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 (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you

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Twins : two people who are joined and can't escape each other.

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MessageSujet: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Mer 25 Jan - 22:53

No pain this life will put me through will ever ever hurt like you
Giulietta & Nolan



Je commence à m’y faire. A croire que même le plus grand des imbéciles peut réussir à simuler tant et si bien qu’il en devient crédible. Je commence à m’y faire. A croire que même les cœurs brisés en des milliers de morceaux peuvent parvenir à rassembler leurs débris et retrouver une forme presque convaincante. L’un comme l’autre, les semaines passent et mon sourire forcé, crispé, mes ordres lancés, jetés avec une assurance qui ne me ressemble en rien, tout commence à devenir… plus facile. Pas naturel, rien de tout ça n’est naturel, mais je ne m’épuise plus. Je subis. J’ai pris l’habitude. Ça doit être ça, le plus triste, dans l’histoire. J’ai pris l’habitude de me lever, de me regarder dans la glace et d’aller me servir un verre de jus de fruit. J’ai pris l’habitude de revenir dans la salle de bain pour je tente, par tous les moyens du bord, de faire puis de conserver des potions au mieux fonctionnelles, au pire indigestes, qui sont supposées, supposées, repousser mes limites et me permettre de continuer à faire illusion. Faire illusion. C’est un comble pour un sorcier qui n’a jamais cherché à l’être que de ne vivre et ne survivre que par illusion. Je fais illusion sur ma fonction, je fais illusion sur ma joie de vivre, je fais illusion sur ma santé. Je commence même à faire illusion sur mon apparence. J’ai le teint cadavérique, des cernes épuisées sous les yeux, j’ai les veines qui ressortent lorsque je contemple mes mains, j’ai perdu du poids, immanquablement, puisque je grignote plus que je ne mange. J’ai tout sauf l’air en bonne santé. Et chaque jour, j’ai l’impression que c’est pire. Mais ça va le faire. Je me regarde dans le miroir. J’y vois Nolan. Je ne parviens qu’à y voir Nolan. Même en essayant, je parviens de moins en moins à voir Liam. Il n’a jamais eu les joues aussi creusées, Liam. Il n’a jamais eu l’air aussi épuisé, Liam. Mais ça va le faire. Une journée encore, ça va le faire. C’est ce que je me dis tous les matins depuis quelques semaines.

Ça va le faire. Je n’ai pas le choix. Et il n’y a pas de raison pour que ce matin plus qu’hier, on se pose des questions. Mes mains nouent avec la force de l’expérience ma cravate, je prends même le temps de tirer les manches d’une chemise que je n’ai même pas froissée lorsque je l’ai enfilée. Nataliya serait fière de moi. D’un coup d’œil, je parcours le résumé de ma journée qu’elle a écrit minutieusement et laissé sur ma table. Tout y est détaillé, tout, pour que je ne fasse pas de faux pas. Tout, absolument tout. Sauf, bien évidemment, mes pauses café et celles qui me mèneront aux toilettes – j’attends encore que des horaires apparaissent à ce propos, je suis sûr qu’un jour elle craquera et qu’elle ira jusqu’à préciser le nombre de cafés que je dois boire dans la journée. Je ferme les yeux, froisse la liste et la laisse tomber dans ma poche avant de me forcer à sourire. Je suis un imposteur. Même ce sourire qui s’étale sur mes lèvres est un imposteur. Bon sang, que j’ai hâte d’être ce soir. Que j’ai hâte de m’écrouler, d’ignorer les chats de Liam, que j’ai hâte de regretter l’absence de Gavin, que j’ai hâte, qu’un jour de plus soit coché et qu’il en reste un de moins à parcourir avant la libération, quelle qu’elle soit. Il faut croire que même le plus combattif des imbéciles est capable de perdre espoir, est capable d’arrêter de chercher des solutions. De toute manière, pourquoi est-ce que je me battrais, au juste ? Pour qui ? Pour Elias ? Il doit mieux se débrouiller sans moi qu’autre chose ; mon dernier coup d’éclat au Blackbird est encore trop présent dans mon esprit pour que j’ose croire qu’Elias a vraiment besoin d’un boulet comme moi dans son entourage. Pour Giulietta ? J’ai un rire amer en sortant de l’appartement de mon frère.

Un rire amer qui noie encore ma gueule lorsque j’arrive à proximité du Government Building. Un rire amer qui n’a pas fini de m’asphyxier. Me battre pour Giulietta, c’te vaste blague. Reste Liam. Mais je me bats pour Liam, d’une certaine manière, à chaque fois que je me plie machinalement à sa mascarade. J’imagine, en me faufilant dans l’ascenseur sans un mot pour quiconque, que je pourrais éventuellement chercher à me battre pour moi-même. Pour mon amitié avec Elias, pour mon amour pour Giu, pour ma complicité avec Liam cent fois brûlée, pour tout ce qui compte pour moi finalement, mais… Je soupire en faisant semblant de saluer Nat’ – et BAM, dans ta tronche, madame-je-ne-veux-pas-de-surnom – d’un mouvement de tête. J’ai bientôt atteint la première oasis de mon quotidien, mon bureau. Le bureau de Liam, plutôt. Une première oasis où me réfugier, pouvoir m’écrouler et souffler un bon coup. Une première oasis que je n’atteins même pas. Un vertige, je titube. Un deuxième, une pointe de douleur dans la poitrine. Un troisième, ce sont mes jambes qui flanchent, et tout mon corps qui s’écroule pour aller embrasser le sol. Je vois à peine Nataliya se précipiter dans ma direction que déjà je perds connaissance. Et merde

Je me réveille au son d’un bip bip stressant. Je déteste ce genre de réveil. Ça commence par une bouche pâteuse, la lumière trop forte. Puis il a la gêne, il y a ces perfusions dans mon corps, il y a ces machines qui crient, ronronnent et hurlent tout autour de moi. Il y a l’essoufflement. Il y a la fatigue. Beaucoup de fatigue. Je déteste ce genre de réveil, surtout que je n’en avais pas eu depuis des années. J’ai l’impression d’avoir à nouveau treize ans, juste avant l’opération qui allait m’offrir un nouveau rein. J’ai l’impression d’être au plus mal et lorsque je tente de me redresser, j’ai la confirmation que je n’en suis pas loin : je m’écroule à nouveau dans un grognement. Et je me rendors sans plus tarder. Lorsque j’ouvre les yeux pour la seconde fois, à moins que ce ne soit déjà la troisième, j’ai quelque chose qui m’aide à respirer. Qui m’asphyxie, mes doigts grimpent à ma bouche, arrachent le masque. Trouvent sur mon torse des électrodes reliés à une machine – encore une machine – pour surveiller mon cœur. Mais quels cons. Ce n’est pas mon cœur qui va mal, en théorie. Ce sont mes reins, c’est mon rein qui ne fait pas son boulot. Non ? Je ferme les yeux en me rendant compte que je suis juste stupide.

Maintenant qu’il n’y a plus rien à détruire dans mon rein, ce sont mes poumons et mon cœur qui doivent prendre la relève et déconner à leur tour. Je le sais pourtant. J’avais même prévenu Elias. J’aurais mieux fait de me prévenir moi-même. Je grogne en essayant de me recroqueviller en chien de fusil, comme à mon habitude, je gémis même, lorsque d’une main je cherche, plus ou moins inconsciemment, Bidou. Mon pingouin. Qui n’est pas là, bien évidemment. Je crois que c’est ça qui me réveille le plus, au final. Pas de Bidou. Pas de verre d’eau à proximité. Pas de dialyse. Pas de Liam. Pas de Liam. Je me redresse brutalement. Je n’ai plus dix ans. Je n’ai plus treize ans. Je n’ai plus Liam. Je me recroqueville dans mon coin. Pour mieux fermer les yeux. Et me rendormir. Un peu.

Pas de Liam. Pas de Bidou. Pas de Liam. Mais une main dans la mienne. J’ai perdu le compte de mes réveils, j’ai perdu le compte de mon sommeil, j’ai perdu le compte des heures mais cette fois, je n’ouvre pas les yeux tout de suite. Il y a une main dans ma main. Une main qui tient mes doigts. Une main, et théoriquement une personne au bout. J’espère. Sinon, je suis en train de caresser une main qui a pris son indépendance et ça a quelque chose de particulièrement glauque quand on y pense deux secondes. Même dix, ou vingt. Je finis par ouvrir les yeux parce que j’ai beau dire ce que je veux, la curiosité est là. Et elle est récompensée. Je n’ose pas bouger davantage. « … » Merde. Aucun son ne franchit mes lèvres et ma gorge desséchée. Je prends mon inspiration, difficilement. « …iu… » Cette fois ça me gonfle. Je tousse, pour m’éclaircir la voix et retenter ce qui aurait pu être mignon mais que j’ai déjà foiré deux fois. « Giu ? » Autant pour l’effet de surprise. « Moi, je suis Nolan. » Je chuchote. Je crois qu’il va falloir que je prenne l’habitude de préciser qui est devant elle. « T’es toute jolie. » Et que je prenne l’habitude de m’arrêter à mon prénom.  

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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Dim 12 Mar - 20:07


Le bip incessant résonne dans ma tête autant que dans la pièce. Chaque seconde, chaque respiration, semble matérialisées par ce bruit désagréable et pourtant nécessaire. Je crains de ne plus l’entendre, autant que je déteste l’entendre. Je ne sais plus qui m’a annoncé au détour d’une discussion que le ministre Wiggins était à l’hôpital. Je ne m’en souviens plus parce que tout ce qui s’est passé depuis semble flou dans ma tête. Je ne me rappelle pas de la courses effrénée que j’ai pu avoir afin d’arriver ici dans les plus brefs délais. J’ignore aussi que j’ai menacé de mort plusieurs membres du corps hospitalier, pour qu’ils me disent enfin dans quelle chambre le trouver. Tout ce que je sais, c’est que je suis maintenant là. Sa main ornée d’une cicatrice dans la mienne, le cœur au bord des lèvres et le corps entièrement tendu. D’après ce que j’ai compris, ce n’est pas bon. Seulement ce n’est pas ce qui me perturbe. Pas uniquement. C’est aussi et surtout une maladie qu’il semble traîner depuis des années… Et je ne l’apprends que maintenant qu’il traîne dans ce lit d’hôpital, probablement entre la vie et la mort. Alors forcément je suis en colère. J’ai l’impression de n’être que ça, en colère. Contre lui, contre moi. Notre relation peut se résumer à ce seul sentiment. La colère. Je suis furieuse après lui et chaque seconde de plus à côté de ce lit impersonnel ne fait qu’augmenter ce sentiment désagréable. Je veux tellement l’aimer, être avec lui, profiter de sa douceur, de son amour. Seulement j’ai l’impression d’être incapable de ressentir tout ça. Tout comme je suis incapable de le laisser m’aimer. Je ne suis pas quelqu’un de bien pour lui. Depuis quelques temps, j’ai cette impression bizarre de ne pouvoir que le pourrir avec ma présence près de lui. C’est pour ça que je me suis évertuée à l’éloigner de moi. C’est pour ça que notre dernière rencontre s’est aussi mal terminée. C’est pour ça que je suis en colère aujourd’hui. Parce que je ne veux pas qu’il soit loin de moi. C’est extrêmement contradictoire et je sens une nausée me prendre tant ma tête tourne de tout ce ressentiment, toutes ces envies.

Seulement tout s’efface. Dès qu’il bouge un peu. Dès que ses doigts se resserrent imperceptiblement autour des miens. Dès que ses yeux finissent par s’ouvrir. Dès que le son de sa voix, si faible soit il, se fait entendre. Seule une bouffée de pur soulagement prend possession de moi, alors que je sens plusieurs larmes couler le long de mes joues. Il s’est réveillé. Et rien que pour ça, ma journée vient de s’illuminer un peu. Je ne sais même pas depuis combien de temps j’attendais ce moment, mais il est enfin arrivé. Malgré mes pleurs, je ris légèrement à sa remarque. « Et moi je suis Giulietta. » Ma voix ne ressemble qu’à un murmure, mais je laisse un sourire lumineux sur mes lèvres. « Toi t’es moche comme tout. » Je me sens si légère à cet instant, que mes propos me ressemblent. Mes actes aussi. Prise d’une impulsion, je quitte ma position assise pour pouvoir me pencher sur lui. Je dépose ma main libre sur sa joue et dépose mon front sur le sien, pour murmurer doucement. « Tu m’as fait peur espèce d’imbécile. » En quelques secondes, j’ai tout simplement oublié pourquoi je lui en voulais, pourquoi je désirais l’éloigner de moi et pourquoi je devrais le laisser vivre sa vie. Seule sa santé est importante et je suis ravie de voir qu’il s’est réveillé. Je le suis tant que je finis par m’emparer de ses lèvres, tendrement, juste pour oublier un peu plus.

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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Lun 20 Mar - 21:27

No pain this life will put me through will ever ever hurt like you
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Les réveils à l’hôpital ne sont pas de ceux que je préfère. En vrai, je crois bien qu’ils arrivent même dans le top trois des pires réveils au monde. Entre le bip bip incessant, la bouche pâteuse et les souvenirs qui remontent lentement, très lentement – certainement trop lentement – à la surface, ce n’est clairement pas une arrivée au paradis que l’on me propose. Ma respiration attire mon attention la première. Calme, posée, épuisée. Une respiration presque apaisante, que je n’ose pas troubler en fouillant davantage dans mes souvenirs. La respiration d’un homme qui s’est évanoui, que l’on a endormi, que l’on a cherché à soigner. La respiration d’un homme qui n’a plus besoin de l’aide d’un respirateur artificiel pour oxygéner son corps. Ma respiration, donc. Libre. J’essaye de compter les réveils, de remonter le temps, de combler les trous, mais tout ce que je parviens à faire, c’est rebondir entre le passé lointain et le présent trop actuel sans m’interrompre. Pas de Liam à côté, mais un rein qui déconne. Pas de Bidou pour veiller sur moi, mais des machines qui hurlent et hurlent encore des bip, qui ronronnent et surveillent mon cœur, mon corps, mes constantes. Pas d’aides-soignants qui me préservent dans une chambre décorée d’oursons, de dessins et de legos pour que je me sente chez moi, mais une main lovée dans la mienne qui me pousse à ouvrir, enfin, les yeux.

Ma respiration, ça a été la première chose à laquelle je me suis agrippé pour rester éveillé. Cette main, brûlante, c’est la deuxième ancre à laquelle je m’accroche, comme un noyé à une bouée qu’on vient de lui lancer et que l’on tracte patiemment jusqu’à un bateau venu l’extirper d’une mer déchaînée. Cette main, que je caresse un instant par réflexe, et ces yeux, que je heurte dans un sourire incertain. Cette main, autour de laquelle mes doigts se resserrent légèrement. Et ces larmes, que je distingue sans trop être sûr de moi. J’ouvre la bouche une première fois, sans effet. Je récidive… ce n’est pas beaucoup mieux. Je m’énerve et là, son prénom éraillé sort enfin complètement, agrémenté d’une précision qui me semble être plus que d’actualité : nécessaire. Je suis Nolan. Juste Nolan. Je suis son Nolan. Et il faut qu’elle en soit sûre. Son rire, qui dérange un instant les larmes, attise un sourire sur mes lèvres, ma main droite, enchaînée de perfusion, pousse ses liens dans ses retranchements pour aller caresser sa joue et récolter ces perles salées qui n’ont pas lieu d’être. Je crois. Je ne sais pas. « Et moi je suis Giulietta. » J’ai un sourire, ma main retombe mollement. « Cool » Ainsi mourut l’éloquence. Dans un sourire, un petit rire, et les yeux pétillants d’un idiot amoureux qui n’a pas encore réussi à émerger suffisamment des vapes pour connecter deux neurones. Bien sûr que c’est Giulietta, bien sûr que je n’en ai pas douté un seul instant. Mais bien sûr, aussi, surtout, que je suis heureux de voir qu’elle est là, qu’elle ne doute pas de mon prénom, pas de moi, qu’elle… « Toi t’es moche comme tout. » Mon sourire insiste, s’ancre dans le sien, dans sa légèreté. Dans sa joie, aussi, qui l’illumine. Vraiment. Depuis combien de temps est-ce que je ne l’avais pas vue comme ça ? « On se complète » Je souffle, incapable que je suis de faire une phrase plus longue ni même de réfléchir. Je souffle ces mots, in extremis, parce que lorsqu’elle se penche vers moi, lorsqu’elle caresse ma joue, je n’ai plus d’air dans mes poumons, j’ai les yeux rivés dans les siens et plus rien à dire.

Je n’ai plus rien à dire. Juste à souffler. Je n’ai plus qu’à avoir envie de faire disparaître cette distance qui subsiste encore entre elle et moi. Une distance de rien du tout. Une distance guère plus épaisse qu’un voile de soie. La distance infinie d’une nuée d’atomes d’oxygène qu’elle expire et que je recueille. Tout comme ses mots. « Tu m’as fait peur espèce d’imbécile. » Ses mots tombés dans mon oreille. Qui dégringolent mes sens, qui dégringolent ma joue comme une larme perdue. Pendant un instant, je me demande si c’est l’une des siennes qui auraient quitté sa peau claire pour rejoindre la mienne. Mais non, ce sont mes yeux qui pleurent à leur tour. Je n’ai pas douté à un seul instant que j’allais y survivre. J’en douterai lorsque mon cœur récidivera, mais cette fois-ci, tout s’est passé si vite que le temps d’un soupir, un simple soupir, j’étais à terre et inconscient. Je m’en souviens, maintenant. D’avoir titubé, d’avoir chancelé, de m’être écroulé. Je veux répondre, mais ses lèvres me coupent la respiration, une seconde fois. Je ferme les yeux. Les bouche-à-bouche ne sont-ils pas supposés, en théorie, ramener à la vie ? Avec elle, j’ai l’impression à chaque fois de mourir un peu plus pour voir s’ouvrir devant moi les portes d’un paradis qu’elle m’a pourtant refusé la dernière fois. Plusieurs fois. Elle ne voulait pas de moi. Et pourtant… elle a eu peur. Je ferme les yeux, je savoure ces quelques secondes, je me laisse porter par la spontanéité d’un réveil et d’un manque. Mes mains ficelées veulent échapper à leurs geôliers pour l’enlacer. Les liens tirent, la douleur vient, mon bras gauche relié au filtre pour la dialyse abandonne. Tout comme mes pensées, encore occupées à vouloir la comprendre.

Elle ne voulait pas de moi, et pourtant elle est là, et pourtant elle a eu peur. Elle avait quelqu’un d’autre et pourtant… Nos lèvres se séparent à regret, je me redresse comme je peux, pour la regarder dans les yeux. « Moi aussi, je me suis fait peur, tu sais. » Non, ce n’est pas vrai, je n’en ai pas eu le temps. « Je suis désolé si tu as eu peur, vraiment. Mais… » Mais ? Mais qu’est-ce qu’il vient foutre là, dans ma phrase, ce gros débile de mais qui est, le plus souvent, oiseau de mauvais augure lorsqu’on me connaît ? Un sourire amusé étire une nouvelle fois sur mes lèvres. Un sourire en contraste avec mon mais. Un sourire qui, pourtant, est oiseau de mauvais augure. L’éloquence est morte. Maintenant, il est l’heure d’enterrer l’intelligence. « Dans les contes de fée, le prince réveille sa princesse en l’embrassant. Et bah tu sais quoi… j’adore la réalité… quand les rôles sont inversés… » Je me mords la lèvre, incapable de me retenir d’en rire. Incapable, aussi, de me retenir d’ajouter un « Je vais bien, ne t’en fais pas, tu n’as pas à avoir peur. » que j’aurais peut-être dû garder pour moi. RIP l’intelligence.

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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Mer 29 Mar - 20:04


Ses lèvres sont si douces. J’en avais presque oublié le goût tant le temps a passé. Je me suis même pris à penser que rien de tout ça n’était réellement arrivé, que ça n’avait été qu’un rêve, aussi merveilleux que destructeur. Seulement Nolan est bien réel. Notre foutue historique est bien réel aussi. Et il ne reste plus que ce baiser si tendre, pour nous rappeler l’un à l’autre. Mes mains tremblent sur ses joues, parce je me perds dans ce simulacre d’étreinte, mais aussi parce que je me souviens pourquoi nous sommes ici, que nous nous retrouvons finalement. Je n’ai pas le temps d’y penser, qu’il parle et une nouvelle fois, j’éclate d’un petit rire clair. J’ignore quels médicaments ils lui ont donnés, mais la dose a du être forte pour qu’il délire autant. Et puis je finis par me souvenir que c’est Nolan. Qu’il a souvent ce genre de remarques stupides, mais qui sont pourtant si attendrissantes. Alors je quitte ses joues, pose une main douce sur son front tandis que l’autre vient retrouver ses doigts. Je me sens si bien, là, maintenant, que je ferme les yeux une seconde pour laisser tarir mes larmes. « Si tu es bel et bien un prince, je n’ai rien d’une princesse. Et en fait, tu ressembles pas à un prince non plus. Disons plutôt… Une grenouille. Oui tu es une grenouille. » Dans mon élan d’espièglerie, je lâche un petit coassement et ris de nouveau, emportée par le moment. Il n’est qu’éphémère pourtant, parce qu’il me ramène à la réalité, de ses paroles qui se veulent rassurantes.

De la douceur naît finalement la colère, lorsqu’il s’aventure à minimiser les choses. Probablement ne veut-il pas m’inquiéter, qu’il veut me préserver de toute mauvaise nouvelle. Néanmoins je me sens aussitôt exclue par son comportement. Je n’ai pourtant le droit à rien. Ni une demande d’information, ni une exigence quand à son état de santé. Je ne suis rien. Si je me suis prétendue être son épouse, afin d’arriver dans cette pièce, si j’ai voulu faire croire au monde que ma présence auprès de lui était nécessaire, force est de constater que ce n’est pas le cas. Je ne suis personne. Juste la femme qui a brisé son cœur en prétendant être avec quelqu’un d’autre, en lançant si douloureusement ne pas avoir besoin de lui. Tout ce que je mérite maintenant, ce sont les quelques miettes qu’il accepte de me donner. Et si je suis consciente de tout cela, je ne peux empêcher le torrent de ressentiment de s’écouler finalement. Mes yeux le fusillent finalement, ruinent le moment qui était tant agréable, avant que ma voix, tremblante, ne s’élève enfin. « Tu vas bien ? Tu… » Je me force à respirer, à inspirer fortement afin de ne pas prononcer des mots que je pourrais regretter ensuite. Mon impulsion a déjà détruit tant de nous que je ne peux la laisser s’exprimer plus encore. « Tu ne vas pas bien Nolan. Tu es malade. Et tu le savais. Tu n’as simplement jamais pensé que ça pourrait m’intéresser. Tu… » as fait ce que je t’ai demandé, tu as quitté ma vie. Je ne prononce pas cette dernière phrase, trop peinée à la simple idée de l’énoncer. « Tu ne vas pas bien. Et ça me tue. Parce que tu n’as pas l’air de t’y intéresser. » Je mets de l’eau dans mon vin, me force à temporiser les choses. En partie parce qu’il est malade, mais surtout parce que je ne veux plus tout gâcher de mes mots impulsifs.

Ca ne me ressemble pas, mais je n’ai aucune envie de retrouver la rancœur que j’éprouve toujours un peu pour cet homme allongé. A la colère s’ajoute de nouveau l’inquiétude tandis que je soupire, que je le lâche pour finalement entamer cent pas dans la pièce. Incapable de tenir en place, je fais de grands gestes irrationnels, avant d’enfin me stopper et de darder mon regard sur lui. Il se veut inquisiteur, mais s’adoucit finalement, lorsque les tubes agressent mes rétines. Il ne va pas bien… Je refuse donc de lui imposer plus de mes états d’âmes. « On se disputera demain tu veux bien ? Je veux… J’ai besoin que tu ailles bien Nolan. » Mes propos s’emmêlent dans une inconsistance que je ne comprends pas moi-même, si bien que je finis par m’écraser sur le bord de son lit dans un soupir, toujours pourvue d’une bougeotte insatiable.

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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Lun 3 Avr - 0:35

No pain this life will put me through will ever ever hurt like you
Giulietta & Nolan



Elle m’embrasse. Et ce n’est pas un baiser volé. Ce n’est même pas un baiser hésitant. Un baiser consenti. Non, c’est un véritable baiser, ce sont ses lèvres offertes sur les miennes, pour m’empêcher de respirer mais faire repartir mon cœur. Un cœur trahi par tous ces moniteurs qui le surveillent, par ces bip qui s’accélèrent, qui frissonnent alors que mes mains vont chercher sa nuque, s’emmêler dans ses cheveux, veulent l’attirer à moi pour que le contact ne se limite pas qu’à mes lèvres mais s’étende, s’étire dans le temps et dans l’espace, sort de sa chrysalide et se transforme en étreinte, se transforme en câlin, se… ses mains se perdent sur mes joues, moi je ferme les yeux pour ne pas me perdre dans les siens, pour continuer à respirer. Continuer à croire que tout cela n’est qu’un rêve, que tout cela est la réalité, que rien de ne cela n’est réel mais que ça n’est pas un rêve non plus. Je ne sais pas ce que j’espère, je ne sais pas ce que je pense, j’oublie qu’elle ne veut pas de moi pour savourer, tout simplement, ses lèvres offertes et sucrées, ses lèvres qui se séparent des mieux dans un soupir. Je lui ai fait peur ? Qu’elle n’en doute pas un seul instant, je me suis fait peur à moi aussi. D’une peur dont je ne me rends compte que maintenant. La peur de ne pas l’avoir revue, de ne pas m’être réconcilié avec elle. La peur de mourir, tout simplement. Je suis désolé si elle a eu peur… j’en suis encore plus désolé que de l’entendre rire, je ris aussi, parce que son rire est beau, son rire est communicatif, son rire est une cascade de pierres précieuses, d’autant plus précieuses qu’avec elle, je sais que je peux les perdre à tout moment. Qu’un faux pas, qu’un quiproquo, qu’un simple mot malencontreux peut mettre entre son rire et moi un fossé infranchissable. A tout moment, Giulietta peut s’enfuir, je le sais, je l’ai appris. Je l’aime, d’un amour à en crever, d’un amour que j’ignore par moment, que je délaisse aussi, mais que je n’arrive ni à étouffer, ni à camoufler. C’est une tâche de fond, c’est un écran d’accueil. Toujours présent, caché derrière des fichiers ouverts, mais là, toujours là, comme un atome dans l’univers sera toujours présent, quelque part, sous des formes diverses et variés, cachés. Mais là. Toujours là. Je l’aime, d’un amour à en crever. C’est magnifique, c’est beau, ça le serait même encore plus si seulement c’était réciproque.

Alors je savoure. Ses mots, ses lèvres, sa présence, sans plus chercher à me projeter dans l’avenir. Je savoure tout, juste qu’à son rire, jusqu’à ses yeux, jusqu’à ses larmes, avec l’absence complète de mesure qu’à celui qui sait qu’il peut tout perdre d’un claquement de doigt. J’ai appris. « Si tu es bel et bien un prince, je n’ai rien d’une princesse. Et en fait, tu ressembles pas à un prince non plus. Disons plutôt… Une grenouille. Oui tu es une grenouille. » J’éclate de rire, comme je peux, avant de partir dans un coassement éloquent. Si je dois être une grenouille autant que je le sois pleinement, non ? J’hésite à lui dire qu’elle n’a qu’à m’embrasser à nouveau pour qu’on voie si je vais me transformer en grenouille, à force d’essayer, mais… je me mords la lèvre. Tu m’as fait peur espèce d’imbécile. Oui, moi aussi je me suis fait peur, mais maintenant, c’est fini. Je vais bien, ne t’en fais pas, je pense ces mots au même moment que je les prononce. Simultanément. Et devant sa réaction, je regrette aussi simultanément. Ceux qui disent que les hommes sont incapables d’être multi-tâches ne m’ont jamais vu en action. Ses yeux me foudroient, je me ramasse sur moi-même, rentre la tête dans les épaules. « Tu vas bien ? Tu… » J’ose un « Oui… » timide devant le tremblement de sa voix. « Tu ne vas pas bien Nolan. Tu es malade. Et tu le savais. Tu n’as simplement jamais pensé que ça pourrait m’intéresser. Tu… » J’ouvre la bouche pour lui dire que justement, je ne voulais pas l’inquiéter, que ça ne la regarde pas, mais miraculeusement, je me tais. « Tu ne vas pas bien. Et ça me tue. Parce que tu n’as pas l’air de t’y intéresser. » J’ouvre une nouvelle fois la bouche, mais tout pareil : je la referme sans prononcer le moindre son. Bien sûr que je ne vais pas bien. Mais à quoi ça servirait de le dire, si tout le monde est au courant ? Je ne vais pas bien, mais Liam, lui, Liam Wiggins, Liam Philipp Wiggins, le ministre, lui, est censé aller bien. Mais je sais aussi que si je mentionne Liam… je suis peut-être effroyablement con, mais pas à ce point-là.

Pas à ce point-là. Je soupire, parce que j’hésite sur ce que je peux dire. Veux dire. Dois dire. Tout est trop compliqué. « On se disputera demain tu veux bien ? Je veux… J’ai besoin que tu ailles bien Nolan. » Je lève mon regard vers elle. Besoin. Maladroitement, en me retenant d’arracher tous ces liens qui m’enchaînent aux machins, je me redresse comme je peux, je me tortille pour caler les coussins de manière à m’asseoir. « Tu as besoin que j’aille bien ? » Je tends la main pour attraper la sienne. « Je veux pas qu’on se dispute, Giu’. » Je ne l’ai jamais voulu, même si j’ai l’impression de l’avoir toujours provoqué, d’une manière ou d’une autre. Il n’y a pas d’enchaînement logique entre les deux phrases, juste la certitude que je marche sur un fil, qu’il faut que je lui explique comment on en est arrivé là sans la brusquer, sans la braquer, sans la faire fuir. Sans prononcer non plus le nom de mon frère. Compliqué. Très compliqué. « Je suis malade depuis que je suis tout petit. Je suis apparemment né comme ça, mais ça n’a commencé à se voir vraiment que lorsque j’avais six ans. C’est comme ça, c’est moi. C’était pas contre toi, c’est juste que… on n’a pas eu le temps de… d’aborder le sujet. » Et le pire dans tout ça : c’est que c’est vrai. On n’a pas eu le temps, on a toujours eu plus pressé à se dire. « Mais je vais aller bien. Tu le sais ça. » Non, peut-être que non, peut-être qu’elle ne le sait pas ou peut-être qu’elle sait que c’est faux. Peut-être. Je ne sais pas ce qu’elle sait, je ne sais même pas si les médecins sont allés jusqu’à diagnostiquer une insuffisance rénale chronique vieille de vingt-sept ans maintenant, s’ils pensent que la cicatrice qu’on aborde Liam et moi est issue d’une greffe qu’ils ne doivent pouvoir interpréter comme ayant été faite dans un seul sens : Liam étant le transplanté. Je ne sais pas ce que Giu’ sait. Mais je crois savoir ce qu’elle a besoin de savoir. « Maintenant qu’on sait que j’ai… » Non, pas une rechute. Ne pas mentionner de rechute. « Maintenant qu’on sait ce que j’ai, on va pouvoir soigner et traiter tout ça. Donc je vais aller bien, fais-moi confiance. » J’ai une voix posée, une voix calme, j’ai l’impression non pas d’entendre mon frère, mais d’entendre mon père qui m’expliquait exactement tout ça lorsque j’avais six ans. Avec calme, confiance et sérénité. Avec une foi en l’avenir qu’il affichait sans l’avoir. C’est étrange de me faire la remarque je ressemble à quelqu’un de ma famille sans que ce ne soit mon jumeau. Ça change. Mais je n’arrive pas à m’en réjouir tout à fait. Je lui souris malgré tout. Comme je peux. Giu’, c’est ma pierre précieuse. Une raison de guérir aussi. Si elle veut de moi. Si elle veut bien de moi. Et là,… là est toute la question. Sauf que je ne peux pas lui demander, pas cash, comme ça. Sauf que je ne trouve pas de façon de le dire autrement. Mes doigts se resserrent autour des siens. « Est-ce que tu m’aimes, Giu’, pour que tu aies besoin que j’aille bien ? Ou est-ce que tu t’inquiètes juste parce que… tu sais que moi, je t’aime ? » C’est fou la facilité avec laquelle je peux dire ce genre de choses. C’est fou la difficulté avec laquelle je peux les dire sans que ma voix ne tremble, aussi. « Quelle que soit ta réponse, je suis heureux de te voir. Heureux de t’embrasser. C’est con tout de même. » Très con. « Mais c’est cool. Tu vas pouvoir rester longtemps ? Tu peux me passer un verre d’eau ? »

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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Mer 17 Mai - 16:27


Mon inquiétude est réelle. Parce que j’ai entendu les médecins parler. Et parce que je sais qu’il ne me dira pas ce qu’il en est. Probablement pour me préserver, pour ne pas m’introduire plus dans ses problèmes, dans sa vie. Lui est malade. Moi je ne peux rien pour lui. Pas dans notre configuration. Pas dans cette douleur qui se fait mienne dès que je pense à lui. Pas dans cette lancinante sensation d’être une entrave à sa personne. Lui ne veut pas qu’on se dispute. Il veut échapper au conflit. Seulement je ne suis que ça. Batailles internes qui me pourrissent l’existence, jusqu’à me forcer à le repousser. Lui mérite mieux. Moi je suis maudite. « Tu as raison. On a jamais eu l’occasion d’en parler. C’est juste que… je me suis tellement inquiétée lorsque je l’ai appris. Alors que j’ai entendu que tu l’avais depuis tout petit, je me suis énervée… parce que j’ai cru que tu me le cachais. Mais ce n’est pas quelque chose que l’on avoue au premier rendez vous, j’en prends conscience. » Je lâche un petit rire nerveux, qui se consume bien vite. « Mais je ne sais pas que ça ira bien. Parce que je ne sais pas ce que tu as réellement. Et je ne sais pas ce qui te fera aller mieux non plus. Je me sens tellement inutile… » Je me rapproche du mieux que je peux de lui, pour l’entourer de mes bras et le serrer contre moi. Juste assez pour le ressentir au plus profond de moi. Etreinte éphèmére, qui se termine bien vite quand je m’éloigne de nouveau. Seule ma main, aventurière, reste sur sa joue, qu’elle caresse doucement. Son interrogation vient finalement, je me rends compte de ce que j’ai dis et me mords la lèvre, incapable de savoir quoi lui répondre.

Coincée, entre ce sentiment qui ne me quitte pas, cette impression d’être prise au piège par sa question… et ce besoin latent de lui avouer mes sentiments débordants. Bien sûr que je l’aime. Je n’ai jamais été capable de le lui montrer, tout comme il m’a été impossible de le lui dire la dernière fois que nous nous sommes vus. Le problème ne change pas. Je suis toujours cette femme immonde, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Mon reflet hideux, celui que je vois désormais dans le miroir, est l’intime représentation de mon âme. Pas parce que je suis maudite… mais parce que mes actes ne sont qu’une accumulation d’horreurs à son égard. Liam. Jorgen. Et même Dante, que j’ai pu entraîner dans mes mensonges. Tous ces noms résonnent comme une pierre de plus à l’édifice branlant de ce que notre couple pourrait être. Chacun d’entre eux pourrait ressortir à un moment de notre relation, pour simplement nous détruire. Et je me sens incapable de lui infliger cette épée de Damoclès permanente. Je me fends d’un lent sourire mélancolique avant de laisser glisser ma main droite jusqu’à son cœur. Le palpitant est erratique et je ne veux pas le briser de mes mots. A cet instant je suis lâche. Incapable de lui infliger une douleur morale lorsqu’il se remet à peine de celles physiques.

Alors pour l’instant je ne dis rien. Je me contente du silence alors que je le lâche, que je me lève pour attraper son verre afin de le remplir d’eau. Mon sourire ne me quitte pas, même s’il n’éclaire la pièce que d’une tristesse contenue. Finalement je reviens vers lui, je lui tends le breuvage et m’assois de nouveau au bord du lit pour laisser ma main s’égarer dans sa nuque. Le toucher, j’en ai besoin. Je veux le sentir sous mes doigts, bien réel, afin d’être un peu plus vivante. Juste une seconde, avant de précipiter la mort de mon être. « Nolan… Je ne peux pas te dire que je t’aime. Pas parce que ce ne sont pas mes sentiments… Mais parce que je suis incapable de te dire que je t’aime, avant de te dire qu’on ne doit pas être tous les deux. Ce que je t’ai dit la dernière fois, je le pense toujours. Tu es un être bien trop pur pour ma présence. » Je soupire et finis par le lâcher finalement. Je me sens mal à l’idée de lui dire ces choses, tout en lui offrant la douceur d’un toucher. « Tu devrais m’effacer de ton existence. Tout comme tu devrais effacer Liam. Tu mérites mieux que nous. Que moi. » Je soupire finalement, avant de retrouver ma place précédente. Ma main contre lui, mes lèvres près des siennes. « Mais je te l’ai dis… On se préoccupera de ça demain. Aujourd’hui, je suis là pour te faire plaisir. Pour t’aider à guérir plus vite. Juste aujourd’hui. » Mon ton s’amenuise, pour ne devenir qu’un filet de voix lorsque je conclus. Mon cœur bat la chamade, il résonne dans ma cage thoracique. Si fort que je suis presque étonnée que le sorcier ne s’en rende pas compte. Je sais que je ne sortirais pas indemne de cette confession, mais je me moque bien de la douleur ressentir. Seul le bonheur futur de Nolan compte. Et je ne peux en faire partie…

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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Sam 27 Mai - 22:17

No pain this life will put me through will ever ever hurt like you
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Je ne veux pas qu’on se dispute. Ce n’est pas plus compliqué que ça. C’est, d’ailleurs, la seule chose qui ne soit pas compliquée actuellement dans ma tête. C’est la seule chose qui ait la saveur de certitude à mes lèvres. La saveur de ses lèvres, de ses baisers, de son odeur et de son sourire. L’éclat de son regard, l’éclat de sa présence. Je ne veux pas qu’on se dispute, ça non. Elle ne le mérite pas, je ne veux pas le mériter. Ce réveil est bien trop inespéré pour que je prenne le risque de le gâcher par une dispute. Je ne veux pas qu’on se dispute, je ne sais même pas si je veux qu’on discute, je veux juste… profiter. Profiter de sa venue, profiter de cette quiétude, de cette accalmie. Profite, soupirer, avouer. Avouer ce que je peux, comme je le peux. M’expliquer, d’une voix calme, posée, en esquivant tous les sujets risqués, en esquivant tous les pièges. Je suis malade, depuis longtemps, depuis… depuis ma naissance. Je suis malade, je suis soigné, j’ai été soigné, et je rechute. « Tu as raison. On a jamais eu l’occasion d’en parler. C’est juste que… je me suis tellement inquiétée lorsque je l’ai appris. Alors que j’ai entendu que tu l’avais depuis tout petit, je me suis énervée… parce que j’ai cru que tu me le cachais. Mais ce n’est pas quelque chose que l’on avoue au premier rendez-vous, j’en prends conscience. » Je souris à son petit rire, ma poitrine s’apaisant, s’allégeant comme libérée d’un poids angoissé, devant ce premier écueil évité. J’ai l’impression d’être dans un champ de mines, à sautiller entre les petites taupinières, à mettre le pied sur une protubérance, à le soulever doucement à soupirer de soulagement lorsque je m’aperçois que ce n’est rien de plus dangereux qu’une pomme de terre qui se serait perdue en chemin. Giulietta, c’est une patate, mais dans le bon sens du terme. C’est une floppée de petites pommes de terre, qui me prennent à chaque fois au dépourvu, que je confonds le plus souvent avec des mines. Mais c’est aussi l’ensemble du champ de mines, c’est aussi l’ensemble de ces sujets à risque qui gravitent autour de nous. Qui me font marcher sur la pointe des pieds. Tout crispé. Je ne veux pas qu’on se dispute. « Je comprends, c’est normal, c’est… » C’est juste que, que tu te sois inquiétée, ça me donne l’impression qu’entre nous, il y a plus que ce qu’on croit, qu’il n’y a pas moins que ce qui a bourgeonné, après une soirée, après un repas, avant que ma susceptibilité ne commence la lente destruction de ce qui était à peine ébauché. Je soupire. « Normal ». Normal. Comme ma maladie, c’est ça ? Je soupire.

« Mais je ne sais pas que ça ira bien. Parce que je ne sais pas ce que tu as réellement. Et je ne sais pas ce qui te fera aller mieux non plus. Je me sens tellement inutile… » Je la laisse m’enlacer, ma main libre part dans son dos pour la tenir contre moi. Je veux qu’elle reste là, je veux la garder éternellement contre moi, je veux me réveiller chaque jour avec elle, je veux tant de choses… et elle en veut si peu ! J’ai l’impression que sa main, sur ma joue n’y reste que pour… que pour quoi, au juste ? Jouer avec ma volonté, me torturer d’une manière sadique ou m’offrir ce que je cherche, ce que j’espère, parce qu’elle a pitié de moi ? Je suis peut-être naïf, je suis peut-être candide, je ne suis pas stupide. Elle m’a dit clairement qu’elle ne voulait pas de moi. Alors pourquoi est-ce qu’elle s’inquiète à ce point d’être si inutile ? Pourquoi… « T’es pas inutile… » Pourquoi est-ce que j’hésite autant à lui répondre ? De toute manière, elle ne veut pas de moi. C’est ce qu’elle a dit, c’est ce que je croyais. C’est ce que je ne sais plus. Tout est confus dans mon esprit, alors que je continue à la dévorer du regard. Je m’attends à chaque seconde à la voir disparaître, s’évaporer, je m’attends chaque seconde à me rendre compte qu’elle n’est qu’une illusion. Ma main se pose sur la sienne, mes doigts s’intercalent les uns après les autres entre les siens.

Est-ce qu’elle m’aime ? J’ai les yeux rivés dans les siens lorsque la question m’échappe, comme appelée par mes doutes. Dotée d’une vie propre. De mon côté les choses sont claires. Limpides. Evidentes. Mais du sien… je pensais tenir une certitude, elle se révèle être fumée, elle se révèle être brouillard. Sa main file à mon cœur, je frissonne sous le contact. Oui, Giu’, écoute battre mon cœur, parce que je suis irrémédiablement foutu. Trop romantique, très certainement, trop fleur bleue. Mais ce cœur, sous ma poitrine, ce cœur, qui palpite sous tes doigts. Il est à toi, Giu’. Je n’en ai qu’un. Et il est à toi. Et tu ne réponds pas. Pas tout de suite.

Je la laisse s’éloigner à regret, j’en profite pour me redresser davantage encore. Quelle que soit sa réponse, je suis heureux, c’est un fait. Heureux de la voir. Je ne mens pas. Mais il y a cette main serrée contre ma poitrine, qui regrette qu’elle prenne du temps pour répondre. Qui craint le pire. Qui craint qu’elle ne revienne pas. Qui n’ose pas parler, juste… Juste attendre. La voir revenir, avec le sourire, avec mon verre d’eau. Un sourire auquel je réponds. Forcément. Ma main attrape le verre, le porte à mes lèvres. L’eau tremble, comme mon bras. L’eau tremble, c’est la fatigue. Forcément la fatigue. « Nolan… Je ne peux pas te dire que je t’aime. Et la fatigue manque de me faire lâcher le verre. Pas parce que ce ne sont pas mes sentiments… Mais parce que je suis incapable de te dire que je t’aime, avant de te dire qu’on ne doit pas être tous les deux. Ce que je t’ai dit la dernière fois, je le pense toujours. Tu es un être bien trop pur pour ma présence. » Je ferme les yeux, détourne un regard voilé. Déglutis sous son soupir. Regrette sa main qui me fuit. « Tu devrais m’effacer de ton existence. Tout comme tu devrais effacer Liam. Tu mérites mieux que nous. Que moi. Mais je te l’ai dit… On se préoccupera de ça demain. Aujourd’hui, je suis là pour te faire plaisir. Pour t’aider à guérir plus vite. Juste aujourd’hui. » L’eau est un prétexte pour ne pas répondre, je me concentre pour terminer mon verre. Un verre qui n’apaise en rien la sécheresse de ses mots, la sécheresse de ma gorge, l’aridité de mes larmes contenues. Inexistantes. Trop facilement versées. Juste aujourd’hui. Ses lèvres à côté des miennes me volent ma respiration. J’ai un petit rire. Un rire désespéré. « Juste aujourd’hui, c’est mieux que rien. » Je souffle. Le verre glisse vers la table de nuit, ma main revient vers son épaule, je me m’avance tout en l’enlaçant pour l’embrasser, doucement. Juste aujourd’hui, c’est déjà mieux que rien, en effet. Et c’est tout ce à quoi j’ai droit. « Dans ce cas, carpe diem, non ? » J’ai un sourire, immanquablement triste, immanquablement heureux. Pas parce que ce ne sont pas mes sentiments. Elle m’aime. Et elle refuse de m’aimer. Bon sang que cette femme est étrange.

Bon sang que cette femme est fascinante. Bon sang que… « Ca veut dire cueille le jour, si jamais tu ne sais pas. Ça veut dire que tu n’es pas inutile, parce que… » Je l’attire tout contre moi dans un soupir d’effort, pour qu’elle s’asseoit, qu’elle s’allonge contre mon torse. « Viens-là. Si tu veux me soigner, si tu veux me faire plaisir, si tu veux m’aider à guérir, alors… il faut me raconter une histoire, tiens. Pourquoi est-ce que tu es si persuadée que… je suis pas pure, Giu’. C’est toi qui es bien trop… bien trop tout. » Je hausse le ton, faussement menaçant, en prévision d’une réplique. « Et ne râle pas ! » Ma main glisse dans sa nuque, joue avec ses cheveux. « Tu m’expliques, et moi je t’explique ce que j’ai. » Pari dangereux, pour moi. Mais… il faut ce qu’il faut, non ? « Deal ? »


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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Mer 19 Juil - 14:52


Mon coeur souffre de chaque réplique que je peux lui asséner et les regrets viennent irriter ma gorge. Chaque mot sonne faux à mon oreille, pourtant je ressens ce besoin de les énoncer à voix haute. Je suis persuadée que je ne le mérite pas. Chaque acte porté à son encontre me conforte dans cette décision, même si au final, je me sens mal. Toujours un peu plus. J’ai besoin de lui dans ma vie. De son sourire, de sa choix de vivre, de sa bêtise qui me fait rire. Il est le rayon de soleil dans la noirceur de mon âme, de ma vie. Mais j’ai bien trop peur de le ternir justement, pour prendre le risque. Je ne saurais me pardonner de le voix s’obscurcir, à cause de ma présence auprès de lui. Seulement aujourd’hui, il va mal. Je me permets donc une entorse à ma règle, pour lui tenir compagnie, lui offrir mes sourires, même mélancoliques. Je veux juste faire une pause dans cette spirale infernale douloureuse que son absence me procure chaque jour un peu plus. Alors je profite de sa douceur, de ses mains contre moi, de son torse contre lequel je finis par m’allonger avec précautions, de ses caresses qu’il me procure tout en parlant. Tout cela me permet de ne pas me crisper lorsqu’il prononce ces derniers mots. Je me sens pourtant soudain sur les nerfs, rien qu’à l’hypothèse de lui dire ce que j’ai sur le cœur. Doucement je quitte la quiétude que ses bras m’offrent, pour me redresser juste assez pour lui offrir mon regard. Mes yeux se parent d’accents apeurés une seconde. Je ne veux pas lui dire pourquoi je suis mauvaise pour lui. Je refuse même de me l’avouer, pourquoi devrais-je le lui dire à lui. Il ne peut pas m’aider de toute façon.

Pourtant je finis par soupirer, avant de cacher de nouveau mon visage tout contre lui. Je ne veux pas qu’il voit mon regard lorsque je prononce ces mots. Je ne veux pas le voir me juger. Je me planque, parce que je suis incapable de supporter le moment où il ne voudra plus de moi. « Y’a rien à expliquer. Et même si tu n’es pas pur Nolan, tu seras toujours meilleur que ce que je suis. Tu es un rayon de soleil, plein de bonne humeur et de sourires. Quand je te vois, je sais que ma journée sera un peu meilleure. Juste assez pour me faire sourire à mon tour mais… » Je soupire finalement, sans laisser ma voix étouffée se taire suffisamment. Maintenant que je suis lancée, il me semble impossible de revenir en arrière, mais si facile pourtant de m’interrompre pour me taire à jamais. « Ca ne dure jamais très longtemps. Parce que je ne suis pas lumineuse. Tu es aussi plein de vie que je suis pleine de mort. Nolan je… »

Difficilement, je déglutis, cherche à m’éclaircir la gorge alors que mes propos deviennent de plus en plus erratiques, probablement moins compréhensibles. « Je suis maudite Nolan. De l’intérieur, de l’extérieur… Il y a très très longtemps de ça, j’ai été maudite par une sorcière. Une vraie, une méchante. Les sorciers ça existe pour de vrai, je te le promets. Et elle m’a dit un jour, je te maudis… Sur le coup je n’y ai pas vraiment pensé. Et puis… y’a eu beaucoup d’années de passées. Mais récemment… récemment j’ai compris. Je suis vraiment maudite Nolan. Et plus le temps passe, plus je me sens mauvaise. » Je ne prends pas forcément conscience de ce que je dis. Désormais lancée sur des confidences qui me pèsent beaucoup plus que je ne l’aurais cru, je ne parviens plus à m’arrêter. Mon âme s’allège juste un peu en prononçant ces mots, parce que j’ai enfin réussi à m’ouvrir. Suffisamment pour partager mon malheur avec un autre. Etonnamment, c’est avec l’une des personnes en qui j’ai le moins confiance que je m’épanche. Et je réalise soudain que ce n’est pas en Nolan que je n’ai pas confiance. C’est en Liam. Mais là, je sais qui c’est. Je sais que c’est lui. Alors je continue, en lui offrant mes plus grands secrets. « Je refuse de t’influencer avec ça. Je ne sais pas vraiment ce dont je suis capable désormais et… et je ne veux pas que tu puisses souffrir à cause de moi. Je crois que je l’ai déjà suffisamment fait. » Enfin je lâche un long soupir, qui me permet de relâcher la pression qui s’est lentement accumulée à chacun de mes mots. Avant de conclure d’une petite voix. « Maintenant c’est à ton tour. Dis moi ce que tu as Nolan. » Ma voix s’est raffermie et j’ai même quitter la sécurité relative de son étreinte pour retrouver ses yeux.

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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Sam 29 Juil - 1:09

No pain this life will put me through will ever ever hurt like you
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Ne pas se disputer. Une illusion. La situation s’y prête trop, mes cachotteries, son comportement, ses aveux, son rejet… bon sang, absolument tout se prête à une dispute ici. Je suis incapable de te dire que je t’aime. Giu’, la jolie Giu’, ma merveilleuse Giu’, ma brillante, intelligente, intuitive, spontanée, artiste, douce, impétueuse, impulsive, parfait Giu’, est-ce que tu te rends compte à quel point tu me fais mal quand tu me rejettes comme ça, quand tu me donnes des miettes sans même faire semblant de croire que ça va me suffire ? Je ferme les yeux, je retiens des remarques, je ne me concentre au final que sur le plus important, je ne me raccroche finalement qu’au soupçon d’espoir et aux miettes qu’elle me jette pour oublier le reste. Ne pas se disputer. Juste aujourd’hui. Juste aujourd’hui, c’est mieux que rien. Rire désespéré, je l’enlace comme je peux, je l’embrasse comme je peux, comme pour m’imprégner du goût de ses lèvres, comme pour graver dans ma mémoire son odeur, m’abreuver de sa présence, me contenter des miettes. Et les savourer jusqu’aux dernières. Carpe diem, après tout, non ? Je n’ai jamais été fort en philo, mais ça… ça, je l’ai retenu. Carpe diem. Juste aujourd’hui, faire durer cet instant le plus possible, l’étirer à son maximum. Parler. Se toucher. La sentir tout contre moi. Viens-là. Je joue avec ses cheveux, je laisse mes mains courir, se perdre dans sa nuque, tout en parlant, comme de peur qu’elle ne s’évapore sous les doigts, sous ma voix. Elle est bien trop tout, l’italienne. Bien trop… et moi je ne suis pas assez tout cela. Qu’elle m’explique, alors, qu’elle m’explique donc. Pourquoi elle pense le contraire. Je veux bien lui raconter mon histoire en échange, mais j’ai besoin de savoir, j’ai envie de comprendre. Je ne me contenterai pas éternellement de miettes, après tout. Son corps se crispe, je le sens du bout des doigts, lorsque je lui propose ce compromis. Elle se crispe, elle se recule, elle se redresse, j’effleure sa peau sans parvenir à la retenir, trop prompt que je suis à la laisser filer, à la toucher. Tactile. Un soupir, je lui souris en retour comme pour l’encourager à faire le premier pas. Son visage se love tout contre moi, je garde le silence – miracle – en posant mes lèvres sur sa tête, en déposant un baiser sur ses cheveux. « Y’a rien à expliquer. Et même si tu n’es pas pur Nolan, tu seras toujours meilleur que ce que je suis. Tu es un rayon de soleil, plein de bonne humeur et de sourires. Quand je te vois, je sais que ma journée sera un peu meilleure. Juste assez pour me faire sourire à mon tour mais… » Elle soupire, encore, j’ai peur qu’elle s’arrête en si bon chemin, même si je suis loin de comprendre, même si je suis loin de partager sa vision des choses, même… « Mais ? » Ma voix est un murmure, de peur de la braquer plus que l’encourager. De peur d’être totalement contreproductif. « Ca ne dure jamais très longtemps. Parce que je ne suis pas lumineuse. Tu es aussi plein de vie que je suis pleine de mort. Nolan je… » Je secoue la tête. De nous deux… C’est moi qui suis allongé dans un lit d’hôpital, c’est elle qui me tient la main : qu’elle n’inverse pas les rôles, vraiment. Sa voix est étouffée, sa voix disparaît, les mots se font capricieux, je n’ose pas l’interrompre, ou l’écarter de moi, je me condamne à n’en entendre que la moitié, que des syllabes échouées, éparses, brisées, dissociées. Ce que j’en retiens ? « Je suis maudite Nolan. » Un frisson. « Les sorciers ça existe pour de vrai, je te le promets. » Un second. « Je suis vraiment maudite Nolan. Et plus le temps passe, plus je me sens mauvaise. » Pouvons-nous réellement maudire des gens ? Pouvons-nous distordre leur destin pour n’en faire que des marionnettes vouées aux troubles, à la violence, au malheur ou que sais-je encore ? Je n’ai jamais été très attentif à ce que me disait ma mère. Je me pliais à ses demandes pour lui faire plaisir, je bâclais les potions qu’elle m’apprenait pour me libérer le plus vite possible de ses leçons, j’ai fui ma nature de sorcier et je commence, lentement, doucement, à le regretter. Pouvons-nous maudire des personnes, autrement qu’en les transformant, qu’en réveillant leur alter-ego bestial, qu’en les enchaînant à la lune comme mes grands-parents ont songé à leur faire quand j’étais môme ?

Pouvons-nous réellement faire ça ? J’aimerais croire que non. J’aimerais être suffisamment naïf pour être convaincu que non. Elle continue de parler, je continue de penser. Pouvons-nous réellement faire ça ? « Je refuse de t’influencer avec ça. Je ne sais pas vraiment ce dont je suis capable désormais et… et je ne veux pas que tu puisses souffrir à cause de moi. Je crois que je l’ai déjà suffisamment fait. Maintenant c’est à ton tour. Dis-moi ce que tu as Nolan. » Mon tour. Elle me prend au dépourvu, je me tends sous sa voix raffermie. A mon tour de lui dire ce que j’ai. « Je… » Tu es un rayon de soleil « En fait, je… » Je suis maudite « Quand j’étais petit, je… » Plus le temps passe, plus je me sens mauvaise Je ferme les yeux. Non, vraiment, impossible pour moi de rassembler mes pensées tant que je n’aurais pas répondu à toutes ces inepties. « Je vais te raconter, mais d’abord, il faut que je te dise quelque chose de très important. Regarde-moi, Giu’. » Mes mains encadrent son visage, mes yeux cherchent les siens. « Tu n’es pas maudite. Et quand bien même ce serait le cas, ça ne change rien à un fait : tu es mon rayon de soleil. Tu est seule qui rend ma journée meilleure, dès que je te vois sourire. » Et c’est moi qui l’abime, avec ma famille, avec ma maladie, avec mes colères, avec mes doutes, avec tout ce qui fait de moi un mec incroyablement bancal. Ces doutes qui m’empêchent, d’ailleurs, de lui dire que même si elle est maudite, tout sort peut être brisé, toute malédiction peut être rompue. Que je peux le faire, ou qu’au pire, Liam saura le faire. Je me mords la lèvre. Laisse ma main faire des mouvements circulaires dans son dos. Par réflexe. « Quand j’étais petit, on s’est aperçu que mes reins ne fonctionnaient pas. » Je saute du coq à l’âne avec la souplesse et la grâce d’un pachyderme acrobate : au moins, il y a de la bonne volonté derrière, on ne peut pas me le reprocher. « Insuffisance rénale chronique, c’est ce que j’ai. Je… » Comment expliquer ça simplement, sans mentir, sans l’affoler ? « C’est lent comme processus, ça a pris sept ans pour détruire totalement mes reins. Et quand ils ne fonctionnent plus… je… mon sang… » Alerte : ça n’a rien de rassurant tout ça. Je n’aurais pas dû parler de l’état de mes reins, de feu mes reins même. « Bon, les détails t’intéressent pas, mais en gros, ça me rend malade. Et il faut nettoyer mon sang régulièrement, juste ça. » Juste ça. « Tu vois, rien qui ne puisse se soigner, rien qui ne vaille la peine de s’inquiéter. » Je lui souris. « Là, c’est juste que le rein qu’on m’a donné, il y a… oulah, plus de vingt ans ?, lui aussi il commence à me lâcher, doucement. Quelque chose en moi le détruit. S’il y a un de nous deux qui est maudit, Giu’, c’est moi. » Et cette discussion est bien trop déprimante pour que je m’autorise à me taire là-dessus. Ainsi, si je rajoute une phrase, ce n’est que par bon sens, hein. Ce n’est absolument pas une rechute de bêtise qui me pousse à rajouter : « Je suis bel et bien maudit, d’ailleurs. Parce que je suis fou amoureux de toi, Giulietta, et que quoique tu penses, quoique tu puisses croire, quoique tu puisses t’imaginer, je ne me lasserai jamais de te le dire, et ça ne risque plus de changer. Alors ouais, je suis maudit. Alors ouais, tu es maudite d’être aimée par un couillon comme moi. Mais… » J’ai un regard amusé. Chargé d’un espoir qui sera déçu, ouais, mais… Juste aujourd’hui. Si c’est juste aujourd’hui, alors je ne peux pas me taire. « Ca fait juste de nous des amants maudits, hein, Juliette ? »

Que je sois maudit pour avoir osé dire ça.

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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Sam 9 Sep - 17:59


« Mais… » Je me tais, aussi rapidement que j’ai ouvert la bouche pour lui répondre. Déjà parce que je ne sais pas quoi lui dire sans me mentir à moi-même. Mais aussi parce que je suis subjuguée par ses mots, qui s’enchaînent bientôt. Avec une attention toute particulière, je l’écoute me parler. Autant de nous que de lui plus particulièrement. Sa maladie ne date pas d’hier, il semble même gravement malade. Mes yeux dans les siens, s’emplissent de larmes que je ne peux maîtriser. Je ne pleure pas, elles restent bloquées contre mes prunelles, tant la situation me semble injuste. Pourquoi lui ? Pourquoi cet homme doit il souffrir d’une atrocité du genre. Lorsqu’il termine de parler de ses soucis de santé, je ne me retiens pas pour me jeter sur lui de nouveau en enfouir mon visage dans sa nuque. S’il ne va pas bien, je peux au moins lui offrir un peu de douceur. Juste assez pour le faire sourire une seconde. Demain je pourrais de nouveau m’éloigner de lui pour le protéger. Peut être… Mais pas aujourd’hui en tout cas. Ca non, pas aujourd’hui. D’autant plus qu’il reprend la parole. Je retrouve là le Nolan dont je suis tombée amoureuse à mon insu. Il parle sans filtre, sans réfléchir non plus. Et si parfois cela nous mène dans d’incroyables quiproquos, aujourd’hui il n’en est rien. Aujourd’hui j’éclate de rire lorsqu’il achève sa tirade et je me redresse dans une impulsion, pour me relever, esquisser un pas de danse puis une révérence probablement assez comique à regarder. « Oh Romeo, pourquoi es-tu Romeo. » Ce n’est pas mon époque, loin de là. Mon ancien époux était un grand fan de Shakespeare et je me suis ravie de ces lectures. J’apprécie le fait que, pour une fois, nous ayons tous les deux une référence commune. C’est suffisamment rare pour faire battre mon cœur un peu plus vite.

Pendant plusieurs secondes, je reste debout, à virevolter stupidement. Rapidement rattrapée par la situation néanmoins, je finis par perdre un peu mon sourire et je finis par me rassoir sur la chaise à côté du lit, dans un soupir fatigué. « Nolan… » Je m’interromps aussitôt. Parce que je ne sais pas trop quoi lui dire. Je veux simplement me retrouver près de lui, pour me satisfaire de ses bêtises et ne plus penser à ce monde qui me détruit petit à petit. Je suis persuadée d’être maudite. Je sais que je suis une mauvaise influence pour lui. C’est une évidence. Tellement claire que je peux la voir dans chaque miroir qui croise ma route. Et pourtant… Quand il me regarde comme ça. Quand il me tient comme ça. Quand il me parle comme ça… Je me demande comment nous avons fait pour passer à côté de l’autre pendant si longtemps. C’en est presque douloureux, de se savoir tant attiré par quelqu’un, sans comprendre pourquoi notre début de relation a si mal tourné. De nouveau je soupire, incapable de prendre une décision quand à ce que je devrais lui dire. La meilleure semble finalement s’imposer à moi. Celle de n’en prendre aucune. Celle de faire mon Nolan et simplement dire ce qui me passe par la tête. « Nolan. Je suis très sérieuse quand je dis que je suis maudite. Je ne m’attends pas à ce que tu me crois mais. C’est la vérité. Seulement si… si tu penses que ça n’est pas grave. Si tu penses que je ne le suis pas plus que toi alors… Alors ok. » J’approuve d’un mouvement de tête, avant de finalement me rendre compte qu’il ne comprendra pas ce que je viens de dire.

En utilisant trop de sous entendus, je risque de le voir se perdre dans de nouvelles suppositions, dans un nouveau malentendu qui pourrait nous détruire de nouveau. C’est ainsi que l’on a fonctionné jusqu’ici. Et cette fois, il est hors de question que je laisse une mauvaise interprétation des choses prendre le dessus. « Je veux dire. Oui je t’aime Nolan. Et si tu me promets de ne plus jamais laisser un sous entendu, un malentendu ou même une rumeur, prendre le pas sur tes réactions alors… Alors toi et moi on peut être maudits tous les deux. Et on essaiera de trouver une solution pour tous les deux aller mieux. » La réflexion partie, ne reste plus qu’une sincérité étrange. Je n’ai pas l’habitude. Ca ne me ressemble pas. Pourtant je sens une curieuse sérénité prendre possession de mon corps, alors que j’attrape de nouveau ses doigts dans un sourire non feint.

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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Jeu 14 Sep - 0:43

No pain this life will put me through will ever ever hurt like you
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Regarde-moi, Giu’. Je ne sais pas d’où ça me vient, peut-être du trop souvent répété les yeux sont le miroir de l’âme de ma mère, mais je sais que le contact visuel est primordial quand je veux parler. Quand je veux m’exprimer. Vraiment. Quand je veux aller plus loin, véhiculer davantage, quand je veux parler très sérieusement, très gravement. Comme maintenant. « Mais… » Je secoue la tête, brièvement : non, pas de mais. Pas de mais, Giu’, regarde-moi juste, écoute-moi juste. Je sais que ce que je lui dis, et bien… je sais que j’ai raison. Pire encore, je sais que c’est important. Personne n’est maudit. Personne ne peut être vraiment maudit, en son corps, en son âme. Il y a juste des successions de malheurs, mais de la même manière, alors, il y aura des successions de bonheurs. Il y a juste de sales caractères, il y a juste de la mauvaise humeur, mais de la même manière, il y a des caractères qui se complètent, qui s’apprivoisent, il y a des sourires et une bonne humeur qui revient… il y a tout le reste. Alors non, elle n’est pas maudite et j’en suis convaincu. Intimement convaincu. Une personne comme elle ne peut être maudite pour la simple raison qu’elle est, qu’elle est vraiment, celle qui rend ma journée meilleure lorsque je la vois sourire, lorsque je la vois passer une main dans ses cheveux pour glisser une mèche échappée derrière son oreille, lorsque je croise son regard. Elle n’est pas maudite. Et je veux qu’elle le comprenne. Je veux qu’elle l’entende. Je veux lui dire, insister sur la situation.

Avant de passer à un sujet autrement plus délicat, autrement plus compliqué. Un sujet dont je savais parler avec aisance et facilité à une époque, puis qui est devenu une honte sans précédent. Je ne sais pas parler de ma maladie. Je ne sais plus parler d’elle, ses années de silence, d’absence, de défaites m’ont désappris à l’évoquer, l’ont transformée en cauchemar tapis sous mon lit dont je n’ose plus faire la description. Comme lui expliquer simplement ce qui remonte à l’enfance, ce qui a ressurgi ces dernières années comme si mon organisme rejetait le cadeau de Liam après la plus grande de ses trahisons ? Je suis maladroit, je suis hésitant. Elle enfouit son visage dans ma nuque, je ne peux que refermer des bras protecteurs autour d’elle sans cesser de sourire, juste pour la rassurer. Comment peut-elle se dire maudite alors que sa douceur, sa présence, son contact me soignent plus que tout le reste ? Juste aujourd’hui a-t-elle dit. Juste maintenant. Et bien ce maintenant, ce aujourd’hui, je le saisis à pleinement parce que demain n’existe pas, pas encore, demain est dans une éternité, aujourd’hui est infini. Et elle n’est pas maudite. Loin de là. Ou alors… Ou alors nous le sommes tous les deux, comme des amants maudits, comme les amants maudits par les étoiles. Je lui fais un clin d’œil sans savoir si la référence va être compris, en l’espérant toute fois, parce que mon sourire se veut rassurant, parce que mes mots se veulent amusant, parce que je ne veux pas qu’on parle plus longtemps de mes reins, je veux l’entendre rire, je veux l’entendre sourire, je veux profiter de cet aujourd’hui et de cette parenthèse pour en savourer chaque seconde, chaque minute.

Elle se redresse sous mon regard interrogatif. Fait pas de danse sous mes yeux plissés de rire. Effectue une révérence adorable sous mon regard admiratif et fasciné par sa grâce, par tout ce qu’elle peut dégager, par son éclat de rire. « Oh Romeo, pourquoi es-tu Romeo. » C’est à mon tour d’éclater de rire en me redressant davantage, presque assis, presque complètement assis désormais sur ce lit d’hôpital que j’en suis venu à oublier, les yeux rivés sur son sourire. Je n’entends plus les bips des moniteurs, je n’entends que son rire. Je ne vois plus les murs aseptisés qui nous entourent, je ne la vois qu’elle, elle qui reste debout, à virevolter, moi qui souris, qui hésite à parler, qui me fends d’un « Je te prends au mot ! Appelle-moi seulement ton amour, et… et je ne me souviens plus de la suite », je n’ai de mes cours de littérature que des souvenirs confus, dans cette aura d’enfant turbulant et inattentif qui m’entourait et qui m’entoure encore.

Elle se rassoit, je me réinstalle, tends une main pour attraper la sienne, la laisse retomber sur les draps. « Nolan… » Elle s’interrompt, mes mots dépassent ma pensée dans un sourire joueur. Taquin. Rieur. « C’est moi. » Je n’aime pas ce silence, je n’aime pas ces interruptions, je crains, je crains vraiment que nos éclats de rire ne soit déjà plus que des souvenirs et j’ai peur de les chérir déjà en m’habituant à ce point à les voir s’étioler. Elle soupire, je tends la main, encore, je la pose paume ouverte, offerte, comme pour lui dire que si elle la veut, elle peut la prendre, elle est à elle. « Nolan. Je suis très sérieuse quand je dis que je suis maudite. Je ne m’attends pas à ce que tu me crois mais. C’est la vérité. Seulement si… si tu penses que ça n’est pas grave. Si tu penses que je ne le suis pas plus que toi alors… Alors ok. » Je frissonne. Si tu penses que ça n’est pas grave. Je frissonne, dans ce bond arrière. « Ok ? » Okay, c’est-à-dire ? Mon visage me trahit, comme toujours. Je suis un livre ouvert, mes yeux ne sont pas les seuls miroirs de mon âme, les moindres de mes traits font resurgir ce que je suis, détruise le masque que m’a imposé Liam pour faire naître et naître encore le vrai Nolan. Celui qui est trop sincère dans ses émotions. « Comment ça ? » Je ne pense pas que ce ne soit pas grave, je pense juste que…. « Je veux dire. Oui je t’aime Nolan. » Mon cœur semble s’arrêter dans ma poitrine, même le moniteur trahit un certain sursaut, une certaine embardée. Un certain affolement cardiaque. « Et si tu me promets de ne plus jamais laisser un sous-entendu, un malentendu ou même une rumeur, prendre le pas sur tes réactions alors… Alors toi et moi on peut être maudits tous les deux. Et on essaiera de trouver une solution pour tous les deux aller mieux. » Ma main toujours offerte se lie avec ses doigts. Son sourire est troublant, à peine plus que ses propos et que leur sincérité tangible. Vraiment tangible. J’ai envie d’y croire. Je veux y croire, y croire vraiment. « Tu m’aimes ? » Ma voix est hésitante, fragile, à peine plus solide qu’un murmure soufflé par le vent. « Ce n’est pas un jeu, n’est-ce pas ? » Ma voix n’est pas accusatrice, pourtant tout aurait pu l’amener à l’être. Mes jambes se dégagent des draps, mes doigts détachent un à un les électrodes, le moniteur transforme les bips en sifflement mais je m’en fiche. J’enlève la perfusion restante, tout ça pour me libérer des liens qui me ficèlent et me rapprocher de Giulietta, pour me rapproche de ma Juliette à moi. « Aujourd’hui, aujourd’hui va durer plus longtemps que prévu, hein ? » Son juste aujourd’hui, si elle m’aime, alors il est transformé en un jour qui ne s’achèvera que lorsque le soleil se couchera sur ma vie, n’est-ce pas ? Ou en une nuit qui nous cache des yeux des autres, qui ouvre la porte à tous nos désirs, nous libère du poids des regards, nous enveloppe d’un éclat bienveillant et d’une intimité certaine, qui nous plonge dans un univers où nous sommes les rois du monde. Les rois de notre monde.

Je me penche pour cueillir ses lèvres, une nouvelle fois, doucement. Tout doucement. Puis avec passion, avec désir, avec bonheur de l’autorisation. Oui je t’aime, Nolan. Elle a brutalement répondu à tous mes doutes, elle s’est brutalement jetée dans le bain de la franchise, d’un discours direct et sincère, honnête et lumineux ; Sans détour possible. Sans quiproquos possibles. « O céleste, céleste nuit! J'ai peur, comme il fait nuit, que tout ceci ne soit qu'un rêve, trop délicieusement flatteur pour être réel. » Shakespeare me revient, bien plus loin dans l’acte et la scène débutés un peu plus tôt mais malgré tout bien présent, comme un souvenir précis et brillant de clarté, saississant de pureté, délivré par la mémoire capricieuse et de vieux vestiges de littérature. « Je veux que notre aujourd’hui dure le plus longtemps possible. Alors je vais guérir, et toi, et toi, tu vas combattre ta malédiction, quelle qu’elle soit ! » Le poète s’évapore, ne laisse place qu’au Nolan.

« Tu sais, je ne pense pas que ce ne soit pas grave. Juste que… je crois en tout un tas de choses. Je crois en toi, déjà. » Ma main se pose sur sa poitrine. « Je crois en l’amour, aussi ridicule que ça puisse être » Et ça, j’y crois depuis toujours, mais plus encore dans ces quelques minutes hors du temps. « Mais surtout, je crois que toutes les histoires finissent par des happy end et donc que tant que quelque chose ne va pas, alors ça ne peut que s’améliorer. » Et de cela, si j’ai tendance à perdre ce simple principe de vue ces derniers temps, de cela aussi j’en ai toujours été convaincu. Nolan est malade ? C’est pas grave, il guérira. Liam est méchant ? Ce n’est pas de sa faute, c’est juste que je ne comprends pas encore toute la situation. Le monde est en ruines ? Et alors, tant qu’il y a de la vie, il a de l’espoir. Giulietta me fuit… Oui, je t’aime, Nolan. « Et toi, tu crois en quoi ? » Est-ce que tu crois en nous ? Est-ce que tu crois en moi ?

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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Dim 8 Oct - 15:49


Le poids accumulé sur mes épaules au fil des mois s’estompe alors que ma déclaration résonne entre les murs trop blancs de l’hôpital. Je l’aime. Et je n’avais pas conscience que ces sentiments étaient un fardeau avant aujourd’hui. Maintenant que je les révèle, que je laisse Nolan les entendre, il deviennent soudain plus léger, plus faciles à porter aussi. Je me sens mieux, simplement parce que je me suis ouverte juste assez. Je n’oublie pas de lui expliquer, de m’ouvrir aussi sur le plus important des problèmes en mon âme. Je suis maudite. Je vais lui faire du mal. De ça je suis certaine. Mais il insiste. Mais il s’en fiche. Il me veut simplement. Et je n’ai pas envie de le contredire plus encore. Je n’ai pas non plus envie de me battre contre ses convictions. Il découvrira bien assez vite que je ne suis plus qu’une horreur à visage humain. Là il sera temps de regretter. Là il sera temps de pleurer aussi. Mais à cet instant, je ne veux pas. Je veux simplement rire lorsqu’il continue sur la lancée de Shakespeare. Il est adorable quand il cite cette pièce que j’adore du plus profond de mon âme. Je ris et je m’installe, sans oublier de redevenir sérieuse. Juste assez pour être sincère, autant dans ma démarche que dans mes propos. Je ne suis pas claire. Je le vois se décomposer, chercher à comprendre ce que je suis en train de dire. Et il est hors de question que je laisse un nouveau malentendu s’installer entre nous. Cette fois j’explique, je mets des mots clairs sur ce qui est en train de se passer. Parce que je ne veux pas souffrir de nouveaux de non-dits trop encombrants. Sa question pourtant, me fait froncer les sourcils.

Comme s’il remettait en cause mon affirmation. Mon sang s’échauffe, je me sens doucement m’agacer face à son interrogation qui tombe comme un doute que je ne supporte pas. Difficilement je m’empêche de claquer la langue bruyamment contre mon palais. Seulement de son baiser il m’apaise, m’interdit de laisser la rage me prendre et le prendre à la gorge. « Aujourd’hui… n’est qu’aujourd’hui. Prenons un jour après l’autre. Carpe diem tu as dis. » Mon sourire fin est un peu triste, comme si je n’étais pas sincèrement persuadé de la solidité de notre histoire à venir. Nous ne sommes qu’incompréhensions, que douleurs, depuis le début. Cette situation peut probablement changer. Peut être. Ou bien rester terriblement identique à celle qui nous occupe depuis des mois.

Pourtant je ris doucement alors qu’il revient vers le dramaturge anglais. Pour une fois que nous partageons une référence commune, je m’amuse aisément de ses citations. « Sauf qu’il ne fait pas nuit Nolan. Alors ça peut pas être un rêve. » Je suis littérale, je prends tout au pied de la lettre, comme pour être certaine de ne pas faire de stupides amalgames. Mon sourire se fane, dans une tristesse que je ne retiens pas. Je ne suis pas assez forte pour combattre cette malédiction comme il dit. Elle me bouffe de l’intérieur, me rend chaque jour un peu plus mauvaise. Et je ne peux rien faire contre ça. Rien du tout. « Je ne peux pas… La combattre. Elle est plus forte que moi. Beaucoup trop forte. Elle me change à l’intérieur. Elle me grignote tous les jours un peu plus. » Et par ces propos enfin lancés à vox haute, peut s’entendre la terreur qu’elle m’inspire. Je n’ai jamais pris conscience de la peur engendrée par cette sorcière auparavant. Seulement elle me frappe de plein fouet alors que je m’exprime sur le sujet. Oui je suis morte de peur. A tel point que je ne peux même pas envisager la combattre un jour.

Nolan pourtant… Est Nolan. Et en l’étant, il parvient à apaiser doucement ma respiration. Sa main sur sa poitrine sent probablement la cavalcade de mon cœur, mais sa douceur amène des frissons bienvenus. Je crois en toi déjà Erreur. Grossière erreur. Je ne suis pas quelqu’un en qui il faut croire. Je ne suis pas quelqu’un sur qui il faut compter. Surtout en ce moment. Pourtant la confiance qu’il place en moi me réchauffe doucement l’âme, jusqu’à presque faire disparaître l’effroi qui gratte mon âme. Je crois en l’amour. Celui qu’il éprouve pour moi ? Celui qui fait de lui quelqu’un de différent, de pur et incroyable. Je lui offre une tendresse en attrapant ses doigts entre les miens, pour les serrer doucement en un geste plein d’une douceur étonnante. Happy end Je voudrais rire. Me moquer de son fol espoir. Dans cet univers impitoyable, les histoires qui finissent bien n’existent pas. Seulement sa vision, bien que simpliste, est un incroyable rafraîchissement. Et me permet de lâcher une larme, qui n’est pas de tristesse ou de douleur. C’est une simple larme de joie, à l’idée de bénéficier de sa présence près de moi un peu plus longtemps. « Je crois en Le Nolan. » Je sais que ce n’est pas clair. J’esquisse un petit sourire doux, avant de reprendre d’une voix étrangement calme et posée. « Je crois en toi, bien sûr. Mais surtout je crois en ton influence sur le monde. Tu es trop bon pour cet Apocalypse, pour ce Gouvernement, pour cette Résistance. Pour moi aussi. Mais tu es mon espoir. Peut être celui du monde aussi qui sait. Alors je crois à l’influence Nolan. Je crois ton amour aussi. Je te crois. Je t’aime. Et je te crois. Et je t’aime. » Je dois le répéter. Autant pour convaincre mon esprit de ce que mon cœur ressent, que pour le convaincre lui que je nous laisse une vraie chance de réussir. Même si je ne suis pas certaine à 100% que nous allons nous révéler plus forts que le destin lui-même…

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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Mer 25 Oct - 23:43

No pain this life will put me through will ever ever hurt like you
Giulietta & Nolan



Ce n’est pas un jeu. Mon regard a fonction de mise en garde : j’espère que ce n’est pas un jeu. J’espère que ce n’est pas un jeu, pour elle, que de me dire ce genre de chose. Oui, je t’aime Nolan. Sommes-nous deux enfants pour ainsi avoir besoin de se regarder dans les yeux et chercher l’approbation de l’autre ? Elle m’aime. Et j’espère que ce n’est pas un jeu, que de me donner ce que je veux, que de me dire ce que j’attendais, ce que j’espérais. Les choses sont immensément compliquées et immensément simples, et ce ne serait pas du jeu que de se moquer de moi. Est-ce que Giu s’en rend compte ? Peut-être que oui, peut-être que non… peut-être qu’elle s’en rend bien trop compte, que ces battements précipités dans ma poitrine s’en rendent bien trop compte, peut-être, tout simplement, que c’est moi qui complique les choses à cet instant. A faire une fixation sur demain. Sur notre aujourd’hui. Sur la durée dans le temps de ce qu’elle me promet. Je deviens méfiant, je suis méfiant parce que, et je m’en rends tout juste compte, c’est trop beau pour être vrai. Ce baiser que je vais chercher est trop beau pour être vrai. La passion que j’insuffle entre nos lèvres, l’intensité que je m’autorise à déployer malgré la situation précaire dans laquelle je me trouve, son souffle contre moi, son regard dans le mien, mon murmure, tout est trop beau pour être vrai. Et pourtant. Et pourtant, même si j’oscille dans l’incertitude, je ne doute pas de la véracité de ses mots. Juste de leur avenir. Mais pourquoi se soucier de demain, quand aujourd’hui se révèle être chaque jour qui passe, chaque inspiration, chaque expiration, chaque sourire, quand aujourd’hui se révèle n’être que le manteau qui masque l’éternité ? Nous sommes toujours aujourd’hui : demain n’est qu’une ombre que l’on peut ignorer, une ombre sans cesse repoussée, une ombre qui plane sur nos têtes sans jamais nous toucher. Je veux que notre aujourd’hui ne soit qu’une goutte d’infinité dans nos pensées, je veux que notre aujourd’hui dure le plus longtemps possible. Je le veux, et je le lui affirme. « Aujourd’hui… n’est qu’aujourd’hui. Prenons un jour après l’autre. Carpe diem tu as dis. » Elle a un sourire un peu triste, le mien se veut convaincu. Assuré. Contagieux. Terrifié. « Bien sûr. » Bien sûr que oui, bien sûr que non.

Je vais cueillir le jour, je vais cueillir ses lèvres, je vais cueillir la rose. Je vais la lui tendre, la rose, affublée d’une sérénade, de ces vers que je récite à nouveau comme une valeur sûre où prendre pied pour nous propulser en avant. Pour une fois qu’on a une référence commune, pour une fois que ma mémoire se plie à mes caprices… Céleste nuit, je refuse que l’aube se lève sur notre aujourd’hui. Je refuse de laisser notre aujourd’hui se transformer en hier, s’effriter et devenir cendre sous mes doigts. « Sauf qu’il ne fait pas nuit Nolan. Alors ça peut pas être un rêve. » Mon sourire s’élargit, devient si tangible, si solide que, je le sais, il transforme mon visage. « Alors c’est parfait. Il ne fait pas nuit parce qu’un soleil étincelant s’est levé sur ma nuit et a déchiré le voile des nuages pour réchauffer mon cœur et mon âme et… et je ne sais pas ce que je raconte. » Je fais une grimace des plus comiques. « Je ne suis pas Shakespeare malheureusement. » Mais… Mais ce n’est pas grave. J’abandonne vers et dramaturgie pour me concentrer sur tout ce qui m’importe. Le poète s’évapore. Et Nolan subsiste. Tout comme ce que Nolan a de foi en l’avenir, en son présent, en le présent d’une simple déclaration. Je t’aime, Nolan. Je vais guérir, elle va combattre sa malédiction et tout ira pour le mieux. « Je ne peux pas… La combattre. Elle est plus forte que moi. Beaucoup trop forte. Elle me change à l’intérieur. Elle me grignote tous les jours un peu plus. » J’essaye d’attraper sa main, juste pour le contact. Je secoue la tête, aussi. Non pas que je remets en doute ses propos – je tiens réellement à ma vie, quoiqu’on puisse en dire – mais… « Rien n’est plus fort que toi. »

Et de cela, encore une fois, j’en suis certain. Parce que je crois en elle, tout simplement. Tout comme je crois en l’amour que je lui porte, tout comme j’ai foi en nous, tout simplement. Je crois en toi, Giulietta Monicelli, quelle que puisse être la malédiction dont tu te penses être la victime. J’ai foi en toi, j’ai foi en ton sourire, en tes yeux dans lesquels je me perds, en ces petites ridules qui sourient lorsque tu te concentres sur un dessin. C’est peut-être ridicule, mais je crois que c’est dans l’amour qu’on peut puiser toute la force du monde. Je t’aime Nolan. Et moi, j’y crois, même si ça me semble par trop surréaliste. Et elle, elle croit en quoi ? « Je crois en Le Nolan. » Je plisse les yeux, dans un sourire enfantin. « Hum… c’est pas sauvage, ces bêtes là ? » Je devrais me taire, je sais, mais… « Je crois en toi, bien sûr. Mais surtout je crois en ton influence sur le monde. Tu es trop bon pour cet Apocalypse, pour ce Gouvernement, pour cette Résistance. Pour moi aussi. Mais tu es mon espoir. Peut-être celui du monde aussi qui sait. Alors je crois à l’influence Nolan. Je crois ton amour aussi. Je te crois. Je t’aime. Et je te crois. Et je t’aime. » Mon sourire s’envole, devient léger, plus léger qu’un nuage, devient songeur. Immatériel. Et me laisse sans voix pendant bien trop de battements de cœur. « Tu crois en moi plus que je ne saurais le faire. Mais ça va, ça équilibre le fait que je croie en toi plus que tu ne sembles le faire… » Elle croit en moi bien, bien plus que je ne saurais le faire, surtout quand dans mes journées, je revêts l’habit de mon frère et son influence à lui sur le monde. Mais… « Merci » Et… j’hésite à réclamer à nouveau ses lèvres, sa joue, son épaule, sa peau. J’hésite mais… mais. Mais. Tous les jours, je revêts l’apparence de mon frère. Liam.

Liam. Je m’écarte. « Comment on va faire, Giu’ ? Pour se voir ? » Parce que… « Tu n’es pas supposée connaître Liam, non ? Vu qu’en dehors de cette chambre, je suis Liam. Comment on va faire, parce que… » Parce que demain est bien trop proche, finalement. Bien plus que ce que je pouvais croire. Liam est synonyme d’hier, de demain, de toujours. Il englobe la parenthèse d’aujourd’hui. « Il faut que personne ne l’apprenne. » Mes yeux s’écarquillent alors que petit à petit, le monde extérieur et la réalité de ma présence ici me rattrapent.

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MessageSujet: Re: (nolietta) no pain this life will put me through will ever ever hurt like you   Dim 5 Nov - 18:31


L’euphorie ressentie à cet instant est bien trop rare pour la sacrifier d’un mot en trop, d’un geste déplacé. C’est comme marcher sur des œufs qu’on ne désire pas briser sous notre poids. Et je prends peur à l’idée de tout gâcher en prononcer une parole qu’il n’apprécierait pas, comme je semble en avoir l’habitude. Peut être cela me donne t’il une impression d’insécurité, que je transmets bien malgré moi de mes regards mélancoliques, peut être un peu apeurés aussi. Nolan ne le voit pas. Ou bien il choisit de l’ignorer et je me retrouve à l’écouter divaguer de poésies aussi maladroites qu’adorables. Non il n’est pas Shakespeare, c’est une évidence. Peu m’importe. Mon sourire s’agrandit, se veut agréablement surpris alors que je ferme les yeux pour encore mieux savourer ses divagations. Qu’il stoppe bien trop vite à mon goût. Mes prunelles reviennent dans les siennes, captent la grimace étrange qu’il arbore, que je salue d’un rire clair. C’est quand il est le plus lui que mes sentiments s’intensifient encore. Je ne pensais pas ça possible. Force est de constater pourtant que mon palpitant s’emballe de nouveau, à la simple écoute que je lui offre.

Ce n’est pas uniquement sa poésie qui me perturbe à ce point. Mais plutôt la confiance aveugle qu’il met entre mes mains. Rien n’est plus fort que toi… Je ‘y crois pas. Lui pourtant semble complètement convaincu par ce qu’il dit. Et cette petite pointe de doute, qui vient s’installer sournoisement dans mon esprit, est soudain annihilée par la force de sa certitude. Je suis plus forte que ça. Probablement n’est-ce pas vrai. Probablement n’est ce qu’une phrase en l’air, qui ne veut rien dire. Et pourtant… Je me laisse emportée par sa positivité. Plus encore, je me trouve le courage de faire de même envers lui. Les mots s’évadent seuls dans le monde, dans cette chambre un peu trop triste, pour venir s’éclater avec force contre ses tympans. Nolan peut sauver ce monde de merde. J’en suis probablement autant persuadée que lui ne le croit pas. Je le remarque à son silence inhabituel. Il n’a rien de stupide à dire. C’est une évolution en soi. Et ça prouve surtout que j’ai réussi à le décontenancer suffisamment pour qu’il ne trouve rien à dire. Mes bras se referment autour de lui, je sens sa chaleur contre moi et une douce quiétude m’envahir. Qui ne durera pas.

Rien ne dure…

Il s’écarte soudainement sans que je ne comprenne pourquoi et mon regard perplexe se pose dans le sien. Perdue, il me faut plusieurs secondes pour assimiler ses mots et son changement d’attitude. Chaque parole est un couteau qui se plante dans ma peau, dans mon cœur. « Liam ? Mais… » Non je ne le connais pas. Pas vraiment. Pas officiellement. Et une jalousie trop connue prend possession de mon être. Ce n’est pas une nouveauté. Je ne suis pas capable de faire abstraction de cette relation malsaine entre les deux hommes. Pire, je ne peux supporter l’influence que le Ministre peut avoir sur Nolan. « Ca n’aura pas duré longtemps. » Que je lâche finalement, amère. Je quitte le confort relatif du lit pour me lever et recommencer à arpenter la pièce, de plus en plus mal à l’aise. Je me moque de Liam. Je me fiche entièrement de ce que ma présence pourrait induire pour lui. « Tu es lui. Tout comme il a été toi hein ? » Je ravale la bile qui voudrait s’échapper et s’écouler sauvagement sur l’homme que j’aime. Je ne peux dire tout haut ce que je pense tout bas. Ce qu’il se passe entre eux, n’est de toute façon pas mon problème. Ca, j’en ai cruellement conscience. « Je serais ta secrète petite amie Nolan. Je serais ce que tu veux. » Ma voix est trop monotone pour qu’il ne sente pas le malaise que j’éprouve et la retenue que je tente de conserver malgré les divers sentiments qui m’habitent. Je serais ce que tu veux que je sois pour toi, puisque je n’ai visiblement pas voix au chapitre. Semble être l’amertume qui consume mon esprit. Je me félicite néanmoins de parvenir à conserver un sourire relatif sur mon visage. Et un calme visible, malgré l’agitation qui me ronge de l’intérieur. « Il sera toujours là hein ? Entre nous… » Ce n’est pas réellement une question. Plus une cruelle constatation des faits. Je ne serais jamais débarrasser de cet homme… à moins de le tuer. Ce que je ne pourrais faire, de peur de perdre son jumeau à jamais…

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