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 « Money makes the world go round » NEAL

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« The forgiven warrior »

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↳ Métier : Propriétaire du Mary Rose, styliste en freelance
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↳ Playlist : Goodies ; Ciara | Slut like you ; P!nk | Needed me ; Rihanna | Rag Doll ; Aerosmtih | Guillotine; 30STM | Tom Ford ; Jay Z | Poison ; Alice Cooper | Changes ; 2PAC | Hurricane ; 30STM | Anyway you want it ; Journey
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MessageSujet: « Money makes the world go round » NEAL   Mar 3 Jan - 8:34

Money makes the world go round
Neal&Esperanza
Des rideaux immenses entravaient la lumière. La chambre restait plongée dans une obscurité apaisante. Pourtant l’heure tournait, la Nouvelle-Orléans commençait déjà à s’agiter dehors. Les gens allaient au travail tandis que d’autres rentraient chez eux. Esperanza quant à elle ne semblait pas vraiment décider à sortir des bras de Morphée. Elle avait l’air paisible, si paisible sous ses draps en soie. Cela faisait un moment que la métisse n’était pas parvenue à trouver le sommeil. Depuis qu’elle était sortie de ces arènes de la mort, sa gorge l’avait faite souffrir durant des jours.  Esperanza s’en remettait à peine. Ce ne fut que vers 11h que la styliste ouvrit les yeux. Si son aventure lui avait laissé un mauvais souvenir, elle lui avait aussi rapporté beaucoup d’argent. Déjà aisée, la jeune femme faisait désormais partie de l’élite de la ville et pouvait se permettre de passer ses journées à ne rien faire. Mais loin d’être du genre à se laisser vivre, la styliste continuait de travailler. Désormais elle choisissait sa clientèle avec minutie ce qui l’arrangeait car elle pouvait se faire pas mal de relations par ce biais.

Une fois habillée, coiffée et maquillée, Esperanza fit irruption dans sa cuisine où sa domestique, Gabriella, s’affairait déjà. L’ancienne pirate vivait dans la démesure. Sa maison était immense, bien trop grande pour une seule personne. Elle était décorée avec goût et transpirait le luxe. La cuisine était moderne bercée de lumière par d’immenses baies vitrées qui donnaient sur le jardin. D’ailleurs alors qu’Esperanza venait à peine de s’assoir, elle remarqua qu’un homme venait de s’inviter sur sa verdure. Les sourcils froncés, la métisse s’adressa à son employée. « Dis-moi je n’ai pas engagé de nouveau jardinier ? » demanda Esperanza plus très sûre d’elle. « Non Mademoiselle. Vous voulez que j’aille voir ? » répondit la domestique en jetant un œil dehors. L’intrus était un grand blond aux yeux bleus totalement inconnu au bataillon. « Non j’y vais, continue de cuisiner s’il-te-plait. » dit Esperanza en se levant de sa chaise. Qui pouvait bien avoir l’audace de venir s’aventurer par ici ? Peut-être un nouveau client ? La styliste l’ignorait.

Après avoir quitté sa cuisine et traversé son immense salon, Esperanza atterrit devant sa porte d’entrée. A sa droite se trouvait un miroir recouvert d’un draps comme tous les autres de la maison. Cela faisait tâche dans le décor luxueux mais c’était plus fort qu’elle. L’hellraiser ne supportait pas son reflet. Elle n’acceptait pas d’être devenue le monstre qu’elle était. D’ailleurs elle ne recevait pas grand monde depuis sa transformation. Voilà pourquoi elle était étonnée de voir un inconnu dans son jardin. Comment avait-il eu son adresse ? Il ne ressemblait pourtant pas à un vendeur d’aspirateur et n’avait pas l’air de vouloir être discret. Si c’était le cas, la tentative était ratée… Sans attendre plus longtemps, Esperanza ouvrit sa porte et s’adressa à l’homme en criant.

«Hé vous là-bas ! Venez par ici ! Qu’est-ce que vous faites dans mon jardin ?! » demanda-t-elle en lui faisant signe d’approcher.

Certes pour accéder à la maison il fallait passer par le jardin, mais pour accéder au jardin il y avait une grille. Curieuse, la métisse garda son calme. Elle n’avait pas peur et avait l’air plutôt sereine. Elle espérait néanmoins que l’homme n’était pas un fanatique venu la féliciter pour ses exploits dans les jeux.  Si au début ce genre de remarques flattaient son égo, la métisse commençait à en avoir marre. La barbarie gratuite n’était pas quelque chose qu’elle affectionnait particulièrement. Elle n’aimait pas être contrainte à faire quoique ce soit. Alors qu’on la félicite lui tapait sur le système. Les bras croisés, appuyée contre l’encadrement de sa porte, la jeune femme au teint caramel continuait de fixer l’étranger. De la compagnie. C’était toujours bien. Depuis qu’elle était née Esperanza n’avait pas eu l’habitude d’être seule. Sauf peut-être à Darkness Falls. Un frisson la traversa lorsqu’elle se remémora l’enfer.  Le passé n’était pas important, l’avenir en revanche… Et son avenir pour l’instant, était cet homme et ce qu’il l’amenait ici.





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MessageSujet: Re: « Money makes the world go round » NEAL   Mer 4 Jan - 17:02

Les Forgiven Days. Neal en avait vaguement entendu parler, enfin beaucoup –merci au bureau de comm’ du gouvernement qui, il fallait l’avouer faisait bien son boulot – comme tout à chacun. Mais il devait avouer qu’en ce moment ce que le gouvernement foutait, il n’en avait pas grand-chose à cirer.
Comme tout le monde, il avait pu assister à ces nouveaux jeux mis en place grâce à la retransmission télé. Ne regardant que d’un œil, à peine curieux de ce que cela pouvait bien donner, Neal avait pourtant failli tomber de son siège quand la récompense finale avait été annoncée. Suffisamment d’argent pour lui permettre de sauver son appartement et en plus de continuer à fréquenter les tables de jeux. Enfin, même si de ce côté, Neal n’avait pas eu de chance et n’avait pas trouvé grand nombre de joueurs avec qui jouer. Il devait bien exister des lieux clandestins, mais il n’en connaissait pas et n’avait pas réussi à mettre la main sur le Bones, ce fameux établissement dont le nom circulait dans les mondes d’en dessous mais dont personne ne semblait avoir jamais vu l’intérieur. A peine, Neal avait-il des miettes d’informations qu’il se rendait compte que ça ne l’y mènerait pas. Une sorte de Hollandais volant des casinos. Connu de tous et à la fois connu de personne.  
A ce moment de la journée pourtant, Neal ne pouvait pas deviner que le lendemain même, une rencontre presque fortuite allait l’y emmener.

Il n’y avait pas à dire, le gouvernement avait des méthodes certes bien particulières, mais il savait récompenser les personnes à la hauteur de ses espérances. Certes au détriment de tous les sacrifices consentis par les autres pauvres gens, qui eux n’avait pas été à la hauteur et ne pouvant maintenant que se maudire d’avoir laissé échapper une si belle occasion. Mais hé après tout, tout le monde ne pouvait pas être gagnant à tous les coups. Neal vit d’ailleurs d’un œil nouveau ce gouvernement qu’il avait apprécié ridiculiser. Faible compensation que ces souvenirs à coté de ce que lui avait perdu, emporté par son comportement tête brulée. Mais bon, on ne se refait pas. S’il devait revenir dans le passé, Neal referait certainement les mêmes choix. Mais il était maintenant bien décidé à tenter de regagner les faveurs du gouvernement. On avait beau penser tout ce qu’on veut sur eux, ils étaient quand même dans l’état actuel du monde, l’un des seul moyen d’être à l’abri du besoin, moyennement quelques sacrifices.

A défaut de n’avoir pas eu sa chance de gagner cette coquette somme, une idée folle avait germé dans l’esprit de Neal. Plus il y pensait et plus cela lui semblait fou, mais il n’arrivait pas à s’extraire de l’esprit que peut-être, par miracle, il pourrait récupérer une partie du butin à la gagnante. Comment ? Il n’en avait aucune idée. Aussi, cette idée fixe le tarauda des mois durant alors qu’il essayait de s’en débarrasser. Et un jour, la situation sembla se débloquer. Un gars de son unité de service, à la prison, avait comme projet d’offrir à sa femme une robe faite sur mesure à l’occasion de leur renouvellement de vœux de mariage. Ne prêtant qu’une oreille à ces babillages de gonzesses, son attention avait pourtant été piquée au vif quand il comprit que la styliste que son collègue comptait contacter n’était autre que la gagnante des Forgiven Days. Esperanza quelque chose. S’immisçant dans la conversation, l’air de rien, Neal tenta d’en apprendre plus sur cette femme. Malheureusement, il s’avéra très vite qu’elle n’était pas quelqu’un que l’on peut contacter facilement. Il aurait dû s’en douter, lui aussi avait été de la haute, il y a quelques années de ça. Pas si loin, en définitif...  A partir de ce jours, le musicien fit jouer les quelques contacts qu’il avait encore au gouvernement, moyennant un rendu de service un de ces quatre, afin de tenter qu’on l’introduise à Esperanza. Pas moyen...

N’ayant obtenu que son adresse, Neal décida d’y aller au culot. Après tout qui ne tente rien a rien, comme on dit. Sa témérité et son esprit joueur, n’ayant en aucun cas aidés à le raisonner –bien au contraire. C’est comme ça qu’à huit heures du matin, Neal se retrouvait dans le jardin de la jeune femme, après avoir trouvé une entrée. Bon, après s’être ménagé une entrée en fait, mais qui s’importe des détails techniques de nos jours ?
Neal n’avait aucun idée de comment il aborderait la question, et il n’eut pas le temps d’y songer plus qu’il entendit une voie s’élever alors qu’il n’était plus très loin de ce qui s’avérait être la porte d’entrée. Un léger tressaillement tirailla ses entrailles une secondes, mais son naturel et sa désinvolture reprirent aussitôt le dessus.

« Mademoiselle O'Connell, je présume. Je m’appelle Neal, Draper. Dit-il en se dirigeant tranquillement vers la jeune femme, un sourire aux lèvres. J’ai entendu parler de votre ... –Neal chercha son mot- récent exploit. Comme quoi, caresser le gouvernement dans le sens du poil a ses avantages. Lâcha-t-il avec un clin d’œil en tendant sa main avec l’intention de faire un baisemain à la jeune femme. »

Neal prit quelques secondes pour détailler la maison de plus près, tandis qu’il lui semblait sentir sur lui le regard d’Espéranza, tout en continuant à parler.

« Faudrait vous trouver un autre jardinier, l’actuel laisse à désirer, il y a un trou énorme dans votre haie, près de la grille. Tellement grand, que je me suis laisser persuader que c’était l’entrée réservée aux domestiques. Lâcha t-il avec un sourire entendu. Enfin... Pour vous répondre, je suis là pour parler affaires. »
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MessageSujet: Re: « Money makes the world go round » NEAL   Jeu 5 Jan - 10:44

Money makes the world go round
Neal&Esperanza
Curieuse, Esperanza attendait que l’intrus lui réponde. Les bras croisés, appuyée sur l’encadrement de sa porte d’entrée immense, son regard clair s’amusa à détailler l’homme qui s’approchait. Lorsqu’il usa de son nom, la métisse su qu’il n’était en aucun cas arrivé là par hasard. Les paroles qui suivirent confirmèrent que lui en savait bien plus qu’elle à son sujet. La jeune femme décroisa ses bras tandis qu’un léger sourire courba ses lèvres. La styliste supportait le Gouvernement et ce n’était un secret pour personne. Elle prenait plaisir à s’afficher aux côtés de politiciens. Ce n’était pas forcément fait exprès d’ailleurs. Mais Esperanza n’avait aucune honte à se placer du côté des dirigeants qu’elle considérait comme étant les plus forts. « Bonjour Neal Draper. Inutile que je me présente vous avez l’air d’en connaître déjà pas mal sur moi. » dit la métisse d’un air amusé. Ce type l’intriguait, elle voulait en savoir plus. Ce n’était pas souvent que quelqu’un avait l’audace de venir jusqu’ici avec une désinvolture pareil. Esperanza trouvait cela presque fascinant, la situation l’aurait presque amusé. La styliste tendit sa main vers Neal avant de le laisser poursuivre tout en lui prêtant une oreille attentive.

Le problème de l’intrusion fut révélé. C’était donc l’entretien de la haie qui laissait à désirer. Esperanza eut une moue agacée. Elle aimait que les choses soient bien faites et que n’importe qui puisse s’introduire chez elle à cause d’une négligence comme celle-ci l’irritait tout particulièrement. « Et bien merci pour l’info Monsieur Draper répondit Esperanza en balayant le sarcasme de son vis-à-vis les affaires c’est mon domaine. Je dois dire que votre technique d’approche m’intrigue. Mais je vous en prie, entrez donc. » sur ces mots, Esperanza se décala légèrement pour laisser entrer son nouvel invité. Avec le temps la métisse était devenue un véritable requin lorsqu’il s’agissait de business. Elle était tellement riche maintenant que tout ceci s’apparentait à un jeu. Un jeu dans lequel Neal représentait un nouvelle pièce maitresse. Après que son invité soit entré, Esperanza referma la porte pour s’avancer jusqu’au salon. « Ne touchez à rien s’il-vous-plait. » prévint-elle en se rendant près de la porte de la cuisine. « Gabriella nous avons un invité, Neal Draper. Si vous pouviez faire le nécessaire. » pour toute réponse, la maîtresse des lieux obtint un « oui mademoiselle » lointain.

La jeune femme retourna auprès de son invité et lui fit un signe pour qu’il s’asseye sur l’immense canapé couleur crème qui ornait le salon. Salon qui s’apparentait presque à un musée si on tenait compte des œuvres d’art réparties un peu partout dans la pièce. Des vases japonais, des tableaux, même les rideaux qui bordaient les fenêtres immenses avaient été achetés à prix d’or. Comme dans les autres pièces néanmoins, tout ce qui était susceptible de renvoyer un reflet était recouvert d’un draps. Esperanza vint prendre place sur un fauteuil de l’autre côté de la table basse en verre cristallin.

« Alors Monsieur Draper, de quelles affaires voulez-vous qu’on parle ? Je suis toute ouïe. Je doute que vous soyez là pour prendre la place de mon jardinier. » conclut Esperanza en se laissant aller contre le dossier de son fauteuil en cuir.

C’était certain que Neal n’était pas venu ici pour postuler à un poste de domestique. Alors que voulait-il ? La styliste doutait qu’il ait besoin, ou même les moyens, de se payer une nouvelle garde-robe, cette histoire la laissait perplexe. Pourtant elle avait eu le don d’éveiller sa curiosité et de pimenter sa journée. Au loin on pouvait entendre des bruits venus de la cuisine, cela cassait le silence furtif qui venait de s’installer en attendant que Neal daigne cracher le morceau. C’était rare de voir cette grande demeure accueillir des étrangers. Elle était loin l’époque à laquelle Esperanza passait son temps à jouer avec ses enfants et durant laquelle les rires de ces derniers ne laissaient que peu de répit au silence.





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MessageSujet: Re: « Money makes the world go round » NEAL   Sam 7 Jan - 16:15

La jeune femme ne semblait pas effarouchée le moins du monde de la présence d’un inconnu chez elle, mieux, cela semblait l’amuser. Un bon point pour Neal, pour qui arrivé comme ça comme un cheveu sur la soupe, au petit matin aurait clairement pu lui mettre des bâtons dans les roues quant au motif de sa présence ici. Si Esperanza n’avait pas appréciée ou si simplement elle avait été d’une humeur exécrable et avait, par exemple, décidée de lâcher des chiens de garde sur le Musicien, et bien disons que son projet et sa demande seraient bien vite tombé à l’eau... Tandis qu’elle lui répondait, Neal continuait de jeter des coups d’œil un peu partout autour de lui, le jardin était magnifique. Bien plus que la façade, aux gouts du jeune homme, qui s’en serait presque voulut d’avoir fait un trou dans la jolie haie de devant. Presque. Non loin de l'entré de la maison, trônait un magnifique arbre, sur lequel Neal distingua un escargot. Un peu plus loin, un superbe bassin entouré de roseaux, permettait surement à la jeune femme de faire de délicieuse ballade, quand le temps s'y prêtait.

Ce qu’elle lui répondit fit sourire le musicien. Évidemment qu’il savait qui elle était, la moindre des choses quand on s’invite chez une personne, surtout pour lui demander quelques choses, c’était de savoir à qui on avait à faire. Bien que dans son cas, Neal n’avait pas suffisamment trouvé d’infos à son gout. Il connaissait ses nom et prénom ainsi que son adresse, son métier et son rang au sein du gouvernement et enfin sa richesse. Autant dire qu’il en savait autant que n’importe qui prêtant une oreille attentive au gouvernement. Ce qui était peu. Il espérait juste qu’elle ne soit pas une détraquée aux gouts particuliers. Car le gouvernement avait tendance à collectionner les individus bizarres, il était bien placé pour le savoir.

Le fait de savoir qu’un trou ornait maintenant sa jolie haie sembla agacer un peu la jeune femme, Neal s’efforça de ne pas sourire, pourtant elle l’invita à entrer tout en lui affirmant qu’elle aimait les affaires. Un autre bon point.
Le musicien s’avança alors dans le hall d’entrée, qui était aussi grand que son appartement soit dit en passant. La clarté qui y entrait par de superbes fenêtre agrandissait encore plus l'espace à l'oeil. Aaah l’argent, c’était quand même bon d’en avoir un gros paquet... Rien que ce hall était richement décoré, qu’allait-il découvrir dans les autres pièces de la maison, se demanda Neal. Une immense piscine avec des loutres dedans, une fontaine de champagne en guise de rince bouche dans un coin ? Son imagination s’envolait tandis que la jeune femme le suivit avant de le dépasser. Il était en train de tendre la main vers un tissu qui semblait aussi doux qu’une fesse de bébé quand elle lui demande de ne rien touché. Un sourire contrit aux lèvres Neal s’éloigna de la tenture alors qu’il entendait la jeune femme s’adresser à une domestique. Nan, franchement c’était quand même ça qui manquait le plus à Neal. Les domestiques. C’était le pied de n’avoir rien à faire d’autre de ses journées que de composer et de jouer de la musique.
Il tiqua juste quand elle demande à la domestique « de faire le nécessaire » pour l’inviter présent. Il espéra avec un sourire que ce n’était pas un code pour qu’on lui amène un flingue ou un autre truc dans le style que ferait un mafioso. Son micro doute s’évanouit quand elle lui demanda de s’asseoir sur un magnifique canapé couleur crème. Certes elle était richissime mais Neal se dit qu’elle ne le tuerait jamais ici, au risque de ruiner son canapé qui devait valoir des milliers, si ce n’est plus. Un sourire cynique pour lui-même, il décida de rester aussi près que possible de ce mobilier. En regardant tout autour de lui, Neal constata avec étonnement que certaines pièces de mobilier avaient été recouvertes d’un tissu. A quoi bon les mettre dans un salon si ce n’était pas pour les observer ? Cela laissa Neal perplexe, peut-être avaient-ils besoin d’être restaurés et en attendant, étaient protéger des dégâts que la lumière pouvait provoquer. Cela se faisait en tout cas avant l'apocalypse dans les grands musées du monde entier, quand il devaient restaurer moult tableaux, momies et statues.
Il n’eut pourtant pas le loisir de s’interroger plus sur la question. Tandis que des bruits semblant venir d’une cuisine s’élevaient dans l’air et que celle-ci s’emplissait d'une bonne odeur de café, que la domestique venait probablement de torréfier, la jeune femme posa la question fatidique. Après quelques secondes d’hésitation, il inspira et se lança.

« C’est assez... compliqué. Comme toute la nouvelle Orléans, j’ai évidemment entendu parler de votre succès récent et des à cotés qui vont de pair avec. Dit-il en désignant tout ce qui les entourait. Et il se trouve que je suis dans une situation critique financièrement parlant. Neal accéléra légèrement le débit des mots, de peur qu’elle ne le coupe avant qu’il n’ait fini. Alors je me disais que peut-être on pourrait s’arranger et trouver un accord. Ça me permettrait d’assurer ma sécurité financière. Du moins jusqu’à que je regagne mon statut de compositeur en chef du gouvernement et que je puisse vous rembourser jusqu’aux moindres dollars. »

Pour se donner une contenance, Neal se leva du canapé et commença à déambuler derrière celui –ci. Après quelques secondes, il repéra un violon exposé non loin et contrairement à la demande qui lui avait été faite, s’en empara et commença à titiller les cordes. En temps normal, il n’avait que faire de l’avis des autres, mais quand même, c’était ici une situation particulière. Il s’invitait chez une inconnue pour lui demander de l’argent et son éducation lui criant que s’était inconvenant, Neal ne savait pas trop sur quel pied danser. Enfin, après tout il ne risquait qu’un revu et une injonction à son encontre pour ne plus approcher Esperanza. Ce qui n’était au final pas grand-chose, tenta t-il de se rassurer.
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MessageSujet: Re: « Money makes the world go round » NEAL   Lun 9 Jan - 12:31

Money makes the world go round
Neal&Esperanza
Pour le moment Neal avait toute l’attention d’Esperanza. Pour le moment. Car en fonction de ce qu’il aurait à lui dire, la jeune femme pouvait très vite se détacher de lui. Elle espérait qu’il ne lui avait pas fait perdre son temps. Auquel cas elle n’hésiterait pas à le mettre dehors sans aucun ménagement. D’ailleurs il valait mieux pour lui qu’il annonce la couleur car Esperanza avait tendance à vite s’ennuyer. Et alors qu’elle attendait, attentive, le Seigneur exauça ses prières en faisant parler Neal. La métisse releva un peu le menton en écoutant son invité étaler ses problèmes d’argent. C’était donc ça qui l’avait amené jusqu’ici. Esperanza avait grandi dans la pauvreté la plus totale et avait passé une partie de sa longue vie à chercher des trésors bien trop petits à son goût. Aujourd’hui plus de trois cent ans plus tard, elle était à la tête d’une énorme fortune. Loin des histoires de pirates et de sirènes qui avait bercées sa jeune. Après qu’il eut fini, Neal se leva, Esperanza ne bougea pas d’un cil et se contenta d’observer son invité. Si elle acceptait de l’aider, elle serait gagnante. Elle avait tellement d’argent qu’elle ne savait qu’en faire. Alors pourquoi pas tirer profit du malheur de Draper ?

« Je vois… Quand vous parlez d’un accord qu’entendez-vous ? Vous seriez prêt à me rendre des services quand j’en ai besoin ? Gabriella est adorable mais un homme c’est toujours utile. » dit-elle en fronçant les sourcils.

L’homme venait d’attraper un violon. « Neal je vous ai dit de ne rien toucher. Vous êtes du genre à n’écoutez que vous-même hein. » conclut la métisse en levant les yeux au ciel. « Bon et bien maintenant que vous l’avez attrapé, jouez nous quelque chose. » . Après un haussement d’épaules nonchalant, la métisse détourna le regard vers sa domestique qui venait de faire son entrée dans le salon. De type hispanique, la femme brune devait avoir la quarantaine, elle était plutôt petite et mince. Coiffée d’un chignon impeccable, Gabriella était habillée tout en noir. Néanmoins quelques tâches blanches souillaient sa chemise. On aurait dit de la craie mais en réalité il s’agissait de farine. La femme portait un plateau garni de viennoiseries et de plusieurs théières ainsi qu’un service à thé complet. « Pose ça là, on va se débrouiller merci Gabriella. D’ailleurs quand tu auras terminé ce que tu as à faire tu pourras prendre ta journée. C’est calme aujourd’hui.» un léger sourire courba les lèvres de l’employée « Merci mademoiselle. » répondit-elle avant de disparaitre de nouveau dans le cuisine. Esperanza se pencha au dessus de la table basse sur laquelle était posée la nourriture.

« Que voulez-vous boire Neal ? Thé, café, chocolat ? » demanda la métisse en relevant les yeux vers son invité.

Certes Esperanza était riche, mais elle n’était pas infecte pour autant. Ni avec ses employés, ni avec les autres, tant qu’ils ne se mettaient pas en travers de sa route. Il était rare de voir de l’animation dans ce salon au plafond si haut qu’on aurait pu y faire du trampoline sans souci. En attendant que l’ancien compositeur se mette à jouer ou non, la stylise se servit une tasse de chocolat. Une douce odeur de cacao s’échappa de sa tasse de porcelaine. Tasse qu’elle prit entre ses doigts après y avoir versé deux cuillères de sucre blanc. « Vous savez Neal, je crois que je vais accepter votre offre. Mais d’abord, jouez. » dit soudain l’Hellraiser avant de boire quelques gorgées de sa boisson chaude. Puisque Neal avait touché ce violon, et ce, malgré la demande d’Esperanza, cette dernière espérait qu’il n’allait pas lui annoncer ne pas savoir en jouer. Elle serait sûrement très déçue. Sûrement assez pour revenir sur ce qu’elle venait de dire. Ou sûrement qu'elle reverrait à la baisse ce qu'elle comptait lui verser. Enfin pour ça faudrait-il encore que ces deux là se mettent d'accord sur la somme qu'Esperanza devrait. La styliste ne savait pas trop à quoi s'attendre mais étant donné qu'elle n'avait plus trop la valeur de la monnaie entre l'héritage indécent de son défunt mari et les gains de sa victoire, elle ne serait certainement pas réfractaire. Tant que bien sûr Neal s’avérait utile pour elle.



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MessageSujet: Re: « Money makes the world go round » NEAL   Lun 9 Jan - 20:41

Neal's Song

Des notes cristallines s’élevèrent sous le haut plafond quand Neal accorda l’instrument. Après quelques notes pincées cependant, il constata avec stupéfaction qu’il tenait entre les mains un Stradivarius. Un de ces violons rarissimes et de fait excessivement chers. A lui seul, il mettrait Neal à l’abri du besoin pour une période conséquente. Qu’une merveille comme celle-ci ait survécu à ces dernières années d’apocalypse était un miracle et Neal en aurait presque pleuré de le tenir entre ses mains. D’une oreille, il écoutait la jeune femme qui parlait et de l’autre, il écoutait ce que le violon lui disait. Quand Neal jouait, il était transporté ailleurs, c’est pour cette raison qu’il avait toujours aimé la musique. Elle lui avait permis de s’évader de son enfance. Elle lui permettait maintenant, adulte, de se calmer, de se concentrer ou au contraire de faire le vide dans sa tête. La musique était magique.
La jeune femme voulait incontestablement qu’il joue de cet instrument. Pourtant un si magnifique objet se devait d’être apprivoisé avant. On ne l’utilisait pas comme une vulgaire pute avant de s’en débarrasser. Il fallait une certaines harmonies, aussi Neal laissa la jeune femme parler, souriant quand elle lui fit remarqué qu’il n’écoutait pas. Une servante entra alors dans le salon. Probablement celle à qui Esperanza avait parlé en rentrant. La servante hispanique déposé un plateau rempli de viennoiseries et de diverses sortes de breuvages, dont les effluves parvenait avec délice jusqu’au nez de Neal. Après quoi, la maitresse de maison, donna congé à sa domestique. Bizarre. Soit, elle disait vrai soit il y avait peut-être un coup fourré en préparation. Neal décida de rester aux aguets sans pour autant changer sa façon d’être. Après tout, il ne connaissait rien de la jeune femme et pour être arrivé si haut, elle ne devait pas être toute blanche...

« Du café, avec plaisir, merci. »

Quand la jeune femme lui annonça qu’elle accepterait, Neal s’en réjouit mais ce sentiment fut rapidement éclipsé par l’air qui lui venait en tête –et aussi par la contrepartie dont il devrait s’acquitter. Même si à la seconde même, plus rien ne comptait que les notes à venir.
Alors que la jeune femme s’installait en buvant ce qui semblait être du chocolat, les doigts de Neal se mirent en mouvements. Lentement d’abord, effleurant les cordes comme une plume effleure doucement la peau d’une jolie fille. Puis avec plus de certitudes et de précision à mesure que les notes s’enchainait. Le salon ensoleillé était une pièce parfaite pour jouer. L’acoustique, sous le haut plafond faisait se réverbérer les sons comme s’il était sur scène, entouré d’un immense hémicycle. Oubliant le présent, l’environnement du Musicien s’estompa. Rapidement, à ses yeux apparue une foule de belles demoiselles en robes de bal et de gentils hommes en smokings chics. Revenu en arrière dans un passé qui lui semblait étonnamment lointain, Neal repensa à sa première apparition pour le gouvernement en tant que compositeur. C’était grâce à lui qu’il avait pu s’élever et élever son art, même si malheureusement, il ne restait plus beaucoup de monde sur Terre pour venir profiter de sa musique. Quelle tristesse... Sans qu’il puisse se contrôler une larme roula sur sa joue. La musique avait ce pouvoir sur lui. Il songea avec tristesse à tous ceux qui avait disparu. A l’humanité qui déclinait. Du moins, pensait-il, si c’était partout comme aux USA...

Avec cette pensée, les dernières notes s’envolèrent du Stradivarius permettant au calme de la maison de reprendre sa place. Il fallut quelques secondes à Neal pour revenir au temps présent, battant des paupières, il chassa d’un revers de main l’embrun de ses yeux et reposa le violon à sa place. Se détournant presque aussitôt pour revenir vers la table, il ne se rendit pas compte qu’en reposant le violon, un pan du tissu glissa du mur derrière, dévoilant le sommet d’un très beau miroir.

« Alors verdict ? Pas trop mauvais pour l’ancien compositeur en chef du gouvernement hein... –Neal sourit. Pour être franc, je n’avais pas d’accord prédéfinis en tête, je pensais rembourser au fur et à mesure, mais l’idée des services en contrepartie est tout aussi envisageable. C’est un peu comme ça vous arrange. Jouer pour des réceptions, organiser des soirées... Et sinon j’ai déjà les mains pleines de cambouis, un peu plus ou un peu moins... »
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MessageSujet: Re: « Money makes the world go round » NEAL   Mar 10 Jan - 11:37

Money makes the world go round
Neal&Esperanza
Ce fut avec plaisir qu’Esperanza constata que cette fois, Neal sembla prêt à écouter ce qu’on lui disait. L’homme commença à accorder le violon pour le plus grand plaisir de la métisse qui reposa sa tasse de porcelaine sur la table basse. Neal voulait boire du café alors Esperanza lui en servit une tasse tandis que son invité venait de commencer à jouer. Le temps sembla s’arrêter lorsque les premières notes résonnèrent.  Bien que l’air soit assez mélancolique, Esperanza en savoura chaque instant. Paisible, elle se laissa aller contre le dossier de son fauteuil en fixant le compositeur qui sembla s’abandonner à mesure qu’il jouait. La lumière du soleil matinal qui éclairait la grande pièce donnait une atmosphère toute particulière à ce moment. La musique était un plaisir simple et intemporel que la styliste appréciait tout particulièrement. Malheureusement pour elle, et bien que sa maison en soit remplie, la jeune femme ne savait pas jouer d’instrument. C’était surtout pour les musiciens qu’elle engageait lorsqu’elle recevait du monde.

Le morceau prit fin, Esperanza sourit largement en murmurant un presque inaudible « Merci. » Après quoi elle poussa la tasse fumante vers Neal qui venait de se tourner par ici. La métisse se retint de lever les yeux au ciel à la remarque peu modeste du compositeur. L’instant était trop beau pour qu’une remarque de ce genre ne vienne pas gâcher l’émotion. Mais la métisse se contenta de hocher la tête pour appuyer les dires de son vis-à-vis. Après tout il n’avait pas tort mais Esperanza n’aimait pas vraiment les vantards. Pour cette fois elle ferait une exception, après tout c’était elle qui lui avait demandé de jouer.

« Oui. En même temps le Gouvernement n’aurait sûrement pas engagé un incapable la jeune femme reprit sa tasse je vois vous tombez à pique Neal. En fait voyez-vous je cherche quelqu’un. C’est un ami et je m’inquiète beaucoup pour lui. Il s’appelle William. William Addington. J’aimerais beaucoup avoir de ses nouvelles. » finit Esperanza en buvant quelques gorgées de chocolat.

Le regard que lança la maîtresse des lieux à son invité ne laissait que peu de doutes concernant sa requête. Il était évident qu’elle voulait mettre la main sur ce dit William, son William, mais qu’elle ne voulait pas s’occuper des recherches. Qu’elle voulait paraître détachée pourtant cette quête tournait peu à peu à l’obsession. Voilà pourquoi l’arrivée de Neal n’aurait pas pu mieux tomber. Tandis qu’Esperanza s’apprêtait à reposer sa tasse vide, un bruit étrange la fit relever la tête. Un drap venait de tomber dans un tourbillon de poussière légère dévoilant ainsi un magnifique miroir. La surprise vint soudainement déformer le visage si serein d’Esperanza. Ce fut comme si elle venait d’apercevoir un fantôme. Bien que l’objet soit loin la métisse fut confrontée à son reflet. Elle fit tomber sa tasse dont la porcelaine brisée s’éparpilla un peu partout sur le parquet. Esperanza détourna le regard en se cachant le visage de sa main droite. La vérité était qu’elle fuyait l’image immonde que lui renvoyait le miroir. Depuis qu’elle était Hellraiser Esperanza voyait le monstre et non plus son visage lorsqu’elle se contemplait dans la glace. Une dure épreuve qu’elle n’acceptait pas. Et bien que son ami Niklas lui ait dit qu’à force, à mesure qu’elle contrôlerait sa nature elle pourrait de nouveau se voir telle qu’elle était, la métisse avait préféré éviter tout risque. Neal ne comprendrait sûrement pas puisque lui ne verrait rien d’étrange.

« S’il-vous-plait Neal pouvez-vous remettre ce drap en place ? Prenez ça comme la demande d’un premier service. » dit Esperanza avec précipitation.

Elle n’avait que faire de la vaisselle brisée, tout ce qui l’importait était qu’on cache ce miroir au plus vite. Esperanza tentait de masquer la panique qui s’emparait d’elle mais c’était plutôt raté. Elle regretta un instant d’avoir congédié Gabriella, elle aurait voulu courir se réfugier dans sa chambre et se laisser tomber sur son lit immense. Mais elle était en plein millieu d’une affaire et tant qu’elle n’était pas sûre que Neal était d’accord pour chercher William, elle ne bougerait pas de ce fauteuil. Et ce même si cela lui demandait beaucoup d’efforts.


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MessageSujet: Re: « Money makes the world go round » NEAL   Jeu 19 Jan - 20:28

Alors qu’il se déplaçait en direction de la table basse du salon pour rejoindre la jeune femme, il vit cette dernière pousser une tasse fumante en direction du fauteuil en face d’elle. Elle semblait avoir apprécié le morceau bien qu’elle ne fit aucun commentaire –même si Neal aurait juré avoir vu ses lèvres frémir. Ses oreilles lui semblèrent aussi lui rapporter un "merci" comme venu de très loin. Dans le doute, il se contenta de lui sourire, tout en s’asseyant face à la jeune femme.
Neal attrapait sa tasse avec précaution tandis qu’Esperanza prenait la parole. Il soufflait sur le liquide chaud qui sentait extrêmement bon quand la remarque de la jeune femme le fit sourire. Elle ne devait pas avoir tort, pourtant il en connaissait, lui, des incapables. Enfin, ce n’était peut-être pas un avis objectif... Le musicien tentait prudemment de faire couler un peu de liquide bouillant entre ses lèvres quand la jeune femme lui révéla ce qui semblait être sa première requête. Une recherche de personne disparue vraisemblablement. Un certain Addington. Ce nom ne lui évoquait rien du tout. Pourtant, l’attitude de la jeune femme semblait... bizarre. Comme s’il y avait un malaise. Comme si penser à cet homme faisait remonter des souvenirs qu’elle voulait retrouver mais en même temps en les tenant le plus éloigné possible, dans sa mémoire.

Neal se décida à boire une grande lampé de café chaud. Mal lui en prit quand il sentit qu’il s’ébouillantait le gosier, pourtant un bruit de casse détourna son attention de la brulure qu’il sentait progresser en lui. Quand il reposa les yeux sur la jeune femme, celle-ci se détourna en se couvrant le visage d’une main. Vivement Neal se retourna à son tour pour regarder derrière lui, par instinct de survie, sûrement. Mais tout était normal et rien ni personne ne se trouvait derrière lui. Le seul détail qui attira son attention fut un superbe miroir qu’il n’avait pas remarqué jusque-là car il était recouvert d’un épais tissu qui venait d’en tomber. Il fronça les sourcils mais ne dit rien, pourtant il ne s’était pas encore remit face à la jeune femme qu’il entendit sa demande précipitée. Sans poser de question, il posa sa tasse et se leva –non sans jeter un coup d’œil à la jeune femme qui semblait vraiment déroutée.
Le jeune homme contourna le fauteuil en scrutant discrètement autour de lui mais ne trouva rien, une fois de plus, de bizarre. Il se pencha alors pour attraper le tissu et le remis en place.
Décidément, c’était quand même étrange ... La remarque cynique et moqueuse que sa bouche faillit lâcher sans le consentement de son cerveau se retrouva étouffée quand Neal en prit conscience. Serrant les dents et se contentant de sourire pour lui-même il ravala sa réplique.

* C’est vrai que cette horreur ne vaut que quelques millions, elle ait vraiment laide ! Ta réaction n’est pas du tout disproportionnée... Si tu ne l’aime pas, enlève le – donne-le moi - et change de décorateur d’intérieur. *

Quand il se tourna de nouveau vers la jeune femme, son expression avait encore changée. Se pouvait-il qu’elle soit ... effrayée ? Cela semblait même être encore plus fort, mais il n’en aurait pas mis sa main au feu, n’était pas un expert du décodage de la gestuelle. Pourtant Neal ne comprit pas d’où pouvait venir cette réaction exacerbée. Mais il était là pour demander quelque chose et s’il voulait mettre un point final à cet accord, il se dit qu’il fallait mieux éviter de se moquer ou de poser des questions qui ne devait pas le concerner.
La jeune femme ne semblait pas décidée à bouger alors Neal se dirigea vers la cuisine, y attrapa un torchon qui trainait et revint vers la table sous laquelle il ramassa rapidement les morceaux qu’il reposa ensuite sur la table. Il ne savait pas qu’elle attitude adopter alors il but une gorgée de son café avant de reposer la tasse sur la table et prit la parole.

« J’accepte. Je ferais mon possible pour retrouver cet homme si c’est ce que vous voulez. Mais il me faudrait des détails, des pistes pour avoir un point de départ à mes recherches. Cétait déjà pas facile avant mais depuis que le monde part en couille... Est ce qu’il y a une chance, déjà, qu’il se trouve en ville ? »

En effet, la ville étant barricadée et le reste des états unis sous la glace, il semblait difficile, voire même impossible de retrouver quelqu’un en dehors de la ville. Alors en dehors de l’Amérique...
Neal sourit pour lui-même en se faisant la réflexion que c’était la deuxième personne qu’il cherchait à retrouver, après son sorcier. Il lui faudrait bientôt créer une agence de détectives si les disparus continuaient à manquer... Quoiqu’il en soit, il tenait là une deuxième raison de se faire à nouveau accepter par le gouvernement. Du moins suffisamment pour pouvoir être muter sur un poste qui autorise les excursions à l’extérieur. Il pouvait toujours tenter la clandestinité, mais s’il se faisait avoir. Il doutait que le gouvernement prendrait la peine de le rétrograder une troisième fois...
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MessageSujet: Re: « Money makes the world go round » NEAL   Lun 23 Jan - 13:05

Money makes the world go round
Neal&Esperanza
La main devant son visage, Esperanza tentait de se calmer en prenant de grandes bouffées d’air. Voir son reflet défiguré la rendait plus folle de rage qu’autre chose. Et ses excès de colère pouvaient souvent s’avérer dangereux.  Si cela s’était produit alors qu’elle était seule, elle n’aurait eu aucun scrupule à briser cet immense miroir malgré son prix exorbitant. Mais fort heureusement pour elle, aujourd’hui Neal était là. Et Neal remit le drap en place sans pour autant poser la moindre question. D’ailleurs l’invité alla encore plus loin en s’occupant de la vaisselle brisée. Esperanza se pinça les lèvres en s’installant de nouveau dans son fauteuil. Elle faisait la moue en regardant sa tasse cassée. Sa préférée… Mais la question n’était pas là. D’ailleurs elle pesta intérieurement pour avoir réagi de la sorte. Mais c’était plus fort qu’elle. Quoiqu’il en soit, Neal eut la délicatesse de ne faire aucune remarque. Esperanza devina pourtant que cela avait dû lui demander des efforts qu’elle ne soupçonnait même pas.

La discussion reprit son court. Visiblement Draper semblait partant. Les questions qu’il posa ensuite eurent le don d’embarrasser Esperanza. Elle ne savait même pas si William était vivant… Elle n’avait pas voulu savoir jusqu’à maintenant d’ailleurs. Mais il semblait que le passé avait décidé de revenir la hanter. Un passé douloureux qui ne l’avait jamais quitté malgré les efforts fournis pour l’effacer de sa mémoire. « Mh s’il est vivant alors il doit être ici. Attendez je reviens. Ne touchez à rien s’il-vous-plait. » demanda-t-elle d’une voix douce avant de se lever. Esperanza se rendit à l’autre bout de la pièce, sur une table se trouvait un coffre ancien serti d’or. Il semblait tout droit sorti d’un autre temps. Elle lança un regard en coin vers Neal puis retira le fin médaillon d’or qu’elle portait autour de son cou. Au bout de ce dernier se trouvait une clé minuscule. Esperanza ouvrit le coffre qui ne renfermait rien d’extraordinaire au premier regard. Il y avait des morceaux de papiers que le temps avait jauni et puis un pendentif. La jeune femme se saisit du bijou avant de refermer le coffre avec minutie.

Elle revint vite s’asseoir en face de Neal et lui tendit le bijou. « Ouvrez le, il y a un portrait de William à l’intérieur. Je peux vous le confier le temps de l’enquête mais je vous en prie ne l’abîmez pas. » insista-t-elle. La valeur de ce pendentif était sans égal. Esperanza aurait donné toute sa fortune pour mettre la main dessus. Ce bijou avait trois siècles. La jeune femme était morte avec et l’avait donc gardé durant toute son errance à Darkness Falls. Il constituait l’une des rares choses qu’il lui restait de son passé. Elle ne pouvait malheureusement pas apporter plus d’éléments. La première tâche de Neal serait de savoir si William était vivant, ce qui constituerait déjà une grande avancée pour Esperanza. Si cet homme avait pu la trouver elle, sûrement qu’il saurait jouer de sa malice pour trouver sa cible. « Dans un premier temps, essayez de savoir s’il est vivant. Je vous donnerais 500 dollars pour cette information. » dit-elle avec sérieux. Elle espérait que la somme proposée serait suffisante pour que Draper soit motivé. Mais pour s’assurer que Neal mènerait ses recherches rapidement, Esperanza comptait bien prouver qu’elle était sérieuse. « Alors vous acceptez Neal ? Je peux vous donner 200 dollars aujourd’hui, prenez le comme une avance. » dit-elle en haussant les épaules. L’argent n’avait aucune valeur comparé à l’être recherché. Esperanza ne savait pas ce qu’elle ferait si elle apprenait que William était vivant. Voudrait-elle le voir ? Sûrement pas. Mais cette question lui rongeait le cœur.

« Neal une dernière chose… Si jamais vous le trouvez, que vous vous faites remarquer. S’il-vous-plait ne dites pas que je vous ai missionné. » le ton était beaucoup plus autoritaire cette fois-ci.

Il ne fallait pas que quelqu’un sache qu’Esperanza était à la recherche de son ex-mari. D’ailleurs personne n’était réellement au courant de son passé. Les gens à qui elle avait révélé sa vie de pirate se comptaient sur les doigts d’une main. Bien sûr Neal comprendrait sûrement en voyant le portrait qu’Esperanza n’était pas si jeune qu’elle paraissait, mais à la Nouvelle-Orléans, elle était loin d’être la seule à tricher sur ce point.


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MessageSujet: Re: « Money makes the world go round » NEAL   Dim 12 Fév - 14:20

HJDR : Désolé pour l’attente, entre mon examen que j'ai du préparer et mon départ en stage j'ai été moins productif que prévu. Mais maintenant que tout s'est normalisé (du moins pour les 5 semaines à venir) je devrais récupérer un rythme plus soutenu. ^^

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Il y eu comme un léger flottement dans l’air entre le moment où Neal alla remettre le drap sur le miroir et le moment où il se réinstalla face à la jeune femme après avoir nettoyer les débris de tasses et de liquides. Le jeune homme laissa le temps à la jeune femme de reprendre ses esprits en buvant tranquillement le reste de son café avant de se servir une autre tasse. Le liquide bouillant formait comme une petite buée entre les deux protagonistes quand la jeune femme commença à lui répondre. Et quelle réponse ... évasive à souhait. « Si » il est vivant, « il doit être en ville » ...

Pourtant c’était la jeune femme qui lui avait demandé son aide, il n’y avait donc pas de raison qu’elle soit de mauvaise foi. Si ça se trouve, elle n’en savait pas plus elle-même, aussi Neal ne fit pas de commentaire bien qu’une petite moue passa sur son visage. Ça allait être une partie de plaisir dis donc. Mais le musicien aimait les défis, quels qu’ils soient. Elle se leva alors, en lui demandant une fois de plus de ne rien toucher. Neal se fit la remarque que s’il avait été un gamin turbulent, elle aurait probablement agit de la même manière avec lui... Il n’était plus un gamin, turbulent ça dépendait des fois, se dit-il avec un sourire, tandis qu’Esperanza se levait.

Il la suivit des yeux jusqu’au moment où elle lui lança un coup d’œil discret. Neal comprit alors qu’elle s’assurait qu’il ne voyait pas ce qu’elle tramait. Il avait bien vu le coffre vers lequel elle s’était dirigée mais de toute façon, de dos, il n’aurait pas pu voir ce qu’elle faisait.
Le jeune homme profita du temps mort pour observer à nouveau son entourage tout en sirotant son café. La pièce était très lumineuse et très haute de plafond ce qui donnait une impression de solennité et sobriété qui contrastait fortement avec le luxe ambiant qui donnait un coté riche, voir trop encombré à la pièce. Une fois de plus son côté musicien se dit que l’acoustique devait être vraiment sympa. Il venait d’en avoir un aperçut mais quand les meubles étaient disposés de façon adéquate ça devait être le top pour un musicien de jouer ici.

La maitresse de maison fut vite de retour et lui tendis un petit objet en se rasseyant face à lui. Neal se rendit compte tout de suite, au moment où elle le lui expliquait, que c’était un pendentif. Il l’ouvrit avec délicatesse et y découvrit comme annoncé le portrait d’homme à l’intérieur. La photo semblait très vieille, comme si elle avait des dizaines d’années. Voir plus ? Neal resta perplexe.  Le papier était jauni, les bords abimés et il y avait des tâches de vieillesse de la photo sur le portrait. Pourtant l’homme restait reconnaissable. Ce que la jeune femme dit ensuite était exactement ce qu’il pensa sur le moment, avant de retrouver une personne, il était nécessaire de savoir si elle était en vie, si ce n’était pas le cas il ne servait à rien de la chercher...
Pour son sorcier c’était différent, il avait été exilé du coup, il n’y avait aucun moyen de savoir s’il était toujours en vie ou pas. Donc la seule façon de tenter de le retrouver était de le chercher directement.

Pour ce qui était de la somme, Neal resta un peu sur le cul. En fait, il s’attendait plutôt à ce que la jeune femme devienne son mécène. Et s’était plutôt donc imaginé de plus grosse sommes.

« En fait, au vu de votre richesse je m’était attendu à un montant avec un peu plus de chiffre...  Pour être honnête, c’est aussi pour cela que mon choix s’est tourné vers vous. Car vous ne regarderiez probablement pas à la dépense pour être bien servie. Surtout pour un travail qui s’avère aussi fastidieux que chercher une aiguille dans une gigantesque meule de foin... Cette sommes ne couvrirait même pas les montants de pot-de-vin que je devrais verser pour obtenir des infos de mes indic’s. »

Neal s’assit bien au fond de son fauteuil tout en sirotant son café.

« Il n’y a pas de soucis, je ferais tout ce que vous me demanderez. Mais peut-être pourrions-nous convenir d’une rémunération un plus ... substantiel ? J’ai comme qui dirais gardé un train de vie légèrement inadapté à ma nouvelle condition sociale. Condition que j’espère bien laissée derrière moi au plus vite, bien évidement. Mais en attendant être gardien de prison ne paye pas bien, même si j’y trouve quelques avantages, et si je dois en plus lancer une chasse à l’homme... »

Neal laissa un instant le temps à la jeune femme de réfléchir, avant de lui assurer qu’il prendrait grand soin du pendentif et qu’il serait la discrétion incarnée. Il n’avait aucune raison de laisser entendre à qui que ce soit qu’Esperanza l’avait engagé pour un travail, au contraire. La discrétion était nécessaire s’il voulait qu’une relation de confiance s’installe.

Il reposa sa tasse vide en silence, laissant le temps à Esperanza le loisir de réfléchir à sa « contre-proposition », si on pouvait appeler ça comme cela.
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MessageSujet: Re: « Money makes the world go round » NEAL   Ven 17 Fév - 8:55

Money makes the world go round
Neal&Esperanza
Au moment même où le médaillon effleura la paume de sa main, Esperanza se sentit extrêmement mal à l’aise. Cette fois c’était concret. Elle voulait retrouver William. Ou au moins savoir ce qu’il était advenu de lui. Il était sa création, son skinchanger mais surtout, dans un passé lointain il avait été son sauveur, son bourreau, le père de ses enfants et l’amour de sa vie. Ce fut donc la mine légèrement déconfite qu’Esperanza revint s’asseoir face à son invité. Elle n’était pas femme à fondre en larmes et à raconter ses soucis. Après tout elle avait été une pirate, se montrer faible n’avait jamais été, durant toute sa longue vie, une option envisageable. Neal observa le portrait que renfermait le bijou. Esperanza l’observait d’un  drôle d’air. Elle parut amusée lorsque le compositeur parla d’argent. Elle l’écouta attentivement, un sourire malicieux courba ses lèvres au fur et à mesure. Elle le regarda siroter son café toujours en silence puis croisa gracieusement ses jambes. Finalement Neal donna son accord. Néanmoins il continua de parler d’argent. Esperanza sourit de plus belle. Ses arguments étaient parfaitement valables.

« Je vois… Je comprends. » assura-elle avant d’aviser le médaillon du regard.

Esperanza était richissime, et ce, bien avant de toucher le pactole de la victoire des Forgiven Days. Et Neal quant à lui n’était pas la première personne à se présenter ici dans l’espoir de repartir avec un peu d’argent dans les poches. Alors Esperanza l’avait testé, histoire de voir quel genre de personne il était. Certains n’osaient pas renégocier et acceptaient la première offre sans moufeter. Dans d’autres circonstances, sûrement qu’Esperanza n’aurait pas continué. Après tout, en général, elle n’avait besoin de personne pour atteindre ses objectifs. Mais là c’était différent, là il s’agissait de William. Et en aucun cas elle ne pourrait se charger des recherches elle-même. Cela lui demanderait beaucoup trop. Alors après un court instant silencieux, elle se remit à sourire.

« 10 000 dollars plus le violon. Il ne m’est d’aucune utilité quand j’y pense. Et puis quand vous aurez terminé, on avisera. Si vous avez besoin de plus pour faire parler les gens vous n’aurez qu’à venir me voir. Mais pas ici. » dit-elle avec un haussement d’épaule indifférent.

Non pas ici. Bien qu’elle soit une fervente admiratrice du Gouvernement, l’Hellraiser se méfiait. Les méthodes qu’elle utilisait laissaient parfois à désirer si on prenait les critères des dirigeants. Alors elle ne voulait prendre aucun risque. Si Neal faisait une gaffe et qu’il se mettait dans l’embarras, elle ne voulait pas qu’on relève qu’il soit venu chez elle. L’argent n’était définitivement pas un souci. Depuis qu’elle avait quitté l’enfer qu’était Darkness Falls, Esperanza n’avait jamais manqué de rien et avait toujours mis un point d’honneur à faire partie de la « haute ». Ainsi elle n’imaginait pas ce que pouvait être le quotidien des gens dans le besoin. Elle vivait dans une maison immense et luxurieuse tandis que d’autres peinait à obtenir l’électricité, vivaient dans des taudis  et n’avait pas le luxe d’avoir un téléphone ou une voiture. Elle espérait néanmoins que la nouvelle somme convienne à son interlocuteur.

« Alors qu’en dites-vous Neal ? Si ça vous va je vais chercher l’argent de ce pas. Et je vous donnerais aussi l’adresse de mon atelier de stylisme. »

Les choses prenaient forme. L’Hellraiser espérait au fond que Neal reviendrait lui annoncer que William n’avait pas survécu. Car dans son esprit, cela s’avérait être la meilleure solution. Parce que dans le cas contraire, Esperanza ne saurait quoi faire. Balayant son trouble apparent d’un sourire, la jeune femme reporta toute son attention sur Neal. Elle le détailla plus attentivement, scrutant ses vêtements avec curiosité.

« Tenez d’ailleurs quand vous passerez. On ferra quelque chose pour vos vêtements. Ca n’va pas du tout. » lança-t-elle le plus naturellement du monde.

Après tout, les services d’un styliste dans cette ère apocalyptique étaient un luxe que seul les plus fortunés pouvaient s’offrir. Quelque chose disait à Esperanza que Neal n’aurait que faire de sa proposition. Pourtant cela ne lui aurait pas fait de mal. Ce fut ce qu’Esperanza pensa. Finalement cette visite inattendue s’avéra très intéressante. En espérant qu’elle soit concluante bien évidemment.


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MessageSujet: Re: « Money makes the world go round » NEAL   Ven 7 Avr - 12:31

Pas évident de négocier une somme d’argent offerte par quelqu’un –bien que cela se fasse dans le cadre d’une « embauche »- surtout quand on est le quémandeur. Mais il fallait être réaliste. Jamais il ne serait arrivé à quoique ce soit dans sa recherche avec cette somme, alors il ne fallait même pas parler d’améliorer son train de vie... Car c’était quand même le but à la base. La raison pour laquelle le musicien avait mis sa fierté de côté et était venu frapper à cette prestigieuse porte. Trouver un emploi bien plus rémunérateur que son salaire de fonctionnaire. Mais qui dit grosse somme, dit boulot ingrat et Neal s’était attendu à devoir se salir les mains. Aussi, la recherche d’une personne, aussi fastidieuse soit-elle n’était pas non plus le pire qu’il ait pu imaginer. En tout cas, à priori, rien dans cette tâche ne risquait de lui coûter la vie, vis à vis du gouvernement du moins. Il faudrait rester discret quand il parlerait à ses informateurs pour que ceux-ci ne découvre pas ce qu’il tramait ni avec qui, mais rien de dangereux en soit. De la « simple » recherche d’information.

Neal avait déjà entamé ses recherches pour retrouver son sorcier, aussi il n’aurait qu’à faire toutes ses démarches –qu’elle qu’elles soient- en double. Chacune avec un nom différent. Ça ne lui demanderait pas, dans un premier temps, beaucoup plus d’investissements que celui qu’il comptait mettre à profit pour retrouver son créateur.

Quand l’ancien compositeur en chef du gouvernement évoqua une éventuelle somme plus importante, Esperanza sembla s’en amuser. Un sourire de plus en plus large s’étira sur son visage. Cela mis Neal un tout petit peu mal à l’aise. Pas suffisamment pour que cela soit réellement perceptible, mais il ne voulait pas qu’elle le prenne pour un charognard. Oui, il était  prêt à tout pour avoir de l’argent mais il comptait bien le mérité. Pas question qu’elle le prenne pour un profiteur. De toute façon, Neal ferait son possible pour la satisfaire. Car s’il réussissait, elle ferait peut-être à nouveau appel à lui et cela Neal comptait bien que ça arrive. Il ferait ce qu’il faut pour retrouver sa haute place au gouvernement, mais d’ici là l’argent de la jeune femme lui permettrait de vivre bien mieux que ce n’était le cas actuellement. Même si objectivement c’était déjà bien mieux que la plus part des pauvres bougres de la ville. Travailler pour le gouvernement avait clairement des avantages, quand bien même le poste était insignifiant.

Jetant un coup d’œil au médaillon que Neal tenait encore dans sa main, la jeune femme resta silencieuse un moment avant de reprendre avec une offre bien meilleure que la première. Dix mille, un stradivarius valant a lui seule une petite fortune et avec ça une éventualité de plus à la fin du boulot. Pour couronner le tout, elle proposait de subventionner ses pots-de-vin, ce qui signifiait que les 10 000 iraient direct dans sa poche. Ce fut au tour de Neal de sourire.

« J’en dit que ça me semble correct. »

Répondit le jeune homme en se redressant un peu de son fauteuil. Elle lui parla alors de son atelier de styliste, qui ferait –à ce qu’il comprenait- office de lieu de rendez-vous pour parler de leur petite affaire. Par contre, il ne vit pas du tout venir sa proposition de relookage.
Neal resta un peu incertain quelques secondes, ne sachant si elle était sincère ou bien si elle se moquait de lui. Peut-être un peu des deux. Dans le doute, il préféra ne pas refuser de peur de la froisser et il se dit qu’il serait temps d’envisager la question le moment venu.
En tout cas, Neal voulait regrimper l’échelle sociale dans le but d’obtenir à nouveau ses anciens privilèges. Ainsi il pourrait bénéficier à nouveau de la liberté nécessaire pour rechercher son sorcier en dehors des murs de la ville. Et cette ascension devait se faire sur tous les plans. Aussi, avoir les conseils d’une styliste renommé serait très probablement judicieux.

« J’apprécie l’offre. Pour l’instant, j’avoue que ce n’est pas dans mes priorités mais il peut être très intéressant d’avoir des conseils d’une figure telle que vous. Il se pourrait bien que j’en ai besoin un de ces quatre effectivement. »

Dit Neal avec un sourire tout en se levant.

« Bien, je pense que nous avons trouvé un accord... Je ne vais pas vous déranger plus longtemps, vous avez certainement mieux à faire aujourd’hui. Si vous voulez, je passerais bientôt à votre atelier et nous pourrons régler les détails. Tels que décider comment nous communiquerons, si vous voulez régulièrement des rapports ou pas, à quelle fréquence... »

Neal marqua une petite pause.

« Après, pour être honnête la recherche de personne disparue prend du temps et je ne sais pas si une fréquence trop haute de rapport de ma part serait bénéfique. Ça risquerait d’être redondant. »

Le musicien sourit alors la jeune femme en lui tendant la main, pour sceller leur accord ; avant de se diriger vers le magnifique instrument qui serait bientôt à lui.

« Si un jour vous chercher un musicien pour une réception ou quelques choses dans ce genre, je suis votre homme, si ça vous dit. Je n’ai que rarement l’occasion de jouer ces derniers temps. Neal marqua une pause. Après... Il ne serait peut-être pas très bien vu que vous engagiez l’ancien compositeur déchu du gouvernement, mais bon. »
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