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 Worse can be good || Neal & Dariya

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MessageSujet: Worse can be good || Neal & Dariya   Mer 4 Jan - 8:23


La vie est une suite d’engrenage, un évènement en entrainant indubitablement un autre, responsable de nombreux esprits à la dérive. Il n’y avait rien de plus dur que de garder sa propre vie sous contrôle, je pouvais en attester. La preuve, jamais je n’aurais pu m’imaginer évoluer dans un lieu tel que le Bones. La crasse ambiante, la violence banalisée, l’alcool que je ne consommais pas, rien n’aurait dû m’attirer dans ce lieu. D’autant plus qu’il était souvent rempli de personnes en voulant à ma peau que cela soit parce que je représentais le gouvernement ou parce que j’avais tué l’un de leur proche dans l’arène. Étrangement, il me semblait que tout le monde avait une bonne raison de me haïr et bien que j’y travaille consciemment, j’étais toujours un peu surprise de voir avec quelle efficacité cela marchait. Toujours était-il que je venais régulièrement au Bones pour satisfaire un nouveau besoin primaire. Un besoin que l’on aurait pu m’attribuer depuis le début de mon mandant en tant que coordinatrice au Colloseum. Mais contrairement à ce que beaucoup pouvaient penser, je prenais mon travail au sérieux par professionnalisme et non pas par plaisir de voir souffrir autrui. Enfin ça c’était avant que tout ne change, que je me mette à changer, à développer pouvoirs et pulsions malsaines. En dépit des efforts pour museler ces changements, une partie de ceux-ci continuait à filtrer malgré moi. Effet en cascade avant mon propre caractère et le résultat n’était pas vraiment joli à voir. J’avais toujours eu du mal à me faire des amis et désormais, je ne savais que me fabriquer des ennemis ou des victimes.

Si je continuais à essayer de contenir ma nature, je n’en étais pas moins tout à fait consciente et en paix avec. Je limitais la casse par instinct de conservation, sachant pertinemment que le gouvernement qui m’abritait, pourrait se retourner contre moi à la seconde où il se rendrait compte de quelque chose. Alors, j’étais bien obligée de faire profil bas si je voulais survivre à mes petites escapades nocturnes, encerclée de toutes part des ennemis potentiels, c’était encore moi contre le monde entier, ou ce qu’il en restait. C’est un rituel bien rôdé que je me préparais dans les toilettes pour dames d’un bar où je m’étais aménagée une trappe pour dissimuler mes affaires. Perruque brune, maquillage noir, ne me manquait que des lentilles de couleur, mais j’étais arrivée au bout de mon stock et je n’arrivais pas à mettre la main sur de nouvelles. Tant pis, mes yeux trop bleus devraient rester exposés, en espérant qu’ils ne me trahiraient pas. En tout cas, ce n’était pas ça qui allait faire faire demi-tour. J’avais troqué mes robes habituelles pour un jean, un t-shirt et une veste en cuir, me fondant bien mieux dans les décors de la Nouvelle-Orléans que j’allais explorer.

C’est donc complètement déguisé, aux antipodes de mon allure habituelle, que j’évoluais dans les rues sombres, changeant de parcours à chaque nouvelle excursion par prudence. Mesure inutile jusqu’à présent, mais qui allait s’avérer efficace ce soir-là. J’avais beau être confiante et détendue, je n’en ratais pas moins la silhouette qui me suivait depuis quelques rues et je détestais être suivie… Je continuais pourtant à évoluer sans changer d’allure, jusqu’à l’attirer dans une ruelle étroite non loin du Bones. Je savais exactement quoi faire, Ambre avait trimé pendant des mois pour m’apprendre des rudiments de combat, il était temps que j’utilise ces compétences insoupçonnées. Dissimulée derrière un amas de cartons et autres caisses en bois laissés à l’abandon, j’attendis patiemment et silencieusement que mon stalkeur arrive à ma hauteur. Je ne perdis pas un instant dès qu’il fut à portée, j’attrapais son bras pour le projeter contre le mur près de moi, mon avant-bras venant naturellement se déposer sous sa gorge, accompagné d’une lame tranchante délicatement posée sur la peau tendre.

« Tu as cinq secondes pour tenter d’expliquer ce que tu me veux avant que je t’égorge. »


Je n’avais pas envie de faire dans la dentelle, peut-être qu’Ambre avait eu une trop grande influence sur moi, elle et son manque de tact naturel. Je n’avais même pas envie de chercher trop loin à savoir si ce visage m’était familier, là sur l’instant, il ne m’inspirait aucun souvenir et bientôt, il m’inspirerait celui d’un mec mourant dans une ruelle déguelasse.
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MessageSujet: Re: Worse can be good || Neal & Dariya   Ven 6 Jan - 14:34

Cela faisait maintenant une petite semaine que Neal s’était mis en tête de trouver le Bones, après qu’un groupe de poch’trons lui en ai parlé autour d’une table de jeu miteuse. Mais aucun de ces paumés n’avait su lui fournir des infos dignes de ce nom. Il fallait donc qu’il cherche lui-même l’établissement qui, il l’espérait, comblerait son envie irrépressible de jeux d’argents. A ce qu’il se disait, le Bones avait récupérer des tables d’un ancien casino. De quoi exister n’importe quel joueur clandestin en manque d’adrénaline.

Ce n’était pas l’envie qui lui avait manqué pour farfouiller le quartier mais quand il avait commencé la semaine passée, il était tombé sur une connaissance d’un passé lointain. Ambre. Il avait bousculé sans le vouloir cette dernière, qui se trouvait en tenue de shadowhunter manquant ainsi de provoquer un taulé parmi la populace. De fait, il avait arrêté sa recherche –qui de toute façon commençait à lui taper sur le système à ne rien donner- pour passer un peu de temps avec elle. Enfin, essayer serait le mot le plus adéquat. La tueuse à gages ne semblait pas plus emballée que ça par le fait de le revoir, lui...

Aussi ce matin, l’envie de trouver le Bones était à son summum. Et cela malgré les nombreuses plaies que portaient son corps et le mal de tête immense qui enserrait son esprit, comme après avoir avaler des litres d’Hélium. Testé et approuvé dans son adolescence, ce genre de « cuite » était bien drôle mais laissait un mal de crâne de titan...  
En effet, Neal avait passé la soirée qu’il avait passée en compagnie de Perséphone. La veille au matin, après être sorti de chez Esperanza, un type du gouvernement lui avait proposé un joli paquet de fric pour participer à une étude de recherche menée par le gouvernement, sur les skinchangers. Ce qu’il ne savait pas alors c’était que la recherche en question consistait presque à le disséquer vivant... Enfin, non pas que ce soit un problème pour Neal, puisque la douleur était sa drogue la plus forte, même s’il se voilait les yeux. Il avait ainsi l’occasion de réunir des infos sur sa nature tout en profitant de séance de douleurs payées par le gouvernement. A cette pensée, un sourire s’afficha sur le visage de Neal tandis qu’une pensée lui traversait l’esprit : c’était surement ce qu’une pute devait ressentir en fait, être payer pour être utiliser. Et cela lui allait parfaitement si ça lui prodiguait ce qu’il cherchait : argents et savoir -et douleur, oui oui. Franchement, il n’aurait pas pu rêver meilleur arrangement. D’autant plus, qu’avec le temps, Neal espérait bien soutirer plus au gouvernement, comme par exemple son ancien poste de compositeur du gouvernement.

Toujours était-il que ce matin, encore allongé dans son lit, dont les draps étaient rougis de ses plaies encore fraiches, Neal se mit en tête de trouver le Bones une bonne fois pour toute. Il voulut se lever rapidement pour prendre sa douche, mais son corps lui mis un stop avant même qu’il n’ait pu mettre un pied à terre. De nombreuses plaies venaient de se rouvrir, dans cet élan d’entrain. Une équipe du gouvernement avait bien rafistolé les zones les plus atteintes de son corps mais c’était un travail bâclé. Et de toute façon, Neal venant d’empocher le reste de son butin, ne comptait pas s’éterniser dans les bâtiments gouvernementaux. Il se leva donc avec précaution, prestant contre son handicap momentanée. Cette douleur résiduelle était vraiment handicapante. Il faudrait qu’il trouve rapidement un bon médecin. En attendant, deux ou trois plaies recousues main suivit d’une poignée de cachets analgésiques ferait l’affaire. Alors qu’il se recousait, la douleur de l’aiguille se diffusa dans son corps et déclencha... Disons une réaction physique involontaire sous la ceinture. A moins que ça ne soit une classique réaction matinale ? Il n’aurait su le dire. Enfin si, s’il avait vraiment été honnête avec lui-même, il se serait rendu compte qu’en se levant son bas ventre était encore bien endormi. Bref. Après avoir avalé ses cachets, il se prit une douche – un peu plus longue que d’habitude- et s’habilla avec soin. Aujourd’hui serait la journée ou le Bones lui ouvrirait ses portes, il en était sûr. Un sourire de vainqueur sur la tronche et une liasse de billet dans la poche intérieure de son manteau, Neal prit la direction des quartiers Est et de Bourbon Street, là où il avait arrêté sa précédente recherche. Il tourna presque une heure sans rien trouvé de plus. Pourtant quelque chose le perturbait.

Il avait l’impression d’avoir croisé un visage vaguement familier. Enfin non, pas familier. Mais disons pas inconnu. Une sorte d’éclair bleu avait déclenché une réaction dans ses entrailles. Bordel, il n’arrivait pas à se souvenir... Quand son regard accrocha de nouveau cet éclair turquoise –un autre regard- le musicien voulut en avoir le cœur net. Il se mit donc à suivre la jeune femme, sans trop faire attention à être discret. Après tout, il voulait la voir de plus près, pour réussir à se souvenir d’où venait ce nœud dans son ventre, et la qui disait discrétion disait furtivité et distance. Pas du coup ce dont il avait besoin. Alors que cette pensée traversa son esprit, sa « cible » disparue. Le musicien s’engagea alors dans la ruelle jonchée de déchets dont il pensait bien que la jeune femme avait pris la direction. Des cagettes, des plastiques alimentaires contenant encore de la laitue et même du papier toilette recouvrait le sol de cette ruelle crado dont la seule boutique ouverte était un tatoueur qui avait un hippocampe comme enseigne. Ridicule, railla Neal. Ou alors il devait être gay...
Il n’avait pas pu faire trois pas, qu’une forte et vive douleur lui cisailla le bras. Le biceps pour être plus précis. Ce même biceps que Perséphone avait charcuté il y avait moins de douze heures. Réprimant un cri de douleur en serrant voir les lèvres, Neal jeta un regard à son biceps, dont les points venaient de péter. En quelques secondes, sa chemise se retrouva imbibée de sang sur plusieurs centimètres.

C’est alors qu’il percuta. Cette femme, c’était celle de la prison. Celle qui d’un touché l’avait mis à genou, contenant à grand peine une forte douleur. Il ne la reconnut pas tout de suite visuellement, mais la similitude de la « rencontre » était trop parfaite. Un contact, une douleur. Même si en l’occurrence, la douleur ne venait pas directement d’elle, elle en était la cause. Encore.
Il n’en avait même presque pas remarqué le couteau sur sa gorge tandis que ses mots tombèrent dans l’oreille d’un sourd.

« Je savais bien que ce bleu intense me disait quelques choses. Tu ne serais pas passée à la prison avant de t’introduire dans un espace réservé aux personnels qui était sous ma surveillance ? Au passage, l’outrage d’une civile dans cette partie de la prison m’a valu un bon savon, merci. Finit-il avec un sourire. »

La question était somme toute rhétorique, Neal était sûr que c’était elle. Peu importe ce qu’elle répondrait. Il en était sûr maintenant, à quelques centimètres d’elle qu’il était. Sans ménagement, Neal repoussa la jeune femme et dégagea son bras meurtri qu’il massa doucement, une grimace sur le visage. La menace du couteau était toujours présente mais sa désinvolture naturelle reprit le dessus.

« Désolé pour cette... filature impromptue. Quand on s’est croisé la première fois, tu m’as touché et je me suis écroulé. Il m’a fallu plusieurs jours pour arriver à la conclusion que je n’avais pas rêvé. Depuis je me demande comment tu as fait ça. Alors quand j’ai cru te reconnaitre pendant que cherchais le Bon... -Neal se rattrapa de justesse- petit café qu'on ma recommandé, je t’ai suivi pour en avoir le cœur net. »

Finit-il dans un haussement d’épaule, qui le fit grimacer à nouveau.
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MessageSujet: Re: Worse can be good || Neal & Dariya   Lun 30 Jan - 8:20

Je savais être patiente la plupart du temps… Rectification, il y a quelques mois, je savais encore être patiente. Désormais, j’avais mes humeurs bien moins sous contrôle et la moindre contrariété prenait des proportions inutiles. La seule chose qui me retenait encore de simplement égorger l’homme contre moi, fut l’odeur familière du sang et la chaleur qui irradiait du bras que je tenais encore. Je pris alors le temps de laisser mes yeux voyager sur ma victime, longeant la courbe de son cou pour tomber sur son épaule, et quelques centimètres sur la gauche en contrebas, le rouge écarlate qui s’étendait doucement sur le tissu clair. Par instinct, ma poigne se resserra dans l’expectative, et je ne fus pas déçue, entre une légère protestation et une augmentation du liquide chaud entre mes doigts. Hypnotisée par le spectacle, j’eus du mal à arracher mon regard pour relever les yeux vers le visage qui s’animait. Je n’obtins pas la réponse que je souhaitais, mais ces mots me donnèrent tout de même à réfléchir. Un garde de Parish ? Ma petite entrevue avec Liam m’avait tellement obnubilée que j’en avais presque oublié la résistance que j’avais rencontrée pour accéder à la partie la mieux gardée de la prison. J’avais réussi à soudoyer la plupart de ceux que j’avais croisés, mais l’un d’entre eux s’était fait plus difficile que ces congénères. Mes yeux se plissèrent alors que je cherchais à reconnaître ce visage, sachant très bien que c’était perdu d’avance, je n’avais pas la mémoire des têtes, du moins quand cela m’arrangeait.

J’envisageais de nier en bloc l’accusation, en insistant et avec la différence de style, l’homme changerait probablement de discours. J’aurais même pu le laisser partir sans ne rien lui faire de plus… Mais violemment repoussée en arrière, j’encaissais la puissance avec un sourire mauvais. Non, je n’allais pas simplement le laisser filer. Je rangeais mon arme dans ma botte avec désinvolture alors que je l’écoutais plaidoyer sur les raisons qui l’avaient poussé à me traquer. Là où n’avait pas compris, c’est qu’il avait pris en chasse un monstre qu’il aurait mieux fait de ne pas titiller.

« Oh pauvre petit toi, on t’a mis la fessée ? »


Je n’avais pas la moindre intention de répondre à sa première question. Du moins pas directement. Donc non, je n’avouerai pas être allée à Parish. Encore moins devant un mec sur lequel j’avais utilisé mon pouvoir et qui pourrait me balancer. J’avais pris un putain de risque ce jour-là et il fallait qu’il se manifeste frais comme un gardon. Un gardon quelque peu amoché tout de même. Quoi que pas assez à mon goût… Je m’approchais doucement de l’animal, les mains bien en vue dans une intention pacifiste, jusqu’à ce que l’une d’entre elles entre en contact avec la main soutenant le bras meurtri. Mon expression neutre se tordit d’un sourire moqueur alors que j’appliquais une bonne dose de mon pouvoir. La douleur administrée telle un coup de jus particulièrement douloureux. Je commençais à peine à jouer et j’aimais faire monter les enchères.

« Tu aurais des rêves bien étranges, mais je veux bien donner de ma personne pour t’aider à faire la différence. »

J’aurais pu le mettre à genoux, comme la dernière fois, mais j’avais tout mon temps ce soir alors je n’allais pas me presser. Non, j’allais bien profiter de la victime qui s’était offerte à moi avec naïveté. Je repris mes distances un sourire en coin.

« Je ne vais pas te révéler le secret de ce qui me rend si unique… ou alors il faudrait le mériter. »

Provocatrice et menteuse. Tout ce que j’aimais être. Jamais il n’aurait la moindre réponse, il serait mort bien avant cela, mais il n’avait pas besoin de le savoir n’est-ce pas ? La seule chose qui me fit tiquer fut lapsus. Je suspectais fortement que ledit ‘café’ soit le Bones et les personnes à en connaitre l’existence, voir l’emplacement étaient plutôt rares. Me restait à déterminer s’il était l’un de ces pochards à rêver d’un endroit relevant du mythe ou s’il avait été initié par quelqu’un y allant déjà. Dans ce dernier cas, le tuer m’apporterait sans doute encore plus de problèmes que de solutions.
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MessageSujet: Re: Worse can be good || Neal & Dariya   Mar 21 Fév - 14:10

La jeune femme ne semblait pas pressée de lui répondre. Elle laissa son regard parcourir Neal comme une sorte de prédateur jauge de la qualité d’une éventuelle victime. Bien sûr très vite son regard tomba sur la plaie ouverte de Neal. L’une des nombreuses qu’il avait subi la veille, mais la seul à s’être rouverte, malgré qu’elle ne soit pas –et de loin- la pire qu’il ait reçu. L’un de ses genoux s’est fait littéralement percé. Par une perceuse, oui oui... Mais les soins que son genou avait reçu étaient proportionnellement plus important ce qui expliquait probablement que, pour l’instant, il ne ressentait pas grand-chose. L’attèle qui lui empêchait d’appuyer sur son articulation et la forte sédation locale de longue durée faisaient clairement leur job. De l’extérieur Neal ne donnait que la très vague impression de boiter et encore cela n’était pas flagrant même pour des yeux exercés.
La jeune femme resserra alors sa poigne sur Neal, ce qui eut pour effet de déclencher une vague de douleur dans son bras et son épaule pour laquelle il retint entre ses lèvres un grognement. La douleur n’était rien comparé à ce qu’il avait déjà pu ressentir, mais le sang coulait maintenant un peu plus fort et ruinait définitivement sa chemise. Il leva les yeux au ciel en retenant un soupir tandis la jeune femme rangeait son arme.

Un sourire narquois se peignit sur le visage de Neal quand il entendit la femme parler.

« La fessé ? Si seulement. Ça aurait été plus drôle. Et plus excitant. Malheureusement, je n’ai eu qu’une remontrance verbale et un rapport à rédiger. Et entre nous, c’est beaucoup moins stimulant... »

Alors qu’il finissait de parler, la jeune femme s’approcha dans une tentative qui se voulait pacifique. Pourtant quand elle lui toucha la peau, tous les muscles de son bras valide se bandèrent comme-ci des électrochocs venaient de le traverser de part en part. Un peu comme ceux qu’il avait reçu hier mais en plus puissant. Comment était-ce même possible ? Faire mal à quelqu’un avec un simple contact. C’était totalement dément. Mais après tout, les révélations et découvertes de ces derniers jours n’étaient pas toutes aussi folles les unes que les autres ?! Pas le seul skinchanger en ville, Perséphone pouvant lui faire croire qu’il avait mal rien qu’en y songeant et maintenant elle. Du coin de l’œil Neal avait cru voir sa peau foncée et noircir, mais il se demandait s’il n’avait pas eu une hallucination, car c’était parti aussi vite que c’était venu dès que le contact avait cessé.
Vraisemblablement, il fallait à l’inconnue un contact physique direct pour pouvoir faire... ce qu’elle faisait, quoique ce fût.

Elle s’éloigna ensuite en évoquant le fait qu’elle l’aiderait à faire la différence entre rêve et réalité, ou quelques choses du genre, mais Neal n’avait pas vraiment bien compris, concentré qu’il était sur la douleur et surtout les potentialités que ce don pouvait lui offrir. Mais une question lui traversa l’esprit. Et qu’il posa à la jeune femme, de but en blanc.

« Qu’est-ce que tu es ? Les sorciers ne savent pas faire cela, à ma connaissance. »

Déclara-t-il tandis qu’elle s’éloignait de nouveau de lui tout en laissant entendre qu’il devrait probablement faire quelques choses pour elle avant qu’elle ne daigne répondre à ses questions.
Un sourire cynique déforma ses lèvres tandis qu’il répondait.

«  ‘Si unique’ ?! Rien que ça. Je vois que tu te prends pas pour de la merde... Neal laissa une seconde de silence avant de poursuivre. Et qu’est-ce qu’il faudrait que je fasse pour être « méritant » et avoir mes réponses ? »

Les yeux de Neal vagabondèrent alors dans la ruelle. Il était persuadé de ne pas y être entré lors de sa première recherche du Bones, la semaine passée... Combien d’autres passages étroits, il avait manqué lors de ce qu’il pensait être une recherche minutieuse ?
Paradoxalement le fait qu’il ait mal cherché la première fois lui redonna de l’espoir, car cela voulait dire qu’il y avait d’autres endroits qu’il n’avait pas découverts et que par conséquent, ses chances d’y trouver le Bones augmentaient de nouveau. A conditions qu’il réussisse à trouver la bonne ruelle... A cette pensée, une idée traversa l’esprit du musicien. Si la jeune femme avait pu l’attirer dans cet endroit, c’était qu’elle en connaissait l’existence. Quoi de mieux qu’une ruelle déserte et méconnue pour tendre une embuscade ? Peut-être connaissait-elle mieux le quartier que lui et peut-être même qu’elle connaissait la fameuse ruelle du Bones et l’établissement lui-même ?

« Bon, maintenant que les préliminaires sont faits, on pourrait peut-être aller dans un lieu un peu plus... convivial et animé, pour poursuivre cette discussion ? Tu connais peut-être un endroit où on risque pas de tomber sur des rabat-joie ? »

Neal faisait allusion aux gens du gouvernement, mais il ne pouvait pas être plus précis. Il ne la connaissait pas et peut-être qu’elle était-elle même à la solde des hauts placés.
Sans attendre sa réponse, Neal enleva son manteau puis sa chemise. Il déchira un gros morceau de cette dernière dans un pan du tissu qui n’était pas encore imprégné de sang et se l’attacha autour de la plaie, bien serré afin de tenter d’arrêter l’hémorragie. Il jeta le reste de la chemise tachée au sol, avec les autres détritus puis remis son manteau par-dessus son torse nu. Manteau qu’il referma au deux tiers.
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MessageSujet: Re: Worse can be good || Neal & Dariya   Lun 6 Mar - 21:42


Mes yeux ne quittaient pas l’animal étrange qui évoluait sous mes yeux. Il dérogeait des personnes que j’avais l’habitude de côtoyer, il avait quelque chose de différent, quelque chose de détraqué, une déviance probablement, il en fallait pour chercher après moi. Peut-être me faisais-je des idées, peut-être que tout ceci n’était que le fruit d’un hasard quelconque. Pourtant, il avait cette nonchalance provoquante, cette attitude si décontractée malgré la situation, le comportement qui savait exactement me prendre au jeu. Le sourire narquois qui se dessina sur ses lèvres fut une invitation à plus, au jeu de la surenchère, j’étais souvent gagnante, incapable de me contenir. Un rire m’échappa alors qu’il recommençait à faire son malheureux. Je ne serais pas désolée pour lui, je n’étais désolée pour personne, la compassion ce n’était pas exactement mon truc, encore moins lorsque j’étais à l’origine des problèmes.

« Je ne doute pas un instant du manque de rigueur de ta hiérarchie. Les choses seraient bien différentes si j’étais à la tête de la prison. Je saurais, notamment, trouver des moyens de stimuler comme tu sembles en avoir si désespérément besoin. »


S’il était un nouveau candidat au matage, j’allais en faire ma spécialité. Je n’avais pas fait plier Loukas à ma volonté en un claquement de doigts, mais après des semaines de tortures et de conditionnement, j’en avais fait mon chien d’attaque personnel. Les hommes, les créatures, je les manipulais à ma guise, tant que j’y mettais la volonté. Mais je n’avais pas emprunté cette voie depuis que j’étais moi-même devenue quelque chose de non-humain. Un monstre comme la masse qui semblait habiter le reste de notre pauvre monde. Restait-il seulement des humains ? Je penchais la tête à la question, prise de cours, par une question à laquelle je n’avais moi-même pas de réponse.

« Est-ce que ça a la moindre importance ? »

S’il cherchait des réponses, il n’avait vraiment pas toqué à la bonne porte. Je n’en avais rien à faire, je ne pensais qu’à l’intérêt de développer mes nouvelles capacités, le reste n’était qu’accessoire, car à mes yeux cela n’avait aucune importance. Pourtant, Liam avait travaillé à découvrir ce qu’il m’était arrivé, sans arriver à une conclusion, puis avait disparu. Pour moi, tout ce qui comptait désormais, c’était le pouvoir et les possibilités que ma nouvelle condition m’avait ouverte. Certes, je devais me cacher du gouvernement, mon employeur. Je devais déployer des trésors de discrétion pour conserver le poste qui me tenait à cœur.

Mon regard se fit joueur et suffisant. Évidemment que je ne me prenais pas pour de la merde et j’avais des raisons de le faire, plus tôt il le comprendrait, mieux se serait. Mon sourire se refit moqueur alors qu’il ne mettait que quelques instants à craquer et me demander ce qu’il avait à faire pour obtenir des réponses. C’était bien trop facile. J’étais bien décidée à le planter là, reportant ma visite au Bones s’il le fallait.

« Tu verras bien en temps voulu. Nous verrons bien à ce moment, si tu tiens tellement à ces réponses. »


J’étais sur le point de reprendre ma route lorsqu’il essaya quelque chose qui me fit sourire en coin. Évidemment, ma première impression semblait être la bonne. Il cherchait simplement le Bones. Devais-je simplement l’ignorer et retourner d’où je venais ? La solution semblait la bonne, au seul détail que je savais d’avance qu’il ne me lâcherait pas. Je n’avais pas envie de courir pour le semer dans les dédales des rues, appelez ça de la flemme pathologique. Je lui lançais un regard circonspect avant de lui répondre.

« Des rabat-joie dans ton genre ? »

Devais-je lui rappeler pour qui il travaillait lui aussi ? On était tous les deux dans le même bateau, mine de rien. Pourquoi amènerais-je un gars du gouvernement lui-même dans le seul repère encore libre et affranchi de toutes lois de la ville ? Je n’avais pas envie de voir l’établissement fermer, loin de là, il était dans mon intérêt de ne pas participer à leur chute.

« Tu n’es pas exactement le type de mec que l’on apprécie pour son métier par ici, tu en as bien conscience. Tu devrais peut-être songer à changer d’employeur… Ceci dit, tu ne passeras peut-être pas la nuit à cause de ça. »


Je l’observais se soigner en système D, profitant de la vue qu’il m’offrait sans aucune gêne. Pas mal comme terrain de jeu, au détail près qu’il semblait déjà avoir été pas mal pratiqué. Je n’aimais pas passer après quelqu’un d’autre, j’étais possessive même avec mes jouets. J’étais légèrement refroidie par ce que je venais de voir, tout en étant satisfaite de la marchandise.

« Je dirais bien, à tes risques et périls, mais j’ai comme l’impression que ça aurait l’effet contraire sur toi. »


Je n’étais pas responsable de lui, mais s’il se mettait dans une situation de merde, j’allais probablement en faire les frais pour être celle qui l’avait introduit dans la place. Je n’avais pas envie de prendre ce risque, vraiment pas, mais d’un autre côté, je pouvais bien le garder sous contrôle une soirée non ? Il me suffisait de prendre une certaine distance au moment de passer les portes de l’antre. Mon sourire disparu, je lui jetais un regard d’avertissement.

« Tu me suis à vingt pas et tu t’arrêtes à l’angle dans deux blocs. Après tu te débrouilles tout seul, il ne dépend que de toi d’entrer. »


Sur ces mots, je le laissais en plan et parti d’un bon pas vers le Bones, me déplaçant le plus discrètement possible jusqu’à la devanture de la librairie. Entrer dans le Bones n’était pas simple, mais cela ne servait à rien si l’on n’était pas capable de montrer patte blanche. Je laissais à mon stalker, le soin de se débrouiller pour cette partie, ce n’était pas impossible après tout. De mon côté, je me procurais de quoi fumer en tranquillité dans un coin, un œil déjà posé sur le combat en cours alors qu’un autre surveillait l’entrée. Je n’étais pas à l’abri d’être surprise après tout.




Dernière édition par Dariya Clarke le Dim 7 Mai - 11:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Worse can be good || Neal & Dariya   Mar 11 Avr - 21:39

Spoiler:
 

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Un prédateur. C’était l’effet que la jeune femme en face de lui, lui faisait. Entendons-nous bien, rien qui ne dissuade Neal ni même ne le fasse sourciller. C’était une simple constatation. Son regard acéré ne le lâchant pas, sa confiance en elle et sa gestuelle involontaire, tout soulignait cette condition chez elle. Elle sembla se moqué de lui quand il se plaignit mais Neal s’en ficha. Il était en train de donner le change aussi alors ... Et c’était flagrant, à quoi bon prendre ses piques pour lui-même alors ? Elle aimait jouer, lui aussi... Ça tombait bien. Ce qu’elle commença par lâcher ne fit qu’appuyer ce que Neal pensait d’elle. Imbue de sa personne, et confiante. Peut-être trop. Les gens dans son genre étaient difficiles à déstabiliser mais quand il se rendait compte que Neal n’était pas aussi simple qu’il le laissait paraitre, le doute et  la remise en question –ainsi que les doutes- tout cela était bien plus fort. Plus le piédestal était haut, plus la chute était rude comme on dit.

Le jeune musicien ne prit pas la peine de lui répondre tandis que la femme en face de lui devint songeuse. Elle inclina la tête avant de lui répondre.

« Non, pas vraiment. Répondit-il Neal avec un haussement d’épaule. J’ai juste fait quelques découvertes intéressantes, récemment et je crois que j’y prends goût. Finit-il avec un sourire qui se voulait cynique mais pour lui-même. »

En effet, il y avait à peine quelques semaines, jamais il n’aurait cru tout ce qu’il avait appris récemment si on le lui avait raconté de but en blanc. Ça avait été un enchainement d’évènement qui l’avait poussé à creuser toujours plus, une fois la stupeur passée.

La jeune femme eut une moue moqueuse. Elle devait vraisemblablement penser que Neal cédait trop vite, faible qu’il était. Mais il était là, devant elle, de son propre chef. Évidemment qu’il voulait des réponses et il comptait bien ne pas s’être fait « violenter » pour rien. Neal lui rendit son sourire joueur. La façon dont elle venait de lui répondre laissait penser qu’il n’aurait pas de réponses sans ... s’investir un peu. Tant mieux, Neal n’aimait pas vraiment quand c’était trop facile. Bien que d’un autre côté, ne pas réussir à avoir un truc qu’il s’était mis en tête pouvait le rendre colérique... Le jeune se demanda si le fait d’être capricieux était un péché ou pas. De toute façon, un de plus ou un de moins, ça ne changeait pas fondamentalement la face du monde hein.

Alors qu’elle fit mine de s’en aller, la question du jeune homme sembla inciter la femme à rester un peu plus. Apparemment, elle avait très bien compris de qui il voulait parler.

« Touché. Effectivement j’ai bien conscience que ce genre de ruelles désaffectées remplies de pauvre gens en tout genre peuvent être un chouya dangereux pour quelqu’un qui bosse au gouvernement. Mais bon, à quoi bon vivre sans prendre de risque ? Autant rester cloîtrer chez soi à se morfondre. Et je préfère passer du bon temps. »

Changer d’employeur ? Pour perdre définitivement toute chance de récupérer un statut social potable et le train de vie qui va avec ? Et puis quoi encore. Neal n’était pas vraiment fan du gouvernement. Mais un fait restait indiscutable. Il y avait quantitativement bien plus de gens aisés du côté du gouvernement que partout ailleurs et que dans n’importe quel autre groupe. A quoi bon diminuer ses chances d’avoir une vie meilleure ?

La phrase qui s’ensuivit fit sourire Neal de toutes ses dents. Risque et péril, c’est deux compagnes les plus proches. Du moins récemment. Il ne prit pas la peine de lui répondre mais son sourire s’agrandit encore plus, si cela était possible quand elle lui donna ses instructions. Elle avait accepté de l’emmener quelques part. Bien sûr, ce n’était peut-être pas l’endroit qu’il cherchait avec ferveur, mais bon, il ne le saurait jamais sans essayer. Il lui fit un signe de tête pour lui montrer qu’il avait compris, mais Neal ne fut pas convaincu qu’elle le vit. Elle était déjà loin quand il se parla à lui-même.

« C’est partie ma poule. Si tu as vu juste, à toi les tables de jeux et le pognons. »

Le musicien resta comme indiqué, loin de la jeune femme, sans pour autant la perdre des yeux. Il la vit alors entrer dans un bâtiment désaffecté. Ou tout du moins qui semblait l’être. Une librairie.
Un coup d’œil à droite, un coup d’œil à gauche pour repérer le lieu exact avant de s’avancer résolument vers la porte miteuse. Et avant de voir arriver un groupe de milicien qui venait de tourner au coin d’une rue, un peu plus loin.
Neal continua son chemin comme si de rien n’était, passa devant le bâtiment en question, croisa le groupe d’hommes et ne se retourna que plusieurs centaines de mètre plus loin.
Bizarrement, il aurait juré avoir pu suivre leur conversation alors qu’il aurait normalement dû être trop loin d’eux. La conversation n’atteignit plus ses oreilles une dizaine de mètre après les avoir croisé. Il avait probablement rêvé mais depuis sa rencontre avec Solveig, Neal essayait de capter des choses auxquelles il ne faisait pas attention jusque-là. Tenter de découvrir des secrets sur sa condition devenait une obsession.

Alors qu’il faisait demi-tour, une pensée lui traversa l’esprit. Le lieu devait être gardé. C’était obligé, sinon n’importe qui pourrait entrer et par conséquent le lieu en question n’existerait déjà plus depuis bien longtemps... Pourtant alors qu’il s’approchait de plus en plus, aucun plan ni aucune idée ne germa dans sa tête. S’arrêtant, indécis quelques dizaines de mètres avant l’entrée, Neal scruta discrètement les alentours. Constatant qu’il n’y avait personne à proximité immédiate, il haussa les épaules et décida d’y aller sans réfléchir. Il improviserait bien. Après tout, il était de nature téméraire et catégorique, alors quand il décidait quelque chose... Un brin de désinvolture et une pointe de mensonge bien dosé, ça devrait suffire.

Il entra prestement et s’engagea dans le passage menant à ce que son ouïe détecta comme des cris. Pourtant, il était passé dans le quartier plein de fois et il n’y avait jamais fait attention. Bizarre... Il n’eut pas le temps de se poser plus de question qu’un énorme type apparut dans son champ de vision au détour d’un couloir. Allez Neal, ne pas hésiter, c’est le secret.

« Salut, je suis attendu. Le canon qui vient d’entrer m’a donné rendez-vous à l’intérieur. Lâcha Neal avec un clin d’œil entendu. Elle m’a dit que tu comprendrais. »

Une demi-vérité était le meilleur des mensonges. Pourtant le gros malabar devant lui sembla perplexe. Le jaugeant de haut en bas, il s’approcha dangereusement. Neal ne se démonta pas. Les quelques secondes qui s’ensuivirent lui parurent très longues avant que finalement le type ouvre la bouche.

«  Mouais..? Dit-il renfrogné. C'est vrai qu'elle est pas mal... Vas'y c'est bon. »

Et le type s’effaça, laissant apparaitre une porte derrière lui.
Quand il l'a franchit, le musicien entendit distinctement le vigile ronchonner comme quoi "il n'y en avait toujours que pour les gringalets".

Le sourire de Neal revint à la charge sur son visage. S’en était presque trop facile. Il avait au passage récupérer le nom de la jeune femme. Ce qui n’était pas négligeable.
Quand il passa la porte pourtant, son sourire s’éteignit et le jeune homme dut se couvrir les oreilles tellement le brouhaha lui attaqua les tympans. Les yeux fermés quelques secondes, il vit un couple passer à côté de lui en le dévisageant mais il n’en avait que faire. Il lui fallut quelques secondes de plus pour se faire à l’environnement acoustique. Il n’eut pas le loisir de laisser ses yeux vagabonder longtemps, qu’il repérait déjà la jeune femme et se dirigea vers elle.

« Rebonsoir. Et merci de l’invitation. Lâcha Neal légèrement cynique avant de reprendre un timbre de voix normal. Le type à l’entrée a été tout à fait accommodant quand il a appris que je venais sur ton invitation. »

Finit-il tandis qu’un sourire, qui en disant long sur ce qu’il pensait du nigaud à l’entrée, se glissait sur ses lèvre et qu’il s’asseyait à côté d’elle, dans un petit canapé.
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MessageSujet: Re: Worse can be good || Neal & Dariya   Dim 7 Mai - 15:31


Des découvertes e et récentes ? Serait-il un petit nouveau dans ce monde complètement loufoque ? Je n’y trempais pas depuis très longtemps moi non plus ceci dit. J’étais pleinement consciente d’avoir marché sur une fourmilière, ne découvrant qu’une partie infime de ce qu’il pouvait se tramer en arrière-plan de notre monde. Il me restait à déterminer ce que l’homme en face de moi savait lui aussi. Je ne partageais jamais de l’information gratuitement, il fallait toujours que j’en retire un plaisir quelconque, pour l’instant, je ne voyais pas bien quel pourrait être mon intérêt à lui apprendre quoi que ce soit. Peut-être fallait-il que je le prenne comme un pari sur le moyen terme. S’il y avait bien un point sur lequel j’étais d’accord avec lui, c’est qu’une fois qu’on a goûté à certaines choses de ce monde, il est compliqué de s’en passer. Un instant de faiblesse et je pourrais peut-être baisser la garde, me laisser tenter par la similitude de nos situations.

Un sourire appréciateur étira mes lèvres lorsqu’il défendit son point de vue. Il y avait peut-être un peu de force de caractère derrière le désespoir de cette attitude. Si prendre des risques était la base de son adrénaline, il allait être servi. J’étais vraiment partagé entre la source d’amusement qu’il promettait d’être et son attitude de tête brûlée que je pourrais très bien regretter. Je le scrutais quelques instants avant de prendre ma décision, décision qui sembla le ravir. Oh oui, il avait obtenu ce qu’il voulait de moi, c’était un fait. À moi de le lui faire regretter dans les prochaines heures.

Assise à ma place favorite, je me laissais hypnotiser par le combat, ma soif de violence toujours insatiable me poussait à profiter des moindres petits éclats offerts à mes yeux. L’excitation devait se partager la place principale avec la frustration. J’en oubliais toute notion du temps, ou de surveiller cette foutue porte du coup de l’œil. Je fus ramenée de force dans mon environnement proche par l’arrivée de ma rencontre du jour. Un micro sourire amusé étira mes lèvres, je reportais pourtant instantanément mon regard sur le combat, le laissant empiéter sur mon espace personnel. J’étais assez surprise de son culot, mais c’était plus distrayant qu’inquiétant. Je pris le temps d’inhaler une nouvelle bouffée, laissant le temps filer, installant un faux climat de confiance. Céder un peu de terrain n’était pas difficile, sachant que je n’étais pas celle qui devait se méfier du contact de l’autre.

« L’on pourrait dire que tu es chanceux ce soir. Tu devrais peut-être mettre cette chance à l’épreuve. »

Autant tester un peu les intentions du bougre. Après tout, pas mal de raisons pouvaient emmener les gens à fréquenter le Bones. J’y étais pour les combats, d’autres pour l’alcool et autres drogues, d’autres encore venaient pour le jeu. Je n’y portais pas plus d’intérêt, mais connaissais très bien les tables de jeu de l’établissement. Si jouer ne faisait pas parti de mes hobbies, je m’y pliais sans rechigner, on y rencontrait toujours des gens intéressants. Des gens qui n’étaient pas censés être là pour beaucoup.

« Tu as sans doute encore pas mal de découvertes à faire. »

J’avais bien l’intention de l’occuper à distance, pour mieux l’observer dans cet environnement de débauche et d’excès qu’était le Bones. Mais je sentais qu’il serait compliqué de l’appâter autre part pour l’instant. Je décidais d’appuyer un peu sur sa fierté, c’était un levier concluant chez beaucoup de personnes. Je me recalais dans le canapé afin d’être dans sa direction, mon regard se posant enfin sur lui.

« A moins que tu saches déjà tout ? »

Je haussais un sourcil de défi. Je continuais à fumer avec plaisir alors que j’observais pensivement l’homme à mes côtés. Jusqu’où était-il capable d’aller pour le risque ? Était-il l’un de ces fous furieux prêt à monter sur le ring ? Il n’en deviendrait que plus intéressant. Je me surprenais à vouloir découvrir ce dont il était capable. Je restais une femme d’affaires qui aimait les retours sur investissement. Les doigts ne tenant pas ma cigarette errèrent sur mes lèvres avant que je ne reprenne la parole.

« Je ne doute pas du plaisir que ma compagnie te procure, mais tu es probablement ici pour autre chose que mes beaux yeux. Qu’est-ce que ce sera ? »


Ma curiosité était aussi une source d’amusement, les réponses viendraient, où je les obtiendrai au fil de la soirée, mais je saurais.
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Worse can be good || Neal & Dariya

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