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 A cry, a rush from one breath ║ Shae

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MessageSujet: A cry, a rush from one breath ║ Shae   Mer 1 Fév - 20:49



A cry, a rush from one breath

 
it’s the end of our beginning


Traumatisé, brisé. C'est tout ce qu'il reste de moi après ces horribles jeux. Assis sur mon lit, je reste à regarder le plafond pour ne pas fermer les yeux. Une nuit, encore une autre. La fatigue dans le moindre de mes os est toujours plus acceptable que la douleur des images qui se répètent sans cesse. Je déglutis, passe mes mains sur mon visage. Si j'avais su que je revivrai une fois encore les Jeux de l'Horreur, si j'avais su que je verrais mourir sous mes yeux tous ceux que j'aime les uns après les autres, me serais-je battu ? Si j'avais su que mes démons me retrouveraient face à ma seule famille, y aurais-je cru ? Aujourd'hui, je suis loin d'en être sûr. J'ai mal, mal de mes propres erreurs, mal des images, de mes propres peurs. Peur de mon impuissance et de ma lâcheté. Peur de ce que je ne suis pas capable d'affronter quand la mort vient frapper.

Le soleil finit par se lever alors que je le suis. Machinalement, j'attrape la cafetière, laisse le liquide brun dégouliner dans ce bruit si caractéristique alors que mes mains se posent sur le rebord du meuble, le serrent un peu. J'ai beau combattre les souvenirs seconde après seconde, ils reviennent de plus en plus fort, de plus en plus violemment. Je ne le supporte plus. Et si j'ai pu revoir Mackenzie, remplacer les images par de nouvelles, je n'ai pas revu Shae. Je n'ose pas, franchir le pas. À quoi bon ? Tout est fini entre nous. J'ai rompu le pacte, lui ai montré qu'elle était bien plus que ce qu'elle devait être. Je n'ai pas su tenir ma langue ni mon cœur. Pas su passer au dessus des milliers de signes qui me menaient droit dans ses yeux. Le café dans la main, j'ignore la cicatrice dans ma paume, fait comme si elle n'existait pas. Elle qui ne devrait pas être là à me rappeler ta mort jour après jour.

Quelques longues minutes à combattre encore, quelques minutes interminables à me persuader que ne pas aller la voir est la meilleure chose à faire. Mais je ne tiens plus, j'en suis incapable. La nervosité que la fatigue accentue n'arrange rien. Les images perpétuelles de sa mort loin de moi dans cette foutue arène tournent en boucle et je dois la revoir. Au moins une fois. Une dernière fois, pour m'assurer qu'elle est en vie. Qu'elle va bien. Qu'elle n'a rien. Je ne peux pas laisser ça au hasard d'une rencontre au coin d'une rue. Je ne peux pas faire d'elle une inconnue quand elle habite mes jours et mes nuits. Pensées claires ou floues. Rêve ou réalité. Elle est partout, elle est dans ma peau, dans mes veines. J'ai beau m'être répété que c'était mieux d'être loin d'elle, que j'arriverais à m'en détacher, la vérité en est toute autre. Elle m'arrache violemment mes illusions, fais de moi ce fou qui croyais tout savoir alors qu'il ne sait rien. Encore et toujours.

La porte claque derrière moi, mes clés dans mon blouson que je serre pour me donner du courage. Je marche sans me retourner, hurle dans mon propre crâne pour faire taire mes pensées. C'est la seule chose à faire, pas pour elle, pour moi, retrouver le sommeil. C'est bien simple, ce ne sont pas des sentiments, simplement du bon sens. Reprendre une vie normale après ces semaines d'horreur. Les pas sont longs jusqu'à son appartement, l'air me brûle la peau. Trop fort, trop lourd pour le poids de mes maux. J'ai mal rien qu'à regarder les gens. J'entends des murmures, devient parano. J'ai l'impression d'être observé, épié. J'ai l'impression que chaque inconnu peut être une menace, qu'il peut m'attraper par le bras, me jeter à nouveau dans la gueule du lion. Une boucle éternelle dont j'ai le sentiment de n'être qu'un pion. Je tremble un peu, cherche à garder contenance, éviter le regard de ceux que je croise. Prétendre être seul et non pas au milieu des malades qui cherchent à nous détruire dans un monde déjà en cendres.

Face à la porte de son immeuble, je m'arrête brusquement. Pris de doutes et d'angoisses. Mon cœur se serre, mes mâchoires le suivent. Les secondes qui suivent sont horribles, de violents coups de poings dans les côtes. J'ai envie de vomir, de partir. Faire demi tour. C'était une mauvaise idée, elle ne veut pas me voir. Je le sais. Pas après la dernière fois. Pas après l'avoir laissée comme ça. Et pourtant ma main se relève, frappe à la porte dans des tremblements que je ne maîtrise plus vraiment. Je n'y arrive pas, pas avant de l'avoir vue, même si c'est pour qu'elle me claque la porte au nez une fois mon visage en face du sien. La lourde porte s'ouvre lentement, mon cœur s'arrête de battre. Le temps cesse d'exister, l'air de brûler. Il n'y a plus rien, plus qu'elle. Ses longs cheveux qui descendent en cascade sur ses épaules. Cet air triste qui ne lui va que trop mal, me rappelle la dernière fois que j'ai vu son visage. Ses lèvres qui me manquent terriblement, mes nerfs qui se mettent à fonctionner trop rapidement, lancent des décharges dans tous mes muscles, tous mes sens en alerte.

« Shae... », ma voix s'étrangle, elle butte, lutte pour faire sortir les mots alors que je me terre dans le silence depuis les jours passés. Je cache instantanément ma main dans mon blouson alors que ma paume me lance trop fort. J'ai peur qu'elle saigne, d'y revoir la seringue qui la traverse. Revoir le visage de Jayden. Revoir la pire nuit de ma vie. « … Est-ce que je peux rentrer ? » presque un souffle alors que je serre le briquet entre mes doigts, me retiens d'allumer une nouvelle cigarette. « J'ai eu tellement peur pour toi, je voulais te voir... », pourquoi je continue à parler ? Pourquoi je n'arrête pas ? J'ai trop peur qu'elle referme la porte, allonge les secondes durant lesquelles son odeur parvient jusqu'à mes narines. Réfléchis trop vite pour savoir réellement ce que je dis. « Tu m'as manqué. »
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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Re: A cry, a rush from one breath ║ Shae   Ven 10 Fév - 18:29


« All my love is yours forever, Take it with you, Say you’ll never go »


   
   
Garret & Shae
featuring

Cela fait des jours qu’elle est chez elle, cloîtrée. Elle n’est pas retournée travailler. Elle n’a pas su sortir de chez elle. Shae relève la tête en sursaut alors qu’on frappe à sa porte. Son cœur se met à battre la chamade. Elle se redresse rapidement et jette un coup d’œil autour d’elle. Son appartement est un vrai désastre. Il reste encore des morceaux de vaisselle brisée, celle qu’elle a lancé à travers la pièce dans un accès de colère en rentrant du Colosseum. Il y a les assiettes à peine entamées dans l’évier, parce qu’elle n’arrive presque pas à manger. Les fringues qu’elle porte, elle doit les porter depuis deux ou trois jours, quand elle a le courage d’enfiler quelque chose de propre après sa douche. La jeune femme est revenue depuis plusieurs jours déjà de l’Enfer, et pourtant elle ne fait qu’à peine survivre. Ses journées, elle les passe en général prostrée devant la télévision, sans même vraiment voir les images, son cerveau trop embrumé des souvenirs de l’arène. Ses nuits, elle les passe à se réveiller en sursaut d’un cauchemar trop réaliste. D’une nouvelle mort. La sienne ou celle d’un autre. Et elle a essayé de sortir, et elle n’y est jamais arrivée. Chaque pas dehors lui causait une peur panique.

Elle s’approche doucement de la porte. La dernière fois, ceux qui l’ont enlevée n’ont pas pris la peine de frapper. Ils sont juste entrés et l’ont prise pour l’emmener. Depuis, elle ferme sa porte à clé, chose qu’elle ne faisait jamais. La main tremblante, elle enlève la chaine qui relie la porte au mur, tourne la clé et ouvre de quelques centimètres, non sans avoir attrapé l’arme qui traine sur le meuble à côté de la porte au passage. Ca aussi, c’est nouveau.
C’est Garret. Le cœur de Shae manque un battement quand elle le voit. Un second quand il prononce son nom. Elle ouvre la porte un peu plus. Il est là, devant elle. Garret.
« … Est-ce que je peux rentrer ?  J'ai eu tellement peur pour toi, je voulais te voir... »
La jeune femme repose doucement l’arme sur le meuble derrière la porte. Elle ne bouge pas. Elle est incapable de bouger. Voir Garret la cloue sur place, le cœur battant la chamade. Il était dans l’arène, une autre arène qu’elle. Elle l’avait vu mourir, dans sa cellule d’isolement en attendant l’interview. Elle l’avait vu s’effondrer et mourir. Et elle ignorait ce qui avait été le pire, se sentir mourir elle, ou le voir mourir lui. Et elle aurait dû aller le voir, aller chez lui. S’excuser de l’avoir rejeté comme ça lors de leur dernière conversation, s’excuser que les dernières paroles qu’ils se soient dites soient un adieu. Mais elle était rentrée en courant chez elle et s’était enfermée. Une fois de plus, Shae Thackery avait manqué de courage. Trop peureuse pour affronter quoi que ce soit, même l’idée du dehors, même pour Garret.
Mais lui était venu, il était là.
« Tu m'as manqué. »
La jeune femme se jeta à son cou, l’entourant de ses deux bras. Pendant quelques secondes, elle plongea son nez dans le cou de Garret, inspirant longuement, refoulant les larmes qui lui venaient. Elle l’avait vu mourir et c’était une des pires choses qu’elle avait vécu. Le voir vivant, le sentir, le toucher, était l’une des meilleures. Elle lâcha son emprise au bout de plusieurs secondes, fit un pas en arrière, tenta d’esquisser un maigre sourire.
Elle s’effaça pour le laisser rentrer, silencieuse, et le suivit, ne le quittant pas des yeux, de peur qu’il disparaisse. Qu’il ne soit qu’une hallucination, qu’un autre cauchemar. Elle referma la porte derrière lui, doucement, la verrouilla de nouveau. Par réflexe. Se retournant vers Garret, les mots lui manquèrent. Elle en avait tellement en tête. Aucun n’avait la force de traverser sa poitrine. Alors elle resta silencieuse quelques secondes, les yeux sur lui, cherchant la meilleure façon de dire les choses.

« Je t’ai vu mourir… »
Ce furent les seuls mots qu’elle parvint à dire. Et comme un barrage qui laisse passer la première vague d’eau se brise sous la pression, sa poitrine lâcha ce qu’elle retenait.
« C’était horrible, Garret, je t’ai vu mourir, j’étais là dans cette cellule et ils ont montré les images et j’ai…ils m’ont mis dans une arène avec Callum et des gens, et la femme de Roman, et ils les ont tous tués, on a dû couper le bras de Laura, et Tristan est tombé dans l’eau, et j’ai suivi Callum, et ils….ils m’ont tuée. J’ai cru que j’étais morte, j’ai cru que j’étais morte à nouveau, j’ai cru que j’allais retourner là-bas, j’ai eu tellement peur, je peux pas mourir, je peux pas retourner là-bas. »
Les larmes commencèrent à couler sur ses joues, qu’elle n’essaya même pas d’essuyer, qu’elle n’essayait plus de retenir. Les mots sortaient à tout vitesse, comme si c’était moins douloureux de les sortir vite.
« La dernière personne à qui j’ai pensé c’était toi, quel point j’étais désolée, quel point tu me manquais, et je ne voulais pas te perdre. Et quand ils m’ont mise dans la cellule, la première chose qu’ils m’ont montrée c’était toi qui mourais, et j’ai cru mourir encore. »
D’un pas, puis deux, elle s’approcha de Garret, se retrouva tout près de lui. Pouvait presque le toucher.
« Je ne veux pas qu’on arrête de se voir. Je ne veux pas te perdre. Je peux pas…je peux pas te perdre. Ne meurs pas. Ne pars pas. Putain Garret, qu’est-ce qu’ils nous ont fait ? »
Et elle se réfugia dans ses bras. Se blottit contre lui, et laissa échapper un sanglot. Qu’est-ce qu’ils lui avaient fait ? Ils l’avaient brisée. Ils lui avaient fait vivre son pire cauchemar. Et ils avaient tué la personne qui comptait le plus pour elle. Ils avaient transformé la Shae qui se battait en une Shae qui avait peur de ses propres rêves, de ses propres souvenirs. Elle se blottit un peu plus fort contre Garret, cherchant un peu de force, un peu de courage. Le cherchant lui. Elle finissait toujours par le chercher, aussi fort qu’elle résistait.
   



_________________


We won't abandon this ship, We are unsinkable
Bring on the storm, We are unsinkable
Between the devil And the deep blue
Soul search and rescue
We are, we are
Unsinkable



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