AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Musico-thérapie |Séléné|

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 238
↳ Points : 81
↳ Arrivé depuis le : 01/10/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : James McAvoy
↳ Age du Personnage : 30 ans en apparence & 785 en réalité
↳ Métier : Sapeur Pompier;
↳ Opinion Politique : Le monde a besoin d'un Gouvernement. Mais pas de celui-là.
↳ Niveau de Compétences : 2, création d'illusions et guérison 3
↳ Playlist : Danse macabre ~ Delain / Innocence ~ Tarja / Edge of the blade, Beyond the Matrix ~ Epica / We are murderrs ~ Xandria / Wings of Madness ~ Serenity
↳ Citation : "We both strive for the same end. Only our methods differ. Do you not see that? Peace. Stability. A world where men live without fear."
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Solveig Eriksson
↳ Couleur RP : Darkcyan



les petits papiers
↳ Copyright: Killer from a gang ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Musico-thérapie |Séléné|   Mer 25 Jan - 0:20


Musico-thérapie
My music will tell you more about me than I ever will ••• Le regard dans le vide, cherchant à s'accrocher à un repère quelconque. Sauf qu'il n'y avait rien. Cette ville était un enfer par moment, et Orfeo ne savait pas trop quoi penser. Il était là, perché en haut d'un immeuble, sur le toit. Il ne reconnaissait rien de son pays natal. Certes, déjà qu'il y avait peu de souvenirs de cette période, mais les paysages s'étaient imprégnés dans son esprit. Pas grand-chose, mais comme c'était grandiose... Et qu'il était peu sorti de la villa de son père. Bah oui, il était la honte de sa famille. Rafael le lui avait répété la semaine dernière quand il s'était pointé au Gouvernement. Ce souvenir lui serra le cœur. Toute cette merde... Finalement, ce n'était pas agréable d'avoir dû poser cette arrêt de travail. Cependant, la blessure à son mollet nécessitait un peu de repos, bien qu'elle soit à présent cicatrisée. Il préférait éviter d'avoir à arrêter son travail suite à de telles sotises. Sauf que cela lui offrait du temps pour réfléchir, pour penser à tout ce qui s'était passé ces derniers jours. Aux personnes qu'il avait rencontrées. De bonnes rencontres, certes, mais il y avait aussi tout le reste... Les remarques de son frère qui restaient accrochées au fond de lui, et qui l'avaient certainement bien plus touché que ce qu'il avait laissé paraître le jour même...

Le soleil était levé depuis quelques heures déjà. Il n'avait pas mangé ce matin, préférant venir observer le lever de soleil. Un moment rare pour lui qui s'écroulait souvent dans son lit peu de temps avant, vu que les incendies avaient une fâcheuse tendance à se déclencher la nuit. Allez savoir pourquoi. Bon, c'était plutôt logique puisque les criminels pouvaient plus facilement déclencher un feu à la faveur de la nuit noire plutôt que de la douce lumière de la journée. Cette réalité lui faisait prendre conscience que son métier n'était pas de tout repos, et qu'il sacrifiait beaucoup de ses nuits dans celui-ci. Non pas qu'il avait quelque chose d'autre de prévu à ce moment-là, mais parfois, il aimerait bien être certain de passer une nuit complète sans problème. Ce qu'il faisait en ce moment-même. Se reposer... D'ailleurs, il avait un rendez-vous aujourd'hui. Bon, rien de très important mais quelqu'un devait lui livrer une musique. C'était un peu con mais il avait appris à apprécier les notes et le chant. Et surtout, cela le renvoyait à son enfance, puisqu'il ne percevait réellement que la musique. Et aujourd'hui, il avait commandé à Séléné une oeuvre lui rappelant l'Italie du XIIIème siècle.

Ah Séléné... Il l'avait rencontré totalement par hasard voilà de cela quelques mois, et l'avait surtout entendu chanter. Son timbre de voix avait réveillé en Orfeo des souvenirs, des émotions de son lui retardé. C'est ce qui l'avait poussé à se rapprocher de la jeune femme. A lui demander d'autres chansons. Et, de fil en aiguille, à lui parler de mélodies bien plus vieilles. A lui passer commande de celles-ci. Encore et encore. Et pourtant, malgré cela, ils se connaissaient bien peu. Certes, l'italien savait que sa... Connaissance n'était pas humaine. En la touchant juste, en lui serrant la main. Après, il n'avait pas de détails, mais cela lui importait peu. Lui-même n'ayant pas envie de se dévoiler, il ne poserait aucune question à ce sujet. La relation qu'ils entretenaient, simplement basée sur la musique, lui suffisait complètement. Et obliger une femme à parler d'elle n'était pas dans ses habitudes. Lucrezia lui avait bien trop appris à respecter les femmes à son retour sur terre. Le sorcier jeta un regard à sa montre. Il était définitivement l'heure de déjeûner avant que la jeune femme n'arrive, en début d'après-midi. Car oui, le rendez-vous avait lieu chez lui. Il était toujours plus facile pour qu'elle puisse chanter et exprimer sa musicalité qu'ils soient dans un espace moins... Public.

Un peu moins d'une heure plus tard, la sonnerie retentit et Orfeo accueillit son... Invitée si on pouvait l'appeler ainsi. Il lui indiqua qu'elle pouvait entrer et s'installer n'importe où dans le salon, après lui avoir dit bonjour. La moindre des politesses oui. Il referma la porte, sans pour autant tourner les clefs dans la serrure. C'était le meilleur moyen de donner l'impression qu'il lui voulait du mal, de cloisonner les sorties. Il se laissa tomber sur un fauteuil, non loin de son piano. De nombreux éléments tendaient à rappeler les designs de la Renaissance, sans qu'il ne s'en rendre réellement compte. Il appuya ses coudes sur ses genoux, observa d'un air curieux et attentif l'arrivante.

"Alors ? Tu es parvenue à un résultat par rapport à ma commande ?"

Incapable d'attendre, comme le gamin en lui qui rêvait de replonger dans des souvenirs maintenant disparus de la surface de la Terre...  

© 2981 12289 0

_________________
+Danse Macabre+
Look at what he can do. Let him show the world how powerful we can be. Because those with the greatest power protect those without. 



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: Musico-thérapie |Séléné|   Jeu 26 Jan - 23:20


« Il suffit de chanter un chant de paix avec gesticulations et grimaces pour qu'il devienne un chant de guerre.»



Séléné M. Basile & Orfeo F. Renzacci
featuring

Parfois, la vie se joue de nous. Parfois, elle nous montre bien que nous sommes impuissants sous sa poigne de fer. Que cette vie, elle fait de nous ce dont elle a envie. Qu’elle met sur notre chemin un destin bien tordu. Séléné. Ce nom qui la marque au fer. Séléné. Ce nom grec. Fille des titans Hypérion et Théia. Sœur d’Hélios, le Soleil. Déesse de la Lune. Un drôle de nom pour une jeune femme dont le destin fut celui de prendre, les soirs de pleine Lune, la forme d’une chouette effraie. Un drôle de nom pour quelqu’un qui fuit le jour et la dure réalité du Soleil.

Les plumes aux reflets argentés de la chouette avaient passé la nuit à battre. Prendre l’air, percé la nuit de son vol, cela calma l’esprit orageux de la chanteuse. Elle passa sa nuit à survoler la ville, la guettant de loin, l’articulant sous son regard perçant. Après quelques heures ses muscles finirent par ce tendre de douleur. De légères vibrations dans ses ailes se faisaient sentir. Elle avait épuisé toutes ses forces, toutes ses ressources et était donc forcée à quitter ce ciel accueillant. Séléné reprit donc sa forme humaine dans le coin d’une ruelle. Elle guetta un instant les bruits de la ville, s’assurant que personne ne s’apprêtait à passer par ici, avant de s’y poser, un soupire transperçant ses lèvres.

Séléné n’avait plus d’endroits où vivre depuis son incarcération. Les souvenirs voraces de cet horrible événement revinrent à la surface de sa mémoire et un frisson parcourut son corps. Elle eut l’impression de sentir plus vivement les blessures qui cicatrisaient encore son corps. Marqué dans son âme et dans sa chaire. Seule. Dans la rue. Pourtant, à aucun moment le regret de ses actions ne vint hanter ses pensées. Elle avait trop longtemps subi en courbant l’échine, trop longtemps ignorer ce tonnerre au fond de son cœur. La skinchanger ne pouvait plus faire marche arrière. Elle comprenait maintenant qu’elle était possédée d’une âme rebelle, d’un cœur qui criait vengeance pour ce destin qu’elle avait subit.
Les pensées continuèrent à remuer dans la tête de la jeune femme, mais son corps épuisé par l’exercice se laissa lentement emporté par le sommeil sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle se réveilla lorsque Hélios vint taquiner ses paupières de sa lumière luxuriante. Son corps était courbaturé par la nuit qu’elle avait passée à voler et à dormir contre un mur. Elle n’était peut-être pas non plus dans une propreté exemplaire, mais ne le voyait pas tout à fait, ni ne le sentait. Elle était après tout habituée à vivre dehors, sans refuge, depuis déjà bien longtemps. Il lui revint alors en tête qu’un certain rendez-vous l’attendait ce matin et qu’elle ferait bien de ne pas le manquer. Elle ce dépêcha de ce changer dans de nouveaux vêtements, coincer au fond de son sac, puis parcouru la ville à pied, à la pourchasse de l’appartement d’Orfeo. Cet homme… Il l’intriguait! Il y avait quelque chose en lui qui criait un passé douloureux, quelque chose d’enfoui. La curiosité habitait Séléné à chacune de leurs rencontres, mais les questions restaient enfouies dans sa gorge. Elle ne pouvait pas dire qu’elle le connaissait. Ils se rencontraient tout simplement pour qu’elle lui chante des commandes qu’il lui passait… des commandes étranges, de chansons très vieilles.

Séléné arriva enfin devant l’immeuble où vivait Orfeo. Elle ne l’avait pas encore remarqué, mais sous l’effort qu’elle s’était imposé hier et celui de la marche pour arrivée à son rendez-vous, des marques de sangs s’étaient doucement posées sur ses vêtements. Elle sentait un léger picotement sur sa peau qui la dérangeait, mais ne faisait pas le lien avec les blessures sur son corps. Elle se planta devant la porte de l’homme étrange et sonna, comme à chaque fois qu’elle venait dans ce lieu. Elle se glissa à l’intérieur de sa demeure lorsqu’il lui ouvrit la porte, lui offrant un sourire, ce même sourire alors que tout avait changé. Son regard parcourut le salon, ce salon qu’elle avait déjà vu quelques fois et qui l’intriguait toujours autant par sa décoration. D’un geste doux, automatique, elle se posa devant le piano et sorti de son sac des feuilles un peu froissé. Elle entra dans une sorte de transe tout en rassemblant ses feuilles. Cette routine qui revenait dans sa vie la calmait, lui faisait oublier un instant ce qui s’était passé. « Alors ? Tu es parvenue à un résultat par rapport à ma commande ? » La question la ramena brusquement à la réalité. Son regard s’encra dans celui d’Orfeo. Elle l’observa un instant avant de sourire et d’agiter les feuilles dans sa main. « Je crois que j’ai réussi à obtenir quelque chose, oui… mais ce que tu me demandes n’est pas mon interprétation la plus simple à ce jour! » Son ton était taquin, le sourire aux lèvres. Dans ce lieu calme, Séléné baissait sa garde. Elle posa les feuilles sur devant elle, sur le piano, d’un geste délicat. « Tu souhaites que je commence dès maintenant? »


Revenir en haut Aller en bas

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 238
↳ Points : 81
↳ Arrivé depuis le : 01/10/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : James McAvoy
↳ Age du Personnage : 30 ans en apparence & 785 en réalité
↳ Métier : Sapeur Pompier;
↳ Opinion Politique : Le monde a besoin d'un Gouvernement. Mais pas de celui-là.
↳ Niveau de Compétences : 2, création d'illusions et guérison 3
↳ Playlist : Danse macabre ~ Delain / Innocence ~ Tarja / Edge of the blade, Beyond the Matrix ~ Epica / We are murderrs ~ Xandria / Wings of Madness ~ Serenity
↳ Citation : "We both strive for the same end. Only our methods differ. Do you not see that? Peace. Stability. A world where men live without fear."
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Solveig Eriksson
↳ Couleur RP : Darkcyan



les petits papiers
↳ Copyright: Killer from a gang ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Musico-thérapie |Séléné|   Jeu 9 Fév - 0:55


Musico-thérapie
My music will tell you more about me than I ever will ••• Il laissa Séléné s'installer, prendre ses aises dans cet appartement qui semblait venir d'un autre temps, sans que lui ne s'en rende compte. Après tout, c'était un environemment habituel, amical qui le calmait instantanément. Il n'avait pas relié cela à son enfance, à cette époque lointaine où il était encore humain. A celle où tout lui paraissait plus simple au travers de son esprit décalé. C'était la raison pour laquelle il s'était accroché à Séléné. Elle était capable de retrouver les sonorités de ces temps perdus. Et lui écoutait juste. Il écoutait et se laissait transporter par cette voix si parfaite. C'était étrange de récupérer quelque souvenir de cette façon. C'était comme si... Comme si certains d'entre eux étaient reliés à des sons ou des odeurs. Orfeo ne comprenait pas pourquoi, même si Lucrezia avait déjà tenté de lui expliquer. A plusieurs reprises. Cependant, il était compliqué pour l'ancêtre qu'il était de comprendre la science. Pour lui, c'était tout bonnement impossible de connaître le corps humain, d'expliquer les liens et le fonctionnement du cerveau. Finalement, c'était l'une des choses qu'il n'arrivait pas à intégrer. Et n'arriverait jamais sans doute...

Séléné s'était installée au piano, quelque peu en transe. L'italien la détailla quelques secondes, avant de détourner le regard. Il ne fallait pas faire ça. Il posa alors sa question, retrouvant ses yeux. Elle était parvenue à un résultat... Un sourire sincère se glissa sur ses traits alors qu'il s'appuyait contre le dossier de son fauteuil. Voilà qui était parfait. Voilà ce qu'il attendait en cette journée. De quoi oublier les contusions sur son corps, laissées par les coups de son aîné. Des coups finalement retenus, qui avaient simplement marqué sa peau, mais sans briser aucun os. Il pouvait se mouvoir, continuer son boulot de façon régulière, sans risquer une blessure fatale, une réouverture d'une cicatrice. Il avait été bien sympathique là. Si on pouvait qualifier cela de sympathique... Orfeo secoua doucement la tête. Non, il ne fallait pas y repenser. Ce serait rallumer la flamme au fond de lui, celle où se mêlaient haine, dégoût, amour, tendresse... Un cocktail explosif pour le sensible et l'altruiste qu'il était. Ses sentiments pouvaient le submerger et il ne voulait pas blesser la jeune femme parce qu'il n'était pas foutu d'être stable.

Séléné lui demanda s'il voulait qu'elle commence maintenant. Il se redressa, hocha la tête, l'invitant à se lancer dans sa démonstration. Il y avait une drôle de lueur dans le fond de ses yeux bleu turquoise. Un étonnant mélange d'appréhension, de nostalgie, d'attente, d'envie, et aussi un peu de douceur. Bref, aucune violence. C'était l'effet de la musique ça. Le calmant qui manquait au chaos de son existence. Il la laissa commencer, sans prononcer une seule autre parole. Cela pouvait paraître rude, mais il avait besoin du chant pour se détendre, pour réellement pouvoir discuter par la suite. Il voulait enlever l'image de Rafael qui le bouffait de l'intérieur, oublier la douleur qui iradiait encore par moment sa mâchoire marquée. Il ferma les yeux, s'obligea à lâcher prise. Se prendre la tête ne servait à rien. A part se gâcher ce qui lui restait de vie.

La musique finit par faire son oeuvre. Et comme toujours, Orfeo n'était pas déçu de la performance de Séléné. Sa prestation, sa voix, tout était parfait. Et il s'était laissé aller. Il avait réussi à se détacher de ce lieu, de ses pensées parasites, de la douleur qui tiraillait certaines parties de son corps. Quand le silence revint, il se contenta d'un large sourire, prouvant que le tout lui avait plu. Il se détacha de son fauteuil, se releva.

"Et comme je m'en doutais, tu réussis une fois de plus le défi à la perfection. Tu as vraiment du talent pour ça."


Un compliment qu'il pensait réellement. Elle lui permettait de faire la paix avec lui-même, de retrouver des souvenirs perdus. Et sa voix allait parfaitement sur ce genre de chants et mélodies. Il était subjugué par cela, lui qui était littéralement incapable de chanter un joyeux anniversaire correctement.

"D'ailleurs, tu veux quelque chose à boire ? Un thé, un café, de l'eau, autre... ?"

Proposition à laquelle il attendait une réponse avant de se glisser dans sa cuisine, à quelques mètres de là. Il se prépara une boisson, puis celle de Madame avant de ramener le tout dans son salon. Il posa sur la table basse, observa Séléné. Quelque chose clochait. Une odeur âcre qui se glissait dans ses narines. Odeur si caractéristique du sang, qu'il connaissait bien au vu de son métier. Ce n'était pas le sien, il en était certain. Ses yeux détaillèrent la tenue de la jeune femme, jusqu'à ce qu'ils accrochent ce qui lui paraissait être des taches rougeâtres. Possiblement le liquide vital. Il hésita quelques secondes, avant d'oser :

"Tu vas bien ?"

Le ton était inquiet. Avait-elle été agressée ? Blessée ? Des questions qui trottaient dans son esprit, viles et envahissantes...

© 2981 12289 0

_________________
+Danse Macabre+
Look at what he can do. Let him show the world how powerful we can be. Because those with the greatest power protect those without. 



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: Musico-thérapie |Séléné|   Ven 10 Fév - 21:14


« Il suffit de chanter un chant de paix avec gesticulations et grimaces pour qu'il devienne un chant de guerre.»



Séléné M. Basile & Orfeo F. Renzacci
featuring

Devant ce piano qui commençait à lui être familier, une certaine force semblait revenir en elle, la réconforter. Elle effleura du bout des doigts les feuilles qu’elle avait préparées pour cette séance, un réel bonheur au cœur de pouvoir se remettre à chanter après tout ce temps. Orfeo lui fait alors signe qu’elle peut commencer. Une certaine fébrilité se fait sentir en elle alors qu’elle réchauffe un peu sa voix et pose le bout de ses doigts sur le piano. Elle prend tout le temps qu’il lui faut pour s’échauffer puis débute le chant. Ce chant n’est pas du tout de notre époque. Il y a quelque chose en lui qui est ancien, mélancolique. Sa voix la propulse loin en arrière, dans son passé. Déjà à cette époque, ce genre de chant était très vieux, très peu chanter, laissant place à de nouvelles mélodies et technologies. Il était difficile pour elle de repérer exactement de qu’elle époque elle était issu, mais elle savait que c’était quelque chose de poussiéreux, de merveilleux. L’homme avait tendance à lui demander ce genre de commande. Cela avait toujours intrigué Séléné. Elle avait envie de savoir pourquoi ces mélodies? Pourquoi cette décoration dans son salon? Elle pouvait sentir qu’il n’était pas un humain normal, tout comme elle, mais cela ne lui indiquait pas son âge, son passé.

Le chant de la chouette emporta son esprit. Elle se laissa bercer par sa propre voix, par la vibration dans son corps qui calmait son esprit et ses douleurs, tel le ronronnement d’un chat. Une certaine tristesse s’empara d’elle lorsqu’elle composa les dernières notes, lorsque sa voix lentement laissa place au silence dans la pièce. Elle ferma les yeux, savourant les dernières notes jusqu’au bout. "Et comme je m'en doutais, tu réussis une fois de plus le défi à la perfection. Tu as vraiment du talent pour ça." Un sourire apparut sur les lèvres de la jeune femme au son de la voix d’Orfeo. Elle ouvrit de nouveau les yeux, observant l’homme qui était maintenant debout. « Il est plus facile de travailler lorsque nous avons un bon auditoire. Ta passion pour ce genre de musique me fait du bien. Je m’emporte. » Les questions recommencèrent à bourdonner dans son crâne. Pourquoi de tels choix? Pourquoi de telles mélodies? Est-ce que cela lui permettait de voyager dans son esprit? "D'ailleurs, tu veux quelque chose à boire ? Un thé, un café, de l'eau, autre... ?" Elle fit immédiatement un geste du menton, son sourire revenant à la surface. « Un peu de thé ne serait pas de refus! » Elle le regarde quitter la pièce puis se lève à son tour, quittant son perchoir. Séléné en profite pour inspecter les lieux. Son regard se perd sur la décoration aux inspirations d’une Italie depuis longtemps disparue. Elle était très bien choisie. Séléné continua son chemin parcourant lentement la pièce. En bougeant, elle ressentit un peu que les blessures dans son dos la dérangeaient. À ce moment, elle put même sentir l’odeur de son propre sang. Sa gorge se serra. Elle n’avait pas envie de paraître faible devant Orfeo, de le déranger avec ses histoires personnelles. De toute façon pouvait-elle réellement lui parler? Pouvaient-ils se considérer ami? Non. Sûrement pas. Elle ne connaissait rien de lui. Elle était là que pour chanter pour lui. À ce moment, l’homme revint dans la pièce avec sa commande de boisson. Elle s’empressa de lui faire face pour prendre le thé entre ses mains et surtout pour ne pas trop lui exposer son dos. Cela ne sembla pas suffisant pour éviter les questions gênantes. "Tu vas bien ?" Elle lève les yeux vers lui et amène la tasse à son visage, pour le dissimuler, pour éviter d’avoir à répondre tout de suite. Elle hésite. Ses barrières reviennent. Elle ne peut pourtant pas tout à fait le lui cacher. Le sang et la brûlure causer par les blessures dans son dos, sur son corps, se font de plus en plus sentir. Elle laissa, un soupire, filtrer entre ses lèvres et reposa la tasse de thé sur la table basse. Elle passa sa main droite dans ses longues mèches de cheveux, s’occupant pour ne pas tout à fait affronter son regard inquiet. « Je ne sais pas trop ce que tu penses de tout ce qui se passe dehors, dans cette ville… mais on m’a fait regretter mon écart de conduite. » Elle laissa tomber l’information, sans toute fois trop en donner. Elle tourne la tête vers son épaule et tire un peu sur le tissu de son vêtement pour y percevoir les taches de sang. Elle le relâche et hausse les épaules avec négligence. « Je crois que j’ai été un peu trop brusque avec mon corps aujourd’hui… et la journée ne fait que commencer! » Un petit sourire sans joie apparait sur ses lèvres alors qu’elle prononce ces mots. Son regard revint enfin sur celui d’Orfeo. Elle porte ses bras contre sa poitrine, comme si ce geste pouvait l’aider à supporter ce regard. « C’est aussi pourquoi je ne pouvais pas venir te voir plus tôt… mes blessures n’ont pas fini de guérir. Désolé pour cette vision de moi. » Elle soutient encore un peu son regard, puis se déplace un peu dans la pièce, recommençant à regarder la décoration « Peut-être que je me trompe… mais j’ai l’impression que tout comme moi, tu ne viens pas de cette époque… qu’elle te désarçonne… en tout cas, c’est le cas pour moi. » Elle n’ose pas le regarder de nouveau, se permettant enfin de lui demander indirectement de lui dévoiler les raisons de cet amour pour le passé. Elle revient vers le piano et s’y pose de nouveau, ne sachant pas réellement s’il lui est permis de se mettre à un autre endroit de la pièce. Ne sachant pas s’il lui est réellement permit de rester ici.



Revenir en haut Aller en bas

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 238
↳ Points : 81
↳ Arrivé depuis le : 01/10/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : James McAvoy
↳ Age du Personnage : 30 ans en apparence & 785 en réalité
↳ Métier : Sapeur Pompier;
↳ Opinion Politique : Le monde a besoin d'un Gouvernement. Mais pas de celui-là.
↳ Niveau de Compétences : 2, création d'illusions et guérison 3
↳ Playlist : Danse macabre ~ Delain / Innocence ~ Tarja / Edge of the blade, Beyond the Matrix ~ Epica / We are murderrs ~ Xandria / Wings of Madness ~ Serenity
↳ Citation : "We both strive for the same end. Only our methods differ. Do you not see that? Peace. Stability. A world where men live without fear."
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Solveig Eriksson
↳ Couleur RP : Darkcyan



les petits papiers
↳ Copyright: Killer from a gang ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Musico-thérapie |Séléné|   Dim 26 Fév - 1:54


Musico-thérapie
My music will tell you more about me than I ever will ••• Un bon auditoire. Il ne se considérait pas comme tel en temps normal mais il fallait croire que Séléné avait un chant qui le transportait totalement, sans qu'il ne sache réellement pour quelles raisons. Certes, tout était lié à son passé, mais que cela lui permette de rester si silencieux, si calme, si patient et de juste profiter... Ce n'était pas tout à fait la seule raison. Il devait y avoir autre chose, bien qu'il fasse comme si de rien n'était. De toute façon, il avait détourné la discussion en s'interrogeant sur son état de santé à elle. D'un côté, elle n'était qu'une chanteuse, et ils ne se voyaient que dans cette optique-là mais Orfeo ne parvenait pas à ne pas se mêler de ses affaires. Il lui fallait en savoir plus, qu'importait à quel point l'autre serait mal à l'aise. Parce que l'italien ne s'arrêtera pas avant d'avoir eu le fin mot de l'histoire. Il était important qu'il l'aide si besoin était, notamment s'il y avait de quelconques blessures. Une infection était si vite arrivée, il ne voulait pas qu'elle meure à cause d'une connerie dans ce genre.

La tasse fut tendue à la jeune femme, le reste déposé sur la table basse. Il restait debout, attendant qu'elle s'ouvre, ou qu'il soit au moins rassuré sur son état de santé. Son regard restait inquiet, peut-être un peu froid, protecteur. A l'image d'un ami, d'un frère, d'un père. Il était un peu toutes ces facettes en ce moment. Séléné refusait d'affronter ses yeux, compréhensible au vu de la situation. Et Orfeo ne l'obligea pas à quoi que ce soit. Il attendait, patient. Ce qu'il pensait que ce qui se passait dehors... Hé bien, peut-être que son attitude anti-gouvernementale allait servir pour une fois. On lui avait fait regretter son écart de conduite ? Un sourcil se arqua, alors que son sang bouillait dans ses veines. Des tortures à n'en pas douter. Bordel... Ce Gouvernement, il l'avait en horreur. Parfois, que son frère en fasse partie le dégoûtait réellement. Comment pouvait-il cautionner de telles actions ? Comment pouvait-il penser que c'était bien ce qui se passait ? Oh, la moralité, le jugement, l'éthique, tout cela était bien personnel. Pourtant, Orfeo n'avait qu'une seule envie, c'était que Rafael ouvre les yeux. Qu'il sorte de sa putain de léthargie et qu'il se bouge le cul. Qu'il rejette en bloc les actions de ses dirigeants corrompus et destructeurs.

Ses bras se croisèrent contre son torse. Il tentait de calmer la colère qui s'infiltrait dans ses veines. Celle-ci n'était pas contre Séléné, voilà pourquoi il aimerait éviter qu'elle la remarque, et donc qu'elle se ferme par la suite. Le but d'Orfeo était simplement de l'aider sur ce coup, il ne fallait donc pas qu'elle fuit. La jeune femme aurait dû venir plus tôt. Certes, elle ne pouvait pas le savoir, mais le sorcier l'aurait aidé. Un soupir quitta ses lèvres. Il s'en voulait de ne pas avoir remarqué tout ça plus tôt. Il s'en voulait de ne pas avoir développé assez de confiance avec elle. Et plus que tout, il en voulait au Gouvernement pour la souffrance qu'il y avait chez Séléné. Il n'avait jamais aimé les injustices et la violence. Ce rejet venait de prendre une nouvelle dimension. Quant à l'excuse... Il secoua légèrement la tête, son regard lui faisant comprendre qu'elle n'avait pas à être désolée. Ce n'était en aucun cas sa faute. La seule problématique de nos jours, c'était le gouvernement. Ce putain de gouvernement qui se prenait pour Dieu, pour le centre du monde. Ce serait si simple de juste... Tout détruire. Pour reconstuire sur des bases plus saines. Sauf que dans cette histoire, son frère risquerait d'être l'un des premiers à sauter. Et il ne pouvait pas se permettre de perdre son aîné.

Orfeo s'apprêtait à quitter la pièce pour aller chercher une trousse de premiers soins lorsque les mots de Séléné lui parvinrent. Hé bien... Il revint sur ses pas, un peu à contrecoeur, et ébourriffa ses cheveux. Bon, finalement, il ne lui serait pas nécessaire de passer par les moyens conventionnels et humains. Elle était retournée s'asseoir près du piano. Le jeune homme resta silencieux quelques secondes. Un nouveau soupir et il se lança :

"Hé bien, j'imagine qu'il est temps de lever les rideaux sur tout ça..." Il attrapa une chaise, la déplaça pour la mettre non loin de Séléné et s'installa dessus. "Mais il faut que je vois tes blessures. Je ne peux pas les laisser s'infecter, ce serait beaucoup trop dangereux pour ta vie."

Le ton était sans appel, mais il ne chercha pas non plus à l'obliger au travers de gestes. Il n'était pas ce genre de personnes. Il espérait juste qu'elle lui ferait suffisamment confiance pour qu'il puisse soigner la blessure avec ses pouvoirs. Puisque, dans tous les cas, il allait dévoiler sa nature donc peu importait que Séléné voit ses dons. S'enfuirait-elle ? Non, certainement pas, elle avait évoqué qu'elle n'était pas tout à fait de cette époque aussi.... Beaucoup de questions seraient à retourner d'ailleurs...

"Que dire d'autre que le fait que tu as raison. Je ne viens pas de cette époque en effet. J'ai... Quelques siècles à mon actif déjà. En fait je suis un sorcier né dans l'Italie du Moyen-Âge. Un peu plus de sept-cent cinquante ans. Ca va, je ne fais pas trop mon âge !"


Un léger trait d'humour, un peu stupide, histoire de dédramatiser le tout. Avant qu'ils n'explosent devant tant de révélations. Orfeo aurait pu cacher, faire comme si. Mais il avait besoin de gagner la confiance de la jeune femme pour la soigner. Alors.. Il se dévoilait. Légèrement, évitant de donner trop de détails. Il fallait mieux que certaines choses restent secrètes... Hein, Rafaele ?

"Disons que je ne porte pas le Gouvernement dans mon coeur sinon. D'autant plus s'ils se permettent des actes de... Tortures. Tu n'aurais pas dû hésiter à venir me voir d'ailleurs. Je sais qu'on se connaît assez peu mais... Je peux t'aider."

Cela sonnait presque comme un reproche, à cause de l'inquiétude qui se glissait en lui. Parfois, il se haïssait d'avoir ce genre de réactions. Ca pourrait faire fuir. Et il ne voulait pas qu'elle fuit. Tout autant qu'elle ne méritait pas de souffrir.

© 2981 12289 0

_________________
+Danse Macabre+
Look at what he can do. Let him show the world how powerful we can be. Because those with the greatest power protect those without. 



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: Musico-thérapie |Séléné|   Jeu 2 Mar - 21:00


« Il suffit de chanter un chant de paix avec gesticulations et grimaces pour qu'il devienne un chant de guerre.»



Séléné M. Basile & Orfeo F. Renzacci
featuring

Elle hésitait, elle redoutait. Il était difficile pour elle de comprendre tout à fait ce qui se passait à ce moment précis. Elle n’était pas certaine de réellement en comprendre le sens, d’y voir un quelconque intérêt. Elle avait tant eux l’habitude de tout garder pour elle enfouie dans son cœur, sans même réellement s’en rendre compte. C’était comme si elle faisait tout pour éviter son passé proche ou lointain. Elle rejetait les soucis de son cœur du revers de la main, sans ce retourné. Maintenant elle ne pouvait plus continuer ainsi. La séquestration au sein du gouvernement avait ouvert des plaies purulentes, trop douloureuses pour pouvoir les refermer. Ces plaies étaient bien plus vivantes, sanguinolentes que celles qui parcourait son corps de marques à la saveur métallique. Son esprit était marqué au fer. Son âme tremblait lorsque les souvenirs de sa vie avec son sorcier revenaient la hanter. Pourtant, de l’extérieur, un certain calme pesait sur la pièce dans laquelle ils se retrouvaient. Cette sensation apaisait les douleurs de la jeune femme. Son esprit qui voulait exploser se retenait dans une légère implosion. Le silence qui accompagnait leurs mots, leurs pas, leurs pensées, faisait du bien à la chouette. Ici, elle ne se sentait pas traquer, malgré l’interrogatoire. Cet endroit la calmait, curieusement.

Séléné reprit la tasse de thé entre ses mains, laissant le liquide lui brûler la gorge, lui apporter un peu de chaleur réconfortante. Ce geste lui fait sentir qu’elle perd légèrement le contrôle, que ses mains tremblent un peu sous l’angoisse. Elle se racle la gorge et repose sa tasse, posant ses mains sur ses cuisses pour en cacher le tremblement. Elle détecte le léger changement de comportement de l’homme. L’ambiance semble chercher à ce transformé dans ce salon aux airs d’une Italie antique. Orfeo croisa les bras, signe de fermeture et de résistance. Une légère sueur froide fit frissonner la chouette, incertaine de complètement saisir son comportement, l’espace de quelques instants. Elle inspire profondément, tente de ne pas laisser la panique prendre totalement possession de son corps. Elle craint de faire face à une fureur vorace, paternelle envers elle. Elle craint de ne plus jamais être perçue de la même façon par lui. C’était compliquer, elle qui ne c’était jamais réellement ouverte aux autres, elle qui avait du mal à déterrer son propre passé. Les mots sont sortis sans qu’elle n’y réfléchisse trop. De toute façon, comment pouvait-elle cacher les blessures dans son dos qui tachait de sang ses vêtements? Comment pouvait-elle interpréter une force de caractère, de l’énergie, alors que toute son essence l’avait quitté? Comment pouvait-elle expliquer son absence forcée auprès de lui? Comment pouvait-elle cacher ce regard fané?

Malgré la tension qui s’installe, elle détecte chez Orfeo quelque chose d’apaisant, quelque chose qui tente, peut-être, de lui indiquer qu’il ne faut pas qu’elle se sentent en danger lorsqu’il est là. Pourtant, un tremblement agitait toujours légèrement son corps, certainement dût à la fatigue, à la douleur qu’elle combattait, à tout ce qu’elle était en train de lui confier. Malgré tout, son regard chercha de nouveau celui de l’homme, guettant ses gestes, ses paroles. Le silence entre eux reste paisible, calme ses pensées. Il secoue la tête lorsque les excuses sortent de sa gorge. Elle comprend qu’il n’exige pas cela d’elle. Puis, la curiosité s’éveille de nouveau en elle, sa voix s’élevant dans la pièce alors qu’Orfeo la quittait. Il suspend son geste. "Hé bien, j'imagine qu'il est temps de lever les rideaux sur tout ça..." Oui. Il est temps pour eux d’apprendre à se connaitre, se faire confiance. Une certaine impression d’intimité s’installe lorsqu’il se rapproche d’elle avec une chaise. "Mais il faut que je vois tes blessures. Je ne peux pas les laisser s'infecter, ce serait beaucoup trop dangereux pour ta vie." Elle grimace légèrement et ses bras viennent instinctivement l’entourer, ses mains se logeant sur ses épaules dans un geste de réconfort futile. Elle se sent comme un enfant face à lui. Une certaine autorité se dégage de ces paroles. Sans pouvoir s’en empêcher, une certaine chaleur prend place dans sa poitrine. Séléné ressent un certain réconfort derrière le comportement d’Orfeo. « Je… » Son esprit résiste pourtant légèrement à la demande de l’homme. Séléné ferme les yeux, reprend son souffle pour calmer les battements de panique de son cœur, puis plante de nouveau son regard dans le sien. « D’accord. Je crois que je n’ai pas trop le choix de toute façon. » Elle ajoute quelques mots de plus. Un moyen de garder le sentiment qu’elle contrôle la situation, qu’elle ne lui dévoile pas trop de sa faiblesse. Les mots du jeune homme, en apparence, continuèrent à déferler dans la pièce "Que dire d'autre que le fait que tu as raison. Je ne viens pas de cette époque en effet. J'ai... Quelques siècles à mon actif déjà. En fait je suis un sorcier né dans l'Italie du Moyen-Âge. Un peu plus de sept-cent cinquante ans. Ca va, je ne fais pas trop mon âge !" Elle avait vue juste. Orfeo n’était pas humain, tout comme elle. La révélation tant attendue la surprenait tout de même. Il avait certainement vécu beaucoup de choses, bonnes comme mauvaises à travers toutes ces années. Voilà pourquoi sa personnalité transpirait un certain mystère, un calme et une expérience qui pouvait être envié par plus d’un. C’était un esprit d’une certaine sagesse prisonnier d’un corps encore jeune. Quelque chose que très peu de gens avait la chance d’expérimenter. « Je peux t’assurer que tu ne fais pas du tout ton âge! Il y a peut-être que ton caractère calme qui trahit ta jeunesse… mais ce n’est pas plus mal ainsi!….Malgré mes 84 ans, je ne crois pas que je serais aussi fraîche que toi lorsque j’atteindrais autant d’années! » Une touche d’humour qui s’évade sans pouvoir y résister. Un petit geste pour indiqué que cette révélation ne la fait pas reculer. Il est un sorcier, mais quelque chose en lui l’apaise, elle ne peut se résoudre à ce sentir en danger. Ce n’est pas de sa faute. Il n’est pas celui qui l’a condamné à perdre son humanité. Un sourire lui revient enfin sur les lèvres. Cette conversation lui permettait de se détendre, de mieux le comprendre.

"Disons que je ne porte pas le Gouvernement dans mon coeur sinon. D'autant plus s'ils se permettent des actes de... Tortures. Tu n'aurais pas dû hésiter à venir me voir d'ailleurs. Je sais qu'on se connaît assez peu mais... Je peux t'aider." Son cœur se serre de nouveau. L’enfant en elle refait surface. Il met les mots justes sur ce qui lui est arrivé, ce qu’on lui a infligé. Elle ne peut plus fuir, avancer comme si de rien était. Elle détourne la tête, laissant tomber ses bras le long de son corps, ses épaules s’affaissant. Son regard ce perd sur le piano, le parcourant du regard sans tout à fait le voir « Je ne peux plus faire semblant… Ce gouvernement je l’ai en haine. » Elle releva légèrement le menton, regardant obstinément l’instrument de musique sur lequel elle était posée. Son pied droit commença à s’agiter sur le sol, rapidement, battant une mesure invisible, changeant parfois de rythme, évacuant son inconfort dans ce mouvement frénétique. « Je ne peux pas comprendre toute cette méchanceté, cette haine envers l’inconnu… Ils ne comprennent pas qu’il y a déjà trop de souffrance ici… » Ses mots manquaient peut-être d’un peu de cohérences, sortant d’entre ses lèvres sans qu’elle n’y pense trop. Le calme qui s’était installé c’était évadé de la pièce tout aussi rapidement. Le sujet était trop lourd à supporter. Elle calma le mouvement de son pied qui commençait à s’endolorir, ramenant la tête vers Orfeo, les traits de son visage légèrement caché par sa masse de cheveux bruns. Elle le regarda un bref instant avant de détourner le regard, s’intéressant à la tasse de thé devant elle. Séléné tendit les bras pour pouvoir caresser la tasse de ses doigts. « Quand je suis sortie de prison…. J’étais totalement désorientée. Je me suis perdue dans la ville sans trop savoir où aller, ce que je devais faire de ce qui me restait de vitalité… J’ai découvert que les membres de mon groupe ont déserté, laissant notre appartement vide, ne me permettant pas d’y vivre… De toute façon j’avais besoin de prendre l’air! De changer de décor! Je ne les connaissais pas tout à fait de toute façon malgré tout ce temps passé avec eux… J’avais besoin d’être ailleurs, mais je ne savais pas où… » Ses doigts quittèrent la tasse encore chaude et un discret soupir s’infiltra de ses lèvres. Elle le regarda de nouveau, semblant chercher quelque chose dans son regard. Son regard changea, devenant féroce. Les traits de son visage se tirèrent alors qu’elle s’enfonça un peu plus dans son banc. « Pourquoi me dis-tu cela? Comment pouvais-je le savoir? Tu m’accables de reproche… et pourtant… » Elle serra quelque instant la mâchoire, retenant ses paroles. Elle s’efforça à détendre son corps de nouveau, même si cela ne fonctionnait pas totalement. « Je n’ai jamais totalement compris ce que nous sommes toi et moi. Comment pouvais-je être certaine de ne pas être confronté à un mauvais accueil si j’avais osé mettre le pied ici? Tu as toujours laissé planer un mystère autour de toi, une barrière infranchissable. Je n’ai jamais vraiment été bonne pour ce genre de jeu! » Elle trouva de nouvelles protections dans ses gestes, baissant la tête tout en enfouissant ses mains dans ses cheveux, caressant son crâne pour tenter de remettre ses idées en place. La jeune femme garda cette position quelque instant, sans respirer puis inspira profondément, libérant sa tête de ses mains, relevant la tête vers lui, le regard trouble, les cheveux en pagailles. « Je suis désolée. Je ne devrais pas… Ce n’était pas une bonne idée de venir ici. Je ne sais pas ce qui m’a prise. Je vais te laisser tranquille! » Séléné ce releva brusquement, empoignant son sac d’un geste vif, cherchant à rassembler les feuilles qu’elle avait sorties pour son chant, lui tournant le dos pour ne plus affronter son regard.



Revenir en haut Aller en bas

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 238
↳ Points : 81
↳ Arrivé depuis le : 01/10/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : James McAvoy
↳ Age du Personnage : 30 ans en apparence & 785 en réalité
↳ Métier : Sapeur Pompier;
↳ Opinion Politique : Le monde a besoin d'un Gouvernement. Mais pas de celui-là.
↳ Niveau de Compétences : 2, création d'illusions et guérison 3
↳ Playlist : Danse macabre ~ Delain / Innocence ~ Tarja / Edge of the blade, Beyond the Matrix ~ Epica / We are murderrs ~ Xandria / Wings of Madness ~ Serenity
↳ Citation : "We both strive for the same end. Only our methods differ. Do you not see that? Peace. Stability. A world where men live without fear."
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Solveig Eriksson
↳ Couleur RP : Darkcyan



les petits papiers
↳ Copyright: Killer from a gang ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Musico-thérapie |Séléné|   Lun 20 Mar - 23:24


Musico-thérapie
My music will tell you more about me than I ever will ••• Il sentait que certains de ses mots n’avaient pas trouvé le bon écho chez Séléné. Cependant, Orfeo n’avait jamais été très doué en relations sociales, la faute à son retard mental qui avait entravé sa première vie. La jeune femme se dérobait, refusant de montrer les blessures. Il ne pouvait pas lui en vouloir, d’autant plus qu’il n’avait pas de détails sur ce qu’elle avait subi. Ce qu’il connaissait sur ce gouvernement était les bruits de couloirs, les rumeurs qui s’étaient vu confirmer à de nombreuses reprises. Cependant, lui, il avait toujours eu cette « chance », si on peut l’appeler ainsi, que son aîné le surveille, qu’il évite que son nom ne tombe entre certaines mains. Pour combien de temps encore ? Combien de temps survivra-t-il avec tant de facilité alors que la mort ne cessait de le traquer, de le réclamer ? Il le savait, qu’il n’était pas fait pour vivre dans cette époque, et que tout cela n’était dû qu’à un jeu de pouvoirs, un apprentissage amusant pour l’enfant esseulé qu’il avait toujours été. On voulait faire payer son grand-père, transformant son fils cadet en ce qu’il détestait le plus. Et finalement, la personne en question s’était trompée. Il aurait mieux valu pour elle qu’elle cible l’aîné. L’aîné, si parfait. L’aîné, héritier de la puissance des Renzacci. Et lui était là, survivant alors que tout laisserait à croire le contraire. Il devait périr.

Il lui sourit, ne s’approchant pourtant pas plus. Il ne l’obligerait pas non plus à quoi que ce soit. Il avait toujours eu ce respect envers les autres à sa sortie, notamment grâce à l’aide de Lucrezia, qui avait mis un point d’honneur à l’éduquer aux mœurs d’aujourd’hui. Heureusement pour elle, il n’avait pas de fardeau ou d’éducation à effacer. C’était l’un des points positifs de sa vie. Ca et la tendresse d’Azzura, qui resterait toujours ancrée en lui. Une mère de substitution, une mère qu’il n’avait jamais eue. Elle avait pris cette place, dépassant presque son frère dans son cœur. Presque. Et c’était ça le souci. D’ailleurs, elle n’était plus là aujourd’hui. Elle avait péri, laissant un goût amer à Orfeo.  Elle aurait certainement pu impacter sa relation avec Rafael, d’une manière ou d’une autre. Un mince espoir, qu’il balaya de son esprit, reposant ses yeux bleu ciel sur le décor de son appartement. Si familier et lointain… Une simple ombre dans son esprit dérangé.

La remarque de Séléné le fit légèrement sourire. Il ne faisait pas son âge… Evidemment, il avait été figé dans le temps, à l’aube de ses vingt-quatre ans. Et ce, jusqu’à ce que le temps reprenne ses droits il y a cinq ans. Son caractère calme…. Nouveau sourire. Il avait un côté bien plus impulsif mais il l’avait maintenu sous bonne garde. Avec la jeune femme, cela ne servait à rien d’être violent ou méchant. Quatre-vingt-quatre ans tout de même. Les années commençaient à peser sur ses épaules à elle aussi. Cependant, il n’était pas certain qu’elle soit une sorcière. Quelque chose le dérangeait, sans qu’il ne puisse mettre le doigt dessus. Enfin, il verrait ça plus tard… Pour le moment, il souhaitait juste qu’elle soit à l’aise, il voulait juste parvenir à soulager ses souffrances avec ses pouvoirs. Certes, ils n’étaient pas très développés mais ce devrait être suffisant pour arrêter les saignements et surtout éviter les infections. Ce serait mieux pour elle, bien qu’il ne puisse l’obliger à le faire. La haine du Gouvernement, les bras qui retombaient, le cœur qui ne parvenait plus à retenir. Il connaissait ça. Il connaissait puisqu’il cherchait à s’opposer au Gouvernement. Mais c’était nettement plus dur à cause de son aîné. Il avait cette manie de tout compliquer finalement… Sauf qu’aucun mot ne quittera ses lèvres à ce sujet. Séléné n’avait pas à savoir ce qui le liait avec le bras droit de cette mascarade.

Les dirigeants ne comprenaient rien du monde qui les entourait. En fait, ils avaient dû céder à la peur de ce flot d’arrivants, dont certains étaient des mages réputés pour leur violence et leurs rites noirs. D’un côté, il était difficile d’en vouloir à ceux qui ont vu leur vie bousculée à cause de l’ouverture des portes. De l’autre, les tortures n’étaient pas excusables, notamment de la part de dictateurs qui avaient simplement profité de la situation pour prendre le pouvoir. Au moins, cela ne le changeait pas réellement de ce qu’il avait quitté. L’enfer continuait, mais il avait fini par s’y habituer. Les explications de Séléné étaient logiques. Quitter, s’enfuir de cette prison avait malgré tout laissé des traces indélibiles dans sa vie, et Orfeo ne pourrait rien y faire, même avec toute la bonne volonté du monde. Il était resté silencieux jusque-là, préférant faire attention au ton, au comportement de la jeune femme. Ce qui lui permit de voir l’agacement, l’énervement, la férocité de son interlocutrice quelques secondes avant que les mots ne suivent. Evidemment, il s’était planté. Comme toujours. Et il s’en voulait terriblement.

Il avait créé cet aura de mystère comme elle le disait si bien, parce que dévoiler sa nature, son âge, en avaient effrayé plus d’un. Il pensait notamment à Mikkel, qui avait fait une réaction plus que désagréable une fois qu’il avait su qu’Orfeo était un sorcier. Comme si c’était le mal. Comme chaque être avait sa propre histoire, il ne pouvait pas imaginer que Séléné serait plus… Acceptable de sa situation. Que cela ne la dérangerait pas. Et elle se retourna, cherchant à s’enfuir certainement. Les affaires se ramassaient, l’italien restait là, sans bouger. Sa respiration ne s’était ni accélérée, ni ralentie. Et il se demandait comment réagir. Devait-il l’arrêter ? Devait-il la laisser partir, puisque c’était là son choix ? Il pesa le pour et le contre mais son corps se rapprochait déjà, de manière à ce que sa main vienne se poser sur l’épaule de Séléné. Doucement, le tout accompagné d’un ton de voix calme, si ce n’était tendre :

« Je suis désolée Séléné… Sache que ce n’était en aucun cas des reproches pour toi, j’aurais certainement dû m’ouvrir plus tôt et te montrer que tu pouvais avoir confiance en moi mais… Ma nature a tendance à effrayer les gens, et je préfère ne mettre personne en danger par mes activités. »

De bien piètres excuses qui étaient entièrement réelles pourtant. Il évitait de trop parler de lui car il connaissait les dangers encourus. Il ne voulait pas qu’on cherche à blesser ceux l’entourant pour le toucher. Oh, il n’était pas forcément important mais son frère serait du genre à avoir de telles idées. Pour le maintenir soumis bien qu’Orfeo ait toujours refusé de l’être depuis son retour. Bref, ses relations étaient compliquées et il ne voulait pas embarquer une jeune femme si innocente à ses yeux dans le processus.

« Sache que si tu le souhaites, tu peux rester ici autant que tu en as besoin, notamment puisque tu n’as nulle part où aller en ce moment, et ma porte te sera toujours ouverte. Après, je ne t’empêche pas de partir si ma présence te dérange. »
Léger silence, aucun mot n’avait été dit plus haut que l’autre. Il contrôlait, parce qu’il préférait qu’elle reste ici, à l’abri, que dans la rue. « Néanmoins, j’aimerai réellement pouvoir soigner tes blessures avant si tu décides de partir. »

Il ne voulait pas qu’il lui arrive du mal, donc la soigner était la moindre des choses. Même s’il ne l’y obligerait pas une fois de plus. Bien trop gentleman… Il finit par détacher ses doigts de l’épaule de Séléné, reculant d’un pas pour ne pas l’oppresser. Ses yeux balayèrent la pièce. La porte d’entrée n’avait pas été fermée à clef, pour ne pas donner une sensation d’enfermement à la jeune femme. Un détail pour certains, mais finalement, ce choix avait été le bon.

« Je pense qu’il ne faut pas comprendre les raisons profondes derrière leurs actes. De toute façon, ils cherchent simplement le pouvoir. Et pour avoir le pouvoir, il faut asservir la population, créer une crainte pour ne pas que celle-ci se rebelle. Ce qu’ils font avec les tortures. Ce que font tous les dictateurs d’après les livres historiques que je me suis procuré. Il faudrait changer tout cela… »


Changer, mais comment ? On ne pouvait pas s’attaquer au Gouvernement sans finir traqué par la Milice. Les mafias étaient au même niveau que les dirigeants, et pourtant Orfeo en faisait partie. Les résistants tuaient autant d’innocents que l’autre partie. Le monde serait-il condamné à rester dans le cercle vicieux des massacres ?

« La vieillesse est malheureusement toujours présente au fond, elle permet l’accumulation des horreurs… 84 ans est déjà un beau nombre d’années, et je ne doute pas qu’il y en aura bien d’autres Séléné. »

© 2981 12289 0

_________________
+Danse Macabre+
Look at what he can do. Let him show the world how powerful we can be. Because those with the greatest power protect those without. 



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé








MessageSujet: Re: Musico-thérapie |Séléné|   

Revenir en haut Aller en bas
 

Musico-thérapie |Séléné|

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Thérapie de groupe... [Groupe Pro-Sinya]
» Travail de fin d'étude kinésithérapie
» La mylitithérapie
» L'ACNE
» Le hérisson

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fifth Chapter :: Memories-