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 La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]   Sam 28 Jan - 17:58


« Qui me dit que tu vas pas te réveiller un beau matin et vouloir que ça s’arrête ? »



Tim & Enya
featuring

« Rivers, si tu veux faire marche arrière, c’est maintenant ou jamais. »
Je levai les yeux vers le grand gaillard qui s’était retourné vers moi. Des yeux emplis de détermination et un peu de colère.
« Comme si j’allais me démonter maintenant. Allez, arrête de jaser et en avant. », lançai-je à son attention. Hugh esquissa un léger sourire et s’engouffra dans l’immeuble, moi prenant sa suite, nos cinq camarades fermant la marche. Nous étions dans un immeuble abandonné de la partie Ouest de la ville. Un simple point de passage. L’idée était ensuite de prendre les égouts à partir de là et d’arriver en dessous d’un des prestigieux immeubles du Central Business District. Et une fois en dessous de celui que l’on voulait, chacun poserait la bombe qu’il transportait dans son sac à dos, et on ficherait tous le camp le plus rapidement possible. Tout devrait bien se passer.
Je ne savais plus bien comment j’étais tombée sur Hugh, la première fois. Il m’avait filé une information, je crois, en échange d’une autre. On avait continué à se filer des coups de main régulièrement. Il avait fini par m’avouer qu’il faisait partie d’un réseau composé de quelques personnes seulement. Un réseau résistant, qui avait refusé de rendre les armes et de s’allier au Gouvernement. Le genre de réseau qui ne faisait pas dans la dentelle. Hugh m’avait plusieurs fois demandé de les rejoindre. De sortir de derrière mon poste de radio et de faire quelque chose de concret. J’avais toujours refusé, parce que je n’étais pas ce genre de personnes. Je n’étais pas violente. Je disais la vérité, mais faire du mal aux gens, instaurer la peur, c’était contre mes principes. Et puis….eh bien, il fallait croire que j’avais changé de valeurs. Un soir, j’avais trouvé Hugh, et je lui avais dit que j’étais prête à faire partie de son prochain coup. J’en avais assez de rester les bras croisés. Ils avaient kidnappé et torturé Timothée et Vaas. Ils avaient déchiré des familles et des amis. Il était temps que je fasse quelque chose. Hugh m’avait donc contacté un soir pour préparer une opération. Et voilà où j’en étais.

Alors que nous déambulions dans l’immeuble désaffecté à la recherche de la fameuse bouche d’égout, je n’étais pas très à l’aise. J’étais toujours prête à mener cette opération à bien. A montrer au Gouvernement que la résistance était toujours présente, toujours réelle. Mais cette méthode, c’était extrême. Si on tuait des innocents ? Hugh m’avait assuré que non, qu’il n’y aurait que quelques gros bras du gouvernement. J’ignorais comment il pouvait en être sûr. J’ignorais si je pouvais lui faire confiance. Mais je n’avais pas le choix. Rester sans rien faire était devenu insupportable.
Un mouvement soudain me fit tourner la tête et froncer les sourcils. J’aurais juré voir l’ombre de quelqu’un. Mais il n’y avait personne. Je me secouai un peu et remis une mèche de cheveux en place. Probablement le stress qui me faisait halluciner. La gentille interne en médecine se transformait en poseuse de bombes, sacrée évolution. Mon cerveau devait être un peu retourné.
« Bien, vous deux, vous allez vérifier que la voie est libre dans les égouts. Je prends l’étage. Enya, tu vérifies ce niveau. C’est très important que personne ne puisse nous repérer ou alerter les autorités. Tu fais un petit tour, tu vois si personne ne traine dans les parages, s’il n’y a pas un ou deux squatteurs, tu les vires au besoin. Go. »
Je m’exécute après un hochement de tête, puis me dirige vers une pièce. Vide. L’adrénaline monte légèrement et par réflexe, je porte la main au pistolet que m’a donné Hugh et que j’ai rangé à ma ceinture. M’obligeant à inspirer et expirer profondément, je m’enfonce dans les dédales de pièces de l’étage, en priant pour ne tomber sur personne.




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MessageSujet: Re: La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]   Sam 28 Jan - 18:58


« Don't lie to me »



Tinya
featuring

« Me battre ». Cela faisait longtemps que je n’avais plus entendu cette ritournelle au moment de sombrer dans des eaux plutôt obscures : les affres de mes cauchemars ou de mes rêves, va savoir. « Me battre ». Cette réponse. Une réponse instinctive que je n’avais plus évoquée dans mes songes avec tant de vivacité depuis une éternité. Ils m’avaient privé de ça aussi. A moins que ce ne soit moi qui me l’ait ôté voyant mon incapacité à … me battre. Cette réponse qui a longtemps hanté mes nuits et mes jours, toujours à la recherche du véritable sens de cet automatisme nécessaire à m’endormir. Je n’arrive même plus à me souvenir de quand ça date. Je n’arrive même pas à me souvenir d’où m’est venu cette ritournelle. De mes parents ? De leur désir que je sois un autre ? De mon propre désir d’être un autre ? De leur proposition de me transformer ? De celle d’être enfin des leurs ? Ou, plus récemment avec l’ouverture des portes de Darkness fall ? Aucune idée. C’est aujourd’hui comme un vieux compagnon qui refait surface à un moment où je ne m’y attendais pas. La première fois c’était peu après avoir repris le travail, alors que mes nuits étaient toujours autant partiel. Juste une question. Une question frappant de plein fouet l’homme que j’étais, que je suis toujours, allongé au fin fond d’un lit qui n’était pas le mien. « Qu’est-ce que tu veux ? » Bonne question. Très bonne question. Pourtant, malgré l’indécision abyssale vivant toujours en moi, la réponse fut automatique. Comme avant. Comme depuis longtemps sans que cela n’ait de sens. [i] « Me battre ».[/color] Pourquoi cette réponse ? Pourquoi en être à chaque fois persuadé. La prononciation est toujours si…déterminée que j’ai du mal à croire que cela puisse provenir réellement de moi. Je m’étais souvent demandé si mon inconscient voulait me transmettre quelque chose, un message, une envie, une vraie réponse à cette fameuse question que nous sommes nombreux à nous poser dans ce monde. Qu’est-ce qu’on veut vraiment ? Les réponses sont tellement nombreux alors de la futilité à quelque chose de plus profond : une glace, un poney, une araignée radioactive, exister, être, vivre, mourir…. Mais pourquoi ma réponse était systématiquement « me battre » ? Me battre contre quoi ? Moi ? Mes parents ? Le gouvernement ? Mes doutes ? Mes craintes ? Mes espoirs ? Et pourquoi ?

C’est là qu’une intervention de Bastien me serait bénéfique. Une blague. Un tacle. Un rappel sur la réalité. Un peu de concret là où il n’y en avait pas. L’ectoplasme n’étant plus là, j’ai du me réhabituer au monologue de mes pensées et à l’indécision qui y fait souvent rage. Personne pour me pousser instinctivement dans un sens ou un autre. Il faut se l’avouer, mon instinct n’est utile que dans des cas d’urgence, en dehors il est presque inexistant. A moins que ce ne soit encore moi qui l’achève. Pourtant les évènements de ces derniers mois n’ont eu de raisons que de me faire perdre la mienne avant que mon entourage, ne me rappelle à l’ordre. De là m’est venu une simple décision : « me battre ». Répondre à cette réponse inconsciente. Bizarrement cela m’a permis de m’endormir plus vite, comme confiant dans le brouillard ambiant. M’offrir un axe de pensée, un axe pour vivre m’a permis d’inspirer de nouveau. Loin de leur cage. Loin de leur arène. Loin de la culpabilité sillonnant encore les bordures de mes songes. Il m’a fallut alors étudier tous les possibles de cette réponse « me battre ». Comment ? Pourquoi ? J’ai donc repris mes activités passées à travers mes missions du gouvernement. L’un des derniers attentats ayant tués une 13 personnes m’a confirmé qu’il devrait primordiale d’enfermer les résistants ou du moins, de limiter leur capacité d’agir. En ce point, je rejoignais mes collègues quant aux raisons de leurs attaques, je rejoignais la résistance. Bien qu’à mon sens, rien ne puisse justifier l’utilisation de bombes à tout va.

« Merde… » J’entre par la fenêtre et me glisse entre deux caisses d’exportations. J’ai du rêver. A croire que ma folie n’est peut être pas si enterré que ça. Non. Ce n’est pas ça. Je ne suis pas fou. Pas totalement du moins. Il faut que je m’en assure, alors je me déplace rapidement, comme une ombre. Me glisse derrière tout objet pouvant cacher ma présence du groupe. Glisse un œil puis les deux. C’est pas vrai… « Enya.. » Ce n’est qu’un murmure entre mes dents, inaudible pour autrui, parfaitement audible pour moi. Enya. Je la vois encore ce matin se préparer pour aller à l’hôpital. Je me vois échanger une plaisanterie avec elle alors que je suis encore en retard pour mon propre boulot. Cela fait plusieurs mois que je squatte chez elle, incapable de quitter l’inconfort de ne plus vivre chez moi. Comme si j’étais attaché à ma vie de vagabond, un profit si bien créé par ma participation à ces jeux stupides. A croire que j’aime agir exactement comme ils l’attendent tous. Enfin, tous. Peut être pas Enya. Enya aurait peut être espéré plus de moi que … ça. Enya.. Mes poings se serrent et je me cache de nouveau derrière la colonne. Un type se met à donner ses ordres. La simple évocation de son prénom me fait frissonner. Mais que fout-elle dans ce merdier ? Avec ces demeurés ? Veut-elle mourir ? Se faire enfermer ? Tuer ? Je disparais alors de nouveau et me faufile dans la première pièce que je trouve. L’obscurité de la pièce n’est brisée que par les filets de lumière offert par les trous dans le volet électrisé. Je mets plusieurs secondes avant de m’accommoder et distinguer tous les éléments de la pièce. C’est le foutoir. Un peu comme l’appartement d’Enya le soir où j’ai débarqué chez elle… un peu comme le mien quand j’ai du le quitter malgré moi. Merde. Je grogne en serrant la mâchoire. Pourquoi elle ? Pourquoi participe-t-elle avec ça ? Peut être que c’est pas le cas…. Peut être qu’elle s’est infiltrée pour sa radio ? Peut être que… Je secoue la tête, de toute façon, je ne peux pas la laisser avec ces types. La porte s’ouvre et je me cache derrière elle. Lorsqu’elle avance dans la pièce, je ne bouge pas. Observe son attitude. Enya… je n’aurai jamais…. Je secoue la tête et m’approche dans le silence pour l’agriper en silence. Une main sur sa bouche, l’autre contre son ventre je l’attire contre moi avec fermeté. Je m’apprête à parler quand je vois l’éclat particulier d’une arme à feu dans le noir. T’es pas sérieuse ! Je jure entre mes dents, déplace mes mains et mon corps dans un même mouvement pour agripper le poignet tenant l’arme. Sans ménagement, j’ôte le flingue et le tien contre moi en me reculant. Avec une habitude qui me dérange, j’ôte le chargeur et la balle dans la culasse avant de mettre l’arme à l’arrière de mon pantalon. Qu’est-ce tu fous ici Enya ? Je fronce les sourcils sans prendre conscience qu’elle ne doit surement pas encore distinguer mes traits dans l’obscurité. Depuis quand tu sais te servir d’une arme ?




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MessageSujet: Re: La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]   Ven 10 Fév - 17:06

J’entre dans une nouvelle pièce sombre. Je ne suis pas très courageuse, et on me fout dans les pièces sombres. J’inspire un grand coup et m’avance un peu, et tout à coup une main sur ma bouche, une autre sur mon ventre. Poussant un cri étouffé, je saisis mon arme comme par réflexe.
« T’es pas sérieuse ! »
Je me fige. Je connais cette voix. Je la reconnaitrais entre mille. Je n’ai pas le temps de réagir que déjà je suis face à lui, il m’a pris mon arme et l’a déchargée avant de la ranger sur lui. Je ne sais pas comment réagir. Je n’avais pas imaginé tomber sur lui.
« Qu’est-ce tu fous ici Enya ? Depuis quand tu sais te servir d’une arme ? »
Et pourtant, c’est bien lui. Timothée. Mon Timothée.
« Je pourrais te retourner la question, je crois », je lâche dans un souffle. Peu convaincue moi-même de ma réplique. Je voudrais qu’il ne soit pas là. Si les autres le savent, s’ils savent qu’on se connait bien, ils pourraient mal réagir. Ils pourraient lui faire du mal, et ce n’est pas une option envisageable. Mais je suis incapable de bouger. Comme une gamine prise sur le fait, en flagrant délit de connerie monumentale. Je met quelques secondes à me reprendre.
« J’ai appris à me servir d’une arme il y a quelques années déjà. Mais toi aussi, visiblement. Tim, bordel, qu’est-ce que toi tu fous ici ? L’immeuble était censé être vide, on avait pris nos précautions ! »
Je soupire. Tout ça devient compliqué. D’un geste, je le prends par le bras et l’emmène dans un coin de la pièce, avant de reprendre à voix basse.
« Tu ne peux pas rester ici, Tim. S’il te plait. On va lancer une opération et…c’est important. Et dangereux pour toi. On va…. »
Je baisse les yeux. Je n’ai pas envie de lui dire ce qu’on va faire. Pas parce que je veux garder un quelconque secret. Mais parce que je sais qu’il réagira mal quand je lui dirai ce qu’on s’apprête à faire. Et il n’aurait pas tort. On s’apprête à faire exploser un bâtiment. Même moi je trouve que c’est une mauvaise idée. Et pourtant je suis là. Prête à participer à ça. J’étais si sûre de moi il y a encore moins de cinq minutes. Et maintenant qu’il est là, maintenant que je dois l’affronter, je ne suis plus sûre du tout.

Avec Timothée, les relations sont un peu étranges. Depuis le soir où il est revenu des arènes, il vit chez moi, en quelque sorte. Et la vérité, c’est que j’ignore quelle relation on a. On est à mi-chemin, quelque part. Perdus. Il vit chez moi mais s’obstine à dormir sur le canapé pendant que je dors dans mon lit. On passe des soirées entières à discuter, à rire, à pleurer parfois. A se soutenir. A se raconter. A se connaitre. On a des gestes l’un envers l’autre pleins d’affection et de tendresse. Mais pas plus. On n’est pas un couple. On n’a pas de rapports sexuels. On ne parle jamais de nos sentiments. C’est le chaos total. J’ignore si on est des amis en un peu améliorés. Ou si on est un couple franchement maladroit. Et je crois que Timothée ne le sait pas non plus. On est juste deux personnes blessées et paumées, qui semblent trouver du réconfort à être à deux. Mais cette situation, qui me convenait parfaitement pendant les première semaines, est devenue plus frustrante qu’autre chose. Parce que je sais ce que je veux. Je veux Timothée. Je voudrais qu’on arrête d’hésiter et qu’on assume d’essayer d’être un vrai couple. Qu’il lâche un peu le canapé et vienne dormir avec moi. Que je puisse lui dire que je l’aime beaucoup sans avoir peur de le voir fuir ou sortir une blague à deux balles. Qu’on puisse construire quelque chose. Mais chaque fois que j’essaie de faire un pas en avant, il en fait deux en arrière. Et je commence à me dire que c’est moi, que j’ai un souci, qu’il ne veut pas être avec moi. Que je ne lui conviens pas. Que je me fais des illusions. Et je ne sais plus. Même là, en cet instant, j’ai terriblement envie de l’embrasser, mais je n’ose pas. Alors je croise les bras et relève les yeux vers lui.
« Pourquoi tu es là ? Tu ne m’as quand même pas suivie, si ? »
Si c’est le cas, alors il est très bon en camouflage. Un vrai ninja. Mais ce serait un peu vexant. Romantique, d’une certaine manière, mais vexant. Et je continue à tendre l’oreille, parce que j’ai une peur bleue que Hugh ou un autre de l’escadron arrive en ne me voyant pas revenir. Bon sang. Pourquoi fallait-il que ce soit Timothée. Pourquoi faut-il que ce soit toujours Timothée ?

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MessageSujet: Re: La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]   Lun 20 Fév - 19:59

C’est pas vraiment la question la plus urgente mais elle reste la plus pratico-pratique en cet instant. Celle qui vient simplement et se justifie parfaitement par le touché glacial du canon contre mon dos. J’ai toujours détesté cette sensation, une sensation de mort. Certains pourraient voir l’arme à feu comme une protection, un objet pouvant être salvateur mais je n’ai jamais été très adepte de cette vision des choses. Je n’ai pourtant jamais eu trop le choix à m’en servir. Ma propre arme se trouve toujours dans mon sac à doc mais il m’est difficile de la mettre à sa place définie par mes bons vieux collègues. Je me suis toujours demandé ce que ça pouvait leur foutre que j’ai le flingue sur moi ou pas, après tout je n’étais pas indispensable. Et puis… et puis tenir une arme me rappelle bien trop les choix effectués lors de la traversée vers Nola. Des souvenirs que j’ôte de mon esprit avec autant de ferveur que les derniers dans l’arène à ceci près que la problématique est profondément différente. Dans l’un je n’ai été qu’inutilité, dans l’autre… des vies ont été perdu. Alors les flingues, très peu pour moi. Je préfère largement mes poings, ils sont douloureux mais pas causent de morts, pas facilement du moins. Ca laisse une marge de manœuvre non négligeable. « Je pourrais te retourner la question, je crois » Touché. Touché mais pas coulé. Je le sens immédiatement, elle est tout aussi surprise de me trouver ici. A juste titre. Le pourcentage nous amenant à cette situation est probablement inférieur à – 84000. Enya. Enya avec de potentiels meurtriers. Enya avec des abrutis congénitaux. Enya avec une arme. Enya avec…. Bordel. Je la revois lutter pour éviter qu’une larme s’échappe face à un vieux film. Je l’entends s’insurger du despotisme du gouvernement, de la violence des shadowhunters…. Je la sens frissonner lorsque je passe près d’elle. Où ? Non, à quel moment aurais-je dû m’inquiéter ? A quel moment aurais-je pu deviner ? Bordel, mais qu’est-ce que j’ai raté ? Mes yeux étaient-ils tant enfuis dans la merde ? Probablement. Je pourrais presque l’entendre ce frère. Je pourrais presque l’entendre partir à l’affirmative, se faire une joie de me rappeler ce que j’ai refusé de voir, d’accepter, de vivre. Cette distance inutile. Cette gène. Cette crainte de ne pas être… passons. C’est inutile ici de penser à ça. De pense à ce qu’il aurait pu dire et comment. Il est mort. Définitivement. Il n’est plus dans ma vie, comme il ne l’a jamais été et son influence n’a été que mon propre leurre alors pourquoi imaginer quoique ce soit ? C’est stupide. Et Enya… pourquoi ? Mes bras se sont croisés. Mon corps lui-même exprime ma propre position défensive à ce qui risque de nous arriver à tous les deux : s’expliquer. S’expliquer sur sa présence. S’expliquer sur ma présence. Je sens que ceci ne va pas me plaire. Je suis déjà convaincu de détester son choix d’être présente. De détester chacun de ses mots alors même qu’elle représente bien plus que ce que je ne lui ai laissé entrevoir. Je suis désolé et déçu dans la même seconde. Sans savoir. Sans lui laisser le bénéfice du doute que j’aimerai pourtant arborer d’un drapeau blanc au dessus de ma tête. Briser l’espace qui nous sépare, la serre contre moi. Mais non, rien de tout ça. Mon regard se veut autoritaire, intransigeant, clairement dans le jugement. « Ce n’est pas moi qui fait mumuse avec une arme pour faire ami-ami avec des tarés… »

« J’ai appris à me servir d’une arme il y a quelques années déjà. Mais toi aussi, visiblement. Tim, bordel, qu’est-ce que toi tu fous ici ? L’immeuble était censé être vide, on avait pris nos précautions ! » Mes doigts se resserrent sur mes biceps. Donc…donc elle était réellement avec eux. Pris des précautions. Depuis quand était-elle avec ces types ? Allait-elle seulement au boulot ? à la radio ? Etait-elle… ma respiration se bloque, mon esprit diffuse ces photos prisent au milieu d’un véritable désastre…. Non… et si ? non. Comment pourrait-elle avoir participé à ça ? pi recommencer surtout ? Je suffoque manque presque de le montrer. Mon inspiration se fait plus profonde. Mon regard s’obscurcit. Depuis quand ment-elle ? Elle me tire alors dans un coin, parle plus bas. Mes yeux dérivent sur la porte avant de revenir vers Enya. Ici ou derrière la porte, le résultat serait le même en cas d’intrusion. Pire même puisque je me retrouverais peut être trop loin pour expliquer directement mon fond de pensée à l’abruti potentiel passant la porte. Entrainer Enya …. Quel enfoiré ! Qu’il veuille se faire sauter la gueule c’est son problème mais qu’Enya se retrouve au colosséum… non. Non même si… et puis merde c’est impossible. Pas Enya. Pitié. Pas elle. Pas elle aussi prise de folie meurtrière…. « Tu ne peux pas rester ici, Tim. S’il te plait. On va lancer une opération et…c’est important. Et dangereux pour toi. On va…. » Silence. Je suis tellement agacé par ce frein momentané dans la liberté de parole que je ne prête pas attention à sa voix, à sa gestuelle, à son regard. Je ne prends rien en compte juste sa présence et cette phrase sans fin. Cette « sans fin » qui ne m’inspire rien de bon. Je rage et souffle dans un claquement d’air : « Vous allez quoi !? Tu vas quoi !? » Silence. Mes bras se sont décroisés durant le déplacement m’obligeant à serrer simplement les poings le long de mon corps. J’ai bien conscience que frapper dans le mur ou n’importe quel autre objet dans la pièce ne ferait que mettre une cible sur la pièce. A la base je n’étais pas venu pour découvrir les mensonges d’Enya, pour découvrir ce « double » d’elle que je ne connais pas et ne reconnais pas. Non, j’étais venu parce que je surveillais l’un des guignols du groupe. Parce que je devais m’assurer qu’il faisait parti d’un groupe de tarés et de le faire arrêter au besoin avant une nouvelle catastrophe. Chopper ses potes aussi aurait été pas mal mais là… là non… et puis, ne venait-elle pas de dire qu’ils étaient ici pour faire quelque chose ? Est-ce aujourd’hui le risque d’une « nouvelle catastrophe » ? « Pourquoi tu es là ? Tu ne m’as quand même pas suivie, si ? » J’écarquille les yeux. Elle est sérieuse ?

« Pourquoi je te suivrais ? Tu es censée bosser à l’hôpital ! » Je cris tout en murmurant. La scène doit être cocasse tant qu’on n’y est pas. « Qu’est-ce tu veux que je fiche ici ? Je bosse… je bosse comme je te l’ai dis ce matin en partant…et comme je le fais depuis… un moment déjà ! Enfin je bosse, disons que c’est pas la partie de mon taff la plus officielle mais qu’importe ça ressemble beaucoup à mon boulot qu’à celui d’Enya. Quant à la durée de ma reprise de travail, rester vague me semble la meilleure des solutions. Pour le moment ce n’est pas à moi de me justifier mais à elle. Ce n’est pas moi qui tiens l’arme mais elle. Enfin si, mais on se comprend. « Enya, pourquoi t’es là ? Ne me dis pas que tu participes à une de leur activité !? » Je soupire sur la fin, avale de travers et me rapproche d’elle. Mes mains se posent sur ses épaules, l’une d’elle glisse sur son bras. « Ils sont dangereux, ce sont des résistants… » Rien n’est prouvé encore mais rien n’indique le contraire. Je n’ai pas pour habitude de surveiller aussi activement les enfants de cœurs, simplement les inconsidérés, les tarés qui pensent que la violence est l’unique solution. La résistance se transforme. Ou alors, je n’ai le chic que de tomber sur des membres violents de celle-ci. Et Enya dans tout ça ? « Tu n’as rien à voir avec ça toi… » Dis moi. Rassure moi.


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MessageSujet: Re: La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]   Sam 4 Mar - 19:08

« Ce n’est pas moi qui fait mumuse avec une arme pour faire ami-ami avec des tarés… »
Timothée a les bras croisés et le regard dur. Et dans un réflexe stupide, j’adopte la même attitude. Alors nous voilà, tous les deux, sur la défensive, prêts à se disputer. C’est stupide. Je ne me suis jamais disputée avec Tim encore. Notre relation est simple et belle. Enfin, simple, tout est relatif, mais elle n’est pas ponctuée de disputes. Et cette absence de déchirements réguliers est assez estimable à mes yeux pour que je veuille la protéger. Notre relation est plutôt complice, bien que gênée d’une certaine façon. Je n’ai aucune envie de me disputer avec Timothée. Et pourtant c’est ce qui risque d’arriver.  Comme si j’y étais condamnée.
« Vous allez quoi !? Tu vas quoi !? »
Je ne réponds pas. Il est en colère, je le vois, il est réellement en colère maintenant. Et je me sens de plus en plus mal. Le rouge sur mes joues doit commencer à arriver, doucement mais sûrement. On va faire quelque chose de mal. Et je me suis embarquée dedans. Il y a encore quelques heures, alors que j’étais dans l’euphorie des préparatifs, j’aurais pu tout à fait argumenter et défendre notre opération. Mais là, c’était différent. Là, on s’apprêtait à faire exploser quelque chose, et je parlais à Timothée. Et bizarrement, quand il s’agissait de Timothée, tout était différent. Je lui avais menti, mensonge qu’il prit soin de me balancer en pleine tronche. Je l’avais cherché, pour le coup. Je lui avais dit que j’étais de garde à l’hôpital, ce qui était faux. L’hôpital s’en sortait parfaitement sans moi ce soir. Mais je n’avais pas su lui dire ce que je faisais réellement. Je savais qu’il n’aurait pas approuvé. Je n’avais pas eu le courage de l’affronter, de défendre mes actions. Je n’en avais pas beaucoup plus le courage maintenant, prise sur le fait.

« Enya, pourquoi t’es là ? Ne me dis pas que tu participes à une de leur activité !? Ils sont dangereux, ce sont des résistants…Tu n’as rien à voir avec ça toi…»
Ses mains sont maintenant sur moi, l’une sur mon épaule, l’autre sur mon bras, et alors que j’allais répondre, je fus parcourue d’un frisson ravissant toute vélléité de remarque cynique. Je ne comprenais pas Timothée. Je ne comprenais pas ce qu’il voulait. Il disait des choses et agissait dans le sens contraire. Il était capable de mettre des kilomètres de distance entre nous quand je m’approchais et d’avoir après des gestes tendres comme celui-ci. C’était frustrant au possible. Je soupirai.
« Si, je participe, Tim. Parce que je suis une résistante, moi aussi. Parce que j’en ai marre de rester derrière ma radio, d’être inutile, d’être un jouet. Je veux faire quelque chose ! »
Je haussai les épaules, à moitié en colère, à moitié blasée. Je ne savais pas comment lui expliquer tout ce que j’avais en moi. Je n’étais pas sûre qu’il puisse comprendre. Je secoue la tête.
« Il faut que j’agisse, Timothée. Je tourne en rond. L’hôpital, la radio, ça rime à rien. Et tu l’aurais vu, tu l’aurais su, si tu me parlais, si on était ce qu’on devrait être et pas ce putain de truc improbable qu’on forme ! »
Ma voix s’élève, un peu fort peut-être, et je soupire en baissant les yeux.
« On vit quasiment ensemble mais on n’est pas en couple, et je sais pas ce qu’on est, parce que je sais pas ce que t’attend de moi et je ne sais même pas si tu le sais, toi. Tu mets tellement de distance entre nous que j’ai l’impression de…. »
De ne pas être celle que tu veux. De ne pas être assez bien. D’être de trop. Les mots ne sortent pas. Je relève les yeux, les plonge dans ceux de Timothée. Je me rappelle la nuit sur le toit, ce que nous avions partagé cette nuit-là. Pourquoi est-ce qu’on ne retrouve pas ça ? Pourquoi est-ce que ça nous échappe ?
« Tu n’es pas là, Tim. Tu ne me parles pas. Même dans notre relation, je me sens inutile. Ici au moins, j’ai l’impression d’être utile. Et je n’ai pas de comptes à te rendre. »
Je prend sa main, entrelace nos doigts. Ca pourrait être tellement simple. J’ai juste envie de l’embrasser et l’emmener loin d’ici. Je me contente de rester là, nos doigts entrelacés, mes yeux sur lui.
« Je vais faire ce que j’ai à faire. Et toi, tu vas sortir d’ici avant d’être en danger. Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. S’il te plait. »

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MessageSujet: Re: La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]   Mar 21 Mar - 18:01

Rassure-moi. Ne sois pas celle qui s’enfonce dans un abysse dont il est bien difficile d’en ressortir. Je connais ça, je sais ce que cela peut engendrer en soi…la culpabilité. La recherche continuelle d’un autre scénario qui aurait pu, qui aurait du mais qui au final, n’existe et n’existera jamais. Un espoir sans fondement. Un espoir douloureux, immobile et flétrissant ce qui fait le présent. Je ne veux pas qu’elle puisse ressentir de tel sentiment. Je ne veux pas qu’elle risque une quelconque seconde sa vie. Du moins, plus qu’avec l’existence de sa radio. Elle est brillante. Elle est forte mais elle ne pourra pas survivre au colosséum ni à une attaque des shadowhunters et encore moins à une bombe. C’est trop… trop pour elle. Trop pour n’importe qui luttant pour une meilleure vie. Si, je participe, Tim. Parce que je suis une résistante, moi aussi. Parce que j’en ai marre de rester derrière ma radio, d’être inutile, d’être un jouet. Je veux faire quelque chose ! Sa conviction me percute et esquisse un mouvement de recul de mon visage. Je cligne une fois des yeux et retire mes mains de son corps pour mettre de la distance entre nous. La voila plus déterminée qu’il y a une minute pourtant, je décèle une autre lueur dans son regard à moins que ce ne soit sa posture. Je ne sais pas. Je ne sais pas du tout mais je vois clairement ce qui m’a attiré chez elle. Pas cette bulle. Pas ça mais sa conviction la force qu’elle ne se reconnait pas mais qui persiste à m’exploser en pleine face. L’esprit humain est un bordel sans nom. Comment ressentir autant de colère et de déception tout en étant totalement attirée par la personne qui en est la cause ? C’est un mystère. Il faut que j’agisse, Timothée. Je tourne en rond. L’hôpital, la radio, ça rime à rien. Et tu l’aurais vu, tu l’aurais su, si tu me parlais, si on était ce qu’on devrait être et pas ce putain de truc improbable qu’on forme ! Son ton prend en octave et je ne peux m’empêcher de laisser mes yeux vagabonder vers la porte. Manquerait plus qu’un guignol se pointe au milieu de ce déballage de connerie… ceci dit ça aurait le mérite de me défouler parce que… parce que j’en ai besoin. J’ai besoin d’extériorisé ce qui s’accumule en moi. De réagir avec plus de violence que je ne veux l’avouer. Je ne supporte plus ce monde ni les abrutis qui y siègent ou y vivent. Je ne supporte pas les indifférents, les attentistes, les lèches-bottes, les violents, les cons…. Je veux que ça bouge. Je veux que tout change. Je suis impatient mais m’oblige à me contenir, à collecter les informations, à faire ce que je sais faire… la seule chose que je sais faire : analyser. On vit quasiment ensemble mais on n’est pas en couple, et je sais pas ce qu’on est, parce que je sais pas ce que t’attend de moi et je ne sais même pas si tu le sais, toi. Tu mets tellement de distance entre nous que j’ai l’impression de…. Mes yeux s’écarquillent. Quoi ? Que veut-elle que je lui dise ? Que veut-elle que je fasse ? Je milite déjà pour mon propre bien être psychologique, comment espère-t-elle que je puisse être ce qu’elle veut ? Je ne saurai même pas comment m’y prendre. Je ne saurai même pas qui être. Et puis, merde. Qu’est-ce que je viens faire la dedans ? Je ne lui ai pas demandé de rejoindre les guignols ni poussé, ni induit ni rien du tout. Jamais. jamais je ferai un truc pareil. Jamais je ne souhaiterai la voir en danger ou prendre plus de risque qu’il ne faudrait. C’est totalement inconsidéré…. Elle est … Je ne sais plus. Je ne sais pas. Ma tête se secoue de gauche à droite et je recule encore de deux pas. Tu n’es pas là, Tim. Tu ne me parles pas. Même dans notre relation, je me sens inutile. Ici au moins, j’ai l’impression d’être utile. Et je n’ai pas de comptes à te rendre. J’hallucine. J’hallucine complètement. Je dois être tombé sur la tête. J’ai du raté le rebord et échouer 10 mètres plus bas. C’est ça, je suis mort. Complètement. Définitivement et dieu que c’est pas funky comme lieu d’attente pour atteindre le nirvana ou simplement disparaitre de ce monde débile. Et puis…

Et puis sa main attrape la mienne et je comprends à la seconde que mon cœur bat encore dans ce monde de merde. Je le sais mais ça ne m’enlève aucunement ma colère, la déception et l’électricité qui me parcourt en sa présence. C’est insupportable, comment rester droit dans ses baskets ? Je vais faire ce que j’ai à faire. Et toi, tu vas sortir d’ici avant d’être en danger. Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. S’il te plait. Je cligne des yeux. Une fois. Deux fois. A la troisième je me sens débile mais c’est pas grave, je cligne encore. S’il te plait ? Sérieusement ? Sérieusement elle a dit ça ? fin « ça »… tout ça ? Dans… je secoue la tête, l’abaisse avant de revenir vers Enya en affichant un grand sourire. Bien sûr Poussinette, demandé ainsi, je ne vois pas d’objection et puis.. je suis tellement ravi de pouvoir entendre, voir et comprendre tout ce que tu penses d’une telle situation. Je m’approche, prends l’arme contre ma peau et la sors de sa cachette pour la poser dans les mains d’Enya. Je suis fier de toi Poussinette, tu prends tes décisions avec réflexion et pertinence. Je m’éloigne vers la porte en agitant la main en signe d’au revoir. Passes une bonne journée Poussinette, que tu puisses bien t’éclater et revenir entière à la maison… Ma main se pose sur la poignée et au lieu de tourner celle-ci c’est tout mon corps qui se tourne vers Enya. Mon visage n’exprime plus rien de similaire. Je chuchote mais mon ton est sans équivoque. Non mais tu te fous de ma gueule !? J’avance. C’est ça que tu veux ? T’y crois ? Un mode couple stupide croyant qu’on peut foutre des bombes où on veut sans que ça cause le moindre mal !? Je parle aussi avec les mains, ça faisait longtemps tiens..Et puis, qu’est-ce que je viens faire la dedans ? Qu’est-ce que NOUS faisons la dedans ? Notre relation te pousse à risquer la vie d’autrui ? Et la tienne aussi ? Je suis maintenant face à elle, proche. Regarde moi. Regarde moi bien, tu crois vraiment que je vais te laisser risquer ta vie ? JA-MAIS ! Il ne doit rien t’arriver ! Pas à toi okay !? Que ça te plaise ou non tu ne vas pas rester ici, tu vas pas risquer de mourir, je ne vais pas te laisser te blesser c’est impensable ! Je l’attrape par le poignet et l’attire à ma suite puis m’arrête pour l’observer. Tu n’es pas inutile que ce soit dans ce monde ou pour moi. Tu es irremplaçable. Je repars vers la porte quand celle-ci s’ouvre à la volé et s’échoue en plein sur ma tête. Je grogne, chancelle et tiens mon visage entre mes mains. Putain de merde ! T’es qui toi !? Je secoue la tête et redresse le visage en grimaçant. Elle me menaçait déjà d’une arme, pas besoin de me refaire le portrait Crétin… Peut être le mot de trop m’enfin difficile de mentir jusqu’au bout. La protéger elle, oui, flatter l’égo de l’abruti… non.

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MessageSujet: Re: La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]   Jeu 6 Avr - 19:09

« Bien sûr Poussinette, demandé ainsi, je ne vois pas d’objection. »
Je soupire. Magnifique. Il est vexé. Vexé comme une gonzesse. Bon sang. Parfois, je n’arrive pas à comprendre Timothée. Souvent, en fait. Mais là, que voulait-il que je lui dise ? Je soupire une seconde fois alors qu’il continue son manège. Je l’ai peut-être un peu cherché, après tout. Mais nous voir comme ça, nous disputer comme des gamins, afficher nos ego et nos fiertés, c’est ridicule.
« [color=blueangelNon mais tu te fous de ma gueule !?[/color]»
J’ouvre des yeux surpris. Il est vraiment énervé. Vraiment très énervé même. Mais il m’accuse de quelque chose de grave, de terrorisme gratuit, comme si j’avais dans l’intention de poser des explosifs et de tuer des gens sans réfléchir. Le plan était réfléchi, mon implication était elle aussi très réfléchie. Il ne me faisait pas confiance, pas assez pour croire que je ne faisais pas une connerie ce soir, en tout cas.
« Et puis, qu’est-ce que je viens faire la dedans ? Qu’est-ce que NOUS faisons la dedans ? Notre relation te pousse à risquer la vie d’autrui ? Et la tienne aussi »
Je baisse les yeux vers le sol, admirant mes pieds. Ce n’était pas ce que j’avais voulu dire. Il le savait très bien. Ce n’était pas du tout comme ça que ça s’était passé, je ne m’étais pas engagée à cause de lui. Bien sur, notre relation n’était pas au beau fixe et peut-être que la frustration de le voir si distant avait joué un rôle, mais ce n’était pas de sa faute si j’étais là. J’espère qu’il le savait.

Il est revenu vers moi, proche, et mes yeux cessent d’admirer mes pieds et se reportent sur lui quand il continue à parler. Parce que derrière toute la colère dans sa voix et dans ses mots, je ne me souviens plus la dernière fois qu’il m’a réellement dit qu’il tenait à moi. Il le dit, maintenant. Qu’il ne veut pas que je risque d’être blessée. Que je compte.
« Tu n’es pas inutile que ce soit dans ce monde ou pour moi. Tu es irremplaçable. »
Ces simples mots font l’effet d’une bombe dans mes tripes, dans mon cœur, dans mon âme. Irremplaçable. Je n’ai jamais été irremplaçable pour personne. Sa main qui agrippe mon poignet et m’emmène vers la porte ne rencontre aucune résistance de ma part, parce que je suis trop occupée à le regarder et à….m’en vouloir, je suppose. M’en vouloir de lui avoir menti. De lui avoir fait peur. De lui avoir reproché son attitude. Plus rien n’a d’importance maintenant, parce qu’il l’a dit. Et tous ces sentiments que j’ai ressenti pour lui sur ce toit, et dans sa cour quand il est revenu de l’Arène, tous ces sentiments qui s’étaient un peu effacés sous le coup de la distance, de la frustration, de l’incompréhension, reviennent d’un coup. J’ai envie de le serrer très fort, jusqu’à ce qu’il ne soit plus en colère. Je suis irremplaçable pour quelqu’un. Pour lui.
Mais la porte s’ouvre à la volée avant que j’aie pu faire quoi que ce soit, et Tim me lâche pour se tenir le visage. Le cri m’échappe de la gorge alors que Julian entre dans la pièce, de toute évidence peu enclin à négocier avec Timothée.
« Attends ! »
Je m’avance vers Julian, les mains levées en signe d’apaisement. Il me voit, fronce les sourcils, regarde Timothée qui ne peut pas s’empêcher de l’injurier, puis me regarde à nouveau.
« Il est avec moi. C’est mon petit ami. »
Je pose une main sur le bras de Timothée, inquiète.
« Ca va, Tim ? Attends, laisse-moi voir. »
J’enlève doucement ses mains et observe son visage en grimaçant. Son nez a pris un sacré coup. Cassé, probablement. Il saigne beaucoup en tout cas. Julian marmonne quelque chose que je ne comprend pas avant de m’apostropher.
« Ton petit ami ? Rivers, t’es sérieuse là ? Tu amènes ton mec ici ? »
« Je l’ai pas amené », réponds-je avec un regard noir. « Il s’est retrouvé ici par hasard. »
« Ouais, ben, il dégage ou on le fait dégager. Tout le monde t’attend là, merde. »
« Deux secondes, Julian. Tu lui as envoyé la porte sur la figure. »
Julian hausse les épaules, répète « deux secondes », puis sort de la pièce. Je passe une main sur la joue de Timothée, toute animosité envolée.
« Désolée. Ca va aller ? Rentre à l’appart, je regarderai ton nez en revenant. Je voulais pas que tu sois blessé…. »
Le plan bien huilé tourne au cauchemar.

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MessageSujet: Re: La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]   Dim 23 Avr - 19:24

Je ne suis pas prêt à trop de concession. Pour Enya, pour sa vie. Pour son souffle, son battement, je veux bien me faire passer pour un inoportun, un indésirable, une raclure, un indic, un… tout. Tout ce qu’il faut pour la protéger de ces types. Tout pour m’assurer qu’il ne lui fasse pas payer ma présence mais en aucun cas je ne pourrais conserver une attitude acceptable en présence de ces tarets. Combien de morts faut-il encore pour que tout ceci cesse ? N’ont-ils pas conscience qu’ils n’aident en rien ce reste d’humanité ? Mais Enya s’interpose avec une inquiétude vicé sur son visage. Je n’aime pas la voir ainsi. Je n’aime pas la voir ici. Enya.. non… ne … ..petit ami ! Je manque de m’échouer sur le sol, mais j’y suis déjà. L’image n’est pas terrible mais la sensation est physiquement déroutante. A tel point que je ne cherche pas à rattraper cette déclaration, que je ne déments pas, que… je ne sais pas ce que j’aurai pu faire pour lui éviter d’être associer à moi, à ma présence mais, dans tous les cas, je ne fais rien. Mes yeux dévorent le visage d’Enya. Je suis broyé par l’envie de gueuler encore une fois et de l’attirer contre moi. Qu’importe ce nez, qu’importe ce sang. Enya. Qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce qu’on fait ? Dis-moi. Qu’est-ce que nous faisons tous les deux à se gâcher ainsi ? Gâcher notre temps, gâcher demain ? Je ne suis qu’un con. Je n’ai pas… je suis con. Ses doigts autour de mon visage me rappellent ce soir là, au retour de l’arène. J’ai pourtant tout fait pour l’éloigner. Enya Rentre à l’appart, je regarderai ton nez en revenant. Je voulais pas que tu sois blessé…. Je passe ma manche sur le bas de mon nez en secouant la tête. Non. Certainement pas. Enya, on peut me caser les jambes que je te trainerai jusqu’à la maison. C’est un fait. Pas une question. Pas une boutade. Un fait. Je ne les suis pas pour le plaisir, c’est pour le travail. Crois moi, s’ils sont sur ma liste c’est qu’ils ont un lien avec des morts. Je me redresse, pose mes mains sur son visage, déplace une mèche de cheveux pour la faire glisser derrière son oreille. Je dois les arrêter. Mon pouce caresse sa peau. Je suis désolé. Tellement qu’on en soit là. Que mon job soit ainsi, que je ne puisse pas le dissocier du gouvernement. C’est mon travail, je peux pas risquer la moindre vie. Je ne peux plus avoir ça sur la conscience. Je suis désolé de donner l’impression d’être avec eux et contre toi mais ça nous dépasse. Je suis d’accord avec le gouvernement en ce qui concerne les attaque. Il faut que cela s’arrête. Plus de morts. Stop. Ca dépasse ce que je ressens pour toi. Ca dépasse ma haine pour le gouvernement. Ca dépasse ce nez pété.
J’aimerai l’embrasser, j’hésite un instant mais sens clairement ce gout très particulier du sang. Ma pomme essuie à son tour le liquide. Le saignement ne m’aidera pas alors je pose mes doigts el long de celui-ci et avant qu’Enya n’esquisse le moindre geste, je replace. Ni la première ni la dernière j’imagine. Mon grognement associé à la douleur me fait chanceler bien qu’assis mais au moins, c’est fait. Enya.. je suis prêt à beaucoup de chose pour toi, ta sécurité, ta présence mais s’il te plait, n’y vas pas. Laisse-moi les arrêter sans risquer qu’il t’arrive quelque chose. Les locaux ne sont jamais vides, surtout pas dans ce secteur… Je sais qu’elle a fait ses recherches, je sais qu’elle ne ferait pas de mal à des innocents mais… à des coupables ? Coupables de ce gouvernement ? J’avoue ne pas savoir, ne plus être sûr de rien et ce n’est probablement pas le moment de me questionner la dessus. Je regarde la porte, dessous précisément et devine une ombre. Je ne suis même pas sûr qu’ils nous laisseront l’occasion de partir… J’incline le visage vers la porte. A leur place, je ne le ferai pas. A leur place, je ligoterai ce petit ami. A leur place, je le tuerai peut être … et peut être même la fille sauf si elle a un rôle important dans ce cas, je la menacerai d’une arme et après… et après ? Je secoue la tête. Définitivement, je n’aime pas ça. Je suis debout, non loin de la porte, j’ouvre mon sac et sors mon propre flingue. Sentir cette arme dans mes mains me donne un frisson de dégout. A cet instant deux choix s’offrent à moi. Le premier, partir par la fenêtre avec ou sans Enya puis les suivre qu’elle le veuille ou non. Le second, entrer dans l’autre pièce et m’imposer comme participant. Le problème reste mon arme –Enya ne devant meme pas savoir que j’en avais une – et le badge dans mon sac. M’en délester est un problème puisqu’ensuite je n’en aurai plus. Enya en a une ceci dit. Mon regard se porte sur Enya après avoir visualisé les deux options. Il faut choisir.

Maintenant.

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MessageSujet: Re: La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]   Mer 10 Mai - 16:32

« Enya, on peut me casser les jambes que je te trainerai jusqu’à la maison. »
Julian lève les yeux au ciel et marmonne quelque chose, je n’y fais même pas attention. Je n’ai d’yeux que pour Timothée. Il semble déterminé. Pas juste pour l’objectif qu’il suivait en venant ici. Mais pour moi. Et c’est la première fois depuis longtemps que je le vois comme ça. Et puis, il me parle de travail. De morts. D’arrêter les gens que je m’apprête à accompagner. Je ne comprends plus grand-chose. Je jette un regard à Julian qui s’est figé, et semble en colère réelle maintenant.
« Nous arrêter ? Attends c’est quoi ces conneries ?? Il bosse pour qui ton mec, Rivers ? C’est quoi ce plan ? »
Je ferme les yeux une seconde et je sais que les choses sont en train de devenir très compliquées. Je regarde Timothée, plongeant mes yeux dans les siens une seconde. Il semble sincère dans ses paroles. Il croit vraiment que ces gens sont mauvais.
« Je vais chercher Hugh »
Avant que j’aie pu esquisser un geste, Julian est parti. Je m’apprête à le rattraper mais un craquement me fait sursauter. Timothée a replacé son nez tout seul. Dans un cri, je m’approche et prend son visage entre mes mains. Bon, il a fait ça bien. Ca suffira pour le moment en tout cas.
« Tim, je… »
« Enya.. je suis prêt à beaucoup de chose pour toi, ta sécurité, ta présence mais s’il te plait, n’y vas pas. Laisse-moi les arrêter sans risquer qu’il t’arrive quelque chose. Les locaux ne sont jamais vides, surtout pas dans ce secteur… »

Je me tais, me pince les lèvres. Je ne sais plus quoi faire. Et s’il avait raison ? Si Hugh m’avait menti ? Si les locaux que l’on s’apprêtait à faire exploser n’étaient pas vides ? Si ces gens étaient dangereux. J’avais du mal à y croire. Ils étaient un peu plus extrêmes que la moyenne, mais ils m’avaient affirmé n’avoir jamais tué personne. Mais Timothée disait le contraire. Il disait devoir les arrêter. Et je ne savais plus qui croire. Hugh faisait figure d’autorité. Mais Timothée, c’était Timothée. Et la confiance que j’avais toujours eue en lui, depuis les premiers mots que l’on s’était échangés, était toujours là, dans mes tripes. Je n’avais pas envie de le croire, parce que cela voudrait dire que je m’étais lancée dans une opération qui visait à tuer des gens. Mais mon cœur me disait qu’il avait raison et cela m’horrifiait.
« On ne peut pas les arrêter comme ça, Tim. Ils sont six et armés. », murmurai-je rapidement en sachant que Hugh et Julian pouvaient revenir d’un moment à l’autre. J’envisageai rapidement nos options. On pouvait essayer de s’enfuir, mais ils nous rattraperaient peut-être. Et cela ne les empêcherait pas de poser la bombe. On ne faisait pas le poids à deux contre six, ils étaient armés et plus expérimentés que nous. Je ne pouvais pas simplement leur dire que finalement, l’opération se ferait sans moi. Je ne pouvais pas les raisonner à tout arrêter. Je me lançai dans la seule option possible à mes yeux. La plus dangereuse aussi. D’un geste, je fis passer mon sac à dos devant moi, l’ouvrit et en sortit la bombe qu’il contenait. Je l’armai rapidement au centre de la pièce, pris Timothée par le bras et on sortit rapidement de la pièce par la fenêtre. Une fois à une dizaine de mètres du building, j’activai et l’engin explosa, faisant s’écrouler la pièce, celle d’à côté et celle d’au-dessus.

J’inspirai un coup et repris ma course, en tenant toujours Timothée. Au bout de quelques secondes de course, j’avisai une maison que je savais vide ce soir, le propriétaire était barman dans un club. J’entrai dans le jardin, entouré de palissades, et entrainai Timothée à ma suite, lui intimant de se baisser. Le souffle court, j’inspirai longuement.
« Ils vont peut-être se lancer à notre poursuite. Ou ils vont continuer l’opération de toute façon, voire les deux. Il faut qu’on avertisse les miliciens, ou quelqu’un, je sais pas. Et il faut qu’on se mette à l’abri. Le Masquerade est pas loin. »
Une fois là-bas, on était en ville, il y aurait du passage, on serait en sécurité. Personne ne savait où j’habitais. On pouvait s’en sortir si on allait assez vite. Je baissai les yeux, honteuse.
« Je suis désolée, Tim. Je voulais…j’ai cru…je suis désolée. »
Je n’avais pas d’excuse, pas d’explication. Juste de la culpabilité de m’être lancée dans un truc pareil. Tête baissée, sans vraiment chercher à comprendre, sans envisager les conséquences.

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MessageSujet: Re: La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]   Ven 16 Juin - 20:44

Il est difficile de savoir jusqu’où on est prêt à aller pour autrui. J’aurai tendance à dire que je pourrais réellement me battre ou me mettre dans une situation délicate si la personne en question se trouve elle-même dans un contexte difficile, violent, injuste ou que sais-je ? Ceci dit, je sais pertinemment qu’au fond j’en sais rien. Je suis foutrement incapable de savoir ce que je pourrais ou  ne pourrais pas faire pour autrui. Certes, des évènements de merde, j’en ai vécu et un bon gros tas bien fumant. Un peu comme tout le monde aujourd’hui. Je crois bien que les films d’actions ne nous font plus rêver, nous, simples mortels de ce présent bien trop irréel à mon gout. Combien sommes-nous à avoir tutoyé des zombis ? à en avoir tué ? A avoir Fuis ? Frappé ? Bien trop nombreux pour qu’une production hollywoodienne fasse aujourd’hui le buzz sur des thématiques du genre zombi, thriller, post-apo, catastrophe naturelle ou encore magie. Il nous manque en réalité que des petits hommes verts. Bah voila c’est ça le cinéma du futur et pour ce qui est des thématiques « standards » il faudra simplement ajouter des questions de nature et « d’ancienneté importante » ou « longévité accrue » ou « vie d’enfer ». Passons, je divague. Encore. Quoiqu’il en soit, donc, j’ai des souvenirs qui pourrait m’indiquer le type de personne que je suis et probablement ce que je pourrais ou pas faire pour autrui. Rien n’est moins sur en réalité. Je pars du principe que c’est le contexte au moment où il se produit qui nous amène à faire ou ne pas faire, non ? Notre humeur doit jouer un rôle aussi… nos affinités avec telle ou telle problématiques aussi. Mais, dans le fond, nous faisons pour autrui que ce qui est en raccord avec nous même…. Plus ou moins, non ? J’ose imaginer que nous avons tous nos limites, nos tabous, nos freins ?

Ou peut être pas. Au final, peut être qu’on peut juste se laisser surprendre par nous même ou par autrui. Tout dépend de lui, cet « autrui ». Honnêtement, je ne parviens pas à éclaircir mes idées. Je ne suis pas bien sûr de vouloir réellement trouver une réponse et puis ;.. le pouvons-nous seulement ? Ca me semble être un gros chantier comme question. Je suis persuadée qu’un philosophe s’y est déjà attelé, quant à savoir lequel… aucune idée… en philo je dessinais des sortes de canards swaggy. Le top. Le côté un peu frappading de mon prof ne m’avait jamais très attiré et mon attrait pour les sciences avaient eu raison du moindre effort pour tenter de m’intéresser aux autres matières. Enfin… comme quoi, peut-être ça m’aurait servi de suivre un peu… un minimum… une petite seconde. Enfin…. Je me suis déjà posé la question, me semble-t-il. A cause de Kenny, ce fourbe dont je ne parviens toujours pas à identifier les fondements de notre relation. Il est un mystère relationnel, une plaie amicale, un emmerdement pour la survie mais… mais, je n’y peux rien, il me rend optimiste. Pas pour le monde vu le pessimisme du bon homme sur la question mais sur moi-même. En le voyant, en repensant à notre plan « invasion du serveur », je me suis redécouvert ouvert sur le compte d’autrui. Vous savez, le « bénéfice du doute » ou plutôt ce petit bout d’instinct qui me soufflait en qui je pouvais avoir confiance, en qui une surprise pouvait naitre… voir le « bon ». Certes, il est vrai, après ça je me suis fait kidnapper, envoyé dans une arène imaginaire, pourchassé, malmené, tué et ressuscité…. Certes… on ne peut pas dire que l’expérience m’a rappelé au bien fait de l’humanité sur cette bonne vieille terre mais tout de même. Si j’y pense, encore, c’est que je peux y croire, encore. Et puis, il y en a d’autres des éternels croyant en un demain plus agréable. D’autres en qui ma confiance peut reposer. Pas énormément non plus mais juste ce qu’il faut.

Alors je ne sais pas si c’est simplement autrui, un autrui de confiance, une humeur, un contexte, un sentiment, un écho naissant en moi ou l’addition de tous ces éléments mais je suis là, là dans un jardin inconnu. Là dans un jardin inconnu avec une respiration roque, avec un bourdon dans les oreilles, avec une femme de confiance… Là dans un jardin inconnu avec une femme de confiance dont soudainement, je crains ne pas reconnaitre les traits. A moins que ce soit le reflet que je devine dans ses yeux, ce « moi » qu’elle observe tout en s’affolant. Et elle a raison de s’affoler. Ce qu’elle vient de faire est…complètement fou. Ce que je viens de laisser faire est complètement fou. Alors voila, voila pourquoi ma question. Suis-je réellement fou ? Est-ce seulement pour elle ? Est-ce aussi pour moi ? Une bombe vient d’exploser dans un bâtiment initialement vide mais pas totalement à ce moment là. Ou.. ou peut être l’était-il ? J’espère. Bon sang, n’est-ce pas ce que je voulais empêcher ? Qu’un truc explose ? Même avec du vide et un peu de béton comme terrain de jeu ça reste dangereux alors là…  Je ne sais pas quoi penser. Je ne sais pas si je dois hurler ou craindre une conséquence. Je ne sais pas si je dois hurler cette folie ou saluer l’initiative. Je ne sais pas si je dois la reconnaitre ou pas derrière cet acte. Je ne sais pas si je dois accepter ou pas le choix implicite que j’ai fais. Je ne sais pas… je ne sais pas si cet évènement précis doit déterminer qui je suis. Je ne sais pas si je dois répondre à l’adrénaline bienfaitrice qui explose en mon être ou si je dois m’en détourner. Je ne sais pas si je dois ressentir à bras ouverts l’électricité qui me parcourt en posant mes yeux sur elle ou faire demi-tour, m’éloigner, disparaitre. Qu’avons-nous fait ? Qu’ai-je fais ? Mais qu’est-ce qu’on….

Le temps s’est probablement arrêté durant un instant. Ca doit être ça car je ne suis pas prêt à ressentir cette parfaite explosion de sens. D’un coup, les sons urbains m’assaillent, les pulsassions de mon cœur semblent donner des coups de marteaux dans mon être, mon crâne me tire dans tous les sous, l’odeur acre et opaque de l’explosion que je ne peux pourtant sentir me remplit le nez et les poumons, la couleur verdoyante de ce jardin laissé presque à l’abandon me picore le regard… C’est ça, un bref instant le temps s’est arrêté et il venait tout juste de repartir. [colo=white] Ils vont peut-être se lancer à notre poursuite. Ou ils vont continuer l’opération de toute façon, voire les deux. Il faut qu’on avertisse les miliciens, ou quelqu’un, je sais pas. Et il faut qu’on se mette à l’abri. Le Masquerade est pas loin.[/color] Et cette femme s’affole, parle vite, agite son regard sur ce qui nous entoure. Et cette voix m’interpelle, me heurte plus que le reste pour attirer mes prunelles, qu’elles s’agrippent et s’accrochent à la vison face à moi. Cette femme. Pas n’importe qui, non, c’est certain. Les battements de mon cœur me le font immédiatement remarqué, ils se détendent pour aller en parfaite opposition aux pulsassions du sien. Elle a peur. Enya. Ce n’est pas qu’une femme, ce n’est pas une inconnue. Cachée derrière cette folie, il y a Enya. Cachée derrière ma folie, il y a Enya. Cachée derrière ce choix implicite, il y a … Enya, ça va all... oublis on parl..plus tard.. Le but du jeu étant de deviner la fin de ma pensée. Super, j’en perds mon langage. Me voila tel Cro-Magnon, mon cher voisin. Je m’approche alors qu’elle s’excuse tout en m’imposant une voix calme. Je me l’impose puisse qu’en dehors de mon cœur qui s’est calmé, mon corps, lui n’est pas au bout de ses peines. Celui-ci s’exprime avec une précision sans risque de confusion ou peut être légèrement influencé par ce trop plein d’adrénaline, cette folie, ce choix du danger, cette limite largement dépassée….

Ses lèvres. C’est vrai... ce gout, cette sensation, c’est… Ses lèvres. Ses lèvres contre les miens ou plutôt les miennes contre les siennes. Pressées et pressantes dans sentir plus. Mes mains autour de son visage. Mes doigts qui glissent contre elle, caressent sa nuque, écartent ses cheveux. Ma langue qui joue avec envie avec la sienne. Mon souffle haletant qui rappelle à mon cœur qu’il peut battre plus vite, oui plus vite. Mon corps qui se fiche éperdument du « bien ou du mal » d’avoir fait exploser une bombe. Mon corps qui se fiche comme de l’an 40 qu’on nous trouve ou pas. Mon corps qui regrette simplement. Mon corps qui fait écho à mon être dans le regret de ces mois perdus. Mes jambes avancent, les siennes reculent. Nos pieds se heurtent aux marches menant au perron. Je lâche un léger rire en m’excusant, pose une main derrière elle, sur l’une des marches, sans quitter son contact. Cette main ne reste pas bien longtemps sur le bois, et s’approprie bien vite le bassin de cette attente bien trop longue. Nos lèvres se quittent, les miennes embrassent son cou, profitent de notre pause sur les marches pour descendre dans son décolleté. Ma seconde main quitte sa place pour parcourir son corps et se placer sous son sein. Je redresse mon visage, quitte le gout de son épiderme pour retrouver ses yeux. Un bruit non loin nous fait sursauter, ce n’est pas le moment. Ce n’est pas le moment d’attendre, encore. Je suis qu’un con. Je le sens à présent, mon corps me l’expose en plein visage, en 3D avec les sens en prime. Je me lève d’un bon, m’approche de la porte et casse le carreau le plus proche de la poignée. Grimaçant après m’être coupé en passant le bras dans le petit espace, je déverrouille la porte et tends la main vers Enya pour l’inviter à entrer. A rentrer et  à me revenir, là, dans mes bras, contre ma peau. on est pas à une infraction près…

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MessageSujet: Re: La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]   Dim 2 Juil - 22:28

Je ne sais plus trop où j’en suis. J’ai agi sous le coup de l’adrénaline, de l’urgence. J’ai pris ce que je pensais être la meilleure décision sur le moment. Mais maintenant, je me rends compte de mon acte. J’ai fait exploser une bombe, dans un bâtiment où se trouvaient peut-être des gens. C’est exactement ce que je voulais empêcher à la base. Bon sang. Qu’est-ce que cela fait de moi ? Comment Timothée me voit-il désormais ? Une meurtrière ? Une terroriste ? La panique s’empare doucement de moi et je cherche dans ses yeux quelque chose, une réaction, du réconfort.
« Enya, ça va all... oublis on parl..plus tard.. »
Sa voix est haletante mais au moins, il ne me regarde pas avec dégoût. Il ne s’enfuit pas. Et je ne comprends pas bien pourquoi. Pourquoi il reste après ce que j’ai fait. Après ce que j’ai failli faire. Mais je ne peux que le remercier, mille fois, de rester, d’être encore là. Parce que je crois que je ne supporterais pas de le voir partir et me laisser là.
Et d’un coup il est là, contre moi. Ses lèvres contre les miennes, et le tourbillon d’émotions que je connais bien, mais que je n’avais pas ressenties depuis si longtemps, m’embarque. Je rends ses baisers à Timothée, me serre contre lui, recule jusqu’à la marche. Les baiser, les étreintes sont frénétiques. Comme pour rattraper le temps perdu. Il rit doucement, s’excuse, et je souris avant de l’embrasser de plus belle. Combien de temps ai-je attendu ce moment ? Ce moment où il se lâcherait enfin, où il me montrerait ce qu’il ressent pour moi. Des semaines à attendre, sans un geste, sans un mot, sans rien. Des semaines à réfréner ce que moi, je ressens pour lui. Mes sentiments peuvent enfin sortir au grand jour et ils sont formidables.

Le bruit de verre cassé me fait sursauter et une seconde après, la porte est ouverte.
« on est pas à une infraction près… »
Je me pince les lèvres, pouffe doucement et entre, prenant Timothée par la main. A peine a-t-il passé le seuil que je referme la porte et reprend mes baisers. Je sens un liquide chaud sur son bras, m’arrête instantanément, baisse les yeux.
« Tu t’es coupé ! », dis-je en murmurant, inspectant rapidement la coupure. Superficielle. Je relève les yeux vers Timothée, les plonge dans les siens. Le médecin en moi me dit qu’il faudrait désinfecter la plaie et lui faire un petit bandage de fortune. Mais cela briserait le moment. Et je l’ai attendu trop longtemps. Alors j’envoie balader le médecin en moi et l’embrasse, mes deux mains sur sa machoire, l’une descendant le long de sa taille jusqu’au creux de son dos, l’attirant vers moi. Je le pousse doucement vers la porte fermée avant de revenir me serrer contre lui. Je connais cette sensation qui s’empare de moi, et je sais qu’elle s’empare de lui aussi. C’est ironique que nos corps s’expriment là, dans une maison abandonnée, après une des pires soirées de ma vie. Tout à coup, je me fiche bien des résistants, de la bombe, du fait qu’ils pourraient nous retrouver, des escapades nocturnes de Timothée, de notre dispute, des mois passés à le regarder vivre chez moi sans vraiment y être. Ca n’a pas tellement d’importance, au final. Ce qui compte, c’est le regard qu’il me lance et ses mains sur moi.
« Tu sais, tu n’as pas besoin de venir me draguer chaque fois avec une plaie », lui murmuré-je à l’oreille en désignant du menton son bras blessé, un clin d’œil appuyant mes propos. « Merci d’être venu », j’ajoute plus sérieusement, passant une main sur sa joue. Les choses auraient pu être bien pires s’il ne s’était pas pointé. J’aurais pu aller jusqu’au bout de l’opération, et ne plus savoir me regarder dans un miroir. Je ne sais plus trop où j’en suis, dans ma vie, dans mes principes, dans mes choix. Mais je sais qu’encore une fois, Timothée m’a sauvée. Je l’embrasse doucement, puis pose ma tête sur son épaule, ferme les yeux quelques secondes, profite du silence. Pas bien longtemps. Mon corps reprend bientôt la danse que Timothée avait entamée quelques minutes plus tôt.

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MessageSujet: Re: La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]   Mer 5 Juil - 16:18

Et elle m’embrasse. Et je l’embrasse. A cet instant, rien, absolument rien, ne pourrait freiner l’explosion de sensations que nous nous s’offrons. Je ne s’éloignerai pas dans un rire et simple mouvement de main persuadé de ne plus la revoir. Elle ne me regardera pas m’éloigner dans un courant d’air. Je ne se reculerai pas en sachant ayant outrepassé les limites. Elle ne cédera pas pour un pari. Je ne la regarderai pas avec regret. Elle n’imposera pas un stop de ses mains pour rappel d’un autre. Je ne mettrai plus de distance. Elle ne laissera plus le doute. Je ne croirai plus en l’identité d’un autre chanceux. Elle ne verra plus tel un fantôme de ce que nous pourrions être. Je ne serai plus ce fantôme incapable de vivre ce que j’ai longtemps souhaité. On s’embrasse. On s’embrasse à en perdre haleine, à manquer de souffle et sourire de nos prises d’air sans quitter la peau de l’autre, à ne pas grimacer du tranchant du verre ou de la dureté de la porte, du mur. Son murmure flotte une seconde, le temps que j’ai d’imposer une négative à ses réflexes de médecin. En cet instant, me soigner c’est continuer ces caresses, ces baisers. Me soigner c’est charger l’électricité qui se charge en nous et se répercute sur nous. Me soigner c’est fondre sur moi avec le même désir. Me soigner c’est oublier cette journée, ces deux derniers mois et les précédents juste pour aboutir à une évidence, une seule. La nôtre. Et c’est précisément ce que je lis dans ces yeux lorsqu’elle choisit de me soigner. Ses lèvres contre les miennes, ses doigts sur ma peau, j’en frissonne. Tu sais, tu n’as pas besoin de venir me draguer chaque fois avec une plaie. Mes prunelles parcourent son visage, mon sourire s’élargit dans une taquinerie qui m’est propre. Merci d’être venu Il n’y a pas de quoi. Mais ce n’est pas le moment de penser à ça, aux conséquences, aux risques. Juste elle. Juste moi. Ici. Je ne suis plus là pour te draguer Enya Rivers … Et mon sourire s’agrandit pendant que mes doigts attrapent déjà son chemisier pour en faire disparaitre tous les boutons. Mes yeux se laissent admiratif avant que mes doigts dégagent les épaules du restant de tissu et le laissent tomber au sol. Plus du tout… Je lache échapper un rire quand soudain, je me penche et la bascule pour la porter entre mes bras tout en m’élançant dans une demeure inconnue. La première porte est un débarra, la seconde une salle de bain et finalement le salon apparait. La chambre semble cachée, surement à l’étage et c’est visiblement trop loin pour nos corps alors je la remets à terre et encadre de mes mains son visage pour l’embrasser. L’une de celles-ci glisse sur la pureté de sa peau et s’amuse d’un dessin. Je finis par sourire entre deux baisers et laisse disparaitre mon sweet dans un mouvement rapide. Mes yeux s’enfoncent une seconde dans ceux d’Enya. Juste une seconde. Un bref instant de pause. Juste le temps de sauvegarder chaque élément nous entourant et chaque frisson sur son visage.

Juste une seconde.

RP terminé

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La liberté n'induit pas l'égoïsme [Tim & Enya]

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