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 Colder than your skin, meaner than your fangs || Eddy & Dariya {Terminé}

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MessageSujet: Colder than your skin, meaner than your fangs || Eddy & Dariya {Terminé}   Ven 23 Déc - 10:19

Le sentiment du devoir accompli, la fierté d’une entreprise menée à bien, la satisfaction de ses propres actions. Il n’y avait pas à dire, ces jeux avaient tenu leurs promesses, avec des candidats intéressants à leur manière. Pour un premier galop d’essai, nous nous en étions très bien tirés et désormais plus personne ne saurait si les prochains jeux seraient réels ou non, apportant une nouvelle dimension au concept. Si je ne captais pas bien l’intérêt du gouvernement, à part le règne par la terreur, je m’en contentais. Ceci dit, j’osais espérer que cette virtualité ne serait pas trop souvent de rigueur. Un bon résistant était un résistant mort et je ne pouvais m’empêcher de penser qu’en libérant des individus après une telle expérience, nous étions en train d’en fabriquer de nouveaux. De nouveaux petits insectes qui deviendraient des ennemis potentiels et j’avais assez donné dans la résistance qui essaie de me tuer. La différence avec cette époque, c’est que j’avais désormais les capacités de me défendre. Ambre avait veillé à m’entraîner comme une humaine lambda, jusqu’au jour où ma nature de Hellraiser m’avait frappé. Désormais, j’avais de quoi faire et ma curiosité naturelle me poussait souvent à pousser ces petits dons un peu plus loin. Je ne cessais de m’émerveiller de ce dont j’étais capable et de l’évolution de mes capacités.

Je chassais mes pensées, considérant que j’aurais bien le temps de me préoccuper des représailles plus tard, et me relevais de mon fauteuil pour faire le tour de la pièce. C’est avec une certaine nostalgie que j’éteignis les moniteurs de la salle de contrôle, emportant avec eux les vestiges d’un évènement arrivé à son terme. Toute l’équipe était partie depuis plusieurs heures, mais moi, j’étais restée sur place pour revoir certains passages, analysant mes propres erreurs, les opportunités manquées, prenant en compte les réactions des candidats, notant les choses qui me semblaient importantes pour la prochaine fois. Ma tâche finie, je posais un dernier regard circulaire sur ce poste de pilotage. Des mois de travail prenaient fin aujourd’hui, et malgré ma satisfaction, l’adrénaline me manquait déjà. Je ne m’imaginais pas simplement rentrer chez moi, alors même si je m’étais résignée à éteindre les lumières et quitter mon repère, je me mis à errer dans les couloirs du collosseum. Malgré la nouveauté du bâtiment, je m’y sentais comme à la maison, c’était mon arène, mes règles, mon monde.

Mes errances me conduisirent jusqu’à l’extérieur, sur un balcon surplombant l’arène. La météo était plutôt clémente, une nuit presque sans nuages, une température tempérée par l’absence de soleil et une légère brise pour soulever les fins grains de sable en contre bas. Mon regard coula du ciel vers ce même sol, jusqu’à se poser sur une source de lumière un peu plus loin. Je savais exactement de quel endroit il s’agissait et j’étais presque certaine de savoir qui y trouver. Un sourire étira mes lèvres à l’idée qui germa dans mon esprit. Pourquoi ne pas finir cette histoire sur une dernière petite note sucrée. Je me mis en chemin à l’instant même où la satisfaction de l’anticipation envahissait mes veines. Il ne me fallut que quelques instants pour rejoindre l’entrée de la caverne, mais je marquais un temps d’arrêt, agressée par l’odeur pourtant habituelle des fauves. J’avais beau adorer ces bestioles, leur repère n’était toujours pas mon lieu préféré. Prenant une dernière grande bouffée d’air frais, j’entrais sur le territoire des dresseurs, m’attendant à en trouver un en particulier. Chose que je ne tardais pas à faire.

« Evenson »

J’attirais l’attention sur ma présence avant de me désintéresser du bougre. J’allais me chercher une chaise dans un coin et la tirait de quelques mètres, les pieds en ferrailles raclant contre le sol inégal, avant de m’installer tranquillement. Je pris le temps de lisser le bas de ma robe sur mes cuisses après avoir croisé les jambes, mon regard se perdant sur mes doigts ou sur la pièce, mais évitant le dresseur.

« J’espère que tu ne te sens pas trop inutile. »

Comme si j’en avais quelque chose à faire… Enfin si, la situation m’amusait beaucoup. J’aimais foncièrement provoquer autrui, mais avec Evenson c’était un tout autre niveau. Peu de personne ne me revenaient vraiment pas, la plupart du temps les gens m’indifféraient plus qu’autre chose, mais lui avait le don ne m’hérisser les poils si je puis dire. Je posais alors mes yeux sur lui, lui offrant un sourire en coin discret.

« Il faut vraiment que vous fassiez quelque chose pour cette odeur. Je peux comprendre que vous baignez tellement dedans que vous ne sentiez plus rien, mais pour les personnes normales, c’est intenable. »

Les insultes fusaient sans que je ne cherche à les retenir. J’étais là pour ça après tout.


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MessageSujet: Re: Colder than your skin, meaner than your fangs || Eddy & Dariya {Terminé}   Lun 26 Déc - 13:10

Avec les fauves.  
Eddy & Dariya
Colder than your skin, meaner than your fangs .

Ça l’emmerde, Eddy. Il se traîne cet animal depuis quelque années, qui ne l'écoute pas. Un mâle dominant qui le cherche chaque jours. Cherche à savoir s'il peut prendre cette place, cherche les limites. Le tigre garde sa place qui lui revient de droit. Coléreux et à la fois hargneux. Ce bout de félin qui à sa droite piétine le sol de ses pattes griffues à plusieurs reprises sans trop savoir où se foutre, ce morveux qui feule quand il s'approche de sa cage. Cognant furieusement sa tête contre les barreaux. D’un regard oblique, l'homme ausculte le faciès du lion. Cette crinière touffue qui s'agite. Eddy l'oblige à faire son travail, l'animal exécute des ordres bien malgré lui. Un coup de badine et l'animal rugit. Lui offrant des morceaux de viande en échange. Tout bon travail mérite récompense. Le travaillant tout les jours, apaisant les tensions. Sollicitant chaque animal. La nuit tombe et il allume les lumières, ouvrant une cage dédiée aux plus jeunes. Il ne quitte pas encore les lieux, s'offre un peu de temps libre. L'homme aime ce qu'il fait. N'échangerai pour rien au monde pour un autre métier. Faisant sortir un jeune puma. Plus tard il deviendra un véritable chasseur qu'il pense. Pour l'instant il ressemble à un gros chat, l'emmenant dans la petite arène. Celui-ci s'agite et sautille gaiement. Appréciant ce moment privilégié. Créant un lien entre le dresseur et l'animal. Jetant des anneaux et des balles ici et là pour que celui-ci joue. Il expérimente inconsciemment sa chasse. Le libérant de cette trop petite cage. Étudiant attentivement le jeu du matou. Mais il est des choses avec lesquelles, malheureusement, on ne plaisante pas. Assis sur un tabouret, il entend des bruits de pas venir jusqu'à l'antre des fauves. Ses billes observent les animaux qui s'agitent à la venue de la directrice. Analyse le changement de comportement. Il sait, grâce à cette démarche assurée, la posture trop fière, l'odeur de femme confiante, qui débarque ici. « Clarke, » Qu'il lui répond froidement à la suite de son nom. Tordant sa gueule, il guigne la jeune femme d'un air mauvais qui promène sa carcasse. Il la suit silencieusement du regard, il déteste cette femme. Excrète son attitude, il n'aime pas sa démarche, n'aime pas non plus son caractère. Qui apprécie cette femme, sérieusement...Elle le tutoie, alors il en fera autant. « Toi par contre, tu es inutile ici. Toi et tes remarques, » il est aussi désobligeant qu'elle. Il lui tient tête. Il ne courbera pas l'échine face à cette femme trop imbue de sa personne. Pincé entre le pouce et index, le fouet roule entre ses phalanges. Geste répétitif et lent, objet qui canalise son anxiété. Redressant sa charpente, les épaules derrières. Relève son menton alors que le puma s'approche du dresseur. La jeune femme l'insulte, cherche une distraction avant de partir chez elle, probablement. « Ça pue la femme trop confiante ici, » qu'il lui répond calmement alors qu'il l'observe, ne la quitte pas des yeux. « Mes fauves sont prêts pour une future chasse à l'homme, peut-être que je te mettrai bien dans une des cages pour te faire taire, » remarque-t-il alors qu'il esquisse un sourire sur sa trogne. Ouvrant la petite arène, offrant la liberté à son félin de sortir. L'animal s'approche de la sortie avec méfiance, analyse le danger. Les oreilles s'agitent et Eddy l'observe parfois. Il aimerait bien lui faire peur avec cet animal pourtant jeune mais fougeux. «Tu t'ennuies pour venir ici, » qu'il souffle en soupirant légèrement. La dernière chose qu’il attend, c’est bien que cette femme de son genre lui fasse la morale ou essaie de rentrer dans sa tête.

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MessageSujet: Re: Colder than your skin, meaner than your fangs || Eddy & Dariya {Terminé}   Mar 3 Jan - 8:14

Étais-je dans une fosse au lion ou dans une maternelle ? La question me semblait légitime vu le nombre d’objets insolites qui traînaient au sol de la petite arène. Mon regard finit par se poser sur l’homme nonchalamment assis sur son tabouret. Il semblait plus à l’aise dans cet environnement que dans celui des humains. À cette pensée, un sourire moqueur effleura mes lèvres. Il avait bien raison de faire remarquer l’incongruité de ma présence dans son repère. Aucun humain normalement constitué n’était utile en ces lieux ou n’y prenait le moindre plaisir. Mais j’appréciais de le voir essayer de mordre, malgré ses efforts ses dents acérées ne frôlaient pas encore ma peau. Peut-être se rendit-il compte de ce fait sur le champ et qu’il se leva pour renforcer sa propre autorité. Je le gardais en périphérie de ma vision alors que mes yeux se posèrent sur le jeune puma près de lui. Pas encore pleinement développé mais déjà si élégant, les félins avaient cette grâce bien à eux, des beautés fatales en quelque sorte. La proposition aux airs de menace portée par une voix profonde me fit sourire de perversité alors que mes yeux remontaient pour rencontrer leurs homologues. L’idée n’était pas si déplaisante qu’il ne le pensait. Une partie malsaine de moi, sûrement ce morceau d’âme noire, me chuchotait que l’expérience pourrait être grisante, une manière de mesurer mes propres pouvoirs sur le genre animalier. J’hésite alors que le fauve tente une patte vers l’extérieur, voir moi, j’hésite vraiment, déchirée entre l’envie grondante et ma raison toujours aux commandes. Je n’avais pas l’intention de dévoiler ma condition à un homme qui pourrait s’en servir contre moi, un homme dont je ne savais pas s’il avait les connaissances nécessaires pour comprendre ce qu’il verrait, mais un risque que je ne voulais pas prendre.

M’ennuyer ? Non, j’ai été plutôt occupée ces derniers jours. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais l’on a organisé des jeux d’un tout autre niveau.

Un haussement sourcil suggestif, je continuais à l’asticoter gentiment. Caressant, certes, à rebrousse-poil, mais caressant encore. J’aimais jouer, j’aimais prouver que je pouvais toujours devenir pire et pour cela, je commençais toujours gentiment mes joutes. Ceci dit, je sentais que le dresseur ne serait probablement pas d’humeur à me supporter sur la durée, peut-être craquerait-il rapidement et je pourrais rentrer chez moi satisfaite tout aussi rapidement. Je glissais mes doigts dans mes cheveux, mon coude venant se caler sur le dossier de la chaise me permettant de soutenir légèrement ma tête alors que je posais un regard concupiscent sur l’homme.

C’est assez triste de constater que tu n’es pas capable de te sociabiliser avec autre chose que les animaux. Les humains sont trop complexes pour toi, je suppose. Mais regarde le bon côté des choses, nous nous sommes beaucoup inspirés de tes fauves pour créer des choses… différentes.


L’hésitation sur le dernier mot était préméditée, sachant pertinemment qu’il s’attendait à pire de ma part. J’aurais pu clairement énoncer que les créations de l’arène virtuelle étaient supérieures aux fauves, tant par leurs capacités que par leurs aspects. Trop de gentillesse de ma part, cela allait me perdre… Un léger rire m’échappa alors que je considérais sa remarque avec suffisance.

Trop ? On est jamais trop confiant. On l’est ou on ne l’est pas, point. J’ai toutes les raisons de l’être, peux-tu vraiment me le reprocher ? Oh non ne réponds pas, je sais ! Tu aimerais me donner une raison de ne plus l’être, c’est bien ça ?

Ma question était pratiquement rhétorique. Je sentais un besoin sauvage de me remettre à ma place émaner par tous les pores de sa peau. Une odeur musquée qui, au lieu de me faire fuir, m’attirait comme un papillon vers une source de lumière.

Je suis tout ouïe. Mais pitié, ne te cache pas derrière tes fauves, c’est lassant…

J’aimais provoquer, j’aimais pousser les gens à bout, et cela ne me réussissait pas toujours malheureusement. Théoriquement, je n’avais pas grand-chose à craindre, à part si monsieur cachait bien son jeu. Si j’aimais me savoir supérieur, je n’en étais pas moins excitée à l’idée d’une surprise.


Dernière édition par Dariya Clarke le Mar 31 Jan - 7:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Colder than your skin, meaner than your fangs || Eddy & Dariya {Terminé}   Ven 6 Jan - 22:08

Avec les fauves.  
Eddy & Dariya
Colder than your skin, meaner than your fangs .

«Je suis au courant pour tout ça, des jeux. J'espère que tu t'es amusée comme une petite gamine. », lui fait-il parvenir, sincèrement. Le carrelage froid. Il est vrai qu'elle est distrayante, mais aussi fichtrement plaisant à mater puisque la prunelle affamée s’égare sur le ferme séant qu’une robe typiquement austère tente – sans succès – de cacher. L'exécrable caractère de cette femme il ne s’est que trop frotté depuis ces dernières années. Bienvenue en enfer avec cette femme qui lui fait face, qu’elle lui abandonne entre deux syllabes narquoises, et la bête encagée grogne déjà en silence en son sein. Plus mal luné qu’un lion dominant, il délaisse sa place sans plus un regard pour la jeune femme qui le nargue et le provoque d'avantage. C’est à croire qu’elle jubile, la Garce ;  « Me sociabiliser avec des gens aussi méprisables que toi ? Non merci, ça ne donne pas envie. », qu'il éructe, le vieux con. Il répond à chacune de ses piques alors que l'animal s'extrait de son arène. Tout aussi curieux que méfiant d'avoir un peu de liberté. Lui ouvrant sa cage dédiée à celui-ci. Le jeune puma y pénètre sans attendre. Il glisse d'un pas lent devant chacune des cages des bêtes alors qu'elle lui indique qu'il devrait cesser mon jeu.  « Ce n'est pas moi qui garde cette façade provocante et détestable à longueur de journée. Tu es une femme bien seule pour faire ça régulièrement, tu combles un manque d'amour certainement. Tu as été bercée trop près du mur. », souffle t-il calmement, posément. Posant ses mires rieuses sur cette dernière. Il ouvre celle du lion dominant d'un geste discret, ayant déjà une petite idée de la suite de cette entrevue. Elle aime le risque, les défis. Il ne répond pas aux provocations, il tente d'être calme malgré tout. Il n'a rien à perdre sauf ses bêtes. Tout perdre, c’est vaste. Tout perdre, c’est relatif. Quel en est le prix de son geste suicidaire. La bestiole à la crinière touffue observe les deux individus. S'ébroue en posant ses orbes sauvages sur la jeune femme. L'allure élégante mais dangereuse. « Tu vas repartir, le sourire aux lèvres je suppose d'être venue me voir pour m'agacer», lui dit-il en s'approchant de cette dernière. Lui faisant face. Avalant les mètres entre lui et elle. « Nous ne sommes pas si différents que ça toi et moi. Tu es aussi associable que moi. D'une manière où d'une autre. Avoue-le.», souffle t-il alors qu'il hausse un sourcil. Sa gueule se fend d'un demi sourire. La voilà bien ridicule, puisqu'il est dans son élément. Il n'hésiterait pas à lui faire peur. Il s'avance légèrement, forçant cette dernière à prendre du recul. Bouscule légèrement afin qu'elle s'approche de cette cage ouverte sans lâcher des yeux le râble féminin qu’une agitation sans nom chatouille. Le lion est fièrement dressé derrière elle. Humecte son museau, prêt à faire un geste de trop. Comment s'en sortira t-elle ?

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MessageSujet: Re: Colder than your skin, meaner than your fangs || Eddy & Dariya {Terminé}   Mar 31 Jan - 8:31

Un rire sans joie m’échappa. Oui je m’étais amusée, bien plus que je ne voudrais l’admettre, du moins pour l’instant. Un sourire persista alors que j’écoutais les protestations dégouliner une par une. L’homme me tendait des perches que je ne pouvais pas ignorer.

« Méprisable ? Moi ? Et en quoi exactement ? Quelles sont les valeurs et qualités du grand Eddy Evenson ? Je suis curieuse, dis-moi. »

Je savais pertinemment qu’il ne rentrerait pas dans mon jeu. Moi en revanche j’étais disposée à entrer dans le sien. Un sourire malicieux étira mes lèvres à la réflexion sur ma vie sentimentale. Comment lui expliquer que ce n’était pas un point de pression chez moi ? L’amour sous toutes ces formes, j’y avais renoncé depuis longtemps et j’étais en paix avec ma décision.

« Combler un manque d’amour peut-être pas, mais un manque de sexe, pourquoi pas à la limite. Tu es volontaire pour te sacrifier ? »

Encore une fois je connaissais d’avance la réponse. Evenson sauterait d’un pont pour ne pas avoir à me toucher et c’était un sentiment que je lui rendais bien, il n’avait juste pas à savoir à quel point je pouvais bluffer. Quant à repartir avec le sourire, oui c’était fort probable, j’étais venue pour ça. Je ne répondis pas et me contentais d’observer l’homme évoluer autour de moi, vers moi. Un sourire en coin se dessina doucement alors que je me laissais entrainer vers l’arrière sans émettre la moindre opposition. Du moins jusqu’à ce que je réalise le petit tour du dresseur. Pas si bête finalement…

L’idée d’avoir un fauve dans mon dos ne m’enchantait guère, mais dommage pour moi que je me retourne ou non vers le lion, ce constat resterait inchangé. Autant prendre la menace la plus urgente en compte, je pourrais toujours gérer Evenson dans un second temps. Mais dans une dernière provocation, je me rapprochais encore de lui, offrant une première opposition à la pression de son corps. Mon visage s’approcha pour lui confier un secret, mon regard ancré dans le sien.

« Evidemment je déteste le monde entier puisqu’il n’y a que moi qui importe. »

Ce n’était pas tout à fait vrai, mais ça, il n’avait pas besoin de le savoir. J’avais une réputation d’égoïste sans cœur à conserver. Aucune faiblesse à exploiter pour l’ennemi et tout irait bien. Je me retournais alors vers le lion, concentrée sur l’animal alors que je sentais la chaleur irradier de celui dans mon dos. Il était temps que je lui ferme son caquet une bonne fois pour toute. Je savais comment faire dans les grandes lignes mais en réalité je n’avais pas pris beaucoup le temps de m’exercer à la manipulation. Mon pauvre caméléon ne voulait plus me servir de cobaye et se planquait la plupart du temps dans le moindre recoin de l’appartement.

Téméraire ou suicidaire, ma fierté je jouais des tours. J’en étais à essayer d’apprivoiser un putain de lion comme s’il s’agissait d’un clebs. Malgré toute ma concentration, ma première tentative d’approche fut un échec. Les grondements vibrants qui s’échappaient de la gueule du fauve se répercutaient dans mes entrailles, faisant naître un frisson sur ma peau. Pourquoi est-ce que je faisais ça déjà ? Non parce que risquer ma peau inutilement ne me ressemblait vraiment pas.

Je pouvais cependant sentir l’amusement de l’homme derrière moi et me souvenais bien de ma motivation. Evenson devait bien s’amuser de ma situation bancale, lui à l’aise comme un poisson dans l’eau et moi en train de galérer comme une gamine. Je dus me forcer à me calmer pour refaire un essai, ma motivation retrouvée, ce qui sembla déjà mieux marcher. Je pus m’approcher sans déclencher de réactions hostiles. Je n’allais cependant pas tenter le diable et me contentais de me positionner à côté de la bête pour me retourner vers mon adversaire avec un sourire suffisant feint.

« Ne t’attends pas à ce que je gratouille tes petits chéris, je paris qu’ils sont plein de puces… »

Une grimace éphémère déforma mes traits, histoire de bien afficher mon dégout. Il me semblait avoir passé assez de temps à quelques centimètres d’un truc qui pouvait me sauter dessus. Même si le lion semblait assez calme, je ne me savais avoir du pouvoir sur lui que si je le gardais dans mon champ de vision. Je battis donc en retraite, mettant autant d'espace entre l’homme que le fauve, et moi.


Dernière édition par Dariya Clarke le Sam 11 Fév - 19:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Colder than your skin, meaner than your fangs || Eddy & Dariya {Terminé}   Lun 6 Fév - 18:51

Challenge
La femme cherche des réponses à ses questions. Elle aime les outrages, les ravages qu'elle provoque alors qu'elle le nargue. Taquiner, déranger, gêner sont là les mots favoris de la peste. Elle est loin d'être un séraphin, au contraire, un démon l'habite. Le monstre tire les cordes pour faire tant de cruauté envers quiconque. Et honteusement, délicieusement, elle s'est toujours plu à tourmenter son petit monde. Juste pour voir la couleur de chaque émotion de son entourage. Mais lui reste de marbre à cet instant. Il ne citera aucune qualités et défauts. Il cherche à perturbé la femme. La faire descendre de son piédestal. « Te faire l'amour ? Pourquoi pas. », souffle t-il en guise de réponse, le sourire taquin. Sa trogne affichant un sourire provocateur, narquois. « Mon odeur te manquerait », claque t-il de la langue, alors qu'il lui fait un tête à tête. Comme si un fauve mal luné, grincheux, hargneux, tel que lui pouvait l'attirer, être aimé de quelqu'un également est une chose impensable, impossible. Il est tellement ridicule à espérer, à envier. Ce n'est pas fait pour lui ces jeux-là, ce ne sera jamais pour lui. Tout contre lui, il la sens s'agiter un peu plus. Ça fait de l'animation, il ne s'en cache pas. La rétine accroche fermement la sienne alors qu'il progresse lentement dans sa direction, et elle avance à reculons en direction de l'animal qui guette le duo. Entre deux fauves, la blonde colle son corps contre lui. S'oppose pour la première fois à lui alors qu'elle souffle quelque mots. Presque comme une confidence. Elle le provoque et il répond d'un baiser volé. Ses lippes écrasent les siennes avec rudesse. Ce n'est pas un échange agréable puisqu'il mord sa lèvre inférieur. Décide de surprendre la demoiselle. Et bien sûre qu'un désir fourmille au creux du ventre à son geste de travers, rugit dans les basses de son cœur, s'étouffe dans sa gorge serrée. Pendant un instant, l'instant est suspendu, pendant un instant, il en a le souffle coupé, de l'approcher, d'avoir commis une erreur. C'est inhabituel, mais il ose, il est rempli d'émotion contradictoire à cet instant.. Pour qu'elle ferme son caquet. Pourtant il sait qu'il n'y aura aucun échange charnel avec cette dernière, ils ne fonctionnent pas de la même manière, elle est dans la cour des grands. « Alors, tu me croyais pas ? », murmure t-il en guise de réponse à son geste audacieux. Elle lui dévoile finalement son dos. Acceptant le challenge et ses iris s'abaissent sur la chute de ses reins. Il devient alors spectateur, elle s'occupe du félin qui semble calme. Les prunelles deviennent avides de la situation. Ne loupant aucun détail qui pourrait trahir l'attitude de la femme. Croise les bras sur son torse en lorgnant l'animal et la femelle. « La belle et la bête, où pas.. », dit-il en guise de réponse alors qu'elle s'éloigne. Ne s'attarde pas plus à cette proximité déconcertante. Il a pourtant vu les réactions hésitantes. D'habitude sa démarque est assurée, fière d'elle, confiante. Pas pour le moment, et c'est une petite victoire. Voir deux ce soir-là. « Bravo, et bien quoi, tu pars maintenant ? Tu savoures ta petite défaite ?   »

(c) AMIANTE
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MessageSujet: Re: Colder than your skin, meaner than your fangs || Eddy & Dariya {Terminé}   Sam 11 Fév - 19:36

Passer son temps à tester les limites de ses adversaires, une occupation fétiche mais redondante. J’en faisais les frais régulièrement, mais je revenais toujours à la charge, espérant sans doute être la spectatrice d’un changement incongru. Je ne m’attendais pas à ce que cela vienne d’Everson, loin de là et ce changement de stratégie me prit par surprise. Une grimace déforma mes traits par principe alors que je m’éloignais toujours un peu plus. Cherchant à gagner du temps pour ré-évaluer ma propre stratégie, le bon comportement à adopter, quelles réactions avoir. Continuer à déverser la haine viscérale ou entrer dans un jeu plus dangereux, pour démontrer à l’adversaire qu’il n’aurait jamais dû aller sur ce terrain ci. Les deux options étaient plus que tentantes, les deux porteuses d’une jubilation que je pouvais sentir s’agiter au creux de mon ventre. Mes doigts s’activèrent alors, passant sur la zone douloureuse, appuyant pour tester l’étendue de la morsure. L’envie grondante se fit sentir, celle de faire payer ce geste, lui faire comprendre l’erreur monumentale qu’il vient de commettre. Un sourire fleurit à nouveau, mais pas un sourire avenant comme j’avais l’habitude d’en offrir au monde, en bonne commerciale que j’étais. Non, un sourire plus vicieux, plein de promesse de vengeance.

Pourquoi pas ? Attention Everson, tu pourrais goûter à quelque chose dont tu ne pourrais plus jamais te passer.

Outre la provocation, j’étais intimement convaincue de mes compétences. Alors narguer le dresseur sur le sujet était un pur délice. Contre toute attente, de moins contre la décision que j’avais prise, je me rapprochais doucement de ma cible, ma démarche bien plus assurée depuis que je me sentais à nouveau sur un terrain connu. Plus je m’approchais, plus l’envie d’utiliser mes pouvoirs se faisait forte. A vrai dire, je ne me contrôlais pas encore parfaitement et c’est donc sans vraiment m’en rendre compte que j’influençais l’humeur de mon ennemi, le poussant à ressentir plus profondément sa colère, exacerbant sa frustration, appuyant sur le malaise.

Parce que moi, je ne ferais pas que te manquer. J’étais à un pas de l’homme, mes iris ne quittant pas les siennes, le défiant de se mesurer à moi encore une fois. Je deviendrais ton obsession, jour et nuit. Je pouvais devenir le cauchemar de n’importe qui, si seulement il savait réveiller la bête tapie au fond de moi. Il vaudrait bien mieux pour toi que je m’en aille. Tu pourrais vite regretter que je reste.

Il ne pensait pas si bien dire. Sauf que la belle et bête cohabitaient déjà dans le même corps, le mien. Je savais exactement quoi faire, alors que je n’aurais pas dû. Je ne devrais pas me laisser ronger par la noirceur de mon cœur, pourtant je me laissais submerger et trainer vers les profondeurs du mal qui avait élu domicile dans mon esprit. Mon sourire se fit plus tordu alors que mon pouvoir fit son office, le sang d’Everson devait déjà commencer à légèrement se réchauffer, augmentant l’impression de malaise que j’avais instauré sur ses émotions. La douleur viendrait doucement le démangeait, j’en faisais mon affaire.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Colder than your skin, meaner than your fangs || Eddy & Dariya {Terminé}   Dim 12 Fév - 17:06

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Un silence plane et il savoure son petit geste audacieux. Eddy ne s’en est pas trop mal sorti, pour l'instant. Ça manque encore un peu de cran, mais au moins la jeune femme sait qu'il n'est pas quelqu'un de docile. Il lui tiendra toujours tête, et jusqu'à la fin de la rencontre. Ça aurait pu être pire. L'homme aurait pu bégayer, regarder le bout de ses godasses, se tortiller les doigts jusqu’à se les saucissonner, et finir par chialer à grosses larmes face à cette femme de pouvoir. Mais il n'est pas de ce genre là. Loin de là. « Et bien je suis curieux. », mastique le labre qu’un demi-sourire caresse. Quant à son adversaire, elle s'approche dangereusement. La femme fatale retourne sur ses pas, conquérante et déterminée. Il ne bouge pas pour autant. La demoiselle le répugne. Elle a cette laideur tapageuse qu’ont les pies, son corps entier est un nid d'emmerde. S’il a fermé les yeux, c’est avant tout pour s’épargner la pitoyable vision de l’oiselle qui cherche ses prunelles sauvages. Pourtant la donzelle semble être d'avantage irritée lorsqu'elle plante ses guibolles face à lui. Son sourire s'estompe lentement alors qu'il ressent une pointe d'agacement. Les émotions négatives parcourant la pièce qui est très vite ressentie par les fauves en cage. Rugissants de colère. S'agitant nerveusement entre les barreaux. Le lion à moitié libre rugit de plus belle en lorgnant les deux individus. Faisant réagir le propriétaire. « Alors comme ça, tu déciderais de partir ? Je n'attendais que ça tu sais, que tu partes. », le timbre est suspicieux, mais la figure est bien trop vite déformée par la colère, la pupille noire, les phalanges se ferment en un poing. Ses membres sont tendus. « Tu n'es qu'un pauvre cauchemar, qui voudrai d'une fille dans ton genre comme obsession. », une pointe de fierté dévale sur ses lippes. Ses commissures flanchent derechef sous le retour de son sang qui bouillonne subitement dans ses veines. Un frisson désagréable lui parcours l'échine alors qu'elle est si proche de lui. Sa bête réagit immédiatement, griffant la paroi de son être, lui susurrant que rien de bon arrive. L'animal a un mauvais pressentiment en sentant le malaise de l'homme. L'animal désirerait lui faire du mal pour ravoir sa tranquillité. Elle piétine son confort et détruit sa stabilité. Il méprise d'avantage cette dernière alors qu'il ressent une gêne en son être. C’est toujours plus facile, haïr. La paluche se tend et agrippe les doigts féminin. Il caresse d'abord du bout des phalanges. Gratte le derme de ses ongles. Un geste qui pourrait surprendre. Doucement, avant qu'il n'agrippe fermement son poignet. La maintenant fermement, il ramène le corps féminin contre lui alors qu'une attaque arrive bien trop vite. Le front percute l'arête nasale de la blonde sans aucune douceur. C'est de SA faute. S'il perd les pédales. Une erreur est survenue lorsqu'elle emploie ses pouvoirs sur lui. Il relâche aussitôt le membre de cette dernière, la bousculant en direction de la porte de sortie. « Dégage. », hurle t-il à ses oreilles alors qu'elle chancelle plus loin. L’angoisse, la panique, pas de trépasser, cela non, mais de faillir, de gâcher peut-être l’unique occasion qu’il avait de lui prouver, qu’il lui tiendrait tête, et jusqu'au bout.


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MessageSujet: Re: Colder than your skin, meaner than your fangs || Eddy & Dariya {Terminé}   Dim 19 Fév - 15:43


Oh, alors comme ça, je devenais une curiosité à ses yeux ? Mais de mieux en mieux. Mes iris durent se dilater sous l’effet de la colère. Je n’aimais pas être prise trop à la légère. J’avais envie de faire disparaitre ce sourire à coups de poings bien sentis. Mais que dirait ma chère Ambre à me voir aussi immobile alors que j’avais l’opportunité de frapper mon adversaire inattentif. Mais elle n’avait pas l’opportunité de jouer comme moi, de manipuler autrui avec une facilité déconcertante, d’influencer les réactions de son entourage. L’agitation que mon pouvoir éveilla dans la grotte ne me fit que sourire d’avantage. Je sentais le pouvoir couler à flots dans mes veines, je me sentais au contrôle, toute puissante, reine des bêtes parmi les bêtes. Un sourire plein de venin fut ma première réponse alors que nageais dans un doux océan de satisfaction.

Je sais bien Evenson, et c’est bien pour ça que je suis encore là. T’emmerder est une source de joie comme une autre.

La colère que je lisais sur ses traits était une drogue dont je savais être dépendante. J’aimais être détestée, j’aimais avoir su être à la naissance de cette animosité, de son contrôle que j’avais sur sa vie et sur ses sentiments.

Justement pire sont les cauchemars, plus ils ont tendance à devenir des obsessions. Je peux être un très, très, très riche cauchemar. N’a de limite que l’imagination après tout.


Je le sentais sur le point de craquer, la carapace commençant à se fissurer, il allait finir par lâcher prise et perdre le peu de calme qu’il lui restait, et j’aurais encore une fois gagné cette manche. Mon sourire s’estompa à la caresse délicate. Ce n’était vraiment pas ce à quoi je m’attendais, pas ce à quoi j’avais travaillé. À quel jeu jouait-il désormais ? Mon regard eut à peine le temps de se faire suspicieux que je me retrouvais embarqué dans une étreinte douloureuse. Ok, je ne l’avais pas vu venir celle-ci, et j’allais m’en souvenir longtemps. Ma main vint d’instinct se poser sur la blessure, ne manquait plus qu’Evenson voit l’état de mes plaies. Par sûre de pouvoir expliquer pourquoi je nécrosais. Je me redressais à l’instant même où il me lâcha, encaissant la force avec laquelle il m’avait envoyé bouler. La main dissimulant toujours une partie de mon visage, je dardais sur lui un regard plein de promesses.

Les animaux sauvages finissent tous par être domptés Evenson, tu ne feras pas exception, c’est une promesse.

C’est sur ces mots que je n’eus pas d’autre chose que de battre en retraite. J’allais sans doute panser mes plaies dans un quoi quelques jours, à l’abri des regards, mais j’allais mettre ce temps à contribution pour trouver la bonne manière de faire regretter ce geste au dresseur. Je jurais alors qu’il ne lèverait plus jamais la main sur moi, foi de Hellraiser.
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Colder than your skin, meaner than your fangs || Eddy & Dariya {Terminé}

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