n'importe qui. Ne pas la laisser avec quelqu'un d'autre que moi. J'ai peur pour elle, pour nous. Mon cœur bat violemment dans mon cou alors que la fumée me laisse voir de plus en plus trouble. Une sortie rapide, derrière, et je la pose dans une ruelle, à l'abris des regards, de tout. Un message rapide pour dire que tout va bien, dire que je rentre directement, je suis épuisé. On m'excuse, on excuse mes angoisses et je me retrouve seul, face à l'inconnue. Seul, face à celle qui partage la même malédiction que moi.

Je retire lentement le masque et cherche à observer sa blessure sans la toucher. « Vous avez besoin de soins... » Les mots sortent difficilement, l'incendie, la fumée, l'horreur de ma nature en pleine figure. Et cet homme, mort. Celui que je n'ai pas signalé. Celui dont je n'ai mentionné aucune présence, à personne. Et cette fille. Là, devant moi. Seule face à moi. Pourquoi je fais ça ? Pourquoi je lui pose ma veste dessus ? Pourquoi, je recommence à parler après m'être essuyé une énième fois le visage ? « Je vais vous amener chez moi pour vous soigner, d'accord ? Je vous promets de ne pas vous faire de mal. Vous comprenez ? », ma gorge se noue, alors que mes prunelles humides trouvent difficilement les siennes. « Je suis... comme vous... »

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You're mine, control me
hard to resist falling in love don't wanna commit i'm taking the chance i'm taking the risk they say that you're toxic that's just why i want it every time you touch me i can't breathe they say you're no good for me they don't know what's good for me every time you love me i can't breathe
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MessageSujet: Re: I was alone when I burnt my home (#ellian)   Jeu 22 Déc - 21:35


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Foudroyante, elle se répand à toute vitesse, ne lui laissant aucune chance d’y échapper. Impitoyable, elle s'étend aux recoins de son être les plus isolés, imposant sa dictature sans pitié. Mortelle, elle se nourrit des derniers souffles de vie, s'épuisant assurément dans la nuit. Son règne ne fait pas l’ombre d’un doute. Cette tendre et cruelle fumée l'achève. Elle envahit ses poumons, corrode son être, désamorce sa respiration. Cela commence par une petite gêne au fond de la gorge, puis la gêne devient une brûlure et très vite, la brûlure prend le goût de l'acide. Si bien qu'il est impossible d'avaler sa salive. Si bien qu'il est impossible de tenir plus longtemps. Ellie s'étouffe. Ses pensées ne tiennent plus la route. Ellie s'épuise. Ses forces s'amenuisent. Ellie se meurt. Son corps cède à l'envahisseur.

Sa vision se brouille au point de ne plus distinguer le visage de l'homme qui lui fait face. Ce même homme qui tente de la sauver par tous les moyens, risquant sa vie pour la sienne. Elle sent à peine ses bras lorsqu'il la soulève et la porte hors de la pièce principale. Le masque, posé sur son visage, lui permet de tenir quelques secondes de plus. Quelques secondes qui font toute la différence. Bientôt, l'air frais de la nuit se jette sur sa peau encore brûlante et les étoiles se mettent à planer au-dessus de sa tête. Elle ne comprend pas immédiatement ce qui se passe. Il lui faut un peu de temps pour rembobiner le film, saisir l'étendue de la situation, faire un point. La silhouette du pompier disparaît et la jeune femme commence à retrouver doucement ses esprits. C'est encore un peu flou, vague, confus. Puis la douleur lui tombe dessus, l’empêchant tout simplement de se relever.

L’homme revient. L’homme approche. L’homme parle. Délicat, il retire le masque de son visage. Ellie l’observe attentivement, scrutant l’azur de ses prunelles. Il semble sincèrement soucieux de lui venir en aide, ce qui l'incite à déclencher la sonnette d'alarme. Méfiance quand tu nous tiens. L’instinct de survie reprend le pas. Il faut dire que les élans de générosité sont bien rares en ce bas monde. Durant un instant, l'ancien docteur ne dit rien, profitant du silence pour examiner son interlocuteur. L'expression sur son faciès. La lueur dans son regard. L'émotion qui le tiraille. Cette dernière semble authentique, réelle, presque tangible. « Aidez-moi à me relever... » C'est avec une certaine difficulté que ses lèvres articulent les syllabes des mots. Néanmoins, leur pertinence est sans appel puisque ses yeux se posent d'ores et déjà sur la main tendue dans leur direction. Ellie la saisit avec délicatesse, s'apprêtant à refermer ses doigts dessus lorsqu'ils s'agitent subitement.

Sans prévenir, elle enfonce férocement ses ongles dans la paume de sa main. La chair fraîche est transpercée d'un seul coup, laissant du sang s'écouler. Malgré son état pittoresque, sa prise ne faiblit absolument pas. Ce n'est pas l'humaine qui le retient. C'est la bête, le monstre, l'autre. Et soudain, la nécrose apparaît autour de la plaie. Le parasite est satisfait, rendant sa liberté à son congénère. « Il n'allait pas vous croire sur parole quand même. » La jeune femme parle de l'esprit comme d'une entité à part entière malgré le lien étroit qu'ils entretiennent ensemble. Cela lui arrive depuis peu, et surtout lorsqu'elle rencontre quelqu'un d'aussi condamné. Quelqu'un qui comprend ce fardeau, ressent ce fléau. Quelqu'un qui entend cette voix, perçoit ce poids. Quelqu'un dont le désespoir lui est familier. « Puis ce n'est pas comme si j'allais pouvoir me hisser seule, ça fait plus mal qu'il n'y paraît. » ajoute-t-elle en désignant la blessure qui la maintient à terre.

Bien que l'américaine n'y fasse pas explicitement référence, elle espère que sa victime est restée prisonnière des flammes. Il lui faudra obtenir l'information d'une manière ou d'une autre. « Merci, au fait, il faisait très chaud là-bas. » Elle ignore tout ce qu'il sait mais compte bien le découvrir. Ce n'est pas le moment d'avoir un témoin gênant. Néanmoins son instinct lui assure que la condition du pompier va jouer en sa faveur. Il semble réellement perturbé par le regard qu'elle pose sur lui. Ce regard à la fois profond et sagace qui perfore sa peau d'un battement de cils pour jeter un coup d’œil à l'intérieur. Apercevoir le squelette qui le tient debout, l'obscurité qui l'érige à son image, la dualité qui l'incite à résister. Ce n'est qu'une question de temps avant que la folie ne l'attrape dans ses filets. Personne ne sort indemne d'un tel châtiment...
 


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