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 La musique libère l'esprit et vide les coeurs de leur amertume. [Dante]

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MessageSujet: La musique libère l'esprit et vide les coeurs de leur amertume. [Dante]   Jeu 29 Déc - 0:26

Rp musical, à lancer pour lire : A thousand years

Spoiler:
 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

La musique et l’amour sont deux choses capables de faire soulever des montagnes aux Hommes. L’une peut donner naissance à l’autre, les deux pouvant être inextricablement liées... Parfois aussi, la disparition de l’une coûte la vie à l’autre... Mais le plus beau, c’est que l’une comme l’autre peuvent renaître de leurs cendres, après avoir trouvé le bon catalyseur et le bon moment. C’est cette pensée qui traversa Neal quand il ouvrit les yeux, ce matin, alors que la pluie battait drue au dehors.
Et cela faisait déjà bien longtemps que Neal n’avait pas ressenti de sentiments de la sorte pour quelqu’un. Heureusement la musique lui permettait de s’évader de cette vie parfois un trop grise et morne. Qui voulait vivre seul dans cette ère apocalyptique, hein ? Génial ...

Sans savoir pourquoi, Neal broyait du noir ce matin. Probablement en partie car il s’inquiétait pour sa sœur. Cette dernière ne lui ayant pas donné signes de vie depuis un petit temps maintenant. Mais pas que... Quels étaient ces buts ici-bas ? Il n’avait pas l’impression d’en avoir des masses. Et cela le minait. Après tout, à quoi bon vivre si chaque jour ressemble au précédent ? Ce matin gris et pluvieux, il lui fallut longtemps pour sortir du lit. Il avait posé sa journée et avait prévu d’en profiter pour faire plusieurs choses, comme notamment faire des course –son frigo était aussi vide que le crâne de Rhys. Il avait prévu aussi d’essayer une N-ième fois de contacter Charisma. Pourquoi pas faire un peu de ménage... L’humeur aussi grise que son avenir et le temps au dehors, Neal décida pourtant de ne rien faire de tout cela. Il irait jouer. Cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas pratiqué de son art. Peut-être que les notes de musiques lui permettrait de s’évader un tant soit peu.

Et plutôt que de jouer tout seul chez lui, Neal décida de sortir. Le temps de prendre une douche et de se saper, il savait où il voulait jouer. Il rangea donc rapidement sa guitare acoustique dans son étui et sortir de chez lui, un sourire venant enfin se peindre sur son visage. La musique faisait déjà son effet.
Quand il sorti, il s’arrêta pour  s’acheter un sandwich dans la boulangerie de sa rue avant de prendre la direction des beaux quartiers résidentiels, à l’ouest de la ville. Mangeant sur le pouce pendant qu’il marchait, Neal avait hâte d’arriver. Pourtant il lui faudrait un petit temps avant d’apercevoir son but, aussi il prit son temps pour déguster son sandwich gigot d’agneau/menthe. Heureusement le temps lui offrait une accalmie, lui évitant ainsi d’être trempé jusqu’à l’os. Quand il arriva en vue de sa destination, Neal rangea le reste de son sandwich dans la poche de son manteau et accéléra le pas. Quelques secondes plus tard, une pluie torrentielle sortie de nulle part l’obligea à courir pour se mettre à l’abri. C’est donc prestement qu’il entra dans le Masquerade. L’ambiance de l’établissement eu tout de suite son effet sur Neal qui sentit ses crispations s’envoler. Plus rien de comptait que le moment à venir. En journée, le cabaret étant fermé aux clients, il permettait aux gens de venir jouer, s’exercer. Il n’était pas rare que la convivialité du lieu et de l’ambiance poussent les gens à s’entraider, voire parfois à jouer ensemble que cela soit improvisé ou non.

Quand ses pieds lui firent passer la porte du sas donnant vu sur la scène, deux jeunes femmes jouaient. L’une du piano, l’autre de la batterie. Un homme chantait sur la musique. Neal reconnu la musique aussitôt. ( I want to know what love is )
Le petit groupe se débrouillait bien malgré quelques fausses notes. Neal s’assit à une table et passa une bonne partie de l’après-midi à écouter les gens jouer. Parfois avec bonheur, le plus souvent avec des grincements de dents. L’heure d’ouverture du cabaret approchant à grands pas, la plus part des gens présent partirent, laissant enfin l’opportunité à Neal de jouer.

Il monta tranquillement sur scène, sortit sa guitare, la mit en bandoulière et s’assit sur un siège haut non loin du milieu de la scène. Il passa quelques secondes à accorder au mieux l’instrument, prit une profonde inspiration et gratta les cordes. Un soupir d’aise et un sourire s’affichant sur son visage, il commença à jouer la première musique qui lui passa par la tête. A thousand years. Très vite les paroles sortirent de la bouche de Neal qui vit, satisfait, les quelques gens encore présent s’arrêter pour l’écouter.

Heart beats fast
Colors and promises
How to be brave
How can I love when I'm afraid to fall


C’est sûr que c’était un autre niveau qu’eux, avec leur crincrins pourris...

But watching you stand alone
All of my doubt suddenly goes away somehow
One step closer
I have died everyday waiting for you
Darling don't be afraid I have loved you
For a thousand years
I'll love you for a thousand more


La porte s’ouvrit, mais concentré sur son morceau, les yeux fermés et envoyé vers un autre monde, Neal ne vit pas le nouvel arrivant s’approcher de lui. Il entendit cependant clairement le bruit d’un étui d’instruments qui s’ouvre.
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MessageSujet: Re: La musique libère l'esprit et vide les coeurs de leur amertume. [Dante]   Mar 31 Jan - 9:26

C'est le bruit d'un marteau-piqueur qui te réveille à une heure bien trop matinale pour être légale. Tu grognes dans ton oreiller, tentes d'enfoncer ta tête dans le moelleux synthétique en espérant assourdir le bruit. La couette que tu jettes par-dessus ta tête n'arrange rien. Avec un soupir défait, tu te retournes sur le dos et l'air quitte tes poumons en une longue expiration. Tes paupières sont lourdes quand tu tentes de les ouvrir, pour avoir envie de les refermer aussitôt tes yeux tombent-ils sur la vue de ton plafond baigné de lumière. T'as encore oublié de fermer les tentures. Tu tâtonnes ta table de chevet à la recherche de ton réveil matin, qui a toujours la bonne idée de bouger tout seul pour ne pas t'indiquer l'heure exactement quand tu le veux. Les chiffres verts indiquent 07:32. Tu sais que tu ne te rendormiras pas. Tu te lèves tant bien que mal, tes membres encore engourdis et peu enclins à quitter la chaleur de tes draps. T'aurais bien envie de prendre un café si ce dernier breuvage n'avait perdu la majorité de son utilité et son goût depuis un moment maintenant. Des fois, tu penses que ne plus pouvoir goûter les choses comme par le passé est le pire crime au monde. Ça doit bien être ce que tu regrettes le plus dans cette nouvelle nature, la perte quasi totale de goût pour la nourriture. On ne prive pas un Italien des joies de la table.

Tu avances les yeux un peu hagards et pieds nus dans ton appartement, prenant soin d'éviter les divers obstacles qui croisent ta route. Briquets, verres qui devraient se trouver dans l'évier, partitions et bouquins divers, fringues que tu devrais laver. Tu parviens à sortir du labyrinthe sans déplorer la perte du moindre orteil. Un saut dans la salle de bain plus tard, un poil plus réveillé et frais, tu pars à la recherche de vêtements à mettre. Tu déterres un jeans et un T-shirt passables – c'est à dire, pas à mettre immédiatement dans la machine à laver et qui te feront pas passer pour un adepte du grunge –, les enfiles tout en réprimant un bâillement. Te préparant à te mettre en scène, c'est au moment de chercher une carte mémoire que ton pied heurte enfin quelque chose sur sa route. La chose roule sans bruit sur le tapis.

Tu clignes des yeux lentement et te demandes vaguement depuis quand tu possèdes un rouge à lèvres. Avant de te rappeler la teinte particulière de ce rouge sur des lèvres au rire facile et au goût de vodka, de conversations enfumées et de mouvements lancinants. Ah, un oubli de ta dernière victime, sûrement. Tu ramasses l'objet et le déposes sur la surface plate la plus proche sans vraiment y prêter plus attention. On sait jamais, tu pourrais t'en servir pour peindre un truc. Ou quelque chose du style. C'est un crayon pastel plus luxueux.

Seulement, le simple objet te fait penser, ou plutôt te rappelle comme tu aimes souvent l'ignorer, la sensation de faim qui te tord les entrailles. Ça fait plusieurs jours que tu ne t'es pas nourri correctement, te contentant de quelques micro-doses d'énergie volée ci et là, juste assez pour te maintenir debout et empêcher les autres de se méfier de toute sensation de faiblesse. Tu devrais probablement te débrouiller pour te nourrir sur quelqu'un ce soir. Une victime consentante à partager ton lit, si pas à te servir de nourriture, mais peu importe, ce n'est pas comme si tu pouvais t'offrir le luxe de faire confiance aux autres avec ta nature de daybreaker – ou steak haché de zombie, comme tu aimes parfois le penser dans tes poussées d'humour noir. Ayant trouvé ce que tu cherchais, tu glisses la carte mémoire dans ton appareil photo avant de te servir de l'objectif séparé, soigneusement protégé dans sa petite sacoche.

T'as du politicien corrompu à chasser.

***

Tu jures sourdement tandis que tu coures à travers les ruelles, ton étui de guitare dans une main, l'autre essayant d'utiliser ta veste en cuir vainement comme un parapluie de fortune. Ces changements de temps soudains, tu t'y feras jamais vraiment. Un coup il fait beau et puis pouf, il drache et tu te retrouves trempé jusqu'aux os. Heureusement que t'as déposé ton précieux appareil photo quand t'es passé à ton appart' chercher ta guitare, il est carrément plus délicat que ta gratte. Et bien plus cher aussi. Ça ferait un joli trou dans ton portefeuille s'il devait prendre la flotte alors autant le préserver autant que possible.

Un nouveau juron – en italien, cette fois – t'échappe tandis que tu plonges malgré toi dans une flaque à la profondeur trompeuse. Tes Doc Martens souffrent de la pluie, le cuir n'ayant pas été ciré depuis un moment et tu sens qu'elles tireront la gueule une fois au sec. Pourquoi tu t'es soudain dit que tu ferais un tour au Masquerade plus tôt que prévu ? Au lieu de rester pioncer dans ton lit et tenter d'effacer les cernes qui commencent à souligner tes yeux fatigués ? Au lieu d'affronter la pluie ? T'arrives même pas vraiment à retrouver pourquoi à cet instant, tu sais juste que tu coures pour t'éviter au max l'averse qui te tombe sur la tête.

Quand tu passes enfin la porte de ton lieu de travail principal, tu pousses un soupir de soulagement. T'es au sec et au chaud. Tu dois avoir une allure de chien mouillé mais t'as le temps de te sécher avant de commencer à jouer pour le public, t'as des heures de marge. Tu remarques qu'il y a quelques spectateurs épars dans la salle et deux ou trois têtes se tournent vers toi quand la porte se referme dans ton dos, mais l'attention se retourne bien vite vers le musicien sur scène. Tu ne connais pas la chanson ni le type qui jouent mais t'aimes bien les deux. Tu t'approches de la scène par les coulisses, autant te délester de tes affaires – ta veste trempée surtout – au plus près de là où tu seras pour une partie de la soirée. Tu sors ta guitare de son étui pour vérifier que l'humidité ne l'a pas touchée ; t'es satisfait quand tu vois que ce n'est pas le cas.

T'attends que sa voix s'éteigne avant de complimenter avec un sourire :

« Jolie voix. Je connaissais pas la chanson, elle est sympa. »

T'as toujours su admirer quelqu'un qui se perdait dans la musique. C'est toujours avec du coeur qu'on devrait jouer, pas autrement.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: La musique libère l'esprit et vide les coeurs de leur amertume. [Dante]   Mer 1 Mar - 10:47

Spoiler:
 

Pourquoi ce choix de musique ? Neal n’aurait pas su le dire. Il l’avait juste ... ressenti comme ça. Au moment de gratter les premières cordes, c’était l’air qui s’était imposé à lui et le musicien s’y était laissé aller. Il ne se souvenait pas du moment où il avait appris cette musique, il en avait travaillées d’innombrables depuis qu’il avait commencé la musique dans sa plus petite enfance. Il ne s’expliquait pas non plus comment il pouvait toutes les retenir. C’était juste le cas, c’est tout.
Mais chacun des morceaux qu’il avait en tête portaient un sentiment ou une émotion et il n’était pas rare pour Neal se faire surprendre par le morceau qu’il jouait. Il se sentait parfois dans un certain mood et quand il laissait ses instruments jouer seul, il était étonné du résultat. Cela rendait son abandon à la musique encore plus intense. Neal aimait vraiment énormément ces moments où, en fait, il se retrouvait seul avec lui-même et exprimait ses émotions, les extériosants. Ça faisait un bien fou...
Bon, en temps normal quand ça arrivait, il était seul et pas fasse à des inconnus... Même si ceux-ci n’étaient pas nombreux. C’était un moment plutôt intime d’abandon, quand même.

Laissant les dernières notes s’envoler, il rouvrit les yeux. Non loin de lui, les gens qui étaient vraisemblablement restés pour l’écouter, lui semblaient s’être rapprochés pendant qu’il jouait. Quelques applaudissements discrets retentirent, auxquels il répondit par un petit sourire timide mais son attention fût très vite attirée par la personne debout sur scène, juste à côté de lui.

La première chose qu’il vit fut la guitare de l’homme, l’étui étant ouvert. Ce dernier semblait luisant.

Et malgré la joie de voir un si bel instrument, Neal ne put s’empêcher d’être un peu contrarié. Il avait attendu toute l’après-midi pour pouvoir jouer et voilà qu’après un seul morceau, un nouveau protagoniste d’avance sur scène. Probablement pour jouer à son tour... Il allait lui dire qu’il ne comptait pas descendre de scène encore, quand les paroles de l’homme lui parvinrent aux oreilles.

Se détendant un peu, il détailla le nouvel arrivant d’un rapide coup d’œil, un grand brun plutôt mince. Qui semblait trempé jusqu’aux os, ou du moins son pantalon l’était ainsi que sa tête. Et effectivement maintenant qu’il y faisait attention, il semblait au blond entendre une pluie tomber drue contre l’établissement, qui finissait maintenant de se vider, expliquant l’aspect luisant de l’étui à guitare du nouvel arrivant. Neal eu une grimace de compassion pour cette pauvre guitare entourée comme pas permis d’un taux d’humidité qui devait être élevé. Il se garda toutefois bien de faire une remarque.

« Merci c’est gentil. Effectivement, elle n’ait pas très connue. Tu viens ici pour jouer ? »

Cela faisait des semaines que Neal n’avait pas pu trouver un moment pour se lâcher musicalement parlant et il aurait été très frustré de devoir arrêter maintenant, d’autant que bien que l’établissement se soit vidé, l’heure d’ouverture n’était pas encore vraiment proche. Il restait peut-être une demi-heure ou une heure avant que les portes ne s’ouvrent aux badeaux pour la soirée.

« Parce qu’en fait, je viens juste de commencer et j’avais espéré pouvoir jouer encore un peu en fait. »

A cet instant, le bruit de la porte qui s’ouvre leur parvient aux oreilles et Neal ne peut retenir un soupir... Encore un autre. Décidément. Pourtant très vite Neal se rend compte que cette nouvelle personne n’est pas là pour jouer. Elle porte un gilet au logo du Masquerade et ne fait pas mine d’avancer vers eux. La jeune femme rousse, qu’il n’a jamais vu malgré qui soit un habitué -du moins en journée quand il n'y avait pas trop de staff présent - s’arrêta pour enlever son pardessus trempé et dégoulinant de pluies et se tourna vers eux en leur faisant un signe de main, avant de sortir par une petite porte non loin de l’entrée, que Neal n’avait pas remarqué et sur laquelle un petit écriteau indiquait "Staff Only".

« Le personnel arrive tôt aujourd’hui. Je pensais avoir plus de temps... »

Neal ne croyait pas si bien dire...

« S’il faut libérer la scène plus tôt que d’habitude, on pourrait peut-être jouer ensemble ? »

Lâcha Neal sans regarder l’homme à côté de lui. Il espérait au fond que l’inconnu déclinerait l’offre et qu’il repartirait aussi vite qu’il était arrivé, lui laissant le champ libre.
Et puis si c’était pour jouer avec un mec du niveau de ceux qui avaient été là toute l’après-midi, Neal préférait encore rentrer chez lui en rampant malgré la pluie qui tombait encore et toujours. Le jeune homme se fit la remarque qu’il lui semblait même que le temps avait encore empiré, le vent soufflant le long des murs faisait résonner de longs sifflements aiguës.

Avant que l'homme ne lui réponde, les doigts de Neal parcouraient déjà de nouveau sa guitare.
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MessageSujet: Re: La musique libère l'esprit et vide les coeurs de leur amertume. [Dante]   Jeu 9 Mar - 18:04

Y'a des gens qui n'apprécient pas qu'on pénètre dans leur bulle. T'as jamais eu beaucoup de tact pour ça, l'espace personnel est une notion qui t'est plutôt abstraite, à dire vrai. T'es trop familier, tu tutoies bien trop facilement, tu lances naturellement du buddy, mon pote ou ma chérie au bout de quelques minutes. Chez certains, ça détend et ça met à l'aise, parfois ça fait rire, parfois ça mène à autre chose quand les bons sourires et mots sont placés. Mais d'autres n'apprécient pas ; ils se braquent, se tendent, se tiennent sur leurs défenses, persuadés que tu vas leur jouer un sale coup ou que tu leur veux forcément quelque chose parce qu'assurément, ton comportement est bien suspect.

Quand t'es en costard, en général, ta familiarité pose pas de problème, on se dit juste que t'es jeune et que t'as pas encore appris à parler correctement à tes aînés ou au contraire que t'essaies d'insuffler un vent de fraîcheur dans des salutations et politesses archaïques. Aujourd'hui, habillé à la hâte, trempé et clairement tatoué et piercé, ça passe un peu moins bien. 'Tain, ce mec te prend probablement pour un importun qui vient faire chier son monde avant que le cabaret ouvre. Peut-être qu'il pense même que tu veux piquer quelque chose. Ce serait pas la première fois qu'on te prend pour un voleur, en te jugeant au premier regard. C'est dingue ce que des fringues peuvent faire comme différence. Heureusement que t'as jamais été tenté par l'idée d'un écarteur, c'est carrément moins facile à dissimuler que le reste.

Clairement, t'as l'impression de le faire chier. Ça se voit à sa tête. Et le compliment a beau l'avoir détendu un peu, tu peux voir que ça ne lui plaît pas des masses que tu sois là. Il te détaille du regard – tout trempé que t'es – et tu te gênes pas pour faire pareil. Dommage qu'il tire la tête. Tu penses que son visage serait vachement plus agréable s'il souriait. Oh well, tout le monde est pas un rayon de soleil comme toi.

Il te répond néanmoins poliment et te tutoies. Tu comptes ça comme une victoire.

« Pour bosser. » corriges-tu avec un sourire. « Mais je peux attendre, c'est juste que je voulais éviter de finir totalement noyé sous la pluie – mission totalement ratée, je dois l'avouer. » fais-tu en désignant d'un geste vague tes fringues trempées et ton étui de gratte. « Je m'étais dit qu'arriver en avance au boulot fait jamais de tort mais en fait, j'aurais dû continuer à dormir, ça m'aurait évité une douche involontaire. »

T'as encore une demi-heure pour arriver à un état de séchage passable jusqu'à l'ouverture des portes et tu joues même encore plus tard. Y'a moyen. Y'a probablement un sèche-cheveux qui traîne quelque part pour le pire des dégâts. Tu paniques pas.

Et bim, t'as la raison pour laquelle il a l'air si contrarié. Il vient juste d'arriver, tu l'as interrompu. Tu peux comprendre le mécontentement et tu grimaces et offres une expression contrite.

« Désolé. » Tu tournes la tête quand t'entends la porte qui s'ouvre. Tu reconnais la fille et tu lui adresses un salut de la main. Bon, t'iras peut-être quémander une serviette, un sèche-cheveux ou qu'importe chez elle. Entre trempés par la pluie, un peu de solidarité, right ?

Apparemment, le mec est plus galant que tu l'aurais cru de prime abord. Et du genre à se sacrifier. Clairement, il a envie de rester et tu vas pas lui piquer sa place, au pauvre. L'acoustique est géniale ici et ça vaut certainement mieux qu'un appart'. Peut-être qu'il peut pas jouer tranquillement parce qu'il a des voisins chiants ? En tout cas, tu vas pas lui enlever ce petit plaisir, t'es certainement pas le genre de mec qui va en priver un autre de jouer. Tu peux jouer quand tu veux, toi, lui, peut-être pas.

Tu lèves les mains en signe de reddition.

« Nan, vas-y, je suis pas pressé et c'est moi qui t’interromps. »

Par contre, il a pas tort sur le fait de libérer la scène. Hm. Tes yeux se posent sur un autre tabouret non loin. Tu t'y poses sans trop de cérémonie, un pied sur une barre, l'autre au sol.

« Si ça te dérange pas, j'peux rester là ? Ils éviteront de t'embêter vu que je bosse ici, j'aurais qu'à dire que t'es avec moi. » Enfin, tu crois. T'es pas entièrement sûr. Mais dans la majorité des cas, pour obtenir ce que tu veux, il te suffit de quelques sourires et le tour est joué. T'es pas le musicien typique du Masquerade mais t'es apprécié pour ton talent alors on passe ton look atypique et tes manies un peu trop familières. Ça fait partie de ton charme, du personnage.

Tu hausses les épaules. « Puis je peux suivre tes accords, ça te dérangera pas trop, je crois ? J'te promets, j'suis pas un mauvais guitariste. »

T'écoutes les cordes qui se pincent, tu vois les doigts qui courent sur les frettes. En quelques minutes, t'as sorti ta propre guitare de son étui et tu ajoutes tes accords aux siens, une fois la mélodie devinée, complétant la musique par petites touches discrètes. Tes épaules se détendent et le reste s'efface. Y'a que les notes qui comptent.


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MessageSujet: Re: La musique libère l'esprit et vide les coeurs de leur amertume. [Dante]   Mer 5 Avr - 23:50

Spoiler:
 

Au dehors la pluie tambourine sur le toit comme si le déluge -celui de Noé là- retombait à nouveau. Tu penses même entendre un coup de tonnerre, bien qu’aucun grondement annonciateur ne se soit manifesté. C’est à ce moment que l’inconnu annonce qu’il bosse ici. Et que tu te sens un peu con... Tu viens de tenter de recaler un type qui a un accès légitime à l’établissement. Mais bon ce n’est pas la première fois et ça ne sera pas la dernière fois que tu passes pour un benêt alors...

Après ses remarques sur les vaines tentatives produites dans l’espoir de rester sec, tu détailles à nouveau ses fringues trempées, avant de jeter un regard dans la direction qu’il t’indique vaguement. Tu y vois la veste détrempée s'éggouter un peu plus loin en coulisse, ce qui explique que son top soit sec. Ça te fait esquisser un léger sourire avant de lui répondre.

« Effectivement, la noyade était pas loin. Même si pour ta guitare, je mettrais pas ma main à couper qu’elle adore l’eau. Tu l’entends finir et tu réponds, curieux. Ça aurait été dommage, surtout pour faire du zèle au boulot. A moins que tu n’aimes ton job au point de vouloir mourir pour lui. Et tu fais quoi ici alors, comme taff je veux dire ? »

Tu le vois grimacer et s’excuser quand tu lui fais comprendre –tout en subtilité, il faut l’avouer- qu’il te gêne. Pour le coup, un franc sourire s’affiche sur ton visage.

« Je sais pas... C’est quand même difficilement pardonnable, d’être coupé dans son élan. Surtout par un parfait inconnu. »

Le taquines-tu, avec un clin d’œil, avant qu’il ne te laisse la place de bon cœur. Le type est beau joueur, ça fait plaisir. C’est un peu pour ça que ça ne te fait presque pas chier quand il annonce qu’il va rester avec toi.

« Pas de soucis, vas’y. Surtout si ça me permet de rester un peu plus longtemps... Dis-tu en souriant. Ça fait un petit temps que je n’ai pas eu l’occasion de vraiment jouer. Entre le boulot et les soucis persos, j’avais presque cru que la musique m’avait désertée... Ça fait du bien de jouer et si en plus y a moyen de s’amuser à plusieurs alors... »

Tu ne le vois pas hausser les épaules, car tu préfères garder le regard fixé devant toi, pour dissimuler au mieux ton petit sourire. Puis tu tiques sur sa dernière remarque, à laquelle tu réponds du tac au tac.

« Je t’en prie, tu peux essayer de suivre, même s’il vaudrait mieux que tu sois plus que « pas mauvais » pour ça. »

Réponds-tu alors même que les cordes de ta guitare vibrent déjà...
La musique s'élève doucement et tu constates que le bougre touche. Un sourire s’épanouit sur ta face juste quand le chant commence à s'élever de ta gorge. Encore une musique sortie tout droit du fin fond de ton esprit sans savoir pourquoi. A croire que tu exprimes les pensées d’un autre.... Mais non, tu en as juste envie et ça fait tellement du bien de se laisser porter par ses envies.

So close no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
And nothing else matters

Never opened myself this way
Life is ours, we live it our way
All these words I don't just say
And nothing else matters


Le temps se suspend et l’air se cristallise sur la dernière note. Tu prends quelques secondes pour la laisser s’épanouir et tu ouvres la bouche tandis que la jeune femme rousse de tout à l’heure se dirige vers vous, une serviette de bain à la main, en souriant d’un air moqueur à l’inconnu.

« Moi c’est Neal. »

Lâches-tu juste avant que la nouvelle arrivante n'atteigne la scène, à tes pieds et ne lance la serviette au visage de ton binôme musical.

« Tiens ou tu vas chopper la crève... Lâche-t-elle, désinvolte face à l'inconnu avant de se tourner vers toi. Enchantée, moi c'est Gabrielle. C'est la première fois qu'on se croise, il me semble. »

Tu réponds alors avec un sourire qu’effectivement c’est la première fois et qu’autrement tu te serais souvenu d’elle. Elle se contente alors de te sourire avant de lâcher :

« C'est marrant ça, il est presque aussi bon que toi. »
Mais sans regard ni l’un ni l’autre des deux hommes... Un sourire malicieux sur le visage.
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MessageSujet: Re: La musique libère l'esprit et vide les coeurs de leur amertume. [Dante]   Lun 17 Avr - 18:25

Tu retiens un reniflement de dédain à sa remarque sur ta guitare. Ta gratte ? Elle va très bien. Il te prend pour un débutant qui va noyer son instrument ? Please. Toi-même, tu t'en fous un peu, tes vêtements finiront par sécher, c'est pas la mort, et au pire tu pourras toujours essayer de gratter des fringues à quelqu'un. Peut-être même que t'as laissé un jeans ou un T-shirt de rechange ici un jour ou quoi, t'égares ou t'oublies parfois quelques trucs au Masquerade vu la façon dont tes soirées ont tendance à finir la moitié du temps. Pas que tu t'en plaignes, loin de là. Faut bien bouffer alors si en plus tu peux y allier plaisir, tu vas pas cracher dessus. T'as dû abandonner pizza et café pour cette merde, tu dois bien trouver ton bonheur ailleurs.

« Je joue et chante ici. Alors crois-moi, je tiens plutôt à faire gaffe à mon gagne-pain, je laisse pas ma gratte prendre la flotte. » rétorques-tu, un sourire un peu plus agressif que de coutume aux lèvres. T'es sympa, oui, mais tu n'aimes pas spécialement qu'on te prenne de haut. Te faire marcher sur les pieds, c'est pas ton genre. « Et ne trouves-tu pas que c'est le meilleur job du monde, de vivre de sa passion ? » ajoutes-tu, pointe de raillerie dans la voix.

Pour autant, ce n'est pas totalement faux. Sûr, tu n'imaginais pas que tu en ferais ton métier quand t'étais encore aux études, mais t'as toujours eu des intérêts trop éclectiques, des passions trop nombreuses pour pouvoir répondre concrètement à la question « et tu veux faire quoi plus tard ? ». S'arrêter sur une seule chose a toujours été un problème pour toi. T'aurais pu faire prof – tu l'as été, après tout –, interprète, diplomate, sociologue, anthropologue, marchand d'art...et au final, aujourd'hui, t'es musicien, photographe et plus ou moins journaliste. T'as vraiment jamais aimé qu'on essaie de te mettre dans une seule boîte. T'y es trop à l'étroit.

L'autre gars accepte ta présence avec un peu moins de réticence, te taquine même un brin. Ha, même les plus bourrus n'arrivent pas à te résister. La bonne humeur, c'est communicatif. Faudrait que plus de gens tentent de sourire. T'es persuadé que tout irait mieux dans le monde si les gens décidaient de moins voir les choses en noir et de traiter leur voisin de façon correcte. Pas de frustration ou de colère accumulées. Pas de déversement de mauvaise humeur sur une autre personne, qui à son tour va infecter quelqu'un d'autre. S'il suffit d'un sourire pour désamorcer une bombe à retardement, tu vas pas te priver de montrer tes quenottes.

« Hm hm, je comprends. Mais ça part jamais vraiment, c'est comme le vélo, suffit de s'y remettre et pouf. » fais-tu avec un vague signe de la main censé faire passer l'idée que ça reviendra tout seul. C'est ce que t'avais sorti ta prof de piano. Et elle avait pas totalement tort. Ça fait très longtemps que t'as pas touché à un clavier – t'as toujours préféré les cordes – mais tu reprendrais sans doute l'habitude assez rapidement. Ça s'oublie pas, c'est comme un réflexe ancré dans ta chair, dans tes doigts. Un instinct.

Un rire t'échappe tandis qu'il te nargue sur tes compétences de guitariste. Ah, il se prend pas pour de la merde, hein ? It's on.

« J'suis très doué de mes mains, j'te ferais savoir. » Flirt ? Peut-être. C'est pas comme si c'était trop flagrant. Tu fais gaffe avec la Prohibition et t'as pas spécialement envie de te retrouver avec un homophobe pas content aux trousses. C'est aussi une légère pique par rapport à tes capacités. Oh non, t'es pas mauvais guitariste, et tu vas le lui prouver. Tu n'as aucun mal à suivre ses accords, ajoutant quelques petites improvisations de ton cru qui n'entachent en rien la mélodie principale. L'impro t'a toujours éclaté, même si tu ne t'es jamais vraiment lancé dans la composition. Partir en délire sur une base, tu le peux sans problème. Te poser pour reproduire exactement la même chose ? Nope, t'y arrives pas. Ça entraverait ta liberté, d'une certaine façon, et t'en as pas la moindre envie. La musique est pas faite pour être codifiée et enfermée dans des carcans. C'est pour ça aussi que t'aimes la folk. Des tas de gens qui se sont réapproprié des airs traditionnels à leur sauce. Tu respectes ça.

Les dernières notes s'étirent dans l'air et l'autre homme finit par te donner son nom. Neal, hein ? Mais t'as à peine le temps de vraiment t'attarder là-dessus que tu vois Gabrielle qui se dirige vers vous, serviette à la main. Louée soit-elle, ta sauveuse.

« Travis. » réponds-tu, le ton tout aussi moqueur, avant que tu n'attrapes la serviette lancée avant qu'elle ne t'atterrisse en plein visage.

Qu'importe combien de fois tu le dis, ce nom qui est le tien depuis plus de la moitié de ta vie te semble toujours faux. Mauvais. De plus en plus depuis ces dernières années. Mais c'est le nom inscrit sur tes papiers, le nom sous lequel on te connaît et tu te présentes. Toute trace de Dante a disparu étrangement après un accident de voiture survenu il y a dix-sept ans. T'es peut-être même officiellement déclaré mort, t'as jamais vraiment cherché à savoir. Tu t'es réveillé Américain et avec une nouvelle identité, des mois de ta vie passés à jouer à la Belle au bois dormant tandis qu'on essayait de retourner ton dos à un état ressemblant moins à de la charpie et plus à un amas d'os, de muscles et de nerfs plus ou moins ordonné. Du coup, t'as pas trop eu l'occasion de t'attarder sur tout ce que t'avais laissé derrière toi en Italie. T'as vite compris que t'y retournerais plus et que ton lieu de vacances deviendrait ta nouvelle patrie. T'as rapidement accepté cet état de fait, mais bon, t'avais douze ans et pas trop le choix. Y'a qu'Ambre et, assez ironiquement, la résistance qui te connaissent plutôt sous ton vrai nom. C'est pas une chose que tu révèles à n'importe qui.

« Merci Gaby ma sauveuse, mio amore. » réponds-tu avec effusion, avant de passer la serviette sur tes cheveux trempés. Avec la pluie, tes boucles naturelles risquent de revenir au galop, même avec tes cheveux coupés aussi courts. C'est parfois marrant. Et parfois nettement moins.

T'observes la discussion entre Gaby et Neal. Presque aussi bon que toi ? Tu tournes un regard amusé vers Neal avant de jeter un regard dramatiquement scandalisé vers Gaby.

« Comment ? Tu me ferais des infidélités ? Je suis outré. »

Tu feins le hoc, la main sur le coeur. Non, t'en fais jamais trop. Du tout. Tu t'assures que tu gardes des bonnes relations avec tout le personnel. C'est tout.

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MessageSujet: Re: La musique libère l'esprit et vide les coeurs de leur amertume. [Dante]   Mar 18 Avr - 20:46

L’inconnu, Travis de son prénom donc, sembla tiquer sur ta remarque à propos de sa guitare hydrophobe, ce qui te fit sourire. Loin de toi l’idée de faire un reproche ou quoi que ce soit, c’était plutôt une constations qu’autre chose. Mais Travis semblait l’avoir pris personnellement. Avec un haussement d’épaules en guise de réponse, un sourire taquin sur le visage, tu te dis que ce n’était pas plus mal. Une réponse un peu piquante montrait qu’il tenait à son instrument. Même s’il fallait avouer que sa légère irritation, palpable, t’amusait un peu.

« Ah génial comme job. Neal sourit à sa réponse suivante. Si si, je ne te contre dirais pas la dessus. Je suis le premier à vouloir vivre de la musique. D’ailleurs y a pas si longtemps, c’était aussi ma situation. Finis-tu avec un soupçon de regret dans la voix.»

Tu hésites à développer l’anecdote mais bon, t’as pas non plus envie de l’emmerder avec ta vie. Tu regretterais presque ce poste haut placé au gouvernement. Clairement, on ne pouvait pas rêver mieux comme boulot, mais tu ne regrettes pas non plus d’avoir créé l’hymne des résistants. C’est quand même vachement la classe. Alors bon, oui t’a perdu ta place mais bon autant ne plus se prendre la tête et tout faire pour retrouver ce poste de rêve.

Travis semble bien accepter la boutade et en sourit avec toi. Cool. Après tout t’es là pour passer un bon moment, pas pour te prendre la tête.
Une réponse évasive et un signe de main tout aussi évasif sont censés te faire comprendre que malgré ton manque de pratique, l’autre pense que tu n’aurais pas de mal à te remettre dans le bain. C’est pas faux. Après tout, tu pratiques de façon plus ou moins intensive depuis que tu as cinq ans, il aurait été dommage que quelques années ruinent tout ce magnifique savoir-faire... Oui oui, les chevilles vont bien, merci.

Et apparemment, l’autre aussi semble convaincu de ses capacités et ne s’en prive pas pour le signaler. Sa façon de le dire te fait toutefois sourire et tu te demandes si le sous-entendu est volontaire ou si tu as juste l’esprit mal placé.

« « Très doué », carrément ?! Réponds-tu un peu de façon sarcastique. Ça promet, j’ai hâte de voir ce que ces mains savent faire, alors. »

Un clin d’oeil et un brin de malice dans la voix accompagne ta réponse.
Il n’a que le temps de répondre son prénom en retour avant de devoir poser son attention sur Gabrielle. A laquelle il loue un éloge pour la serviette de bain. S’en aurait été presque trop si le pauvre ne risquait pas une pneumonie dans les minutes à venir.

L’intervention de la jeune femme ne laisse pas de marbre Travis qui feint l’outrage et le scandale sous ton regard amusé.

« T’aurais dû faire du théâtre plutôt que de la musique, je sens un talent certain irradié de toi. »

Lâches-tu tout à fait banalement, volontairement trop détaché pour que ça paraisse sérieux. Gabrielle sourit avant de se tourner précipitamment vers Travis avec un sourire encore plus énorme sur le visage.

« Oh fait ! Je t’ai pas dit ! Attends ... »

Tu lances alors un regard interrogateur à la jeune femme mais celle-ci s’est déjà détournée d’eux et cours déjà vers la salle indiquée comme réservée au staff. Tu coules un regard vers l’homme à coté de toi mais sans arriver à déterminer s'il sait de quoi il s’agit.
La rousse revient alors, toujours en courant, avec ce qui ressemble à une feuille rose dans la main.

Arrivée près de vous, tu constates qu’il s’agit en fait d’une enveloppe et non d’une feuille mais elle est effectivement bien rose bonbon et tu aperçois un énorme cœur dessiné dessus.

« Tiens, ton grand admirateur de la semaine dernière est passé hier et il a déposé ça pour toi. Il était rouge comme une pivoine le pauvre. Finit-elle légèrement moqueuse en tendant l’enveloppe à Travis juste à côté de toi. »

Tu te mets à rire avant de déclarer que « définitivement, la vie de musicien est la même pour tous. »
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MessageSujet: Re: La musique libère l'esprit et vide les coeurs de leur amertume. [Dante]   Sam 29 Avr - 16:46

Tu lui réponds par un sourire quand il te dit que c'est un job génial. Yup. Meilleur job du monde. Tant que tu évites tout ce qui est politisé et "décadent", tu peux interpréter à peu près tout ce que tu veux et t'aimes la liberté artistique que t'as ici. De toute façon, c'est pas comme si, avec les universités fermées et le reste du monde en ruines, tes talents d'interprète ou d'anthropologue allaient vraiment être utiles. Et vu les restrictions sur l'art et l'histoire, toujours les premières victimes d'un régime dictatorial...t'as bien dû te tourner vers tes centres d'intérêt plutôt que tes formations "classiques". Heureusement que t'es doué pour pas mal de choses, d'un côté.

« Ah ? »

Tu hausses un sourcil quand Neal révèle qu'il vivait aussi de la musique à une époque. Accident qui lui a fait perdre de la dextérité ou l'oreille ? Magouilles ? Ça peut être tout et n'importe quoi. S'il veut t'en parler, tant mieux, si pas, tant pis. Tu ne vas pas révéler ta vie à un étranger et tu t'attends à ce qu'on fasse de même avec toi.

Oh, le poisson mordrait-il à l'hameçon ? Un sourire nonchalant étire tes lèvres quand Neal semble saisir le sous-entendu et poursuivre sur la voie.

« Si tu restes pour le show, tu verras. »

Pour tes talents de guitariste, bien sûr. Pour tout le reste, c'est après le show. T'es beaucoup de choses, oui, mais t'es pas un exhibitionniste. T'as quand même des limites. En parlant d'exhibitionnisme, tu devrais d'ailleurs peut-être vérifier si t'as pas des fringues qui traînent ici. Ton haut passe, t'as évité le gros de pluie grâce à ta veste en cuir, mais un jeans sec serait pas de refus. T'es musicien, pas mannequin pour un calendrier hot.

Tu tournes la tête vers Neal quand il met en doute ton jeu de comédien. Tu prends une mine boudeuse exagérée.

« Qui te dit que j'ai pas fait du théâtre aussi ? » C'est totalement faux, mais tu aurais pu. Vu tes intérêts éclectiques, ça aurait été possible. Même si à dire vrai, tu préfères être acteur de ta propre vie que prétendre vivre celle d'un autre. Tu utilises les masques quand ils te servent mais tu es bien trop...entier pour aimer mentir sur toi-même. « J'ai de multiples talents. » Les seuls trucs où t'es foncièrement pas doué, c'est tout ce qui est machines et sciences dures. Vraiment pas ton domaine. Pour à peu près tout le reste ? Oh, tu peux essayer de te débrouiller. Et si t'y arrives pas, tu pourras au moins faire semblant de façon convaincante. T'es particulièrement doué pour sortir des âneries et passer pour sérieux.

Gaby se tourne précipitamment vers toi et le sourire qu'elle t'adresse te fait prendre un air interrogateur. Quoi, t'es augmenté, bizarrement ? Elle a gagné au loto ? Enfin, si le loto existe encore dans un monde post-apocalyptique. Peut-être qu'elle a découvert de l'or antique au fond de son jardin. Tout est possible.

Tu attends sagement qu'elle revienne, échangeant un regard confus avec Neal, avant qu'elle ne revienne, quelque chose entre les mains. Quelque chose de rose. De très rose. Tu saisis l'objet avec circonspection, t'attendant à moitié à une blague de mauvais goût.

Tu hausses un sourcil devant la lettre et le dessin ostentatoire, sourcil qui ne fait que monter un peu plus haut sur la ligne de ton front en entendant son explication. Un admirateur secret ? Hell, c'est pas comme si t'étais pas approchable, comme mec. Et tu doutes sérieusement qu'un type qui voudrait te sauter recoure à des moyens pareils. T'es pas exactement prude. Et même avec la Prohibition en vigueur, c'est pas comme si ça empêchait réellement de tirer un coup loin des regards indiscrets. Vu ce qui circule sur la débauche dans les milieux politiques, ça t'étonnerait qu'eux respectent leurs propres lois. Enfin, c'est pas comme si cet aspect-là de la Prohibition te gênait énormément – c'est plus le côté interdiction d'alcool et de drogues qui t'emmerde –, ton intérêt se porte le plus souvent pour les femmes, faut l'avouer. C'est plus rare qu'un mec t'attire. Du coup, ça doit bien être le seul côté de la Prohibition – avec les jeux d'argent, pour lesquels tu n'as aucun goût – que t'as plus ou moins bien respecté jusqu'à présent. Mais t'as jamais agi comme un homophobe ou quoi et t'es pas du genre à snober les gens. Du coup, tu piges pas vraiment d'où vient toute cette gêne et ces précautions. T'es plutôt abordable comme mec, du moins, tu le penses.

À moins que...tandis que tu lis les mots inscrits sur le papier, tu réfléchis à qui ça pourrait être. Vu la lettre, tu parierais sur quelqu'un de nettement plus jeune que toi. Un ado, peut-être ? Ça a l'air d'être de ce niveau. Tu grimaces légèrement devant le côté niais du tout. God, tu es trop vieux pour des manèges pareils.

« Qui aurait cru qu'un gamin m'idolâtrerait autant. » réponds-tu à Neal, en roulant légèrement des yeux, un sourire amusé malgré tout accroché aux lèvres. À Gaby, tu adresses : « Le pauvre, la prochaine fois, dis-lui de venir quand je joue, j'lui causerais moi-même. C'est bête qu'il soit aussi gêné, je mords pas. »

Un mouvement de tes jambes te rappelle la désagréable sensation du jeans mouillé. Avec un soupir et des yeux suppliants, tu demandes à Gaby :

« Par hasard, tu sais pas si j'ai laissé des fringues traîner par ici ? J'suis pas exactement fan du look chien mouillé et je suis pas sûr que la clientèle appréciera. »

Manquerait plus qu'on te vire pour indécence.

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MessageSujet: Re: La musique libère l'esprit et vide les coeurs de leur amertume. [Dante]   Mar 2 Mai - 12:24

Tu commençais à apprécier cet homme. Il n’avait pas l’air de se prendre la tête, il avait de l’humour, était bon musicien et n’était pas trop mal –pour ne rien gâcher.

Une légère expression passa sur son visage, accompagnant une brève onomatopée, quand tu lui annonças que la musique était aussi ton gagne-pain, il y a peu. Expression que tu n’arriva pas trop à qualifier. Était-ce de l’étonnement, de la surprise ? Ou plutôt de la curiosité ?
Tu n’arrivais pas trop à te décider alors tu te lanças. Après tout, tout le monde au gouvernement était déjà au courant de cette histoire, tu ne risquais rien. Et s’il était, au contraire, anti-gouvernemental, l’anecdote le ferait sûrement rire ...

« Il y a quelques années, je bossais pour le gouvernement en tant que musicien et compositeur en chef. Il y avait de bons et de mauvais côtés. Mais quand tu étais convié en tant qu’invité d’honneur dans une réception de haute volée pour jouer devant autant de monde... Une dinguerie, un truc de fou ! Sauf que mon goût pour la musique et les challenges qui vont avec, m’a légèrement poussé... Tu  baissas le ton inconsciemment, comme tu avais peur d’être entendu. à créer un hymne pour les résistant... Lâches tu avec un sourire contrit. Que veux-tu... l’amour de la musique. Tu comprends sûrement. »

Contrairement à beaucoup de monde dans ton entourage, finis-tu dans ta tête, sans néanmoins le formuler à haute voix.

Un sourire désinvolte s’affiche sur ta face à l’invitation du bonhomme. Rien de très sérieux, mais il te propose de rester ici pour la soirée afin pour écouter sa performance.

« Rentrer seul chez moi sous la pluie ou bien rester ici à écouter du sons pas trop mauvais ? Cruel dilemme... Réponds-tu, une expression facile se voulant sérieuse. Faisant mine de réfléchir plusieurs secondes tu finis tout de même par accepter la proposition. Allez, soyons fou. Je ne sais pas où je met les pieds mais ça peut pas être SI affreux... »

Ça va te faire du bien de baigner à nouveau dans la musique et surtout de côtoyer des gens de ce monde, de partager.

S’ensuit alors une moue boudeuse qui te tire un éclat de rire.

« C’est vrai, rien ne me garantit que tu ne fasse pas de théâtre. Mais bon si c’était le cas, ton jeu d’offusqué serait peut-être un peu plus subtil, non ? Ris-tu tandis qu’il avoue avoir de « multiples talents ». »

Tu préfères ne pas répondre à cette dernière phrase de peur de déraper mais l’éclat taquin dans ton regard trahis ce que tu penses. Multiples talents manuels ?
S’ensuit alors l’épisode de la lettre. Tu vois Travis attraper la lettre avec précaution comme s’il avait peur qu’elle soit piégée avant de constater son étonnement face à l’explication de Gaby. Tu exploses de rire en voyant sa face grimacer tandis qu’il lit la lettre. Ton rire redouble quand tu apprends que cela vient d’un gamin. Tu oses lâcher :

« Fait gaffe, je crois que la prohibition interdit aussi le détournement de mineur... »

Tu entends alors l’homme vanter le fait qu’il soit quelqu’un d’abordable et qui ne mords pas.

« Dommage... Murmures-tu sans t’en rendre compte. Mais Travis est focalisé sur Gaby, peu de chance qu’il ai entendu, heureusement. »

Par contre tu tiques sur le « chien mouillé » et tu n’hésites pas à rétorquer, sarcastique.

« Ah, c’est ça l’odeur ? Je me disais aussi ! »

Gaby se détourne alors dans un sourire, probablement pour aller chercher des vêtements secs pour son collègue et tu profites de cette accalmie pour faire vibrer les cordes de ta guitare. Et tu t’y laisses prendre sans t’en rendre vraiment compte. Une musique que tu as écoutée souvent, il y a bien longtemps de ça.
Les accords s’élèvent, suivit rapidement par les paroles...

A peine quelques minutes plus tard, tu vois Gaby revenir avec des vêtements. Tu hésites mais tu décides de t’arrêter de jouer. Grand bien t’en pris quand tu constates ce qu’elle dépose à vos pieds, sur la scène. Si tu avais continué à jouer, tu aurais loupé un fou rire magistral en constatant qu’elle venait de lui ramener un vieux jogging délavé et un tee-shirt bleu pastel avec une tête de cheval dessus...

« Qui rêverait mieux comme tenue de scène ?! Réussis-tu à articuler entre deux éclats de rires. »

Décidément, ça fait bien longtemps que tu n'avais pas ris autant, quel bien fou ça fait... Et à Gaby d’enchainer :

« Désolé, y a rien d’autre en stock de sec... »
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MessageSujet: Re: La musique libère l'esprit et vide les coeurs de leur amertume. [Dante]   Mer 7 Juin - 17:46

Apparemment, le type prend ton onomatopée interrogatrice pour un feu-vert pour te raconter ladite anecdote sur son ancienne carrière de musicien. Dire que tu te braques légèrement en entendant qu'il travaillait pour le gouvernement serait un euphémisme. Ton sourire se fait forcé et perd de sa chaleur. Tu sais que tout le monde ne bosse pas pour les dictateurs en place par idéologie, que certains n'ont juste pas le choix mais...bordel, un artiste. Comment un artiste peut vouloir servir un gouvernement qui censure des tas d'oeuvres ? Qui réarrange l'histoire à sa sauce ? Qui détruit des livres, des morceaux, des oeuvres d'art à la valeur inestimable simplement parce qu'elles ne sont pas au goût de ces snobs de merde ? Parce qu'elles peuvent faire réfléchir ? Tes parents sont probablement morts à cause de la censure du gouvernement. Parce qu'être un symbole vivant de ce passé glorieux, de ce savoir antique était trop dangereux pour la tyrannie actuelle. T'es aussi trop entier pour que quelqu'un qui retourne sa veste aussi facilement soit très haut dans ton estime. Toi, bosser pour le gouvernement ? Tu préférerais encore crever. Alors parler de challenge musical...non. Non, tu n'es absolument pas d'accord.

« Si j'étais à ta place, c'est une information que j'éviterais de divulguer à n'importe qui. » fais-tu d'un ton un peu plus acide et sec que tu ne le devrais probablement. Oh, sûr, t'es résistant et tu caches pas vraiment ton opinion politique sur vos très chers dirigeants. Mais parler ouvertement de la résistance ? Révéler que tu bosses pour eux ? Hell no. Tu tiens pas à mettre en danger le BlackBird, c'est juste hors de question. Et que ce type affirme tranquillement qu'il a créé un hymne pour les résistants par simple challenge, sur la scène d'un cabaret situé en plein quartier fréquenté par le gouvernement ? Tu as à moitié envie de lui demander à quoi il pense, putain. Même toi t'es plus prudent, et pourtant, t'en as fait des conneries.

Tu peines un peu à essayer de garder une expression affable devant la suite des propos de Neal quand tout au fond, tu es profondément irrité par le comportement de ton interlocuteur. Tu en viens à regretter ce début de flirt. Bordel. Tu vas bouffer ailleurs, oui. De toute façon, tu ne t'es obligé à rien, tu lui as proposé de rester pour le show, rien d'autre. T'iras trouver quelqu'un d'autre pour la nuit, pour la bouffe ou les deux en même temps, dans l'idéal.

« Peut-être bien. Le sur-jeu a aussi la côte, parfois. » réponds-tu, goguenard, face à la pique sur ton jeu. Tu ignores la réponse non-verbale de Neal face à ton flirt. Tu n'es plus exactement d'humeur.

Le rire qui éclate à côté de toi et la pique sur le détournement de mineur sont de trop. Y'a des sujets sur lesquels t'aimes pas blaguer, aussi dingue cela puisse paraître, et le détournement de mineur n'est certainement pas quelque chose que tu prends à la légère.

« Comme si un gamin pouvait m'intéresser. »

Tu roules des yeux. Tu sais que tu peux parfois passer pour plus jeune que t'es, mais quand même, faut pas déconner. Tu sais pas pourquoi ce pauvre gamin semble avoir un crush sur toi, mais va falloir que ça lui passe. L'admiration, tu peux faire avec. Plus, c'est hors de question.

L'irritation ne fait qu'aller en croissant à chaque parole qui s'échappe de la bouche de Neal. Ça ressemble plus à des piques insidieuses que de l'humour, à ton goût. Peut-être que t'as un avis biaisé, parce que la révélation qu'il a bossé pour le gouvernement te reste en travers de la gorge mais à ce stade-ci, ton humour semble vouloir s'être fait la malle pour laisser place à une colère sourde. Et putain, ça arrive rarement que t'arrives pas à trouver à rire de chaque situation. Tu préfères ignorer la nouvelle pique plutôt que d'y répondre. Si tu le fais, ce sera probablement trop agressif et tu veux pas causer un scandale sur ton lieu de boulot.

Aurais-tu douter que les vêtements ramenés par Gaby seraient le pompon ? Un rire forcé s'échappe de tes lèvres face aux fringues absolument ridicules que Gaby te sort. Ton rire n'a absolument rien de joyeux. Tu pourrais presque croire à un coup monté, à une blague bien foireuse. Mais t'oses croire ta collègue au-dessus de ces gamineries.

« Ouais, je vois que j'aurais mieux fait de rester pioncer chez moi. »

Tu pinces l'arrête de ton nez, pousses un soupir. Il pleut probablement encore et t'habites un peu trop loin pour ne pas finir re-trempé si tu rentres toi pour te chercher un truc sec. Tu sais pas si tu trouveras forcément quelque chose au Masquerade et là tout de suite, honnêtement, t'as pas envie de rester. T'as encore une grosse marge avant ton set et tu peux toujours t'arranger avec un des autres artistes pour intervertir les shows, s'il faut. T'enfiles déjà ta veste en cuir, songeant à qui tu peux aller emprunter des fringues – Marcus, peut-être – ou même te dire de simplement t'acheter un nouveau jean. À ce stade-ci, t'as besoin de sortir prendre l'air ou tu risques d'être vachement cassant et désagréable. Autant éviter de faire une scène si tu le peux.

« J'vais me débrouiller avec un pote, j'reviens plus tard. Décale-moi à une heure plus tardive si tu vois que je traîne, okay ? Et garde ma gratte, s'il te plaît. »

Tu descends de la scène et fais une bise à Gaby, pour la remercier et t'excuser en même temps de tes demandes, avant de te retourner et d'envoyer un « Enchanté d'avoir fait ta connaissance. » à Neal avec un sourire un peu forcé.

Les portes du cabaret se ferment derrière toi. Et ouais, putain, tu vas vraiment devoir investir dans un parapluie.

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La musique libère l'esprit et vide les coeurs de leur amertume. [Dante]

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