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 Du sang sur les mains. Solveig

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MessageSujet: Du sang sur les mains. Solveig   Mer 21 Déc - 20:46

Distraction.  
Eddy & Solveig
Little Darlings. .

Les lumières dansent et le son bourdonne, altérant sa perception avec une lenteur hypnotique. Eddy se laisse distraire par les silhouettes féminines qui déambulent de droite à gauche, mouvent les hanches saillantes, balancent les corps désirables autour des barres. Se saboulent jusqu’à l’abandon. C’est ici qu’il vient s’oublier ce soir le temps de plusieurs heures. Dans les dédales de cette boîte à striptease lugubre où la musique gueule et où les pilules répondent à leurs attentes. Les billets s'échangent, la drogue glisse entre les pognes. L'homme se tient là, debout, qui apprend des mortels ce qu’ils ont à lui donner. Il manque quelque chose. Un besoin de chaleur probablement. De trouver ce qui peut faire battre ses veines et diminuer sa souffrance et sa colère. Il y a beaucoup de femmes qui travaillent, beaucoup d'hommes à la recherchent de sexe, d'une distraction. Il refuse cependant de céder à cette addiction là quotidiennement. Le tigre lorgne attentivement chaque individus. Chaque femelles si peu vêtues qui puent le sexe. Elles cassent les hanches en déambulant devant les mâles. Les sourires qui dissimulent pourtant tant de chose. Les phalanges s’enfoncent dans sa tignasse hirsute d'un mouvement ample de poignet tandis qu’on le déporte sur le côté. Aucune réaction de sa part. Ses billes glissent sur sa future proie et ses pas le mènent jusqu'à elle. « Combien pour une danse, » qu'il éructe en attrapant son avant-bras. La stoppant dans sa marche. « Elle est prise, elle m'appartient alors dégage, » l'individu le bouscule sans douceur aucune, et Eddy relâche sa prise automatiquement. L'animal grogne en son sein. Peu importe ce qu’on lui fait tant que ça lui fait oublier ce qui se passe en dedans. Du sang comme amusement. Ses iris contemplent l'adversaire bien moins imposant que lui. Moins athlétique que le métamorphe, beaucoup de graisse à la place des muscles. Evenson s'approche et bouscule le type, répondant à son geste. Il le remarque et esquisse un sourire mauvais sur sa trogne à cette conclusion. « Elle me plaît, toi casse-toi, » qu'il gueule à son tour en attrapant une bouteille dans son élan alors qu'une serveuse passe par-là. Tout va très vite sur le moment. Le bon timing. L'écrasant sur le balourd sans attendre une seconde de plus. Et la musique couvre les bruits de cette bagarre. Invisible, la prostituée veut disparaître. La jeune femme s'ébroue, cherche le calme dans le chaos ambiant. L'homme à la bedaine visible manque de finir au sol sous l'impact des coups de son assaillant. Ses pas sont lourds, il le remarque facilement. Les femelles s'agitent et demandent l'autorité sur le champ. Les phalanges d'Eddy se teintent de rouge au fur et à mesure qu'il frappe. C'est une délivrance, déversant sa colère sur son punching-ball humain. On le saisit subitement par les épaules et le maintient contre un mur l’espace de quelque secondes. « Tu gâches la soirée, sauvage, » qu'il croit entendre alors que l'inconnu le relâche plutôt brutalement. Ses yeux parcourent alors la pièce alors qu'il semble ailleurs, grâce à son intervention, la pièce est en désordre, les femelles apeurées avec un blessé fortement endommagé au sol.
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↳ Opinion Politique : Politique ? Ca se mange ?
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↳ Citation : " It is better to have faith in something than none at all "
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MessageSujet: Re: Du sang sur les mains. Solveig   Lun 26 Déc - 1:27


Distraction
Du sang sur les mains ••• Nouvelle journée, toujours la même fatigue qui pesait sur ses épaules. Ses yeux se posaient sur les danseuses de l'établissement sans forcément les voir. De nouvelles danses, de nouveaux costumes encore plus réduits en termes de tissu, étaient en essayage et Solveig se devait d'observer tout cela en tant que gérante. Ca en plus du fait que les filles étaient effrayées par le visage détruit par l'acide de Logan et que son frère gérait mieux ses hommes de main que l'esprit délicat des stripteaseuses. La suédoise était donc la mieux placée parmi le trio pour donner sonavis, distribuer ses conseils. Et puis, il fallait bien qu'elle bosse lorsqu'elle ne pouvait assurer le service de vente. Lorsque, comme aujourd'hui, elle était beaucoup trop épuisée moralement et nerveusement. Dans ces moments-là, ce n'était pas bon pour elle d'entrer en contact avec des drogués qui pouvaient devenir violents. De plus, la surveillance renouvelée de son frère l'empêchait de se permettre des sorties aussi longues la nuit, et donc l'argent qu'elle retirait des ventes était moindre qu'auparavant. Elle se retrouvait obligée de déléguer une grande partie de son travail à ses revendeurs. Une partie de sa liberté illusoire qui avait disparu. Bon, finalement, ça aurait pu être bien pire. Il faudrait juste qu'elle s'assure qu'aucun de ses contacts ne soit torturé par Isak. Mais plus tard.

Elle se fraya un chemin au travers des plumes des tenues lorsqu'une voix prononça son nom. La femme qui surveillait les danseuses. Un peu plus âgée, mais qui n'avait rien perdu de son charme. Tout ça ressemblait presque à un cabaret, si on retirait le fait qu'elles finiraient dans un lit – si elles avaient de la chance – en échange de quelques billets, qui seront reversés à Isak, et que leurs performances seront inscrites dans un cahier. Voir quelles danseuses devaient être absolument gardées et lesquelles pouvaient être... Mises à la porte. Oui, c'est ça, son frère ne devait pas encore les éliminer elles. La métamorphe ne l'espérait pas en tout cas. Enfin, depuis l'histoire avec Marie, Solveig se rendait compte que c'était peut-être un souci. D'autres stripteaseuses pouvaient avoir envie de faire cavalière seule, tout en remettant la responsabilité sur leur ancien supérieur. Par vengeance. Mais une putain de vengeance qui pourrait déclencher un nouveau massacre. Et la jeune femme n'en avait pas envie. Ils avaient suffisamment de soucis à gérer ainsi. Et même si son frère avait l'air un peu plus présent que d'habitude, elle préférait garder un oeil sur cette partie-là, en même temps qu'une longueur d'avance.

Elle se posa près de la... Contremaître, observa les entraînements, les quelques mouvements répétés par les danseuses, s'attarda sur la vision que cela offrait avec les nouvelles tenues, écouta d'une oreille distraite les commentaires de la femme. La moindre imperfection était corrigée sur le fait. Imperfections que Solveig ne voyait absolument pas soi-dit en passant. C'était bien pour cela que son boulot était d'observer, avec un regard extérieur, si c'était ce qu'elle voulait pour les clients. Elle modérait le niveau d'exigence. D'ailleurs, elle ne tarda pas à stopper le tout, décidant que c'était ce qu'elle désirait. Que tout était bon. Et personne ne fit de remarques sur son ordre. Encore heureux. La jeune femme salua alors les personnes présentes et retourna à l'étage, dans sa chambre, pour se poser un peu. Logan étant absent cette nuit, il lui faudrait gérer les problèmes dans l'établissement. Et dieu savait que tout le monde attendait ce jour-là pour se battre et mettre tout sens-dessus-dessous. Elle attirait les types dans ce genre. Et parfois c'était quand même emmerdant. Parce qu'elle était sur les nerfs pour toute la soirée pour la suite. Enfin bon...

La nuit tomba, les premières heures s'égrainèrent, sans aucune violence. Solveig commençait même à respirer plus librement, envisageant de troquer sa tenue de gérante pour des vêtements un peu plus... Décontractés. Tels un short et un tee-shirt trop grand pour elle. Ce qu'elle mettait pour dormir en somme. Sauf que son instinct lui disait que c'était trop calme pour être vrai. Et il avait raison. La musique s'était arrêté, chose qui n'arrivait jamais, et cet arrêt fut rapidement suivi de quelques coups contre sa porte. Soupirant, la suédoise sortit de son antre, passa devant le serveur stoïque et descendit dans le club. Juste à temps pour entendre le barman craché quelques mots en direction d'un homme plaqué contre un mur. Un sourcil se arqua alors que ses yeux épousèrent la scène. Bordel. Pour rester polie. Les danseuses s'étaient retirées dans un coin, et tout le monde fixait un corps au sol. Encore un vie. Mais salement amoché. D'un geste, elle indiqua à deux serveurs de le transporter ailleurs. Pour ne pas qu'il crève ici. La seconde suivante, on nettoyait les traces encore visibles. Le regard de la jeune femme se posa alors sur l'agresseur, sans la moindre émotion dans ses pupilles dorées. Un nouveau geste et le gorille qui n'avait pas bougé d'un poil attrapa l'homme par l'épaule pour le guider vers l'extérieur. Un claquement de doigts et la soirée reprit, comme si de rien n'était...

Un courant d'air frais l'accueillit alors qu'elle mettait un pied dehors. C'était bien son jour de veine. Elle congédia le garde, qui retourna à l'intérieur non sans une hésitation. Parce qu'il savait que si Solveig se faisait frapper, il prendrait pour son grade derrière. Isak ne riait pas avec la sécurité de sa soeur. Enfin, elle n'avait pas prévu de rester ici bien longtemps. Son ton s'éleva bientôt, mêlant la langue anglaise aux accents et intonations suédois.

"Je vous conseillerais de ne plus remettre les pieds ici à l'avenir. Déclencher une bagarre et laisser un homme pour mort, je ne peux tolérer cela dans mon établissement."

En fait, ce n'était pas un conseil, c'était plutôt un ordre. Et c'était l'occasion pour elle de créer une liste noire de clients. Certes, elle ne connaissait pas son nom mais son visage était gravé dans sa mémoire et celle des gardes. Elle le détailla de la tête aux pieds, et se détourna, prête à rentrer dans le Little. Mais c'était sans compter cette sensation se glissant dans ses veines. Celle qui faisait ressentir le panda en elle. Littéralement. Qui lui faisait comprendre que l'homme face à elle n'était pas un simple humain. Et elle détestait quand cela arrivait. Parce que cela lui donnait envie d'en savoir plus. De savoir ce que son interlocuteur était. Et aujourd'hui n'était pas jour d'exception. La suédoise fit volte-face, enfonçant ses iris dans les siennes.

"Qu'êtes-vous ?"

Ou la question la plus maladroite du monde. Et la plus vague aussi.

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MessageSujet: Re: Du sang sur les mains. Solveig   Lun 26 Déc - 11:41

Distraction.  
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L’atmosphère est chargée de tension. Ses billes guignent attentivement l'attitude du blessé au sol. Celui-ci semble avoir des difficultés à prendre sa respiration. La respiration est irrégulière, bruyante. Eddy n'apprécie pas la concurrence, la concurrence on l'élimine. Il fronce les sourcils, toujours contre le mur. Le tigre reste vigilant. Il s'en délecte et humecte ses lèvres avec impatience. Il a juste besoin d’exsuder toute cette colère et toute cette douleur. L'animal dévore la carcasse sanguinolente de ses orbes mais ne bouge pas d'un iota pour autant. Il va mourir d'ici peu si personne ne l'aide. Aucun ne bouge. Les femmes sont parties. Sûrement paniquées, où savent quoi faire en cas de problèmes comme celui-ci. Un de plus où un de moins maintenant. Pour qui il se prend le balourd à la bedaine tombante et l'haleine puante d'alcool. Transpirant le sexe par tout les pores de sa peau. L'iris arrondies à force de voir l'hémoglobine qui s'écoule au sol. S'échappant du propriétaire. Ses poings se serrent sporadiquement dans les poches de sa veste à mesure qu'il observe tout individus présents. Plusieurs minutes plus tard et la gérante débarque sur le lieu, il suppose que c'est elle la directrice. Puisqu'aucune femme n'est présente, sauf elle. D'un mouvement de dextre, les serveurs récupèrent le blessé. Le transportant dans une autre pièce afin que la soirée reprenne. Le ménage sera sans doute fait à la suite. Le videur le toise d'un air soupçonneux, qu'Eddy se contente de lui renvoyer avec affront. « Quoi encore ? » Après un moment d'hésitation, l'homme tend la main afin de recueillir l'épaule du métamorphe avec violence. Il rit intérieurement de l’ironie du sort. Le guidant avec force jusqu'à l'extérieur sans avoir aucun choix. La poigne est rude et il s'agite autour. Jouant des bras pour reprendre sa liberté. « Tu écoutes et tu obéis aux ordres d'une pauvre femme, tu es d'un pathétique, » lui dit-il en simple provocation. L'autre ne répond pas, il sait contenir ses paroles et ses gestes malgré tout. Tout ça ne l'amuse plus, ni la boîte à striptease bondées, ni l'obscurité qui enveloppe les corps à présent. Dehors les gens sont moins nombreux, et une succession d'idées se présentent à lui. Le gorille le bouscule sans ménagement, manquant de finir face contre terre. Mais il redresse sa charpente de justesse. Revenant à l'intérieur sans un regard pour Evenson. Sans un regard sur l'élément déclencheur. Récupérant son attitude nonchalante, ses phalanges récupèrent un paquet de clope. Masquant ses tremblements, dissimulant son anxiété. Tirant un bâton cancérigène qu'il coince entre ses lippes. Allume celle-ci distraitement alors qu'il croit entendre du bruit. N'étant plus seul. Quelqu'un d'autre s'extrait brusquement par les portes d'entrées. Il attarde un regard froid dans les calots de la femme. Que souhaite t-elle, celle-là. Elle parle, lui demande de ne plus venir ici. De ne plus mettre ses pieds dans cet endroit. Il lève le menton, fier de son attitude. Ne courbera certainement pas l'échine pour une femme. « Pas de problème, princesse, » lâche-t-il d'une voix ironique alors qu'elle s'apprête à partir mais sa marche s'arrête quelque secondes plus tard. Lui demandant ce qu'il est. Pas son identité non. Haussement d'épaules en tirant sur sa tige. La tutoyant ouvertement. Pas de limite, pas de respect. « Je suis dehors par ta demande et tu crois en plus que je vais te répondre ? Que ça t'apportera quelque chose, alors que tu fais la belle à l'intérieur. Tu l'auras vite oubliée, » gronde-t-il avec intimidation. Il hausse les épaules alors que le tigre semble reconnaître un autre animal en son sein. Si elle reste là alors tant mieux, ça lui permettra de la titiller davantage dans ce sens, quitte à lui en faire perdre la raison. Lui retournant la question. « Et toi alors ? »


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MessageSujet: Re: Du sang sur les mains. Solveig   Mer 28 Déc - 0:25


Distraction
Du sang sur les mains ••• Elle n'avait pas réagi aux mots de l'homme par rapport au fait qu'elle était une femme. De toute façon, elle avait l'habitude, vu le monde dans lequel elle évoluait. Peu la prenait au sérieux en dehors de l'établissement. Cependant, à l'intérieur, elle restait la gérante, la fondatrice, en plus d'être la soeur d'Isak. Donc, Solveig avait une légitimité que son interlocuteur ne pouvait même pas soupçonner. D'ailleurs, il pouvait périr par une simple demande de sa part, si elle tournait la situation à son avantage. Aussi simple que bonjour avec le côté sur-protecteur de son frère. Néanmoins, la jeune femme préférait se défendre par elle-même si cela était nécessaire, prouver qu'elle était bien plus qu'une image de façade. Mais encore faudrait-il qu'elle en ait quelque chose à foutre de sa remarque. S'il avait du mal avec les ordres venant d'une femme, ce n'était pas le problème de la suédoise. Puisqu'il comprendrait rapidement qu'il n'avait pas d'autres choix que de s'y plier lui aussi. Il ne remettrait pas un pied ici, elle se le promettait. Elle n'avait pas que ça à faire que de gérer le client qu'il avait tabassé par la suite. Notamment lorsqu'il s'agissait d'une personne plutôt influente. Dieu savait ce qu'il demanderait en échange de son silence. Et s'il y avait représailles... Isak finirait par l'éliminer aussi, ce qui agaçait la jeune femme.

Elle ne tiqua pas plus au terme employé "princesse", comme pour la rabaisser un peu plus. Heureusement qu'elle ne prenait pas la mouche pour ce genre de détails. Avec Marie, il aurait fini avec un couteau sous la gorge – ou une balle entre les deux yeux –. Sans aucun préavis. Solveig était plus... Modérée. Peut-être à l'image de son animal. Plus douce, plus apte à laisser passer certaines choses. Tant qu'il ne s'agissait pas d'une attaque envers son frère ou leur business. Les deux sujets qui pouvaient la faire basculer de panda mignon à lionne. Un danger que peu soupçonnait. Et c'était ça la meilleure des personnalités. Celle que personne ne peut vous attribuer. La colère de Solveig n'existait pas dans l'imagination de la plupart de ceux la côtoyant, même Isak. Voilà pourquoi, le jour où elle exploserait... Ca remettrait en cause des idées reçues à son encontre. Beaucoup d'idées reçues. Ses yeux continuèrent de détailler l'homme, alors qu'il sortait de quoi fumer. Le regard de la suédoise s'assombrit. Elle ne supportait pas de voir cette drogue, qui détruisait son aîné, même si elle ne disait rien à ce sujet. Elle n'arriverait jamais à faire changer d'avis Isak, alors, elle cautionnait.

Le ton employé, le tutoiement, tout lui arracha un sourire mauvais durant une fraction de seconde. Le panda reconnut le prédateur, sans en prendre peur. Il ne faisait pas partie des prédateurs naturels de son espèce, ce n'était donc pas un danger imminent. Et Solveig se savait surveillée par les homes de son frère, aucune chance que son interlocuteur puisse s'approcher ou la toucher sans se prendre un violent retour de bâtons. Quant à l'intimidation dont il avait envie de faire preuve... La suédoise resta de marbre. Elle était une mafieuse, que croyait-il pouvoir faire pour l'impressionner ? Ce n'était que des mots prononcés, et sa carrure n'avait rien d'effrayante. Qu'il essaie seulement de lui faire peur. Il s'y casserait les dents aujourd'hui. La jeune femme n'avait pas envie de concéder le moindre sentiment en cette nuit moite. Il avait gâché son repos après tout. Il lui avait laissé un faux espoir que tout se passe bien, que personne n'essaie de tuer quelqu'un d'autre. Bordel, elle rêvait de cette nuit avortée. La question retournée ne lui arracha rien d'autre d'un clignement de paupières supplémentaire. Hé bien...

"Si vous voulez me donner un surnom, je préfèrerais Sa Majesté. Bien moins affectueux que celui que vous avez choisi."

Histoire de planter le décor dès le début. Son ton était resté glacial, créant un déséquilibre par rapport à ce qu'elle était d'habitude. Mais aussi le fait que son interlocuteur était un skinchanger. Et que d'un côté, elle avait envie d'en savoir plus. Parce que ses rencontres se limitaient jusqu'ici à Duncan. Et bien qu'elle ait appris à gérer son alter par elle-même, elle avait besoin de voir comment se comporter les autres métamorphes, notamment lorsqu'il s'agissait d'animaux différents d'elle. Là, la suédoise avait perçu qu'il n'était un panda, mais d'une famille bien plus... Carnivore. Elle ne saurait donner la bestiole particulière mais c'était un fait qui l'aidait déjà bien.

"Mais vous me répondrez, je n'en doute pas de cela. Même si je n'en ai pas besoin, mes sens sont largement suffisants pour trouver une réponse..."

Et il valait mieux pour lui qu'il l'ouvre. Qu'il lui réponde clairement. Quelques formes se glissèrent devant ses yeux, laissant apparaître plusieurs possibilités. Toutes des félidés. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Voilà une chose qu'elle n'avait encore jamais perçue. Que de nouveautés en cette soirée. Bien plus intéressante qu'elle ne l'aurait pensé. A force de se servir de son animal ces dernières semaines, cela l'avait emmenée à augmenter ses capacités certainement. Une bonne chose finalement.

"Léopard ? Guépard ? Tigre ? Puma ?"

Histoire de lui montrer de quoi elle parlait. Après, elle s'intéressait plus à cela qu'à son identité. Bien que cela pourrait être utile pour le mettre sur liste noire. Bon, la jeune femme verra cela plus tard. Pour le moment, elle se concentra sur le côté métamorphe. Juste sur ça.

"Vous n'avez qu'à le deviner par vous-même ça..."


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MessageSujet: Re: Du sang sur les mains. Solveig   Dim 1 Jan - 18:43

DISTRACTION
Poupée de glace face à l'homme. Elle garde contenance face à ses propos acerbes. Ne cille pas lorsqu'il lui envoi des piques plus où moins agréable. Pourtant elle ne s'échappe pas, ne s'en va pas à l'intérieur. C'est qu'elle est intriguée par Evenson, dans le fond. Elle perd de son temps pour lui et il jubile inconsciemment de retenir une patronne en dehors de son lieu de travail. Il est un point noir. Le temps s'étiole sans que le dresseur de fauve n’y prête attention. Comme de coutume, il se perd dans ses songes alors que la jeune femme lui parle. Sa majesté, qu'elle indique, un poil présomptueuse. « Je ne vois pas de Majesté, juste une enfant dans une cage d’orée, redescend sur terre. », qu'il éructe, répondant à son propos avec violence. Elle cherche en suite à savoir sa véritable identité, quel animal est-il. L'homme ne répondra pas à sa question puisqu'elle semble tellement confiance. Qu'elle cherche toute seule. Elle n'aura aucune emprise sur lui malgré le ton glacé et glaçant qu'elle emploie. Ses orbes observent en direction de la fenêtre, lorgne les gorilles qui regardent attentivement cette entrevue. Sa gueule se fend d'un sourire mauvais. Indiquant différentes races, citant le tigre. Eddy frissonne légèrement en s'approchant de la femme. Humant par la même occasion l'air, cherchant à savoir ce qu'elle est puisqu'elle joue avec lui. « Tigre. », murmure-t-il à son adresse, il sait qu'elle peut l'entendre, qu'elle est loin d'être sourde. Ne s'arrêtant qu'à deux mètres de la jeune femme puisque ses gardes sont proches de la porte d'entrée. Prêt à intervenir si il y a quelque chose de particulier, où de dangereux. Les hommes évaluent le danger. Il y a une lueur dans le regard du fauve, assez imprévisible d'ailleurs. « Un petit animal. », souffle t-il alors qu'il lève le menton. L'animal sondant l'autre, cherchant à savoir l'identité, où même une flagrance qui trahirait son espèce. « Je confondrai bien avec une peluche.», dit-il ironiquement, son sourire s'accentue alors qu'il s'avance d'avantage. Le besoin irrépressible d'avoir un contact physique. L'homme lève une mandibule et attrape fermement son poignet. Brisant la cage d'orée de Solveig. La prise est ferme, trop ferme pour qu'elle se dérobe à lui. Il apprend de son comportement. Analyse attentivement sa gestuelle fuyante. « Renard, panda, ourson...», c'est à son tour de dire différentes races. Il est trop proche d'elle, il le sait. Peut-être fuira t-elle. Ses billes contemplant les siennes avec curiosité. Il entend pourtant les hommes venir, les pas sont lourds, dangereux, s'il ne fait pas quelque chose tout de suite. Il n'est pas encore du genre suicidaire puisqu'il est seul. Seul contre tous. Ils sont prêt à venir à la rescousse de la princesse. S’interdisant de commettre une faute irréprochable probablement. Il relâche aussitôt sa prise. Lui laissant probablement une marque de cette poigne rude. Reculant de plusieurs pas, ne voulant pas de nouvelles confrontations avec les hommes de mains. « Tu ne risque pas d'être en danger dit-donc. C'est presque dommage pour toi. Tu t'ennuies sûrement....», il hausse les épaules en lui parlant, lorgnant de temps en temps les gorilles qui sont à l'extérieur à présent. Les matraques dans les mains. Fouettant dangereusement l'air. L'un d'entre eux demande à Solveig si tout va bien. C'est une triste vie, que d'être constamment sous surveillance.

(c) AMIANTE
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MessageSujet: Re: Du sang sur les mains. Solveig   Mer 11 Jan - 0:17


Distraction
Du sang sur les mains ••• Il n'avait pas compris l'ironie dans son propos. Celui concernant le terme « majesté ». Evidemment qu'elle n'avait rien d'une majesté. Mais elle préférait ce terme à « princesse », bien plus dégradant pour la femme qu'elle était. Quant à l'enfant qu'elle était supposée être... C'était amusant à quel point la population continuait à se fier à l'apparence physique. Ou alors c'était parce que Solveig était elle-même âgée de plusieurs siècles, il lui était donc plus facile d'intégrer cette réalité. Après, elle pouvait se tromper. C'est-à-dire que l'homme lui faisant face soit si âgé qu'il pensait que tout le monde était plus jeune que lui, et donc des enfants. C'était une possibilité qu'il ne fallait pas écarter, même si la suédoise s'en moquait. Elle se contentait de l'observer, d'enfoncer ses iris dorées dans celles de l'homme. Telle une reine, telle la patronne qu'elle était ici. Le calme incarné, malgré la dangerosité qu'il pouvait incarner. Il ne se heurterait à aucun recul, aucune marque de peur. Elle était ainsi. Perdue, suicidaire, au bord du gouffre, et pourtant si forte et protectrice lorsqu'on s'en prenait à son frère et tout ce qui s'en approche. Elle était la lionne sur son territoire. Son regard se fit plus prédateur, plus agressif. S'il continuait ainsi, il allait finir déchiqueté par la jeune femme...

Un tigre... Finalement, elle ne s'était pas loupée dans le gabarit de l'animal. Le panda ne faisait pas le poids. Il le sentait bien, et il s'était retiré bien profond. Il avait disparu de son corps. C'était ce qu'elle aurait cru si elle n'avait pas perçu le léger tremblement. Au moins, il laissait sa place à quelque chose de nettement plus... Effrayant. Et capable de gérer la situation. Un sourire se dessina presque sur ses lèvres lorsque l'homme lui fit la réflexion qu'elle abritait en son sein un petit animal. Puis il se rapprocha. Si Solveig ne montra aucun signe de frayeur extérieur, chaque pas dans sa direction accentuait le sentiment de malaise qui courait sous sa peau. Comme avec Marie. Elle n'était pas à sa place mais cela ne l'empêchait pas de jouer son rôle. Celui qu'on avait décidé pour elle. Celui que son frère lui demandait de tenir dans ce monde clairement dominé par les hommes. D'ailleurs, c'était aussi rentrer dans les mœurs et les clichés ça. Qu'une femme ne pouvait pas donner d'ordres, qu'elle ne pouvait pas diriger. C'était ainsi que le métamorphe face à elle l'avait perçu. Et il serait peut-être temps de faire changer ça...

Il se rapprocha, après avoir lancé une nouvelle pique qui laissa Solveig de marbre. Elle aimait beaucoup son panda, qu'importait que ce soit un animal plutôt inoffensif et doux. Et ce n'était pas cet inconnu qui lui ferait changer cet avis. La main se referma autour de son poignet. Poigne ferme, presque violente. La jeune femme serra les dents, laissa son regard s'emplir de colère. Elle aurait voulu l'assommer, lui exploser le crâne contre le mur, ou alors son genou dans les parties. C'était faire preuve de la violence dans laquelle elle baignait quotidiemment. Cependant, les paroles de son aîné lui revinrent à l'esprit. Ce n'était pas à elle de tuer. Ce n'était pas à elle d'avoir du sang sur les mains. Ce n'était pas à elle de mettre en danger son intégrité physique. Il le lui avait ordonné. De rester à l'abri, de rester en vie. Et l'emprise qu'Isak avait sur elle était bien plus importante que toute la colère et toute la haine qu'elle pouvait ressentir. Alors, la jeune femme se contenta d'écouter l'énumération, un petit sourire en coin dessiné sur son visage, et surtout destiné à cacher le mal-être que lui infligeait cette proximité.

Il ne resta pas bien longtemps, les gardes du corps ne tardèrent pas à rappliquer. Son bras retomba le long de son corps, alors que la marque autour de son poignet s'estompait doucement. Les hommes de son aîné étaient prêts à passer son interlocuteur à tabac. Un simple mot de sa part et il serait mort. Il comprendrait peut-être alors qu'ici, en dépit d'être enfermée dans une prison dorée, elle avait les plein-pouvoirs. Une sensation que beaucoup auraient considéré comme grisante, mais que Solveig n'appréciait pas particulièrement. En tout cas, elle s'en servait peu. Peut-être parce qu'elle n'avait pas eu l'occasion jusque-là. Non, elle ne risquait rien, il avait raison. Quant à l'ennui... Pas du tout. Mais ce serait bien trop compliqué à expliquer. C'était sa vie, bien que peu serait capable de la supporter. On lui demanda si tout allait bien. La suédoise leur fit signe de partir.

« Je gère tout cela. Vous devez vous occuper de la protection de l'établissement. Je vous appelerai si j'ai besoin de vos services. »


Sous-entendu, si elle avait besoin de donner une leçon ou d'éliminer l'inconnu. Ce qui n'était pas le cas pour le moment. Evidemment, les gardes ne bougèrent pas. Elle se tourna vers eux, enfonça son regard doré dans les leurs, attendant qu'ils prennent acte de ses mots. Ce qu'ils finirent par faire, non sans la questionner sur ses intentions. Et leur demande fut acceuillie avec un silence. Solveig voulait juste qu'ils retournent faire leur boulot. Une fois que la porte se referma sur eux, elle se retourna, retrouvant le regard imprévisible du métamorphe. Il devait être ravi de l'altercation, qui devait prouver à son sens qu'elle n'était pas faite pour diriger. Enfin bon...

« Si je choisis d'y vivre, peut-on toujours considérer cela comme une cage ? Non, alors, avant de parler, essayez au moins de vous renseigner. »

C'était bien quelque chose qui l'agaçait. Qu'on parle de sa manière de vivre sans rien savoir. Ce n'était pas une prison dorée. Elle n'était pas enfermée. Ou plutôt, elle avait choisi d'y être. On ne l'avait pas obligée, elle souhaitait être proche de son frère. Un choix quelque peu étrange, quelque peu malsain, mais un choix tout de même. Elle aurait pu refuser. Elle aurait pu. Ce fut à son tour de se rapprocher à pas de loup, de se coincer à quelques centimètres de l'homme, de glisser ses lèvres jusqu'à son oreille et de murmurer :

« Raté... Il faudrait peut-être vous entraîner un peu plus, si même une femme est plus douée que toi... »


Elle se recula, laissant son visage de marbre reprendre ses droits. Bon, il n'avait pas eu tort en signalant le panda, puisqu'il s'agissait de son animal premier. Sauf que Solveig restait très secrète, préférant ne pas trop s'étaler sur ce qu'elle était. Encore moins face à un inconnu qui avait.... Tué un client. Elle n'était pas complètement folle non plus.

« Voyons le bon côté des choses, je ne risque pas de mourir comme une idiote parce que j'ai décidé de m'en prendre à mieux placé que moi... »

Ce n'était clairement pas dans ses habitudes de s'en vanter autant. Mais il fallait croire que l'homme l'agaçait un peu. Ou c'était le fait de ne pas pouvoir le contrôler, de ne pas avoir pu l'empêcher de tabasser un autre client. Un manque de contrôle qui énervait profondément la jeune femme.

« Pourquoi avoir blessé cet homme ? Vous ne pouviez pas agir de manière civilisée, contrôlant le tigre en vous ? »


Peut-être que ça expliquerait son comportement...

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MessageSujet: Re: Du sang sur les mains. Solveig   Lun 6 Fév - 18:15

DISTRACTION
Le malaise. L'animal peut le sentir, il s'en délecte même. Le corps reste cependant de marbre face à l'homme, elle cherche à être impassible mais ses émotions la trahissent légèrement. Elle ne bouge pas, ne réagit pas lorsqu'elle est prisonnière de son étreinte. Ne cherche pas à s'en défaire pour autant. Est-elle une habituée des otages ? C'est une situation assez grisante. Déstabilisant presque Eddy de la voir si calme. Lorsque sa dextre délaisse son derme, il discerne les hommes de main. Ils sont proches, prêt à intervenir en cas de pépin. Il tourne à peine la tête, devinant dans son champ périphérique des armoires à glaces qui ne comprennent pas l'attitude de la femme. La petite reine qui commande ses pions, un cliché absolument ridicule – si ridicule qu’il en devient grotesque. Ils obéissent et s'en vont à l'intérieur comme de bon chien. Le son lui arrache un rictus mauvais. Malheureusement, elle parle encore et malgré le silence indifférent, ou peut-être simplement absent du métamorphe dont les billes contemplent le minois féminin en face de lui. La demoiselle même s'approche dangereusement de lui. Amorce une démarche dans sa direction et les iris glissent finalement dans les siennes, s'y accrochent, s'y perdent. Raté dit-elle, on dirait une enfant, elle pense être plus forte et sa mandibule attrape sa gorge dans un automatisme de protection. Réitère un geste brusque et menaçant à son encontre. Sans douceur aucune. Les phalanges serrent, il ne la laisse pas fuir maintenant. Une confession est murmurée.. ;  « Tu te brûleras les ailes dans ton sarcasme. », souffle t-il en relâchant la petite princesse dans un geste brusque, lui laissant reprendre sa liberté et la distance qu'elle souhaite. C'est la seconde fois qu'il pose ses pognes sur sa silhouette frêle. Deux fois qu'il peut sentir l'animal disparaître en son sein, agitant d'avantage le tigre en lui. Fera t-elle preuve à nouveau de sang-froids. Où perdra t-elle ses moyens. Cédera t-elle à la colère ? Elle est néanmoins curieuse, cherche et quémande des réponses. La métamorphe est passablement énervée. Il peut l'entendre dans le timbre de sa voix et il la toise avec effrontément. « Il était saoul et dangereux. », qu'il lui répond sincèrement, s'en moquant un peu d'avoir fait du mal. Sa gueule se tord d'un demi-sourire. C'est presque courant chez lui. Conscient de ne pas être quelqu'un de doux, d'agréable même. La douceur lui est inconnue. L'homme n’est pas pressé de rentrer, ni de quitter cet étrange échange. « Si tu aimes avoir des types avec l'alcool mauvais chez toi, devant tes biches c'est ton problème. Elles vont finir avec des bleus et pire encore à cette allure.. », des justifications assez vagues, assez floues. Il le sait, il s'éloigne alors. Peut-être désire t-elle le fuir, peut-être désire t-elle revenir dans la bâtisse, loin du fauve. Loin de cet homme à l'allure dangereuse.

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MessageSujet: Re: Du sang sur les mains. Solveig   Lun 13 Fév - 0:46


Distraction
Du sang sur les mains ••• Jouer. Copier le comportement que son frère adoptait. Être comme lui, qu'importait les réactions de son interlocuteur. Sauf qu'elle avait tendance à oublier une chose. Elle n'était qu'une femme, et elle n'était pas crainte au même titre que son aîné. Si personne ne la touchait, c'était principalement à cause de lui. Personne ne voulait avoir à subir sa colère, puisque cela signifiait, dans la majorité des cas, mourir. Et ce n'était pas cool la mort, surtout pour une raison aussi futile que celle-ci. Solveig n'était pas effrayante. Et il allait falloir qu'elle régule le tout rapidement. Pour le moment. La main se retrouva contre sa gorge. Elle n'avait pas eu le temps de réagir. Puisqu'elle ne se serait peut-être pas laisser faire ainsi. Là... La lionne commençait à prendre du terrain. Elle la sentait, frémir sous sa peau. La suédoise dut se faire violence pour ne pas laisser l'animal prendre le contrôle. Une transformation inopinée qui aurait certainement entraîné la mort de son interlocuteur. La jeune femme ne contrôlait pas le fauve. La logique aurait voulu qu'il arrache la tête de l'autre. Sans ménagement, sans réflexion. Pour le punir d'être venu foutre la merde sur son territoire. Ouais, la lionne protégeant le territoire du lion...

Il la relâcha juste à temps. Son regard doré flambloyait. Se brûler les ailes... Voilà bien longtemps qu'elle n'en avait plus. Les marques laissées sur sa gorge disparurent bien vite. Cette aspect-là de sa condition lui plaisait bien. Et était assez utile lorsqu'on s'appelle Solveig Eriksson et que la mutilation était un moyen de se sentir comme un autre. Le danger, elle flirtait avec dans l'optique de ressentir les derniers vestiges de sa vie s'agiter en son sein. Histoire de ne pas être totalement vide. Histoire de ne pas devenir comme ce frère qu'elle essayait par-dessus tout de sauver. Ne se rendait-elle pas compte qu'elle était bien pire que lui de ce point de vue là ?

Le comportement de cet homme l'emmerdait. Elle n'avait aucun moyen de pression sur lui. Les menaces proférées lui importaient peu, et elle était là, comme une conne, à essayer de garder sa froideur exemplaire. A l'occasion, il faudrait que la suédoise échange avec Marie. Pour savoir comment cette femme faisait pour gérer sa mafia d'une main de fer, faisant que son nom faisait trembler de peur la plupart des hommes. Elle aurait aimé avoir ce charisme et cette prestance. Dans un autre monde. Dans une autre vie. Mais elle n'était que Solveig Eriksson. Une enfant se sacrifiant pour son frère. Une enfant ayant perdu son innocence dans les méandres de l'horreur et de la Mort. Une marionnette vidée de toute substance. Elle n'était rien.

Il était saoul. Dangereux. Comme toutes les personnes franchissant le pas du Little Darlings. Les danseuses en avaient l'habitude, bien que finalement, l'établissement leur offre une certaine protection. Même si la jeune femme ne s'occupait pas de cette partie-là du business, de temps en temps, elle y jetait un coup d'oeil. C'était ce qui faisait la réputation du lieu. Ses danseuses exotiques. Il fallait donc que celles-ci restent en bon état. Oui, Solveig en parlait comme des objets. Elle avait fini par les considérer comme tel. Après des mois, des années, elle avait adopté les idées, les visions d'Isak. Le sourire de son interlocuteur réveilla un peu plus la bête au fond de ses entrailles. Son regard vira au noir alors qu'elle passait sa langue sur ses lèvres asséchées. Elle avait de sang. Pour une fois, elle avait envie de violence. Elle, la poupée brisée. Elle serra les dents, s'obligea à ignorer cela. Après tout, l'homme n'avait pas tant que cela créer des problèmes. Il aurait juste pu battre le mec à mort dehors, plutôt qu'à l'intérieur. Elle ne réagit même pas à la dernière remarque. Tout était retombé d'un coup. La fatigue se glissa dans ses traits une fraction de seconde durant.

"Cela fait bien longtemps qu'elles ont été brûlées. Il faudrait que tu trouves un autre champ de menace."

Quelques mots crachés alors qu'il s'éloignait légèrement. Alors comme ça, il voulait partir... Bon, au moins, il ne foutra pas le bordel à l'intérieur. Sauf que Solveig restait sur sa faim. Il lui manquait des informations. Elle voulait en savoir plus, comme à chaque fois qu'elle rencontrait un autre métamorphe. C'était stupide comme réaction, mais la curiosité était bien plus importante que tout le reste. Alors, elle irait à ses risques et ses périls faire l'inverse de ce qui était conseillé.

"Il n'aurait pas été un danger bien longtemps. Sauf qu'on l'aurait descendu plus proprement que cela."


Les bagarreurs n'étaient pas tolérés dans l'établissement de base, qu'importait l'argent ou leur lien avec son frère ou elle. Il le lui avait rappelé lorsqu'elle avait osé donner un traitement de faveur à Mikkel. Et pourtant, ce jeune homme était très proche d'Isak. A croire que cela ne suffisait plus aujourd'hui. Elle finit par se bouger, faire quelques pas rapides pour attraper le poignet de l'homme et l'empêcher de s'enfuir. D'autres questions lui brûlaient les lèvres. Et il fallait bien qu'elle les pose, quitte à passer pour une folle...

"Oh, encore une question. Depuis combien de temps te transformes-tu ?"

A quel point es-tu un danger finalement...

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