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 « The last chance » JANE

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: « The last chance » JANE   Ven 27 Jan 2017 - 9:21

The last chance
ft. Jane & Jackson
Cela fait déjà une heure et demi que je suis réveillé lorsque mon réveil sonne. Une sonnerie affreuse m’agresse les tympans. Las je tourne la tête vers l’objet de torture. Ses chiffres rouges lumineux indiquent 8H00 du matin. Déjà le murmure d’une ville qui se lève me parvient à travers mes volets. Aujourd’hui c’est le grand jour. Après des mois de bataille j’ai réussi à obtenir ce que je veux depuis que je suis sorti du coma. Obtenir un rendez-vous avec un avocat dans cette ville est une épreuve. Je n’aurais jamais pensé que ma démarche prendrait autant de temps. Il avait fallu que je raconte ma vie à un inconnu aux allures de glaçon. Il avait presque fallu que je supplie, que j’attise sa pitié pour qu’il se penche sérieusement sur mon dossier. Dans ma tête cet homme était un diable, un démon dépourvu de sentiments. Mais les honoraires exorbitants des autres avocats m’avaient contraint à me tourner vers lui. C’était donc Maître Dutent qui s’occupait du dossier de mon divorce. Bien qu’il ait été prononcé il y a un moment, j’ai décidé de faire appel. Ce n’est qu’un moyen détourné d’obliger Jane à faire face à ses actes. J’aurais pu aller la voir, la trouver quelque part mais l’ombre de Logan plane autour d’elle. Et Dieu seul sait de quoi est capable mon infecte de frangin. Alors j’ai attendu, j’ai entamé une procédure pour faire appel de ce coup de Trafalgar. Profiter de mon coma pour demander le divorce… Depuis que j’ai rouvert les yeux je ne cesse de me poser des questions. Et aujourd’hui serait le jour où j’obtiendrais des réponses.

Le rendez-vous dans le cabinet de l’avocat était fixé à 9h30 précise. Jane de son côté avait reçu une convocation. La patience va payer. Je me lève, serein malgré la fatigue qui creuse mes traits. Une douche, je me coiffe, enfile un costume, me répète que tout va bien se passer. Que cette fois, Jane ne peut pas s’échapper. Je souris, confiant, avant de quitter mon appartement. J’habite à deux pas du Central Business District. Ainsi je suis près de mon travail. Près de mon frère, près de mes objectifs. Mes talons claquent contre le bitume, je me fonds dans la foule de gens qui se rend au travail. L’air est moite comme à son habitude. Pourtant la légère angoisse qui s’empare de moi me donne l’impression qu’on crève de chaud. J’arrive finalement devant la porte du cabinet. Il n’y a plus de retour en arrière possible. Je lève mon poignet droit, regarde ma montre 9h11. J’ai fait exprès d’arriver en avance histoire d’être là lorsqu’elle arrivera.

(…)

« Bien, nous nous reverrons dans deux semaines pour voir si vous avez trouvé un arrangement avec Miss Dawson. Sans ça, cela ne dépendra que de vous si vous désirez intenter un procès ou retirer votre demande. » l’homme austère me regarde l’air complètement détaché.  J’ai soudain la sensation d’avoir jeté mon argent par les fenêtres en l’engageant. Pas grave, le Gouvernement paie bien. L’argent n’est pas un problème juste que j'aime le dépenser dans des choses utiles. J'acquiesce d’un signe de tête et serre la main qu’il me tend. Je ne peux pas rester là. Bien que Jane vienne à peine de quitter le bureau, je sais qu’elle est forte lorsqu’il s’agit de se volatiliser. « Très bien Maitre, merci. » un sourire poli courbe mes lèvres avant que je ne quitte à mon tour la pièce. Je me concentre, me force pour garder mon calme. Je presse le pas, le hall du cabinet est vide. Jane est déjà sortie. Je cours et me retrouve dans la rue. Je regarde à droite, pas l’ombre de ma femme, mais soudain, lorsque je regarde de l’autre côté, sa silhouette familière apparaît. Cette fois, elle ne m’échappera pas. Cette fois je ne la laisserai pas s’enfuir aussi facilement. Je ne peux pas la forcer à accepter d’annuler le divorce, mais je peux au moins poser les questions qui me taraudent l’esprit depuis des mois. Je me faufile entre les passants à la hâte, en bousculant certains sans le faire exprès. Finalement au coin de la rue ma main attrape le poignet de Jane.

« Jane attends ! Combien de temps tu comptes fuir exactement ? Il faut qu’on discute. » autoritaire, je prends une grande inspiration pour évincer la tristesse qui m’anime. « S’il-te-plait. » mon ton s’adoucit légèrement.

Le but est d’obtenir des réponses et non pas de la faire fuir. Mais c’est plus fort que moi, cette situation me fout à bout, j’atteins mes limites. J’ai déjà perdu ma fille alors je ne peux perdre ma femme. La laisser filer entre mes doigts alors que je suis si près de mon objectif. Certains badauds nous regardent. Espérons que Jane coopère, qu'on s'éloigne de cette foule qui m'étouffe. Ces gens qui me regardent et me jugent sans même me connaître. Il faut que ça cesse.



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MessageSujet: Re: « The last chance » JANE   Ven 27 Jan 2017 - 22:50

the last chance

Jackson
&
Jane
La fumée traverse ses lèvres, comme ses pensées. Elles passent. Repassent. C’est un film en boucle qui tourne dans sa tête. Elle le voit. Elle la voit. Elle se voit. C’est tellement d’images qui s’accumulent, tellement de sons, de moments qu’elle n’en peut plus. Ca implose. Alors oui, elle s’est mise à fumer. Occasionnellement au début, pour décompresser. Aujourd’hui, c’est tous les jours qu’elle a besoin de décompresser. C’est tous les jours qu’il faut qu’elle échappe à son esprit, à ses cauchemars. Car les rêves n’existent plus. Il n’y a que les images du passé, que ses propres tourments qui viennent hanter ses nuits.  Elle a beau tourner, tourner et tourner dans son lit il n’y a rien qui arrive à la calmer.
Un ronflement.
Elle tourne la tête, ayant presque oublié la présence de l’homme dans son lit. Pendant quelques secondes, elle ne respire même plus, reste immobile en l’observant, priant pour qu’il soit toujours endormi. Elle ne veut pas lui parler. Non, en fait elle ne veut pas qu’il pose des questions car elle ne voudrait pas y répondre. Elle ne voudrait pas qu’il lui demande ce qui ne va pas et elle ne voudrait pas lui dire qu’elle est anxieuse pour le rendez-vous qu’elle va avoir dans quelques heures maintenant. Ses yeux s’attardent sur l’horloge au mur. Concentrée dessus, elle entend sont tic-tac rassurant et plisse néanmoins les yeux pour réussir à lire l’heure. Deux heures du matin. Tôt ou tard. Ca dépend le point de vue. Elle écrase sa cigarette dans le cendrier et va dans la cuisine pour jeter les cendres. Il n’aime pas l’odeur de fumée et elle non plus. Elle aime la nicotine, le geste et la façon que ça a de la détendre mais pas le reste. Le gout amer dans la bouche, cette sensation que toute notre gorge est complètement rappée par le goudron addictif. C’est désagréable et en même temps elle ne peut s’en empêcher.
Un mal pour un bien.

Elle se prend un verre d’eau et fixe son reflet dans la vitre au dessus du lavabo. Elle semble fatiguée, épuisée par la vie. Ces dernières années ont laissé leurs traces sur son visage, laissant une ou deux rides au coin de ses yeux. Il y avait une époque elle s’en serait préoccupée, elle aurait cherché à les camoufler mais aujourd’hui ce n’était qu’un détail parmi tant d’autres. Chacune racontait son histoire, les passages les plus marquant de sa vie. La plus haute, celle qui remontait vers son implantation capillaire c’était ce fameux jour où Emma a disparu de sa vie. Elle représente son inquiétude, sa détresse et toutes les larmes qu’elle a pu verser. La deuxième, un peu plus basse est celle de l’accident et du coma. Celle des choix. Celle qui n’est qu’incertitude et réflexion. Ses mains agrippent l’évier, comme si elle avait besoin de se raccrocher à la réalité, au présent. Mais ça ne sert à rien, bientôt elle retombera dans ses souvenirs et sera à nouveau happée par toutes ces affreuses émotions. Elle le regardera, sentira le poids de la culpabilité peser sur ses épaules. Elle redoutait qu’un tel jour n’arrive. Elle redoutait tout simplement le jour où elle devrait le revoir. Parce qu’il voudrait sûrement des explications et ce serait légitime. Elle, la lâche qui l’a abandonné par pur égoïsme, elle qui n’a pas pu se regarder dans une glace pendant presque un an. Non, elle ne pourra pas lui avouer, ni lui parler… ni même le regarder. Elle attrape son téléphone sur la table de la salle à manger et ses doigts pianotent l’écran. L’émotion lui fait écrire à son avocat qu’il ferait mieux de faire la séance sans elle, qu’elle n’est pas en état de venir assister à ça. Mais la petite voix dans sa tête lui rappelle que si elle se débine encore une fois, les conséquences pourraient être bien plus douloureuse.

- - -


Elle est là, devant les marches de ce grand bâtiment. Elle l’observe, le dévisage presque. Elle a l’impression qu’il la nargue, lui affirmant que le combat est perdu d’avance. Elle se mord la lèvre et se retourne. Une cigarette vient se coller entre ses lèvres et elle s’empresse d’aspirer la première vague de nicotine. Le stress est palpable sur son visage. Le revoir, après tout ce temps est bien trop éprouvant. Elle en a envie et en même temps elle veut l’effacer de sa mémoire. Impossible. Il est partout. Dans chacun des plus beaux moments de sa vie il est là, le sourire sur le visage et l’amour dans le regard. L’amour. Sentiment affreux. Il oblige les gens à s’enchainer les uns aux autres, tels des prisonniers. Obligés de rester avec l’être « aimé », obligé de souffrir de ses décisions, du destin aussi douloureux puisse-t-il être. « Mme Dawson ? » Elle sursaute et se réveille de ses pensées. Son regard se pose sur l’homme en tenu sombre. Elle ne semble pas le reconnaître au premier abord puis sa mémoire lui revient, lentement comme après une longue gueule de bois. Elle sourit donc, reconnaissant son avocat. Il lui demande ce qu’elle fait là, que la séance va bientôt commencer et qu’il serait mal avisé d’arriver en retard. Elle ne l’écoute que d’une oreille. Elle acquiesce, le sourire aux lèvres et attend qu’il soit parti pour lever les yeux au ciel. Il a cassé son moment de détente. Alors elle écrase la cigarette sur le sol, dégouttée par le gout de sa « drogue », avant de traverses les portes de l’enfer.

Une fois la séance terminée, elle sert la main à son avocat, acquiesce à chacune de ses phrases sans vraiment les écouter, lui signifiant parfaitement qu’elle ne veut pas rester une seconde de plus dans cette salle. Car alors son cœur n’en peut plus, son cerveau est en ébullition. Tous les souvenirs qu’ils ont pu vivre ensemble lui sont passés devant les yeux comme un film en accéléré. Les sentiments, les odeurs, les sons. Tout. C’était comme avant. Entendre sa voix, sa présence, sentir son odeur. C’était agréable et en même temps douloureux. Alors il faut fuir. Fuir le passé comme elle l’a fait lorsqu’elle a demandé le divorce. Elle sort de l’immeuble presque en courant, comme si le diable la poursuivait. Mais ce n’était nullement Satan qui suivait ses pas, c’était bien lui, son ex-époux. En marchant, elle tente d’allumer sa cigarette, en vain. Oui, encore une. Aux journées stressantes les grands remèdes.  « Jane attends ! Combien de temps tu comptes fuir exactement ? Il faut qu’on discute. » Elle sent son contact, elle entend sa voix. Sa cigarette en tombe de ses lèvres. « S’il-te-plait. » Elle est de dos. Elle ne le voit pas mais devine parfaitement son expression. Elle le voit comme s’il était en face d’elle. Elle sait qu’elle pourrait partir. Elle pourrait le forcer à lâcher son poignet et s’enfuir sans un mot. Rester silencieuse, loin de lui. Non, elle ne peut pas. Elle lui doit bien ça. Elle inspire une grande bouffée d’aire, essayant d’emplir son corps d’un courage qui l’a depuis longtemps abandonnée, et se retourne enfin vers Jackson. Elle plante ses yeux dans les siens. Tant de sentiments traversent son visage qu’il lui serait impossible de la comprendre. La culpabilité pour ce qu’elle lui a fait subir. La tristesse de cette situation. La colère pour tout ce qu’il lui a fait enduré… et ce qu’il ramène aujourd’hui sur le tapis. « Discuter de quoi Jackson ? Du divorce ? Vraiment ? » Elle coupe court à tout contact avec son ex-mari, préférant croiser ses bras sur sa poitrine, preuve qu’elle reste enfermée dans sa propre bulle. « Tu crois quoi exactement ? Qu’un procès va nous permettre de retrouver notre petite vie de mari et femme comme avant ? » Elle lâche le contact visuelle maintenant. C’est douloureux. Trop. Les yeux rivés sur ses pieds, elle n’arrive même plus à continuer. « Arrête Jack, arrête. » Des mots presque murmurés pour éviter les sanglots de la trahir. Des sanglots qu’elle renferme en elle, au plus profond de son être. Les sentiments ne sont que faiblesses, il ne faut pas les montrer aux autres.

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MessageSujet: Re: « The last chance » JANE   Lun 30 Jan 2017 - 11:09

The last chance
ft. Jane & Jackson
Au moment où ma main attrape son poignet, le temps s’arrête. Mon cœur se met à battre un peu plus fort. Pour la première fois depuis des années je me sens vivant. Je me sens soulagé. Pourtant je sais qu’elle peut partir, qu’elle peut m’ignorer, disparaître dans la nature et me replonger dans mon mal-être. Sa cigarette tombe, elle se retourne et enfin je peux noyer mon regard dans le sien. J’inspire longuement. Le portrait craché de notre fille, notre Emma chérie. Mon être est meurtri par des souvenirs autrefois heureux qui aujourd’hui m’arrachent le cœur. Mais je dois rester digne, lui montrer que je peux tenir aujourd’hui et qu’elle est ma seule priorité. Qu’elle me pardonne. Mais déjà ses mots m’accablent, elle rompt le contact. Je lève le menton en écoutant ce qu’elle a à me dire après tout ce temps. « Je n’attends rien du procès. » je la regarde baisser les yeux. Pourquoi fait-elle ça ? Est-ce que me voir lui serait devenu trop pénible ? Pourtant elle n’a pas hésité à profiter de mon coma pour demander le divorce. Pensait-elle que je ne me réveillerais jamais ? Peut-être. J’ai tellement de choses à lui dire. « Je voulais juste te voir puisque tu me fuis comme la peste. C’était le seul moyen pour ne pas avoir Logan sur le dos. » Je me penche et ramasse sa cigarette que je coince entre mes lèvres. Je fourre une main dans la poche de mon costume et en sort un briquet. « Tu ne devrais pas fumer. Mais ce que j’en dis… » J’enflamme l’extrémité de la cigarette et tire longuement dessus. Elle se bouffe la santé. Mais que puis-je dire ? Strictement rien. Et Dieu seul sait à quel point je la comprends. A l’époque c’est l’alcool qui m’a emporté et mon mariage avec. Pourtant ce n’est pas pour autant que mon amour pour Jane s’est envolé.

Les badauds curieux continuent de nous épier du coin de l’œil. Certains tendent l’oreille en attendant leur bus. Je lance quelques regards noirs autour de nous. Ce n’est pas vraiment en pleine rue que j’imaginais nos retrouvailles. Même si pendant des mois j’ai espéré croiser ma belle au détour d’une ruelle. Mais maintenant qu’elle est là, qu’elle est enfin là, il faut que je plaide ma cause. Je n’ai pas envie de lui faire du chantage mais il faut que je trouve un moyen de la faire rester, rien qu’un peu. « Ecoute Jane, il y a un café pas loin. Laisse-moi au moins t’inviter à prendre un petit-déjeuner. Qu’on discute. Ca fait des mois et des mois. J’ai aucune envie d’intenter un procès Je suis trop épuisé pour ça. Je veux juste discuter. » je serre les dents pour retenir un juron. Je me suis promis de rester calme, je me suis promis de garder mon sang-froid. Mais la situation me met hors de moi. Je dois quémander, supplier pour parler à ma femme. Parfois je me dis que j’aurais dû me laisser couler dans cette putain de voiture. Que j’aurais du me noyer et que tout ce cirque aurait été évité. Mais j’ai la rage de vivre, vivre pour retrouver Emma, vivre pour arrêter de survivre. Que dirait notre fille si elle découvrait que nous sommes devenus deux étrangers ? J’imagine sa bouille déçue.

Mon index s’élève vers le coin de la rue. La devanture d’un café huppé du Central Business District s’y profile. J’y passe tous les matins en vitesse avant d’aller m’engouffrer dans les locaux du Gouvernement. Je sais qu’ils y servent les meilleurs petit-déjeuners de la ville. Et puis on y sera toujours mieux qu’au beau milieu de la foule. Encore faudrait-il pour ça que ma belle accepte et qu’elle ne m’échappe pas. « C’est juste là. Accorde-moi juste ça. Fais le au moins pour elle. » je n’ose prononcer son nom. Rien que le fait d’y penser me pique la gorge. Je soupire de nouveau. Que cette situation est éprouvante, étouffante. Mais au moins ce rendez-vous a rempli son objectif : celui de me faire revoir Jane sans que Logan ne vienne traîner dans nos pattes. Car mon grand frère me déteste, je le sais. Et s’il apprend que j’ai réussi à revoir mon ex-femme, surement qu’il ferait tout pour me tenir à l’écart. Sûrement qu’il me ferait enfermer pour une raison erronée ou pire encore. Tant que Jane sera de son côté je devrais rester prudent. C’est pour ça d’ailleurs que je compte aborder le sujet. Un sujet qui me taraude l’esprit depuis que je suis sorti du coma. Je tire de nouveau sur ma cigarette, recrache la fumée en prenant soin d'éviter le visage de mon ex-femme. Ex-femme que je dévisage malgré moi. Après tout n'est-elle pas la plus belle épouse que le monde ait accueillie ? Ni le temps ni le chagrin n'ont affecté sa beauté. Contrairement à mes traits que l'alcool à creuser au fil du temps.  



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