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 I got stamina [PV Eddy]

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: I got stamina [PV Eddy]   Mar 27 Déc - 1:09

I got stamina
○ Running out of breath, but I got stamina. Running now, I close my eyes. Well I got stamina. And  I see another mountain to climb but I got stamina. And I need another love to be mine 'cause I, I got stamina.  Don't give up, I won't give up. Don't give up, no, no, no. I'm free to be the greatest, I'm alive. I'm free to be the greatest here tonight, the greatest. The greatest, the greatest alive.


L’air s’engouffre dans le larynx avec parcimonie. Combien de pas à effectuer avant qu’il ne se décide à l’abattre ? Les paumes posées contre l’arrière du crâne en signe évident de soumission, la démarche assurée malgré l’incertitude, la sorcière évolue dans le silence, compte ses chances sur les doigts d’une seule main et passe le restant du temps à s’insulter mentalement. Se soustraire à son domicile pour flirter avec les risques que sa liberté comporte, une idée qui a germé pour les plus mauvaises raisons. Toujours aucun ordre précis. Toujours aucune indication sur la marche à suivre mais l’interdiction de réintégrer les rangs de la milice pour l’instant. Une situation intolérable qui l’a poussée à se confronter au danger, espérant ainsi pratiquement se retrouver face à l’action, fuir pour de bon cette passivité qui l’insupporte au plus haut point. Bousculer le destin, un concept ambitieux qu’elle pourrait payer de sa vie. Un léger rictus à demi-tordu éclot sans mal sur sa bouche. Se faire descendre par le sous-fifre d’une mafia sordide, une fin plutôt décevante. Joan ne se penche pas vraiment sur cette probabilité cependant. L’adrénaline la préserve des pires conclusions à tirer et si sa respiration parait pesante, elle ne témoigne que de sa rage si mal contenue. Son instinct de survie n’a jamais paru plus exacerbé que maintenant, après avoir cru crever dans l’arène. Quand bien même, il l’ait délestée de son flingue et qu’il la menace du sien, elle sait qu’elle ne va pas mourir aujourd’hui. Le canon entre les omoplates tente de lui rappeler l’issue potentiellement fatale de cette rencontre inopinée mais en vain. Un règlement de compte grotesque et grossier d’un homme de main qui n’attend qu’une unique chose, grimper dans la hiérarchie, glorifier son image auprès de la patronne. Tuer la taupe, prendre des initiatives. La brune s’interroge sur la réaction de Marie. Elle doit avoir vu elle aussi le massacre. Et pourtant, elle n’est pas venue la trouver. Trop de temps a passé pour que ça soit crédible. Peut-être qu’elle ne sait pas. Peut-être qu’elle émet des doutes ? Ainsi, le criminel de bas-étage qui ose la défier, agit sans doute de son propre chef, dans le secret absolu. Ainsi, elle a peut-être encore l’opportunité de sauver sa mission.

Un brin d’optimisme qui s’évanouit quand le criminel l’arrête à l’orée de la forêt, une main contre son épaule. Un contact qui trace un profond dégoût sur les traits de la milicienne. « Garde ta sale patte pour la pauvre gonzesse qui a le malheur de se taper une raclure dans ton genre. » Pour toute réponse à la provocation gratuite, le hors-la-loi resserre sa prise sur la carrure, la force à plier les genoux en exerçant une pression contre laquelle la trentenaire résiste vainement durant une poignée de secondes. Les tibias heurtent la terre, lui arrachent un grognement perceptible. Les injures se pressent contre ses dents serrées alors que son assaillant se place face à elle, s’accroupit pour se faire. Sa paume rejoint le menton de sa prisonnière, l’oblige à relever le regard pour percuter le sien. « On sait tous les deux pourquoi t’es là. Alors tu vas me dire ce que tu y foutais au gouvernement ? » Un sourire mauvais pointe sur les lippes de l'indomptée. « Va te faire foutre. T’as même pas les couilles de me livrer à ta patronne, c’est que tu sais rien. Tu crois que j’ai à me justifier devant toi, sombre merde ? »  Un coup de crosse contre la tempe qui arrache à l’impétueuse quelques marmonnements imperceptibles. D’un revers de main, elle essuie le sang qui perle contre sa lèvre.  « T’es pas en position de la ramener. Tu bosses toujours pour eux oui ou non ? »  Manque évident de subtilités. Elle se demande quel genre de poste il occupe dans l’organisation, rien de transcendant cela va sans dire. Aucune réminiscence pour combler réellement cette réflexion. Bien mauvaise infiltrée qui ne parvient même pas à collecter efficacement ses données. Un soupir lui échappe alors que l’autre s’impatiente. « J’ai flairé un truc pas net dès le départ. Je suis sûr que t’es de leur côté. »  Le mutisme de la divorcée se prolonge volontairement tandis qu’elle réussit à réajuster sa position dans le feu de l’action, la paume si proche du couteau qu’elle planque dans sa botte. Si proche.

Le regard résolument fixé sur la verdure, l’américaine tente d’appliquer les quelques conseils que son coéquipier n’a cessé de lui répéter. Attendre le bon moment. Encaisser les remarques. Les doigts coulissent contre le cuir de sa chaussure. Encore un peu de patience. « Dire que ton mec t’a vendue comme un con, ça fait quoi de se taper une raclure dans son genre hein ? » Le sang-froid relatif se décompose violemment à la mention du métamorphe. Comme un déclencheur inévitable. Le fait de s'être ainsi livrée à bien des confidences devant autant de témoins la rend partiellement hystérique. La furie redresse la tête précipitamment et crache au visage de son opposant pour défendre symboliquement l’honneur d’une personne absente. Profitant de l’effet de surprise, elle extirpe la lame très rapidement de sa prison, se relève d’un seul bond et dévie de l’autre main le tir son adversaire. Sans plus de scrupule, elle plante le couteau entre les côtes du trafiquant, à plusieurs reprises, jusqu’à constater le voir basculer et perdre la vie. A bout de souffle, elle retombe ensuite à côté du cadavre. « Pauvre connard. » se permet-elle d’ajouter avant de se pencher sur le corps pour reprendre son arme, la ranger à sa place dans son holster. Tout aussi froidement, elle récupère son couteau, va jusqu’à l’essuyer cruellement contre le textile immaculé du macchabée avant de le remettre en place.

Son regard parcourt la silhouette effondrée  en quête de vérité. Mais les questions prennent toujours plus d’ampleur. Les réponses, elles, se dématérialisent dans les yeux secs et vides du trépassé. Combien d’autres se joindront à cette petite vendetta ? Combien comprendront après avoir déniché l’organisme malmené du déchu ? Que faire des preuves ? Elle sait qu’on ne la condamnera pas pour ça. Elle sait aussi que dans le coin, de drôles de rumeurs circulent. Une créature qui rôde, déchiquette parfois ses proies. L’insécurité envenime son jugement un bref instant alors qu’elle pose ses prunelles sur le bois inquiétant. « Bah de la superstition de bons hommes mal baisés. » conclut-elle ultimement avec un manque de conviction flagrant. Son attention se repose sur le décédé avec la même hésitation. Et la même lassitude.

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MessageSujet: Re: I got stamina [PV Eddy]   Ven 6 Jan - 23:51

Mauvaise surprise.  
Eddy & Joan
I got stamina

Il y a la lumière qui lui transperce les pupilles même derrière ses paupières étroitement serrées. Il y a la douleur qui monte à l’assaut de ses muscles, vrille son crâne et ravage ses sens. Il y a les sons qui se fracassent contre ses tympans, percutent l’esprit embrumés pour l’extirper de force d’une torpeur dans laquelle il aimerait s’enfoncer. Boum. Puis son cœur qui reprend un tempo régulier, succédant à l’arythmie affolée de la transformation inversée. Le retour est la transition qu’il redoute le plus. Effacement des instincts enfouis pour retrouver l’apparence humaine, les souvenirs qui l’assaillent, cascade impitoyable abattue sur sa conscience pour lui rappeler qu’il a erré toute la nuit, que le fauve a réclamé. Boum ; Son cœur qui trouve un chemin douloureux dans sa cage. Il n’est pas mort, pas encore, mais le chaos a régné sur sa nuit. Les souvenirs encore vifs impriment sa conscience le long de sa peau trop sensible. Perdu dans les abysses de la forêt, il s'éveille lentement. L'air frais lui arrache de désagréable frissons. Redressant sa charpente usée et douloureuse quelque instant plus tard. Un gémissement s'arrache de son gosier lorsqu'il sent ses membres engourdis, faiblis par les événements précédents. Employant de nouveaux efforts supplémentaires. Retrouvant ses repères petit à petit. Récupérant ses vêtements qu'il glisse sur ses guiboles et ses épaules carrées une fois debout. Les vêtements terreux, les ongles des doigts noircis par la boue et la crasse. Une chemise noire poussiéreuse. Il traîne pitoyablement sa carcasse entre les arbres. Ses phalanges qui s’enfoncent sur les écorces des arbres. S'aidant de la nature. Eddy crache sa rage chargée de bile, une blessure, infime qui fend sa lèvre inférieur aussi sûrement que la sauvagerie enflamme ses iris. Le besoin de liberté, de repousser les limites toujours plus loin. La douleur n’est peut-être qu’une question d’habitude. Les flashes de la traque qui s’imposent dans sa caboche. Il connaît leurs odeurs, des proies sauvages. Connaît leurs habitudes, pour les avoir traqué un certain temps. Sa pogne glisse dans sa chevelure, déblayant ses mèches remplis de terre et de saleté en tout genre. Il s'échoue lamentablement contre un arbre, récupérant doucement de cette nuit de chasse. Prenant de grande goulée d'air frais. Fermant quelque instant les paupières. Il fait une petite pause, ça ne fait pas de mal. Une odeur qui s’impose parmi toutes les autres, un parfum familier sorti du fond des âges, une odeur d'hémoglobine. Une odeur alléchante malgré la fatigue cuisante. Il sent la peur et la sueur, les senteurs âcres qui le forcent à relever le regard. Il relève son corps difficilement. S'approchant de la source du problème dans un pas déterminé. Il entend un coup de feu retentir. Ça sent pas bon, le danger plutôt. Froncement de sourcil, alors qu'il stoppe sa démarche entre deux arbres lorsqu'il voit une bagarre éclatée à la lisière de la forêt. Il n'intervient pas, sûrement pas dans son état. Il ne connaît pas non plus l'histoire, il ne prend donc pas parti pour l'un des d'eux. Toute façon, il ne restera qu'un survivant. Secouant sa tête alors que la femme remporte le duel à grands coups de couteaux. Il laisse le silence prendre place, quelque instant seulement. « Pas mal, pour une gonzesse. », qu'il souffle, faisant en sorte que sa voix rauque, masculine puisse être entendue par la jeune femme. La rescapée. « Félicitation, maintenant tu as un corps entre tes petites mains, et un témoin. », poursuit-il alors qu'il sourit légèrement. Sarcasme. Il fait en sorte qu'elle ne voit pas entièrement sa silhouette usée. Époussetant lentement ses vêtements. Conscient de ne pas faire bonne figure et surtout d'être là au mauvais moment.



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MessageSujet: Re: I got stamina [PV Eddy]   Mer 18 Jan - 22:13

Les genoux fléchis et la perplexité chiffonnant ses traits, elle s’active. Les paumes glissent sous les aisselles. Le tirer au fond de la forêt avec la ferme intention de simuler une attaque similaire à celles dénichées dans ces quelques allées boisées, voilà ce qu'il lui reste à faire. Le saigner davantage sur le trajet, rendre la scène dramatique. Le démembrer peut-être dans ce but. Sa pensée s’arrête à cet endroit précis. Le sadisme de cette mise en scène la répugne. Ses mains le relâchent violemment face à cette conclusion. Se donner tant de mal pour un vaurien qui ne manquera sans doute à personne. Que va-t-elle bien pouvoir faire de lui pourtant ? Les dents mordillent la lèvre inférieure tandis que les sens traquent quelques signes incertains, un mouvement indistinct. Les prunelles de la sorcière balaient une fois de plus, la flore sans dénicher sa faune. L’intuition dicte ses mouvements, c’est ainsi que son flingue atterrit dans sa main sans qu’elle ait à formuler mentalement l’action. Ainsi qu’elle se retourne abruptement vers la source du bruit suivant. Une voix grave, profonde qui propulse davantage d’adrénaline dans son réseau sanguin. Sur la brèche, Joan va jusqu’à tirer instantanément sans faire mouche dans l’écorce d’un arbre à proximité. Pas une ombre pour dérouter la fausse plénitude du lieu, son interlocuteur se planque partiellement. « Putain de… » La milicienne grogne un peu plus en s’avançant vers la potentielle planque de son nouvel adversaire. Un autre membre de la mafia ? Les renforts qu’elle n’a pas anticipés ? L’index chatouille la gâchette à quelques reprises tandis que la pression s’intensifie. Elle le discerne finalement, silhouette aux contours à demi voilés. Le regard sonde le vide l’entourant et quand enfin, l’identité lui ait révélée, la crainte retombe abruptement. La brune contient son rire nerveux, se permet tout de même d'annoter la découverte d'un léger rictus crispé. Pas spécialement heureuse pour autant de retrouver une de ces plus belles frustrations dans ces conditions.

L’insolent protégé malencontreusement par le gouvernement, celui qu'elle ne peut pas coffrer mais qu'elle ne peut supporter à tout niveau. Son visage ne lui inspire qu’un dégoût marqué, qu’une envie sauvage de lui nuire d’une façon ou d’une autre. Sans parler de sa verve tout à fait horripilante. Joan se rapproche de lui sans jamais relâcher son regard, y distillant tout son mépris ancré. Les mots fusent comme les hypothèses, ils écartent la situation et chassent les insinuations du témoin. Elle ne craint pas les répercussions. Pas de ce personnage insignifiant. « V’là l’homme de Cro-Magnon, putain de pioche à la con. Qu’est-ce que tu ramènes ta fraise le clodo ? T’as cru que c’était le jour de la soupe populaire en plein air ? Qu’est-ce que tu fous là ? T’allais voir ta vieille peau ? Le chaperon rouge du pauvre qui ramène même rien à grailler ? Et bah putain.» Tout en le détaillant, elle se place face à lui, ne baisse que partiellement le canon de son arme pour reposer son poignet. Le préparer au cas où. « A ta place, je ferais pas trop le malin. T’as pas envie de porter le dentier si jeune, du con. » Menace éclipsée par un bruit inquiétant à quelques pas de là. La trentenaire ne se retourne pas, repense néanmoins aux rumeurs et aux disparitions. Un frisson massacre sa chair mais elle le dissimule derrière un discours farouche. « Puis la gonz’, elle t’emmerde mais alors profond. T’es venu ici pour exhiber tes couilles peut-être ? Cherche quelqu’un que ça intéresse. » Si quelque chose ou quelqu’un hante vraiment cette partie de la ville, il doit être relativement doué dans ce qu’il fait. Pas qu’elle ne se sente pas de taille à l'affronter. Juste peut-être pas assez concentrée.

L’esprit engourdi par cette réflexion, elle se tait quelques instants, apprécie la quiétude totale et absolue avant de reprendre. « Puis d’où tu crois me menacer, le guignol ? Tu sais qu’on bosse pour les mêmes culs-terreux. Tu crois que je butte pour qui ? Qu’est-ce que j’en ai à foutre que t’aies profité du show ? Viens pas me faire chier. » Un marmonnement indistinct poursuit le raisonnement avant qu’elle ne dévie son attention du métamorphe pour observer le macchabée. Un soupir lui échappe et déjà, elle revient détailler son vis-à-vis. D’un mouvement de tête, elle désigne le trépassé et articule sur sa bouche, à la suite, un sourire carnassier. « Le gars-là est venu aussi chercher des emmerdes. Tu veux voir comment ça se finit pour toi ou quoi ? Parce que ça peut se négocier tranquille ça, hein. Deux têtes de con en moins, j’aurai pas perdu ma journée. » Ses doigts caressent affectueusement son flingue. Elle est certaine qu’elle pourrait faire passer ça pour une bavure. Elle est aussi sûre que sa place déjà menacée, risque de lui échapper. Perdre son boulot pour ça serait ridicule. Seul le songe des privilèges liés à sa fonction la tienne réellement éloignée d’une décision emportée. Le blesser légèrement ou le malmener rudement semblent être des idées à écarter. Le provoquer ne suffira bientôt plus. Et elle a d’autres chats à fouetter. D'un geste peu gracieux, elle essuie de sa manche quelques traces de sang de son faciès, espérant vainement décourager son opposant de poursuivre les hostilités.

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MessageSujet: Re: I got stamina [PV Eddy]   Lun 6 Fév - 20:52

Confrontation
L'homme guigne attentivement la jeune femme. Elle tente de dissimulée un corps. Mais le gabarit est assez lourd semblerait-il puisqu'elle abandonne cette idée aussi vite. Elle semble rageuse. Les paupières s'abaissent lorsqu'elle tire dans sa direction, l'intonation lui faisant froid dans le dos. Une sueur froide dégouline entre ses omoplates mais c'est l'arbre qui reçoit la balle et heureusement pour lui. La transformation est éprouvante. Les paupières se lèvent lourdement, constate les dégâts. La tête est douloureuse, le corps encore un peu engourdit, mais l’esprit à vif, en ébullition, toujours en alerte malgré tout. La belle s'approche dangereusement, d'un pas bien trop rapide. La femme crache sa bille sur son faciès. Elle est venimeuse, mauvaise. Pourquoi est-elle si méchante à cet instant. N'étant pas d'humeur à répondre à ses répliques, il se contente d'une citation ;« Parfois ce qu’on désire le plus au monde ne se produit pas..», ton est froid, tranchant. La lueur au fond de sa prunelle est rieuse. Il zieute l'arme à feu du coin de l’œil. Observe la posture menaçante. « Et parfois les choses auxquelles on ne se serait jamais attendu arrivent.. », souffle t-il à voix basse, c'est presque un murmure, où bien une menace. ignorant les propos acerbes alors qu'elle tourne la trogne quelque secondes. Observant le mort, lui offrant la possibilité de faire quelque chose pour sa propre survie. Baissant sa garde, et l'instant d'après, l'homme attrape le poignet armé de l’insolente avec hargne. Lui tordant l'articulation de ses phalanges, il lui dérobe l'arme sans aucune douceur de sa mandibule libre. Lui offrant un coup de coude dans la mâchoire. La bousculant en suite d'un coup d'épaule, aussi hargneux et vif qu'elle dans son attitude. C’est ainsi qu’il se fait respecter, en imposant une certaine droiture, un certain espace de pudeur qui lui est propre. Ne jamais montrer ses émotions, même aux siens. Ne jamais montrer ce qui lui traverse, même lorsque cela devient insoutenable. « Tu te prends pour qui petite peste ? Occupe toi de ton macchabée plutôt. », il s'échappe de sa proximité, impose une distance entre les deux. Passe entre les arbres en évitant soigneusement un seul et moindre contact avec cette dernière. « Sans flingue tu n'es rien, alors me cherche pas. », sa voix est rauque et tranchante, il glisse l'arme dans son dos, sous son haut, coinçant celle-ci, en sécurité. Il sait qu'elle ne cessera pas son tour de ménage, c'est pourquoi il est à l'écart. Un frisson ébranle la colonne vertébrale, alors que sa bête reste éveillée et prudente. Lui scandant de ne pas faire de faux pas. Il ne sait pas si elle va venir à lui, où voir le cadavre encore chaud. « Si tu traînes trop, les charognes vont venir, non ce n'est pas moi. », dit-il en haussant les épaules, s'éloignant soigneusement d'elle. Presque il planterait la femme à son propre sort. Pourquoi lui venir en aide avec les propos qu'elle tient. La tête s'incline légèrement. Pivotant la trogne dans sa direction, le regard se montre insistant, presque menaçant. La curiosité se retrouve piquée face à cette étrange situation. « Tu étais en cavale alors ? », demande t-il, elle l'enverra certainement sur les roses, et il est persuadé. L'instinct de chasse est encore un peu là, les muscles sont tendus, prêt à agir en cas de provocation.

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MessageSujet: Re: I got stamina [PV Eddy]   Lun 20 Fév - 23:02

L’irascibilité de la sorcière atteint son apogée dès les secondes suivantes. Cet homme est un digne représentant de cette partie de la gente masculine qu’elle exècre. Se jugeant sans nul doute supérieur au sexe opposé, invincible et ne jurant que par son arrogance. Un beau produit d’une société ravagée par des préjugés et des dogmes ancestraux que Joan se plait à briser toujours plus autant par son attitude que par ses choix. Ancienne prisonnière d’un schéma à bannir, elle est déterminée à ne plus laisser personne lui dicter sa conduite. Surtout pas cet énergumène qui prend des airs de philosophe raté. Elle ne devrait même pas s’encombrer de la discussion et partir, les planter là, lui et le cadavre. C’est d’ailleurs son intention avant que le brun ne se mette à l’attaquer subitement, profitant de son esprit dispersé pour la désarmer en quelques coups bien placés. La milicienne semble au bord de la crise de nerfs quand elle retrouve son équilibre rendu douteux par l’assaut. Une main massant la mâchoire, l’autre déjà prête à saisir le couteau pour répéter les mêmes gestes. La furie fulmine, excédée par ces enchainements relativement stupides, par ces contretemps inutiles qui ne servent aucun but que celui de lui nuire. Son assaillant se permet de reprendre la parole très vite, trop vite. Ses propos écorchent toujours plus l’égo lacéré de la trentenaire.

Dans une pure provocation dont elle a le secret, la divorcée rehausse son expression d’un sourire moqueur. « Tu veux parier, pauvre naze ? Sérieux, tu piques ton vocabulaire à qui ? A un môme de cinq ans ou quoi ? Si tu veux m’insulter, fais ça correctement, t’as des couilles, oui ou merde ? Puis va te faire foutre, je me prends pour la gonzesse qui va te calmer. Je fais partie de la milice, trou duc’. J’ai été formée pour butter. Me prends pas pour une des minettes que t’as l’habitude de faire chier. C’est toi qui te prends pas pour de la merde. Tu vas me faire quoi ? Me trouer ? » Dans un geste de pur dédain, elle crache au pied du cadavre avant de relever le regard pour toiser son opposant, bien déterminé à s’éloigner d’elle en emportant son arme. Sans remuer dans un premier temps, la réincarnée songe à ses alternatives très furtivement. « Parce que tu penses que je vais te déballer ma vie aussi ? T’es en train de foutre le bordel dans une putain d’affaire. Nos patrons vont pas kiffer ça. Tu te penses intouchable ? J’ai un scoop pour toi, l’abruti fini, tu l’es pas. Mêle-toi de ton cul et rends-moi mon flingue, putain. » Elle fait un pas en avant. « Joue pas avec ta chance. De ce cadavre, j’en ai pas grand-chose à foutre. File-moi mon putain de flingue et retourne dans ta caverne. T’as rien de mieux à faire que d’emmerder le peuple, bordel ? » Un autre pas. Quelque chose remue derrière elle, elle le sent mais n’ose pas se retourner. Alors elle avance un peu plus.

Les sons qu’elle produit ne se dispersent déjà plus que pour lui acheter un peu de temps, pour élaborer une stratégie. Toujours pas son point fort, ça se confirme. « A ta place, ce sont pas les charognes qui me feraient faire dessus. T’as pas entendu les rumeurs ? Les disparitions ? Sans doute pas, tu grattes encore la pierre au fond d’une grotte. » Sa moquerie tort à nouveau ses lèvres. Un rictus carnassier s’articule ainsi. Elle refait quelques enjambées dans sa direction et s’arrête quand une branche craque à proximité. Toujours sans oser tourner la tête en direction du bruit, elle poursuit son ascension vers la silhouette masculine. Elle ne sort pas encore son couteau, préfère se réserver le droit de le dégainer qu'au cas où il prendrait la fuite. Pour viser, elle est plutôt douée. Avec ou sans flingue. Coûte que coûte, elle doit récupérer ce qui lui appartient. Se procurer une autre arme ne serait pas si difficile que ça mais pour le principe. Surtout pour ça, elle refuse de le laisser l’emporter. Quand bien même la menace plane. Quand bien même les bois sont hantés par un danger innommé.

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