AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Insane - Solveig

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

SYMPATHY FOR THE DEVIL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1289
↳ Points : 282
↳ Arrivé depuis le : 23/01/2017
↳ Age : 24
↳ Avatar : Tom Hardy
↳ Age du Personnage : 33 ans.
↳ Métier : Souteneur pour la Niflheim, au Little Darlings.
↳ Opinion Politique : Contre le gouvernement, vit de la transgression des règles.
↳ Niveau de Compétences : Niveau général, 2 - Sarcasme, 8
↳ Playlist : Marilyn Manson - Coma Black, A Place In The Dirt, The Fight Song *
Rammstein - Feuer Frei *
Korn - Freak On A Leash, Right Now, Punishment Time, Somebody Someone *
La Canaille, La Colère *
Imagine Dragons, Shot *
↳ Citation : « I am not loved. I am not a beautiful soul. I am not a good-natured, giving person. I am not anybody's savior. »
↳ Multicomptes : Aucun.
↳ Couleur RP : #996633



les petits papiers
↳ Copyright: Avatar : ellaenys / Code Signa : XynPapple
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Insane - Solveig   Jeu 26 Jan - 21:06

Beaten down, dominated by its sound
Growing deep within my head
Softly dying, its soul is shed
Eating me all up inside


Appuyé contre le mur du bâtiment, je tire sur une cigarette déjà moribonde, et me débarrasse de volutes de fumée aussitôt balayés par le vent glacé. Il se glisse dans ma nuque, sous mes manches et me fouette le visage. Les paupières closes, je laisse les bruits de la rue se glisser dans mon esprit et caresser mes songes – les travaux matinaux, les gens qui gueulent pour bien commencer la journée, les odeurs diverses et variées, pas forcément ragoûtantes, mais particulièrement rassurantes. C'est mon quartier, mon lieu de travail, l'endroit que je connais. Respire, me dis-je en tirant une dernière fois sur la clope. Respire, essaie de combattre ce merdier. J'incline le visage en arrière jusqu'à toucher les briques froides, les yeux toujours clos. Respire. Plus je m'efforce de souffler, et moins je me détends. J'ai mal dormi, je suis fatigué, j'ai faim, j'ai besoin d'exercice – tout et n'importe quoi pour me mettre en rogne. Tout me frappe le visage, comme si je cherchais perpétuellement une raison d'être en colère, tout le temps. Je sais pas ce que j'ai, mais c'est de pire en pire – je suis constamment sur les nerfs, j'ai l'impression de devenir fou. La bête enragée au fond de mon bide à la bave aux lèvres et les nerfs à vif. Elle attend que ça ; se défouler.

Je me redresse, lâche le mégot au sol, et y écrase ma semelle en me dirigeant vers le Little. Tout à coup, les bruits de la rue n'ont plus rien de réconfortants. Ils m'étouffent et m'étranglent, ils m'agacent. Les odeurs me dégoûtent, ce quartier pourri me répugne, putain. Je fais le tour du bâtiment et m'engouffre dans la boîte – la lumière tamisée me repose les yeux, et les flagrances qui flottent dans l'air sont plus qu'agréables. Pour l'instant.
Je glisse le long du bar, tenté par un verre, et m'en éloigne, ramené à l'ordre par l'heure matinale. Attends au moins midi, ça fera moins pathétique. Alors j'ai besoin d'une clope – j'en glisse une entre mes lèvres aussitôt et l'allume rapidement. La bouffée mortifère me donne une sensation de bien-être fugace que j'embrasse, en déambulant dans le club, sans trop savoir quoi faire. J'aurais du aller au Bones après cette nuit de merde, ou m'octroyer une ou deux heures de sommeil en plus, plutôt que de venir ici. Je salue les autres employés vite fait, en abandonnant la traînée grisâtre derrière moi, et me cherche une occupation.

« Qu'est-ce que tu fais là ? On te manquait ? »

Je m'avance de la scène, où une danseuse fait quelques mouvements, en y prêtant qu'une attention distraite. Je me laisse tomber sur un fauteuil, et lève les yeux vers elle – je tire une table vers moi, et fais glisser le cendrier au plus près de moi, avant d'y caler la clope entamée.

« Bof, je voulais m'entraîner à un truc..., dit-elle, vague.
Vas-y.
Tu veux voir ? Attends, je m'étire encore un peu et je te montre. »

Cause toujours. Mes mains passent lentement sur mon visage, puis plus vigoureusement – d'un bond, je me redresse et vais me chercher un verre d'eau derrière le bar, que je ramène avec moi. À nouveau assis, je le bois d'une traite et patiente. Elle est pas mal, mais parfois un peu gauche. Au final, elle a pas tort – mieux elle dansera, plus elle sera demandée, et plus elle se remplira les poches. Je tripote le verre entre mes doigts – je sais déjà ce que je meurs d'envie de faire, avant même de l'avoir explicité au fond de mon crâne. Mais je le ferais pas. Pas tout de suite ; ça va me gâcher la matinée, la journée, tout. Et pourtant, par manque de volonté, ou par curiosité morbide et malsaine, je lève le verre à hauteur de mon visage, et l'incline lentement dans tous les sens. Jusqu'à ce que la lumière reflète quelque chose. Quelque chose – un reflet. Une image horrible, dégueulasse. Les pommettes saillantes, les yeux assombris de sang, une peau si fine qu'elle semble prête à se fissurer... Je plisse les yeux, et incline encore un peu le verre, jusqu'à chercher le meilleur angle, l'image la plus nette, la plus précise. Le regard ancré dans le reflet, un reflet qui n'est pas le mien et que je contemple pourtant tous les jours, je sens ma gorge se nouée. C'est pas moi. C'est pas moi, ça. C'est une bête, un monstre, un cadavre ambulant. C'est pas moi.

Projeté dans l'air, le verre se brise contre l'estrade et éclate en morceaux. Les regards se tournent vers moi – que voient-ils ? La bête immonde, affreuse, ou... Je passe frénétiquement une main dans ma barbe, mes cheveux, et sur la chair de mon visage, en ayant l'air le plus normal possible. Puis je siffle la danseuse et lui fais signe de se dépêcher, précipitamment.

« Bouge-toi, j'ai pas que ça à faire.
D'accord, mais y a pas de musique, alors ne...
Ouais ouais, je la coupe, je vais faire comme si. »

Elle commence, elle tourne autour de la barre. Mon regard court sur son corps, sur ses mouvements, sur l'expression de son visage. Je la regarde plus comme une employée que comme une femme, et ce sont des yeux critiques qui se posent sur elle. Et je n'aime pas trop ce que je vois. Muet, je laisse courir les secondes par dizaine – j'ai pourtant du m'exprimer autrement, parce qu'elle s'arrête brusquement.

« Y a un truc qui va pas ? »

Je hausse les épaules, roule des yeux. « Demande si y a un truc qui va. C'est pire que d'habitude. Tu réfléchis trop, t'as l'air d'un robot, c'est moche, ça donne pas envie. » Même à moi, putain. Les bras croisés, je la regarde, je patiente. Elle descend lentement de l'estrade et s'approche de moi, en contournant les morceaux de verre éparpillés au sol, un sourire mutin sur les lèvres. Elle m'arrache aussi un sourire amusé, en s'approchant encore un peu plus. « Tu veux faire tes preuves ? » Son visage acquiesce lentement, et elle se met à danser plus lentement, plus spontanément. Mais ça va pas. De toute façon, rien ne m'irait – si je la regarde trop longtemps, le visage de la bête immonde se dessine sur le sien, camoufle ses traits, et me retourne le ventre. Tous les efforts du monde n'y feront rien, et lorsqu'elle me demande si c'est mieux, la réponse s'écoule de mes lèvres comme une traînée acide et corrosive :

« Je sais pas. Tu ressembles à une pute bon marché qu'on paierait dix dollars pour une pipe dans les toilettes. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? C'est vulgaire, c'est pas séduisant, ça fait mauv... »

Sa main s'écrase sur ma poitrine, ultime réponse à la méchanceté gratuite qu'elle se reçoit en pleine face, et mon sang ne fait qu'un tour. Mes doigts se referment sur une poignée de cheveux, et j'éloigne son visage du sien – je me redresse, elle suit mon mouvement en geignant, et je serre encore un peu plus. « Quoi ? T'allais dire quoi ? » Le silence qui suit m'arrache un sourire amer, et je l'envoie valser contre l'estrade. Elle esquive mon regard qui la poursuit jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière la scène, et je me rassieds dans le fauteuil en passant frénétiquement la main sur ma veste, à la recherche de mes comprimés.

This cancer finds everything I hide
Living my life horrified
Nothing will keep this pacified and out my life
Does nobody know I'm insane?

_________________
LOVE IS EVIL
SIN IS SINCERE


Dernière édition par Joseph Townsend le Lun 27 Mar - 22:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4257-joseph-townsend http://www.mercy-in-darkness.org/t4636-punishment-time

Silent screams, Violent dreams

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 279
↳ Points : 80
↳ Arrivé depuis le : 31/08/2016
↳ Age : 20
↳ Avatar : Charlotte Wessels
↳ Age du Personnage : 251 en réalité & 28 en apparence
↳ Métier : Trafiquante de médicaments, dealeuse & gérante du Little Darlings / confondatrice de la Niflheim
↳ Opinion Politique : Politique ? Ca se mange ?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist : Christina Perri ~ Jar of Hearts / Imagine Dragons ~ Bleeding out / Epica ~ In All Consience / Delain ~ My masquerade
↳ Citation : " It is better to have faith in something than none at all "
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : (MidnightBlue) ~ Lightblue



les petits papiers
↳ Copyright: Minako ♥ & Solosand
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Insane - Solveig   Jeu 2 Fév - 1:38


Insane
I'll see you, somewhere again, away from all insanity... ••• Le silence. Voilà à quoi elle aspirait tous les soirs, voilà la raison pour laquelle elle quittait le Little, voilà pourquoi elle s'engouffrait dans les ruelles de la Nouvelle-Orléans, inspirant à plein poumons l'air saturé de toxines. Cependant, la jeune femme se sentait libérée. Il n'y avait plus ce poids d'être surveillée en permanence par la nouvelle petite fouine de son frère, qu'elle n'avait toujours pas démasqué, plus ce poids d'être observée par tous ces clients, dont certains ne devaient être désireux que d'une seule chose, c'était de lui mettre le grappin dessus. Sans se rendre compte qu'avec une telle idée, ils signaient leur arrêt de mort. Niklas en faisait les frais, sans que Solveig ne parvienne à y faire quoi que ce soit. Ses mots ne suffisaient pas, Isak voulait supprimer celui qu'il considérait comme un parasite, comme un nuisible. En fait, en y repensant, toute personne l'approchant d'un peu trop près y risquait la vie. Son aîné l'avait confirmé lors de leur dernière discussion. Il avait évoqué Mikkel, et le fait que le jeune homme allait recevoir une punition. Elle, encore une fois, s'en sortait sans rien, si ce n'était une remise à l'ordre verbale. Et cette pensée la rendit amère, tout en la poussant à couper les liens, pour se consacrer exclusivement à Isak. Après tout, il lui avait sauvé la vie, il lui avait offert de quoi se nourrir, de quoi se loger. Elle lui devait tout.

Ses pas la menèrent en dehors des quartiers nords. Elle devenait trop connue, trop reconnaissable maintenant. De plus, elle avait entendu parler d'une vague d'arrestations de dealeurs il y a peu, et la suédoise souhaitait éviter de se retrouver en prison à cause d'erreurs de débutante. Alors, après s'être fait oublier pendant une ou deux semaines, elle revenait de plus belle, dans les quartiers est cette fois. Un coin un peu plus vivant, un peu moins délabré. Mais les citoyens voulaient toujours s'amuser, et sa clientèle varia par rapport à ses habitudes. Solveig n'avait plus à faire à des enfants, des adolescents en manque de repère mais bien des adultes cherchant à se déconnecter de la réalité de temps en temps. D'ailleurs, la plupart étaient polis avec elle, et elle n'eut pas à user de sa force. Pourtant, on essayait souvent de la rouler. Avec son corps frêle, ses cernes sous les yeux, son regard vide. Elle était très loin d'être effrayante. Et aujourd'hui, à la Nouvelle-Orléans, les apparences étaient trompeuses. La jeune femme était une skinchanger, certes, se transformant en un panda roux mais depuis peu, une lionne était venue squattée. Ce qui donnait lieu à des débats de fous parfois. Ils étaient un peu envahissants à vrai dire. Deux animaux contraires sur beaucoup de points. Mais Isak n'avait-il pas raison finalement, lorsqu'il avait évoqué la lionne protégeant son territoire ? Parce que c'était ce qu'elle avait toujours fait avec lui ou avec la Niflheim.

Le soleil commençait à se lever. Solveig quitta son coin de ruelle, lasse, et alla se commander un café sur une terrasse, histoire de récupérer un peu ses esprits. La nuit avait été longue mais elle avait pu rattraper une partie de son retard dû à son sevrage de vente obligé. Il était peut-être mieux de venir ici à l'avenir, cela lui semblait plus rentable. Ou alors c'était lié au fait de la rareté. La jeune femme quittait rarement les quartiers nords pour son traffic de drogue. Alors, quand elle débarquait autre part, elle attirait ceux qui, finalement, n'avaient pas l'habitude de se déplacer jusqu'à elle. C'était une possibilité comme une autre, mais aussi l'explication la plus plausible. Et puis, en y réfléchissant, elle ne se sentait pas capable de se séparer de son quartier d'adoption. Pas encore. A l'abri des regards sur une table à l'écart, Solveig entreprit de faire les comptes, histoire de pouvoir donner tout ça à Isak avant un sommeil bien mérité. Efficacité !

Elle rangea les billets dans sa poche intérieure avant de filer, se mêlant aux dernières ombres de la nuit. Une petite silhouette à laquelle personne ne faisait attention. Ce n'était pas plus mal. Elle put rentrer tranquillement jusqu'au Little, et son visage s'illumina à la pensée de la douce nuit qui l'attendait... De toute façon, il n'y avait aucune raison pour que ça pète au milieu. Elle avait moins de cent mètres à faire jusqu'à ses appartements, au-dessus de l'établissement. Elle poussa la porte dérobée. Son regard fatigué balaya la pièce, ne prêta qu'une attention distraite à la danseuse en train de se dandiner sous les yeux de leur souteneur, ou aux serveurs nettoyant la salle après une longue soirée, et des clients toujours aussi agréables. Solveig était plutôt contente d'avoir échappé à cette nuit finalement... Elle adressa un léger hochement de tête à ceux la saluant, traversant la pièce de son pas calme. Ses doigts se posèrent sur la poignée de la porte, celle qui la mènerait à l'étage jusque dans son petit appartement. Quelques rugissements dans son dos la firent soupirer. Joseph n'avait pas l'air heureux de ce qu'il avait eu. Enfin, ça ce n'était pas son problème. En revanche, la suite....

Le hurlement, suivi d'un grand fracas. Solveig se retourna brutalement. La danseuse avait valsé contre l'estrade. Il avait osé faire valser une danseuse, après l'avoir insultée. Le regard de la gérante des lieux avait viré au noir. Elle avait accepté la présence de cet homme au début de la mafia, puisque son frère avait besoin d'aide pour gérer cette partie du business. Elle avait accepté cette ingérence sans rechigner. En revanche, qu'il OSE toucher à ce qui faisait la renommer du Little Darlings... Il aurait mieux fait de se contrôler. La suédoise engloutit en quelques pas la distance qui la séparait de l'homme, de nouveau assis tel un pacha dans son fauteuil. Les serveurs présents s'étaient stoppés, et les regards la suivaient. Agacée, Solveig désigna deux d'entre eux et laissa sa voix hâchée, avec son accent suédois à couper le couteau qui refaisait surface, prononcer quelques mots :

"Vous deux, vous vous occupez d'elle. Vérifiez qu'elle aille bien, et emmenez-la à l'hôpital s'il le faut."


Etrangement, aujourd'hui, elle n'eut aucun mal à se faire obéir. Peut-être était-ce à cause de la lueur animale qui flambait dans ses yeux. La lionne qui reprenait le dessus, enflammait chaque fibre de son corps. Il avait de la chance que se transformer en dehors des pleines lunes restait douloureux pour elle. Sinon, ce n'était pas à une femme qu'il aurait eu à faire mais à une lionne. Et la lionne n'aurait pas hésité à bouffer l'homme. D'ailleurs, l'humaine allait aussi être violente, pour l'une des rares fois dans sa vie. Elle s'arrêta face à son souteneur, attrapa le verre qu'il tenait dans la main et le balança... Quelque part. A vrai dire, elle s'en moquait d'où il avait atterri. Ses doigts s'agrippèrent à la chemise de l'homme et elle l'obligea à se redresser violemment. Ne jamais sous-estimer la force d'une métamorphe.

"Qu'as-tu... Osé faire ?"

Une voix glaciale, un regard froid. Oh il n'avait pas intérêt à l'emmerder là. Pour la première fois de sa vie, la jeune femme utilisa la même méthode de son frère : elle menaça. Et il fallait croire qu'elle avait bien observé son aîné.

"Si j'assiste à cela une seconde fois... Tu pourras dire adieu et à ta place, et à ta vie."

Elle ne laisserait pas passer. Et il y avait bien moyen qu'elle s'arrange avec Isak pour l'élimination. Pas question de garder un homme qui pourrait ternir leur recrutement de danseuses. Solveig tenait à ce que le Little garde son cachet et sa réputation. Elle avait au moins le droit à cela en tant que gérante.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
+ Every cloud has a silver lining +
She paved the road with her broken pieces and found the path to become a goddam warrior.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

SYMPATHY FOR THE DEVIL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1289
↳ Points : 282
↳ Arrivé depuis le : 23/01/2017
↳ Age : 24
↳ Avatar : Tom Hardy
↳ Age du Personnage : 33 ans.
↳ Métier : Souteneur pour la Niflheim, au Little Darlings.
↳ Opinion Politique : Contre le gouvernement, vit de la transgression des règles.
↳ Niveau de Compétences : Niveau général, 2 - Sarcasme, 8
↳ Playlist : Marilyn Manson - Coma Black, A Place In The Dirt, The Fight Song *
Rammstein - Feuer Frei *
Korn - Freak On A Leash, Right Now, Punishment Time, Somebody Someone *
La Canaille, La Colère *
Imagine Dragons, Shot *
↳ Citation : « I am not loved. I am not a beautiful soul. I am not a good-natured, giving person. I am not anybody's savior. »
↳ Multicomptes : Aucun.
↳ Couleur RP : #996633



les petits papiers
↳ Copyright: Avatar : ellaenys / Code Signa : XynPapple
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Insane - Solveig   Sam 11 Fév - 0:02

Beaten down, dominated by its sound
Growing deep within my head
Softly dying, its soul is shed


Serre les dents. Serre les dents, jusqu'à ce que ça grince, jusqu'à ce que t'aies l'impression qu'elles vont se briser, dissimulées par la barrière de tes lèvres. Serre, pour faire passer la colère – comme si ça fonctionnait, comme si c'était un exutoire, alors que tout ce que ça fait, c'est provoquer une petite gêne à la mâchoire, au mieux. La main toujours sur ma veste, je fouille mes poches frénétiquement – jamais au même endroit, ces putain de bonbons. La silhouette de la maîtresse des lieux m'apparaît en arrière-plan, qui se précipite comme une furie jusqu'à moi, mais je ne lui adresse pas même un regard. Je fais mine de poursuivre ce que j'étais en train de faire, c'est-à-dire rien, une main dans ma poche. Je touche du bout des doigts les comprimés, mais n'ose pas les prendre maintenant. Tout le monde nous regarde – c'est pas aussi classe qu'un rail de coke, si tant est qu'un rail de coke puisse faire classe. Non, là ça fait seulement... dépressif. Et c'est pas des anti-dépresseurs putain, qu'on se le dise. Alors je retire mes doigts de la poche, et esquisse un sourire moqueur lorsque la voix s'élève, tout énervée, son accent à couper au couteau esquintant mes nobles oreilles : « Vous deux, vous vous occupez d'elle. Vérifiez qu'elle aille bien, et emmenez-la à l'hôpital s'il le faut. »

« Oh oui, et ouvrez vite une cellule psychologique pour vous autres ! », je m'empresse d'ajouter, de ma voix la plus forte. Enfin, je plante mon regard dans celui de la boss, et vois du coin d’œil quelques ombres se mouvoir avec précipitation ici et là. Dépêchez-vous de quitter le navire, mes petits rats. Je m'apprête à croiser les jambes, pas particulièrement enclin à l'idée de me lever, lorsque Solveig semble bondir tout près de moi. Ses doigts se referment sur le tissu de mon vêtement, et c'est avec une force plutôt inattendue qu'elle me tire hors de mon siège. Néanmoins, je n'ai pas le temps de m'attarder sur ce qui me semble être un exploit – ces doigts crispés, cette main, ce défi. En réalité, j'ai un sacré souci avec les gestes sauvages, comme ça – lorsqu'une main surgit pour me toucher, lorsque des doigts s'agrippent à moi, lorsqu'un visage s'approche du mien trop brusquement. Alors, c'est l'irrépressible désir de répondre qui se fait sentir, et gonfle dans ma poitrine. « Qu'as-tu... Osé faire ? » L'alarme se déclenche dans ma tête et remue tout autour de mon cerveau, comme pour le réveiller. Non, je pense que de nous deux, je suis le plus étonné.

Son regard est aussi froid que le mien est brûlant, coulant de lave, et durant une seconde, j'ai l'impression d'avoir Isak en face de moi. Si elle n'était pas en train de réveiller le monstre qui sommeille au fond de mon ventre, ça m'aurait peut-être arraché un sourire. Et lorsqu'elle ouvre la bouche, c'est à nouveau Isak que j'ai l'impression d'entendre : « Si j'assiste à cela une seconde fois... Tu pourras dire adieu et à ta place, et à ta vie. »
Qu'a-t-elle osé faire ? Mon sang ne fait qu'un tour, et la lave n'est plus seulement dans mes yeux. Elle roule dans mes veines, coule à toute vitesse et corrompt chacune des moindres parcelles de mon corps, pressée de me faire bouillir de rage. Je passe une main sur mes vêtements en détournant le regard, et laisse s'écouler quelques secondes en faisant mine de les lisser, le cœur battant. Non, non. Ne t'énerve pas contre elle. Ne fais rien, ne dis rien, ne réponds pas – respire. Pas la colère, pas cette sale colère. La persuasion agit lentement au fond de mon esprit, et je m'efforce de garder les lèvres closes. Jusqu'à relever les yeux vers les siens, toujours braqués sur moi, glacés. La colère qu'elle ressent me saute à la gorge et me contamine aussitôt. Et c'est tout mon corps qui bout à nouveau. Je m'approche d'elle jusqu'à ce que nos visages ne soient plus qu'à quelques millimètres l'un de l'autre.

« J'espère que ça n'était pas une menace, et que j'ai mal compris. Que j'ai mal entendu, boss. Le dernier mot est craché, dégoulinant d'acidité. Parce que la seule chose qui m'incite à garder le contrôle, c'est Isak. »

Je le connais depuis des années, je suis ici depuis des années et pour une fois, je ne vais pas tout gâcher. Pas pour cette broutille – un accrochage, ça peut arriver. J'imagine. Enfin, je pense. Putain, je sais pas, ça se termine jamais en broutille. Mais j'ai du mal à réaliser ce qu'elle vient de faire – est-ce que c'était une putain de menace ? Au fond, ils sont assez inquiétants, ces deux-là. Enfin, surtout Isak, me dis-je, moqueur. Mais les chiens ne font pas des chats, et la sœur doit bien avoir quelques ressemblances avec lui. Mais le jour où une femme me fera réellement flipper n'est pas arrivé, cocotte.
Loin de moi l'idée de jouer du coude avec elle – bon sang, ça n'est qu'une femme –, mais j'ai envie de répliquer, de dire quelque chose, tout fier que je suis d'être parvenu à me contenir : « Maintenant, je te propose un truc : si tu veux plus assister à ça, c'est simple, dis-je en désignant la sortie d'un coup de tête, t'as qu'à venir le soir, quand tout est prêt, et tu me laisses bosser le reste du temps sans fourrer ton nez là où il devrait pas être. Je marque une pause, avant de terminer, mielleux : Mais bon, on va pas se menacer plus longtemps, je crois que c'est inutile. »

Un dernier regard, toujours aussi bouillant, et je fais demi-tour. Lorsqu'elle ne voit plus l'expression de mon visage, qui se voulait plutôt neutre, mes traits se déforment sous la colère, le temps de quelques secondes. Les lèvres pincées, la mâchoire serrée, je suis quasiment certain d'avoir le regard un peu fou que j'arbore parfois, sans vraiment le vouloir. Putain, je dois admettre que je suis quand même sacrément fier de moi, pour ce coup-là. Je me suis tellement contenu que je commence à en avoir mal au ventre, comme si la bête se vengeait sur moi – une fois, mais pas deux. La colère, c'est moi – la folie, c'est le truc qui me suce jusqu'à la moelle depuis plus d'un an, et qui ne me laisse déjà plus de répit. Je marche plutôt lentement – d'une part, pour faire comme si j'étais assez serein ; d'autre part, pour me laisser le temps de ruminer, et d'exprimer toute ma rage, dos à elle. Et lorsque je me retourne, arrivé au niveau du bar, et qu'elle peut me voir, je force mes traits à se détendre à nouveau. Une bouteille entre les doigts, un verre sur le comptoir, que je le remplis tout en m'adressant à elle de ma voix forte et claire :

« C'est marrant quand même, parce qu'on dirait que tu crois que c'est la première fois que ça arrive. De deux choses l'une... Soit tu devrais clairement venir bien plus souvent, et t'y faire ; soit tu ne devrais plus venir du tout. Je crois pas t'avoir déjà entendu te plaindre de quoique ce soit vis-à-vis des filles, de toute façon – mes méthodes doivent pas être si mauvaises que ça, hein ? »

Je lève mon verre à la patronne, lui fais un clin d’œil évocateur, et bois une gorgée d'alcool, avant de fourrer un comprimé entre mes lèvres, puis de le faire glisser en même temps que le liquide brûlant.
Ouais, j'aime bien être sous le feu des projecteurs, même lorsque mon public se constitue seulement de deux ou trois personnes. « On boit à notre première dispute ? » demandé-je, tout empreint d'insolence que je suis, en train d'ingurgiter l'alcool de la Nif, pour faire passer une petite pilule de la Nif. T'inquiète pas boss, je mérite tout ça parce que, que tu le croies ou non, je me casse le cul tous les jours pour cet endroit.

_________________
LOVE IS EVIL
SIN IS SINCERE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4257-joseph-townsend http://www.mercy-in-darkness.org/t4636-punishment-time

Silent screams, Violent dreams

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 279
↳ Points : 80
↳ Arrivé depuis le : 31/08/2016
↳ Age : 20
↳ Avatar : Charlotte Wessels
↳ Age du Personnage : 251 en réalité & 28 en apparence
↳ Métier : Trafiquante de médicaments, dealeuse & gérante du Little Darlings / confondatrice de la Niflheim
↳ Opinion Politique : Politique ? Ca se mange ?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist : Christina Perri ~ Jar of Hearts / Imagine Dragons ~ Bleeding out / Epica ~ In All Consience / Delain ~ My masquerade
↳ Citation : " It is better to have faith in something than none at all "
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : (MidnightBlue) ~ Lightblue



les petits papiers
↳ Copyright: Minako ♥ & Solosand
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Insane - Solveig   Mer 22 Fév - 0:50


Insane
I'll see you, somewhere again, away from all insanity... ••• Emprunter le comportement de son frère pour se faire respecter. Ca pourrait être une bonne idée si elle n'était pas une femme et si elle n'était considérée comme une vulgaire ombre. On la craignait parce qu'on était effrayé par les réactions de son aîné. Pas à cause d'elle. Une marionnette qui finirait brisée si le marionnettiste disparaissait. Se faire une place serait peut-être une bonne chose. Solveig, le petit panda roux. Voilà ce que tout le monde savait au Little. Un panda roux, mignon, gentil. Comme elle la plupart du temps. Joseph, comme tous les autres, ne lui prêtait aucun respect, aucune attention. Quand même, elle était la gérante de ce bordel. Et elle ne pourrait pas toujours attendre son frère pour prendre des décisions. Donc... Il allait falloir qu'elle remédie à tout cela. Quitte à enfiler un masque qui ne lui correspondait pas. Comme aujourd'hui, alors que son regard s'était ancré dans celui du proxénète, que leur visage n'était qu'à quelques millimètres l'un de l'autre puisque lui s'était rapproché. Aucun mouvement de recul de la part de la métamorphe. Elle avait bien retenu les leçons, bien calqué son attitude sur celle d'Isak. Foutu boulot.

Les mots de Joseph lui arrachèrent un sourire amusé. Oh que si c'était une menace. Menace qu'elle n'hésitera pas à réitérer si besoin était. Il n'avait pas le moindre respect pour elle. Pas la moindre crainte. Elle finirait par la lui enseigner. Tout le monde finissait par quitter son petit nuage un jour. Elle la première mais ça, elle ne le savait pas encore. Evidemment, tout revenait toujours à son aîné. Lui était un carcan, lui parvenait à faire taire leurs hommes par sa simple présence. La jeune femme n'avait pas la carrure, pas la prestance ou le charisme pour obtenir le même résultat. Le lion lui susurrait à l'oreille, souhaitant prendre sa place, lui offrant sur un plateau d'argent les solutions à ses "problèmes". Jusqu'à ce que ce les mots de son aîné lui reviennent. Il avait exprimé le fait qu'il ne souhaitait pas qu'elle soit liée à un meurtre. Ce n'était pas son rôle. Evidemment, normalement, elle se contentait de vendre de la drogue. De subir les coups des camés désirant avoir leur dose sans payer. Encore une chose dont elle n'avait jamais parlé avec son frère. Elle endurait particulièrement bien la douleur lorsqu'il s'agissait de la Niflheim. Un peu trop d'ailleurs.

La remarque suivante lui fit hausser un sourcil. Venait-il réellement de lui dire de prendre la porte si ce qu'elle voyait l'emmerder ? Avait-il osé lui demander à elle, la gérante de ce putain d'établissement, sa supérieure dans tous les sens du terme, de se barrer ? Elle aurait pu croire qu'elle avait mal entendu mais au vu de ses capacités, ce n'était pas vraiment possible. Ou elle avait aussi le choix de fermer les yeux. Depuis quand écoutai-elle quelqu'un d'autre que son aîné ? Joseph allait avoir une mauvaise surprise. Elle n'était pas une putain qu'il pouvait maîtriser, à laquelle il pouvait dicter ses faits et gestes. La suédoise pouvait lui tenir tête sans le moindre souci. Quant aux menaces.. Il avait raison. Elle pouvait très bien passer à l'acte dès maintenant. En fait, elle l'aurait certainement fait si la présence de son frère ne planait pas sur l'établissement. La jeune femme ne pouvait se permettre d'aller à l'encontre de ses demandes. Alors, elle resterait dans les rangs. Au grand dam de la petite voix dans sa tête. Au grand dam d'une bonne partie d'elle-même. Finalement, c'était désagréable d'avoir à se battre contre soi.

Joseph se décala, fit demi-tour pour aller jusqu'au bar. Lentement. Les yeux animaux de Solveig le suivaient, le détaillaient. Elle pouvait se faire attaquer à tout moment. C'était ce que son instinct lui hurlait. Instinct qu'elle réfuta sans ménagement. Et le voilà qu'il piochait dans les bouteilles de l'établissement... Oh, en vérité, il avait parfaitement le droit. Sauf que les nerfs à vif de la suédoise s'emballaient pour le moindre petit détail. C'était emmerdant. Jamais elle n'avait autant ressenti de colère, de haine, de violence, de tension qu'à cette seconde précise. Trop d'éléments, trop d'événements étaient en train de la bouffer de l'intérieur. Elle s'autodétruisait à défaut de pouvoir en parler à quelqu'un. Elle n'avait personne en qui avoir réellement confiance. A part son frère mais ses crises de colère l'empêchaient d'être honnête à cent pour cent. Même s'il ne lui ferait jamais de mal, elle le savait. Et en effet, elle ne s'était jamais plainte jusque-là. Peut-être parce que jusqu'à il y a quelques mois, ce n'était pas elle qui avait la gérance du Little. Son frère la lui avait laissé puisque de toute façon, elle était celle étant la plus présente des deux – et la plus lucide aussi –. Le ton ironique ne lui plut pas plus d'ailleurs...

La suédoise bougea enfin. Jusqu'ici, elle était restée sur place. Elle se rapprocha du bar d'un pas gracieux, nonchalant. Totalement différent des actions qui allaient suivre. Elle s'empara du verre et de la bouteille. Un peu trop calmement. Une pression et les deux éléments se brisèrent entre ses doigts. Le sang coula, sans que son visage n'exprime la moindre douleur. D'ailleurs, il ne suffit que de quelques secondes pour que les micro-coupures se résorbent d'elles-mêmes. Un avantage de sa nature. En tout cas, avec un simple geste, elle venait d'exprimer son désaccord face à la boisson. Histoire de bien emmerder Joseph.

"Tu as parfaitement compris. C'est une menace, et une menace que je n'hésiterai pas à mettre à exécution. Et il va falloir d'habituer au fait que j'ai les mêmes pouvoirs qu'Isak..."

Le ton glacial n'attendait aucune réponse. Bordel que ça l'emmerdait d'avoir à se justifier. De ne pas avoir une place autre que celle de "petite chose fragile qui est intouchable juste grâce à son frère". En soit, l'idée n'était pas dérangeante sauf qu'elle amenait à ce genre de situations. Où la jeune femme n'avait aucune légitimité aux yeux des hommes de son aîné. D'ailleurs, elle se doutait que celui-ci ne trouverait rien à redire dans les manières de faire de Joseph. Ils s'entendaient plutôt bien d'après ce qu'elle avait vu. Sauf qu'Isak avait tendance à ne pas penser à toutes les répercussions que cela pouvait avoir... Comme quand il avait décidé d'aller au Bones s'en prendre à Moïra. La probabilité d'une attaque sur le Little était à présent si importante que la suédoise n'en dormait presque plus. Déjà que ses heures de sommeil étaient proches de zéro en temps normal...

"Malheureusement, je continuerai de fourrer mon nez ici. J'ai une réputation à maintenir pour le Little, si les danseuses venaient à manquer, si certaines étaient abîmées, c'est le business qui en pâtirait. Ai-je été suffisamment claire ainsi ?"

Et en tant que gérante, elle ferait son boulot. Et si ça ne plaisait pas à Joseph, ce n'était pas son problème. Enfin, la jeune femme se doutait qu'il lui faudrait être bien plus... Persuasive. Utiliser la force si nécessaire, bien qu'elle n'en ait pas l'habitude. Elle allait devoir apprendre sur le tas tout cela. Pas de temps d'apprentissage possible. Solveig attrapa un tabouret, le tira jusqu'à elle et s'installa dessus. Son regard épousa l'intérieur du Little, sans se départir de la froideur du masque qu'elle portait. A des années-lumières du chaos en elle.

"Jusqu'ici, ça ne posait aucun problème en effet. Sauf que j'ai récupéré la gérance de l'établissement pour alléger la charge de mon frère, que ça te plaise ou non. Et je ne suis pas stupide, vu ton comportement, ce n'est pas étonnant qu'aucune fille n'ait souhaité se plaindre... La peur de mourir empêche souvent de parler..."

Sauf quand on s'appelait Solveig Eriksson, et qu'on côtoyait la mort pour se senir vivante. Enfin. Pour le moment, elle se trimballait entre peur et rage. Un mélange des plus étouffants pour son organisme.

"Si on trinquait à chaque dispute, je pense qu'on n'en finira jamais..."

Ils avaient une vision différente sur le Little, sur le travail de Joseph, sur la place de Solveig. Il y aurait des étincelles. Et comme la jeune femme s'était mise en tête de ne pas se laisser marcher sur les pieds. Alors, à moins que son frère ne lui demande de se calmer et de laisser le proxénète faire son travail comme il le désirait, elle viendrait mettre son grain de sable, comme le montrait le sourire carnassier accroché à ses lèvres.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


HJ:
 

_________________
+ Every cloud has a silver lining +
She paved the road with her broken pieces and found the path to become a goddam warrior.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

SYMPATHY FOR THE DEVIL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1289
↳ Points : 282
↳ Arrivé depuis le : 23/01/2017
↳ Age : 24
↳ Avatar : Tom Hardy
↳ Age du Personnage : 33 ans.
↳ Métier : Souteneur pour la Niflheim, au Little Darlings.
↳ Opinion Politique : Contre le gouvernement, vit de la transgression des règles.
↳ Niveau de Compétences : Niveau général, 2 - Sarcasme, 8
↳ Playlist : Marilyn Manson - Coma Black, A Place In The Dirt, The Fight Song *
Rammstein - Feuer Frei *
Korn - Freak On A Leash, Right Now, Punishment Time, Somebody Someone *
La Canaille, La Colère *
Imagine Dragons, Shot *
↳ Citation : « I am not loved. I am not a beautiful soul. I am not a good-natured, giving person. I am not anybody's savior. »
↳ Multicomptes : Aucun.
↳ Couleur RP : #996633



les petits papiers
↳ Copyright: Avatar : ellaenys / Code Signa : XynPapple
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Insane - Solveig   Mar 28 Mar - 0:52

C'est une menace. Elle l'avait dit, l'avait admis brusquement, et l'aveu abandonne un peu de son amertume dans l'atmosphère. Les mêmes pouvoirs qu'Isak avait-elle dit – l'aigreur de ses paroles retombe sur mon visage et tord mes lèvres en un sourire doucereux. Les mêmes pouvoirs ne sont pas mérités, ai-je envie de siffler entre mes dents, si fort que j'ai du mal à l'étrangler dans ma gorge, et je regrette un verre brisé entre ses doigts. Le geste pourtant peu anodin ne s'est pas imposé à mon esprit, et je pose les doigts sur ses doigts. Le sang s'est mêlé à l'alcool, qui goutte encore au bout de ses doigts, mais les cicatrices ont disparu. L'esprit chasse tout sous-entendu à ce propos tandis que le monstre s'époumone. Il veut que je vois, que je comprenne, que je percute. Mais je n'en ai pas envie. Les blessures ne sont pas là, parce que je ne les vois pas ; parce que l'angle n'est pas approprié, parce que le sang les recouvre. La peau n'est pas lisse et dénuée de blessure, non. Je n'aime pas les imaginer, je n'aime pas les savoir partout, sans pour autant mettre un nom dessus. Au même titre que moi, ce ne sont que des monstres, des erreurs inhumaines, des fruits infernaux ; que sais-je encore. Quoiqu'il en soit, je n'ai plus rien à boire et le message est clair comme de l'eau de roche. Ma pauvre Solveig, ça ne m'empêchera pas de reprendre mes vieilles habitudes dès demain. Je colle mon regard dans le sien, froid et placide, et pousse un profond soupir. Muet, je laisse glisser mes avant-bras sur le comptoir et m'avance vers elle, un sourire aux lèvres. En réalité, cette situation ne m'amuse pas du tout. Je n'ai aucune envie de gâcher mes relations avec Isak et, pour ce que ça vaut, avec Solveig. Je déglutis – ravale ta fierté Joseph, il paraît que c'est ce qu'on fait devant ses patrons.

« Les danseuses ne viendront jamais à manquer. » réponds-je du tac-au-tac, piqué au vif. Les lèvres se pincent – si c'est réellement ce qu'elle pense de moi, je devrais me sentir offusqué. Et c'est ce qui se passe – l'orgueil est touché, et il souffre à mesure que les mots de la rousse s'abattent sur lui. Non, cette discussion n'a plus rien de drôle, et le sourire s'efface lentement de mes lèvres. Tout recours au sarcasme m'échappe, et je n'ai pas grand-chose à répondre. Je demeure muet quelques secondes, me mords la lèvre en fixant mon regard sur son visage. Et puis, lentement, je force un nouveau sourire : « Pour ce qui est de les abîmer... Ok. » Je hausse les épaules, avoue à demi-mot qu'elle n'a pas tort, que je ferais mieux de me contrôler là-dessus. Mais l'aveu est superficiel, j'ai envie de le balayer d'un coup de main, de le laisser s'envoler en même temps que les vapeurs d'alcool. De me dire que je ne veux bien l'admettre que parce que je suis dans de bonnes dispositions et parce que je fais semblant devant elle – alors l'aveu se transformerait en doux mensonge. Encore une fois, je refuse de trop me pencher sur le pourquoi du comment, l'accepte sans broncher. Elle tire un tabouret vers elle et y prend place, je la dévisage tandis que son regard m'échappe et court dans le Little. Je m'y sens comme chez moi, c'est un drôle de sanctuaire, un étrange foyer. Mais ça n'est pas le mien, me dis-je en l'observant. C'est le sien, c'est chez elle. Les mains glissent sous le bar, les doigts s'agitent silencieusement sur le comptoir lisse et froid, nerveux. Il faut toujours que la nervosité s'exprime, je n'ai jamais vraiment su la contenir dans ma poitrine et la rouler en boule dans mon ventre. Solveig semble calme, et je m'efforce de deviner le feu cracher les étincelles brûlantes en son sein.

« Je n'ai jamais pensé que tu es stupide. » sifflé-je entre mes dents, comme s'il m'était insurmontable de l'admettre. Mais ça n'est pas ça. Elle éveille à nouveau le feu, me fait bouillonner de l'intérieur. Les images me frappent, claquent, s'enfoncent en moi comme des tas de poignards. « Alors, en retour, ne me prends pas pour un idiot. » Les syllabes sont soigneusement détachées les unes des autres, la parole est lente et l'accent s'en extirpe avec bonheur. « Je ne sais pas si tu essaies de m'offenser ou de me secouer, mais tu t'y prends mal, avec tout le respect que je te dois. Brusque, d'accord, j'admets volontiers que je dépasse peut-être les bornes, peut-être que j'exagère. Peut-être. Mais je trouve que tes sous-entendus vont un peu loin. Je les escorte, je les... » Le regard se fait glacé contre le sien et affronte son froid mordant. D'un geste évasif de la main je décide de ne pas en ajouter pas davantage, je n'ai pas à me justifier. Elle peut penser ce qu'elle veut, elle peut imaginer que je me fais des idées, que je m'aveugle derrière un ego gonflé et étincelant, que je me cache dans l'ombre de son frère. Le malaise peut être palpable entre une fille et moi, elles ont besoin de tout ce que j'exhale autant que ça les dégoûte. Parce que c'est ce qui fait que les clients n'en profitent pas, c'est ce qui fait que s'ils se laissent aller une fois, ça sera la dernière. Et au fond, je suis gêné par l'insinuation de Solveig. Parce que c'est toujours la même qui me revient en pleine poire. La peur inconsidérée dans le regard des femmes – inconsidérée, à mes yeux. Parce que je sais pertinemment qu'il est rare que ça aille très loin. Je me redresse lentement et croise les bras sur ma poitrine.

Non, on n'en finirait jamais. Le monstre rôde et m'intime de réagir, de répondre, de laisser s'envoler l'amertume qui me ronge la langue et me déchire la gorge. D'attraper cette belle tignasse flamboyante et de frapper jusqu'au doux son des os brisés. Jusqu'aux gémissements, jusqu'aux gouttes de sang qui perlent le long du comptoir et s'écrasent au sol, jusqu'aux dents déchaussées. Mes doigts reprennent secrètement leur danse frénétique et dans la lèvre se plantent les dents, tentent de secouer mes nerfs pour me ramener à la réalité, les yeux échappant à la patronne. On ne peut pas céder à la bête. On ne peut pas la laisser gagner. Surtout pas maintenant, pas avec Solveig. Après une lente déglutition, j'attrape un torchon propre et le passe sous l'eau, le lui tends. « Tes doigts. » Pour le sang, les blessures que j'imagine, l'alcool qui doit coller à sa peau. Je ne referme pas l'eau, laisse couler le filet glacé et y abandonne mes doigts. « Tu sais, c'est con mais on s'connaît pas vraiment. Même après toutes ces années. Je peux admettre que je te voyais que dans l'ombre d'Isak, que j'vais avoir du mal à me faire à ta nouvelle stature, mais je consens à revenir dessus. » Le sourire est moqueur mais pas bien méchant – je ne suis pas en mesure de me disputer avec elle, de me la mettre à dos. J'imagine qu'il faut savoir faire preuve d'un minimum d'humilité – les yeux fuient, roulent dans leur orbite. « Mais ne pense pas que les filles se chient dessus à l'idée de voir ma gueule, c'est pas comme ça que ça se passe. C'est peut-être contradictoire, mais elles me font confiance. » Je hausse les épaules. C'est peut-être idiot, mais j'aime ce boulot. Il me permet de m'abandonner à la violence dont je me nourris lorsqu'elle est nécessaire, lorsqu'elle est accessoire, tout en m'octroyant un peu de douceur féminine, dont j'ai tout autant besoin.

Et au fond, les Eriksson me font peut-être un peu penser à mon frère et moi. Toujours persuadé d'être dans mon ombre, toujours à se répéter que j'ai voulu m'imposer, que j'ai essayé de lui voler n'importe quelle vedette. Muet, je laisse le silence m'envelopper. Je ne sais plus quoi lui dire. La colère gronde doucement au creux de mon ventre, prête à surgir comme le clown hors de la boîte. Les cheveux flamboyants, le visage dur et froid, l'accent glacial et claquant. « T'as pas besoin de compenser quoique ce soit vis-à-vis de ton frère. Vous avez pas le même rôle. Ça vous a jamais intéressé de jouer au bon flic, mauvais flic ? T'es une femme, alors nécessairement... » Je hausse les épaules, fais la moue. Nécessairement, tu fais moins peur, t'en imposes moins, t'es moins charismatique. Je laisse planer le sous-entendu, pour qu'elle le comprenne un peu comme elle veut sans pour autant en dénaturer le fond. Le charisme, c'est masculin. Une femme n'a pas a être charismatique, une femme a de la beauté, de la présence, de la grâce. Solveig a tout ça, me dis-je en laissant courir mes yeux ici et là. Un sourire amusé se dessine sur mon visage et je passe une main dans ma barbe. Ça sera toujours électrique entre elle et moi, autant l'assumer. Elle doit me prendre pour un sale macho arriéré. Ça me va. « Ou autre chose, j'sais pas. Un rôle que t'assumeras mieux, sans vouloir t'offenser. » Et puisque j'ai envie de l'emmerder gentiment, de la titiller, je lâche sans me départir d'un sourire moqueur : « J'sais pas, inspire-toi de Marie Armstrong... » Le coup d’œil que je lui lance est amusé, et j'extirpe un paquet de cigarettes de ma veste, lui en propose une.




Spoiler:
 

_________________
LOVE IS EVIL
SIN IS SINCERE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4257-joseph-townsend http://www.mercy-in-darkness.org/t4636-punishment-time

Silent screams, Violent dreams

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 279
↳ Points : 80
↳ Arrivé depuis le : 31/08/2016
↳ Age : 20
↳ Avatar : Charlotte Wessels
↳ Age du Personnage : 251 en réalité & 28 en apparence
↳ Métier : Trafiquante de médicaments, dealeuse & gérante du Little Darlings / confondatrice de la Niflheim
↳ Opinion Politique : Politique ? Ca se mange ?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist : Christina Perri ~ Jar of Hearts / Imagine Dragons ~ Bleeding out / Epica ~ In All Consience / Delain ~ My masquerade
↳ Citation : " It is better to have faith in something than none at all "
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : (MidnightBlue) ~ Lightblue



les petits papiers
↳ Copyright: Minako ♥ & Solosand
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Insane - Solveig   Lun 17 Avr - 1:05


Insane
I'll see you, somewhere again, away from all insanity... ••• Réveiller chez l'autre ses plus bas instincts. Elle était peut-être folle. Enfin, l'aléniation était une notion toute relative lorsque l'on côtoyait Isak Eriksson au quotidien. Même elle s'en rendait compte, malgré tout l'amour qu'elle portait à cet homme. Et Joseph ne lui faisait plus peur depuis longtemps. Plus personne ne pouvait réellement l'effrayer au travers de la violence. La perte oui. La violence non. Ses yeux accrochaient ceux du souteneur lorsqu'il évoqua qu'il trouverait des danseuses n'importe quand. Cela fit grincer des dents la suédoise. Et pourtant, jusqu'à il y a peu, elle détournait les yeux. Elle détournait le regard par rapport à ce que subissaient les jeunes filles, trop brisée pour voir au travers des illusions qui lui étaient offertes, trop concentrée sur le bonheur de celui qui la blesserait, la mènerait aux portes de la mort sous peu. Solveig se moquait bien des sourires que l'autre lui offrait. En revanche, elle avait bien noté qu'il ne lui avait pas donné tort sur les coups portés aux danseuses. Et bordel qu'elle avait envie de lui éclater une bouteille sur le crâne. Mais Isak ne serait pas content de gâcher de l'alcool pour de telles futilités alors elle se retint.

Oh, il n'avait jamais pensé qu'elle était stupide ? Et elle devait le croire ? De son côté, elle ne tenta même pas de se défendre face à l'accusation portée. Oui, elle le considérait certainement comme plus idiot qu'il ne l'était réellement. Oui, elle pensait qu'il allait beaucoup trop loin avec les danseuses, qu'il était d'une violence inconsidérée à leur encontre. Mais les deux ne vivaient pas dans le même monde. Les deux n'avaient pas les mêmes vues sur le Little et la Niflheim. Cependant, la différence la plus basique se base sur ce qu'ils sont : un homme et une femme. Et en tant que femme, au sein-même de l'établissement, elle était plus à même de s'identifier à ces danseuses qui vendaient leur corps à tous ceux passant devant eux, tout en vivant dans la peur de subir le courroux de celui qui les chapotte. De plus, il lui était déjà arrivé de se faire prendre pour une prostituée, quand elle descendait pour régler les soucis basiques avant l'arrivée de Logan. Et étonnamment, être traitée comme une moins que rien pendant une seconde, se faire mettre la main au cul voire pour certains, vouloir la déshabiller... Ca l'avait foutue en rogne. Heureusement, elle n'avait plus jamais entendu parler de ceux ayant agi de la sorte.

Elle s'attendait à une sur-enchère, monter encore et toujours dans la violence des propres, si ce n'était des gestes. Elle s'y attendait. Non, plus que cela. Elle le voulait. Elle en avait besoin. La Solveig douce et renfermée voulant juste exploser sous l'impulsion de la lionne en cage. Combien de temps encore tiendrait-elle ? La conscience disait toujours, mais le corps... Enfin, pour l'instant, elle tenait quand même le tout en laisse. Elle savait que son aîné appréciait l'homme qui lui faisait face. Elle savait aussi qu'il faisait tout de même bien son boulot, déchargeant le fraternel d'un poids. Alors, la jeune femme se mordit la lèvre, inspira profondément, et évita de relancer la conversation sur les sujets qui divergeaient. A elle de faire des efforts aussi aujourd'hui. Les gestes de Joseph la laissèrent perplexe. Pourquoi avoir humidifié un torchon ? Et surtout, pourquoi le lui tendre ? S'attendait-il à ce qu'elle fase le ménage ?! Bon, en réalité, c'était elle qui le faisait, une fois tout le monde rentré chez soi, et que seul Isak restait, les jours où il n'était pas trop shooté. Néanmoins, la plupart du temps, elle était seule à rendre le peu de lettres de noblesse qui restait à cet établissement. Il fallait bien que quelqu'un s'en occupe malgré tout... Enfin, lorsque le souteneur évoqua les doigts, elle comprit qu'il parlait des blessures présentes un peu plus tôt. Et l'étonnement prit place dans son regard. Parce que sa nature n'était pas réellement secrète ici, notamment pour éviter que les gardes ne tirent sur elle sous forme animale.

Elle attrapa le torchon, essuya les résidus de sang tout en écoutant l'autre parler d'une oreille distraite. Ils ne se connaissaient pas en effet, puisqu'elle restait cachée derrière son frère, tout en étant celle qui permettait à la Niflheim de se maintenir. Elle usait de la peur que l'aîné avait distillé dans les rangs pour que tout fonctionne correctement. Evidemment, de cela en résultaient des comportements semblables à ceux de Joseph où manque de respect côtoyé incrédulité. Ah, qu'elle aimerait péter un câble. Laisser la violence occuper son corps, et s'en extraire. User des poings et de la menace. Elle pouvait le faire. Sa nature le lui permettait. Et pourtant, elle évitait à tout prix. Parce que ce n'était pas dans son caractère. Elle aurait voulu régler les problèmes à grands renforts de négociation et de mots, mais elle n'avait aucune expertise dans le domaine, et se ferait souvent avoir. Quant à ce que pensaient les filles... La suédoise leur demanderait un jour. Cependant, il faudrait les mettre à l'aise. Pour ne pas que leur avis soit biaisé. La sincérité, en voilà une notion qui avait disparu depuis bien longtemps.

Pas besoin de compenser vis-à-vis de son aîné ? Ce n'était pas ce qu'elle ressentait. Quant à leur rôle respectif, Joseph n'en savait rien. Elle passa par-dessus ce qui semblait être un exemple, et qu'elle ne comprenait pas vraiment, mais tut aussi la bête grognant au sous-entendu de l'homme. Pensait-il qu'en étant une femme, elle devait juste se contenter de jouer de ses charmes et se vendre aux chiens en manque ? Les lèvres se pincèrent, mais elle ne réagit pas. Les mots n'avaient pas été prononcés clairement, mieux valait éviter de déclencher une guerre sur une incompréhension. Nouvelle profonde inspiration alors qu'elle reposa le torchon sur le bar. Les plaies s'étaient bel et bien refermées, il ne manquait plus qu'à s'assurer qu'elles cicatriseront parfaitement. Un rôle qu'elle assumerait mieux... Parfois elle aimerait. Mais ça signifierait partir, puisqu'aucun rôle ne correspondait au sein de la mafia.

L'évocation de Marie lui arracha un léger rire. Il se moquait d'elle. Elles étaient deux femmes bien différentes de base. Dans leur caractère, dans leur comportement. Leur vécu aussi différait, Solveig en était certaine. Bref, elle n'arriverait jamais à être la fondatrice de la Sakpata. Les doigts tapotaient contre le bar en bois tandis qu'elle réfléchissait à tout cela. La colère avait fini par retomber, les yeux avaient repris leur vide habituel. Elle déclina la cigarette. Clean en toutes circonstances. Ni alcool, ni drogue, ni tabac, ni médicament. Tout allait bien dans le meilleur des mondes. Jusqu'à quand ?

"En fait, je suis l'ombre d'Isak, je suis là pour le soutenir et pour faire appliquer les décisions à sa place lorsqu'il est occupé ailleurs."
Pour ne pas dire drogué ou en train de prendre du plaisir avec un ou une amante. Oui, Solveig était tout de même pudique. "A l'avenir, je tâcherai de plus me montrer en tant que Solveig alors, ça aidera certainement les employés à éprouver un peu plus de respect. Merci pour l'idée."

Ne plus se considérer comme l'ombre d'Isak. Tout s'embrouillait un peu dans son esprit. D'un côté, elle savait que peu la considérait comme une personne à part entière puisqu'elle-même suivait les ordres et désirs de son frère. De l'autre, elle cherchait à s'affirmer auprès des employés. La contradiction incarnée, contre laquelle elle ne parvenait pourtant pas à agir.

"Si tu le dis... J'espère juste ne retrouver aucun corps dans les jours à venir."

Dubitative sur la confiance que les jeunes filles portaient à l'homme, tout comme sa capacité à lui à ne pas les blesser. Quelques mots pour clôturer cette partie-là de la discussion, exprimant la surveillance qu'elle allait possiblement lui imposer. Elle soupira, croisa les jambes et posa ses coudes sur le comptoir, appuyant son menton sur ses paumes de main. Finalement, tout était bien plus compliqué en interne que ce que les autres voyaient. Et ce n'était pas plus mal d'un côté.

"Mon seul rôle est de faire tourner la machine correctement et de décharger mon frère de ses fardeaux. Qu'importe que je sois une femme, je dois juste faire en sorte que tout aille dans le bon sens pour le business. Certes, avant, je n'étais pas aussi présente au Little, mais les besoins finissent par changer, et je m'adapte simplement."

Aucun reproche sur la condition actuelle, aucune plainte non plus. Elle avait fini par s'habituer à devoir reprendre des métiers qui n'étaient pas le sien. Elle était malléable, et c'était aussi ce qui plaisait à son aîné, en plus qu'elle soit la seule personne en qui il avait un tant soit peu confiance.

"Enfin, ce n'est qu'une question de jours avant que tout rentre en ordre par rapport à mon statut. Ce n'est pas comme si le choix vous était laissé quant au respect que vous me devez..."


Le "vous" incluait les employés de manière générale. Et c'était aussi un moyen de mettre Joseph dans le même panier sans donner l'impression de le viser en particulier. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle aussi voulait jouer...

"Quant à Marie... Nous occupons deux places entièrement différentes, et nos vécus doivent l'être aussi. Néanmoins, je pense qu'elle ferait un bon exemple pour toi aussi. Tu apprendrais beaucoup plus que moi en l'étudiant."

Une réalité, puisque Marie gérait plutôt la partie prostitution. Comme Joseph. Après, Solveig se doutait qu'évoquer la suprématie d'une femme sur lui le ferait tiquer. Ou l'emmerderait. Et même si ce n'était pas le cas... Hé bien, elle avait encore le droit de dire ce qu'elle voulait à son égard. Quand même, elle était celle ayant le plus haut statut au Little...


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
+ Every cloud has a silver lining +
She paved the road with her broken pieces and found the path to become a goddam warrior.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

SYMPATHY FOR THE DEVIL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1289
↳ Points : 282
↳ Arrivé depuis le : 23/01/2017
↳ Age : 24
↳ Avatar : Tom Hardy
↳ Age du Personnage : 33 ans.
↳ Métier : Souteneur pour la Niflheim, au Little Darlings.
↳ Opinion Politique : Contre le gouvernement, vit de la transgression des règles.
↳ Niveau de Compétences : Niveau général, 2 - Sarcasme, 8
↳ Playlist : Marilyn Manson - Coma Black, A Place In The Dirt, The Fight Song *
Rammstein - Feuer Frei *
Korn - Freak On A Leash, Right Now, Punishment Time, Somebody Someone *
La Canaille, La Colère *
Imagine Dragons, Shot *
↳ Citation : « I am not loved. I am not a beautiful soul. I am not a good-natured, giving person. I am not anybody's savior. »
↳ Multicomptes : Aucun.
↳ Couleur RP : #996633



les petits papiers
↳ Copyright: Avatar : ellaenys / Code Signa : XynPapple
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Insane - Solveig   Lun 1 Mai - 19:33

Les lèvres étirées d'un léger sourire, un peu amusé, je dévisage la patronne. Qu'il est étrange qu'elle soit la sœur d'Isak, me dis-je vaguement. Au fond, je ne sais pas si le contraire serait souhaitable. Il fallait qu'elle soit là pour gérer ce que son frère ne voit pas, ce qu'il n'est pas en mesure d'appréhender et tout ce qui lui file entre les doigts lorsqu'il est dans l'autre monde. Bizarrement, un peu intrusif, je me surprends à me questionner sur eux, sur leur éducation. Ils ont cette dureté dont j'aimerais bien connaître la racine – qui vous a faits comme ça, Solveig ? Une question qui jamais, ô grand jamais, ne franchira la barrière de mes lèvres, pas même le voile d'une interrogation ne se déposera sur mes yeux en présence de son frangin. En réalité, tout ce mystère construit leur réputation, une réputation qui nous sert terriblement. Alors je détourne les yeux, hausse les sourcils et range le paquet de clopes dans ma poche. Je ne sais plus si je l'ai déjà vue un verre d'alcool à la main – sûrement, me convaincs-je, au moins une fois. Sans conviction pourtant – elle est si froide, paraît si droite dans ses bottes, si contenue. Tout est mesuré. Elle va se faire un ulcère, la pauvre Solveig, à se nouer les tripes pour être sûre de tenir le coup. Je tire sur la cigarette entre mes lèvres et fais peu de cas de la présence en face de moi lorsque la fumée s'en échappe. L'évocation de Marie lui avait arraché un rire – oh non, avais-je prononcé le mauvais prénom ? Un sourire innocent plus tard, j'avais fait la moue.

C'est à mon tour de rire lorsqu'elle mentionne les occupations de son frère, avec beaucoup trop de pudeur pour les camoufler. Finalement peu habitué aux sous-entendus et aux confessions à demi-mot, je souris et tire à nouveau sur ma cigarette, muet. Je ne sais pas si elle est sérieuse, mais l'assurance vacille une seconde, le temps d'un battement de cils, comme si elle hésitait. Elle ne veut retrouver aucun corps, dit-elle, et je hausse les épaules. Le seul corps inerte que j'ai envie de balancer du haut d'un pont, c'est bien le sien, surtout quand sa confiance envers moi est aussi ténue. Elle soupire et j'ai envie de l'imiter – est-ce qu'elle va me talonner, à partir de maintenant ? Sera-t-elle l'ombre d'Isak, comme elle le dit, et aussi un peu dans la mienne, petite souris curieuse qui viendra me taper sur les doigts à chaque faux pas ? J'essaie de chasser l'agacement qui point comme on se débarrasse d'un nuisible et regarde ailleurs, balaie la salle du regard, abandonne la cigarette au bord d'un cendrier. J'acquiesce vaguement à ses explications – tout a bien fonctionné jusqu'ici, me dis-je, et je ne comprends pas la cause de ces changements, de ces besoins d'adaptation. Ça fait longtemps que j'ai vu Isak, que j'ai pu discuter avec. Ça fait longtemps que j'ai pas eu de vraies discussions, à vrai dire. Peut-être que les quelques paroles échangées avec Solveig, les dernières, ressemblent à une vraie discussion – incertain de savoir encore à quoi ça ressemble, j'en mettrais pas ma main à couper.

Qu'importe que je sois une femme, dit-elle, et je fais la moue, ne peux réprimer un roulement d'yeux un peu las. Non, pas du tout, Solveig. Il importe au contraire beaucoup qu'elle soit une femme. Brusquement, le souvenir de ma sœur se fait impétueux dans mon esprit ; elles n'ont rien à voir, leur seul point commun étant le sexe, faible si j'ose dire, dont la nature les a dotées. Ma sœur s'est toujours tenue à sa place, sans pour autant s'écraser. Du moins, je le crois – si elle s'était écrasée, c'était à cause de notre éducation médiocre, parce qu'on s'est tous les trois écrasés un jour ou l'autre, certains ont seulement appris à se redresser plus rapidement que d'autres. Je lui adresse un léger grognement lorsqu'il est fait mention de respect, de celui qu'on lui doit. Oh, je la respecte, ne serait-ce qu'en tant qu'être humain – un sourire amusé lui est adressé, amusé et un peu las. Peut-être qu'avec davantage d'assurance, la question se poserait moins facilement, en tous les cas de mon côté. Je ne sais pas si je suis trop égocentrique, mais malgré la tournure impersonnelle de sa phrase, je sens la pique dirigée droit sur moi. « Oh, bien sûr... Je suis sûr de pouvoir parler au nom de tous les collègues en t'assurant que tout le respect qui te revient t'est dû. » Une formule aussi évasive que la sienne, dans laquelle il y a bien peu de profondeur. Au fond, cette femme doit avoir joui d'une existence difficile, sûrement bourrée de lourdeurs. Isak n'est pas facile, et prendre les commandes à sa place n'est pas très enviable. Peut-être est-ce pour cela, le masque de glace, la figure de marbre. Les paroles qui suintent de froideur, une température qui s'éloigne beaucoup trop de la mienne. Impossibles à marier, en somme.

Un rire m'échappe, moqueur et un peu amer. Elle me renvoie la balle et je lui lance un sourire amusé. Apprendre de Marie, peut-être ; apprendre d'une femme me semble être une affaire beaucoup plus compliquée à mener. « Oh, je peux étudier Marie sous toutes ses coutures, si ça peut te faire plaisir, je suis d'accord avec toi : je risque d'apprendre quelques trucs. » Le sourire se fait salace et les songes impurs qui fourmillent dans mon esprit passent en coup de vent sur mes prunelles. Ah, si c'est une mission pour le boulot, je peux me dévouer... « Cela dit, je pense pas être capable d'écarter les cuisses avec tant de dextérité, faut dire qu'elle a cette souplesse... Cette souplesse d'esprit, bien sûr. » Amusé, j'abandonne un silence de quelques secondes après mes paroles, fais mine de réfléchir. « Ah, elle a un caractère vraiment... facile, c'est sûr, elle est très facile, Marie... » C'est bête, ça me rappelle ces discussions idiotes, sans queue ni tête que j'avais avec mon frère. Les mots se perdent dans l'atmosphère et un bref chagrin enlacé de regrets m'étreint. La cendre accumulée au bout de la clope tombe dans le cendrier et je la replace entre mes lèvres, après un soupir. « Enfin, si t'as des clientes à satisfaire, je peux me sacrifier, mais je ne sais pas ce que Marie pourrait m'apprendre de plus. J'conçois qu'elle gère la Sakpata, mais entre nous, c'est surtout une pute, alors... » Les mots sont secs, pas pour une fonction que je ne peux que respecter, plutôt pour l'insinuation qui, malgré tout, arrive à destination. « Te méprends pas, je travaille presque exclusivement avec des femmes, tu penses bien qu'il y est toujours question de respect, mais... » Je ne termine pas ma phrase, hausse les épaules et tire une dernière fois sur ma cigarette. « Comme tu dis, chacun son vécu. C'est pas du machisme mal placé, si tu te posais la question – c'est juste comme ça que j'ai été élevé, et ni ma mère ni ma sœur ne s'en sont déjà vraiment plaintes. Pour moi, les femmes devraient pas se mettre en danger, c'est pas leur rôle. » Les mots me brûlent les lèvres et je les pince. Je ne sais pas si c'est un mensonge, une déformation de mon esprit, ou une formulation indélicate. Elles se plaignaient de bien d'autres choses, mais pas de ça – pas directement, tout du moins. Mon père aurait pu être moins violent, il aurait même pu ne pas l'être du tout, et les elles seraient restées à leur place. Je regarde Solveig, observe la place qu'elle occupe au sein de la Nif'. Une place difficile à concevoir malgré tout, qui n'a rien à voir avec sa personnalité, avec le fait qu'elle soit Solveig Eriksson.

_________________
LOVE IS EVIL
SIN IS SINCERE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4257-joseph-townsend http://www.mercy-in-darkness.org/t4636-punishment-time

Silent screams, Violent dreams

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 279
↳ Points : 80
↳ Arrivé depuis le : 31/08/2016
↳ Age : 20
↳ Avatar : Charlotte Wessels
↳ Age du Personnage : 251 en réalité & 28 en apparence
↳ Métier : Trafiquante de médicaments, dealeuse & gérante du Little Darlings / confondatrice de la Niflheim
↳ Opinion Politique : Politique ? Ca se mange ?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist : Christina Perri ~ Jar of Hearts / Imagine Dragons ~ Bleeding out / Epica ~ In All Consience / Delain ~ My masquerade
↳ Citation : " It is better to have faith in something than none at all "
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : (MidnightBlue) ~ Lightblue



les petits papiers
↳ Copyright: Minako ♥ & Solosand
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Insane - Solveig   Sam 20 Mai - 1:00


Insane
I'll see you, somewhere again, away from all insanity... ••• L'assurance, la prestance, voilà ce qui lui avait toujours manqué, et qui lui manquerait toujours. Jamais elle ne dépasserait les limites imposées. Par son frère, certainement, par elle-même surtout. Par son sexe, par son visage doux, par la faiblesse qui semblait s'échapper de chacun des pores de sa peau. Tout cela n'était finalement qu'illusions, elle n'avait jamais été mieux lotie que son aîné. Deux âmes brisées, deux cœurs épuisés, deux corps détruits. Le vide des siècles qui avait pris possession de sa carcasse, au même titre que celle d'Isak. Ils étaient si semblables, et si dissociables dans cet établissement. Deux facettes qui pourtant avaient tout en commun, mais que personne ne semblait voir. La crainte inspirée par son frère, elle ne l'aurait jamais envers son propre nom, Solveig avait fini par l'apprendre. Alors, elle s'était drapée dans celle de l'aîné. Avait sacrifié son identité et sa réalité pendant si longtemps... Au point que le respect, on ne le lui offrait pas à elle, mais à l'ombre qu'elle était devenue. Elle s'en rendait compte, elle l'évoquait d'ailleurs, tentant de se séparer de cette image. Sans succès. Supprimer des années de masque ne fonctionnerait pas. A moins d'y aller à la hâche, de prendre une décision irréversible... Elle n'en était pas à ce point. Pas encore.

Sourire amer qui se dessina sur ses lèvres aux paroles de l'autre. Aussi impersonnelles que les siennes. Elle ne fait pas attention au comportement, bien qu'elle le captait du coin de l'oeil. Elle préférait ne pas voir tous les rejets de son autorité, pour le peu qu'elle avait, les rires, les moqueries, le ton sarcastique. Son cerveau intégrait, sans s'y attarder. Rejeter ce qu'elle ne voulait pas entendre en cette journée. Puéril, certes, mais si bon pour le peu d'équilibre mental qu'il lui restait. La phrase restait néanmoins coincée en travers de la gorge, sans qu'elle ne réagisse. Peut-être que c'était ce que Joseph aurait voulu. Qu'elle explose réellement, puisque jusqu'ici elle avait été plutôt froide dans sa colère. Si facile à enfouir à l'intérieur de ce cœur déjà balayé par l'horreur, par la dureté d'une existence. Elle était morte il y a plus de deux cent vingt ans, à l'instant où son aîné avait commis l'irréparable. Aujourd'hui encore, elle vivait à l'habitude. Mêmes gestes répétés jour après jour. Sans savoir, sans émotion. Ou alors avec un trop-plein d'émotions. Plongée, noyée par celles-ci. Violence quotidienne contre laquelle luttait, alors que les digues avaient cédé depuis bien longtemps.

Elle écouta le rire. Rire infâme qui résonna dans son crâne. Rire qui lui faisait contraire qu'on pouvait se foutre d'elle. Et elle ne dirait rien. Solveig soupira simplement, laissant alors son regard se détacher de l'autre, voguant vers l'intérieur de l'établissement. Celui-là-même qu'elle tentait de maintenir sur pied, envers et contre tout. Même son frère. Elle passa outre les mots salaces qui s'enchaînaient de la bouche de Joseph. Regard porté au plafond, prenant à témoin une entité qui s'était certainement fait la malle depuis des années. Les yeux se fermèrent, une profonde inspiration fut prise. L'épuisement lui retombait sur les épaules. Elle aurait pu se laisser broyer, pauvre petite marionnette qu'elle était. Et pourtant, elle se tenait droite, luttant contre cette pression supplémentaire, infligée par sa propre personne. Cet esprit malade qui s'autodétruisait. Nouvelles paroles sortant de la bouche du proxénète suite à la remarque sur Marie. Souplesse d'esprit oui. Et quand bien même elle ouvrait les cuisses, cela lui avait réussi. Elle s'était hissée à des positions plus qu'enviables. Elle était crainte et respectée la skinchanger. Tout le contraire de Solveig et son petit panda. Panda arraché par la lionne. Place partagée, preuve de la dualité qui était enfermée en elle.

Une pute. Mot cru qui restait un peu en travers de la gorge de Solveig. Une pute. C'est ce qu'elle aurait pu être si Isak ne tenait pas l'un de ses réseaux de proxénétisme. Une pute, puisqu'évidemment, il n'y avait que des femmes dans ce domaine. Etait-ce un problème que Marie soit une pute ? Non. Elle pencha la tête sur le côté, détailla les traits de son souteneur. Les épaules finirent pas se hausser. S'il estimait ne rien avoir à apprendre... Qu'il reste dans son ignorance, il sera plus utile ainsi. Et plus manipulable, sans ambition. Elle sourit, sans la moindre chaleur dans son regard. La suite ne l'enchanta guère plus, mais ne la mit pas plus en colère. Chacun son vécu en effet. Et au Little, elle faisait partie de ceux qui avaient le plus d'années sur le dos. Une souffrance qu'elle masquait, évitant d'évoquer son âge à ceux l'entourant. Finalement, si la plupart étaient au courant de la nature de sorcier de l'aîné et de celle de métamorphe de la jeune femme, peu avaient connaissance de l'âge de leur carcasse. Et pourtant, cinq années avaient suffi à balayer l'innocence qu'il restait à la suédoise, sur les plus de deux siècles qu'elle traînait.

« Il y a donc bien peu de respect à mon encontre. Enfin, cela s'arrangera sous peu. »


Sous peu. Elle ne se doutait pas de ce qui allait arriver, n'écoutant pas les plaintes de son cœur. Au bord du gouffre, elle allait plonger dedans, modifiant à jamais ses relations. Chaque battement résonne dans sa poitrine. Douloureusement. Des pics de douleur dont elle ignorait la provenance. Son corps cherchait-il à lui faire comprendre quelque chose ? Boarf, elle l'écouterait plus tard, elle n'avait pas réellement le temps pour le moment.

« Je ne parlais pas forcément de ce genre de choses... Après, si tu as envie d'y aller, ça fera un peu de repos ici, et je peux très bien prendre les choses en main le temps de ton... apprentissage. »

Léger sourire, l'anglais avait fini par redevenir compréhensible. Certes, l'accent suédois de son enfance était toujours présent, héritage d'un passé longtemps, à la fois trop lourd et trop léger. Elle s'appuya contre le comptoir, laissa ses doigts tapoter le bois usé. Il faudrait peut-être penser à poncer tout cela, faire une décoration un peu plus chic. Certes, nombre de politiques véreux venaient déjà par ici, mais monter d'une gamme pourrait être une bonne idée. Elle en toucherait deux mots à son aîné à l'occasion, bien qu'il n'apprécierait pas qu'elle le fasse. Ses idées au sujet de la place des femmes étaient semblables à celles de Joseph. Cette pensée la fit sourire légèrement. Comme c'était amusant...

« C'est une pute en effet. Néanmoins, elle arrive à mieux gérer sa mafia. Il faut croire que c'est quelque chose de positif dans ce cas, non ? Son expérience lui sert dans ce cas-là... »

Contrairement à Joseph, qui ne devait avoir aucune compétence, si ce n'était d'avoir été proche de son aîné au moment de la création de la mafia, et plus particulièrement de l'achat du Little. De la chance, voilà tout. Tout comme elle. La chance d'être encore en vie, de tenir sur ses jambes, d'avoir un cerveau fonctionnant correctement. Même sans cœur, même sans âme. Elle était la complémentarité de son frère, ou plutôt elle l'était devenue avec le temps. Et elle se détruirait à cause de cela.

« Vous vous ressemblez avec Isak. Dans votre façon de penser, votre manière de voir les femmes. Ce n'est pas étonnant que vous vous entendiez bien et que tu travailles pour lui ici. Enfin, je te laisse avoir ton avis concernant mon sexe. Considère-le comme faible si tu le souhaites, cela ne m'empêchera en rien d'avoir cette position. Il faut bien des exceptions pour confirmer une règle... C'est bien cela l'adage ? »

Questionnement. Elle avait toujours du mal avec certaines expressions du monde moderne. Expressions qu'elle avait seulement entendues une ou deux fois au cours de ces dernières années. Sur ces mots, elle attrapa un verre, le remplit d'eau et entreprit de laisser le liquide frais glisser le long de son œsophage.


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
+ Every cloud has a silver lining +
She paved the road with her broken pieces and found the path to become a goddam warrior.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

SYMPATHY FOR THE DEVIL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1289
↳ Points : 282
↳ Arrivé depuis le : 23/01/2017
↳ Age : 24
↳ Avatar : Tom Hardy
↳ Age du Personnage : 33 ans.
↳ Métier : Souteneur pour la Niflheim, au Little Darlings.
↳ Opinion Politique : Contre le gouvernement, vit de la transgression des règles.
↳ Niveau de Compétences : Niveau général, 2 - Sarcasme, 8
↳ Playlist : Marilyn Manson - Coma Black, A Place In The Dirt, The Fight Song *
Rammstein - Feuer Frei *
Korn - Freak On A Leash, Right Now, Punishment Time, Somebody Someone *
La Canaille, La Colère *
Imagine Dragons, Shot *
↳ Citation : « I am not loved. I am not a beautiful soul. I am not a good-natured, giving person. I am not anybody's savior. »
↳ Multicomptes : Aucun.
↳ Couleur RP : #996633



les petits papiers
↳ Copyright: Avatar : ellaenys / Code Signa : XynPapple
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Insane - Solveig   Lun 29 Mai - 19:52

Cela s'arrangera sous peu. Je hausse les sourcils, fais la moue en coulant un regard vers elle. Et comment donc ? La question me brûle les lèvres mais je ne dis rien et les garde closes, souffle de sagesse sur mes songes. Ne dis rien, Joseph – en réalité, ne discute même plus. Il y a des gens qui ne sont pas faits pour discuter ensemble ; ils ne sont faits que pour se croiser, silhouettes dont les ombres se troublent à peine le temps d'un instant. Même nos ombres n'ont certainement rien en commun, me dis-je en détournant finalement les yeux, le temps de quelques battements de paupière. La froideur qui exhale de tout son être ne se contente pas de suinter de ses traits, de la moindre de ses expressions. Elle ne se cantonne pas à s'exprimer sur son visage. Elle est plus profonde, confuse dans son esprit comme une goutte d'huile dans un océan. Ça se lit dans ses yeux, ça se devine tout au fond de sa poitrine. Cette drôle de mélancolie que j'ai toujours su reconnaître, pour l'avoir vue mille fois sur le visage de ma sœur, celui de ma mère – pour l'avoir étouffée dans le ventre de mon frère, pour l'avoir endormie dans mes veines. Cette grisaille de l'esprit qui sévit dans son regard sombre et froid. C'est étrange – comme si cela parlait au monstre, ou comme si c'était lui qui m'en parlait, plus justement. Comme s'il m'aidait à reconnaître certaines choses. Gêné du soupçon d'empathie que je ressens pour elle, je pince les lèvres et regarde définitivement ailleurs.

Un sourire amusé étire brièvement mes lèvres et j'acquiesce vaguement, l'esprit déjà ailleurs, le corps entre les cuisses de n'importe qui, tant que la nuit se laisse oublier. Tant qu'il n'y a plus ce silence, que l'obscurité n'est plus étouffante et la lune plus glaciale. Ah, quel bel apprentissage ce serait. Me reculant de quelques centimètres, jusqu'à sentir le dur dans mon dos, je m'y appuie tranquillement. Les traits se tordent sous la confusion et l'esprit se drape de fierté. Marie gère mieux sa mafia, vraiment ? Vendre son corps serait une expérience positive ? Voilà tout ce que je devrais répondre aux filles lorsqu'elles se sentent mal. L'amertume coule sur ma langue et je demeure pourtant muet. Lorsqu'elles se sentent sales, souillées, fatiguées – lorsqu'elles n'ont pas envie et qu'il faut les motiver. Pour ne pas dire forcer. Bien sûr, ça n'est pas ce que Solveig était en train de dire, mais cette conversation à propos de Marie m'ennuie brusquement. La poule de luxe peut bien profiter de ses expériences positives ; elle ne touche pas au sordide. Les prunelles se font moqueuses et je hoche la tête vers Solveig – Si ça fonctionne pour Marie et sa mafia, tu sais ce qu'il te reste à faire. Isak partage son lit avec à peu près n'importe qui, et sa sœur semble loin de cette conduite. Je ne sais pas si c'est un accès de pudibonderie, ou si elle est véritablement si froide. Peut-être que la solitude ne lui brise pas le cœur, une solitude qu'elle doit braver avec assurance – les yeux roulent dans leur orbite à cette simple pensée.

Le prénom de son aîné est prononcé et je repose les yeux sur elle, intéressé. Les lèvres mues d'un lent sourire sans joie, je l'observe sans mot. Le monstre revient, sans jamais prévenir – il surgit hors de l'obscurité, se pare d'un grondement animal qui dure des minutes entières, ne me laisse espérer aucune issue. Et il revient, fatalement. Ensevelit mon corps sous une lave douloureuse, enferme mes membres dans l'étau d'une poigne qui m'est incontrôlable. Le bourdonnement au fond de mon crâne revient et renverse mes humeurs, encore. Elles sont changeantes, brutales, me font souffrir. Les prunelles s'éloignent à nouveau et se refusent à devoir supporter le poids d'un regard étranger. Comme si d'autres yeux pouvaient juger de l'état de mon crâne, comme si le bleu de mes iris était translucide. « L'exception, ouais. » J'acquiesce à sa question, ajoute : « Mais sans vouloir t'offenser – tu me connais –, t'es pas vraiment une exception, du coup. » L'envie me manque de parler à nouveau de Marie, mais c'est bien son prénom qu'il faut lire entre les lignes. Il n'y a pas d'exception à voir une femme hissée si haut dans la hiérarchie, quelle qu'elle soit, après la discussion que nous venons d'avoir.

Le regard se perd en même temps que l'esprit dans quelques souvenirs, de ceux qu'il vaut mieux tasser dans la poussière. Isak aurait accepté n'importe quand dans la mafia, au sein du Little. J'ai simplement su passer à travers les saloperies, c'est mon petit talent caché. M'enfoncer dans la merde mais jamais suffisamment pour être incapable d'en sortir. « Ouais, on se ressemble, avec Isak. Mais fais gaffe, venant d'toi, je sais pas si c'est un compliment envers moi ou un reproche envers lui... » Lui adressant un sourire un peu acide, je mime le fait de fermer à clé deux lèvres closes et balance la clé imaginaire plus loin. Comme si elle venait d'admettre quelque chose – je l'asticote un peu, essaie d'alléger une ambiance qui a du mal à décoller. Nos deux essences semblent être devenues impossibles à tenir l'une près de l'autre, deux aimants incapables de se rapprocher. Peut-être changera-t-elle d'avis un jour – je pense le mien immuable, à ce propos. Une main passe sur mon front et près de ma tempe, cherche à toucher le brouhaha qui sévit dans mon crâne du bout des doigts. Elle veut s'agripper à ce qui lui fait mal, extirper le bruit comme les mauvaises herbes dans mon fameux petit jardin intime, celui qui est si secret que moi-même n'ose plus m'y aventurer. Au fond du club, chacun a repris sa place ; ils vaquent à leurs occupations et je ferais mieux de les imiter.

« Je te le répète, Solveig, la place que t'occupes me convient tout à fait. » Comme si j'avais eu mon mot à dire. Je fais le tour du bar, brise la distance installée entre nous depuis le début de cette conversation. « C'était une discussion... enrichissante. Mais j'dois y retourner, et j'espère que tu seras dans mon ombre à chacun de mes débordements. » Je souris, sarcastique et pourtant sûr qu'elle le sera. À chaque fois que je tenterai de tuer une des filles, ou peu importe ce qu'elle fantasme dans son esprit si fécond. Je ne la regarde pas, peu désireux de dévoiler encore davantage le déplaisir qui me ronge à cette hypothèse, à l'idée qu'elle surgisse pour remettre en cause chacune de mes actions. Si j'ai bien du mal à m'y résigner, je dois faire avec.

_________________
LOVE IS EVIL
SIN IS SINCERE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4257-joseph-townsend http://www.mercy-in-darkness.org/t4636-punishment-time

Silent screams, Violent dreams

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 279
↳ Points : 80
↳ Arrivé depuis le : 31/08/2016
↳ Age : 20
↳ Avatar : Charlotte Wessels
↳ Age du Personnage : 251 en réalité & 28 en apparence
↳ Métier : Trafiquante de médicaments, dealeuse & gérante du Little Darlings / confondatrice de la Niflheim
↳ Opinion Politique : Politique ? Ca se mange ?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist : Christina Perri ~ Jar of Hearts / Imagine Dragons ~ Bleeding out / Epica ~ In All Consience / Delain ~ My masquerade
↳ Citation : " It is better to have faith in something than none at all "
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : (MidnightBlue) ~ Lightblue



les petits papiers
↳ Copyright: Minako ♥ & Solosand
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Insane - Solveig   Lun 3 Juil - 2:17


Insane
I'll see you, somewhere again, away from all insanity... ••• Elle ne savait pas pourquoi certains mots sortaient plus facilement, d'autant plus qu'elle n'estimait pas Joseph plus que cela. Néanmoins, elle avait bien appris auprès de son frère qu'il fallait parfois lâcher un peu de leste, quelques informations pour maintenir ceux dont on doutait près de soi. Leur donner l'illusion qu'ils étaient importants, pour mieux les faire chuter en cas de besoin. Finalement, les rouages du pouvoir n'avaient pas de secrets pour elle, théoriquement parlant. Entre Isak et Niklas, elle donnait, mais cela finirait par lui servir un jour, celui-là où elle devrait reprendre les rennes. Elle espérait qu'il n'arriverait jamais, certes, mais avec le comportement de son aîné, elle ne pouvait jamais en être sûre. Ses yeux ambrés ne lachaient pas ceux de son souteneur, jusqu'à ce qu'il détourne lui-même le regard. Etonnant, il ne l'avait jamais fait depuis le début. Elle haussa un sourcil, s'interrogea, avant de laisser tomber. Elle avait fini par devenir complètement parano, encore plus depuis qu'elle avait su pour la fouine qui était chargée de surveiller le moindre de ses gestes. Isak, encore et toujours. Elle n'avait pas trouvé qui était cette personne, mais Solveig se l'était jurée, elle débusquerait cet être. Quoi qu'il lui en coûte, quoi qu'elle doive sacrifier.

Quelques gorgées d'eau furent avalées, comme pour se calmer, se recentrer définitivement sur la situation actuelle. Elle n'était pas une menteuse ou une manipulatrice née, bien au contraire. Elle était bien plus... Faible, instable. Il fallait que la suédoise prenne sur elle, là où d'autres se jouaient des esprits en un claquement de doigts. Pas vraiment une exception. Cette remarque la fit sourire, un peu plus franchement que d'habitude. Ah, Marie.... Non, Solveig n'était pas stupide, encore capable de lire entre les lignes. Notamment puisqu'ils en avaient parlé juste avant, et que la continuité paraissait plus que logique. Donc non, elle n'était pas une exception. Peut-être s'était-elle trompée dans l'expression utilisée ? Ce qui était fort possible, la connaissant...

La remarque suivante lui fit rouler les yeux au ciel, amusée. Evidemment, elle n'y avait pas pensé ainsi, notamment parce qu'elle avait un énorme respect pour son aîné – oui c'était possible – et donc qu'à ses yeux, il s'agissait d'un compliment. Qu'elle ne referait pas deux choix, il ne fallait pas déconner non plus. Après, pas sûr que son frère apprécie le rapprochement. Et cette pensée accentua son sourire. Après avoir imaginé Isak vêtu d'un short fluo et de tongues grâce à Mikkel, elle n'était plus aussi à cheval le concernant. Elle avait appris qu'on pouvait rire, sourire de beaucoup de choses sans pour autant manquer de respect aux personnes. Après, avouons-le, elle n'avait pas souvent l'occasion d'être heureuse, vu qu'on tentait de lui mettre des bâtons dans les roues tous les jours... Et ce fut la dégringolade dans son humeur. Changement radical, qu'elle masqua au maximum. Quant à la place qu'elle occupait... Il avait intérêt à ce qu'elle lui aille. Même s'il n'avait pas d'autres choix que de l'accepter. Les joies d'une dictature au sein de la mafia... La famille avant tout, non ?

Elle ne répliqua pas de suite à la dernière remarque. Il n'y avait pas besoin, et même si elle ne pouvait pas être sur son dos à chaque minute défilant, elle trouverait une personne pour veiller sur lui.

« C'était plutôt un compliment pour le coup, avec tout le respect que j'ai pour mon frère... Ils seront rares, profites-en bien. »

Elle ne tenta même pas de mentir à ce sujet. De toute façon, il devait s'en douter, au vu de l'animosité qu'elle paraissait lui offrir. La lionne n'appréciait pas le comportement de ce jour, trop calme à son goût, mais elle n'avait d'autres choix que de se soumettre au panda et à l'humaine, bien plus importantes qu'elle. Cela avait toujours été étrange d'avoir des instincts contradictoires qui apparaissaient dans certaines situations. Aujourd'hui en était le parfait exemple, bien qu'elle tentait de le masquer.

« Nous resterons donc là-dessus. » Et elle n'hésiterait pas à lui rappeler ce qu'il avait dit. Qu'il n'avait aucun problème avec sa position, et donc qu'il acceptait d'être surveillé, de recevoir des ordres de sa part. Bon, clairement, elle extrapolait, mais c'était Solveig, et sans être stupide, elle n'avait guère l'esprit stratégique de d'autres personnes. « Tu peux y retourner, j'ai d'autres choses à préparer aussi. Et ne t'en fais pas, je te fais suffisamment confiance pour qu'il n'y ait pas de débordements... »

Sourire carnassier, mensonge prononcé sans honte. Il devait le percevoir, et cela lui importait peu en réalité. Elle reposa le verre derrière le comptoir, passa devant Joseph en lui offrant un dernier regard glacial, pour lui passer la possible envie de violence qu'il pouvait avoir. Quant à elle, elle allait surtout se concentrer sur la vente du soir, et sur l'acheminement des prochains colis jusqu'au Little...


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


||RP TERMINE

_________________
+ Every cloud has a silver lining +
She paved the road with her broken pieces and found the path to become a goddam warrior.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Insane - Solveig

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Are the Republicans insane?
» L'offrande [Daëstra]
» Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig
» interrogatoire ▽ juyne et solveig
» As-tu vu les belles quenouilles ?! ▲ Solveig

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Northern New Orleans :: Little Darlings-