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 Bridge over troubled water. ft. Ange

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MessageSujet: Bridge over troubled water. ft. Ange    Jeu 19 Jan - 18:20


« Bridge over troubled water»



Séléné M. Basile & Ange E. Dalton
featuring

Depuis quelque temps, les nuits à la Nouvelle-Orléans s’étaient totalement distortionnées. L’air se rafraîchissait après une longue et lourde journée de chaleur et de soleil plombant. La peau qui avait été maltraitée par ce traitement se calmait enfin un peu sous ce repos bien mérité. Il était possible de sentir une sueur froide, parfois bienvenue, parfois torturante, alors que l’air salin devenait plus doux, savoureux. Les bruits de la tourmente de la ville devenaient de plus en plus bas, jusqu’à devenir un bruissement poli, ou peut-être était-ce notre oreille qui s’habituait un peu trop aux bruits constants qu’elle produisait.
Les citoyens semblaient eux aussi se calmer, retourner chez eux tranquillement, ou profité d’un bon repas en compagnie d’amis ou de collègues bien bavards. Pourtant, ont ne c’était jamais autant trompé sur la situation exacte de la Nouvelle-Orléans. Depuis la prohibition et le renforcement du gouvernement, le mal sembla devenir de plus en plus oppressant au cœur de la ville. Ce calme apparent n’était qu’une façade permettant aux vices de devenir reines dans la noirceur. L’interdit avait exacerbé les sens des citoyens. Le plus doux des agneaux pouvait devenir un loup vorace.  
Cette toute nouvelle réalité ne faisait pas peur à Séléné, peut-être parce qu’elle n’arrivait pas à en ressentir toute l’ampleur depuis sa sortie de prison.

Elle avançait lentement dans la rue, le regard rivé au sol, tout à fait perdu dans ses pensées. Les courants d’air salins venaient lui chatouiller le visage, caresser ses cheveux sans qu’elle ne semble réagir. Elle portait une jupe et un haut à bretelle noir, couvert de saleté. Elle était passée rapidement par son appartement pour y voir que plus personne ne l’habitait, que les membres de son groupe, ses amis, l’avaient quitté suite aux événements. Il ne lui était donc plus possible d’y vivre. Bientôt, le manque d’argent se ferait sentir trop lourdement pour pouvoir s’occuper seule d’un tel logement. Elle avait donc rapidement rassemblé ces quelques possessions dans un sac avant de quitter ce lieu qui accompagnait tant de souvenirs.  
Beaucoup de choses s’étaient produites dans sa vie depuis quelque temps. Sa si fière témérité en avait pris un sacré coup. Elle avait, une fois de plus, agi sans réfléchir, sans savoir ou cela allait la mener. Par simple coup de tête, elle avait eu envie de se rebeller contre le gouvernement et l’avait regretté.
Le corps de la métamorphe sembla prendre vie. Une voiture arriva brusquement vers elle, les phares allumés à plein régime, fonçant sur la route à une vitesse malsaine. Le corps de Séléné se crispa, se brusqua sous cette violente lumière, sous le bruit du moteur déchirant ses oreilles. Elle fit un pas de côté, ses grands yeux fixant la voiture, comme pour s’assurer qu’elle ne serait pas attaquée. La peur pouvait se lire dans chacunes des pores de sa peau. La voiture passa près d’elle sans qu’aucun geste ne soit exécuté envers elle. Elle posa une main sur sa poitrine, tentant de calmer son souffle affolé. Elle regarda autour d’elle cherchant un lieu un peu plus tranquille pour pouvoir y calmer son esprit. Elle se faufila dans la ruelle la plus proche, collant son dos contre l’un des murs. Ce geste la fit grimacé de douleur sous les plaies encore fraîches de son dos. Néamoins, elle garda sa position, ferma les yeux et tenta de vider son esprit.
La chouette avait l’impression de ne plus être la même personne depuis sa petite visite forcée dans les appartements du gouvernement. Une manière polie de dire les prisons délabrées et glauques de la ville. Son esprit s’était égaré, alors que son petit corps tremblait au fond de sa cellule, vivant un sevrage violent de tout ce qu’elle avait consommé depuis quelque temps. En plus de cela, plusieurs personnes se donnaient le relais pour lui rendre visite dans son petit terrier, cherchant à lui soutirer des informations sur les rébellions précédentes et à venir. Séléné avait beau leurs répétés qu’elle n’était pas une rebelle et qu’elles ne les connaissaient pas, cela ne les empêcha pas de lever la main sur elle. À plusieurs reprises. De différentes façons. De plus en plus violemment. Elle frissonna et ouvrit de nouveau les yeux, regardant le fond de la ruelle, à la recherche de quelque chose sur lequel encré son regard, focalisé sa penser pour ne pas trop sombré dans les mauvais souvenirs.
C’est à ce moment que son regard capta un mouvement à quelques pas d’elle. Un homme approcha lentement d’elle, un sourire aux lèvres. Elle n’était pas dupe et son instinct animal lui indiqua qu’il était en chasse. Elle n’écouta pas ce qu’il avait à lui dire. Elle n’en avait pas envie, pas en ce moment. Elle n’avait pas envie d’être approché, pas comme ça. Elle se méfiait de tout. Si possible, elle était encore plus farouche. Un certain fragment de sa témérité sembla être encore en sa possession, lorsqu’elle roula des yeux en soupirant face à l’homme, avant de lentement ce décollé du mur et de lui tourné le dos pour quitté la ruelle qui ne lui était plus d’un réconfort. Pourtant, l’homme ne semblait pas l’entendre ainsi. La chouette sentie soudainement qu’ont lui agrippait le bras. Les doigts de l’homme étaient plantés dans sa chaire comme les griffes d’un félin vorace. Séléné perdit l’équilibre lorsqu’il la poussa, la dirigeant là où il le désirait. Elle poussa une plainte, son corps blessé ne pouvant supporter des mouvements aussi brusques que ce qui lui était imposé. « Lâchez-moi, vous me faites mal! » L’homme poussa un rire mauvais en entendant pour la première fois la voix de sa proie. « Tu daignes enfin t’adresser à moi! » Séléné senti encore son corps ce mouvoir sans son consentement. Elle se retrouva le visage et le torse plaqué contre le mur sur lequel elle avait trouvé refuge un peu plus tôt. Le corps de son bourreau se rapprocha du sien et un frisson d’horreur fit vibrer son corps en détresse. Elle n’avait pas la force de se défaire de sa prise. Elle était complètement affolée. À un autre moment que celui-ci, peut-être aurait-elle plus lui faire regretter son geste. Elle poussa un cri de fureur et malgré la douleur qui parcourait son corps, elle commença à s’agiter et se débattre. Elle sentit son souffle dans sa nuque. « Je préférais lorsque tu ne parlais pas finalement… » Sa tignasse emmêlée fut empoignée durement. On éloigna son visage du mur pour ensuite le lui fracasser sur sa paroi solide. Une sensation de brûlure se mit à chauffer le côté droit de son visage. La peau y avait été totalement écorchée. Ce n’était qu’une blessure superficielle, mais cela suffisait pour faire perlé le sang. Tout son visage du côté droit était couvert de ce masque de sang. Les souvenirs de son incarcération lui revinrent et elle sentit la panique s’emparer d’elle, la tétanisant de terreur.


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MessageSujet: Re: Bridge over troubled water. ft. Ange    Jeu 26 Jan - 19:22



 

 
Bridge over troubled water

 
“Don't bury me. Don't let me down.”


 
La ville n'avait plus de secret pour cette femme que j'étais devenue et je ne me gênais pas pour l'exploiter. Muette pour mieux me mouvoir dans l'ombre des immeubles décrépis, je camouflais ma nature, mon visage et surtout, ma présence. J'étais à la recherche d'une liberté que j'avais perdue, le jour où le peuple avait voté ma survie. Ce même peuple qui était incapable de se défendre et préférait subir le gouvernement... Je n'arrivais même plus à être reconnaissante. Surveiller, constamment reconnu et surtout, blessé dans l'âme, je me sentais étouffé. J'avais besoin d'un changement, aussi minime serait-il. Une seule légère brise plus rafraîchissante que la température trop humide de la Nouvelle-Orléans et je serais prête à la suivre jusqu'au bout du monde. Enfin… Pas réellement, trop de choses me liaient encore à cette ville et puis, il y avait notre planète dévasté par les créatures putride. Le sentiment restait le même. J'avais désespérément besoin, que ma vie soit renouvelée. Un nouveau départ, une nouvelle flamme qui pourrait me donner l'impression d'être plus qu'un instrument pour la survie de ma fille. J'avais besoin de vivre et arrêter de seulement survivre. Mais, c'était trop de demander et c'est ce qui guidait mon errance silencieuse. Je voulais marcher jusqu'à ce que la douleur de mes pieds bouscule mes pensées chaotiques.  Il n'y avait qu'un problème, la douleur n'existait pas en ce corps frigide.

La lassitude s'extirpa depuis ma bouche, en un soupir négligé, tandis que je continuais à me glisser telle l'ombre que je devenais. Je ne prenais pas la peine de regarder où je me rendais, conscience du risque que cela pouvait représenter. Est-ce que je finirais par regretter cette fausse insouciance? Sans doute, mais la prudence aussi m'avait emmené mon lot de malheur; Laissant les prémices d'une petite voix dans ma tête… Une petite voix qui commençait à s'agiter pour mieux me pousser à l'idiotie. Plus elle gagnait en force et plus je m'enfonçais. La dépression avait peut-être fini par trouver le chemin qui la menait à ma porte? Qui étais-je pour y avoir échappé aussi longtemps? « Lâchez-moi, vous me faites mal! » Une voix, une plainte, qui pour une fois ne venait pas de mon subconscient. Relevant subitement la tête, je cherchais du regard la propriétaire, ne voyant qu'une foule de personne qui n'avait rien de particulier. Aucune de celles qui parcouraient les rues ne pouvaient avoir parlé ainsi. Elles n'auraient pas stimulé mon ouïe presque animale. Pourquoi en étais-je certaine? L'instinct! Je le savais depuis mes tripes et ma tête n'en était pas le moins du monde concernée. À l'affut du moindre son, je restais immobile, les yeux mi-clos. Je voulais laisser la dominance à mes oreilles, je voulais retrouver cette voix. « Je préférais lorsque tu ne parlais pas finalement… » Un murmure lointain, dit avec une voix qui puait le vice et l'homme. Retroussant légèrement les lèvres, je tournais vers ma droite et traversait la rue sans même regarder. J'entendis quelqu'un qui me hurlait des mots d'insulte quand je le coupais sans prévenir, ni même lui lancer un regard d'excuse. Pourtant, je continuais comme s’il n’existait pas. Quelque chose dans cette voix…

Toujours camoufler sous une capuche en cuir, je laissais mes pas me mener dans une ruelle sombre et dont l'odeur aurait pu me forcer à fuir, si je n'avais pas entendu les bruits qui s'échappaient depuis ses profondeurs. Un gémissement et le rire gras d'un homme me fit frémir de haine. Puis, soudainement… l'odeur du sang me pris à la gorge et j'accélérais le rythme. Remerciant cette seconde peau, je distinguais rapidement les deux personnages de ce tableau macabre. La situation était plutôt claire et c'est ce qui me permit d'en saisir la laideur aussi rapidement. Replonger dans mon propre passé, rempli de sang et de pleure, je sentis le roulement d'une menace remonter le long de ma gorge. Attrapant, de ma seule main valide, le couteau camoufler dans ma botte, je ne laissais pas le temps à qui que ce soit de prendre en compte mon arrivée. Je me précipitais pour mieux déposer ma lame sur la gorge du porc qui sentait la sueur et qui n'avait même pas l'intelligence d'assurer ses arrières.  « Lâche là, sinon je t'arrache l'oreille avec mes dents. » Ma bouche se porte proche de cette partie du corps que je viens de menacer et je laisse ma langue frôler sa peau. Malgré le dégoût qu'il m'inspire, tout en appuyant assez fortement sur ma lame, pour que la peau tendre de son cou s'entaille. Sa prise se fait molle et je vois ses mains retomber le long de son corps, m'attirant un sourire sans aucun respect. « Je vais compter jusqu'à cinq et si tu n'es pas déjà parti, entraînant ta graisse puante de charogne au loin, à la seconde où j'aurai fini de compter… Je te prendrai en chasse et ferai de toi mon casse-croute. » Je laisse filer cette petite note différente qui parle d'elle-même, cette certitude que je ne suis pas qu'une femme, mais bien autre chose. Une menace certaine pour quelqu'un dont l'odeur me témoigne de sa simple humanité. « Un… » Je retirais ma lame de sur son cou et le regardais déguerpi, comme le lâche qu'il était. « DEUX. » Ajoutais-je en sachant pertinemment qu'il pouvait encore m'entendre. « Trois… » Je le vois tourner le coin de la ruelle et retrouver la sécurité de la foule. Tandis que ma louve hurle et grogne, elle veut lui donner la chasse, elle veut sentir ses crocs déchiqueter cette ordure. Mais… La course n'est plus une option. Plus depuis… Les derniers jeux.

Je tournais mes yeux vers la femme qui avait été agressée, rangeant mon arme par la même occasion. « Votre blessure n'est pas trop grave? » Je savais qu'une femme n'aurait pas pu deviner qu'elle saignait, mais si je pouvais sentir sur sa peau l'odeur différente qui faisait d'elle… Quelque chose d'autre qu'une humaine, elle pouvait certainement en faire autant pour moi.

love.disaster
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MessageSujet: Re: Bridge over troubled water. ft. Ange    Mar 7 Fév - 2:03


« Bridge over troubled water»



Séléné M. Basile & Ange E. Dalton
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Le souffle gras sur sa nuque faisait trembler de manière incontrôlable son corps maintenu par celui de son assaillant. La peau de son visage se situant sur la droite continuait à brûler au contact de la pierre. Elle n’était plus que douleur et frayeur, mais quelque chose en elle s’était brisé au contact violent de cet inconnu. L’esprit de Séléné c’était évadé. Elle n’arrivait plus à penser de manière cohérente. Plus rien du monde extérieur ne semblait l’atteindre, comme si elle avait trouvé refuge dans une tour d’ivoire, au fond de son cœur. Elle ne ressentait plus rien. La moiteur de l’homme parcourant son corps passait à peine à travers la barrière des sensations. Une véritable poupée de chiffon qui alors était sauvagement maîtrisé par un homme aux mauvaises intentions. À quoi bon se battre? Son corps avait lâché prise, laisser tombé une fois que son visage eu fracassé le mur. Ce fut comme si son âme fut tout à la fois écrasée, martelée puis déchirée en mille morceaux. Elle s’était transformée, en l’espace de quelques secondes, en docile petite chose. Cette métamorphose ne pouvait pas durer.

« Lâche là, sinon je t'arrache l'oreille avec mes dents. » Séléné senti le corps derrière ce tendre puis resserrer sa prise sur son corps. Une nouvelle voix qu’elle n’avait jusqu’alors jamais entendue. Quelqu’un venait de s’ajouter à l’équation? De l’électricité sembla ce chargé dans l’air. « Je vais compter jusqu'à cinq et si tu n'es pas déjà parti, entraînant ta graisse puante de charogne au loin, à la seconde où j'aurai fini de compter… Je te prendrai en chasse et ferai de toi mon casse-croute. » Il y avait quelque chose de singulier dans ses paroles, une animosité désinvolte, réconfortante, familière… Puis, elle sentit que son corps fut relâché, laissé à lui-même. Ce fut comme sortir la tête hors de l’eau après plusieurs minutes. Les bruits ambiants de la ville semblèrent revenir en force. Les odeurs frappèrent son odorat avec dureté. Elle posa le plat de ses mains sur le mur devant elle, tentant vainement de rester debout, mais son corps chavira et ses genoux vinrent embrasser le sol, tremblant sous l’impact. La tension était encore palpable dans son corps, une certaine complicité s’était immiscée entre chacun de ses muscles, ce perdant dans un embrassement enjôleur, évacuant des soupirs alors que le danger s’écartait enfin. À ce moment Séléné aurait dût reprendre vie, contrôle d’elle-même. Reprendre cette apparence de façade, faire face à son destin comme elle l’avait toujours fait. Pourtant, la chaleur dans ses poumons noyés de peurs et de colères ne pouvait lui permettre de respirer convenablement. La tension de ses muscles ne pouvait s’effacer aussi facilement. « Votre blessure n'est pas trop grave? » La femme et les mots doux ramènent la chouette à la réalité. Les petits rubis de sang sur le côté droit de son visage brûlent et sont visibles. En baissant les yeux, elle peut voir que le sang a lentement coulé, versant quelques gouttes sur le sol et ses genoux. Son œil droit papillonne plus rapidement que l’autre, cherchant à évacuer le sang qui pose un voile rouge sur sa vision. Une sourde vibration engourdit son corps. Elle semble enfin prendre conscience de ce qu’elle vient de vivre, de ce corps qui malmenait le sien, comme elle l’avait déjà tant vécu auparavant. Son souffle s’affole, elle cherche à remplir ses poumons brûlants, à ouvrir la bouche pour prononcer un mot, peut-être des remerciements pour celle qui l’a sauvé d’un nouveau viol. Pourtant, elle a beau tenter de faire élever sa voix, aucun son ne sort. La panique prend possession de ses veines. Elle prend une dernière grande inspiration, puis, sans pouvoir se retenir, un long cri lui brûle la gorge, envahissant la ruelle de son écho. Un cri de rage. Un cri de peine. Un cri de panique. Puis elle referme les lèvres sur cette gorge encore vibrante. Un léger sanglot s’étouffe, puis elle se laisse tomber sur les fesses, à bout de souffle. Une sueur froide parcourt son corps, elle ramène ses bras autour d’elle-même, pour se rassurer, parce que pour la première fois elle ne se sent plus en sécurité dans son propre corps. Pour la première fois, elle réalise enfin ce qu’elle s’apprêtait à vivre, ce qu’elle a si longtemps vécu dans les bras de celui qu’elle avait cru être son âme sœur.

Sa nouvelle position lui fit enfin faire face à celle qui l’avait sauvé de ce terrible événement. Face à cet ange tombé de ce ciel maudit. Toujours chambouler par toutes les émotions qui traversaient son corps, Séléné leva lentement son visage à demi masquer par le sang vers la femme devant elle, le regard perdu. « Je… je suis désolé… je ne comprends pas…. Je ne sais pas ce qui m’arrive » Malgré les sueurs froides, la panique, elle tenta de se calmer, de former de nouveau ce masque qu’elle avait toujours porté devant tout le monde. Son regard valsa un peu partout dans la ruelle, puis se posa de nouveau sur la femme devant elle. Elle tenta de ce concentré sur elle entièrement. C’est à ce moment que l’odeur de la femme lui vint au nez. Elle n’était pas humaine. Elles se ressemblaient plus que ce qu’elle voulait bien le croire. Son regard se baissa et repéra la main, ou ce qui en manquait de la jeune femme. Un drôle de sentiment fit surface en elle. Elle ressentait que son héroïne n’avait pas eux la vie facile elle non plus. « … Toi aussi ont ta imposer cette vie? …» Les mots étaient sortis plus rapidement que sa pensée. La gêne la prit de court. Il était beaucoup trop tôt pour poser de telles questions. Séléné activa de nouveau son corps, tentant lentement de ce remettre sur pied, par ce geste, cherchant à cacher sa gêne. « Merci beaucoup… je ne sais pas ce qui serait advenu de moi sans toi… » Elle porta sa main à son visage, y essuyant le sang d’un geste las, le corps toujours tremblant. « Il n’a pas retenu son geste… par chance, je crois qu’il y a plus de sang que de réelle douleur… »


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