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 The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Jeu 26 Jan - 20:05



" Fallen Phoenix. "

Nolan & Moïra




Il devait maintenant être tôt dans la matinée, ou tard dans la nuit. Quelque part entre trois et cinq heures du matin, quand aucune lumière ne venait encore percer l'obscurité. Un moment pendant lequel le temps semblait aimer s'allonger, se prélasser puis se tordre et disparaître, formant un quelque chose entre l'infini et le clin d'oeil... Un temps pour les insomniaques, pour les fous, les meurtriers et les métiers qui n'avaient pas d'horaires...
Et quelque part entre les méandres de ce temps interminablement court, il y avait une femme, un fantôme, un bout de chair recroquevillé sur lui-même, brisé, entouré par les flammes de l'Enfer...

Moïra avait les deux genoux au sol, les bras ballants le long de son corps en cette position qui relevait presque de la prière. Elle était là, défaite mais presque digne, les larmes aveuglant ses yeux et masquant ainsi le feu qui la dévorait de l'intérieur. Comme pouvait-elle rester si droite après avoir tant perdu ? Qu'est-ce qui la faisait encore tenir ainsi ? Elle-même n'en avait pas la réponse. Parce qu'on lui avait appris qu'un guerrier ne meurt pas au sol ? Par habitude ? Par rage peut-être ? Pourtant à ce moment là, il semblait à la Hellraiser qu'elle n'était plus que larmes. L'impuissance personnifiée qui déversait dans son palais détruit un torrent de peine.
Finalement, peut-être que la seule raison pour laquelle elle se tenait ainsi c'était parce que la propriétaire du Bones savait que si elle se laissait totalement glisser au sol, elle pourrait ne plus jamais se relever...

Isak avait tout détruit. Il ne lui restait pas grand chose qui tenait encore debout à part quelques tables et comptoirs trop durs pour être brisés à la seule force des mains. Mais la belle rousse ne pouvait pas encore affronter l'intégralité des dégâts, elle était trop faible et de toute manière, elle n'y voyait plus rien tellement le flot incessant d'eau salée déferlait de ses yeux.
Alors la femme restait là, dans un immobilité troublée par les sanglots, le visage toujours légèrement tourné vers la porte par laquelle Isak et ses sbires venaient tout juste de sortir.
Tout autour de Moïra, les hurlements du feu résonnaient aussi fort que si c'était elle qui brûlait. Un rideau calciné vint s'écraser sur le sol dans un claquement sourd quand les flammes vinrent enfin à bout de l'épaisse tringle en bois. Même à terre le tissu continuait à être dévoré par le feu. Il n'y avait plus rien à sauver des rideaux, ce n'était même pas la peine d'essayer. De toute manière ils étaient une des seules matières inflammables et quand bien même ils arrivaient à tomber sur une table ou une chaise en bois, la jolie rousse n'allait pas bouger de sa position. Elle pouvait très bien mourir là, maintenant, avec son Club si quelqu'un en avait décidé ainsi. Laissant s'éteindre avec elle son désir de vengeance attisé, mais aussi ses espoirs et son amour, son si grand amour qu'elle avait tellement chéri et pourtant tellement tenté de d'étouffer...
L'atmosphère commençait lentement à se charger des gaz toxiques de la fumée. La propriétaire du Bones fut prise d'une quinte de toux juste avant de sentir ses yeux commencer à brûler.
Peut-être qu'elle allait mourir ainsi, avec les poumons manquant d'oxygène, suffocant dans l'air saturée de toxines, tentant dans un dernier élan de conscience de ramper vers la sortie pour s'éviter une mort certaine mais s'échouant sans vie à quelques mètres de sa salvation.
Cette fois-ci il se pouvait qu'elle évite Darkness Fall, qu'elle s'éteigne définitivement pour ne plus jamais ouvrir les yeux sur rien ni personne.
Sous la pression de la fumée, la Hellraiser du fermer les yeux. Les larmes trouvaient tout de même un moyen de s'en échapper mais au moins elle évitait l'agression direct des restes de l'incendie. Il semblait soudain à Moïra qu'elle respirait mieux. Peut-être s'était elle habituée au manque d'oxygène, ou peut-être était-elle entrain de partir. Ca n'avait plus d'importance, de toute manière ça allait finir par arriver.
Il n'y avait plus personne autour d'elle, ni Kyran, ni Aleksi, Mikkel était parti bien avant le massacre et surtout... Grayson n'était plus là. Plus là pour la sauver, pour lui donner envie de se battre au lieu de se laisser défaire. Car ça ne ressemblait pas à Moïra de se laisser abattre sans réagir, sans se débattre et répondre. Mais il semblait qu'elle avait sous-estimé la quantité d'énergie qu'elle tirait de ceux qu'elle aimait et elle n'aurait sûrement jamais imaginé que leur absence pouvait l'affaiblir à ce point. Mais elle était, comme revenue des années en arrière, décidant une fois de plus de sa mort face à la solitude et la détresse, face à une situation qu'elle ne maîtrisait pas. Laissant égoïstement derrière elle des histoires inachevées. Elle s'était pourtant juré. Elle avait fait le serment de ne plus jamais renoncer à la vie, de céder à la tristesse et à la facilité... Il semblait pourtant que malgré tous les efforts, malgré les épreuves et les rencontres on ne changeait pas cette personnalité profondément encrée au fond de nous. Celle qui nous définissait dans les moments où l'on doit agir rapidement sans avoir le temps de penser, cette personne dans notre tête qu'on combat, qu'on déteste puis qu'on finissait par accepter... Parfois.
Et celle de Moïra était sombre... Si sombre, et si meurtrière...


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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Dim 5 Fév - 9:37

The dreams in which I'm dying are the best I've ever had
Moïra & Nolan



Je ne tiens plus. Trop de jours, trop de semaines, trop de temps : cette mascarade dure depuis trop de temps et si je m’inquiète à m’en réveiller la nuit en hurlant pour la santé de mon frère, il n’est pas le seul à susciter chez moi des angoisses irrépressibles. J’ai la conviction qu’Elias ne me pardonnera pas. Ni mon silence, ni mon initiative, ni mon emprisonnement, ni… ni ce mensonge que j’affiche à tous depuis trop de temps. Tout cela dure depuis bien trop de temps, plus que je ne l’aurais jamais imaginé. Je me fonds dans la peau de mon frère avec toujours plus de facilité, toujours plus de répugnance. Et à chaque seconde, chaque heure passée dans une chemise, un costard, entre les murs du Government Building, j’ai le sentiment de trahir un peu plus mon meilleur ami. Je ne tiens plus, je ne supporte plus de me regarder dans un miroir, de contempler mon reflet, je vois mon frère me fixer d’un regard vide, d’un regard coupable de cette culpabilité qui l’a envoyé en prison, dans les arènes, là où j’étais supposé aller, là où j’aurais dû aller. Je ne tiens plus.

Et c’est un mot que je laisse sur le bureau de Nataliya alors que la soirée est déjà bien avancée et que j’ai poussé le vice de ma couverture à m’attarder dans les locaux gouvernementaux au-delà de ce qu’on pourrait considérer comme un couvre-feu implicite. Elle n’est pas là, occupée. Elle n’est pas là, éloignée. Elle n’est pas là, et moi… et moi… j’inspire. L’illusion d’un Liam concentré sur de la paperasse se démarque de moi, s’infiltre dans la pièce, se stabilise et se dissipe, avant de se lever, de se mettre en marche vers une porte que j’ouvre. Un Liam, un moi, un double qui n’existe pas mais qui, pourtant, fait semblant d’être. Comme moi. Lorsque j’endosse le rôle de mon frère, finalement, est-ce que j’existe ? Ou est-ce que je ne suis qu’une illusion, vouée à disparaître dans un clignement de paupières lorsqu’elle redeviendra inutile ? Je m’enfuis, je laisse derrière moi une illusion, celle que je maîtrise le mieux, celle qui me fait disparaître aux yeux de ceux qui me regardent, une illusion… un doute, éphémère, et je ne suis déjà plus là. Plus dans les locaux. Plus dans le Government Building. Plus dans le rôle de mon frère et pourtant toujours dans sa peau. Liam s’adosse à un mur. Liam se repère. Liam se dirige vers l’est de la ville. Liam, toujours Liam, encore Liam, parce que Nolan n’existe plus. Comme ces dernières années ; mais pire encore. J’ai conscience, lorsque je m’approche du Bones, que quiconque me verra me prendra pour mon frère, vraiment pour mon frère et uniquement pour lui. La cartouche du jumeau a été tirée, elle est échouée au sol, de l’autre côté d’un voile éventré par l’arme à feu. L’apparence de mon frère ne me protège plus : elle m’enferme. Elle s’inscrit dans ma chair, elle transperce mes poumons. Et appuie sur mes épaules comme un rappel constant de ce qu’il risque si on me voit. De ce que je risque si on me perce à jour. De ce qui se joue.
Enveloppé dans mes doutes, je poursuis malgré tout. Il faut, il faut que je prenne contact avec Elias, pas tous les moyens, si je ne veux pas ruiner notre amitié. C’est une certitude et pas même la conscience de Liam ne parviendra à m’en détourner, mais… Mais. Je m’appuie à un énième mur. Depuis quand est-ce que je réfléchis avant d’agir, au juste ? Je refuse de répondre à cette question en rebroussant chemin, en détournant ma route pour faire un crochet dans mon appartement. L’ancien. Celui vidé de ses occupants, vidé d’un Gavin que j’espère en bonne santé quelque part. Celui qui fait monter d’un cran encore mon angoisse lorsque j’en romps le silence. Je ne compte pas y rester longtemps : qu’on m’y voit serait catastrophique, même moi je suis capable de m’en rendre compte. Juste quelques secondes, il faut que je m’y tienne. Juste quelques minutes, je me le répète en boucle. Juste pour me changer. Quitter ce costard qui m’étouffe, retrouver mes fringues de geek, mes fringues larges et délavées, mes fringues glacées par mon absence. Juste quelques heures.

Lorsque je ressors de mon appartement, je me fais la remarque que Nataliya doit être dans tous ses états. Ou juste prête à commettre un meurtre. Disparu des écrans radars depuis bien quatre heures. Disparu, sans un mot, pour nous faire courir tous les risques. Disparu, et en plus, je traîne dans mes fringues, dans mon quartier, dans le royaume des crapules. Je quitte le Treme le plus vite possible pour revenir à proximité de la seule façon plus ou moins sûre que j’ai de contacter le Blackbird sans l’exposer. Everett. Je ferme les yeux un instant, avant de prendre mon temps pour remonter la rue, éviter la milice, tracer mon chemin ve… l’odeur me prend à la gorge avant même que mon cerveau ne parvienne à l’interpréter correctement. Mes jambes se mettent en mouvement avant même que je n’aie fini d’articuler un si charmant « oh putain merde… » que suivent sans plus tarder des « Oh non… non non… » à répétition. Le Bones est en cendres, ou il le sera bientôt. Reste à savoir… reste à savoir si… Je ne réfléchis pas lorsque j’en passe le pas, je ne réfléchis plus à la panique qui m’enserre, je ne réfléchis plus à ces rideaux en ruines, à cette quinte de toux qui s’empresse de me s’enrouler dans ma trachée. D’une main, je relève mon tee-shirt pour le plaquer sur ma bouche, trop tard, avant de le lâcher dans un même mouvement pour m’accroupir aux côtés de la silhouette reconnaissable entre mille d’une rousse comme il n’y en a guère. « Oh merde, Everett ! » Mes doigts se posent sur sa gorge, des résidus des premiers secours remontent dans ma mémoire en grimpant le long de tous les moyens mnémotechniques qu’on m’a forcé à ingurgité. Protéger. Alerter. Secourir. Je la soulève en oubliant que mon anémie m’a ôté une bonne partie de ma musculature, je nous sors du bâtiment pour nous traîner dans une adjacente et l’allonger sur le sol. Et lui foutre des claques. « Everett, ne me fais pas le coup de crever dans mes bras, s’il te plaît, j’ai besoin de toi ! Allez… j’ai pas besoin de ça… »


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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Sam 4 Mar - 14:39



" Fallen Phoenix. "

Nolan & Moïra




Soudain au delà du brouillard mortel qui entourait la jeune femme et qui s'était insidieusement infiltré dans son corps et son esprit, Moïra senti deux bras se refermer sur elle pour l'arracher de son sol avec une étonnante douceur. On emmenait son corps inerte ailleurs, mais ailleurs la jolie rousse y est déjà. Elle est partout sauf ici. Son esprit divaguait tandis qu'inlassablement des questions l'assaillent. Et si elle était déjà morte et qu'on venait déjà de la retrouver à Darkness Fall ? La Nouvelle-Orléans aussi pourrie et corrompue fut-elle était toujours mille fois préférable à ce désert de feu, de cendres et de mort que représentait cet Enfer. Moïra ne pourrait plus y retourner. Plus jamais. Pourtant sur l'écran de ses paupières clauses les scènes qu'elle y avait déjà vues dans cette prison infernale lui revenaient en boucle, comme si elle retrouvait ces paysages tant haïs. Elle pouvait presque sentir l'insupportable chaleur et la sécheresse étouffante de l'air. Le sable, les débris, les ruines l'encerclaient. Tout était là, de nouveau, comme elle l'avait laissé. Le décor semblait l'attendre, lui ouvrir grand les bras pour l'accueillir dans l'Enfer qui semblait être sa maison, là où elle appartenait réellement. La Hellraiser sut que tout ça n'était qu'un rêve quand en plein milieu du décor dantesque, une petite fille se mit à avancer vers elle, comme surgit de nulle part. Elle avait de longues cheveux clairs. De grands yeux.

<< Maman ? >>

Et puis soudain, le rideau tomba. Enfin...



« Everett, ... pas le coup de crever ..., s’il te plaît, j’ai besoin de toi ! … j’ai pas besoin de ça… »

Ce fut d'abord des picotements que ressenti la jeune femme au niveau du visage, avant qu'une violente douleur dans les poumons n'achève de la réveiller en sursaut. Son corps tout entier se plia et le réflexe de survie déclencha une violente quinte de toux qui réveilla sa vieille amie migraine. Moïra expirait toutes les saletés qui encrassaient ses poumons, brûlant sa gorge au passage, laissant dans sa bouche un goût de cendres, faisant automatiquement monter des larmes à ses yeux. Il lui fallait de l'eau. Beaucoup d'eau.
Quand la jeune femme fini d'être secouée par la toux, elle prit un instant pour prendre conscience de ce qu'il entourait. De la fraicheur de la rue, de la dureté du sol. Elle ne voulait plus se rallonger. Son corps entier la faisait souffrir, mais elle ne pouvait plus se rallonger. Il y avait quelqu'un à ses côtés, un homme, un ministre qu'elle avait connu bien longtemps, une personne qui était restée de son côté même après tout ce qui s'était passé, même après qu'elle soit partie.

- Liam...

La Hellraiser continuait à sonder le visage du brun, l'observant de mieux en mieux de sa vue qui était peu à peu libérée de tout brouillard et qui s'habituait tout doucement à l'obscurité ambiante. Mais il y avait quelque chose chez lui...Quelque chose dans l'allure de l'homme. Quelque chose dans sa façon de s'habiller aussi, dans sa façon de se tenir, mais par dessus tout dans ses yeux que Moïra avait pu croiser à de nombreuses reprises.

- Liam ?

Puis la douleur lancinante se fit plus intense. La jolie rousse porta ses mains à son visage comme si ça pouvait arrêter la douleur, pressant ses doigts sur ses tempes à se les enfoncer dans le crâne. La peine était moins douloureuse quand on se l’infligeait à soi-même. Moïra ne voulait plus jamais que quelqu'un d'autre qu'elle-même puisse l'atteindre. Plus jamais. Plus comme ça.

- Le Club... Il...

Nouvelle quinte de toux. C'était toujours trop douloureux. La Hellraiser avait du mal à respirer. Elle se laisse une minute de répit.

- La structure ne devrait pas prendre feu. Il n'y a que le mobilier... La porte... Est-elle fermée ?

Il ne fallait pas que la milice passe, il ne fallait pas qu'on voit la fumée, que quelqu'un essaie d'intervenir. C'étaient la première chose à laquelle elle pouvait clairement penser, c'était la seule chose à laquelle elle voulait penser maintenant. Se plongeant à corps perdu dans son affaire comme un second réflexe. Retrouvant comme elle l'avait perdu sa vieille habitude, celle de s'accrocher à son Club, sa création, ce à quoi elle avait tout donné. Ce à quoi elle pouvait donner encore...

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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Dim 19 Mar - 14:17

The dreams in which I'm dying are the best I've ever had
Moïra & Nolan



Je suis venu pour trouver une alliée, un pont entre ma situation enfermée de Ministre – de faux ministre surtout – et l’inaccessibilité d’un journal illégal, je suis venu pour trouver une voix, un pigeon voyageur – en tout bien, tout honneur –, un appui, un point de repère ; j’ai fui pour faire un détour dans mon appartement, troquer les habits de Liam et enfiler ceux plus caractéristiques d’un Nolan décontracté. J’ai fui pour respirer un peu, pour être moi, me retrouver, cesser d’être cet hybride entre mon frère et moi, ce Noliam dont on parlait quand on était gosse ; j’ai fui pour aller chercher de l’aide. Et tout ce que je trouve, c’est cette panique qui explose dans ma poitrine, c’est une odeur de fumée, c’est un Bones qui part en cendres et une connaissance distante qui est tétanisée au centre. Pendant une poignée de secondes, j’en viens à oublier. Oublier la raison de ma présence ici, oublier Liam, oublier Nolan qui s’efface peu à peu. Oublier mes doutes, oublier la prudence que je suis supposé m’imposer, oublier la raison, oublier la réflexion, oublier tout excepter des certitudes qui émergent, ma nature la plus profonde et cet instinct qui me hurle de toute faire pour extirper de l’établissement en flammes le corps prostré au milieu. Putain, non, je ne veux pas me retrouver avec un cadavre sur les bras, je ne veux pas perdre une alliée, je ne veux pas perdre une amie – même si on ne se connait pas plus que ça –, je ne veux pas qu’une personne perde la vie, c’est aussi simple que ça. Maman, non, pas vraiment, mais mes bras l’enveloppent malgré tout pour la porter, ne me concentrer que sur une chose relativement simple : la sortir d’ici, nous sortir d’ici et nous mettre en sécurité, quelque part, même si j’ignore encore où. Espérer les pompiers, c’est espérer des curieux, c’est espérer un regard extérieur. Je titube aussi loin que possible, la dépose avec toute la douceur que je peux rassembler et lui fous des claques parce que c’est la seule idée qui me vient à l’instant à pour obtenir une réaction de sa part. Une claque, deux, une quinte de toux, je la pousse sur le côté, dans une position plus ou moins conventionnelle, pour qu’elle ne s’étouffe pas. « Everett, tu m’entends ? Regarde-moi ! » Je m’accroupis devant elle. Et prends le temps de l’observer, avec des yeux chargés d’inquiétude. Il ne s’agit plus de moi, il ne s’agit plus d’Elias, il ne s’agit à cet instant que des conséquences que peuvent avoir eues sur elle les cendres et sur sa santé. Je dois bien avoir des compétences en soin, j’ai de vagues souvenirs de ma mère tentant de m’intéresser à ça, mais… - Liam... Je tente brutalement de reculer et de me relever dans un même temps : l’effet est aussi immédiat que lamentable, je retombe littéralement sur le cul. - Liam ? Oh putain c’est contre-productif ça. Je passe mes journées à tout faire pour qu’on me prenne pour Liam et pile lorsque je veux être Nolan jusque dans mes habits et mon attitude, pile lorsque je veux convaincre quelqu’un que je suis Nolan et que cette personne transmette l’info à Elias, on me confond avec mon frère. Une lueur de panique traverse mon regard, une lueur de terreur. Je ne suis plus Nolan. Si même habillé avec mes propres fringues, avec mon naturel que je tente d’invoquer, je suis Liam… Nolan n’existe plus. Véritablement plus. Et cette seule prise de conscience assèche ma gueule, me laisse muet. Et lorsque je recommence à l’observer, c’est avec une crainte et un désespoir que je ne tente même pas de cacher. - Le Club... Il... La structure ne devrait pas prendre feu. Il n'y a que le mobilier... La porte... Est-elle fermée ? Je secoue la tête de dénégation. Fermer la porte, ce serait refuser un accès à ceux qui pourraient vouloir venir arrêter l’incendie et sauver ce qui peut l’être. Fermer la porte, ce serait une erreur. Mais… mais Moira appartient au même monde que moi, au même monde que celui auquel je suis supposé appartenir du moins. Fermer la porte, c’est aussi ne pas vouloir attirer l’attention.

A nouveau sur mes pieds, je chancèle. « Je… je vais fermer, si tu veux mais… tout va être détruit si personne d’intervient. » Même si, techniquement, tout ce qui risqué d'être détruit est déjà détruit. Les livres des meubles agressés par les flammes ont brûlé et brûlent encore, des livres que personne ne rééditera, très certainement. Un pan de notre culture qui se volatilise en cendres et en fumée, qui s’en va asphyxier ceux-là même que toutes ces pages devaient instruire et faire vivre, enrichir, nourrir. Je n’ai jamais été un grand adepte des bouquins – trop de mots, trop longs, trop de reste au lit, Nolan, et lis si tu t’ennuies lorsque je sortais de l’hôpital – mais mon frère, lui, l’a toujours été. Et l’est très certainement toujours. Suis-je devenu Liam au point que même dans ce genre de petits détails, je ne puisse que me soucier de ce à quoi il se soucierait à ma place ? Suis-je devenu Liam au point que je me soucie de sauver des livres au lieu de préserver l’anonymat de Moira ? Cette seule pensée me fait l’effet d’une gifle, une gifle qui me pousse à aller fermer cette putain de porte.

En quelques pas, je reviens au Bones, sans oser m’en approcher davantage. Trop de flammes, qui rongent les rideaux, consument quelques meubles, trop de flammes et moi, je suis totalement démuni; au moins le feu reste-t-il sagement auprès des proies qu'il a mises à terre et ne va-t-il pas en chercher d'autres. Les illusions ne servent à rien, dans ce genre de situation, je ne peux rien sauver, rien préserver de ce qui est en proie aux flammes. Je peux juste… un regard angoissé en direction de la façade de l’établissement que la fumée noircie au niveau des vitres, je puisse dans mes souvenirs de sorcellerie, je remonte une à une ces prises d’escalade qui me permettent de gravir le mur de mes souvenirs, des astuces mnémotechniques qui associent des gestes à des formules, des blagues à des recettes de potion. Mes doigts s’agitent, comme une langue des signes inventées de toute pièce, et aux yeux d’éventuels passants, la façade du Bones redevient ce qu’elle était dans mes souvenirs, agrémentée de trop nombreux défauts mais bon… je n’ai jamais été des plus doués dans ce domaine, et si elle tient quelques heures, j’en serai déjà heureux. Je laisse mon illusion osciller pour revenir auprès de Moira. « J’ai fermé la porte et…. Et je ne peux rien faire, Moira, il faudrait que les pompiers rappliquent, il faudrait... l’important, c’est toi. Tu sais qui a fait ça ? Tu peux te lever ? Je peux te soigner, mais il faut que je te ramène chez moi. Ou dans un endroit sûr. » Chez moi. Où est-ce que c’est, chez moi maintenant, de toute manière ? Chez Nolan, chez Liam, dans un entre-deux qui ne veut plus rien dire, qui n’a pas d’existence propre ? « Est-ce que… qu’est-ce qu’il s’est passé ? »



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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Lun 1 Mai - 14:54



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Nolan & Moïra




L'homme avait un comportement anormal, toute une attitude qui ne lui appartenait pas et qui n'aurait sûrement pas manqué de faire tiquer la jolie rousse si elle ne venait pas de frôler la mort et que son Club n'était pas encore tout fumant de l'incendie juste derrière elle. Il était moins digne, moins plein de retenue que le Liam qu'elle connaissait, bien plus émotif et maladroit à en juger par la cascade imposée qu'il venait de réaliser. Mais Moïra ne le releva pas. Son Bones était en danger, menacé par une force bien plus destructrice que celle d'Isak si par malheur la milice venait à passer par là, rien d'autre ne pouvait pour l'instant occuper l'esprit de la Hellraiser.

« Je… je vais fermer, si tu veux mais… tout va être détruit si personne n’intervient. » 

La panique illumina un instant le regard de la jeune femme.

- Il faut fermer. Tout est hermétique. Si l'incendie venait vraiment à prendre au delà des rideaux il s'éteindrait lorsque l'oxygène aurait disparut de l'air.

Une phrase prononcée avec difficulté, entre-coupée, hachurée. Peut-être que des cendres ou des flammes allaient bientôt s'extraire de ses poumons. C'était une idée folle, le Bones était énorme et l'oxygène mettrait un temps à disparaître. Mais après tout la salle de jeu était celle qui risquait le plus, la fosse aux combats était moins amène à subir quoi que ce soit. Les zombies eux aussi étaient saufs... Pour peu qu'on s'autorisait l'association de saufs et de zombies.

- Personne... Personne ne doit intervenir. S'il te plait...

La jolie rousse difficilement assise sur le sol tendit un bras douloureux pour attraper de ses doigts fins la main du brun, debout au-dessus d'elle. Il fallait qu'il l'écoute, il fallait qu'il la croit. Si quelqu'un intervenait, ce pouvait être la fin de tout. Elle avait caché si attentivement son Club, en avait fait un lieu fréquenté et pourtant discret. Et malgré tout la jeune femme pouvait tout perdre en une nuit. Une nuit comme celle là. Tout comme on ne pouvait plus retirer ce qui avait été dit, on ne pourrait pas dévoiler le Bones au Gouvernement pour le cacher à nouveau.

Dans un soupire de soulagement, Moïra vit le brun s'éloigner pour rejoindre le Bones. Incapable de se rallonger mais aussi incapable de rester assise sans aucun appui, la jolie rousse se traina douloureusement jusqu'au mur le plus proche puis devenir s'y adosser. Ses poumons la faisaient encore souffrir mais elle s'efforçait de contenir ses larmes. Trop déjà avaient été versées ce soir. Mais si Liam était maintenant entrain d'alerter quelqu'un au lieu de fermer la porte comme Moïra le lui avait demandé, la Hellraiser ne serait pas en mesure d'y faire quoi que ce soit. Elle était obligée de lui faire confiance. Qu'est-ce qu'elle détestait ça. Reposant sa tête contre la pierre froide, la jeune femme ferma un instant les yeux.

 « J’ai fermé la porte et…. Et je ne peux rien faire, Moira, il faudrait que les pompiers rappliquent, il faudrait... l’important, c’est toi. Tu sais qui a fait ça ? Tu peux te lever ? Je peux te soigner, mais il faut que je te ramène chez moi. Ou dans un endroit sûr. » 

Encore du soulagement. Il avait juste fermé la porte.
Une fois de plus elle secoua la tête. Pas les pompiers non. Tout irait bien. Tout irait parfaitement bien. Et bientôt, la tête d'Isak trônerait sur un pique en pleine rue pour marquer glorieusement l'entrée du Bones.
S'appuyant encore davantage contre le mur, la jeune femme se redressa lentement, chaque mouvement créant une nouvelle vague de douleur dans sa tête et ses poumons encore encrassés.

- Je ne veux pas partir. Je resterai là. Si le Bones doit tomber d'une manière ou d'une autre je tomberais avec.

Un regard décidé relevé vers son vis-à-vis. Rien ni personne ne la ferait partir d'ici. Elle était comme un digne capitaine qui refuserait toujours d'abandonner son navire.

- Mais je ne veux pas te forcer à rester. Rentres chez toi si tu veux. Tu as déjà fait beaucoup.

Une nouvelle quinte de toux. La soif la dévorait. Il fallait qu'elle boive quelque chose. De l'eau cette fois.

« Est-ce que… qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

- Isak. Voilà ce qui s'est passé.

Les yeux de la jolie rousse étaient remplis de feu. Ce même feu qui avait brûlé en présence du mafieux, ce même feu que lui avait terminé d'allumer.


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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Dim 21 Mai - 16:59

The dreams in which I'm dying are the best I've ever had
Moïra & Nolan



J’ai l’impression que ma situation est de pire en pire. Qu’elle dégringole de jour en jour, se fragilise, se fissure. Que mes quelques assurances ne sont vouées qu’à disparaître sous mes doigts, comme des fantômes immatériels qui joueraient avec mes nerfs. Je suis venu chercher une alliée. Je me retrouve à lancer une illusion sur la façade d’un bâtiment, pour mieux masquer la fumée, pour mieux masquer les cendres, pour mieux masquer l’agression qu’il a subi. Je me retrouve à mentir, mentir encore, alors que tout ce que je voulais en venant voir Moira, c’était justement rétablir la vérité. Je suis enfermé, ficelé, emprisonné dans un carcan de mensonge, j’ai les mains liées dans une camisole qui loin de menotter un fou, transforme un homme en un fou. Je me sens fou. Totalement fou. Et lorsque je reviens après avoir obéi à Moira, c’est sans avoir la moindre idée de ce que je peux faire. - Personne... Personne ne doit intervenir. S'il te plait... qu’elle m’a répété, à croire que sa situation n’est pas beaucoup mieux que la mienne. A croire que ses possibilités sont aussi réduites que les miennes à cet instant. Je reviens vers elle, je m’accroupis, je ne sais toujours plus ce que je veux, comment je vais m’y prendre. Elle m’a appelé Liam. Est-ce que je suis Liam ? Est-ce que Nolan existe encore ? Je secoue la tête pour moi-même, ce n’est pas le moment et d’autres questions affluent. Pressante. L’amener ailleurs, l’amener plus loin, l’amener chez moi, c’est une solution, une première solution. Une connerie, à n’en pas douter. A n’en pas fucking douter. Une nouvelle fois, je lui propose d’appeler les pompiers, une nouvelle fois, elle refuse d’un mouvement de tête. J’abandonne, aussi con que cela puisse paraître, j’abandonne pour l’aider à se relever. Aller chez moi, prochain objectif. Je ne sais pas dans quel chez-moi, mais aller chez moi. - Je ne veux pas partir. Je resterai là. Si le Bones doit tomber d'une manière ou d'une autre je tomberai avec. Quoi ? « Putain tu t’fous d’ma gueule ? » Visiblement non. Je regarde autour de nous. Reporte mon regard sur la façade, immaculée, du Bones, derrière laquelle mes yeux capables de percer l’illusion perçoivent la fumée. Le bâtiment n’est pas menacé, l’intérieur en revanche est bien abimé, et ça se voit. Je le vois. - Mais je ne veux pas te forcer à rester. Rentre chez toi si tu veux. Tu as déjà fait beaucoup. Je secoue la tête. « Hors de question » Je suis venu ici avec un objectif, et même sans ça, il serait hors de question de laisser une amie d’Elias dans la merde. Une amie de Liam, aussi apparemment. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Ma question tombe sous le sens, est dans la continuité logique. Elle m’a tout refusé jusque-là, elle n’a pas le droit de me refuser cette réponse.

Mais apparemment, ça ne l’empêcher pas de le faire. Isak. Voilà ce qui s'est passé. Ah. Bien. Isak. Je suis censé connaître ce prénom, cette personne ? Je suis censé savoir ce que ça veut dire ? Je m’écarte de Moira, me prends la tête entre les mains. Qu’est-ce que je suis supposé dire, là ? Aucune idée. Qu’est-ce que je suis supposé savoir, aussi, qu’est-ce que Liam est supposé savoir ? Aucune idée aussi, et Moira n’est certainement pas une personne consignée dans les fiches précises de Clarke pour me dire qui est qui et qui est quoi dans les connaissances de mon jumeau. Je navigue à l’aveugle, là. Et ce n’était pas du tout prévu. « Putain… » Nolan est là, pleinement là en moi. Mon frère ne jurerait pas autant, aussi facilement, j’en suis certain. Mais… je ne suis pas mon frère. Pas totalement. Pas encore. Et puis merde. « Qui c’est, Isak ? Qu’est-ce qu’il te veut ? Tu as des problèmes avec lui ? Il te doit du fric, tu lui dois du fric ? C’est un mec du Gouvernement, ou de l’autre bord ? Faut que tu sois plus clair, Moira, parce que je ne compte pas partir de sitôt. A la base, j’suis pas v’nu dans le coin pour me faire un barbecue ou visiter le voisinage. » Je me mords la lèvre. « Est-ce qu’il y a des risques qu’il revienne ? »


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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Dim 28 Mai - 15:43



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L'expression furieuse du jeune homme fit vivement relever la tête à Moïra. Liam était furieux, elle l'avait rarement vu ainsi. Elle l'avait surtout rarement vu lui parler ainsi. Etait-ce la panique, l'inquiétude ? La jolie rousse continua à le fixer, sondant ses yeux sans pour autant flancher. Il pouvait bien se mettre dans la colère la plus sombre qu'il soit, la jeune femme ne changerait pas d'avis. Pourtant il ne semblait pas non plus décidé à l'abandonner ici. En revanche s'il voulait rester avec elle, la rousse ne ferait rien contre.
A présent il fallait qu'ils changent d'endroit. Qu'ils quittent cette rue et prient pour que l'odeur de fumée se dissipe bientôt dans la nuit... Ou ce qu'il en restait. Mais appuyée contre le mur, Moïra ne semblait pas encore avoir rassemblé la force nécessaire et son vis-à-vis lui, n'avaient apparemment pas eu le nombre d'informations qui le satisfaisaient. Elle ne pouvait pas lui en vouloir et elle le devait bien la vérité. Mais si les forces physiques de la Hellraiser ne reprenaient que peu à peu, dans sa tête le brouillard semblait s'être dissipé bien que le mal de tête ne la lâchait plus, permettant tout de même une meilleure capacité d'analyse alors qu'elle observait le brun plus angoissé, plus perdu qu'elle ne l'avait jamais vu. Il semblait impossible à la jeune femme que ce soit sa cause uniquement qui mette l'homme dans un état pareil.

 « Qui c’est, Isak ? Qu’est-ce qu’il te veut ? Tu as des problèmes avec lui ? Il te doit du fric, tu lui dois du fric ? C’est un mec du Gouvernement, ou de l’autre bord ? Faut que tu sois plus clair, Moira, parce que je ne compte pas partir de sitôt. A la base, j’suis pas v’nu dans le coin pour me faire un barbecue ou visiter le voisinage.  Est-ce qu’il y a des risques qu’il revienne ? » 

Les traits de la jeune femme se firent soudain tirés. Ca ne pouvait être un piège, c'était trop imparfait pour l'être. Et pourtant, il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Quelque chose d'assez anormal pour détourner un instant la jeune femme des événements auxquels elle ne pouvait de toute façon plus rien pour s'intéresser au brun.

- Tu connais Isak. Je t'en ai déjà parlé au moins.

Parce que ce n'était pas la première fois que le mafieux lui posait problème et que la jeune femme s'appuyait sur ses puissantes relations pour l’émanciper.
Se penchant doucement en avant, la jeune femme attrapa les poignets de l'homme pour découvrir son visage inquiet, dans ces mouvements à la fois froids mais maternels dont elle avait le secret.

- Liam. Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi es-tu venu ?

En sondant ses yeux bruns pour l'inciter à se confier, à lui dire la vérité.
Puis relâchant ses mains, la jeune femme se redressa et se décolla prudemment du mur.

- Isak ne reviendra pas, pas ce soir. Mais il n'est pas la seule menace pesant encore maintenant.

La jeune femme prit une grande inspiration avant de continuer. Il lui fallait de l'eau et de l'aspirine, tellement d'aspirine. Ce médicament trop léger pour elle à présent. Elle en avait trop abusé, elle y avait été insensibilisée et c'était pour cela tout au début qu'elle avait contacté Isak. A l'époque où il était encore un puissant allié et son dealer le plus fiable. Les regrets ne servaient à rien. Mais Moïra aurait encore donné beaucoup pour que la souffrance s'arrête. La Hellraiser ne laissa cependant rien paraître.

- Si tu comptes rester avec moi nous ferions mieux de rentrer. Les rues de la Nouvelle-Orléans ne sont pas plus sûres que celles de l'Enfer.

La jeune femme hasarda quelques pas. Il n'y avait pas une grande distance jusqu'à l'entrée annexe qui la mènerait jusqu'à la porte vers ses appartements mais elle fut douloureuse. Pourtant la propriétaire du Club refusa de s'appuyer contre le mur ou de demander de l'aide. Elle y arriverait seule, elle avait fait les plus grandes choses de sa vie seule, quand bien même les plus grandes ne correspondaient pas toujours aux meilleurs.

- Je te dirais tout quand tu m'auras dit la vérité sur ta présence.

Une phrase sans appel une fois encore. Il n'y avait pas de concession, Moïra ne cédait que trop rarement. Atteignant la porte, elle l'ouvrit pour laisser passer le jeune homme avant elle, n'osant même pas lancer un regard aux escaliers qui l'attendaient. De toute manière elle arriverait en haut sans l'aide de personne, le contraire n'entrait même pas en question.


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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Jeu 15 Juin - 22:23

The dreams in which I'm dying are the best I've ever had
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Si je suis furieux ? Non, pas vraiment. Juste… Juste perdu. Je tiens entre mes mains un espoir brisé, de toute évidence. L’espoir d’avoir un moyen de contacter Elias, de sortir la tête hors de l’eau, d’être moi, à nouveau moi, pleinement moi, et pas seulement mon frère. J’ai cru, véritablement cru, en m’évadant quelques heures dans le Treme, que j’allais réussir à renouer avec ce que je suis, avec mon identité, le temps de quelques respirations, le temps de m’accrocher à ma vie, celle que Liam me vole, mais… mais non. De toute évidence, non. Moira, même Moira pense que je suis lui. Si je suis furieux ? Non, juste angoissé. Juste terrifié. Juste submergé. Trop, tout est trop. Trop de trop. Le Bones, tombé; les flammes, destructrices. Et mon espoir… chaque seconde un peu plus réduit en cendres. Lui faire comprendre que je suis Nolan et non Liam, ce serait mettre en péril ma couverture. Rester alors que j’ignore tout des relations entre mon frère et elle, ce serait mettre en péril une partie de la vie de mon frère. Quant à partir… je suis têtu, plus têtu qu’obstiné d’ailleurs. Je suis têtu et surtout, il est à mes yeux hors de question de la laisser tant qu’elle ne sera pas en sécurité, tant que je n’aurais pas la certitude que tout est foutu, ou que toutes mes possibilités sont bloquées. Alors ouais, hors de question que je m’en aille maintenant.

Mais hors de question, aussi, que je reste dans le flou plus longtemps. Qui est Isak, est-ce que je suis supposé le connaître ? C’est rageant, plus encore que le reste du temps, d’être l’objet d’un tel quiproquo involontaire. Lorsque je suis dans le Government Building, je m’attends à ne pas tout maîtriser, je m’attends à ne rien comprendre, mais je m’attends aussi à ce que Nataliya m’aiguille. Ici… je n’ai pas de ligne de vie. Pas de parachute. Pas de matelas sur lequel me recevoir si j’en viens à perdre l’équilibre, si j’en viens à perdre le contrôle. Je joue avec le feu, aussi ironique que l’expression puisse être actuellement. Et je suis certain que je vais finir par m’y brûler. Ce qui est tout aussi ironique. - Tu connais Isak. Je t'en ai déjà parlé au moins. Je grimace instantanément. Isak, Isak, il pourrait s’agir de son beau-frère, de son amant, de son cousin ou de son cochon dinde que c’est du pareil au même pour moi. Je grimace, sans parvenir à déterminer quelle serait la réaction de Liam dans une telle circonstance. « Je connais un certain nombre de personnes, Moira,… » Je commence d’une voix traînante, sans savoir où je vais, presque certain que je ne me dirige que vers un mur. Ses mains enserrent mes poignets, me font sursauter, forcent mon regard à heurter le sien, non sans malaise. L’identité de mon frère me colle à la peau, m’asphyxie. - Liam. Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi es-tu venu ? Isak ne reviendra pas, pas ce soir. Mais il n'est pas la seule menace pesant encore maintenant.  Si tu comptes rester avec moi nous ferions mieux de rentrer. Les rues de la Nouvelle-Orléans ne sont pas plus sûres que celles de l'Enfer. Je l’aide à se lever. L’identité de mon frère m’asphyxie véritablement, je suis contraint de continuer à être Liam. Parce qu’aux yeux de Moira, Nolan n’existe de toute évidence pas. Vraisemblablement pas. Quelques pas, je me tiens prêt à la soutenir si elle chancèle, à la rattraper si elle trébuche, à la porter si elle s’effondre. Une entrée annexe, j’ai le regard qui dévie encore vers mon illusion, aux défauts de plus en plus flagrants au fur et à mesure qu’on s’en approche. - Je te dirais tout quand tu m'auras dit la vérité sur ta présence. Un soupir, je prends le relai pour tenir la porte à Moira. Liam l’aiderait-il à monter les escaliers qui s’annoncent ou la laisserait-il se démerder comme une grande ? Rien, strictement rien dans l’attitude de la rousse ne m’offre ne serait-ce que des pistes pour savoir quel comportement adopter. « Comment peux-tu être aussi sûre qu’il ne reviendra pas ? Et tu parles de quelle menace, au juste, la milice, peut-être ? » Une milice qu’il ne me plairait pas de croiser, vraiment. « Je suis venu pour te demander un service. » Je grimpe quatre, cinq marches, sans y penser, en la laissant distancée. Je redescends à son niveau. « Qu’est ce que tu lui as fait, à Isak, pour qu’il soit aussi vénère ? » Je me décide à lui tendre la main. « Besoin d’aide ? » Un soupçon d’intelligence, je me souviens vaguement de leçons de guérison dans les propos de ma mère. « Où est-ce que t’as mal, je peux te soigner » En théorie.



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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Dim 9 Juil - 22:38



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L'inquiétude, la défiance et la méfiance, toutes les choses dont Moïra avait grandement abusé durant sa première existence et cela n'avait fait que la mener à sa perte. A présent, la belle rousse misait sur une prudence calculée pour se concentrer davantage sur une capacité à se défendre et à répondre aux problèmes. Là était toute l'importance, de savoir doser, équilibrer, contrôler.

 « Je connais un certain nombre de personnes, Moira,… »

Elle acquiesça, perplexe, sans pour autant insister, sur le moment. Chacun avait ses secrets, ses problèmes et ceux-là ne préoccupaient Moïra que s'ils pouvaient la concerner. Et sûrement que les soucis de ses alliés pourraient finir par la toucher s'ils venaient réellement à leur nuire. Mais si le ministre ne s'exprimait pas, que pouvait la propriétaire du Bones pour lui ?

 « Comment peux-tu être aussi sûre qu’il ne reviendra pas ? Et tu parles de quelle menace, au juste, la milice, peut-être ? »

Aucune phrase ne pouvait aider la belle rousse à savoir si l'homme qu'elle avait en face d'elle mentait d'une certainement manière et le mal de crâne qui lui vrillait la tête empêchait Moïra de réfléchir à une question qui pourrait balayer tous ces doutes et ses interrogations concernant l'attitude inhabituelle du brun. De toute manière à l'instant, la jeune femme avait un autre problème qui prenait la forme d'un grand escalier en bois. Liam rejoint la Hellraiser pour venir tenir la porte à son tour, permettant à la propriétaire des lieux de passer devant.

- Par exemple.

La milice, cette armée du Gouvernement auquel elle avait elle aussi un jour appartenu et auquel lui appartenait toujours. Abandonnant sur le bord du trottoir ses pensées pour le Gouvernement et un certain milicien en particulier, la jeune femme passa devant Liam pour attraper la main courante et commencer à grimper les marches une par une avec toute la force que lui insufflait sa fierté.

 « Je suis venu pour te demander un service. » 

Là il s'agissait de la vérité. Clair, précise, suffisamment pour motiver la Hellraiser à franchir les dernières marches sans flancher avant de déverrouiller la porte d'entrée de ses appartements. Mais l'ascension n'était pas encore terminée et Liam qui l'avait précédé fini par redescendre à son niveau.

 « Qu’est ce que tu lui as fait, à Isak, pour qu’il soit aussi vénère ? »

Encore une fois étonnée de l'ignorance de l'homme, Moïra ne le montra cependant pas, trop occupée qu'elle était à se concentrer sur sa respiration encore difficile et son mal de tête permanent.

- Je lui ai interdit de vendre son business dans mon Club.

Puis une main se tendit vers la jolie rousse. Liam lui proposa son aide qu'elle déclina d'un signe de la tête agrémenté d'un faible sourire poli.
Bientôt ils furent en haut des escaliers tant bien que mal et Moïra avait ouvert la porte d'entrée de ses appartements.

 « Où est-ce que t’as mal, je peux te soigner »

- Entrons d'abord.

La Hellraiser fit un signe de tête vers l'intérieur avant d'entrer elle même pour rejoindre le salon et se laisser choir dans un de ses fauteuils.

- Fais comme chez toi.

Ce n'était pas la première fois que Liam venait chez elle, il saurait où trouver toutes les commodités, la jolie rousse le savait et elle était trop faible à présent pour se consacrer aux taches de l'hôte parfaite qu'elle jouait habituellement.
Se penchant en avant, la jolie rousse prit sa tête entre ses mains.

- Saurais-tu par hasard comment soigner les migraines ?

Puis la jeune femme se laissa retomber en arrière dans les nombreux coussins qui décoraient son assise. Son regard un instant perdu se recentra sur le brun, sa voix se refit plus assurée, plus inquisitrice.

- Quel est ce service que tu as à me demander ?



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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Dim 30 Juil - 11:40

The dreams in which I'm dying are the best I've ever had
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Jouer les équilibristes. Déduire de ses mots ce que j’ignore, reprendre le contrôle de la situation, dans des froncements de sourcils, dans des hésitations. Je connais Isak, vraiment ? Liam connaît Isak, vraiment ? Parce que, personnellement, elle est actuellement en train de me parler dans une langue étrangère aux sonorités des plus désagréable. Et je tiens dans mes doigts les cendres de mon espoir, de … les cendres de ce que je voulais. Je connais un certain nombre de personnes, ma voix se traîne pour me faire gagner du temps. Et elle reste silencieuse, parce qu’il aurait été bien trop simple de me donner de quoi reprendre pied, bien sûr. Elle acquiesce, j’ose espérer qu’à défaut de comprendre un peu plus ce qu’il se passe, elle ne va pas se poser trop de questions de son côté sur mon comportement incongru. Histoire qu’on ne soit pas deux à avoir besoin de comprendre. Qu’est-ce qu’il se passe ? C’est exactement ce que je me demande. Pourquoi est-ce que je suis venu ? C’est exactement ce que je suis en train de me demander. Pourquoi est-ce que j’ai décidé de risquer ma couverture, la sécurité de mon frère, mes efforts des dernières semaines, pourquoi est-ce que j’ai usé de sorcellerie pour échapper à mes pots-de-colle, pourquoi est-ce que j’ai fait tout ça, finalement ? Pour me heurter à l’incompréhension d’une femme qui ne me connait que de vue, que je ne connais que de nom, et qui a le malheur de mieux connaître mon jumeau ? Liam me colle à la peau, je n’arrive plus à l’enlever. Je ne suis plus Nolan. Alors oui, pourquoi, déjà, est-ce que Liam est venu dans le quartier ? Je me mords la lèvre tout en l’aidant à se lever, tout en gardant le silence.

Et j’abandonne. J’abandonne, je lâche prise, je me résous à laisser s’éloigner Nolan pour me raccrocher à Liam, de mauvaise grâce. Mon identité, ma personnalité, ce que je suis s’effrite et disparaît au profit d’une illusion. Un soupir. Les escaliers se dressent devant nous, je meurs envie de les laisser derrière nous et de nous enfermer en sécurité, loin des regards extérieurs. J’en meurs d’envie, Moira se traîne. Vraiment. Alors je fais la conversation, pour endiguer ma curiosité, pour limiter mon impatience. Pour continuer à comprendre ce qu’il se passe réellement ici. De quoi a-t-elle peur, au juste ? De la milice ? - Par exemple. Génial, ça m’avance, comme réponse. Attendre des explications de sa part revient à fixer une dentition en espérant que les dents se mettent à en tomber toutes seules. Pourtant je ne suis toujours pas résolu à sortir la pince pour les lui arracher de force. Avec insistance. Un nouveau soupir, je monte quelques marches. Je veux lui demander un service, je n’ai même pas besoin de mentir ni de réfléchir : Liam a toujours excellé lorsqu’il fallait demander des services. Les dernières marches sont franchies, on atteint le palier. Et mes questions se poursuivent, inlassables. Peut-être, finalement, que j’ai fini par sortir la lourde pince pour récupérer de force ce dont j’ai tant besoin. Qu’est ce qu’elle a fait à Isak ? - Je lui ai interdit de vendre son business dans mon Club. Ah et bien parfait, là on avance. « Ok. » Quel business ? La question reste en suspens, comme une pause ou une trêve acceptée sans qu’elle ait été demandée, pourtant. Ma main se tend, suivant mon instinct qui me dicte de lui donner, à mon tour, quelque chose. Pour que l’échange d’information soit équitable. - Entrons d'abord. Soupir exaspéré, je la suis à l’intérieur. - Fais comme chez toi. J’hausse les épaules. De toute évidence… ce n’est pas la première fois que je suis supposé mettre les pieds par ici. J’envisage un instant de distordre la réalité pour laisser un double illusoire de moi-même ici pendant qu’invisible je me promène et prends connaissance des liens mais j’ai franchement la flemme de m’astreindre à une sorcellerie aussi compliquée et je me résous à faire véritablement comme chez moi : je ferme la porte et je me laisse tomber sur une chaise.

- Saurais-tu par hasard comment soigner les migraines ? « Euh… » Ca répond à sa question ? Je cherche dans ma mémoire les liens logiques entre tout ce que ma mère m’a appris niveau soin et les migraines, entre ce qu’il me reste de mes cours improvisés, de mes lectures bâclées… Niveau migraine, j’ai pas grand-chose. Mais je me souviens parfaitement de la potion pour soigner les ongles incarnés, on va dire que ça peut faire l’affaire ? Après tout, niveau médoc, les dolipranes soignent bien la plupart des maux, je ne vois pas pourquoi il en serait autrement avec les potions ou… Bon soit. « Je dois pouvoir trouver un truc. » On va dire ça. Le principe est simple : je la soigne, elle est contente. Elle est contente, elle me rend un service. Et j’aurai passé une bonne journée, tout compte fait. Je me lève, avec l’intention d’aller dans une cuisine dont j’ignore la localisation mais sa voix, trop ferme pour ne pas m’inquiéter, m’immobilise. - Quel est ce service que tu as à me demander ? C’est vrai, ça, finalement, quel est ce service que j’ai à lui demander ?

Je ne veux pas mélanger Liam et Elias. Je ne veux pas rapprocher deux pans de ma vie, je ne veux pas, surtout pas, que le Gouvernement puisse s’intéresser d’une manière ou d’une autre au Blackbird. Je ne veux pas que Moira en reparle un jour à mon frère, au risque d’attirer son attention sur le journal. Je ne veux pas mettre encore plus en péril mon amitié avec Elias. Je… « Patience, patience, d’abord ta migraine, ensuite mon service. » La voix de Liam se fait moqueuse entre mes lèvres. « J’imagine que la cuisine n’a pas changé de place ? Est-ce que tu as des clous de girofle, du thym ou de la cannelle en poudre ? » J’y vais au bluff, mais j’essaye d’avoir l’air crédible. Trois ingrédients fréquents dans les mixtures de ma mère, dans mes souvenirs. « Le must, ce serait de la coriandre, mais… » Et ça, c’est ce que je fous, moi, dans mes improvisations potionniques que j’expérimente sur mon propre organisme puisque la guérison par magnétisme ne fonctionne pas sur… wait. Pourquoi est-ce que je m’enquiquine à lui demander un jardin potager et une pelouse ? Je reviens au contact, ma main vient effleurer ses tempes, mon pouce cherche un point à compresser. Sait-elle que Liam est un sorcier ? Dans le doute, je tente de camoufler ça en massage. Pourtant, j’ai l’impression d’œuvrer sur un tout autre plan. Quoiqu’il en soit, je sens sa migraine s’apaiser, au fur et à mesure qu’une commence à poindre dans mon crâne. Merveilleux échange. J’enlève ma main dans un sourire. « Ca va mieux ? Finalement, pas besoin de préparer toute une salade. J’ai failli oublier ce massage miracle que m’a appris ma mère. » Il a bon dos, le massage miracle, tiens. Je me réinstalle sur un siège. Je veux lui demander un service. « Je sais pas si t’as suivi les dernières nouvelles, même si ça commence à dater, mais mon frère est en prison. » Sait-elle que Liam a un frère ? On va dire que oui… on va dire que oui. « Si… s’il s’en sort, tu pourrais trouver un moyen de le planquer ? Ou de le protéger ? » Je ne sais pas trop ce que je veux, je sais juste que… je ne sais rien. C’est beau. Quoiqu’il en soit, si Liam est coincé dans mon corps, si je suis coincé dans le sien, si Elias tente quoique ce soit… je veux le savoir. « Est-ce que tu sais qui pourrait vouloir l’aider ? » C’est risqué. C’est du grand n’importe quoi. « J’ai besoin que tu laisses traîner tes oreilles ; T’as des infos, non ? » Des infos sur qui ? Sur quoi ? Ca, l’histoire ne le dit pas. Je tente des coups de poker, sans savoir si je vais me contenter de battre des bras dans le vide ou si je vais finir par toucher quelque chose d’intéressant. Je meurs d’envie de parler d’Elias. Je meurs d’envie de la supplier de dire la vérité à Elias ; mais… ce serait le mettre en danger. Et elle connaît Liam..



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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Ven 4 Aoû - 14:27



" Fallen Phoenix. "

Nolan & Moïra




L'appartement était calme, vide et miraculeusement épargné par les odeurs agressives de l'incendie. La jeune femme garda un instant sa tête entre ses mains alors que son corps reposait enfin sur un support plus confortable que le sol glacé jonché de cendres. Son attention était toute détournée du Ministre, bien trop occupée par cette douleur lancinante qu'elle désirait arrêter plus que tout. À combien de gens s'était elle confiée pour traiter ce mal dévorant ? Cette douleur qui ne la lâchait pas, jour après jour elle ne faisait que revenir, ne lui laissant de répit que pour se faire plus insidieuse encore en lui rappelant en ressurgissant la vivacité d'une douleur nouvelle. Et de toutes les personnes qui avaient pu l'aider, qui restait il maintenant ? Plus grand monde. Ils avaient tous disparus sans laisser de trace, tout comme son frère l'avait fait. Le Gouvernement, Isak, elle même, il y avait tant de batailles à gagner que Moïra voulait mener de front et en permanence, bien que celle contre le Gouvernement soit moins active que les autres, elle demandait une vigilance permanente qui tirait peut être plus énergie dans le temps que ne l'aurait fait un réel combat. 

 « J’imagine que la cuisine n’a pas changé de place ? Est-ce que tu as des clous de girofle, du thym ou de la cannelle en poudre ? »

La jeune femme n'était pas vraiment une grande cuisinière. Elle n'était pas de ces femmes qu'on pouvait enfermer tous les jours pendant des heures dans une cuisine en espérant en tirer un filet mignon ou une poule au pot, elle se débrouillait mais ce n'était pas un cordon bleu en son genre. Non, l'art culinaire ne faisait pas partie de la formation de Moïra, sauf peut être lorsqu'il s'agissait à l'époque de concoqueter quelque potion, mais ça mis à part, elle n'en avait pas eu besoin lors de sa vie précédente, elle n'en avait pas besoin dans celle là non plus. L'art de la guerre en revanche... 
Cela dit, les herbes et autres épices pouvant servir pour des potions qu'elle préparait il y avait de cela à peine plus d'un an encore, la belle rousse avait gardé l'habitude d'en avoir une petite réserve. Il n'y aurait certes peut être pas toutes celles que demandait le brun, mais il y avait assurément de quoi se débrouiller.

- Dans l'armoire au dessus de l'évier. 

Sans prendre la peine de répondre à sa question concernant la localisation de la cuisine, trop las. Sans non plus relever la tête, gardant les yeux fermés car la Hellraiser ne pouvait plus faire autre chose que d'essayer de se concentrer sur son mal pour le canaliser. Ça ne semblait pas fonctionner mais elle était incapable de faire quoi que ce soit d'autre à l'instant. 
Lorsque soudain la jeune femme senti une présence tout près d'elle, elle laissa vivement retomber ses mains pour relever les yeux vers Liam. Un instant après, l'homme avait posé ses mains autour de ses tempes.
La manœuvre prit quelques secondes pendant lesquelles Moïra restait immobile à sonder les yeux du grand brun. Puis la douleur se dissipa. 
Lorsque l'homme reprit à nouveau ses distances, un soupire s'échappa des lèvres de la belle rousse. 

- Merci. 

Elle se laissa un peu aller en arrière. Savourant cette paix momentanée qu'on venait de lui offrir, avant de pouvoir se reconcentrer sur son invité. 

 « Ca va mieux ? Finalement, pas besoin de préparer toute une salade. J’ai failli oublier ce massage miracle que m’a appris ma mère. »

C'était dérangeant de voir comme cette façon de parler ne lui ressemblait pas. Elle n'était pas assurée, semblait dissimuler quelque chose derrière chaque fausse plaisanterie et étrange sourire et maintenant qu'elle était débarrassée de son mal de crâne, Moïra le remarquait plus encore. 

« Je sais pas si t’as suivi les dernières nouvelles, même si ça commence à dater, mais mon frère est en prison. »

- Quel frère ?

La rousse demanda les sourcils froncés. 
Son air de businesswoman était revenu au grand galop, figeant ses traits dans un air sérieux et inquisiteur qui intimait souvent qu'à chaque question d'avoir sa réponse et à chaque ordre d'être obéit. Dans ce cas là les ordres n'entraient pas en compte.

« Si… s’il s’en sort, tu pourrais trouver un moyen de le planquer ? Ou de le protéger ? » 

Un instant la Hellraiser analysa la demande du Ministre, plus dérangée par son étrange comportement que par ce qu'impliquait le service qu'il lui demandait. S'il avait été saoul, Moïra l'aurait remarqué, il y avait autre chose, de trop évident pour ne pas le voir et de si étrange qu'elle n'arrivait pas à définir ce que c'était. 
Mais non en tout cas elle ne savait rien. Ni vraiment d'un frère ni d'un emprisonnement. La jolie rousse était restée enfermée dans son petit monde, ne grappillant que les informations qui pouvaient l'intéresser, n'ayant pour habitation que le Bones et pour fréquentation ses employés et ses clients. 

- Ton frère pourra rester là autant le temps qu'il le voudra. Je n'ai pas le grand luxe à lui proposer mais il sera en sûreté ici.

Dans les locaux du Bones, pas dans ses appartements où Alistair semblait passer bien trop souvent pour que cela soit assez sauf.

- Pour le reste, je ne sais pas. Que cherches tu exactement ? Quelles sont les informations dont tu as besoin ?


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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Mer 23 Aoû - 9:59

The dreams in which I'm dying are the best I've ever had
Moïra & Nolan



Tous les enfants ont un jour voulu s’entendre dire le fameux, le très célèbre, le trop célèbre tu es un sorcier, Harry. Et même si j’étais un peu vieux quand les livres sont sortis, et entrés dans les classiques, ça n’a pas manqué : moi aussi, j’aurais voulu être un sorcier. Mettre des grenouilles dans un chaudron et en sortir un lapin blanc. Faire léviter des objets. Me transformer en chat. Manger une crème canari et voleter dans la pièce dans les secondes qui suivent, me téléporter – transplanner pardon – d’un endroit à un autre dans pop digne d’une des plus belles – et bonne – bouteille de vin. Mais j’ai grandi. Et je savais que la sorcellerie, ça existait vraiment, et que si des personnes étaient transformées en animaux, ce n’était pas vraiment de leur plein gré le plus souvent. J’ai failli, moi aussi, devenir animagus sans l’avoir souhaité à ce point. Et le tu es un sorcier, Nolan, c’est un rêve prémonitoire qui me l’a murmuré, c’est la trahison de mon frère qui m’a apporté la lettre non pas pour Poudlard mais pour l’enfer. Et la sorcellerie, ce n’était pas des incantations bizarres marmonnées avec une baguette, ce n’était pas des bièrauberres. Ce n’était pas grand-chose d’autre que quelque chose de sombre, d’obscur, d’incroyablement complexe. Et d’inintéressant. Si je peux soigner ses migraines. Vaguement. Si ça m’enthousiasme énormément de fouiller dans ma mémoire lamentable à la recherche d’une potion ou d’un assemblage de plantes – bouffons tous des pissenlits, yeah !, mais pas par la racine – pour soigner une migraine ? Carrément… pas. Mais… mais je lui dois bien ça, sans même me souvenir de quelle dette je peux avoir contracté envers elle. Je me sens juste… poussé à l’aider.

Certains doivent appeler ça de l’altruisme, personnellement je suspecte juste un masochisme couplé à une connerie profonde. Est-ce que la cuisine a changé de place ? Pitié, dis-moi oui, que tu te sentes obligée de m’indiquer à nouveau où elle se trouve. Est-ce qu’elle a des plantes, de quoi faire une jolie salade verte, histoire que dans le doute, je les foute toutes dans un saladier et que je croise les doigts pour que ça fonctionne ? - Dans l'armoire au-dessus de l'évier. Une grimace, j’hésite à lui faire remarquer qu’elle a oublié la moitié de ma question et que… je fais un pas vers l’inconnu – et au-delà – revient en arrière juste après avoir évoqué la coriandre. Coriandre, ça fait penser à courir. Courir, ça me fait penser à mes chutes, quand j’étais gosse et que je m’emmêlais dans mes pieds. Mes chutes, ça me fait penser à… oh. Je reviens instantanément au contact, caresse ses tempes avec douceur. Ses yeux me fixent, me détaillent, j’essaye de les ignorer, j’essaye de me répéter que ce n’est pas moi qu’elle voit, que c’est mon frère qu’elle fixe. Que ce sont les pupilles de mon frère qu’elle… - Merci. Je me réinstalle sur un siège, hésitant. « Ca veut dire que ça a marché ? » Assurément mais… dans le doute… je préfère redemander. Avant d’enchaîner sur une question laissée en suspens jusque-là. Quel service ai-je à lui demander ? J’ai gagné du temps en soignant sa migraine, en parlant de thym, de romarin, d’odeur de lavande bleue, maintenant, je suis dos au mur. Et il faut que j’improvise, que je me décide enfin sur ce que je suis, sur qui je suis. J’ai pris le parti de correspondre à celle qu’elle voyait, d’être Liam, mais… mais me glisser dans la peau de Liam, c’est abandonner Nolan, c’est lutter contre ce que je suis, c’est formater mon mode de pensée, c’est…

J’improvise. Et je paie cher mon improvisation. - Quel frère ? Bien, bien. Je ne suis pas sorti de l’auberge si la seule alliée que j’ai trouvée pour faire le pigeon entre Elias et moi est une recluse qui vit comme une ermite dans sa vieille chaumière – en ruines. « Mouais… mon frère, contente toi de ça pour le moment. C’est… compliqué. » Et pour être compliqué… ça l’est. Vraiment. Beaucoup. Bien trop, même, suffisamment pour que je m’y perde sans cesse. Mes mains passent devant mon visage. Frère en prison, besoin de protection. Pour protéger l’avenir. Pour… protéger mon frère, pour protéger… je ne sais pas ce que je fais, je sais juste ce que j’essaye de faire. Le regarde qu’elle pose sur moi est dérangeant : une fois encore, j’essaye de l’ignorer sans pour autant détourner les yeux. Liam ne détourne pas le regard, Liam n’est pas en constant doute, Liam est sûr de lui. Pas comme moi. - Ton frère pourra rester là autant le temps qu'il le voudra. Je n'ai pas le grand luxe à lui proposer mais il sera en sûreté ici. Un soupir de soulagement m’échappe, tout comme un remerciement murmuré à mi-voix. Un vestige de Nolan qui remercie toujours pour un oui ou pour un non. - Pour le reste, je ne sais pas. Que cherches tu exactement ? Quelles sont les informations dont tu as besoin ?

Ah. Oui. En voilà de bonnes questions, contrairement à celles que je pose sans trop savoir où je mets les pieds. Ce que je cherche ? Je n’en ai toujours aucune idée. J’étais venu avec des plans en tête, elle les a tous balayés en reconnaissant en moi mon frère et non… moi-même. J’étais venu avec des phrases à dire, à ne pas dire, des questions à poser, des réponses à donner, elle les a toutes mélangées et je ne m’y retrouve plus. Des infos, oui oui, Nolan. Mais des informations sur quoi ? Pas sur Elias, ça risquerait de mettre Liam sur la piste. Pas sur le Gouvernement, ça risquerait de mettre Nol… Je suis Nolan. Et j’appartiens encore, un peu, très peu, au Blackbird. Comment me faire pardonner auprès d’Elias ? En lui ramenant un scoop. Comment… comment pourrir ma couverture et la place de Liam ?, en tenant des propos séditieux. Je suis ferré. Comme un poisson. Pris au piège dans une nasse qui se resserre à chaque fois que j’agite les bras. Je retiens un soupir, lâche prise. Redeviens pleinement Liam. Vraiment. « Pourquoi ces questions, Moira ? Tu sais très bien ce que je cherche. Tu sais très bien ce dont j’ai besoin. Tes migraines t’ont-elles rendue amnésiques ? » Qu’elle interprète ça comme elle veut, moi, je continue à jouer au poker, d’une voix sèche et assurée. « A moins que tu n’exiges un paiement désormais ? En nature, peut-être ? » Je ne reconnais pas ma voix, je ne reconnais pas mes mots. Mais j’ai la douloureuse impression d’entendre les échos de mon frère.

Je me lève d’un bond : parfait prétexte pour fuir, partir, laisser ce fiasco derrière moi sans remord maintenant que j’ai fait la part du contrat. J’aurais dû partir dès qu’elle m’a appelé Liam, j’aurais dû partir dès que j’ai compris qu’elle n’allait m’aider en rien. Pourquoi je suis resté, déjà ?



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MessageSujet: Re: The dreams in which I'm dying are the best I've ever had • Nolan&Moïra   Dim 3 Sep - 12:09



" Fallen Phoenix. "

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Liam avait l'air si peu sûr de lui. Si différent. Peut-être tout ça n'était-ce qu'un rêve, qu'un horrible cauchemars dont Moïra souhaitait encore se sortir. Il y avait là trop de choses incohérentes de toute manière, elle devrait sûrement être morte ou avoir été capturée par le Gouvernement à l'heure qu'il était. Mais non, se bercer d'espoirs et d'illusions n'était pas du genre de la maison. Il y avait donc réellement quelque chose de louche, quelque chose que la Hellraiser devait éclaircir avant que la migraine ne l'emporte ou que la fatigue ne la terrasse définitivement.

« Ca veut dire que ça a marché ? » 

La belle rousse sonda une fois de plus le visage du brun, sans répondre pour autant.
Entre ça et sa demande soudaine, il n'y avait pas de quoi se sentir parfaitement à son aise. Et si la jeune femme acceptait d'accéder à la requête de Liam, son refus de l'informer davantage était à la limite du supportable.

- Par rapport à ce que tu me demandes et ce que ça implique, je me permets d'insister.

Un voile sombre venait de passer sur le visage de la Hellraiser qui, sans s'être totalement redressée, avait relevé la tête pour ne plus manquer un seul des mouvements du brun.

« Pourquoi ces questions, Moira ? Tu sais très bien ce que je cherche. Tu sais très bien ce dont j’ai besoin. Tes migraines t’ont-elles rendue amnésiques ? A moins que tu n’exiges un paiement désormais ? En nature, peut-être ? »

En un seul mouvement la Hellraiser était debout, droite sur ses pieds avec une rapidité et un équilibre que lui donnaient momentanément la colère. En deux pas elle avait rejoint l'homme et collé sa main à son cou, agrippée à lui comme la serre d'un rapace autour de sa proie, commençant à le nécroser au moment même où sa peau toucha celle de l'homme.

- Je ne sais pas ce qui t'arrive, ou ce qui te donne le droit de penser que tu peux t'adresser ainsi à moi, mais ne crois pas que ce qui m'est arrivé me permette de supporter ça.

Pire encore, puisque la Moïra épuisée, blessée et en colère était plus dangereuse encore que celle calme qui savait avoir le contrôle sur elle-même.
Comment avait-il osé ? Qui était réellement cet homme qui se tenait face à elle ? La haine l'emportait soudain, elle l'emportait toujours. Peu importe ce qu'il avait pu faire pour elle plus tôt dans la soirée, la Hellraiser n'avait plus envie de chercher à comprendre, d'aider, de réfléchir tout simplement. Elle avait déjà fait assez pour cette nuit, peut-être en avait-elle déjà assez fait pour un sacré bout de temps. Et les yeux de la rousse étaient plantés dans ceux du brun avec la même intensité que s'ils avaient pu le transpercer.

- Sors de chez moi.

Des mots prononcés comme si la jeune femme crachait du poison, avant de lâcher la gorge de l'homme et de se retourner sans plus un seul regard.
Il partirait s'il tenait à sa vie, Moïra n'en doutait pas.
Puis la jeune femme se dirigea vers la cuisine, isolée à nouveau dans la bulle qu'elle s'était construite. Dans une trappe dissimulée sous l'évier, la belle rousse récupéra une bouteille d'alcool dont elle se servit un verre. Un grand verre. Derrière elle, il lui sembla entendre la porte claquer. Moïra était seule à nouveau, peut-être était-ce comme ça qu'elle était le mieux.
Agrippée au comptoir de sa cuisine, Moïra descendit le verre d'alcool, la migraine était revenue.



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