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  Blood Flood [PV Kyran]

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Blood Flood [PV Kyran]   Sam 24 Déc - 1:05

 Blood Flood
○ C-O-double M-O-N, a wave, an awesome wave that rushes skin and widens in flooded veins. Breath in, exhale, I've poked a nerve. He'll slap me like a whale. Slaps the C-O-double M-O-N. Tide out, tide in, a flood of blood to the heart through the fear slipstreams. Breath in, exhale, I've poked a nerve. You'll slap me like a whale.


Parmi tous les choix que le sort lui offre, un seul capte son attention. Le regard longe les murs, suspend le vide dans les teintes azurées. Une heure improbable pour une dualité entêtante. L’espoir naît du silence, s’instruit des massacres perpétrés dans ce lieu fortuit. Sous-sol délabré, bientôt vidé de toutes ses composantes comme le veut la tradition. Quelques instruments métalliques s’alignent encore sous sa prunelle éteinte. Méthodiquement, l’infirmier a nettoyé le scalpel. Soigneusement, il l’a délesté du poids incommodant de l’hémoglobine. Un geste répété, appris, maitrisé. Gommer l’horreur, une douce illusion pour celui qui sait. La lame immaculée devient son seul point d’intérêt pendant une poignée de secondes. On pourrait la penser exempte de tout pêché. Pourtant, le vermeil s’étend sur le chiffon, encrasse les fibres du textile depuis quelques minutes maintenant. Le mal change de forme, passe d’un objet à l’autre sans plus d'émoi. Il y a toujours une conséquence, il y a toujours un résultat. La souffrance ne disparait pas, la violence ne s'efface pas. Elle n’est pas oubliée. On la transforme, elle aussi, elle défile d’une enveloppe à une autre, d’une pensée à la suivante. Un flux obligatoire qu’il serait bien mal avisé de croire réversible. A chaque vie enlevée, une famille brisée, un cri perdu. Des actes manqués, avortés. Des possibilités retirées. Lui possède encore les siennes. La sienne. Dans quelques instants, quelqu’un passera la porte, emportera les traces des crimes. Et à l’ombre de toute conscience, les châtiments se multiplieront pour le norvégien. Séquelles psychologiques pour un mental déficient. Ancrée dans la chair, la douleur ne ménage aucune cellule, invitée privilégiée d’une génétique détraquée. Contaminé par la détresse, il se penche sur sa décision avec détermination. Le couteau chirurgical est reposé à proximité, le tissu imbibé, rejeté sans plus d’égard pour la souillure tant répudiée. Un battement de cil, un unique tremblement pour le cœur et les doigts saisissent la seringue. Cette fois-ci, c’est quitte ou double.  

Il s’assied, procède avec plus de délicatesse et d’élégance à l’inoculation du produit. Avec habileté, l’ancien urgentiste choisit le bras et enfonce l’aiguille. Le liquide dans son entièreté se dilue au sang vicié, empoisonne l’organisme déchu. En reposant le contenant vide sur la table, une nouvelle idée s’impose. Il extirpe la moitié du remède restant de sa première tentative et se l’injecte en respectant le même protocole solennel. Il croit doubler ses chances. Il pense tout autant additionner les risques. La mort serait une forme de guérison, s’entend-il penser. L’iris glacé toise le décor macabre, sillonne le néant. Découper des corps pour servir un réseau clandestin, il n’aurait pas pu tomber plus bas. Cette vie n’a aucune valeur, aucune saveur. Aucun sens. Ses doigts claquent contre la peau quand la compresse éponge le cruor du bras. L’humanité retrouvée, promise, lui assurerait une autre place dans cette société, certes corrompue, mais toujours établie. Plus obligé de dérober pour survivre. Plus forcé de lutter pour respirer. Le premier maillon pour une potentielle rédemption. Bien naïf et bien réaliste pourtant. Le chemin sera long et il n’est pas certain d’y parvenir. De posséder la volonté nécessaire. Ce sentiment évolue sans cesse dans la contradiction. Le scandinave se redresse, congédie l’échec et se réapproprie ses songes pour envisager le futur immédiat. Il enfonce au fond d’une poubelle les fioles vides, s’extirpe de l’endroit quand un trafiquant vient assurer le relais. Un signe de tête poli, la veste glisse contre la carrure et les rues s’offrent à lui. Dès les premiers pas, les symptômes dérangent ses sens. Ténus, sournois, les odeurs s'amenuisent, l'acuité visuelle baisse légèrement. Quelques articulations douloureuses soulignent l'avancée du traitement. Les mètres suivants sont parcourus avec la même indifférence pourtant. La tête devient lourde, la fatigue pèse. Mauvaise grippe qui n’en est qu’à son début.

D’autres allées, d’autres maux pour construire l’affliction chimique. Démarche incertaine qui l’oblige à s’arrêter ultimement, les bras repliés sur le thorax. Le rythme cardiaque ne tient plus en place. Le cœur bat à toute allure dans sa poitrine, il ne veut pas s'en échapper. Il veut y demeurer, il veut y rester en vie. Le clame alors que les muscles hurlent, revendiquent un apaisement, même éphémère. Le dos calé contre la brique, le dément sent les doutes s’infiltrer dans son esprit, lentement. Un par un, il les décortique dans son crâne de plus en plus assombri par la migraine. Il les connait par cœur, il les a compté, les a analysé sous tous les angles. Le souffle s’égare, blâme le pouls effarouché. La chaleur grimpe contre les tempes, retombe pour laisser place à un froid implacable. Tout en grelottant, il se remet en route, les paumes frictionnant sa carcasse malmenée. La fièvre lui rappelle sans mal cette nuit maudite. Où l’animal s’est évanoui et où le monstre a surgi. La terreur survient dans la réminiscence. Et si ce rite en appelait un autre ? Autre que la mort. Si au lieu d’interpeller la faucheuse, il sollicitait quelque chose d'autre, quelque chose de plus obscure encore ? Les rumeurs parlent de nouveaux phénomènes. De nécrose, de folie. Le scalpel se rappelle à son bon souvenir. Le rouge délaissant le métal pour s’allonger contre l’étoffe. Le mal passant de l’un à l’autre. Un état constant. Une conséquence inéluctable. L’épouvante impose son régime sur la silhouette errante du damné. Il se met à courir, étouffant ses plaintes en serrant la mâchoire. Le palpitant semble prêt à exploser, à ne plus supporter la course auquelle on le soumet alors qu'il s'agite de la sorte.

Ezra ne doit même pas réfléchir à la direction. Il fonce avant de ne plus parvenir marcher. Le sol tremble sous ses pieds, l’estomac se contracte et l'air brûle la gorge. Au bord de l’évanouissement, il atteint le palier convoité. Prêt à s’écrouler, il s’appuie contre la porte qu’il vient sollicitée de son poing à plusieurs reprises, de manière irrégulière. La main prend très vite l’encadrement pour seul point d’ancrage alors que tout l’être menace de s’effondrer. Les convulsions sont incontrôlables, trahissent sa température de plus en plus élevée alors que sa tête menace de se fendre à tout instant. Le monde tournoie autour de lui.

Dès que la paroi lui laisse entrevoir l’intérieur, lui délivre l’antre et surtout son propriétaire, la vérité éclate. Si brutalement que ses traits crispés se décomposent. Sa démence des derniers mois lui semble futile, lui parait inconcevable. Comment a-t-il pu envisager de l’abandonner ? Comment a-t-il pu lui faire ça ? Il ne veut pas crever, il ne peut pas crever. Face à son frère, l’évidence lui saute à la gorge, défie davantage sa respiration de plus en plus pesante, bruyante. Insuffle plus de panique dans son organisme agonisant. Les yeux se détournent, la honte rattrapant l'aliénation. L’enfant pris en faute. Le gamin qui n’a jamais su retrouver son chemin. Le benjamin qui vient exposer ainsi ses erreurs en croyant que son ainé pourra encore le tirer de là. Le sauver d’un destin qu’il a favorisé consciemment. « Kyran, je crois que j’ai fait une connerie. » articule-t-il avec désarroi, le corps menaçant de chuter vers l’avant. Les pulsations ralentissent, repartent à nouveau avec frénésie. La lividité se placarde toujours plus au visage, la nausée s’entretient alors que l’hémoglobine se met à bouillir plus intensément. Mourir à ses pieds. Non, finalement, jamais il n’aurait pu le souhaiter.

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It's my own desire. It's my own remorse. Help me to decide. Help me make the most of freedom and of pleasure. Nothing ever lasts forever. Everybody wants to rule the world. There's a room where the light won't find you.
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