AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 hostage taking [ambre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: hostage taking [ambre]   Dim 29 Jan - 16:26


HOSTAGE TAKING
FT AMBRE

Perplexe, il l'observe en coin. Ce gamin est là, sur le divan, comme transis, mais quelque chose cloche. Sa fonction d'homme de foi l'empêche de refuser l'hospitalité à qui est dans le besoin, alors il lui a ouvert. A ce gamin. Ou bien cette créature. Il dégage quelque chose de particulier. Depuis quelques temps, depuis cette histoire de brèche plus précisément, d'autres choses se sont extirpées des enfers, et d'autres sensations ont suivi au creux du ventre du prêtre. D'autres visions, plus terrifiantes encore, et d'autres frissons croisés, d'autres regards. En ouvrant la porte ce soir, il a vu ce gamin aux cheveux éparses, comme s'il était malade. De quoi? Il n'en a aucune idée, mais le gamin est stressé, il regarde ses mains comme si une chose allait en sortir. Appuyé contre le buffet du fond de la pièce de vie, à la lumière des bougies qui s'amenuisent avec les minutes, son regard reste sur lui, les bras croisés, une main tenant une infusion qui le tiendra éveillé toute la nuit s'il faut. Des recettes anciennes qui ne contiennent pas que des choses recommandées, mais pas interdites pour autant. Parce qu'on en est arrivé à ça. Rester dans les règles en les contournant intelligemment, mais beaucoup ne prennent pas cette peine... beaucoup préfèrent l'interdit et les risques qui vont avec. Un homme de Dieu ne peut pas se permettre ça. Sous le canapé un sceau de magie blanche a été peint, et ce gamin ne réagit pas à ce sort donc il n'est pas maudit, pas d'une manière que Semiel connait du moins, parce que le jeune prêtre en apprend tous les jours, en inventent tous les jours aussi. Le monde change et s'adapte, mais les enfers aussi semblerait-il, et la religion autant que la magie blanche, ne sont pas des sciences exactes... Demain, il pourrait mourir, mais c'est leur lot à tous aujourd'hui, alors pourquoi en serait-il autrement pour lui? Il l'a simplement accepté.

La gamin se met à se parler tout seul. Il semble perdu, désœuvré, d'où vient-il comme ça? Pourquoi ses mains sentent-elles le sang et l'explosif...? Encore une âme égarée qui n'a pas eu la force de tenir tête aux démons, que ce soit ceux des enfers ou ceux qui nous hantent. Allez savoir lesquels sont les pires... Le prêtre s'approche avec une seconde tasse chaude, et s'assoit en face de lui, pour essayer de rompre cette angoisse qui ne semble conforter aucun des deux. Il cherche son regard pour savoir à qui il a affaire. Ou bien à quoi? Mais le seul qu'il croise est celui d'un petit gars perdu qui ne sait plus où il en est. Nombreux sont ceux qui prennent en pleine gueule la cruauté du destin sans rien avoir choisi, et d'autres jouent la comédie. Il en a vu suffisamment pour savoir que les démons prennent la forme de tellement de visages innocents pour mieux le..."baiser". Alors il se méfie. Pour un prêtre qui porte le prénom divergent d'un des pires traitres de Dieu, il en attirent des enfoirés, mais il n'a jamais dévier de sa route, et pour lui, le chemin de la vérité n'est jamais long à laisser entrevoir les langues de serpents. "Vous croyez que... qu'on peut ne plus avoir le choix, mon père?" souffle alors sa voix grave et calme. Un gamin comme lui peut-il avoir une voix comme celle-là? Damn... qu'est-ce qui grandit en lui... Ses muscles semblent crispés...A-t-il bien fait de lui ouvrir? Pourquoi ce cercle de protection n'a eu aucun effet sur lui? Quel genre de créatures est-il? Semiel jette un œil aux différents objets qui ornent la pièce de vie, perplexe, et pose la tasse sur le coté du fauteuil, au sol. "De quel choix parlez-vous?" Un court instant de silence, où le gamin aux cheveux charbon et à la peau rapée de saletés se grattent les mains. Semiel se met en appui coudes sur genoux, et se penche, serieux. "Vous êtes avec moi?" "De celui de tuer ou de laisser la vie." Le gamin relève des yeux innocents dans celui du père Di Valli qui ne bouge plus, le visage éteint. Qu'est-ce qu'il raconte ce mioche de la vingtaine... "L'as-tu déjà fait?" "A votre avis..." Le visage du gamin change, ses joues se creusent un peu et ses yeux noircissent. Et merde... oh ça le fatigue... "Je ne sais pas, il n'y a que Dieu qui sait." "Dieu... quelle putain de catin gémissante celui-là..." qu'il râle en ricanant un peu. Sourcils un peu plissés, Semiel cherche à comprendre. "Quelqu'un t'y a poussé?" "Non. Vous aimez pas je vous insulte hein?" "ça m'est destiné?" "Insulter Dieu c'est insulter ceux qui le servent non?" "En quelques sortes oui. Mais je ne m'arrête pas à ça. Par les temps qui courent, nombreux sont ceux à ne pas m'aimer... pourtant vous êtes venu me voir. Pourquoi?" "Parce que personne ne veut m'ouvrir... c'est pas si dur à comprendre... vous avez vu ma gueule?" "En même temps si quand on vous ouvre, vous dites aux gens que dieu est une catin gémissante et que vous voulez les tuer, je peux comprendre leurs réactions..." "Vous avez peur mon père?" Le gamin penche la tête sur le coté. Au même moment, dehors, il y a du mouvement. Des ombres. Semiel tourne la tête vers la fenêtre quand il voit le gamin le faire et sa nervosité augmenter. "Quelqu'un vous cherche?" Il ne répond pas, cherchant autour de lui. Semiel se lève, méfiant et va voir à la fenêtre par le rideau, captant un morceau d'uniforme sombre... Il regarde de nouveau le gamin paniqué. "C'est pas ce que vous croyez..." Oh mais il ne croit rien du tout lui, il aimerait juste savoir pourquoi des shadowhunters vont fracasser la porte de sa maison pour un gosse soit disant perdu. Il lève les mains sur les cotés. "Du calme... je ne crois rien." "Vous mentez... je suis désolé mon père..." "Désolé de ...?" et là, on frappe. Ils s'identifient. Semiel lève les yeux au ciel. Pourquoi ne peut-il jamais avoir une soirée tranquille sans qu'on défonce un truc chez lui? Il s'avance vers la porte, l'ouvre, alors que le gamin se dissimule dans l'ombre. "Bonsoir..? Je peux vous aider?" Quoi? Il faut bien qu'il l'aide ce gamin. Si ça se trouve il n'a rien fait et ce n'est qu'une erreur? Dieu laisse une chance à tout le monde jusqu'à preuve du contraire. Il savait aussi trés bien qu'ils allaient rentrer de force. Ces types n'étaient pas réputés pour faire dans le politiquement correct. Au moins cette fois-ci, il avait sauvé sa porte.

✝yzua
Revenir en haut Aller en bas

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1217
↳ Points : 1195
↳ Arrivé depuis le : 23/07/2016
↳ Age : 20
↳ Avatar : Emily Browning
↳ Age du Personnage : 24
↳ Métier : Shadowhunter & Tueuse
↳ Opinion Politique : The rules apply to everyone, and order must be preserved
↳ Niveau de Compétences : /
↳ Playlist : Two steps from hell ~ Heart of Courage, Victory / Arch Enemy ~ War Eternal / Epica ~ In All Conscience, Unchain Utopia / Lindsay Stirling ~ The Arena / Sia ~ Chip Trills / Within Temptation ~ Empty Eyes, A shot in the dark / Imagine Dragons ~ Demons / Queen ~ Bohemian Rhapsody
↳ Citation : "For if a man plays the fool, then it's only fools he'll persuade. But appear to be the devil, and all men will submit."
↳ Multicomptes : Solveig Eriksson & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : #660000



les petits papiers
↳ Copyright: Lux Aeterna ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: hostage taking [ambre]   Jeu 2 Fév - 0:19


Hostage Taking
Because ennemies are not always who you think it is ••• Ses yeux vairons s'étaient posés sur le dossier devant elle. Une seule page, des informations plus que succintes. Elle leva le regard vers son supérieur, qui semblait très préoccupé par l'affaire. Evidemment, quand un tueur psychotique venait à s'échapper des cellules les plus sécurisées de la prison gouvernementale, il y avait de quoi s'inquiéter. Même si son interlocuteur avait plus peur pour sa petite place bien au chaud que pour les citoyens qui allaient se coltiner le fou furieux. Bon, Ambre s'en moquait bien de ceux-ci aussi, mais il était amusant de constater à quel point les gens pensaient plus à leur confort personnel qu'autre chose. Et aussi, l'homme n'irait pas traquer la bête. Ah non, risquer sa vie, c'était son boulot à elle, en tant que shadowhunter. Et elle se jetait dans la gueule du loup sans aucune information pertinente. En fait, pour résumer, elle connaissait l'identité de... L'adolescent qu'elle allait traquer, ses relations avérées avec la Résistance, des explosions qu'il a pu commettre... Et c'était tout. Sa nature était inconnue, sa situation familiale aussi. Quant à ses capacités, c'était trop demandé de la part des services secrets... Ou alors, tout était fait exprès et on l'envoyait au casse-pipe. Enfin, c'était mal la connaître, elle s'était sortie de toutes les situations jusque-là. C'était ce qui faisait sa maigre réputation aujourd'hui...

Ses doigts repoussèrent la feuille en direction de l'homme dans son costard alors que l'italienne se relevait. Il la détailla, étonnée. Bordel, il n'avait toujours pas pris la peine de lire son dossier ?! Il était écrit noir sur blanc qu'elle était hypermnésique dessus. Elle n'avait pas besoin de garder un pense-bête de données qui étaient déjà incrustées dans son cerveau. Enfin, la jeune fille n'avait pas envie de discuter ou de faire une remarque. Elle se contenta d'un salut, d'un simple mot, avant de prendre congé, tournant les talons à son supérieur. Un jour, la tueuse aurait Niklas en supérieur direct, même pour travailler tous les jours. Elle n'aurait pas à se coltiner tous ces... Dandys sans intérêt, sans la moindre intelligence. Ils étaient simplement là parce qu'ils étaient l'ami, ou la connaissance de quelqu'un de bien placé, pas parce que leurs capacités étaient intéressantes pour le Gouvernement en place. Ambre l'avait remarqué à de nombreuses reprises, bien qu'elle ait gardé tout cela pour elle. De son côté, elle rectifiait le tir comme elle le pouvait, modifiant les stratégies lorsque les demandes étaient trop... Personnelles par exemple, ou ne convenaient pas à la politique des dirigeants. Oui, la jeune fille se permettait cela, malgré son esprit très lié au Gouvernement. Parce qu'elle ne voulait pas le voir chuter sur des erreurs bêtes. Alors, elle règlait cela, sans que personne ne le voit. Un travail de l'ombre qui lui correspondait à la perfection.

Aussi, il lui fallait un camarade pour cette virée. Trouver quelqu'un qui voulait bien l'accompagner. Alors que la nuit était déjà bien engagée. Oui, deux paramètres très importantes. Ses yeux balayèrent la salle de garde de son perchoir. Après quelques secondes de réflexion, elle alla accoster un homme faisant deux fois sa taille et dix fois son poids. Enfin, presque. Celui qui devait le plus la faire passer pour une gamine minuscule et sans force. Mais c'était un peacekeeper. Donc, Ambre lui était supérieure hiérarchiquement, ce qui lui permit de lui expliquer la mission et de l'embarquer avec elle. Ca et le fait qu'ils n'avaient pas encore bossé ensemble. Il n'aurait pas eu autant le sourire sinon. Certes, il avait besoin d'action et s'ennuiait fermement jusque-là, mais il comprendrait bien vite que ce n'était pas une bonne chose. Notamment à l'instant où l'italienne lui demanda, avec sa gentillesse et sa douceur légendaires, d'arrêter de déblatérer des idioties, qu'elle s'en moquait totalement. Et le silence se fit enfin, si cher aux oreilles de la jeune fille.

Elle se glissa jusqu'à l'armurerie des miliciens, attrapa une mitraileuse, puisqu'on n'était jamais trop prudent, et compléta son armement (déjà composé d'une arme de poing et de son épée) par un deuxième pistolet et deux poignards, qui furent accrochés à ses mollets. Ambre vérifia l'équipement de son acolyte, s'estima satisfaite et lui intima de la suivre. Leur très chère cible avait trouvé refuge dans une petite maison de l'Elvenpath. Un lieu qui rappelait des souvenirs pas franchement ragoûtants à la milicienne, puisqu'un chien enragé avait failli lui arracher le bras lors d'une mission, avant qu'elle ne le refroidisse d'une salve de balles. Enfin, cette nuit, tout se passerait mieux...


Deux coups contre la porte d'entrée, alors qu'Ambre déclinait son identité. Quelques mots froids, qui ne devaient pas réellement inspirer la confiance. Sauf que la jeune fille n'était pas là pour inspirer la confiance, bien au contraire. Son uniforme noir était la hantise de nombreux citoyens. Et celui de son collègue, blanc, aussi finalement. Elle n'était pas là pour enfiler des perles ou jouer à la dinette, loin de là. Ses doigts étaient posés sur sa mitrailleuse, tout en restant loin de la gâchette. Son temps de réaction était minime, et elle voulait éviter d'effrayer plus que nécessaire sa cible. Ou la personne qui l'accueillait en cette froide nuit. Puisque le stipulé de la mission était clair, il ne devait y avoir aucun dommage collatéral, sauf s'il s'avérait que le propriétaire était de mèche avec l'évasion. Là, il avait intérêt à courir vite... La porte s'ouvrit sur un homme dans la trentaine, pas désagréable au regard.

"Bonsoir. En effet, je pense que vous le pouvez. Il nous a été rapporté que vous avez accueilli quelqu'un chez vous il y a une heure ou deux. Et nous avons besoin de poser quelques questions à cette personne."


Aucun sourire, aucune émotion. Elle enfonça son regard vide dans celui de l'inconnu. Dans son dos, elle sentait le milicien sur le point d'exploser. Il voulait de l'action lui, il voulait que l'homme refuse et qu'il puisse défoncer une porte – et quelques murs au passage –. Sauf qu'Ambre n'en donnait pas l'ordre. Et que s'il essayait de faire quoi que ce soit qui aille à l'encontre de ce qu'elle demandait, il allait comprendre ce qu'était la douleur. L'italienne n'hésitait pas à assommer – ou plutôt planter son épée en travers du corps d'une personne – ceux cherchant à la contredire dans une telle situation.

"Héberger un criminel vous rend coupable de complicité de meurtres et de haute trahison envers le Gouvernement. Je vous conseillerai donc de ne pas tarder à répondre, et de nous laisser explorer votre propriété."


Avant que le fauve ne soit lâché. Bon, ça, elle ne le précisa pas mais elle ne devrait pas en avoir besoin. Ses yeux se détournèrent légèrement, pour observer la pièce par-dessus l'épaule de l'inconnu. Histoire de commencer à créer sa stratégie d'invasion.


© 2981 12289 0

_________________
+ In the ruins of Madness +
She has been through hell, so believe me when I say, fear her when she looks into a fire and smiles.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: hostage taking [ambre]   Ven 3 Fév - 13:59


HOSTAGE TAKING
FT AMBRE

Il les observe de haut en bas. Armes rapides, tenues de protections, il hausse les sourcils, appuyant son bras contre la porte, assez confus. Ils pensent trouver quoi ici? Il ignorait qu'il était une menace si grande qu'on doive employé un arsenal pareil contre lui. Rien que le gros Hagrid derrière la demoiselle qui joue au s.s, il suffirait pour bousiller les poutres de sa baraque rien qu'à coup de tête. Pourquoi tant de prise d'assurance... ils ne sont que deux à l’intérieur...

"Poser quelques questions... le dernier milicien qui m'a dit ça Mademoiselle ou ... peu importe votre grade, sans vous manquer de respect, il a envoyé ma porte dans le décor, et j'ai mis quatre jours à récupérer mon sol où avaient volé les dents du pauvre gars. Du coup , j'ai comme un doute sur votre capacité à la diplomatie. Vous allez encore détruire l'endroit où des dizaines de gens viennent prier et se soigner l'âme, ou bien vous comptez faire preuve d'un peu plus de bon sens pour une fois?"

Un peu dur, mais il fallait dire que les autorités ne rendaient la vie faciles ni aux gens, ni aux pauvres prêtres et autres âmes aidantes qui cherchaient à redonner un peu de chaleur à ce monde pourri. Le gros taureau derrière la demoiselle grogne comme soufflant des narines. Il est sous amphet ce gorille ou bien il n'a pas pu se défouler depuis un moment? Pourquoi c'est toujours chez lui que viennent ces spécimens... Le visage fermé et il plisse les yeux à l'égard du gros balaise sans bouger de sa position.

Derrière lui, ça bouge et ils ont du le remarquer aussi , mais trop vite pour qu'ils ne distinguent ce qui se cachait dans l'ombre. Semiel recroise les yeux de la milicienne qui insiste et en vient aux menaces. "Ça doit être sympa de vivre avec vous..." Il secoue la tête et soupire fortement, poussant la porte en grand, son bras épousant un geste ample , pour les autoriser à entrer sans rien péter. "Ne touchez à rien s'il vous plait." Il se demande si le gamin est parti ou non. Il n'y a plus de bruit , et la fenêtre vers la chapelle, dans une pièce pas loin après un petit couloir, est ouverte. Semiel se recule d'un pas et se dirige pour reprendre sa tasse chaud d'une main... cherchant du regard quelque chose qui lui indiquerait la présence de l'individu , puis il se fige. Il est là, il le sent, mais où. Y'a pas d'électricité ici, tout à l'ancienne, donc pas mal d'endroit dissimulés dans la pénombre. "Ecoutez, je ne connais même pas son nom, il a débarqué comme ça, il tremblait, et je ne suis pas devin, j'ai pensé que c'était juste quelqu'un poursuivi par ... " Il s'arrête, se frottant le haut du nez, perplexe... inutile de continuer, ils avaient compris. Il pose sa tasse et s'appuie d'un bras à un meuble. "Ma condition de prêtre m'oblige à offrir l'hospitalité à tout personne dans le besoin, et vous le savez aussi bien que moi."

D'un coup sans prévenir, une force l'entraine en arrière, une lame se place sous sa gorge. Pas un cri , rien ne s'échappe de sa gorge, il a échappé la tasse qu'il était en train de poser, tout se déversant au sol. Le gamin le tient par l'arrière, la lame bien ancré dans sa gorge, planqué derrière son corps plus musclé et solide que le sien, bien plus frêle et maigre. "Ne bougez pas mon père, ou j'vous saigne comme un porc..." "............" La respiration coupée, le prêtre lève les mains en signe de rédition. Bordel... il déconne pas le gamin et il a une sacré force pour son gabarit... "RESTEZ OU VOUS ETES !" Semiel sent son sang refroidir, et garde son calme, observant les deux miliciens. Ils vont pas tirés dans le tas hein? Ils feraient pas ça quand même. C'est mal de tuer un prêtre ok! Très mal!!!! Le souffle rauque du gamin résonne dans ses oreilles, tout prés... La prière file dans son esprit , priant Dieu , comme la solution pour apaiser son âme , pourtant il ne dit rien, restant là , à sa merci. Le couteau qu'il tient en même temps, il le connait, il vient de sa cuisine, et il coupe plus que bien. "Vous avez votre réponse..." qu'il manque d'étouffer dans ces quelques mots sous la pression du couteau quand le gamin passe à un degré supérieur et lui tire la tête en arrière pour lui mettre à nu la gorge, lui arrachant presque le cuir chevelu et un souffle grave par la même occasion. Le père sert les dents, gardant toujours les mains dans le vide sur les cotés. Il est pas con, il ne fait pas le poids, il va éviter de faire une connerie. Et ces brutes surarmées là , ils font quoi putain ! Il a pas de deuxième vie lui! Et il cicatrise pas non plus par magie !!! Pour sûr que là, il ne pouvait pas être complice. Le gosse derrière, il sourit comme un déchet de Satan... "Allez y , butez un prêtre ... ça vous ferait bander hein ... " Il penche la tête et sent l'odeur du prêtre. Son comportement est animal et illogique. Il ouvre les dents et s'approche de son oreille, mais on voit à peine ce qu'il fait, dissimulé derrière le prêtre. Semiel, lui, il n'a aucune envie qu'on lui arrache une oreille. Cannibale si jeune... si c'est pas malheureux. Son rythme cardiaque accélère, il ferme les yeux, près a encaisser soit le couteau , soit les dents. Tu parles d'un choix.



✝yzua
Revenir en haut Aller en bas

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1217
↳ Points : 1195
↳ Arrivé depuis le : 23/07/2016
↳ Age : 20
↳ Avatar : Emily Browning
↳ Age du Personnage : 24
↳ Métier : Shadowhunter & Tueuse
↳ Opinion Politique : The rules apply to everyone, and order must be preserved
↳ Niveau de Compétences : /
↳ Playlist : Two steps from hell ~ Heart of Courage, Victory / Arch Enemy ~ War Eternal / Epica ~ In All Conscience, Unchain Utopia / Lindsay Stirling ~ The Arena / Sia ~ Chip Trills / Within Temptation ~ Empty Eyes, A shot in the dark / Imagine Dragons ~ Demons / Queen ~ Bohemian Rhapsody
↳ Citation : "For if a man plays the fool, then it's only fools he'll persuade. But appear to be the devil, and all men will submit."
↳ Multicomptes : Solveig Eriksson & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : #660000



les petits papiers
↳ Copyright: Lux Aeterna ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: hostage taking [ambre]   Sam 11 Fév - 20:02


Hostage Taking
Because ennemies are not always who you think it is ••• L’atmosphère était pesante aux yeux d’Ambre. Ne pas voir ce qui se cachait derrière l’homme était agaçant, et cela la faisait regretter par moment de n’être qu’une simple humaine. La vision de nuit était une chose qu’elle apprécierait avoir, sans devoir passer par des technologies lourdes et entravantes. Elle ne tiqua pas aux remarques de l’inconnu. A vrai dire, elle s’en moquait de quels étaient ses antécédents par rapport à ses collègues. Elle, elle était là pour mener à bien sa mission, nonobstant ce qu’il avait vécu. Et ses iris glaciales le montraient. Il la pensait bête assoiffée de sang et de meurtres. Il n’avait pas tort, elle était une tueuse. Pourtant, l’italienne ne l’avait pas agressé. Non, elle avait seulement usé de mots, dans un anglais plus que parfait, histoire d’apporter un calme à cette situation. Et lui lui offrait ces remarques, ces réflexions qu’il aurait pu se garder. Quant à ses paroles sur un lieu de prières… Il était tombé sur la mauvaise personne. Ambre n’avait jamais eu la Religion et les religieux en bons termes. Il y avait ce rejet viscéral des textes bibliques (ou autres) et des hommes de foi. Peut-être parce qu’elle les considérait comme des hypocrites jouant de la misère des gens, cherchant à se faire une place au Paradis à coups de « bonnes actions » pour supprimer toutes les horreurs qu’ils commettent à côté. Au moins, la milicienne assumait ses actes elle.

Elle ne prête plus attention à l’homme ou à son collègue. Un léger bruissement, une silhouette floue en arrière-plan avait attiré son regard. Percevoir autre chose était impossible pour elle, et elle n’attendait que le moment où elle pourrait entrer pour retourner la chaumière de fond en comble. Les mots de son interlocuteur la laissèrent de marbre. Son opinion lui importait peu, notamment puisque Dante avait énoncé l’inverse et qu’elle lui accordait bien plus d’importance qu’au prêtre. Son ami avait très bien survécu donc… L’ironie ne la toucherait pas. La porte s’ouvrit en grand, il leur laissa l’opportunité d’entrer, ce qu’Ambre fit après un vague remerciement de la tête. Son attention s’était déjà recentrée sur la silhouette, sur ses sensations. Son cerveau, en pleine réflexion, lui offrait les possibilités et les probabilités. L’une d’entre elles était que leur cible était partie, qu’elle avait pris la fuite. La plus logique, pour un être humain doté d’une certaine logique. Sauf que la milicienne n’avait entendu qu’aucun bruit dans la nuit, aucun bruissement de feuille. A moins que leur cible soit un métamorphe capable de se changer en une créature volante, il était impossible qu’elle ait pris la fuite.

D’un geste, elle envoya son sbire faire le tour du lieu. Elle écoutait d’une oreille distraite les paroles du prêtre, lâchant un léger sourire à ses paroles. Bien sûr. Il était OBLIGE de le faire. Foutue religion. Toujours là pour couvrir les criminels. C’était pour cela que la plupart des guerres avaient éclaté. A cause de ces croyances de merde. Et pourtant, les êtres humains continuaient avec ces conneries. Pourquoi n’apprenait-on jamais de ses échecs ? Pourquoi ne parvenait-on jamais à changer les cours historiques ? Enfin, il ne fallait mieux pas continuer sur ce sujet. Ambre était de ceux qui n’avaient jamais supporté la religion, et ne la supporteraient jamais. Même si elle se doutait que si cela existait réellement, elle aurait une place définie en Enfer.

Un mouvement, du coin de l’œil. L’arme se retrouva dans sa main. Réaction immédiate mais qui fut quand même trop lente. La cible était déjà derrière le prêtre, la lame posée sur sa gorge. Situation similaire à celle qu’elle avait vécu quelques jours plus tôt. Sauf qu’elle était celle agressant, et non celle agressée. Sa langue claqua dans sa bouche. Elle aurait pu tirer au travers de l’inconnu. A vrai dire, tuer n’était pas le problème ici. Enfin… Les mots de l’italien tournaient dans sa mémoire, grattant le sol de ses certitudes. La conscience prenait une forme nouvelle, empreinte d’émotions qu’elle était parvenue à faire taire entièrement jusque-là. Mais Dante avait poussé la première barrière à se briser. La seconde était nettement moins performante. Peut-être parce qu’elle l’avait construite avec lui, qu’il était parvenu à y intégrer ses propres valeurs, ses propres vues. Une réalité finalement. Elle était moins froide qu’auparavant, plus à même de laisser la colère ou le rire se glisser en elle. Enfin, pour le moment, ses traits s’étaient figés dans un masque de marbre.

La seconde raison pour laquelle elle ne tira pas, malgré la mise en joue des deux hommes, était l’ordre reçu. Aucune autre victime ne devait être à déplorer. D’autant plus que ce… Prêtre devait être apprécié par les simplets de la population. Le descendre ne serait pas une bonne publicité pour la Milice qui était déjà haïe par bons nombres. Et surtout… Niklas était en prison pour le moment. Elle avait perdu son protecteur et se doutait qu’un pas de travers pourrait être désastreux. Tant qu’elle ne l’aurait pas fait sortir, tant qu’elle n’aurait pas trouvé de quoi le blanchir… Elle devait se faire toute petite. Elle lui rendrait ses lettres de noblesse en temps voulu, il ne fallait juste pas qu’on lui coupe les cordes avant…

Son collègue débarqua, s’apprêta à lui signaler… Qu’il n’y avait personne lorsque la situation lui sauta aux yeux. Il aurait fait une connerie, si Ambre ne lui avait pas signalé d’un regard noir de ne pas se mouvoir. Il fallait qu’il reste calme. Surtout qu’elle avait prévu de jouer avec les nerfs de la cible. Une seule personne à la fois. La jeune fille se dirigea jusqu’à une table, sur laquelle se trouvait une tasse à moitié remplie. Elle la prit, laissa les arômes se glisser jusqu’à ses narines. Du thé. Bien. Elle se déplaça jusqu’à un fauteuil, se laissa tomber dedans et sirota le liquide. Les muscles étaient détendus, le regard partiellement amusé. Elle donnait l’illusion qu’elle avait relâché sa garde, relâché ses sens. Tout était fait exprès. Tout était calculé au millième de secondes près. Son cerveau était empli de stratégies, de plans, de probabilités tels que beaucoup de personnes auraient pété un câble au bout de quelques heures, si ce n’était quelques minutes. Elle, elle en avait l’habitude. Il y avait eu tout cet entraînement pour utiliser cet esprit et cette mémoire à des fins plus… Utiles. Pour les intérêts de son géniteur en tout cas.

« La bêtise humaine m’étonnera toujours. Vous pensez réellement que votre statut de prêtre vous oblige à accueillir toutes les âmes en peine ? J’estime plutôt qu’elle vous sert à cacher les criminels. Vous en jouez, puisque vous pensez que Dieu nous empêchera d’entrer sur vos terres. »


Etait-ce le moment d’en parler ? Non. Néanmoins, l’italienne s’en moquait pas mal. Ce n’était pas elle qui était en position de faiblesse, bien au contraire. Enfin, pour le moment, elle avait juste besoin que le plus jeune des hommes, celui qui tenait le couteau, se décale légèrement. Pas grand-chose, pas pendant très longtemps. L’obliger à se montrer, bien que la pénombre l’empêche de voir correctement. Il lui faudrait faire confiance à ses calculs une fois de plus. S’ils étaient faux, elle y perdrait le prêtre. Grosse perte.

« Et aussi, je veux bien détruire votre porte mais au vu de ma carrure, je pense qu’il y aurait eu plus de chances que je me déboîte l’épaule dans le processus. C’est plutôt à vous d’utiliser votre bon sens… Je croyais qu’un homme de foi devait toujours voir le meilleur en chaque personne ? »

Se foutre de lui. Jouer. Jouer encore et toujours. En même temps, elle cherchait à user l’autre. Sa cible. A lui montrer qu’elle était faible, qu’il pouvait la toucher directement. Elle jouait avec les émotions humaines, celles-là même qu’elle répugnait. Encore un peu… Le but devait être si proche. En espérant qu’il ne tranche pas la gorge au prêtre avant.

« En fait, j’ai plus l’impression que c’est vous que ça fait bander de le prendre en otage. Vous êtes un criminel. Vous ne valez rien et en plus, là, vous êtes prêt pour un aller simple en Enfer si vous le tuez. Et si on accepte l’idée que la religion ne soit pas un ramassis de légendes et de fables. »


Pour la première fois, elle avait changé de personne. Elle discutait avec sa cible. Quelques mots pour le perturber, enflammer les émotions déjà bien présentes. Elle le sentit, l’aperçut bouger. D’un coup, ses muscles se tendirent, elle quitta la chaise, laissa l’arme à feu tomber sur le sol et dégagea son épée de son fourreau. Trop lentement. Ou plutôt l’autre fut bien plus rapide qu’elle ne l’avait estimé. Le couteau lui entailla le bras. Il n’avait touché aucun point vital. Bien mal lui en prit parce qu’Ambre, elle, ne le loupa pas. La lame s’enfonça dans la cage thoracique. Heureusement qu’elle était aiguisée et que le jeune homme s’était précipité dessus de tout son poids. Un dernier râle et elle le laissa tomber sur le sol, dans un bruit de suçon assez dégueulasse alors qu’il se détachait de l’épée. Le cœur avait dû être touché. Enfin..

« Peut-être qu’il aurait mieux fallu que votre porte soit enfoncée plutôt que d’avoir un mort sur votre parquet… »
Une pause, un regard vide. « Êtes-vous blessé ? »

Du bout des doigts, elle indiqua à son collègue d’embarquer le corps inerte. Sans chercher à savoir s’il était réellement mort. Et aussi, elle ne s’attarda pas non plus sur sa propre blessure. Comme si elle ne risquait rien…


© 2981 12289 0

_________________
+ In the ruins of Madness +
She has been through hell, so believe me when I say, fear her when she looks into a fire and smiles.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

hostage taking [ambre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Please, forgive me ♣ Ambre
» ~ Avouer ses fautes, poser une question ~ # Pv : Etoile d'Ambre #
» Ambre Nocis(Serdaigle)
» [bureau d'Ambre] Découvertes fâcheuses (pv Ange et Carna)
» Arthur Ambre.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fifth Chapter :: Memories-