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 This pain is mine • Neal&Perséphone

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: This pain is mine • Neal&Perséphone   Mar 3 Jan - 22:58


Neal&Perséphone
 




La lame aiguisée trancha facilement la chaire du bras, suivant les lignes musclées du biceps, ouvrant les tissus à l'air libre, séparant les cellules autrefois si fortement liées entre elles. Je ne savais pas si l'homme avait émit le quelconque bruit, j'imaginais que non. Mais j'étais bien trop concentrée sur ce que je voyais à l'écran de mes machines, observant les variations des diagrammes, interprétant les hausses de l’adrénaline et appréciant les cellules blanches qui s'activaient.

- Je vais vous demander de vous transformer dans quelques instants si vous voulez bien. Pas encore cependant.

Je n'avais pas l'habitude d'être aussi polie avec mes patients. A vrai dire j'adaptais souvent ma façon d'être à la personne que j'avais en face, je n'étais pas un bourreau laconique, j'aimais les interactions... Cependant il n'en restait pas moins que pour la plupart d'entre eux, je n'avais pas à les rendre à la vie une fois que j'en avais fini avec eux, alors mon champ d'action était bien plus important... Mais celui-ci, on m'avait dit d'y faire particulièrement attention, il travaillait pour le Gouvernement lui aussi et ils avaient conclu un marché. C'était un sujet d'expérimentation parfait, il était robuste, résistant et docile... Presque un peu trop parfois. Je n'était pas loin de lui demander un peu plus de souffrance apparente. Du genre "Vous pouvez pleurer, vous savez ?"...

-  Vous avez mal à votre bras ?

Je l'avais sectionné sur environs 3 centimètres de long et m'appliquais maintenant à écarter la blessure pour en observer la profondeur, tentant au passage d'écarteler plus encore la plaie, comme si ce n'était qu'un mouchoir en papier qui pouvait facilement se rompre sous mes doigts. Un filet de sang s'échappait de la blessure. Le charmant blond était attaché de toutes parts, poignets, chevilles, cuisses et taille. J'avais faillis également accrocher sa gorge à la table glacée mais finalement je l'avais laissée libre...
Il était en position quasiment verticale, me permettant plus facilement de le manipuler comme je voulais le faire.
Cependant, il me semblait maintenant que je devais resserrer les liens. Au moins les poignets. Je décrochais d'abord le droit, avant de refermer au cran maximum. Puis le gauche. Au plus près de la sangle la peau était blanche, en s'éloignant elle rougissait un peu. Le sang allait avoir un peu plus de mal à descendre dans les mains comme ça... Tant mieux.

-  C'est important que votre bras vous fasse souffrir. Réellement.

Me saisissant d'une pointe électrifiée, je collais l'objet à la chaire ouverte à vif, faisant attention à ne pas toucher mes doigts recouverts de gants en caoutchouc qui tenaient ouvert la blessure.
Je retirais l'objet, attendant de voir la réaction de l'homme, je voulais qu'il ait mal, qu'il cri, c'était nécessaire à l'expérience... Et à ma santé mentale sûrement...
Toute cette situation m'arrangeait bien, elle demandait des efforts, de la concentration, tout ce qui permettait de ne pas penser au désastre que représentait ma vie.
Tout c'était enchaîné si vite, j'avais perdu ma soeur, j'avais perdu Andrew... Qui savait ce que j'avais encore bien pu perdre au passage ? Mon âme ? Ma vie, encore une fois ? Je ne savais même plus ce qui me faisait me lever le matin. Avant c'était la haine, la colère,  mon profond besoin de vengeance et l'espoir de retrouver un jour à nouveau les bras forts de mon fiancé... Mais maintenant quoi ? Pourquoi étais-je là ? Qu'est-ce que je foutais ici ? Je n'étais pas vraiment pour les questions existentielles. Peut-être que je préférais tout ignorer... Mais mon esprit ne cessait de penser à ce à quoi aurait pu ressembler ma vie si j'étais restée avec Kenneth. Ou si avant ça j'avais pu me marier avec Andrew. Qui serais-je aujourd'hui ? Toujours la gentille blonde, talentueuse et un peu trop naïve originaire de New-York, sûrement... Peut-être que nous aurions eu des enfants... Dans ma situation actuelle j'étais incapable de l'envisager. Je n'avais pas l'instinct d'une mère, j'avais l'instinct d'une tueuse, cet instinct qui était né dans les bas fonds de cet univers, dans cet Enfer que j'avais habité pendant deux ans et qui n'avais sûrement pas nécessité plus de quelques mois pour révéler qui j'étais vraiment...

-  Alors, vous souffrez, Neal ?

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Dernière édition par Persephone D. Wilson le Dim 8 Jan - 19:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: This pain is mine • Neal&Perséphone   Mer 4 Jan - 18:06

Alors celle-là, Neal ne l’avait -mais alors pas du tout- vu venir... Il n’était pas sorti depuis cinq minutes de chez Esperanza, la gagnante des premières éditions des Forgiven Days qu’il avait convaincu de devenir son mécène, que le musicien se vit couper la route par un malabar du gouvernement en se rendant à sa voiture garée plus bas.
Guindé, presque automatisé, l’homme à la coupe en brosse et l’air revêche n’avait accepté de laisser Neal continuer son chemin que s’il obtempérait à l’écouter. Le musicien l’avait alors jaugé de haut en bas, comme on juge un gosse turbulent ou une catin au rabais, sans que le type ne montre le moindre signe de réaction et avait accepté d’écouter ce qu’il avait à lui dire avec un soupir, plus curieux qu’impressionné par l’armoire en face de lui. Après tout, ne s’était-il pas dit à lui-même, il n’y avait pas deux heures qu’il ferait ce qu’il fallait pour retrouver son poste et son prestige au sein du gouvernement ? Il tenait là sa première occasion de se faire à nouveau bien voir auprès des puissants de cette ville.

Pourtant ce que ce type allait lui proposer relevait de la folie. Enfin, tout bien considéré, c’était une proposition du gouvernement quoi ... Le type, qui se faisait appeler « Delta » -Neal avait souri de son air le plus sarcastique en entendant ce nom de code- avait regardé tout autour d’eux comme s’il voulait s’assurer qu’ils n’étaient pas espionnés avant de commencer son exposé.

A mesure que la brosse à chiotte avançait dans son blabla –pour ne pas dire délire- le visage de Neal blêmissait. Le gouvernement proposait au musicien d’intégrer un projet de recherche développé par leurs soins sur les métamorphes et le rémunérerait en échange avec une généreuse enveloppe à chaque intervention. Comment pouvaient-ils savoir qu’ils étaient un métamorphe déjà ?! Il n’en avait parlé qu’à peu de personnes, alors bordel comment c’était possible. Neal ne vit sur le coup qu’une seule explication. Il avait été suivit. Il n’était donc jamais vraiment sorti de leur radar, malgré ses nombreux faux pas. Le blond ne sut décider si cela était une bonne ou une mauvaise nouvelle...

Pire que cela, « Delta » ne voulût rien lui dévoiler de plus. Peut-être ne savait-il réellement rien de plus ou peut-être que cela l’amusait de voir Neal au prise avec ce dilemme. Quoiqu’il en fut, il devait se dire que l’avance qu’il venait de donner à Neal serait suffisante pour le motiver, même sans plus de détails car il tourna les talons et disparut aussi vite qu’il était apparu.
Si balais à chiotte avait parié, il avait gagné. L’argent que Neal venait de recevoir couvrirait largement ses prochaines parties de jeux illégales. Et ce n’était qu’un petit avant-gout apparemment... Autrement dit, largement assez motivant que pour aller à l’adresse indiquée dans l’enveloppe et perdre quelques heures de son temps à répondre à des sondages bidons –qu’il ne manquerait pas de biaiser, évidemment, aah, esprit rebelle quand tu nous tiens...

Ce fut sans hésitation qu’il se dirigea donc vers le bâtiment du gouvernement à la nuit tombée. Neal se présenta à l’accueil et on le fit patienter jusqu’à qu’un assistant –qui semblait gaulé comme un dieu- lui fasse signe de le suivre pour l’installer dans une pièce sombre, où Neal crut distinguer des éclats lumineux s'accrochant à du métal, tout comme un rayon de lumière accroche et ricoche à l’œil quand on regarde la vitrine d'une belle joaillerie. Quelques secondes après qu’il se fut retrouvé seul, Neal fut éblouis quand la lumière vive des néons s’alluma au-dessus de lui. Il était encore ébloui quand une voix de femme s’éleva derrière lui, Perséphone. Le discours qu’elle lui tient fut des plus ... troublants. Si cela n’avait pas été orchestré par le gouvernement, Neal aurait cru à une blague de mauvais gout. Il intégrerait bien un projet de recherche, oui mais pas du tout consistant à remplir des questionnaires... Les recherches étaient d’une toute autre nature et s’apparentant plutôt à de la torture dont il serait le cobaye. Neal compris d’un coup beaucoup mieux la somme extravagante qu’ils lui avaient filée. Et un frisson parcourut son corps... Un frisson de délice. Cela faisait plus d’une semaine que sa dernière métamorphose avait eue lieu, et qu’il avait savouré cette douleur. Il ne s’attendait pas à la retrouver de sitôt. Le musicien fut alors attaché, torse nue à une table verticale tandis que ses yeux tombaient sur de nombreux ustensiles qui n’auguraient rien de bon -enfin, pour quelqu’un de normal- alors que ses mains dépassaient du rebord de la table.

Neal serra les dents lors de la première incision au niveau de son biceps, concentré qu’il était sur ce qui allait se produire et tentant de ne pas se dérober à la douleur en se tortillant comme une salamandre attrapée par la queue. Mais ce qu’elle lâcha alors le déstabilisa. Comment ça, il devrait se métamorphoser ?!

« Soit votre astrologue est en carton soit vous vivez dans un univers parallèle, mais ce n’est pas un soir de pleine lune. Donc pas de morphose ce soir ma jolie. »

Il n’avait pas encore refermé la bouche qu’elle se mit à trifouiller dans son bras comme si elle cherchait un trésor. La scène vue de l’extérieur devait avoir quelque chose de comique –sans compter l’influx nerveux qui arriva à son cerveau et déclencha une tachycardie induite par la douleur.
Sa question suivante, lui fit lever les yeux au ciel. Bien sûr, qu’il avait mal, elle charcutait son bras avant d’y plonger des instruments électriques...

« Si c’est important, alors... Je vais faire de mon mieux. »

Lui répondit-il, sarcastique tandis qu’il sentit la douleur déformer les contours de sa bouche.

« Maintenant qu’on est en tête à tête, vous pouvez peut-être m’expliquer en quoi consiste ces recherches exactement ? »

Parce que Neal n’était pas ici pour se faire charcuter, à la base, et comptait bien obtenir des informations sur sa nature et compléter ses connaissances des métamorphes.
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MessageSujet: Re: This pain is mine • Neal&Perséphone   Dim 8 Jan - 22:30


Neal&Perséphone
 




Le dossier du charmant blond avait été lu et relu avant que notre entretien ne commence... Alors même si jamais encore je ne l'avais vu sous sa forme animal, j'en avais été bien informée : c'était un gorille, je le savais, mais tous les précédents tests n'avaient jamais nécessité qu'il se transforme. Maintenant en revanche, j'en avais besoin. C'était peut-être pour ça aussi que j'avais resserrer ses liens. Oui, si j'avais été prudente ça aurait été cette raison là... Prudente et idiote, car ses poignets d'animal étaient forcément plus larges, or j'avais une confiance sans faille en mes liens. C'était donc du sadisme, une simple envie de lui faire mal, de transférer une partie de ma douleur en cet homme que je connaissais à peine. Pour voir dans ses yeux la souffrance, pour avoir quelqu'un avec qui partager ce que je ressentais, pour être, l'espace d'un instant, moins seule que je l'étais. Avoir quelqu'un avec qui être perdue dans les méandres du mal. Ressentez la douleur, Neal, la vôtre est sûrement préférable à la torture qui me dévore.

« Soit votre astrologue est en carton soit vous vivez dans un univers parallèle, mais ce n’est pas un soir de pleine lune. Donc pas de morphose ce soir ma jolie. »

Interloquée je penchai soudain la tête sur le côté, comme un automatisme. Il... Ne savait pas ? Donc on m'avait refilé le dossier en le faisant passer pour un cas en béton, un jouet parfait, alors qu'en réalité il ne connaissait même pas l'étendue de ses pouvoirs ? Même pas la plus basique de ses capacités ? Je poussai un profond soupire. L'étonnement se transforma en déception, puis en agacement.

-  Vous ne savez pas... Vous ne l'avez jamais fait. C'est génial. C'est parfait.

En réalité, je savais comment faire. J'avais déjà eu à le faire plusieurs fois. Mais il allait falloir aller à l'encontre de mes principes... Tout du moins ceux que je m'étais fixée pendant cette session là...
J'observai son visage se tordre de douleur au contact de sa chaire nue avec électricité. Mon visage à moi affichait une contrariété apparente que je ne tentais même pas de dissimuler.

« Si c’est important, alors... Je vais faire de mon mieux. »


Effectivement, il faisait excellemment bien de son mieux ! Il souffrait, mais il parlait. Et l'entendre ainsi quand bien même il avait mal était fort plaisant, ça démontrait sa force, sa résistance, j'aimais ça. En réalité, cet homme m'avait immédiatement inspiré de la sympathie. C'était peut-être pour ça qu'il était plus agréable encore de le torturer. Il m'était sympathique, donc je lui faisait partager mes sentiments, mes émotions, une partie de moi en fait.... Avec mes lames aiguisées et autres instruments de torture...
Puis il savait garder un certain sens de l'humour... Je me devais donc de lui retourner la faveur. De me montrer à la hauteur et de lui apprendre quelque chose. Enfin chaque chose en son temps... Mon visage restait donc de marbre, gardant tout de même un petit air affecté à peine feint.

« Maintenant qu’on est en tête à tête, vous pouvez peut-être m’expliquer en quoi consiste ces recherches exactement ? »

-  Parce que vous croyez que vous êtes en mesure de poser des questions ? Vous croyez que vous n'avez ne serait-ce qu'un quelconque droit ici à part celui de vous la fermer ?

Lâchant l'objet métallique sur la table de mon laboratoire, j'enlevai mes gants avant de reprendre mon scalpel et de me placer devant le blond. Ma main glacé se posa sur sa poitrine. Si c'étaient là ses derniers instants autant en profiter un peu.

-  Que vous ont-ils promis Neal ? De l'argent ? D'épargner votre famille ?

Je ne lui laissai pas le temps de répondre. Comme si je me foutais de ce qu'il pouvait bien avoir à me dire.

-  Peu importe ce qu'ils vous on dit, vous n'avez certainement pas lu ce qu'il y avait au bas du contrat. N'est-ce pas ? Imbécile que vous êtes vous n'avez même pas cherché s'il pouvait y avoir un de contrat ? Et si j'ouvrais votre boite crânienne vous croyez que j'y trouverais quelque chose à part un grand vide ?

Mes yeux lançaient des éclairs de dédain face à son incapacité à se transformer. Il fallait que j'éveille sa colère à défaut d'éveiller sa peur. Les deux seraient le mieux, sa transformation se ferait alors d'elle-même...

-  Vous avez accepté sans même savoir dans quoi vous vous lanciez pas vrai ? Vous savez quelles sont mes ordres ? Vous savez ce que je fais aux gens comme vous qui ne savent même pas se transformer ? Ils nous sont inutiles. Non... définitivement, vous ne savez rien...

Et j'étais toute disposée à lui apprendre. Lui apprendre tout ce qu'il voulait, de toute manière je n'avais que ça à faire. Mais d'abord il devait croire qu'il était inutile et que je pouvais mettre fin à sa vie à tout instant... Ce qui était vrai d'un côté...

-  Pourquoi croyez vous qu'ils vous ont demandé de participer à ça ? Vous ne leur étiez plus assez utile. Il leur en fallait plus. Et malheureusement, il semblerait que vous ne pouvez pas nous offrir davantage. C'est dommage. Il m'avait pourtant semblé voir un éclair de lucidité, peut-être même d'intelligence dans votre regard. Mais en fait non. Quel gâchis, vous étiez plutôt bel homme.

Et sur ce, je laissai ma main glisser le long de son torse nu, juste pour être celle qui pouvait le toucher tout en l'insultant. Celle qui avait le pouvoir alors que lui était totalement impuissant.

-  C'est tellement bête de mourir ainsi. Si vulnérable alors que vous vous êtes vous même jeté dans la gueule du loup. Mais croyez moi, vous ne manquerez sûrement à personne et moi je prendrais beaucoup de plaisir à vous refroidir puis utiliser ce qu'il restera de votre corps encore tiède !

Enfin, je plaçai la lame sous gorge, toute prête à trancher.
Faites qu'il se transforme. Et de suite.

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Dernière édition par Persephone D. Wilson le Jeu 12 Jan - 20:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: This pain is mine • Neal&Perséphone   Mer 11 Jan - 23:13

Le bras droit de Neal se couvrait peu à peu d’un filet de sang, coulant de la coupure que la blonde venait de faire au niveau de son biceps. Il sentait le liquide poisseux passer sur son poignet puis glisser entre ses doigts, gouttant par terre. Pourtant il était loin de s’en formaliser. Il était ici avant tout pour apprendre à se connaitre, à connaitre la force animale en lui. Il voulait, presque plus que tout, maitriser son don dont il ne connaissait rien, ou si peu.

Il devait rester lucide s’il voulait pouvoir continuer à parler. Alors ce sang, était un détail à mille lieux de ce qui occupait ses pensées. Pourtant Neal commençait à comprendre qu’il lui serait difficile de garder son esprit clair. La faute à cette blonde et à ses instruments chirurgicaux. Elle ne pouvait pas le savoir, car personne ne le savait mais la douleur avait le don de lui faire perdre tous ses moyens. Presque autant que la musique. Cette douleur qu’il avait appris à craindre d’abord, puis à connaitre et enfin à apprécier, sur les dernières années écoulées. Et s’il ne se contrôlait pas, il risquait vite de perdre pied. Dans un premier temps, il n’arriverait plus à se concentrer. Si la séance durait plus longtemps – et son sorcier l’avait poussé loin- Neal perdait la vue. Enfin, pas vraiment mais le manque de concentration sur son environnement extérieur et sa concentration sur la douleur, rendaient ses paupières lourdes, et il avait cessé de lutter contre cela. Au contraire, ça diminuait la distraction extérieure. Au début, il se concentrait sur la douleur pour ne pas la ressentir, au fil des années, c’était pour tenter de l’amplifier et de la condenser au plus fort. Venait ensuite les tremblements incontrôlables, discrets et localisés au début. Ceux-ci se généralisaient et prenaient en force si la douleur persistait. La parole disparaissait ensuite. Plusieurs raisons étaient en cause. La concentration malsaine qu’il m’était à ressentir la douleur était la première. Le manque de concentration général et de perte de contact avec son environnement ainsi que les tremblements étaient les raisons suivantes.

Avec le temps, son sorcier avait poussé Neal à résister à toujours plus. Mais surtout il lui avait appris à ne faire qu’un avec la douleur. Ne pas la ressentir mais être la douleur. Ne pas la repousser, l’attirer, l’attiser.

La partie cohérente et saine de son cerveau se disait que bien sûr tout ceci était plus ou moins inconscient. Tout ce qui comptait pour lui était le plaisir qu’il en retirait, la douleur en soit ne l’intéressait pas. Bah oui, il était pas taré, il ne voulait pas souffrir.
Il voulait avoir du plaisir, mais ce plaisir ne s’atteignait qu’en passant par la douleur alors...

Au début quand le sorcier l’entravait chez lui, Neal était mort de trouille. Il avait réellement faillit y passer la première fois. Mort de peur, littéralement, en voyant l’homme préparer ses outils, ses liens et sangles et le bâillon qu’il lui m’était en bouche le plus souvent. Mais au fur et à mesure ce rituel devenait une sorte de préliminaire.  

Le problème était qu’aujourd’hui, attaché à cette table, le but n’était pas de profiter. Le but n’était pas d’aller plus loin que la dernière fois. Le but était de participer à une recherche. Il devait rester lucide pour pouvoir répondre aux questions et surtout assimiler ce que Perséphone pourrait lui apprendre, il était là pour ça. Pour rien d’autre ! Mais ça s’annonçait dur. La jeune femme semblait tenir au fait qu’il souffre.

La réponse de cette dernière ne se fit pas attendre et le secoua. Comme quoi, il était encore bien conscient... La réponse et le ton étonnés de la jeune femme quant au fait qu’il ne savait pas se morphoser à volonté lui confirma que cela était possible. Cette pensée avait une implication énorme ! Que ferait-il s’il pouvait se changer en gorille à volonté ?!
La première chose à laquelle il pensa fut la douleur. Encore. La morphose était en effet très douloureuse, elle aurait très bien pu devenir sa propre drogue. Cette pensée l’excita autant qu’elle le terrifia. Il n’osait pas songer à ce qu’il deviendrait. Une sorte de junky ne sortant plus de chez lui. Et il était déjà passé par là. Il espérait ne plus jamais ressembler à ce déchet qu’il avait été.
Profitant de cette lucidité totale retrouvée, Neal se jura de ne pas utiliser sa morphose de cette manière. Ni même d’avoir recours à la douleur sur lui-même, de sa propre main. Il n’était pas sur de ressentir autant de plaisir s’il se faisait mal seul de toute façon, par rapport à une « aide » extérieure.

La douleur d’électrochocs le ramena à la réalité. Quand il ouvrit les yeux, Perséphone semblait contrariée par le fait qu’il ne puisse accéder à sa requête. Et elle ne se gêna pas pour le lui faire comprendre. En aussi peu de temps qu’il faut pour le dire, la chercheuse devint véhémente. Elle reposa l’instrument électrique, enleva ses gants et se saisie d’un scalpel tout en posant sa seconde main, froide, sur son torse.

« Oulah, apparemment on a pas l’habitude d’être contrariée. Railla Neal du tac au tac. »

Ensuite, elle enchaîna si rapidement les phrases qu’il n’eut pas le temps de répondre. Bien que la plus part des questions eut été des questions rhétoriques, il tenta pourtant.

Me la fer.. ?
Premier vent.
De l’arg.. ?
Le deuxième.
Si...
Voila le petit frère.
Non.
Ah ! Enfin une réponse complète ! Laconique mais bon, pas facile de faire plus long avec le débit de paroles qui parvenait à Neal.

Le musicien ne se laissa pas démonter. Du moins en apparence, car même s’il tentait de rester digne, tout attaché qu’il était, les paroles de la jeune femme s’ancraient dans son esprit. Le gouvernement aurait pu vouloir sa mort ? Certes, il avait quelques casseroles à son actif mais il avait payé pour ça, notamment en dégringolant l’échelle sociale. Et il s’était tenu à carreau depuis... S’il voulait vraiment sa mort, pourquoi ne pas engager un tueur à gage, comme Ambre ?
Ce qu’elle racontait était tiré par les cheveux. C’était peu crédible. Mais ça restait le gouvernement. Et donc possible. N’importe lequel de ces détraqués avait pu exiger une séance de torture en direct live sur une caméra cachée, appelant le room service qui lui aurait aussitôt amené une tablette connectée à la caméra sur un plateau d’argent...
Ce ne fut que quand elle ferma la bouche pour respirer, son scalpel contre la gorge de Neal et sa main froide parcourant son torse, que Neal pu enfin en placer une.

« Bah dis, quand vous êtes lancée, dur de vous arrêter vous hein.. ?»

Alors qu’il s’apprêtait à répondre, une sensation bizarre traversa son corps. Neal mis quelques secondes à l’identifier. Quand il comprit, il aurait pu en rougir, mais sa désinvolture l’en empêcha et à la place un sourire discret se plaça sur ses lèvres. Il espérait toutefois que la chercheuse ne remarquerait pas son début d’érection. Ce n’en était encore que les prémices, donc impossible à voir pour le moment mais si son influx sanguin venait se loger sous sa ceinture maintenant, rien de garantissait que la suite le refroidirait. Excepté si effectivement Perséphone exécutait sa promesse en même temps que Neal...

Était-ce la main sur son torse, la mise sous pression et les menaces ou encore la douleur ? Peut-être le tout. La situation. Neal s’était en effet rendu compte que lors de ses séances avec son sorcier, il arrivait que le plaisir provoqué par la douleur engendre une ... réaction physique involontaire chez lui. Et quand cela arrivait... Neal rouvrit alors les yeux d’un coup, ne se rappelant pas les avoir fermés et se sermonna.
Bordel, nan mais t’es con?! Arrête de penser à ça ! Comme si c’était le moment. T’as un scalpel sur la gorge et tu commences à bander. T’es vraiment taré en fait mon pauvre Neal... Alors pas besoin d’apporter de l’eau au moulin. Ou du sang, en l’occurrence.

« Effectivement, je n’avais pas tous les détails. Mais bon, quand on vous chope pour vous remettre un sacré paquet de fric, on ne pose pas toujours de questions... Je peux vous assurer que si j’avais eu toutes les infos, j’y aurais réfléchis à deux fois. »

Le musicien prit alors quelques secondes de réflexion tandis qu’un sourire malsain et carnassier modifiait ses traits.

« Quoique... Du fric, c’est du fric. Et puis sans vouloir manquer de respect : j’ai connu pire que cette petite séance de relaxation. »

Déclara Neal, catégorique, alors qu’il appuyait volontairement son cou contre la lame du scalpel, le sourire fou aux lèvres.
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MessageSujet: Re: This pain is mine • Neal&Perséphone   Ven 13 Jan - 8:00


Neal&Perséphone
 





Après un discours pareil, je m'étais attendue à des tremblements de  colère, à un regard assombri par la rage ou à n'importe quoi d'autre que cet air serein, presque trop calme... Alors quoi ? On m'avait collé un suicidaire dans les pattes ? Est-ce que cet homme était venu rempli d'espoir à l'idée que je puisse mettre fin à sa triste existence et à toutes ses sombres souffrances ou quelque chose dans le genre ? C'était tout du moins l'impression qu'il me donnait. Et de toute manière, peu importait ce qui ne tournait pas rond dans la tête de la charmante créature attachée devant moi, puisque dans tous les cas j'allais devoir le garder en vie et relever le défi que cet homme représentait. Et cette fois-ci je ne pouvais pas me permettre de perdre, les échecs s'étaient tant accumulés les derniers temps que j'avais le sentiment que le prochain me serait fatal...

« Bah dis, quand vous êtes lancée, dur de vous arrêter vous hein.. ?»

Mais sérieusement, qui était cet homme ? J'étais à deux doigts de lui demander mais je me retins de justesse. En même temps, la pensée me traversa qu'il était tellement agaçant que j'allais finir par me transformer en skinchanger alors même que je n'en étais pas une ! Toute ma stratégie se retournait contre moi face à son stoïcisme apparent. Mon envie de le détruire n'en était que plus exacerbée.
Et en même temps... Il m'intriguait de plus en plus. Et sur ce point là, c'était l'autre Perséphone qu'il touchait, celle qui s'était fait moins présente les derniers jours dès l'instant où je franchissait le seuil du Gouvernement, celle qui ne pouvait même plus pleurer dans son coin de ma tête car elle était à court de larmes depuis bien trop longtemps déjà, celle plus douce, plus sensible, à qui j'évitais de laisser la place pour pouvoir librement exorciser ma colère...
J'étais encore perturbée par sa réaction quand l'expression du charmant blond se modifia presque imperceptiblement. Un vague sourire était apparu sur ses lèvres. Puis ses yeux se fermèrent....
Il faisait quoi là ? Il acceptait son sort, il me laissait lui trancher la gorge ? Il s'était endormi ? Il se moquait de moi ? Il... Il appréciait ? J'avais mon scalpel sous sa gorge, tout prêt à l'usage et lui ne semblait même pas ressentir une once de peur... Tout était trop confus, trop anormal. Et soudain, je me sentais trop proche de lui. Moi qui normalement ne faisait que me servir de mes cobayes sans jamais leur laisser une fenêtre pour m'atteindre, là, je me sentais déstabilisée. Incertaine. Ce n'était pas moi. Peut-être que j'étais juste fatiguée ; ce n'était pas aussi difficile d'habitude... En même temps, en temps normal je pouvais tranquillement saboter mes jouets jusqu'à leur lente agonie, alors que là... Là, d'une manière ou d'une autre, je me sentais restreinte et cet emprisonnement titillait ma frustration. Je me devais de libérer tout ça. Qu'il continue donc à sourire tant qu'il le pouvait...

« Effectivement, je n’avais pas tous les détails. Mais bon, quand on vous chope pour vous remettre un sacré paquet de fric, on ne pose pas toujours de questions... Je peux vous assurer que si j’avais eu toutes les infos, j’y aurais réfléchis à deux fois. »

Mon regard scrutait le sien, cherchant à lire en lui, à essayer de comprendre pour réagir en conséquent. Mais rien de ce que je voulais y trouver ne se présenta. Il n'y avait ni peur, ni colère... Il y avait autre chose... Je glissai ma main libre le long de sa gorge et exerçai une légère pression contre sa peau. Son pouls battait rapidement, mais pas autant que je l'aurais souhaité.

-  Là, dans l'immédiat, vous n'avez pas l'air de quelqu'un qui regrette ses choix...

Son visage exprimait quoi alors ? De la joie. Presque. J'aurais pu le parier si je n'avais pas été aussi épuisée et si peu confiante en mes sens. Je devenais folle, c'était impossible. Il était impossible ! Il n'existait pas ! Alors je pouvais bien lui faire ce que je voulais...

« Quoique... Du fric, c’est du fric. Et puis sans vouloir manquer de respect : j’ai connu pire que cette petite séance de relaxation. »

J'aurais pu abandonner. Après tout il était tard, je n'avais pas réussis à le faire se transformer et me noyer sous la tonne de plumes que renfermait ma couverture était une idée plaisante... Mais en réalité, je n'avais aucune envie de laisser tomber. J'avais le sentiment que je pourrais passer la nuit entière ici et tout à coup, mon champ des possible devenait bien plus important.
L'homme s'était volontairement avancé vers la lame, le visage soudain clairement plus illuminé. Je retirai mon autre main comme pour le laisser se presser davantage. C'était une invitation. Je ne rêvais pas, il en demandais plus. Un frisson délicieux me parcouru l’échine.
Rompant le contact de ma main avec sa peau, je me reculai un instant pour l’observer. Il était plus qu’un homme, plus qu’un Skinchanger, il était une opportunité, un cadeau de Noël envoyé directement par le Gouvernement pour toutes ces années pourries dans lesquelles ma vie s’était enlisée.

En général, je n'utilisais pas mes pouvoirs de Nightkeeper sur les sujets d'expériences que je laissais repartir. C'était une habitude, un mécanisme de défense que j'avais acquis dans ma vie précédente déjà et qui ne m'avait jamais vraiment quitté. J'aimais qu'on en sache le moins possible sur moi... Mais il semblait qu'avec Neal je me doive d'être directe, plus violente, il était d'un niveau bien plus élevé que mes autres patients et ce n'était pas pour me déplaire...

Au fur et à mesure que l'idée d'utiliser mes capacités s'était fait une place dans mon esprit, mes mains s'étaient mises à trembler d'une sorte d'impatience électrisante. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas servie de ça, pas depuis que j'avais perdu Seraphina et Andrew au moins.... Et je me rendais maintenant compte à quel point provoquer la douleur sans instruments, sans même avoir besoin d'un contact physique, m'avait manqué.
Me concentrant davantage sur le beau blond, je commençai mon influence. La douleur était d'abord discrète, insidieuse, elle semblait se propager dans tous les membres du corps, oppressante, tranchante sur son passage, semblant venir de partout et de nulle part en même temps... Je le savais ce qu'elle faisait cette douleur, combien de fois avais je demandé à mes patients adorés de me la décrire entre deux hurlements tandis qu'ils se tordaient sous le joug de coups de lames inexistants...
Je maintint d'abord l'influence a un niveau objectivement raisonnable, puis commençais à provoquer des vagues lancinantes, pour pas qu'il ait le temps de s'habituer au mal, pour changer l'intensité et le surprendre douloureusement à chaque fois.

L'envie brûlait en moi de voir son beau visage lisse se crisper, de voir tes ses muscles se rendre sous l'impulsion de la douleur. J'avais un contrôle sur lui que je ne pourrais jamais avoir sur ma vie. C'était grisant.

Alors je le dévorais des yeux, je me nourrissais de la situation. Une douche fatigue, un meurtre apaise… Et la torture alors ? Que faisait-elle réellement ? Je ne savais pas trop si j’étais entrain de décharger ma colère, ou de m’emplir d’une délectation morbide, d’une envie grandissante que j’entretenais depuis des mois dans mon laboratoire privé. Est-ce que je ne faisais qu’empirer les choses ? Moi je m’en foutais, l’autre Perséphone en revanche… Mais peu importait, car de toute manière elle n’était pas vraiment là.

Dans un mouvement félin inspiré par la petite danse que je menais, je m'approchai de l'homme, lentement, sans cesser d'utiliser mes pouvoirs sur lui. Ma main se posa doucement sur sa joue tandis que mes lèvres se rapprochèrent de son oreille pour chuchoter dans un sourire carnassier :

- Je crois que je vous aime bien.

Puis je me reculai a nouveau.
C'était surtout que j'aimais le voir souffrir. Souffrir mais sans cette faiblesse agaçante, sans opposer une résistance plaintive et des supplications ridicules... Il semblait avoir sa propre façon d'encaisser la douleur et c'était bien trop intéressant pour que je songe à arrêter, quelle qu'en soit la raison...

Le vouvoiement était revenu comme un automatisme, je ne jouais plus de rôle maintenant. C’était à moi qu’il avait à faire. Et tant pis s’il n’y comprenait rien, ça ne lui serait de toute façon pas utile pour se sortir de cette situation… Si tout du moins c’était ce qu’il voulait…
Mais le seul désir dont il m’avait fait part jusqu’à là était une envie de connaissance. Comme un scientifique prêt à tout pour trouver la clef d’un mystère, comme… Comme moi je l’avais été à une époque, comme je l’étais encore maintenant parfois... sauf qu’aujourd’hui, le chemin pour arriver à la finalité avait prit une importance capitale et de plus il était long et douloureux pour les autres, de plus il était agréable pour moi… Mais soit, je pouvais bien lui faire une faveur moi aussi, c’était bien ce que je voulais, avant.

- Vous vouliez apprendre : les Skinchangers comme vous, soumis à un sentiment de peur ou de colère intense peuvent se transformer même sans pleine lune.

La douleur que je lui insufflais avait quelque peu diminué, je ne voulais pas risquer de parler dans le vide.

-  Cependant, il semblerait que vous soyez quelque peu différent de vos congénères que j'ai eu l'occasion d'étudier... Mais ce n'est pas grave. J'ai des tas d'autres idées pour occuper notre nuit...

Un sourire joueur planait toujours sur mes lèvres depuis que je lui avais soufflé mon semblant d’aveux. Mais mes yeux étaient absorbés par lui, par cette homme, cette animal à l'intérieur de lui qui m'appartenait pour toute la nuit encore si je le voulais, passionnés par ce que je pouvais lui faire, captivés par les réactions de mes petites expériences. Mon instinct de scientifique et mon côté démoniaque venaient définitivement de réformer leur détonante équipe, le sang n'avait définitivement pas fini de couler ce soir...

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MessageSujet: Re: This pain is mine • Neal&Perséphone   Lun 6 Fév - 21:30

Ouf. Neal avait réussi à reprendre le contrôle, un tant soit peu, de son corps et manifestement de la situation. Sa désinvolture face à la situation semblait troubler la jeune femme. En même temps, il y avait de quoi. En temps normal quand une personne vous met un couteau sous la gorge et vous menace de vous refroidir, on ne fait pas le malin... Sauf qu’ici, Neal était persuadé que le gouvernement ne voulait pas sa mort, sinon il serait déjà mort. Après, que la jeune femme perde le contrôle et désobéisse était une option. La dernière étant que le gouvernement ai effectivement donné l’ordre de le tuer après que la jeune femme en ai eu finit avec lui. Mais pour l’instant cela ne semblait pas être le cas, alors le musicien se décontracta encore plus. Si tant est que cela soit possible, en gardant quand même à l’esprit dans un coin de sa tête la faible probabilité, mais existante d’une tentative de meurtre prochaine.
Auquel cas, le jeune homme se demanda comment réagirait sa deuxième nature. L’autre. Le gorille.
Sortirait-il à sa rescousse, sentant le danger imminent ? Rien n’était moins sûr. Alors qu’il songeait à tout cela, Neal sentit la main froide de la jeune femme parcourir son torse jusqu’à son cou. Il ne comprit pas tout de suite qu’elle prenait son pouls, tout en lui parlant.

« Non effectivement, pour l’instant je ne regrette pas. Même si je pensais que ça serait un peu plus passionnant... »

Si elle savait... Peut-être s’en douterais-t-elle bientôt. Quand il s’appuya contre la lame, elle ne le retient pas, au contraire elle le laissa faire. Ce geste la mettre surement sur la voie de son secret. Il espérait juste qu’elle n’en profiterait pas trop en découvrant son ... envie. Il devait rester lucide vaille que vaille.

La jeune femme se recula alors de lui, une étincelle sauvage dans le regard. Qu’est ce.... Avant que Neal n’ai pu penser plus loin, il fronça les sourcils. Une légère sensation irradiait en lui. Légèrement plus forte à chaque seconde. Puis des vagues plus intenses se superposaient à la douleur d’arrière-plan. Mais bon sang qu’est-ce qu’il se passait. Neal se crispa. La sensation semblait venir de nulle part et d’ailleurs à la fois. Comment était-ce possible ? Avait-il avait été empoisonné ?
La façon dont elle le regardait... Est-ce possible ... qu’elle recommence ? Comme lors de leur première rencontre ? Mais bordel, comment elle faisait ! Car la première, elle n’avait pas pu l’empoisonné, leur rencontre avait été trop brève. La scientifique s’approcha de lui et lui murmura à l’oreille quelques mots qui le firent sourire et auxquels il répondit.

« Une fois la vitesse supérieure passée... Vous n’êtes pas trop mal non plus. Finit-il dans un sourire un peu narquois. Comment vous faites ça. Expliquez-moi. »

Neal était vraiment intrigué parce qu’elle lui faisait subir et surtout de quelles manières.
Les paroles suivantes de la jeune femme confirmèrent ce qu’il avait cru comprendre. C’était fou quand on y pensait ! Pourtant ce qu’elle lâcha ensuite le laissa perplexe...
Il colla alors une moue volontairement boudeuse sur son visage avant de répondre.

« Bizarre ? Comment ça ? C’est pas moi qui prends mon pied à torturer les gens... Retrouvant son sourire. Et quoi alors ? J’étais censé me transformer sous la contrainte de la douleur ? Faut croire que tu t’es un peu loupée alors. Finit-il avec un clin d’œil à peine moqueur, plutôt amusé. »

Toute cette situation le grisait. Il y avait quelques choses de particulier dans ce qu’il se passait ici. Comme s’ils se servaient l’un de l’autre pour assouvir des pulsions inavouables. La détermination apparemment renouvelée et le sourire joueur sur les lèvres de la jeune femme déclenchèrent de nouveau un afflux sanguin sous sa ceinture. Cette fois, il ne cherche pas à la cacher. Au contraire. Il ferma les yeux un instant et laissa libre cours à son imagination.

« Ah oui ? Quels genres d’idées ? »
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MessageSujet: Re: This pain is mine • Neal&Perséphone   Lun 13 Fév - 23:10


Neal&Perséphone




Quelle véritablement étrange créature que cet homme là. On aurait vraiment dit qu'il prenait la situation à la légère, voir qu'il l'appréciait. Etait-il fou ou simplement inconscient ? Peut-être un peu des deux. Quoi qu'il en soit, avec une gueule d'ange pareille, je me foutais un peu de l'éventuelle zone dévastée que pouvait représenter son cerveau...
Et même l'usage de mes pouvoirs n'avaient aucun fâcheux effet sur ses charmants traits. Loin de moi donc l'envie de m'arrêter, d'autant plus que cette petite thérapie commençait à faire ses effets sur moi. Je me sentais un peu plus légère et de ce fait, un peu plus vive. L'adrénaline me possédait, m'animait. Je m'enflammais. J'étais aussi piquante qu'une rose, telle une Vénus usant de la douceur de ses charmes pour meurtrir des foules d'âmes perdues, attirées comme des insectes par la lumière. Rien n'était écarté pour arriver à mes fins. Dire qu'il ne m'avait fallut que l'équivalent d'une bise du Diable pour devenir ainsi, qu'est-ce que ça aurait été si la morsure des flammes de l'Enfer avait été plus intime, plus profonde encore ? Sans doute ma chute n'aurait été que plus rapide pour un résultat plutôt égal ? Il fallait dire aussi qu'avec un prénom comme le mien, on pouvait se demander si on ne m'avait pas quelque peu prédisposée...

« Une fois la vitesse supérieure passée... Vous n’êtes pas trop mal non plus. Comment vous faites ça. Expliquez-moi. »

Le beau blond en voulait toujours plus. Et peut-être que si je n'avais pas tant été préoccupé par mes propres intérêts ou hypnotisée par ses yeux clairs, j'aurais remarqué le plaisir sadique que lui aussi retirait de tout ça...
Je secouais négativement la tête. Non, je ne lui expliquerais pas.

- Vous n'avez rien à savoir. Hormis le fait que je peux vous refaire ça quand je veux, ou... Quand vous le voulez ?

Parce que j'avais beau être aveuglée par mon égocentrisme prononcé, je voyais tout de même qu'il ne réagissait pas normalement à la torture. Son regard était trop brûlant pour un être dans sa posture. Beaucoup trop brillant même... La dernière fois que j'avais vu un regard pareil c'était...

« Bizarre ? Comment ça ? C’est pas moi qui prends mon pied à torturer les gens... Et quoi alors ? J’étais censé me transformer sous la contrainte de la douleur ? Faut croire que tu t’es un peu loupée alors. ››

Un sourire bien trop éclatant fendit de nouveau mes lèvres. J'étais une fois de plus perdue dans mes folles idées et cette fois-ci je n'en sortirais pas. Ce n'étais pas que je voulais voir disparaître de son visage cet air joueur parfaitement charmant, plutôt que je comptais bien relever le défi qu'il me lançait pour être à la hauteur des attentes de mon invité de ce soir.

- Oh mais je n'ai plus aucune envie de vous transformer à présent... Enfin si tout du moins c'est une conséquence de mes actes, tant mieux, sinon... Sinon je prendrais toujours plus de plaisir à voir où se trouvent vos limites.

J'avais profité du moment où ses yeux s'étaient fermés avec un apparent air d'aise le plus total pour laisser mes doigts caresser doucement le contour anguleux de sa mâchoire. Quel délicieux partenaire de jeu j'avais trouvé là !
Puis me reculant sans plus de cérémonie, je m'activai, cherchant vivement dans quelques armoires basse mon petit outil préféré. Accroupie, j'ouvrai bientôt une porte pour la trouver là, installée sur son socle de chargement qui était à l'endroit exact où je l'avais posé après l'avoir désinfecté pour la dernière fois... Tout de même, je n'étais pas une sauvage. Me redressant avec l'appareil en main, je me tournai doucement, appréciant ce moment qui précédait celui du passage à l'acte, celui de l'irrévocable, du non retour. Ma perceuse balançant au bout de mon bras, j'étudiai un instant encore mon sujet. Le dévorant plus des yeux qu'autre chose à vrai dire. Je m'arrêtais d'abord au niveau de ses bras, mais ses coudes n'étaient pas assez accessibles dans cette position, j'aurais du le détacher pour ce que je voulais faire... Mon regard glissa donc plus bas, avant de s'arrêter sur une éminence plus qu'inhabituelle dans une situation pareille... L’érection de l'homme tendait son seul tissu restant de la manière des plus indécentes qu'il soit et j'étais bien trop enivrée par la situation pour réagir d'une façon cohérente. M'approchant donc du blond, je posai un instant mon jouet pour relever et pencher quelque peu la table sur laquelle il était attaché. Puis du dos de la main, je caressai un instant son membre tendu à travers le fin tissu de son trop court vêtement.

- Neal, vous êtes définitivement un des sujets les plus surprenants qu'il m'ait été donné de voir... Mais regardons donc si cette merveille fonctionne encore quand j'en aurais fini avec vous.

Me reculant, je récupérai ma perceuse sur laquelle un foret en béton était déjà fixement positionné. Puis plaçant ma main sur la cuisse du Skinchanger pour la bloquer, j'enclenchai le bouton qui fit se mettre à tourner le foret à grande vitesse dans un vrombissement entre l'hypnotique et l'agaçant. Le forêt dû d'abord traverser toutes les couches de peau, le sang coulant en masse avant de rencontrer le ligament rotulien qu'il troua à son extrémité inférieure avant de percer à son extrémité l'os du tibia. Je commençai un long mouvement de va et viens pour déchirer le ligament à la seule aide de ma perceuse, en créant un trou à côté de l'autre, perçant à chaque fois un peu plus de l'os également.

Et puis soudain l'abominable perverse de la scène me sauta au visage. Ca m'était tombé dessus comme une douche glacée, alors même qu'un instant plus tôt je brûlais d'énergie et d'un désir malsain de violence, j'étais tout à coup glacée et tremblante là, face à cet homme qui souffrait par ma faute. Moi appréciant de lui faire mal, me nourrissant de sa douleur, de ses plaintes. Et tout ça me ressemblant si peu. Qui étais-je devenue ? Quel monstre faisait ça ?
Je retirai d'un coup la perceuse ensanglantée du genoux perforé de l'homme, puis j'éclatai en sanglots. Mes yeux n'étaient plus que larmes, mon corps tout entier tremblait de dégoût alors que je laissais tomber la machine au sol dans un claquement sourd. Mes mains vinrent bientôt couvrir mon visage alors que je me reculais, chancelante, vers le mur le plus proche, honteuse.

- Je... Je suis tellement désolée.

De la peine, des regrets, je me noyais douloureusement dans tous ces sentiments. Mais pas assez. Juste pour ressentir la douleur du manque d'air sans pour autant pouvoir mourir. Je restais simplement dans cet état d'insuffisance respiratoire, j'avais envie de happer de l'air mais mes poumons, ma gorge, tout était serrée dans une douleur atroce. Tout était sec, déshydraté, brûlant. C'était comme si quelque chose s'était installé dans ma gorge juste après avoir mit le feu à mon coeur. Et les larmes coulant à flot n'arrivaient même pas à éteindre l'incendie et encore moins à désengorger mes voies respiratoires.

- Je vais tout réparer... Je vous le promet.

Mes mots sortaient difficilement, hachurés, faibles. Je n'étais plus moi même... Ou alors je l'étais enfin de nouveau ? Qui pouvait bien savoir qui j'étais et pour combien de temps ? Aucun doute que sur cette deuxième partie en tout cas, Neal allait bientôt pouvoir se faire une idée. Bonne ou mauvaise, elle serait faite de toute façon.

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MessageSujet: Re: This pain is mine • Neal&Perséphone   Ven 10 Mar - 11:05

Si on lui avait annoncé à peine quelques semaines plus tôt, qu’il se retrouverait séquestré et mutilé par le gouvernement dans le cadre d’une expérimentation sur les métamorphes, Neal n’en aurait jamais cru un seul mot. Pensant être le seul, ou du moins ne s’étant jamais réellement interrogé sur l’éventuelle présence d’autres êtres comme lui, cette soif de connaissance était toute nouvelle pour lui. Alors comment aurait-il pu imaginer que le gouvernement faisait des recherches, précisément sur sa condition ? D’un autre côté, il connaissait bien quelqu’un qui avait tenté de comprendre sa différence, Ulrich, aussi Neal n’aurait pas dû être aussi surpris d’apprendre que d’autres s’était lancés dans l’aventure.

Ulrich ... Comment avait-il pu ? Ils étaient si proches, si fusionnels... Quel gâchis quand il y pensait. Neal regrettait sa présence, parfois. Souvent. Mais il n’était pas question de faire machine arrière. Pas après qu’il ait fait souffrir Charisma. Il avait déjà honte de lui-même, rien que parce qu’un partie de son cerveau souhaitait reparler à cet homme. Mais tout avait dérapé, et il n’avait plus vraiment de nouvelles de lui. Ni de sa sœur, en fait. Et il le regrettait. Sentant les larmes monter en cet instant si inapproprié, le musicien reporta son attention sur l'instant présent en secouant la tête.
Mouvement que la jeune femme face à lui eu aussi, pile en même temps. Apparemment elle n’était pas décidée à parler de sa ... De sa quoi en fait ? Habilité, capacité ? Oserait-il penser « pouvoir » ? Après tout, il venait d’apprendre qu’il était censé pouvoir se changer en animal à volonté. Pourquoi n’existerait-il pas d’autres trucs aussi fous ?! Pourtant malgré son refus de parler, elle semblait ouverte à l’idée de continuer. Ou bien à celle que Neal lui demande de continuer...

La jeune femme sembla avoir un nouveau déclic face à la résistance affichée de Neal. Quelque chose changeât imperceptiblement, Neal l’aurait parié même si au fond il n’en était pas sûr. L’aplomb dont elle fit preuve prouva au jeune homme qu’elle tramait quelques choses. Inconsciemment, il se contracta et les liens en cuir de ses poignets craquèrent. Ses limites ... ? Au moins, elle était ambitieuse, on ne pouvait pas lui enlever ça;songea t-il avec un sourire.

« Bon courage pour ça, alors. J’ai bien peur que vous n’en retireriez pas beaucoup de plaisir alors... »

En effet, en plusieurs années, Neal avait expérimenté de nombreuses choses. De nombreuses douleurs. Ses limites s’en étaient retrouvées repoussées toujours plus loin. Il avait de fait un seuil de tolérance à la douleur extrêmement haut, pour ne pas dire inexistant.

Il sentit quelques secondes le contact de la main de la jeune femme contre sa mâchoire avant qu’elle ne se détourne de lui et commence à farfouiller dans des placards de façon frénétique.

« Apparemment, même les scientifiques du gouvernement ne sont pas beaucoup plus ordonnés que moi, ça me rassure. »
Ironisa t-il en insistant sur le mot « scientifique ».

Neal rouvrit les yeux dans le chahut s’arrêta. Il vit alors la jeune femme se relever doucement avant de se tourner vers lui. Il cligna des yeux plusieurs fois mais l’image ne s’effaça pas. Elle tenait bel et bien un perceuse dans la main... Là, il devait dire qu’il était surpris !

« Ho là, on passe au niveau du dessus à ce que vois ! »

Railla t-il. Pourtant malgré son indifférence apparente, tous ses muscles se contractèrent et ses liens craquèrent de nouveau. La situation en soit ne l’effrayait pas plus que ça, la torture mentale étant un aspect que son sorcier aimait mettre en œuvre dans le passé. Aussi, il ne s’effondra pas en pleurs comme la jeune femme s’y attendait surement. Pourtant, si elle ne bluffait pas, il allait douiller sur ce coup. Et pas qu’un peu ! Ca faisait quand même un bail qu’il n’avait plus « pratiqué » la douleur. Et une pointe -bon ok, un pieux - d’appréhension lui tirailla les entrailles.

Il surprit le regard de la jeune femme qui le détaillait de haut en bas. Quand elle s’approcha de lui, elle fit semblait de s’intéresser à ses coudes mais sembla y renoncer assez vite. Ouf ... Autant la douleur, il pourrait encaisser. Autant, être amoché sévèrement de sorte qu’il ne puisse pas jouer de musique pendant un certain temps l’aurait réellement fait chier. Il se détendit un peu quand elle reposa l’instrument de bricolage, apparemment ce n’était bien que du bluff. Un sourire narquois se posa sur son visage quand les yeux de la jeune tombèrent sur son boxer tendu. Sourire qui s’élargit quand il la sentit incliner la table avant de passer sa main sur son chibre tendu. Ses yeux brillaient clairement, mais Neal n’aurait pas sut dire à cause de quoi.
Il allait lâcher une raillerie quand il entendit ce qu’elle annonça, le devançant de peu. Quand elle en aurait fini avec lui ? Ho la, ca n’annonçait rien de bon ça. Pensa-t-il tandis que tout son corps de banda en un réflexe de survie. Et pour confirmer ses pensées, Perséphone s’empara à nouveau de l’outil tout en tenant sa cuisse fermement contre le métal de la table. Comme au ralenti, Neal la vit approcher l’instrument de son genou, une expression folle et de lâcher prise total dans le regard. En cet instant, Neal eu peur. Il se dit que celle qui se tenait en face de lui, telle quelle, aurait pu le tuer sans broncher... Apparemment, son sorcier n’était pas le seul grand taré de la création.

Et il hurla. Longtemps. Son cri couvrit rapidement le son de la perceuse. Pourtant les vibrations ne l’aidèrent pas à se relâcher, comme il avait appris à le faire. La douleur était beaucoup plus supportable quand on l’acceptait et que l’on se relâchait. Si on se crispait au contraire, c’était pire. Alors Neal hurla. Encore. Une énorme vague d’endorphine fut libérée par son cerveau pour tenter de juguler la douleur. C’était peine perdue. Son petit corps ne contenant pas suffisamment de cette hormone pour contenir une douleur si vive et intense. De plus, il avait déjà eu bien plus mal que cela, mais d’habitude, son sorcier faisait en sorte de ne pas abimer son jouet. Là, elle n’en avait clairement rien à battre et Neal compris que dans un sens elle était plus dangereuse que son sorcier. Elle ne s’attachait pas à le laisser fonctionnel.

Bien sûr, toutes ces pensées, Neal ne les eut qu’à postériori. Pour l’instant la douleur emplissait entièrement son corps et son cerveau. Il était incapable de faire quoi que ce soit d’autre que crier. Et d’avoir un peu peur aussi, tout au fond. Alors que la perceuse allait entamer un troisième trou, tout s’arrêta soudain. Les vibrations, les vrombissements, même la sensation de chaleur et l’odeur de grillée s’estompa tandis que Neal continuait de crier. Il ne comprit pas tout de suite que la jeune femme s’était arrêtée. C’est quand il la vit se relever et passer sans son champs de vision, embrumé de larmes, qu’il comprit. Quand il entendit l’outil s’écraser par terre, il devina qu'elle venait de lâcher l'outil. Mais tout n’était qu’impressions, la douleur était encore trop vive pour qu’il soit réellement conscient de ce qu’il se tramait devant lui.

Combien de temps s’était-il écoulé ? Impossible pour Neal de le dire. Des millisecondes, des secondes ? Ou bien des heures ? Peut-être tomba-t-il dans les pommes. Il n’aurait su le dire non plus. Quand il rouvrit les yeux et que les larmes se furent un peu dispersées, il crut d’abord que Perséphone était sortie de la pièce.  Il lui fallut un long moment pour réaliser que la masse tremblante, chancelante et pleurant en se cachant le visage était bel et bien la même personne que la folie incarnée qui le perforait juste avant.
Le choc remplaça la douleur un très bref instant. Comment était possible... ?
La pauvre chose qui se tenait, tant bien que mal, devant lui s’excusa tout en semblant respirer avec difficulté. Neal voulut lui répondre mais sa bouche desséchée n’émit qu’un croassement avant qu’il ne se mette à tousser. Et puis de toute façon, il ne savait pas vraiment ce qu’il aurait pu dire. Là, il était juste largué. Mais bordel, qu’est-ce qu’il venait de se passer encore ?
Il y a vraiment que des tarés dans ce gouvernement ou quoi ?!

La douleur résiduelle de l’acte de boucherie qui venait de se dérouler était bien plus supportable que l’envie d’eau que son gosier réclamait. Faisant de gros effort pour ne pas croasser encore, Neal brisa le silence.

« Putain alors ça... Neal chercha son souffle. Question limites, les tiennes sont clairement insuffisantes pour le boulot que t’ai censé faire ma pauvre... Déglutissant difficilement, Neal poursuivit en haussant le ton, tout en tournant la tête en direction de la porte.
He ho ! Ça serait possible d’avoir un Xanax et deux verres d’eau par ici ! Puis terminant pour lui-même dans un murmure : Je crois qu’on perdu Madame la Scientifique...

Nan mais sérieux ? C’était une blague en fait ? Pouvait-il vraiment apprendre quelques choses d’elle ? Neal commençait sérieusement à avoir des doutes quant à ses capacités...

Pourtant, malgré l’incompétence apparente de la scientifique, Neal eu un pincement au cœur quand ses yeux tombèrent à nouveaux sur la jeune femme tremblotante. Après tout, elle était humaine - au moins une partie - et c’était bien mieux ainsi...

Le grincement de la porte s’ouvrant résonna alors dans la pièce.
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MessageSujet: Re: This pain is mine • Neal&Perséphone   Ven 31 Mar - 22:30


Neal&Perséphone
 




Dans ma tête le cri de l'homme résonnait encore. Un instant plus tôt il vibrait, comme une mélodie, une réponse satisfaisante à ce que je lui demandais : de souffrir. Maintenant, le cri me déchirait les tympans, m'assourdissait et emplissait mes yeux de toujours plus de larmes.
Comment avais-je pu prendre un plaisir si intense à lui faire subir cette torture, à sentir ce corps tendu de douleur sous mes mains, à posséder sur lui ce contrôle macabre. Ce n'était pas moi, je ne faisais pas ce genre de choses... Et pourtant, je pouvais encore goûter le doux plaisir qu’entraînait le souvenir de ce frisson qui m'avait traversé lorsque j'avais réussis à arracher le beau blond à son sarcasme. J'avais réussis à lui faire perdre pieds, je l'avais possédé pendant l'espace d'un douloureux instant...
Maintenant, j'avais seulement désespérément envie de réparer ce que je venais de faire, tel un enfant devant un vase brisé en mille morceaux, d'entourer la plaie de mes mains comme si ce seul geste pouvait à la fois stopper l’hémorragie et la douleur.
Et au milieu de tout ce bordel qui semblait s'échapper de ma tête et me cerner telle une proie prise au piège, il y avait le corps du Skinchanger encore fermement attaché, dégoulinant de sueur, les joues striées de larmes, la poitrine soulevée par des respirations brutales et puis la jambe ensanglantée, troué par deux fois avec une précision et une netteté qui contrastait violemment avec le bordel que décrivait ce tableau.

« Putain alors ça...  Question limites, les tiennes sont clairement insuffisantes pour le boulot que t’ai censé faire ma pauvre... He ho ! Ça serait possible d’avoir un Xanax et deux verres d’eau par ici ! Je crois qu’on perdu Madame la Scientifique... ››


Dans la panique qui m'embrasait, j'entendais à peine les mots de l'homme. Il avait l'air d'aller mieux mais je savais que ça ne devait être qu'une façade. Personne ne se remettait si vite d'une telle violence. Moi d'ailleurs, je ne m'en remettais pas.
Et puis soudain, la porte de mon bureau tourna sur ses gonds. Je me redressai comme une machine, effaçant mes larmes d'un seul coup de manche. Une tête se pencha lentement derrière l'entrée.

‹‹ Mademoiselle Wilson ? ››


Un regard hésitant.

‹‹ J'ai toqué. Je... J'ai cru...››


Avançant de quelques pas, je servis à la jeune laborantine un large sourire tandis que je voyais son regard glisser avec une crainte et un dégoût apparent vers l'homme attaché juste derrière moi.

-  Il n'y a aucun problème. Vous venez pour les résultats n'est-ce pas ?

Je m'étais rapprochée suffisamment pour qu'elle n'ait pas à bouger davantage. Je voulais la garder à l'entrée et tandis que je conversais avec la femme, j'avais prit la liberté de réactiver mon pouvoir pour faire souffrir Neal. Ainsi je ne pourrais entendre que ses gémissements et il ne dérangerait en aucun cas ma petite discussion.
Pas que j'ai eu à un instant peur de ce qu'il pourrait dire, juste que sa voix, quand elle ne sortait pas en petits cris commençait doucement à m'insupporter et je n'avais pas de temps à perdre en argumentations futiles ou à essayer de me débarrasser d'une tierce personne qu'il voudrait mêler à notre petite scène.
La laborantine me tendit les échantillons ainsi qu'un dossier assez fin en arborant un air presque trop poli sur le visage. Je la remerciai avec le sourire le plus doux que j'avais en stock avant de refermer la porte derrière elle. A clef cette fois.

-  Bien. Où en étions nous ?

Mon influence cessa à l'instant où la serrure se verrouillait. Me retournant vers le métamorphe, je m'avançai vers lui jusqu'à me repositionner à quelques centimètres de son corps, posant un instant ma main libre juste au dessus de la blessure fraiche pour serrer la peau entre mes doigts et raviver la douleur. J'avais envie d'approcher plus encore de la plaie, de l'élargir avec mes mains s'il le fallait. Mais je me retins, pour une fois. Il avait suffit que l'autre reprenne possession de mon corps quelques minutes seulement pour que je m'adoucisse déjà...

-  Vous êtes étranges. On dirait que vous n'en avez jamais assez. Qu'est-ce que vous voulez Neal ? Savoir, souffrir ou mourir ? Ou bien un diner en tête à tête peut-être, qui se finirait dans un endroit bien plus doux que celui-ci mais accompagné de gestes peut-être pas moins violents ?

Un sourire joueur dansa sur mes lèvres un instant, avant que je n'oublie immédiatement ce que je venais de dire. Me détournant à nouveau du blond, je libérais ma main en posant les échantillons sur le bureau. Ils ne concernaient pas mon patient actuel. J'aurais bien le temps de les voir bien plus tard.
A l'évier, j'attrapai un verre que je remplis d'eau avant de rejoindre l'enchainé pour coller le verre à ses lèvres et le faire boire lentement.
Quand ce fut terminé, j'allais à mon frigidaire qui contenait un nombre incalculable de fioles, de plantes, et un sandwich au poulet. Je saisis quelques herbes mais laissais là le poulet. Quand même, fallait pas déconner.

-  La question est d'où tenez vous une force pareille pour me parler ainsi après ce que je viens de vous faire subir ? Ou n'est-ce pas une force ? Est-ce autre chose...

En même temps que je parlais, j'avais attrapé un pot, mélangé les herbes avec un peau d'eau et écrasé le tout en tenant le bol contre moi pour pouvoir toujours faire face au blond.
La bouillis commençait peu à peu à ressembler à un smoothie au kiwi et ça, c'était une excellente nouvelle.

-  Vous savez, j'ai réellement promis de vous rendre en un seul morceaux. C'est vraiment dommage, rien que pour votre insolence je vous aurais bien laissé repartir une main en moins... Ou une langue en moins. Oui, la langue ça aurait été parfait...

Concentrée à ma tâche cependant, je ne regardais pas le métamorphe en face.

-  Et d'un autre côté, ça veut dire que je pourrais recommencer encore et encore, avec une page presque blanche à chaque fois.

Ne gardant plus que mon bol en main, je retournai, une fois de plus, auprès de Neal, appliquant dès mon arrivée l’onguent sur sa blessure encore suintante. Les plantes ne servaient qu'à accélérer le processus. Je n'en aurais pas forcément eu besoin, je le connaissais trop bien.

-  Vous voulez savoir ce que je sais sur les personnes de votre espèce ? Je peux vous dire une chose de plus. Je vous ai déjà appris que vous pourriez avec un peu d'entrainement vous transformer à volonté... Sachez aussi que si vous restez trop longtemps sous votre forme animale vous perdrez peu à peu votre mémoire et votre humanité... Croyez moi, je l'ai déjà vu, ce n'est pas très joli.

Tout ce qu'on pouvait bien trouver dans les couloirs du Gouvernement...
Gardant mes mains autour de son genoux, je pris soudain un air plus sérieux.

-  Maintenant, à votre place, je me laisserais me concentrer. Ca vaudrait mieux pour vous si vous voulez sortir d'ici en marchant dans une dizaine de minutes.  

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MessageSujet: Re: This pain is mine • Neal&Perséphone   Jeu 6 Avr - 22:20

Tout se passa très vite, une fois de plus. Quand la porte commença à tourner et à s’ouvrir, la scientifique tremblotante et chevrotante face à lui se redressa tel un diable jaillissant de sa boite. Une seconde plus tard, toutes traces de larmes avait disparues de son visage. Seuls ses yeux restaient légèrement rouges. Eberlué, Neal ne pipa pas un seul mot quand la tête d’une jeune femme passa par l’entrebâillement de la porte. En temps normal, il l’aurait remercié d’avoir apporté le Xanax pour la blonde –surtout que son revire de comportement laissait clairement penser à Neal qu’elle en avait peut-être réellement bien besoin, la pauvre... Au lieu de ça, une douleur vive s’insinua à nouveau dans tout son être. Et Neal se demanda à nouveau quel était ce phénomène. A chaque fois, il semblait venir pile au moment où cela arrangeait la scientifique. Serrant les dents, de sorte qu’il ne pouvait plus parler, le musicien assista à la scène qui se déroula sous ses yeux, comme un spectateur regardait une pièce de théâtre. A ceci près qu’il n’existait plus de pop-corn... Enfin, ça paraissait logique de le penser.

Tout se passa très vite et d’un coup la douleur s’arrêta. Si brutalement que Neal fut stupéfait une seconde. Il ne capta donc pas que la jeune femme fermait la porte à clés.
Pourtant la douleur de son genou qu’elle réactiva, ça il ne le manqua pas. Quelle garce, elle semblait vraiment prendre son pied à le torturer... C’était une psychopathe ! Et son petit jeu un coup je suis sadique, l’instant d’après je suis un crocodile, Neal ne savait pas trop quoi en penser.
D’un côté, si elle jouait la comédie elle méritait un Oscar. D’un autre côté, si ce n’était pas du cinéma alors la pauvre avait vraiment un pète au casque et Neal n’en avait rarement vu de si violent...

Serrant les dents, il répondit en articulant difficilement à cause de la douleur et ironisa :

« Oui, vous avez mis le doigt dessus. Nous en étions juste ici. »

Puis la pression se relâcha, encore une fois et elle reprit la parole. Pour éberluer Neal. A nouveau ! Décidément, elle était vraiment instable ou quoi ? Est ce qu’elle était en train de lui faire du rentre-dedans, d’une façon peu subtil ?! Ou bien était-ce aussi un jeu d’actrice ?

« Je suis ici pour apprendre des choses sur ma... condition. Mais dans un autre cadre, qui sait ? Neal toussa, sa gorge encore sèche. Peut-être même que ça serait moi qui vous attacherait et vous perforerait à vous en faire crier... »

Graveleux et démesure, bonjour ! Ça restait dans le ton de ce qu’il se tramait ici après tout. Neal eu alors la vision fugace de la jeune femme suspendue dans une sorte de balancelle en cuir, accroché à un plafond par les quatre coins. Chacun de ses membres attachés à une des cordes de suspension. Avec un bâillon à boule en cuire dans la bouche. Cette image le fit rire. Et ce début de rire le fit tousser. Bordel, qu’est-ce qu’il avait soif. Comment entendant sa prière, elle se dirigea vers un évier et lui permet d’étancher un peu sa soif et d’éteindre un peu le feu de sa gorge. De l’eau fraiche coula sur son torse et mouilla le haut de son boxer.

« Je crois qu’on peut dire ça, une force. Bien qu’acquise involontairement et en payant un prix élevé. Mais elle m’aide énormément. Comme tu peux en témoigner. Le plus souvent, c’est aussi une malédiction... »

S’ensuivit une petit boutade sur le fait qu’elle aurait préféré le laisser repartir en plusieurs morceau. Ou bien était-ce la vérité. Quoi qu’il en soit, la jeune femme semblait absorber par sa tâche et Neal se demandait ce qu’elle foutait. Elle écrasait un truc ?

« C’est bien, faut voir le bon côté des choses dans la vie. Ça évite de sombrer dans la déprime, comme il y a deux minutes... Neal toussota et repris. Une page neuve ? C’est bien la première fois qu’on me compare à un bouquin, tiens. »

Sans crier gare, elle s’approcha de lui plutôt rapidement –Neal se contracta et ses liens craquèrent- dans l’attente de la douleur mais à la place une sensation de fraicheur apaisa le feu de la perceuse. Apparemment, elle écrasait bien des plantes dans son bol pour préparer une sorte de pâte qui lui coula un petit peu le long du tibia. Décidément, il allait finir trempé de partout. Dommage que ce n’était pas une soirée tee-shirt mouillé, il aurait gagné à coup sûr ! Une odeur de basilic s’éleva dans l’air, en même temps que les mots de la jeune femme. Mot qui lui dévoilèrent un peu plus de ces secrets qu’il recherchait, et même revendiquait tant !

Neal fronça les sourcils à la dernière phrase de la scientifique, mais ne broncha pas et ne la dérangea pas plus.  
Ainsi donc il était possible de finir enfermé avec le gorille ?! Non. Plutôt de devenir le gorille. Ça n’avait rien d’engageant. Surtout dans ce nouveau monde où il ne passerait clairement pas inaperçu et où il y avait tous lieux de croire qu’il finirait en kebab...

« Pas de soucis, je me la ferme si ça peut me permettre de partit plus vite et surtout entier... »
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MessageSujet: Re: This pain is mine • Neal&Perséphone   Mer 19 Avr - 22:51


Neal&Perséphone
 




Vraiment, quel étrange jeune homme. Définitivement détestablement charmant. J'hésitais encore entre lui coller des baffes et lui faire des câlins, mais puisque je n'étais rémunérée que pour la première option, le choix était tout fait !
Enfin non seulement il avait de l'humour (encore), mais en plus (ou avais-je rêvé ?) il avait relevé et presque accepté mon invitation à diner ? Etait-il a ce point prêt à tout pour savoir ? De diner avec son bourreau ? En voilà un homme bien atteint ! Ou alors je n'avais jamais rencontré de curieux pareil.

‹‹ Peut-être même que ça serait moi qui vous attacherait et vous perforerait à vous en faire crier... »

Un rire franc s'échappa d'entre mes lèvres.

- L'idée est alléchante, je suis déjà pressée d'y être !

Et effectivement, pour avoir un caractère pareil, la beau blond avait du souffrir le martyr, je m'en doutais fort et ses paroles ne faisaient que me le confirmer. Peut-être que je n'imaginais même pas ce qu'il avait subit. Une torture physique accrue sûrement. Peut-être aussi mentale mais là le doute était permis. Ceci dit, j'étais moi aussi une personne très curieuse et il me semblait que si j'avais des choses à apprendre à Neal, son histoire elle aussi pourrait assurément m'intéresser. Il se pouvait qu'un jour je le torture pour qu'il me la raconte. Il se pouvait aussi qu'un jour il me la raconte par lui-même autour de ce fameux diner aux chandelles. C'était beau de rêver.


« C’est bien, faut voir le bon côté des choses dans la vie. Ça évite de sombrer dans la déprime, comme il y a deux minutes... ››


Je mit un instant à saisir de quoi il parlait. Puis l'évidence m'éclata au visage comme une énorme et douloureuse bulle de savon (assez énorme pour être douloureuse donc) : il évoquait la prise de contrôle de l'autre. Mon visage s'assombrit. Je n'aimais pas qu'on remarque ma perte de contrôle.
Heureusement, le blond changea rapidement de sujets. Sauf que j'avais envie de le découper et de marchander le prix de ses organes maintenant.

‹‹ Une page neuve ? C’est bien la première fois qu’on me compare à un bouquin, tiens. »


Oui c'était certain que sinon il n'avait ni la tranche ni la couverture d'un livre... Ou un livre érotique alors.
Quoi qu'il en soit, pour l'instant mon livre romanticoérotique il était un peu cassé et je me devais toujours de le réparer. Au moins pour tenir ce que je venais juste de dire et avoir l'air un minimum cohérente.
J'étais à présent largement appliquée à ma tâche. Il était étonnant comme j'appréciais autant détruite que reconstruire. Ce n'était pas la même partie de moi qui était sollicitée, c'était moins bestiale concernant la seconde option. Mais ça avait quelque chose de puissant quand même, une force apaisante. J'étais capable de tout, du meilleur et du pire, sans tomber dans la mégalomanie non plus, bien entendue... Mes pieds étaient toujours sur terre... Bien que ce n'était pas si mal de quitter la terre ferme de temps à autres...
Sous mes doigts, je sentais la blessure se refermer doucement. Il faudrait sûrement encore plusieurs minutes pour que tout soit totalement revenu à la normale, mais le processus allait rapidement et bientôt il n'aurait plus besoin de moi.

« Pas de soucis, je me la ferme si ça peut me permettre de partit plus vite et surtout entier... »

Un sourire se dessina sur mes lèvres. J'aurais peut-être du lui dire depuis le début que s'il se la fermait tout irait plus rapidement ! Qui sait, ça aurait pu marcher... La prochaine fois éventuellement ? Ou un bâillon ? Un très long baiser peut-être ?
Un instant plus tôt encore accroupie au niveau du genoux de l'homme, je finis par me redresser, alors que l’onguent continuait à pénétrer sa chaire.

- De toute manière j'en ai fini avec vous pour ce soir. Il se fait tard.

Pas que j'ai besoin d'une excuse pour mettre fin à ses tortures, c'était surtout une façon de parler. De faire la conversation. Nous n'étions pas des bêtes quand même... Enfin moi toujours moins que lui.

- Et puis il ne faudrait pas que vous n'ayez plus envie de revenir.

Il fallait garder des surprises, des choses à apprendre, à découvrir, à tester, pour lui autant que pour moi. La patience attisait le plaisir. Elle savait le rendre plus vif, plus impatient, plus jouissif.

- Vous ne m'en voudrez pas de vous garder sous influence le temps que vous soyez sorti d'ici. Je doute qu'avec votre patte encore un peu folle vous ne vous mettiez soudain au karaté, mais quelque chose me dit que nous n'êtes pas quelqu'un qu'on peut se permettre de sous-estimer.

J'allais le détacher avant de recommencer mon ultime manipulation douloureuse, mais avant ça, je me permis de sonder une dernière fois son magnifique regard bleu. Un délice pour les yeux, pourquoi m'en priver ?

- Retenez bien ça, c'est ce qui se rapproche le plus d'un compliment.

Je me permis une dernière caresse, juste du bout de mes doigts sur ses lèvres. Pour une ultime goutte de douceur avant de le foutre dehors un coup de pied au cul sous des sacrés souffrances. Il me suffirait ensuite de le guider jusqu'à la porte d'entrée – de sortie – et de cesser mon pouvoir dès que ce serait refermé derrière lui. Après, qui savait quand on me ramènerait de nouveau mon nouveau jouet préféré ?

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MessageSujet: Re: This pain is mine • Neal&Perséphone   Jeu 20 Avr - 11:16

Quel personnage troublant. L’idée d’être attachée et trouée sembla l’amuser pourtant ça ne ressemblait pas à une partie de plaisir, ils étaient bien placés pour le savoir au vue des dernières minutes. En fin... Surement qu’elle réagissait au double sens graveleux qu’il avait lâché.
Pourtant ce visage, qu’on aurait pu qualifier de joyeux, devint rapidement neutre avant de basculer dans une expression bien plus négative. Apparemment, évoquer son épisode crocodile ne semblait pas lui faire plaisir. Est-ce juste pour son image ? Voulait-elle garder l’apparence d’une tortionnaire sans pitié ? C’était un peu raté là...
Ou alors était-ce autre chose ? Un véritable problème qu’elle voulait cacher car c’était personnel ? Une sorte de pète au casque comme Neal le pensait ? Quoi qu’il en soit, il nota que cet épisode de leur entrevue était à approfondir. Peut-être que lors d’une prochaine rencontre, en faisant en sorte qu’elle le prenne en pitié, il pourrait éviter temporairement les tortures ?

Car oui, il y aurait d’autres fois. Du moins Neal l’espérait car il avait certes appris des choses ce soir, mais il était persuadé qu’il y avait bien plus encore à apprendre et il voulait tout savoir sur sa condition. C’était un peu une façon de prendre sa revanche sur Demetrius. Lui montrer qu’il n’avait pas besoin de lui pour s’en sortir.

Un autre aspect de la jeune femme s’offrit au regard de Neal quand il remarqua a quel point elle était concentrer pour le soigner. A moins que ce n’était purement égoïste, juste pour qu’elle puisse à nouveau s’occuper de son genou, l’occasion venue... Ca semblerait plus logique au vu du personne. Mais qui sait ?! Les surprises existaient encore après tout dans ce monde apocalyptique.

C’était une sensation étrange, Neal avait l’impression que ses plantes écrasées refermaient directement les plaies. Ce qui semblait impossible, il lui faudrait du temps pour retrouver un genou fonctionnel. Si tant est qu’il en retrouve un, un jour. C’était probablement la sensation de l’onguent sur sa chaire qui donnait cette impression.

La jeune femme prit son temps puis quand elle se releva, elle lui annonça qu’il en avait fini pour ce soir. La déception s’ancra en Neal, il aurait voulu apprendre plus de choses... Mais effectivement comme elle le souligna, il était tard et surement que s’il se doutait qu’il n’apprendrait rien de plus d’elle, Neal ne serait pas revenu. Quoique. Pas sûr. Mais bon.
Quoiqu’il en soit, elle devait encore avoir besoin de lui pour ses recherches et elle avait tout intérêt à ce qu’il veuille revenir, et quoi de mieux que distiller les informations au compte-goutte.

" Ne vous en faites pas, je compte apprendre encore beaucoup de chose. Et si je dois repasser par cette table pour ça... "

Neal ne finit pas sa phrase mais elle signifiait clairement que sa soif de connaissance était plus forte que la douleur. Et puis la douleur... N'était-elle pas sa nouvelle amie depuis des mois ? Rien n'était moins sur...

" Après je préférerais quand même que ça soit autour d'une pizza, mais j'imagine que ça va pas être évident d'installer les machines pour vos recherches entre les tables du restau'..."

Puis tout s’enchaina un peu vite. Ce qu’elle lui dit alors troubla un peu Neal qui ne comprit pas le « sous influence ». De quoi parlait-elle ?
Un regard appuyé, une caresse sur les lèvres et elle le détacha, avant que soudainement la douleur ne s’empare à nouveau de son corps. Est-ce ça, « l’influence » ? Si tel était le cas, qui était-elle, ou plutôt qu’était telle pour pouvoir faire ça ? Était-elle comme Demetrius ?! Si oui, il fallait qu’il le découvre, elle avait probablement plus de chose à lui raconter que ce qu’il ne l’imaginait.

L’influence douloureuse et sa découverte le surpris tellement qu’il ne réfléchit pas avant de descendre de la table, la jambe au genou blessé en premier. Quel con ! Le genou se déroba et Neal se ramassa... Il se releva avec beaucoup de précaution mais malgré la faiblesse de son genou, ce dernier le supportait bien mieux qu’il ne l’aurait cru. C’était quasiment un miracle... Boitant, sans même des béquille ou une canne, il fut mis à la porte et au moment le verrou claqua, la douleur disparut. Et Neal se retrouva seul devant le bâtiment silencieux, tard dans la nuit.

Maintenant il fallait rentrer, ça n’allait pas être une partie de plaisir...
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