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 « Where the past comes back to life » Joan

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: « Where the past comes back to life » Joan   Sam 7 Jan - 19:10

Where the past comes back to life
ft. Joan & Jackson
On me pousse, on me jette, on me crie dessus. Je tombe par terre et c’est comme si je tombais de dix étages. Je me retourne prêt à beugler contre mon agresseur mais il me lance ma veste sur la tête et me coupe tout élan. Je rage et me relève lâchant un « Je reviendrais jamais dans votre bar pourri. » un coup de pied contre la porte de l’établissement clandestin avant de ramasser ma veste avec rage. Tous des cons. Je passe une main contre mon visage et avise les alentours. J’ai du mal à me repérer. Tout ce que je constate c’est que je suis sûrement pas dans un quartier bourgeois, l’endroit grouille de parasites, les bas-fonds de la ville, les laissés pour compte, les pauvres, les criminels les ivrognes et moi. Je ne sais pas trop où est ma place dans tout ça. Sûrement dans un autre bar… Ma soif n’a pas été satisfaite, et même si mon esprit est loin d’être clair, je n’ai pas envie de rentrer. Depuis que je suis sorti de cette arène, je dois bien dire que Morphée se fait rare, je crois qu’il s’est fait la malle, le salaud. Je souris tout seul. C’est peut-être ce que voulaient les cinglés du Gouvernement, nous traumatiser sur le long terme. Nous empêcher de dormir, nous faire prendre conscience de la valeur de la vie. Un mal pour un bien… Je divague tandis que je m’aventure dans une nouvelle rue. Les lampadaires grésillent, cette rue là n’est pas très peuplée, j’erre à l’image d’un chat gouttière. Je crève de chaud. Je tiens ma veste au dessus de mon épaule droite tandis que ma main de libre est fourrée dans la poche de mon jean. Il y a quelque chose de triste ce soir. Ou ce n’est peut-être que moi.

Ca fait quelques minutes que je marche maintenant. J’ai la désagréable impression de tourner en rond. La désagréable impression d’être épié par les autres noctambules qui croisent ma route. Je leur lance des regards agressifs voir quelques insultes quand les yeux s’attardent trop. Finalement à force de plus me concentrer sur les autres que sur ma route, je finis par m’y perdre. C’est lorsque je m’engage dans une ruelle plutôt étroite que je comprends que ce n’est sûrement pas là que je vais trouver un bar. Au lieu de ça, je tombe sur deux hommes qui semblent en pleine transaction. Je suis bien trop ivre pour comprendre de quoi il s’agit. L’un des deux hommes lève les yeux vers moi avant que je n’ai eu le temps de faire quoique ce soit. Paniqué, il détale dans ma direction et me bouscule dans sa course. Je titube et manque de tomber. « Connard ! » je cris et crache en sa direction. Mais quel con. Je m’avance vers l’autre, tant qu’à faire, peut-être que lui connait un endroit sympa où je pourrais terminer ce que j’ai commencé. « Excuse moi, tu sais pas où j’peux trouver un bar enfin je veux dire, tu vois quoi. Un endroit où ils servent à boire. » je souris légèrement mais en voyant la tronche que tire le type, mon sourire disparait aussi vite que le fuyard. l’Afro-américain n’a pas l’air amical, non, il se met à gueuler, m’attrape par le col en m’accusant d’avoir fait foirer son plan. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire me voilà plaquer contre le mur de briques derrière moi.

J’y comprends rien, je lui parle d’un bar, il me parle d’argent. Pourtant j’ai été clair. Il m’étrangle et va me rendre sourd à gueuler comme ça. « Lâche moi sale con. J’ai rien à voir avec ton histoire. » j’attrape son poignet et fronce les sourcils. Pour toute défense je lui envoie mon genoux dans l’entre-jambe. Le mec se plie et recule. Je crois que je n’aurais pas dû faire ça car lorsqu’il se redresse enfin pour en découdre, un couteau suisse est apparu comme par magie dans sa main droite. Je lève les deux mains en signe de paix. Certes j’aime boire pour oublier, mais en aucun cas je veux y laisser ma peau. Pas comme ça, pas ici, pas après tout ce que j’ai traversé. Je souris bêtement. Il va pas me tuer, il plaisante c’est sûr. Tenant à peine droit sur mes jambes, je m’avance un peu. « C’est bon, déconne pas. » raté. Il s’avance en m’indiquant de ne pas approcher. Me voilà bien. S’il me plante là personne viendra me chercher avant des jours. Ca pue tellement la mort par ici qu’un cadavre est sûrement laissé là toutes les deux secondes. En espérant que le mien ne soit pas le prochain sur la liste…



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MessageSujet: Re: « Where the past comes back to life » Joan   Ven 13 Jan - 1:26

Les soupirs se comptent mécaniquement. Le souffle pesant dérobé à son impatience et à sa nervosité grandissante. Les membres s’agitent sous l’impulsion néfaste de la crainte. La capuche relevée, masquant sommairement les traits tirés et le pas se faisant pressant, elle court plus qu'elle ne marche. Les bâtiments se resserrent autour d’elle. L’oppression, main fantomatique pour la poitrine, rend sa démarche moins assurée, contamine très vite ses pensées. Des injures étouffées contre ses dents serrées et la certitude d’évoluer vers sa perte. Courroucée par l’heure avancée, par le quartier spécifié, la sorcière se promet de le faire payer à l’intermédiaire. Des risques multipliés à l’heure où le repli aurait déjà dû être effectué. La mâchoire claque à deux reprises devant des petites têtes imprudentes qui tentent de l’aborder. Le prochain aura la main cassée. Un sourire se pend à ses lèvres jusqu’alors crispées. Le souhait ne devient jamais réalité, aucune provocation, aucun autre insolent pour déranger son avancée. Une farouche déception quand elle atteint le devant d’une boutique annoncée fermée. Combien d’autres crétins prêtent leurs devantures à la milice ? De toute évidence, elle n’a jamais été mise dans le secret et ne dispose pas des statistiques. Le pied calé contre la brique, les paumes dans les poches et les épaules recourbées vers l’avant, la fausse mafieuse attend. Ses cheveux échappent au textile, ondulent de part et autre de son visage, affublent sa position nonchalante d’un peu de mélancolie. Les odeurs acariâtres des bas-fonds lui rappellent sans cesse de garder ses sens alertes. Dans ces allées répudiées, le pire se suggère et s’alimente à l’abri des regards indiscrets. Et si elle ne s’en formalise pas en temps normal, elle ne peut s’empêcher d'endurer cette sale sensation de malaise, ce poids encombrant sur l’estomac. La proie qui sort de sa tanière. C’est toute une organisation qu’elle s’est mise à dos. Elle sait très bien comment on sort de ce milieu. La cage thoracique perforée et le cadavre pourrissant dans la rigole. Une mort bien foireuse.

La trentenaire rejette sa tête en arrière au moment où son interlocuteur entre en scène. Sans la saluer, il lui ouvre la porte de la bâtisse et la somme de le suivre d’un simple mouvement de tête. La brune ne se fait pas prier pour quitter le bitume et rejoindre l’intérieur maussade d’une petite épicerie. Sans le vouloir, ses yeux accrochent les produits qu’elle croise, s’attardent sur les dates de péremption. Les arômes ne laissent rien présager de bon. « J’ai tes ordres, Valentine. » Son collègue jette un peu de paperasse sur le bureau dans l’arrière-boutique et la fixe ensuite alors qu’elle le rejoint pour s’emparer des documents. Un coup d’œil interrogateur oblige son comparse à résumer ce qu’elle ne lira pas. « Faut que tu poursuives la mission. » Des semaines de silence pour ça ? La divorcée s’insurge immédiatement, les phalanges se serrant jusqu’à la douleur. « C’est ça, ouais. Ils veulent que je me fasse trouer ? Putain mais vous savez tous que je suis dans la merde jusqu’au cou et vous allez me regarder crever comme une sous-merde, bande de crevards. » Elle s'empare des feuilles de papier et les balance sans plus d’égard à la tête du milicien. Ce dernier conserve un flegme inébranlable. « Je ne suis que le messager, calme ta joie. Si t’as un truc à leur dire, tu te démerdes. Je devais te filer ça, maintenant, c'est fait. Tu traces ta route. » L’américaine rigole nerveusement, fait claquer ses mains contre la table. « Va te faire foutre. Tu vas leur dire que je m’en contre carre de leurs ordres à la con. Je veux réintégrer les rangs, c’est pas négociable. » Un rictus ironique dérange très vite le faciès de son vis-à-vis. « T’es pas en mesure de négocier, ça tombe mal, hein ? Tu fais ce qu’on te dit, c’est tout. Tu dois aller voir sur place ce qu’ils savent ou pensent savoir. Dans le cas où ils ne te feraient vraiment plus confiance… » « Je me ferai butter, ouais. » L’homme hausse des épaules. « On te demande juste d’essayer. » Après d’autres cris, une multitude de menaces et d’insultes, il prend congé et la plante au milieu de l’échoppe, désemparée. Elle pourrait tout plaquer. Mais elle n’a aucun plan b et aucune envie de foutre en l’air l'avenir qu’elle s’est assuré ces dernières années.

Agacée, la réincarnée s’éloigne du commerce, marche trop rapidement pour réellement déterminer sa direction. Des sons rattrapent son esprit échevelé, la forcent à redresser les prunelles pour toiser la cause du vacarme. Elle les fauche très vite du bout des cils et ne compte pas s’arrêter pour deux ivrognes emportés. Mais c’est sans compter sur la voix qui émerge du boucan. Instinctivement, son attention le cherche. Jackson. Le cauchemar des marécages revient la hanter, elle s’immobilise pour le détailler. Cette fois-ci, au moins, elle sait qu’il ne s’agit pas d’une hallucination. Et pourtant, il n’a jamais semblé plus éloigné de l’homme qu’elle a connu autrefois. Que pourrait-elle dire d’elle-même ? Sa longue chevelure a remplacé ses coupes à la garçonne, sa maigreur maladive chassée par ses entrainements intensifs. Sans parler du reste, son attitude, son langage. Sa personnalité. Mais il y a bien quelque chose qui n’a pas changé. Son indéfectible loyauté.

Joan se rapproche sans un bruit, observe la scène avant de finalement intervenir, attaquant l’assaillant de son ami par derrière. Sans la moindre hésitation, elle saisit le bras du malfrat, le tort contre son dos, l’oblige à relâcher le couteau qu’il tient aussi vite. En un coup de pied et de genou bien placés, elle l’oblige à tomber à terre brutalement avant de le maitriser définitivement d’un coup de coude dans la figure. Il s’effondre au sol sous le regard indifférent de la furie qui en profite juste pour l'assommer de son pied. « Alors Jacksie, c’est par ici que tu te cherches  des potes ? T’as vraiment des goûts de chiotte ou l'envie de te faire salement baiser. » Un sourire moqueur se fige sur ses lèvres alors qu’elle écarte le capuchon de ses traits pour qu’il puisse mieux la discerner. « T’as l’air complètement ravagé, mec. T’aurais eu l’air con s’il t’avait planté comme une merde. Je te raconte même pas de ce que la patrouille va te faire si elle passe par là pour te choper. Je sais pas si t’as juste siphonné toutes les bouteilles que t’as trouvé ou si t’es juste complètement shooté mais tu dois être le roi des cons pour chercher les emmerdes dans cet état, dans ce coin merdique. Me dis pas que l’autre crevure te fournissait ? » Le bout de sa semelle remue la silhouette échouée avant que son attention ne se reporte sur son allié. Son enjouement factice s’estompe devant l’anxiété naissante. Fixer le passé n’a rien d’agréable. Fait d’autant plus avéré que leur dernière entrevue se soit déroulée dans une arène macabre. Il y a beaucoup de choses qu’elle aimerait lui communiquer à ce sujet. A commencer par des excuses. Chose inhabituelle pour l’insoumise. Chose pas si anormale pour la femme qu’il a autrefois côtoyé.  

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MessageSujet: Re: « Where the past comes back to life » Joan   Lun 16 Jan - 11:55

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Je ne rêve pas, l’autre vient bien de sortir un couteau. A croire que je suis le seul abruti à m’aventurer ici sans arme. En même temps je ne lui ai rien fait à ce type. Juste qu’il doit être de mauvais poil. Mais je sais que ce n’est pas en disant ça qu’il me lâchera. Je prends une grande inspiration. Il faut que je me calme sinon mon cœur risque d’exploser. Je regarde furtivement à droite puis à gauche. Si je fuis c’est quitte ou double. Se faire planter maintenant où prendre le risque de me rétamer contre le bitume. Parce que je sais que courir dans mon état n’est pas une bonne idée. Alors que mes pensées confuses résonnent dans mon esprit un nouveau personnage fait son apparition. Cette fois ci j’en suis sûr, mon heure a sonné. C’est la mort elle-même qui vient me chercher. Encapuchonnée l’être des ténèbres s’attaque bizarrement à mon agresseur. Ma grimace s’efface lorsque je me rends compte que je suis épargné. Je souris même l’air bêta en regardant mon assaillant se faire massacrer. « On fait moins l’malin hein. » je me moque en réajustant mon tee-shirt déformé. Lorsque l’autre ne bouge plus, l’inconnu se redresse. J’avoue que je ne suis pas rassuré. Est-ce que c’est à mon tour ? Alors que j’entre-ouvre déjà les lèvres pour me défendre verbalement, une voix féminine s’élève. Une voix que je crois connaitre. Je fronce les sourcils et plisse les yeux.  S’ensuit un débit de paroles que je peine à saisir dans son intégralité. « Joan ! » je finis par la reconnaître. Un immense sourire courbe mes lèvres. Je commence à m’approcher bras grands ouverts mais le peu de conscience qui me reste me retient. Vu comment elle vient d’assommer ce type, mieux vaut se méfier. Je fais tous les efforts du monde pour me tenir droit. « Mais non ! J’touche pas à sa merde. Je cherchais un bar. » je mime une bouteille à l’aide de mon pouce.

Mon ivresse n’empêche pas la honte de me mordiller les doigts. Joan est comme un fantôme, un souvenir oublié qu’on ne pensait pas revoir un jour. Puis il y avait eu cette foutue arène qui m’avait ramené dans le passé. Et maintenant il y avait ça. Je suis pitoyable quant à elle, elle a bien changé. « Me juge pas, je bois pour oublier, tu sais c’est pas facile. Elles me manquent tellement Joan. » mes yeux se bordent de larmes. Et voilà que maintenant je laisse l’homme brisé qui se noie dans l’alcool refaire surface. Mais où on est là ? Sûrement pas dans une tragédie. J’essuie mes yeux du revers de ma manche. « Merci pour ce type au fait. J’ai pas fait exprès de me retrouver là. On ferait mieux de dégager avant que d’autres rappliquent. » je hausse les épaules et enfile ma veste avant de fourrer mes mains dans mes poches. Je m’avance vers la rue perpendiculaire à la ruelle, là où la lumière se fait déjà plus vive. Je peux distinguer un peu plus clairement le visage de ma sauveuse. Ce n’est peut-être pas la mort mais ce n’est sûrement pas la Joan que j’ai connue. « Mais dis-moi où t’as appris à boxer comme ça ? Fin’ j’veux dire, ça te branchait pas trop avant non ? Et puis qu’est-ce que tu fais là toi aussi… C’est dangereux. Tu ne devrais pas risquer ta vie ici. » je pince mes lèvres. Loin de moi l’idée de me la jouer moralisateur, mais aux dernières nouvelles Joan a une fille, une merveilleuse petite fille, Jill. Voilà pourquoi je suis étonné de la voir traîner dans les bas-fonds de la ville. Moi à la rigueur, je n’ai plus rien à perdre mais elle…

La rue dans laquelle nous arrivons est déjà beaucoup plus large. Bordée de lampadaires crasseux mais fonctionnels, je ne peux pas trop dire où j’ai atterrit. Mais je suis quand même satisfait d’être tombé sur Joan, où plutôt qu’elle soit tombée sur moi. Qui sait si je n’aurais pas fini éventré sur le macadam. Sans jamais avoir pu revoir ma femme et ma fille. Je soupire en sortant un paquet de cigarettes de ma poche. Je l’ouvre et le tend vers Joan. « T’en veux veux une ? Je sais que j’avais dit que j’arrêterais mais bon, tu diras rien pas vrai ? » je hausse les épaules. Je fume seulement quand j’ai bu, comme si je profitais de mon état pour faire tout ce qui est interdit. Je la regarde, prêt à enchainer mais je me retiens. Je veux lui poser des questions sur sa vie. Mais soudain je me rappelle de comment elle s’était refermée lorsque j’avais voulu évoquer Isaac, son mari. Au fond de moi j’espère qu’elle a pu s’en sortir depuis. Mais chaque chose en son temps, pour l’instant je dois m’assurer qu’elle ne me prends pas pour un déchet humain.



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Dernière édition par Jackson Montgomery le Jeu 23 Fév - 22:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Where the past comes back to life » Joan   Sam 18 Fév - 12:12

La dégaine de Jackson la désarçonne, met en pièces les quelques réminiscences persistantes. Où est le père de famille qu’elle a côtoyé ? Un exemple qui a toujours été bien plus glorieux que son ancien époux. De bien des façons, l’envie s’est manifestée de leur ressembler. La parfaite harmonie qu’ils mobilisaient au quotidien, suscitait inéluctablement sa jalousie. Chaque accroc dans son mariage se révélait dans les différences notables entre leurs deux foyers. La brune s’interroge une fois de plus sur la vie qu’elle a ainsi offerte à son enfant. Sa courte existence teintée par les cris de sa mère et les hurlements de son père, n’a pas dû ressembler à l’enfance idyllique de la petite Emma. La culpabilité lui noue les tripes durant de longues secondes. Faire face à Jackson l’oblige à assumer davantage ses ratés passés, à affronter ce qui se terre toujours plus derrière son attitude emportée. La sincérité se manifeste naturellement, les traces de sa générosité également. L’état de son ami l’interpelle ainsi suffisamment pour qu’elle envisage de lui tendre la main, de le ramener en lieu sûr. Il y a des rouages que même sa volonté n’aurait pu annihiler. Et dans ce cas-ci, elle n’est pas certaine de le vouloir de toute façon. Après tout, cet homme ne lui a toujours témoigné qu’une franche amitié. Et même dans ces instants troublants de déroute, il ne semble pas se déroger à ces souvenirs-là. Le sourire du brun trace un peu d’agacement sur les traits de la milicienne, totalement inadéquat mais ça lui ressemble bien.

L’ébriété de l’humain ne fait pas le moindre doute. La sorcière ne peut que s’imaginer les raisons qui pousseraient tout un chacun à finir sa soirée au fond d’un verre. Le monde ne tourne plus rond depuis trop longtemps. Mais ça ne ressemble pas à son comparse pour autant. Les mots dispersent un peu de vérité, de celles qui font serrer le cœur de la furie. Les sourcils s’arquent devant la confusion, la tristesse manifeste du mortel. Où sont-elles donc passées pour qu’elles lui manquent ? Pour que les larmes pointent dans ses prunelles ? Joan a peur de comprendre et se sent tout à coup bien malaise face au chagrin de son acolyte. Elle ne dit mot, le laissant déverser ses remarques pour l’instant, remuant juste un peu sur sa parcelle de bitume pour évacuer sa nervosité. Toujours sans émettre le moindre commentaire, la magicienne lui emboite le pas, prête à lui servir de support s’il ne parvient plus à tenir sur ses guiboles. Son empathie se réveille à mesure qu’il lui parle, tout en lui crie sa détresse et elle ne parvient pas à l’ignorer. Son esprit engourdi, ne lui permet pas immédiatement de réagir correctement aux propos de son interlocuteur. Surement pas quand sa paranoïa talonne ses autres préoccupations. D’un geste un peu nerveux, elle rejette sa capuche sur son crâne dès que la lumière les inonde. Ses lèvres ne se desserrent que pour répondre à son offre. « A qui veux-tu que je le balance ? Les crevards du coin, ils sont plutôt dopés à d’autres trucs. Je crois pas que quelqu’un ici aura quelque chose à foutre de ça.  Cette merde me fera dégueuler mes poumons. Tu peux te les garder. » Décidément, les gens s’empressent toujours de lui proposer un peu de tabac. Elle ne sait pas quelles conclusions en tirer. Aucune importance.

Après avoir pris une profonde inspiration, elle agrippe le bras de l’ingénieur, l’empêche ainsi de poursuivre leur marche. Ses yeux se plantent sans ciller dans celles de son vis-à-vis. « Ecoute, Jacks’, je sais que c’est pas mes oignons, hein mais t’as une sale gueule et t’as l’air d’être vachement paumé là. Puis je viens de sauver ton cul alors, j’aimerais savoir un peu de quel merdier je viens de te tirer. Tu picoles souvent ? Comment ça se passe ? » Le pli sur son front se creuse toujours plus dans l’anxiété qui gonfle au creux sa poitrine. La terreur grignote ses iris. « Jane… Elle est pas… ? » Elle ne parvient même pas à achever sa phrase. Facile de ne se soucier de personne, de ne pas se retourner. Bien moins aisé d’agir comme si tout ça n’avait pas existé, comme si ça ne l’affecterait pas quand les fantômes sont à nouveau présents. Elle le relâche tout aussi abruptement, recule de deux pas pour mieux le détailler. En reprenant les paroles antérieures de son allié, elle complète sa pensée, tente de le pousser vers la confession également, désormais habitée par le besoin de connaitre la vérité. « Je vais pas me mettre à te regarder de travers. J’ai pas que ça à foutre, tu sais. Surtout pas après la putain d’arène, y a de quoi vouloir se mettre minable. » Son regard s’assombrit, un frisson la parcourt. Elle n’a pas la force d’aborder le sujet pour le moment.

D’un coup d’œil derrière l’épaule du trentenaire, elle avise une ombre menaçante. « A ta place, j’éviterais quand même de ramener ma fraise dans les quartiers chauds, t’as pas les couilles pour encaisser les emmerdes, sans vouloir te vexer hein. » Un conseil, rien de plus. La divorcée a conscience de la précarité de sa situation dans ces lieux hantés par le crime. Elle roule des épaules en se remettant à marcher machinalement, lui fournissant d’un même temps quelques explications, légitimant son avertissement de la sorte. « C’est mon boulot de boxer les raclures maintenant. Ouais, ça change de la daronne au foyer. Je suis le danger, mec, te fais pas de bile pour ma tronche. C’est toi, le ravagé qui cherche les embrouilles apparemment. » Sa dernière remarque lui échappe, un rictus moqueur soulignant l’évidence, camouflant mal l’esquive tentée. Elle ne veut pas lui expliquer dans le détail ce qui a motivé un tel revirement. Surtout pas en ce moment, pas après les événements des marécages. D’un geste vif, elle fait claquer légèrement  ses doigts sur l’arrière du crâne de l’homme, un acte qui se veut amical, bon enfant. Tentative désespérée d’amener un peu de légèreté dans un contexte étrange. « Tu crèches où ? Je vais ramener tes miches avant que tu te fasses descendre comme un con. Ça te laissera le temps de me sortir ta foutue histoire. » Elle inspire et expire pesamment à la suite. Craignant déjà le récit tout en le désirant pourtant tout aussi ardemment.

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Dernière édition par Joan C. Valentine le Dim 26 Fév - 13:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Where the past comes back to life » Joan   Mer 22 Fév - 10:45

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Je souris bêtement lorsque Joan refuse mon offre avec une agressivité que je ne lui connaissais pas. A moins que ce soit ma mémoire qui me joue des tours ? C’est bien possible. Quoique dans mes souvenirs, la Joan que je connaissais était beaucoup plus douce, beaucoup plus discrète. Je la regarde en me calant une cigarette au coin du bec. Je m’offusque pas, elle est marrante à parler comme ça. « J’proposais par politesse, ça en fera plus pour moi. » je hausse les épaules en allumant la clope qui manque de tomber par terre. Je tire longuement dessus avant de recracher un épais nuage de fumée. Le bon point c’est qu’elle n’ira rien dire. Et puis comme elle dit, le voisinage craint. Je fourre ma main libre dans une poche. Je me concentre pour marcher droit. Ca tambourine sous mon crâne. Je lance une œillade curieuse à Joan qui se recouvre de sa capuche. Ben pourquoi elle se cache comme ça ? Je plisse les yeux avant de hausser les épaules. J’attends qu’elle réponde à mes questions mais au lieu de ça elle me tire le bras. Je me stoppe, clignant plusieurs fois des paupières l’air ahuri. Je reste silencieux et soupire. Ma main quitte mon jean pour venir frotter mon visage. J’ai vraiment une mine si pitoyable pour qu’elle me dise ça ? Sûrement. Je hausse les épaules, j’ai la tronche d’un enfant prit la main dans le sac entrain de faire une bêtise. Je tire sur la cigarette. Elle doit croire que Jane est morte. Je souris, un sourire large, je ris presque. Un rire jaune.

« T’inquiète pas Jane va très bien. C’est pas comme si elle avait foutu l’camp avec mon connard de frère et qu’elle avait demandé l’divorce pendant que j’étais dans l’coma. » je soupire en recrachant la fumée.

Elle me lâche se recule, m’observe comme un oiseau rare. Je frotte l’arrière de mon crâne en restant silencieux. Elle ne va pas me regarder de travers qu’elle dit. Mh, ça serait bien la première tiens. Dans un sens, elle met le doigt où ça fait mal. Mais elle ne peut pas le savoir. Dans un sens j’aurais aimé boire à cause de cette arène de la mort. Je prends une grande inspiration. Je sais qu’elle va vouloir en savoir plus. Et quand j’y pense, elle est l’une des rares personnes à se soucier de ce qui m’arrive depuis un long moment. Je la regarde, la dévisage sous sa capuche. Et à elle alors, qu’a-t-il pu lui arriver ? Elle me conseille de ne pas traîner là, je lui emboîte le pas. Elle m’avoue que maintenant elle est le danger. Je cogite. Qui aurait cru que la Joan que je connaissais, la femme au foyer, la mère de famille fragile viendrait un jour me sauver la mise dans un quartier aussi pourri ?

« J’suis pas si ravagé qu’ça. Puis c’est ces cons qui cherchent la merde. Attends, moi je veux juste me détendre tu vois, oublier toute ces conneries qui nous entourent. Comme si on avait pas assez de problèmes comme ça ils nous foutent dans des arènes. » je passe du coq à l'âne.

Je grogne pendant qu’un frisson d’horreur me parcours. Je ferme un instant les yeux, chassant l’image de l’eau qui grimpe de mon esprit. Mon cœur s’accélère. La panique peut se lire à travers mes iris lorsque mes paupières se relèvent. C’est là que Joan me claque la tête. Un « Hey ! » grognon m’échappe tandis qu’elle me demande où je vis et me réclame à demi-mot ma foutue histoire. Je continue d’avancer en tirant sur ma cigarette. Après tout Joan aussi est une mère de famille, elle n’a pas dû avoir une vie facile. Et puis comme ça, la mémoire d’Emma est en quelque sorte ravivée.

« Ok, j’habite vers le Vieux Carré, l’quartier des frenchies. »

Je jette mon mégot par terre et l’écrase avant de fourrer mes mains dans mes poches. Par où commencer ? Je continue de marcher, quelques silhouettes se distinguent au fond des ruelles. Là où les échanges tardifs sont les plus abondants. Entre drogue, sexe et alcool, c’est vrai que les bas-fonds de la Nouvelle-Orléans donneraient presque envie de vomir. Pourtant aujourd’hui ils sont devenus un refuge pour ma part d’ombre. Je tourne légèrement la tête vers Joan.

« Ecoute tu sais Joan, on était heureux. Tout allait bien. Puis un jour tout a basculé. On se rend pas compte à quel point notre vie peut changer en un rien d’temps. C’était à Noël, en 2011. On était allés au centre commercial puis Emma voulait absolument prendre une photo avec Santa Claus. Mais Jane et moi on était pressés, on a pas voulu putain. Emma nous a filé entre les doigts puis on a rien pu faire. Les flics ont débarqué mais ils l’ont jamais retrouvée. »

Je suis amer. Je suis perdu, je suis désemparé en repensant à ma petite tête brune qui boude. Même si aujourd’hui je veux encore croire qu’Emma est vivante, je sais que cela frôle la démence. Ca fait 5 ans. Avec l’apocalypse et tout ce merdier, qui sait ce qu’il est advenu de ma petite fille. Je passe une main une contre ma mâchoire, j’ose à peine croiser le regard de celle qui marche à côté de moi.

« Tu sais après y’a eu ces trucs bizarres, l’apocalypse, la fin du monde bref. On s’est perdu de vue toi et moi. J’ai noyé mon chagrin dans l’alcool. Jane me déteste. Mon frère n’a pas voulu m’aider. Puis un jour j’ai fait l’con. J’ai conduis bourré, notre voiture est tombée à la flotte. J’ai sorti Jane de là et moi j’ai sombré dans le coma. Deux ans. Quand j’me suis réveillé Jane avait obtenu le divorce. Et moi j’étais qu’un pauvre type seul qui a peur de l’eau. »

Je soupire, regarde Joan mais détourne la tête vers la route. Et voilà, c’est le résumé de ma triste vie. Peut-être qu’elle a raison dans le fond. Peut-être que je ne suis qu’un ravagé. J’aurais pu m’en remettre, reprendre ma vie en main. Mais le monde s’est effondré. Je gère déjà ma situation actuelle. J’ai un boulot, j’essaie de me faire discret, de survivre malgré tout, tout en ne perdant pas mon objectif de vue. Mais c’est dur, le passé pèse lourd, trop lourd pour que ce soit supportable. J’en deviendrais dingue sans l’alcool. Et même si ça me pourri la santé, pour l’instant, c’est la seule chose qui me soulage. Un pansement sur une plaie béante. Finalement, à demi-mot je murmure. « Et ta famille alors ? Dis moi que tu as des bonnes nouvelles. S’il-te-plait. » je supplie presque. Il faut bien que l’un de nous d’eux s’en soit sorti.  



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MessageSujet: Re: « Where the past comes back to life » Joan   Mar 28 Fév - 0:10

Les décalages temporels se manifestent à chaque minute un peu plus. Les différences sautent aux yeux et parfois, à la gorge. Terrifiant d’appartenir à cette enveloppe mais plus à sa propre vie. Des existences foncièrement antinomiques qui ne se ressemblent et ne s’assemblent plus correctement. Le passé ne s’accorde pas au présent d’une façon si brutale que leur manière de communiquer s’est totalement métamorphosée. Des étrangers s’appliquant à réveiller une vieille familiarité. Dans cette absence de cohérence, ils retrouvent ainsi leur chemin, se construisent un entre-deux troublant, entre les souvenirs et les changements. La réaction de son interlocuteur, de ce fait, elle ne peut totalement l’interpréter. Son hilarité sonne creux. Nerveux et ironique, son rire apporte un relief dramatique à ses futures confessions. La milicienne a le loisir d’en déduire le pire. Elle n’ose même plus froisser leur air de nouvelles interrogations, suspendue à ses lèvres qu’il ne tarde pas à délier. Les paroles s’enchainent, érigent davantage de confusion sur les traits de la brune. Les trous évidents dans le récit la laissent perplexe et interdite. Toujours muette, elle continue de mener la marche, d’ajuster la trajectoire une fois l’information délivrée. Du même quartier qu’elle donc, aucun détour en vue. La sorcière l’écoute ainsi déballer son histoire sans perdre de vue la route, sans jamais oublier les dangers les guettant dans l’ombre. Son attention dévie de son compagnon d’infortune à quelques reprises. L'idée d'être rattrapée ou bousculée en présence de l'ivrogne n'a rien de réjouissante. Ca ne l'empêche pas cependant de ralentir l’allure le temps de la narration. Elle finit même par stopper net, à nouveau, leur progression en oubliant subitement ses premières préoccupations. L'effroi l'enserre face au tableau qu'il lui a dépeint.

Incapable de savoir exactement comment réagir, elle s’applique seulement à fixer ses yeux dans les siens, à demeurer figée sur sa parcelle de bitume. Assimiler ces myriades d’informations  lui donnent mal au crâne. Emma enlevée, l’attente, l’incertitude, l’accident, le coma et puis, le divorce, la trahison. Bien plus atteinte qu’elle ne veut l’admettre par le destin tragique de son ami, la réincarnée se réfugie quelques instants dans sa mémoire en quête du meilleur pour digérer le pire. Comportement stupide et inutile. Aucun réconfort dans les réminiscences. Juste un peu plus de douleur. Même sa fille à lui n’est plus là. Même leur couple n’a pas pu tenir la distance. Son regard fuit celui de son acolyte. Pudique, elle tente de camoufler l’émotion qu’il vient de susciter mais qui se manifeste dans chacune de ses sonorités. « Merde, je suis désolée Jacks’. La vie est une vraie chienne. Putain, sérieux. Je sais pas quoi te sortir là. J’arrive pas à piger comment vous avez pu avoir toute cette merde sur la gueule. Puis pour Jane, le frangin, c’est pas cool, putain. J’aurais jamais cru que… Enfin je sais pas, tu méritais pas ça, bordel. Ce coup de pute après avoir perdu deux ans de ta vie...  » Ses dernières parole sont murmurées et déjà emportées par le vent. Jackson et Jane, finalement, c’était une certitude dans un monde rongé par l’inconstance. L’apocalypse ne remet même pas en cause la course de leur existence. Aucune valeur à l’éternité. Aucune stabilité, seulement un chaos sans nom. Le défaitisme de la furie prend racine dans les récents événements. Affaiblie par l’arène et son lot de démons fraîchement restaurés, elle ne parvient plus à trouver de sens aux situations. Peut-être qu’il y en a jamais eu et d’ordinaire, ça ne la dérange pas à vrai dire. Se secouant comme elle peut, elle témoigne néanmoins tacitement un peu de soutien au divorcé, déposant sa main sur l’épaule de ce dernier, la serrant un bref instant avant de reprendre leur marche sans ajouter un mot.

Toujours troublée, la peacekeeper médite sur ses propres réponses. Elle ne se sent pas de le faucher un peu plus de sa propre réalité alors elle fait comme elle peut, élude pour le bien de son comparse. « Tu l’as dit toi-même, vieux. La fin du monde a foutu le bordel dans nos vies. Le seul truc cool que je peux t’annoncer, c’est que j’ai rayé l’autre connard de mon existence pour de bon. La mauvaise, c’est qu’il a peut-être pas encore crevé. » Un ricanement lui échappe, sinistre. Elle se tait à nouveau. L’idée qu’Isaac continue de respirer lui est difficile depuis qu'Ezekiel s'est mêlé au conflit. Elle aurait pu le retrouver, l’achever mais la vérité, cette maudite vérité qui la dégoutte au plus haut point, c’est qu’elle est terrorisée à l’idée de lui faire à nouveau face. Terrorisée par ses propres comportements principalement. De retrouver sur ses traits, ceux de sa fille sur son visage et ne pas réussir à agir comme il le faudrait. Elle ne veut pas s’infliger ça. Il reste le père de sa gosse décédée et elle préférerait l'oublier. « Tu sais, ce monde de merde, il est pas fait pour des gamins comme les nôtres de toute manière. Y reste plus rien de vraiment tripant, rien de vraiment sain pour un gosse. » s’entend-elle déclarer d’une voix quelque peu instable. Réalise qu’il n’a jamais eu de finalité, lui.  « Enfin je sais pas où est ta môme du coup , on sait pas après tout si enfin, tu vois… Vous avez eu une piste à l'époque au moins ou… ? » Indiscret et surtout effrontément blessant. Pourquoi remuer le pire maintenant. «  Laisse tomber. Je raconte de la merde. » Elle n’ose pas imaginer ce que ça a dû être pour eux, de perdurer dans l’expectative de la retrouver. De ne pas savoir ce qui lui était arrivé.

Sa compassion lui fait revoir son attitude antérieure, sa désertion. Les mots suivants s’extirpent ainsi sans effort de son larynx. « Au fait, je t’ai jamais remercié. Je sais que tu t’inquiétais pour ma gueule à l’époque, t’as toujours été un chic type. Et t’avais raison hein. J’étais qu’une putain de conne faible et lâche. T’avais vu clair, pour ça que je me suis tirée de vos vies. C’était pas très réglo. Je suis désolée. » De ne pas avoir été là quand ils en ont eu besoin. Partager quelques moments privilégiées avec ce couple d’amis l’a sûrement aidée bien plus qu’elle ne peut l’imaginer. Elle qui n’avait que son mari dans sa vie. « Et pour l’arène… » Mais son timbre se brise. Toujours bien incapable d'aborder le sujet. Elle inspire pesamment et attend de recomposer un peu de son assurance en continuant vigoureusement sa course à travers les rues de la Nouvelle-Orléans.


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MessageSujet: Re: « Where the past comes back to life » Joan   Mar 7 Mar - 11:25

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A mesure que je parle, je crois distinguer dans son regard une émotion que je ne saurais déterminer. De la compassion, peut-être. De la tristesse mêlée à de la surprise.  Qui sait ? L’alcool m’embrume toujours l’esprit. Son regard dans le mien me pique presque. Voilà pourquoi je détourne la tête. Incapable d’assumer la réaction de mon amie. Incapable d’accepter ce que je viens de dire. Après tout on dirait le récit d’un cauchemar. Pourtant c’est celui de ma vie. Une vie qui avait bien commencé pour finir ici, dans ce quartier pourri complètement ivre. Je dois faire preuve de concentration pour ne pas m’abandonner aux divagations de l’alcool. Pour ne pas m’abandonner à la tristesse qui me chatouille la gorge. Et puis au bout d’un moment quand même, je me décide à revenir mêler mon regard au sien. Joan dit qu’elle est désolée mais elle n’y est pour rien. Le destin est le seul responsable de cette tragédie. Je hausse les épaules comme un enfant.

« J’aurais jamais cru non plus mais la vie est une garce faut croire. Une sacrée garce ouais. » je hoche la tête. Un peu trop vivement pour que ça paraisse naturel.

Je suis en piteux état. Mais je n’ai pas envie de me reprendre, pas maintenant, pas après avoir évoqué ces souvenirs. Je regarde Joan, la détaille. Elle a l’air de réfléchir. Je suis curieux de savoir ce qui a pu lui arriver à elle. J’espère de toutes mes forces que ce qu’elle aura à me dire m’égaillera un peu. Et enfin voici une bonne nouvelle. Par l’autre connard, je devine facilement que mon amie désigne son mari. Cet homme –si on peut dire qu’il était un homme- qui, je l’ai toujours su, ne devait pas être tendre avec elle. Je lève une seconde les yeux au ciel. Finalement peut-être qu’un vieux barbu nous observe et qu’il ne fait pas toujours de la merde. En reportant mon attention sur Joan, je grimace. Pas sûr qu’il soit mort donc. « Si cette raclûre t’approche on se chargera d’lui. » chose que j’aurais dû, que j’aurais pu faire dans le temps. Hélas l’occasion ne s’est jamais présentée. La suite me laisse pensif. Joan approuve, ce monde est pourri. Ce monde n’est pas fait pour des gosses comme les nôtres. Je comprends malgré l’ivresse que Jill n’a pas survécu aux épreuves de ces dernières années. Je me sens mal, j’ai presque envie de vomir. Y’a plus rien qui vaut la peine alors… Les questions de Joan me ramènent au présent, puis finalement elle s’excuse. « On a rien su. Ils ont jamais rien trouvé alors bon. Même si Jane et moi on s’aimait on a pas tenu l’choc, j’sais pas tu sais la tristesse.» je passe une main contre ma nuque. Et ouais, un gâchis. Un malade qui emporte ma fille, Dieu seul sait ce qui est arrivé à mon ange. Moi je préfère être lâche et ne pas penser au pire. C’est plus facile. C’est ce que je pense en tout cas.

La conversation se poursuit. Dans cette rue glauque éclairée à la lumière jaunasse des lampadaires, deux amis se retrouvent. Deux amis se confient et rattrapent le temps perdu. Joan avoue enfin. Ni Jane ni moi n’avions été dupés par ses sourires forcés à l’époque. Mais tant qu’elle n’avait jamais voulu avouer… Et puis finalement elle avait disparu. Aujourd’hui je comprends pourquoi. Je pince mes lèvres, ce connard. Dieu seul sait ce qu’il aurait fait à leur petite fille. Pauvre gamine, pauvre Joan… Je serre les poings. Pourquoi ? La pauvre semble bouleversée. « C’est ok Joan. C’est l’passé. Ca sert à rien de s’en vouloir. » même si ce passé avait un goût amer, il fallait l’encaisser car rien ne pourrait jamais changé.  Et finalement, sa dernière remarque me fait devenir blafard. L’arène. Mon dieu. L’enfer sur terre. Je me revois dans ce trou avec l’eau déboulant en cascade. Je profite du fait que Joan fasse une pause pour fermer un instant les yeux. Mon cœur bat. Je repense à l’accident, à l’eau qui s’engorge dans mes poumons. Paniqué je rouvre les yeux. Ok c’est bon, tout va bien, pas d’eau à signaler avant des kilomètres. La face déconfite de mon amie me calme. Je pose une main sur son épaule et la presse affectueusement.

« Oh c’est bon, tire pas cette tronche alors. Elle est où la guerrière qu’était là y’a deux secondes ? Faut s’reprendre Joan. On est là maintenant. J’sais pas trop pourquoi mais on est bien en vie. Alors va falloir en faire quelque chose hein. Fais pas cette tête.» je souris.

Vu son caractère, je sais pas trop si j’ai bien fait de la secouer. Mais merde. Elle m’a parut si mal. Sûrement que Jill n’aurait pas aimé voir sa mère dans un tel état. Et puis elle avait survécu à tellement de chose. « Cette arène c’était un sale coup, seulement un d’plus. Ca rend plus fort. » j’essaie de me convaincre, moi l’homme qui me réfugie dans l’alcool pour fuir la réalité. Assez ironique que je donne des conseils du genre quand j’y pense.




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MessageSujet: Re: « Where the past comes back to life » Joan   Lun 13 Mar - 1:59

Il y a bien des choses que Joan n’a jamais comprises. Des concepts trop abstraits pour son esprit bien trop pragmatique. Ainsi l’étendue de la compassion de Jackson la désarçonne, le souhait qu’il émet en s’incluant dans une vendetta insensée, la rend perplexe. D’un regard bienveillant, la sorcière le détaille. Imaginer cet homme en tant qu’assaillant, l’amuse bien malgré elle mais elle retient les moqueries qui se pressent déjà contre sa bouche serrée. Après tout, avant de rejoindre la milice, elle-même ne payait pas de mine avec son apparence chétive et sa peur maladive de toute forme de danger.  Dans tous les cas, elle ne le mêlerait jamais à ses histoires. Et elle doute pouvoir un jour assouvir son besoin de vengeance. N’est même pas certaine de le vouloir d’une certaine façon. Qu’il en crève de vivre seul, nourri par leurs absences, rongé par l’incertitude. Il ne sait pas ce qu’il s’est passé. Peut-être qu’il s’en fiche. La divorcée s’égare sur un thème nocif qui réveille des parts d’elle qu’elle s’oblige à étouffer pour préserver autant sa santé mentale que sa volonté d’acier. Pas de retour en arrière, pas de pensées à dédier à ce dégénéré. Ses promesses. D’un haussement d’épaules, elle se contente d’acquiescer au discours de son ami. Si Isaac doit, par malheur, revenir la hanter, elle se chargera de son cas toute seule. Pas négociable. Même si la loyauté du trentenaire la touche plus qu’elle ne le montrera jamais, elle compte régler ses problèmes toute seule, sans aucune aide. Les pas se succèdent accompagnés de cette tacite reconnaissance, de cette confusion que le passé ramène inéluctablement. Les informations qu’il reste à digérer et ces interrogations par millier. Des réponses qui se sont évanouies dans l’incohérence d’un monde défiguré. La nuit s’allonge, grignote les carcasses et les prunelles ternies. La fatigue s’éprend du corps de la milicienne. Physiquement éreintée, psychologiquement instable. Il suffit parfois d’un mot, d’un son, d’un geste pour que les réalités passées reviennent la torturer.

Son humeur maussade ne passe ainsi pas inaperçue. Elle est dénichée par son acolyte à la suite. La paume du brun la tire de son égarement mental, la ramène à ce présent étrange où tout est familier mais où rien ne se ressemble. Les paroles encourageantes de l’ingénieur trouvent une place totalement inadéquate dans l’esprit farouchement indépendant de la réincarnée. Comme si les changements n’avaient pas eu lieu. Comme si elle ne pouvait pas juste une seconde, s’écarter de son chemin. Comme si elle n’était vouée qu’à faire preuve de courage. C’est son désir. Mais elle ne parvient pas à le combler en ce moment. A l’impression de bafouer ses victoires en réagissant avec si peu d’aplomb. Jackson vient inconsciemment de lui renvoyer à la figure ce qu’elle craint, ce qu’elle ne supporte pas. L'image qu’elle renvoie. « Ça va, la ramène pas, le poivrot. Je tire la gueule que je veux aussi. Tu vas me dire de sourire peut-être tant qu’on y est ? Parce que les gonzesses ont pas le droit de pas sourire ? Sois belle et ferme ta gueule, c’est ça ? » Grogne-t-elle ainsi injustement, piquée à vif par sa remarque. L’orgueil fragilisé par l’humiliation répétée dans l’arène, par les conséquences, par ses actes passés.

Elle se dégage ainsi rageusement de la prise de son allié pour reprendre la marche plus vivement. « Je sais bien tout ça. » Elle l’articule à toute vitesse, cale ses mains au fond de ses poches, se redresse pour adopter une attitude plus assurée. Provoquer par les propos adverses, elle se surprend à regarder ses démons dans les yeux, à les tutoyer le temps que dure sa bravoure retrouvée. « C’était quand même une belle merde. J’ai rien pigé à ce qui t’est arrivé. J’étais en plein sale trip quand t’as canné en jeu. J’ai même pas vu ce qui t’a eu. » Tout s’est passé trop vite. Declan l’a emportée quand elle pensait fixer Isaac. La bile remonte son œsophage. Ses pires cauchemars matérialisés avec tellement de justesse. Le timbre un peu moins emporté mais atrocement résigné, elle énonce ses vérités. « Mais ouais, ça changera rien à la vie. La merde avant, la merde maintenant et après, sans doute. Se battre ou crever, c’est à ça que ça se résume. » Et ça, bien avant, l’apocalypse déjà.

D’un coup d’œil dans sa direction, elle l’avise avec beaucoup de perplexité. « Plus fort, hein ? Pour ça que t’as la gueule à l’envers… » Un soupir. Se défouler sur cet homme ne l’aidera pas à dépasser les nouvelles séquelles. Incertaine quant à la solution à ce problème, elle peut au moins reconnaître l’évidence. « T’es humain après, on fait ce qu’on peut quoi. » Le regard se perd dans le vague quand les odeurs la rattrapent.  « Tu bois souvent comme ça ? Tu risques vraiment les emmerdes si tu continues à faire ça. La milice, elle rigole pas. » Elle en sait quelque chose. Ses poumons se gonflent d’air à plusieurs reprises avant qu’elle ne s’arrête dans une des rues du quartier français. Elle ne le connait que trop bien mais se doit de le laisser mener la marche cette fois-ci. Ignorant totalement la direction à emprunter pour trouver son logement, songeant déjà plutôt à son oreiller et à la brave bête qui l’attendent patiemment. Un maigre réconfort qui lui permet pourtant de garder le nord.

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Dernière édition par Joan C. Valentine le Lun 20 Mar - 1:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Where the past comes back to life » Joan   Jeu 16 Mar - 12:22

Where the past comes back to life
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Les femmes sont des êtres bien complexes. Ca ne va jamais comme elles veulent, elles trouvent toujours quelque chose à redire. Encore plus lorsqu’on essaie d’être gentil et de faire preuve de compassion. Et ce n’est plus Joan qui me parle mais un dragon qui me crache des flammes à la figure. Qui me carbonise. Pour toute réponse je me contente de rire. Oui je ris. Je ne me vexe pas, elle me traite de poivrot, ah, première nouvelle comme si j’ignorais que j’étais alcoolique. Mais qu’est-ce qui lui prend, elle est vexée comme un poux. « Mais d’où tu sors de telles conneries ? J’ai jamais dit ça, ça c’est toi qui le dit. C’est ce que tu penses que les femmes devraient faire ? C’est con, parce que pas moi. J’essayais de te remonter l’moral pas besoin d’aboyer roh. » je hausse les épaules. Je trouve la situation plutôt loquace même si Joan s’éjecte de l’emprise de mon bras rageusement. Je comprends que ce qu’elle a vécu est particulièrement déconcertant, que son passé laisse des traces sur la femme qu’elle est maintenant. Mais pourquoi devrait-elle en avoir après la terre entière ? Ça me dépasse. Je secoue négativement la tête. Les femmes sont des êtres bien complexes.

La conversation se poursuit dans la rue sombre, j’imite Joan, fourrant une main dans l’une des poches de mon jean, l’autre tient toujours ma veste par-dessus mon épaule. Le sujet de l’arène me glace le sang. Ma mort fictive aurait pu ne pas l’être. Peut-être que cette illusion était prémonitoire qui sait ? Je soupire, hausse les épaules et laisse mon regard s’égarer sur le jeune femme.

« Ils m’ont fait croire que Jane était là. M’balançant que j’étais un mauvais mari, un mauvais père, que mon frère était mieux. Fin’, des choses pas surprenantes dans l’fond. Puis ils ont fait apparaître mon frangin je serre les poings, le simple fait de penser à Logan me donne envie de vomir j’sais plus trop ce qu’il m’a dit puis j’me suis mangé des coups de couteaux, des trucs sympas quoi. » je frissonne.

Si l’alcool m’aide à délier ma langue, mon esprit me rappelle que tout ceci reste difficile à encaisser. Depuis je me pose mille questions. Parce que je sais que dans le fond, c’est ce que Jane doit réellement penser de moi, et ça m’arrache la tronche ouais. Je n’ose pas questionner Joan sur sa propre fin dans l’arène, des fois qu’elle se vexerait de nouveau et me jetterait contre un mur en me balançant que ça ne me regarde pas. Je souris en coin. Dans le fond je sais qu’elle n’est pas méchante, dans le monde dans lequel on évolue, c’est normal que chacun s’adapte comme il peut. D’ailleurs alors qu’on arrive aux abords du quartier français, Joan me tanne avec l’alcool. Je roule des yeux, me contentant d’éviter son regard avec soin. Je sais que je risque les emmerdes. Dans le fond je crois que j’attends que ça. Des fois je sais plus trop où j’en suis, c’est plus facile d’emprunter le chemin de la facilité plutôt que de faire fasse à une réalité bien trop douloureuse.

« Ouais j’sais que j’prends des risques. Je crois qu’au final j’men fous de ce qui pourrait arriver. J’fais genre, j’essaie de me dire qu’Emma doit être quelque part mais dans l’fond j’y crois plus depuis longtemps. Et j’sais plus si la vie, fin cette vie j’veux dire, vaut l’coup tu vois ? Alors j’bois pour moins m’prendre la tête. » je hausse les épaules.

Nous arrivons officiellement dans le Vieux carré, le quartier français. Je prends les commandes, on est plus très loin maintenant. On s’éloigne des quartiers crasseux et infréquentables. Ca fait des lustres que je n’ai pas dit le fond de ma pensée à quelqu’un. Jusqu’à ce soir, jusqu’à ce que le destin me jette sur le chemin de Joan. Joan à qui je lance finalement un regard. « J’ai pas dit que ces épreuves m’avait rendu plus fort. J’ai dit que ça rendait plus fort, c’est le seul bénéfice que j’accorde à ces conneries. Mais j’ai plus la force pour ces trucs. Mais toi j’sens que tu l’as, alors c’est déjà ça non ? Tu t’en sortiras. Regarde tu t’en es déjà sortie. » un sourire bienveillant courbe mes lèvres. Peut-être que mes dires réveilleront encore le dragon. Peut-être qu’elle se rendra compte que ce que je dis est sincère. Ou peut-être les deux. Notre marche s’achève bientôt, mon immeuble se dessine à la lumière des lampadaires au bout de la rue. « J’habite là-bas. » dis-je en pointant l’édifice du doigt. Notre errance nocturne n’aura pas été dénuée d’interet, et dans un sens, malgré l’ivresse, ça fait du bien.


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MessageSujet: Re: « Where the past comes back to life » Joan   Mer 29 Mar - 11:58

Une fracture dans le discours, nette et brutale. Elle sectionne toute la plaidoirie antérieure du brun, donne du relief à cette perdition quasiment absolue. Quelque chose qui s’enfuit du regard, s’extirpe de la carcasse. L’esprit de Jackson semble s’exiler ailleurs. Un voyage qu’il entreprend seul et il en informe son interlocutrice avec peu de subtilité. Dans les yeux du père en ruine, la douleur a construit ses galeries. Un terrier qui ronge la rétine, un réseau qui s’étend à tout l’organisme. Cette mélancolie projette une scène inattendue dans la tête de la brune. Cette envie de ne plus rien comprendre, de s’endormir, d’oublier et chaque inspiration devenant insupportable. Main invisible qui agrippe la poitrine pour gratter les parois, pour trainer le corps au sol. La vie rendue impensable. Son discours et ses traits se confondent à la mémoire, le spectre de cette nuit atroce, des jours qui ont suivi. Une alerte ou plutôt une angoisse. La loyauté, c’est tout ce qu’il reste de l’ancienne Joan. Et cela suffit pour insérer un peu de terreur dans son enveloppe. Ses doigts se contractent autour du bras du trentenaire tandis qu’elle fixe ses prunelles dans les siennes fermement. La destination atteinte, leurs chemins vont à nouveau se séparer et cette fois, elle ne veut pas tout faire de travers. Peu de gens méritent sa sympathie. Mais lui, il la possède depuis trop longtemps pour qu’elle se permette subitement de l’ignorer. Surtout maintenant, alors qu’il semble sombrer dans un gouffre. Une chute relativement lente semble-t-il, ponctuée par plusieurs événements. C’est à peine si elle a réussi à saisir toute la portée des données qu’il lui a confiée de façon chaotique. Reconstituer le tableau ne lui parait pas aisé mais les mots-clés se suffisent de toute manière.  La peine arque les sourcils de la sorcière tandis que sa paume remonte jusqu’à l’épaule de son acolyte. « T’es pas seul, pigé ? »  Un souffle. Inutile sans doute.

La divorcée respire comme elle peut, habitée par une étrange sensation. Une vieille intuition, un sale pressentiment qu’elle tente de mettre sur le compte des arènes et de sa paranoïa exacerbée. « C’est normal de pas toujours avoir la force, hein. T’as le droit de lâcher prise par moment, Jacks’. De chercher ta putain de vérité au fond d’une bouteille, y a personne qui peut te juger pour ça. T’as pas à te convaincre d’être le salaud de l’histoire, tu les emmerdes tous les autres. Tu emmerdes le monde entier même et profond. Tu morfles assez tout seul pour avoir des branleurs sur le dos. » Tout ce qu’elle aurait aimé entendre après avoir brûlé le corps de sa fille. Après avoir agressé Isaac. Quand elle errait, tentait de gagner la Nouvelle-Orléans sans bagages et sans plus d’espoir. Son ton devient autoritaire subitement. Du plomb dans la cervelle, elle en aurait eu besoin. Lui aussi. « Et c’te vie, c’est la tienne. T’en as qu’une, fais pas le con avec, tu m’as comprise ? M’oblige pas à te foutre un coup de pied au cul, Montgomery. » Le visage mime la détermination. Pas d’attaches qu’elle se dit encore. Pourtant, elle ne se voit pas le planter là sans plus d’aide alors elle lui offre une issue à sa solitude comme elle peut. « Je sais bien que je suis la dernière chieuse qu’on voudrait avoir dans ses potes mais j’habite deux rues plus loin. Je suis pas difficile à dénicher. Ramène juste pas ta gueule en pleine nuit. » Sait-on jamais. Les soulards ont l’art de se planter devant sa porte à des heures innommables. Juste un à vrai dire. Anecdote qui lui arrache une demi-grimace, un demi-sourire. Sa paume toujours repliée sur la carrure, tapote affectueusement la joue de l’ingénieur. « Va pioncer et arrête de penser de la merde. Puis, trouve-toi une meuf, envoie-toi en l’air, je sais pas. Ça te fera plus de bien que de te foutre minable. » Conseil balancé gratuitement pour tenter de désamorcer la tension. Elle perdure cependant. Au point que la milicienne hésite un instant à l’étreindre, à le convaincre un peu plus de ne pas céder à ses pensées morbides. Elle n’en fait rien néanmoins.  

Sa main retombe contre son flanc. Quelques secondes défilent dans l’incertitude grandissante. Finalement, elle ne voit pas quoi ajouter d’autre alors elle recule en articulant ses dernières paroles. « Fais gaffe à tes miches. » Un geste de la main pour le saluer et elle tourne les talons, l’appréhension au ventre. Quelque part, au fond d’elle, quelque chose lui crie qu’il ne va pas réussir à tenir la distance. Voix que sa rationalité étouffe. Comme une prophétie qui ne demande qu’à s’accomplir pourtant, le malaise se maintient toute la soirée durant. Même quand allongée dans ses draps, ses yeux demeurent ouverts. Survivre s’apparente parfois à l’agonie. Quand il ne s’agit ni d’une lutte, ni même d’un choix mais d’une obligation. Joan espère encore que Jackson ne soit pas de ceux-là.

- Sujet terminé -

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Myself was never enough for me
Look at what you've done. Stand still, falling away from me. When it takes so long. Fire's out, what do you want to be ? Now I'm holding on. Myself was never enough for me. Gotta be so strong.  ▬  I'll show you what it feels like, now I'm on the outside.
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