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 They will fall like roses (Ange)

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SUCKER FOR PAIN

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↳ Métier : Chroniqueur pour The Mission / Leader d'un groupe de résistants extrêmistes
↳ Opinion Politique : Violemment anti-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, Niveau 3 en contrôle des ombres
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↳ Citation : Qui a une maison n'en a qu'une, qui n'en a pas en a cent une.
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MessageSujet: They will fall like roses (Ange)   Ven 6 Jan - 16:35


« When the sun turns cold and starts to fade »



Ange & Cassidy
featuring

L'air est froid en cette soirée de janvier et le soleil est déjà bien descendu, frôlant les maisons de French Quarter. Ce sont les lueurs du crépuscule qui colorent la façade de la cathédrale Saint Louis et un brouillard blanchâtre s'est doucement posé sur le Square. J'aime cet endroit, un véritable havre de paix en plein cœur de la ville où le calme de la verdure apaise les esprits. Il me permet de profiter de quelques moments de solitude pour faire le point et méditer en toute quiétude, chose qui m'arrive assez rarement. Je suis venu dans cet endroit pour remettre des exemplaires du journal de la rébellion à quelques lecteurs réguliers qui désirent connaître les réalités des actualités, sans que la censure du gouvernement ne viennent les dissimuler. Nous sommes obligés de les distribuer avec une extrême discrétion, afin que ni les journalistes de The Mission, ni ses lecteurs, ne soient la cible de représailles. Nous fonctionnons par le bouche à oreille et nos points de distribution changent continuellement d'endroit pour ne pas attirer l'attention de la milice. Alors, ce soir, je me suis assis sur un banc de Jackson Square, les journaux dissimulés sous les pans de mon manteau, comme un dealer de drogue refourgue sa came à ses clients. Nos fidèles lecteurs savent toujours où nous trouver.

Bercé par le chant des oiseaux crépusculaires, j'observe le brouillard tapisser les étendues herbeuses devant moi et ternir les couleurs du parc pour le plonger dans un flou brumeux. Mes pensées s'envolent un moment vers cet ami, ce frère que je n'avais plus revu depuis tant d'années. Meadow. Nos retrouvailles ont été si violentes et le souvenir de cette rencontre me serre le cœur à nouveau. Pourtant, je m’efforce de chasser ces difficiles pensées pour me concentrer sur les nouvelles de l’actualité du jour, celles que j'ai moi-même consignées dans les articles non censurés de The Mission. Ces considérations ne sont pas plus réjouissantes car les actualités de la Nouvelle-Orléans sont bien sombres, contrairement à ce que le gouvernement veut faire croire à la population, avec ses discours faux et superficiels. Sous le pseudonyme du Dahlia Noir, j'ai offert aux lecteurs la vérité crue et sans détour sur les choses qui se trament en ville et que les ministres veulent cacher. La violence de la milice, l'injustice des jugements, la corruption des ministres qui se remplissent les poches, les mains pleines de sang.

Devant moi, sur l'allée du parc, une promeneuse tient un labrador en laisse et se rapproche de ma position. Je sais qu'il s'agit de la dernière personne à qui je devais distribuer un journal ce soir et je me relève pour la rejoindre et le lui offrir. Après quelques saluts brefs, elle s'éloigne et je me retrouve à nouveau seul dans le calme, à profiter de ces instants de paix. Les mains enfoncées dans mes poches, j'en tire mon paquet de cigarettes, m'allumant la première de la soirée. Je m'avance alors, pensivement, déambulant un moment entre les étendues de pelouses et les bosquets, tout en fumant, les pensées éparses. Ma question principale est toujours de savoir comment il me serait possible de rassembler les résistants de la ville afin qu'il fasse front commun. Nous sommes tellement éparpillés et mal organisés que les actions de la résistance ne peuvent être que chaotiques...

Soudain, un bruit derrière moi attire mon attention. Et quand je me retourne distraitement, je n'aperçois rien que le brouillard et les formes imprécises des arbres qui m'entourent. Bien-sûr, je sais qu'il est risqué de prolonger ses promenades dans un tel endroit, même si le French Quarter est un endroit habituellement sûr, du moins en journée. La nuit, comme partout ailleurs, camoufle les actions de ceux qui ont des choses à cacher et je sais que Jackson Square abrite les drogués qui viennent s'adonner à leur addiction, cachés par les buissons. Pourtant, il faudrait être fou pour attaquer un type dans mon genre, on ne peut pas dire que j'aie l'allure d'une victime facile à abattre. Les bonnes gens ont déjà tous quitté les lieux déserts avec ce brouillard, ne restent que les ombres, les criminels, les damnés. Sans doute suis-je tout cela à la fois. Je me retourne alors, droitement, attendant que cette personne inconnue qui me suit se décide à se montrer et émerge du brouillard.



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MessageSujet: Re: They will fall like roses (Ange)   Lun 9 Jan - 22:37



 

 
They will fall like roses

 
“Sacrifice, determination. Ready for the world to see”


 
Ce n'est pas agréable. Définitivement pas agréable du tout! J'avais plutôt bien géré la perte de mes trois doigts, sacrifié sur un toit pour prétendre ma mort. C'était une bonne cause et une bonne raison pour perdre un bout de soi-même et j'avais très peu souffert de leurs absences... Mais là... Là, j'avoue que je galérais. Non seulement, m'habiller était rendu un enfer. Mais, en plus, je ne pouvais prendre ma forme de louve sans boitiller partout en pauvre animal éclopé! La chasse ne m'était plus permise, sans la certitude que ma proie filerait entre mes pattes sans problème, puisque je finissais le museau dans la boite et le cul vers le ciel, plus souvent que moi. Tout mon équilibre semblait s'être effondré et chaque fois que je bougeais mon moignon de gauche, je me souvenais de cette main qui n'était plus. Donné en pâture à un fauve de cet endroit maudit! L'acte de me couper la main, ne m'avait même pas fait sourciller, la douleur n'existait pas chez moi, mais tout ce qui avait suivi. La cautérisation, la cicatrisation et maintenant, ce membre qui jouait les fantômes... Oui, je souffrais. Je souffrais de constamment me souvenir de ces moments où j'avais cru mourir sans avoir pu... Je ravalais de travers mes pensées et abandonnait l’idée de sortir discrètement sous forme animal. Autant l’éviter pour un bon moment. J’avais quelque chose d’important à faire et m’apitoyer sur mon sort n’en faisait pas partie. Inquiète, je chassais de peine et misère cette lueur étrange dans mon regard et enfilait de quoi camoufler mes traits. Parce que oui… Subir un procès public et vivre en ayant été le visage du gouvernement, ça compliquait la tâche quand on souhaitait la discrétion. Mais, ce soir je ne pouvais pas compter sur Vittoria et encore moins sur Charisma. C’était à moi de risquer ma peau, pas à elles. Chacun son tour, comme j’essayais de me convaincre. Tandis que je me glissais sous une trappe, dans mon appartement, l’appartement entièrement plongé dans le noir, je me demandais si j’arriverais à ne pas me faire suivre. Dernièrement, le gouvernement semblait décider à me prendre la main dans le sac… AH! Tien, ils en profiteraient peut-être pour me soulager de la seconde!

Enfin... Me glissant sous l'appartement, je me faufilais difficilement dans la poussière et la pierre. Écorchant légèrement mes vêtements, par la même occasion. Ce n'était pas la meilleure méthode pour sortir se promener, mais je ne pouvais pas me permettre le luxe d'une porte et même pas d'une fenêtre ses jours-ci. En colère, je murmurais des mots qui n'avaient plus aucun sens à cette époque, ma langue d'origine me revenant spontanément dernièrement. Terminant cette ridicule ascension, je réussissais à me faufiler dans une ruelle à l'odeur horrible d'urine, sans que personne ne me remarque. Caché dans l'ombre, une capuche se rabaissant sur mes cheveux et mes yeux, je restais immobile un moment. Traquant les mouvements, chassant mes geôliers sans la satisfaction de goûter à leur sang, j'attendais le bon moment pour me glisser parmi les quelques passants de ce quartier pourri. Au bout de plusieurs minutes d'attentes, je finis par être certaine de moi et c'est avec l'aisance d'une femme qui a toujours dû s'adapter, que je m'éloignais en silence. Ma route finie par bifurquer à plusieurs moments, cherchant à brouillé les pistes, si jamais c'était mon si charmant fils qui avaient décidé de me surveiller d'aussi près. Je le savais cruellement compétent et j'étais malheureusement dans son radar depuis nos ''retrouvailles'' si touchante.

Une tristesse alourdi mon humeur, en me souvenant de cet instant. Moi qui l'avais cru mort... Je le retrouvais en arme parfaite pour le Gouvernement, quel charmant tableau. Son père avait vraiment eu le don de mutilé mon existence, mes crocs n'y avait rien changé. Chassant ces idées et cet état ridicule qui semblait m'accompagner à chaque moment de solitude, je me concentrais sur mon objectif et pris finalement la route que je désirais vraiment. Peu de temps après, je me retrouvais sur les traces d'un homme, un nom qui m'avait été murmuré et que j'avais... Avouons-le, traqué sans scrupule. La résistance avait besoin d'une bonne reconstruction et j'en étais les principaux donateurs, en plus d'en être assez souvent le visage. Je m'y impliquais depuis longtemps, malgré l'idiotie de ses membres. Aujourd'hui, je comptais faire un premier pas vers un meilleur regroupement et de meilleurs résultats.

Observant depuis un endroit discret, l'homme en question, je le laissais livrer sa marchandise, discrète jusqu'à ce qu'il n'y ait plus une ombre autour de lui et que l'atmosphère du parc s'intensifie par ses fréquentations peu nombreuses et peu recommandable. Après le passage d'une femme et d'un chien, je m'approchais, faisant revoler une roche qui me barrait la route, pour indiquer ma présence. Je n'avais quand même pas l'intention d'être agressé pour l'avoir fait sursauter cet inconnu! J'avais eu mon quota de réactions disproportionner pour au moins... Le siècle prochain. Alourdissant légèrement mes pas, ma silhouette finie par se dessiner dans ce décor légèrement glauque et j'allais doucement m'asseoir sur le même banc que l'homme. La température aidant à dissimuler mon visage, je laissais une minute filer en parfait silence, me demandant ce que je pouvais bien dire. J'avais réfléchi à plein de détails et normalement, j'aurais pu improviser n'importe quel discours. En toutes situations même. Mais, je n'étais pas tout à fait remise et depuis, qu'un gentil avait choisi de me livrer pour changer de camps, j'avais quelques raisons de rester prudente. « Vous savez, Monsieur Valdès... Vous regardez distribuer ces journaux n'est définitivement pas mon activité favorite. » Je le regardais directement, notant pour la première fois son visage dans ma mémoire. Oui, bon... Ce n'était pas le premier soir que je l'observais. Mais, d'aussi proche si et Cassidy n'était pas déplaisant à regarder. Le genre d'homme qui n'avait sûrement pas de problème à séduire une jeune femme... Ou un jeune homme dans un bar. À moins, que je me trompe complètement. Je n'y connaissais rien en ce domaine. « Mais, juste par curiosité, il vous en resterait pas un exemplaire? Ça fait un moment que je ne reçois plus le mien »

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MessageSujet: Re: They will fall like roses (Ange)   Lun 16 Jan - 19:30


« When the sun turns cold and starts to fade »



Ange & Cassidy
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Cette personne inconnue qui me suit ne cherche pas à me dissimuler sa présence, ce qui aurait forcément parut suspect à n'importe qui, surtout dans ces circonstances. Les lampadaires qui entourent le square ne répandent qu'une lueur diffuse qui se perd dans le brouillard. Il serait facile de s'embusquer derrière un buisson et surprendre les passants pour les agresser sans qu'ils ne s'y attendent. Mais cette silhouette qui se rapproche s'avance vers moi d'un pas franc et direct, sans chercher visiblement à me surprendre. Bien que son visage me soit caché par une capuche, sa taille et son allure m'apprennent aussitôt qu'il s'agit d'une femme. Mes sens sur-développés me permettent en général de reconnaître les odeurs et de distinguer ainsi les identités des gens. Pourtant, le parfum qui enrobe cette femme m'est inconnu et je suis donc pratiquement sûr de ne pas la connaître. C'est pourtant bien vers moi qu'elle s'avance, jusqu'à s'arrêter à ma hauteur et s'installer à mes côtés sans rien dire. Je la laisse donc prendre son temps, sans impatience. Tranquillement, j'inspire une bouffée de cigarette, tandis que nous baignons dans cette brume durant une minute de silence. Une minute durant laquelle mon instinct de daybreaker m'apprend que cette femme est une créature surnaturelle, sans que je puisse cependant en savoir davantage. Cela m'est déjà suffisant pour que l'intérêt se dessine dans mes prunelles alors que je tourne mon visage vers elle, arquant un sourcil à ses paroles. Elle m'a appelé par mon nom.

« C'est une activité originale en tous cas. Dommage de m'observer de loin cependant, vous auriez pu venir me saluer plus tôt.»

Le ton léger que j'utilise pour lui répondre n'enlève rien à l'acuité de mon regard. Elle m'observait donc depuis un bon moment si je comprend bien. Lorsqu'elle me regarde et que son visage m'est en partie visible sous l'ombre de sa capuche, je tente de reconnaître ses traits, faisant appel à ma mémoire. Son regard est assuré bien que j'y détecte aussi une certaine retenue, un genre d'aplomb mêlé de prudence comme le sont tout ceux qui osent se dresser contre le gouvernement. Et même s'il ne s'agit que d'une simple lectrice d'un journal non-censuré, par les temps qui courent, c'est déjà presque un crime. Je suis pourtant persuadé qu'elle est bien plus que cela. Pourtant, je ne peux pas rejeter la possibilité qu'elle puisse tout aussi bien être un membre de la milice qui tenterait de me coincer, après tout je ne la connais pas et sans être paranoïaque, je suis toujours assez méfiant. Je ne détourne le visage que pour souffler ma fumée sur le coté avant de lui répondre. J'en profite pour lancer un regard circulaire autour de nous. Nous sommes seuls.

« C'est toujours un plaisir de rencontrer nos lecteurs. J'aimerais vous aider mais je n'ai plus d'exemplaire sur moi, malheureusement. »

La possibilité de voir de nuit aussi précisément qu'en plein jour m'est un grand avantage. Et lorsque je sonde ses prunelles qui brillent sous son capuchon et percent l'humidité de l'air, je la reconnais enfin. Non, je ne l'avais jamais rencontrée personnellement mais je crois bien savoir de qui il s'agit et mes sourcils se froncent légèrement sous ma curiosité. « Il m'est difficile de vous reconnaître sous ce capuchon. Mais si je ne me trompe pas, vous avez des raisons d'être discrète. » Pensivement, j'inspire une nouvelle bouffée de cigarette en songeant à ce procès public qui a eu lieu juste après les jeux et que personne n'a pu manquer. J'y avais vu cette figure de la résistance, connue depuis plusieurs années pour avoir été tout d'abord la porte-parole du gouvernement. Et si elle avait été pardonnée, échappant ainsi miraculeusement à la peine capitale, il était évident que Ange Dalton serait dorénavant surveillée d'encore plus près. Mon regard se pose sur son bras où l'absence de main se fait cruelle. Il s'agit donc réellement de cette femme. Une femme désormais trop célèbre pour agir sans être trop facilement repérée.

Je reste silencieux un moment, sans m'appesantir plus de quelques secondes sur l'observation de sa main pour revenir à son regard, toujours voilé d'ombres. Elle évoquait le fait qu'elle lisait notre journal autrefois. Si c'est la vérité, elle a dû pousser son enquête assez loin pour parvenir à connaître mon nom puisque je n'utilise qu'un pseudonyme dans mes articles. Mais bien-sûr, une résistante de son envergure se doit d'avoir un fameux réseau de relation, ce qui m’intéresse grandement. Et qu'en est-il de ses pouvoirs ? Je me pose à nouveau la question alors que je perçois si nettement son odeur d'être surnaturel qui l'enrobe. En tous les cas, cette rencontre pique fortement ma curiosité. A voir ce qui en sortira mais pour l'instant, je ne sais encore rien de ses motivations. Je conserve donc le ton de la conversation, sans cesser de l'observer.

« Vous paraissez me connaître. Vous devez donc savoir que nous partageons certaines choses, entre autres le goût pour la vérité. Les articles de notre journal ne visent qu'à la transmettre, sans censure, ça devrait vous plaire. Mais quelque chose me dit que vous ne m'avez pas abordé uniquement pour me demander un journal, madame ... ? »



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MessageSujet: Re: They will fall like roses (Ange)   Ven 27 Jan - 20:30



 

 
They will fall like roses

 
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« C'est une activité originale en tous cas. Dommage de m'observer de loin cependant, vous auriez pu venir me saluer plus tôt. » Je prends une seconde pour enregistrer cette voix qui m'étais inconnu auparavant et depuis la couvert de ma capuche, lui adresse un sourire en coin. J'aurais pu, mais il en avait été hors de question. Tout était une question de méfiance désormais. Je ne pouvais me permettre un faux pas et ce simple fait, me forçait à la prudence presque excessive. Je le laissais faire attention à ce que je suis, laissant son regard, qui me semble vif et intelligent, s'attarder sur ma silhouette et dessiner le début d'une réponse dans son esprit. Ce n'est pas de la vanité, que de savoir qu'il finira par me reconnaître, au contraire. À mes yeux, ce n'est qu'une simple vérité. Tous ceux ayant de l'intérêt pour la résistance connaissait mon visage désormais. Un désastre pour la discrétion qui avait toujours été au centre de mon implication. Mais, je ne pouvais de délivrer de la vérité. Un soupir muet s'échappa d'entre mes lèvres, tandis que je plissais les narines sous l'odeur de tabac. Je n'en supportais pas l'odeur et ne l'avait jamais fait. Je ne comprenais même pas l'intérêt de tacher ses poumons avec ce poison. « Vos clients risquaient de nous déranger et être interrompu n'était pas une option. » Je dis ces mots avec ce ton si parfait et léger, comme si tout ce qui allait suivre n'avait pas d'importance. Alors, que dans mes pensées… C'est tout le contraire. « C'est toujours un plaisir de rencontrer nos lecteurs. J'aimerais vous aider mais je n'ai plus d'exemplaire sur moi, malheureusement. » Telle la louve que j’ai été si longtemps, je note chacun de ses mouvements, traquant la moindre réaction et laissant mes sens s’attarder autour de nous. C’est plus fort que moi, il me faut agir ainsi et pour cette raison, je remercie la noirceur qui me laisse donner l’impression que mon comportement est presque entièrement humain. Depuis les dernier jeux, j’avais plus de mal à ne pas attirer l’attention sur cette part inhumaine en moi. À croire qu’une session de torture de trop avait laissé plus de marques, que je n’étais prête à l’avouer. « Dommage. »

« Il m'est difficile de vous reconnaître sous ce capuchon. Mais si je ne me trompe pas, vous avez des raisons d'être discrète. » Je redressais légèrement la tête, pour mieux fixer l'homme que j'avais abordé et laissais mon sourire en coin s'étirer sur mon visage. Suivant son regard, je redressais légèrement mon moignon et l'agitais sous les yeux de Cassidy. Même si son regard ne l’avait qu’effleuré, je ne pouvais m'abstenir de réagir. Tout le monde semblait vouloir vérifier la vérité de ce manque. Comme si, être amputé une main était un spectacle. Au moins, il ne s'y était pas attardé et je le remerciais dans ma tête, de cette attention. L'agitant tout de même, mes yeux pétillent, un instant, d'une malice qu'on me connaissait peu. « J'ai peut-être de bonnes raisons… C'est vrai. Mais, avouer que ce n'est pas évident de camoufler un membre fantôme, dont toute la ville a entendu parler! » Je m'étirais et l'instant suivant, j’avais ramené mon bras proche de mon ventre. Bien à l'abri des regards indiscrets, que ce parc pouvait cacher.  Je savais que cette fausse impression de protection ne m’aiderait en rien, mais je savais aussi qu’il me faudrait un moment avant d’accepter d’être ainsi diminué.

Une brise légère chatouille ma nuque, tandis que je le laisse réfléchir à la situation. Je n'avais rien dit de particulier, pour l'instant, seulement entre membre de la résistance, il était facile de sous-entendre ce que l'on voulait réellement. L'art de faire peser les véritables raisons de notre apparition, derrière d'autres mots, étaient maîtrisées depuis de longues années malheureusement… D'autant plus, que peu d'entre nous était vraiment actif ou influent. Comme si, le simple fait d'attendre en priant suffisait, même au sein des rebelles. Une situation qui avait le don de me prendre à la gorge et de me laisser haletante de colère. « Vous paraissez me connaître. Vous devez donc savoir que nous partageons certaines choses, entre autres le goût pour la vérité. Les articles de notre journal ne visent qu'à la transmettre, sans censure, ça devrait vous plaire. Mais quelque chose me dit que vous ne m'avez pas abordé uniquement pour me demander un journal, madame ... ? » Je reportais mon attention, qui avait dérivé l'espace d'une seconde, vers l'homme sur le banc. Il avait quelque chose de prometteur, peut-être pourrais-je lui faire confiance? Avec le temps… Le temps et des preuves. « Éris. Pas de madame, si vous le voulez bien » Ce n'était pas vraiment un nom d'emprunt, Éris était bel et bien le prénom qui était le mien… Avant que je ne devienne Ange, le visage du gouvernement, mais bien après Théodora. « Je vais être directe, puisque nous semblons partager ce besoin de vérité. N'êtes-vous pas écœuré de voir les personnes qui se veulent ‘'comme nous'' courir dans tous les sens comme des poules à qui on aurait coupé la tête? Sans aucune direction, imitant des enfants et finissant toujours par agir pour ne rien faire? » Mon regard se fit aussi froid qu’un glacier, alors que je ne cillais pas, ajoutant d’un ton qui se voulait toujours badin : « Pour être honnête, ma question serait surtout, jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour donner une véritable direction à notre cause? »

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MessageSujet: Re: They will fall like roses (Ange)   Ven 10 Fév - 14:34


« When the sun turns cold and starts to fade »



Ange & Cassidy
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C'est avec une politesse naturelle envers les dames que j'écarte ma cigarette, notant l'expression incommodée de mon interlocutrice que j'inspecte avec curiosité. Dans cette ambiance calme et un peu sinistre du parc embrumé, notre légèreté apparente ne ternit en rien la gravité de cette rencontre. Je sens déjà qu'il s'agit d'un soir important et je ne peux qu'être d'accord avec elle sur l'intérêt de ne pas être dérangé. Nous ne le serons pas a priori, le square semble désert et en dehors des oiseaux qui viennent nicher dans les branches des arbres, aucun autre son ne me parvient. Mes réflexes d'analyste ne manquent pas de me faire constater certains détails et, lorsqu'elle se rend compte de mon observation, elle me démontre avec une aisance marquée que j'ai vu juste. Ce moignon qu'elle redresse d'un air ironiquement moqueur est le symbole de la cruauté du gouvernement envers les insoumis. Envers ceux qui se dressent contre l'oppression. Nous n'avons pas besoin de mettre des mots là-dessus. De simples regards, des allusions, cela nous suffit à savoir que nous nous reconnaissons pour ce que nous sommes. Non, ce ne doit pas être facile pour elle d'exposer à la vue de tous cette punition impitoyable qu'elle gardera à jamais marquée dans sa chair. Un voile de  compassion pour sa fragilité passe dans mon regard tandis que je hoche la tête, inspirant une dernière bouffée avant d'écraser ma cigarette, contre le banc.

« Ce qu'il vous ont fait est impardonnable. » Je ne lui ferai pas l'affront de lui dire que je suis désolé pour elle parce que la force que je lis dans son regard m'apprend qu'elle n'a nul besoin de pitié. Pourtant, cette révolte qui m'étreint est sincère, comme elle l'est dès que je songe aux crimes que nos oppresseurs commettent, jour après jour. Hommes, femmes, enfants, nul n'est épargné. Tôt ou tard, je me suis juré qu'ils payeraient pour leur tyrannie et quelque chose me dit que cette femme, assise à mes cotés, est tout aussi déterminée. Je l'écoute alors se présenter sous le nom d’Éris, que je ne connaissais pas. Ange était peut-être un nom d'emprunt, celui réservé à celle qui se voulait la porte-parole du gouvernement. « Très bien Éris, dans ce cas appelez-moi Cassidy. »

Une fois les présentations faites, la conversation peut rentrer dans le vif du sujet, ce que Éris ne manque pas de faire. Sa comparaison m'inspire un sifflement cynique entre mes dents, tant elle est ridiculement drôle et tragique à la fois. Pourtant, si son jugement sur les résistants pourrait paraître insultant et en vexer plus d'un, je ne peux pas dire qu'elle ait entièrement tort, aussi froide et incisive soit sa vision des choses. C'est un sourire ironique qui m'effleure, dans un léger haussement d'épaules, bien plus intéressé par ses mots que je ne le lui montre. « Votre opinion est assez tranchée, dites-moi. Les gens "comme nous". Je dois donc comprendre que vous n'avez pas renoncé, après ce qui vous est arrivé ? Ce serait fameusement courageux de votre part, je suppose que certains hommes auraient abandonné pour moins que ça. » Oui, elle est sacrément culottée pour une femme mais aujourd'hui, contrairement à l'époque où je suis né, il n'est plus question d'épargner les douleurs du combat à la gente féminine. Il est loin le temps où elles pouvaient rester à l'abri dans leurs foyers, à prendre soin de leurs enfants. « Hé bien, je pense en effet qu'un peu plus d'organisation ne ferait pas de tort. Les actions des groupuscules isolés ont le mérite de déstabiliser un tant soit peu le système mais ils gagneraient en efficacité en se rassemblant et en unissant leurs forces. C'est le message que je suis en train de transmettre autour de nous. A plus forte raison envers ceux qui possèdent des pouvoirs spécifiques...»  Et sans doute est-elle au courant de mes projets, raison de sa venue jusqu'à moi. Arquant un sourcil à sa question prononcée d'un ton si détaché, je ne me dépars pas de mon regard chaleureux qui tranche avec le sien, d'un bleu aussi froid qu'un glacier. J'ai l'impression étrange qu'elle me fait passer un test. Parait-elle toujours aussi froide qu'un iceberg dans sa vie privée ? C'est la question que je me demande dans un sourire évasif.

« Je ne me suis fixé aucune limite. C'est lorsqu'on est prêt à tout sacrifier qu'on a le plus de chance de réussir et je suis déterminé à faire le maximum. Je suis un homme engagé qui va jusqu'au bout de ses convictions et si vous avez besoin de preuves concrètes, en plus de ma parole, pour me faire confiance, j'espère que vous me laisserez l'occasion de vous en donner. » 

Me redressant pour me placer face à elle, je la surplombe alors de ma hauteur, la laissant apprécier mon aura qu'elle devrait ressentir en tant que créature surnaturelle. A la place où j'étais assis précédemment, un graffiti a été inscrit au feutre noir et ressort en lettres bancales contre le dossier du banc.  “La plus grande vérité qu’on puisse apprendre un jour est qu’il suffit d’aimer et de l’être en retour…” Une citation sans doute extraite d'un roman, dont le caractère romantique et tristement idéaliste me parait d'autant plus dérisoire, dans cet environnement lugubre. Pourrions-nous nous battre pour ça ? Pour que des valeurs comme l'amour sincère et partagé ne paraissent plus aussi naïves ou dépassées ? Plus aussi impossibles dans le monde d'aujourd'hui... ? J'aimerais que ce soit possible et s'il existe encore des gens pour écrire ce genre de chose, c'est que le monde n'est peut-être pas encore devenu totalement insensible et désespéré. Je me dois pourtant être intraitable, c'est devenu une obligation. C'est donc d'un ton toujours cordial que je poursuis, évoquant ses faiblesses sans détour mais d'une voix aussi bienveillante que le permet la situation.

« Vous avez déjà perdu votre anonymat et vous voilà mutilée. Si vous suivez mon commandement, je vous offrirai une direction afin que vous n'ayez pas perdu tout cela en vain. Ce que vous pouvez apporter aujourd'hui ce sont vos relations, vos connaissances dans le milieu. Votre célébrité est devenue une faiblesse mais si elle peut nous aider à en convaincre d'autres de nous rejoindre, ce serait l'occasion de s'en servir à notre avantage. »



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This Is War
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