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 Slow faith [Séléné]

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MessageSujet: Slow faith [Séléné]   Ven 3 Fév - 1:37


SLOW FAITH
FT Séléné

Beaucoup abandonnent... Beaucoup pensent que c'est inutile. L'humain dans sa plus grande partie a une volonté peu présente, qui ne dure pas, ou égoïste, mais quand il s'agit d'une volonté qui s'engage envers les autres pour toute une vie, c'est dans l'exception du sacrifice que l'on tape...  Le père Di Valli, bien que jeune et aux dons cachés, a planté son empreinte à New Orleans, dés lors qu'il s'est rapproché des non humains, se faisant pourtant ,lui, passer pour un humain. Et cette volonté n'en a pas été entaché. Jamais.  Beaucoup pensent qu'un prêtre ne tolère aucun écart, qu'il est là pour porter la parole comme un moulin à parole stupide, qui ne tolère ni péché, ni entrave, qui écoute sans écouter, qui n'est là que pour piller les bonnes gens... mais Semiel a choisi de voir les choses autrement. Peut-être idéaliste, peut-être trop gentil, ou juste un homme qui a trouvé le moyen de se sentir utile ... quel meilleur rôle peut-on jouer dans un monde qui se casse la gueule, et que les adn défoncés ne semblent pas contredire, que celui d'un prêtre qui n'a pas froid aux yeux? Et pourtant, il pourrait crever en quelques minutes... chaque jour peut-être son dernier, il n'est pas plus fort qu'un autre... mais... au pire où irait-il après la mort? Au ciel? Il n'a pas peur de mourir et c'est peut-être ça qui lui donne des couilles au final.

Le froid d'hier s'est adouci. Le soleil s'est pointé et assis à la fenêtre, à lire un énorme bouquin, loin de cette Bible sacrée qui a des tonalités inquiétante de volume refait pour son talent d'exorcisme qui lui pulse chacune de ses veines en silence, Seliem s'enfonce dans les méandres des lignes, se chauffant au soleil à travers les carreaux comme un chat qui profite de cet instant, parce que demain, le brouillard et les gémissements de l'au delà reviendront autour de cette baraque de bois aux allures de vieux chalet sacré. A première vue, c'est une bâtisse sans spécificité où une famille pas très recommandable aurait pu vivre, vu le lieu isolé où elle a poussé, mais rien que le fait de poser ses pieds dans la pièce de vie ... donne un sentiment d’apaisement, de calme. Probablement un peu stressant pour ceux qui ont des choses à se reprocher mais c'est tout l’intérêt, il ne veut pas de menteurs chez lui, juste des êtres qui ont besoin de lui.
Depuis quelques temps, les visites se font plus fortes en émotions. Qu'est-ce qui se passe là bas, derrière cette foutue forêt. Il n'y mettra pas les pieds. Avez-vous déjà mis une souris au milieu d'un troupeau de chats? Le résultat est sans appel. Lui, le radar à fantômes sans bouton off, le prêtre au milieu de ces démons, que pensez-vous qui lui arriverait? Il ne craint pas la mort mais n'est pas assez stupide pour penser que son labeur dans ce bas monde est fini. Donc sans façon, il laisse à ces tarés de Shadowhunters le loisir d'aller faire mumuse près de la brèche. ça leur apprendra à lui défoncer sa porte à chaque fois qu'un pauvre malheureux vient s'abriter chez lui. Comment faut-il leur dire qu'un prêtre à le devoir d'hospitalité? Bien sa veine à lui de se retrouver avec tous les psychopathes du coin qui jouent les prudes effarouchées juste pour se planquer.

Plongé dans sa lecture, il s'évade cependant dans un souvenir, puis deux, et un groupe d'oiseaux s'envolent vers l'allée, à quelques mètres. Il laisse en général les restes de bouffe pour ces piafs nettoyeurs, donc s'ils s'envolent c'est qu'il y a quelqu'un ou quelque chose. Silencieux, il pose le bouquin. Habillé en civil comme à son habitude, il y a longtemps qu'il a laissé l'uniforme religieux au placard sauf pour aller à l’hôpital ou à la prison pour les démarches officielles. Par les temps qui courent, se trouver un nouvel uniforme ne serait pas chose facile, autant y faire gaffe. Jean, tee shirt blanc et chemise bleu foncé, manches remontées, on n'oublie pas les bijoux d'argent qui ornent ses mains et son torse.  Il traverse le grand salon, un salon qu'on doit généralement passer de part en part pour accéder à un couloir étroit qui mène à une pièce ressemblant à une mini chapelle aménagé au centre de la maison, mais pour l'heure, on ne s'en préoccupe pas. Il est tôt pourtant. Qui viendrait à cette heure ci. Perplexe, il choppe une batte de baseball en métal qu'il a récupéré dans un de ses voyages. Quoi, ça vous choque? Un prêtre avec une batte? Il ne s'en sert qu'en cas de légitime défense. Dieu a dit : tu ne tueras point. Il n'a pas dit , tu n'éclateras pas la mâchoire au psychopathe qui veut venir t'arracher la tête à sept heures du matin parce qu'il a mal passé la pleine lune. Soyons clair. Un coup d’œil dans le recoin de la fenêtre et il distingue une silhouette féminine. Pas suffisant comme preuve de la non dangerosité de la créature qui se tient devant la porte. Oui créature, parce qu'il la sent d'ici... sa perception sur-développée encore une fois. Il entrouvre la porte. Y'a même plus de sécurité, juste des verrous et encore, pas sûr que ça suffise, si Hagrid revient, et se fige. Interdit, les yeux rivés sur la demoiselle qui se tient devant lui, le temps semble s'arrêter quelques secondes.

"Mon dieu...Séléné..." Il s'anime d'un coup , pose la batte dans un coin, choppe un plaid grisâtre et chaud, ouvre la porte, pour lui prendre la main en douceur, mais la réaction ne se fait pas attendre et il lui brule légèrement la peau. "Merde..." Oui mon père vous avez dit un gros mot, mais franchement c'est pas ça qui va le défroquer. Il recule, vire direct toutes ses bagues sur le meuble de l'entrée et revient vers elle, calmement. "Excuse-moi... je ne voulais pas..." Sa voix est grave et calme, comme quand il la voyait en cellule. Elle a beau être dans un meilleur état, il ne la lâche pourtant pas des yeux, très inquiet. Il vérifie rapidement que personne ne l'a suivi, on ne sait jamais, elle s'est réfugié ici pour une bonne raison, non?

Il referme derrière elle en silence, lui posant le plaid chaud sur les épaules sans la brusquer, la détaillant lentement. " j'ignorais que tu étais sortie... comment tu te sens...?" Séléné... un petit cœur drogué sous le joug d'enfoirés de bourreaux... Il n'avait pas eu beaucoup de poids, alors quand il passait voir les prisonniers qui le demandaient, il se débrouillait pour la voir et lui filer des plantes broyées antidouleurs pour apaiser son sevrage de taré et ce qu'ils lui faisaient subir. Mais il devait reconnaitre que ça lui avait toujours fait mal de la voir dans tous ses états... chacun pire que l'autre, à mesure que le temps avancé... La voir devant lui, ça le foutait un peu en vrac. Il prend son poignet doucement et retourne sa main blessée pour constaté les traces, qui allaient s'effacer avec les minutes mais il culpabilisait de son erreur. Il lui lâche et s'appuie contre le meuble derrière lui, attendant qu'elle lui dise quelque chose. C'était un peu comme ça aussi en prison. Il y avait des moments de silence où il attendait qu'elle se confie un peu ou demande des choses. Elle connaissait ce code elle aussi. A voir ce qui avait changé ou non depuis ces nombreux jours où on ne l'avait pas laissé la voir... Il se décale et va vers les fauteuils pas loin de la fenêtre où il lisait. Il lui tend la main. "Viens... tu vas t'asseoir..."

✝yzua
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MessageSujet: Re: Slow faith [Séléné]   Ven 10 Fév - 20:17


«Faith is taking the first step even when you don't see the whole staircase. »

Semiel Di Valli & Séléné M. Basile
featuring

Le souffle profond, le regard dans le vide, Séléné se laissait guider par son instinct, sans chercher à le combattre.  L’air était rafraichissant, alors qu’il lui caressait gentiment le visage. Il sifflait tout autour d’elle alors que son corps de chouette prenait plus d’altitudes d’un simple battement d’ailes. Ce sifflement aurait plus en effrayer plus d’un, le désorienté, mais cela semblait plutôt calmer la skinchanger.
Lorsqu’elle fut libérée de cette horrible cellule froide et humide, son premier réflexe fut de prendre la forme d’une chouette effraie pour fuir cet endroit maudit, pour se défouler. La transformation fut pénible et lui arracha quelques cris, mais elle en avait besoin, un sentiment que sa vie en dépendait. Elle avait besoin de retrouver cette forme, cette chouette qui l’avait tant réconforté lorsqu’elle fut libérée du courroux de son maître, lorsqu’elle fut jetée dans ce monde, seule. La chouette aux reflets de clair de Lune avait donc fui cet endroit maudit. Séléné avait usé de ses dernières forces pour ne plus être proche de ceux qui l’avaient tant blessé. Après quelque temps, les douleurs, la faim fut trop forte pour qu’elle puisse continuer ainsi. Le charme du moment était rompu. Elle souffrait. D'une souffrance physique et émotionnelle. Plus grave que l’intolérable souffrance d’être amoureux ? Peut-être pas dans son cas, puisque l'amour fut ce qui l'amena dans cette vie. La chouette retrouva la terre ferme, un petit coin tranquille. Pendant quelques jours Séléné se fit tout petit, disparu de la Nouvelle-Orléans. Du moins, en apparence. Elle avait besoin de se reconstruire, de reprendre possession de ce qu’elle était.

Elle tenta de reprendre sa vie telle qu’elle était. Sa plus grande résistance permit aux blessures de se guérir plus rapidement qu’à la normale, ne laissant que quelques zébrures dans sa chaire. Tout semblait être revenu à la normale, mais dans sa tête, son esprit était en ébullition. Elle ne pouvait plus redevenir cette docile petite chose. Par moment, l’angoisse était tellement forte qu’elle devait échapper à cette vie. Elle troquait alors ses longs cheveux et ses jambes pour des plumes et des serres. C’était ainsi que Séléné se retrouva à survoler la forêt. Elle se déplaçait entre les arbres, sans but précis. C’est ainsi qu’elle tomba face à cette maison, ce chalet, qui ne lui était pas tout à fait inconnu. Son cœur manqua un battement. Peut-être…. Qu’il était là? Quelle heure était-il? Elle réalisa que depuis peu, le Soleil réchauffait son plumage et lui agressait les yeux. La chouette poussa un faible hululement tout en planant très bas vers la maison. Avec douceur, Séléné ce posa sur une branche basse et s’apprêtait à reprendre forme humaine pour aller à la rencontre de celui qui ce cachait dans la demeure lorsqu’une pensé pour lui frôla son esprit. Peut-être qu’il était préférable qu’elle se trouve quelque chose à se mettre sur le dos avant de se présenter devant le prêtre. Une part d’elle-même n’était pas du tout dérangée par l’éventualité de cette nudité, mais elle n’avait pas envie de devoir faire face à un prêtre en crise. La chouette reprit donc son envole et ce rapprocha d’une autre demeure abandonnée. Elle semblait sur le point de s’effondrer. En s’y engouffrant, elle y trouva un petit lit miteux sur lequel repose un drap qui autrefois avait certainement été blanc. Sans hésitation, Séléné reprit lentement forme humaine puis s’empara de ce tissu et s’en fit une robe improviser.
Il faisait peut-être un peu froid pour se promener ainsi en forêt, pied nu et très peu habillé, mais la jeune femme ne sembla pas affectée par tout cela. Elle sortit de ce chalet poussiéreux pour continuer son chemin. Les feuilles mortes se froissaient sous ses pieds nus alors qu’elle retrouvait le chemin de la demeure du prêtre.

Lorsqu’elle rejoint enfin l’allée qui mène vers le chalet, son regard perçant capte le mouvement que font les oiseaux. Ils se chamaillent pour quelques miettes. Un léger rictus se pose sur les lèvres de Séléné, alors que son instinct de prédateur s’active. Sa dignité de chouette les regarde de haut, leur trouve un certain pathétisme. Elle pousse un sifflement entre ses lèvres qui fait alors fuir les petits volatiles sur son passage. Satisfaite d’avoir plus marqué son autorité sur eux, elle continue son chemin, se retrouvant bientôt face à la porte d’entrée. La jeune femme s’y poste, couverte de saleté due à son passage dans la demeure abandonnée. Elle ne ce souci même pas de son apparence. Elle ne sait même pas tout à fait pourquoi elle se retrouve là. Elle replace brièvement ce simulacre de vêtement sur son corps avant de lever la main vers la porte.

Avant même qu’elle puisse y cogner, la porte s’ouvre sur un Semiel aux aguets, batte de baseball en main. "Mon dieu...Séléné..." Séléné à envie de sourire face à cette image, mais le visage de Semiel efface toute mesquinerie en elle. Les souvenirs de la prison font surface dans son esprit. Son cœur s’emballe. Il détourne son attention, s’activant devant elle. Laissant tomber son arme pour un plaid qui semblait très accueillant. Le geste réconforte la chouette, s’évade alors quelque peu la gêne qui crispait ses muscles. Il glisse sa main contre son poignet et à ce moment une plainte s’échappe des lèvres de la skinchanger. Une décharge de douleur remonte le long de son bras, comme un feu brûlant dans ses veines. Son regard repéra alors la bague d’argent qui avait caressé sa chaire. "Merde..." Le mot qui sort de la bouche du prêtre la prend par surprise. Elle en profite pour reprendre possession de la situation, un petit sourire s’affichant sur son visage. « Je ne te savais pas aussi dégourdi! » Semiel se débarrasse des bagues traitresses, sans lui poser de question. L’impression qu’il était déjà au courant pour elle frôle son esprit. Elle leva la main à la hauteur des yeux, y repérant une simple petite marque rouge. "Excuse-moi... je ne voulais pas..." Elle laisse tomber son bras le long de son corps, haussant tout simplement des épaules « Une toute petite brûlure… l’argent ne m’a pas touché assez longtemps pour être dommageable à long terme. Il ne faut pas s’en inquiéter. » J’ai vécu pire frôla ses lèvres sans vouloir en sortir. Elle intercepte ce regard sur son corps, un corps négligé par la faim, la douleur depuis qu’elle n’a plus d’appartement où vivre. Une apparence peu présentable, mais Semiel avait été habitué à pire. Le plaid qui se pose sur ses épaules vint la réconforter et propage une chaleur qui lui avait manqué depuis qu’elle avait repris forme humaine. Elle la resserre contre elle, pour mieux y camoufler sa quasi-nudité. « Merci… » Une douceur apparait dans sa voix. Elle laisse tomber quelques secondes la distance dans sa voix qui la caractérise tant. Cette gentillesse est comme un baume sur son cœur. " j'ignorais que tu étais sortie... comment tu te sens...?" La voix du prêtre la ramène durement à la réalité. Cette réalité, elle avait tout fait pour lui échapper. L’angoisse refit surface. Elle renifla puis détourna la tête, son visage ce durci légèrement alors que son regard ce perdait vers la fenêtre. « Depuis déjà quelques jours…. Quelques semaines… j’ai perdu le compte. » Elle baissa la tête, observant ses or teilles qui dépassaient du bas du plaid. « En suis-je vraiment sortie? Parfois, je me le demande... » Les mots étaient sortis tout doucement, presque dans un souffle inaudible. Ils avaient dépassé sa barrière, montré une faiblesse qu’elle n’avait pas envie de dévoiler. Elle lève de nouveau le regard lorsque la main de Semiel vient de nouveau trouver la sienne, tournant son poignet pour en voir les marques de brûlures. Elle guette ces gestes sans trouver quelque chose à lui dire. C’était compliqué. Il savait déjà tout de ce qu’elle avait vécu. Comment trouver les mots, maintenant? Il l’observe en silence, elle le sait, elle le sent. Il attend que sa voix s’élève, comme elle finissait toujours par le faire. Elle pince les lèvres, cherchant son courage. "Viens... tu vas t'asseoir..." Une diversion. Elle s’avance lentement dans la pièce l’observant, puis elle se glisse dans le fauteuil qui lui est indiqué, un petit geste du menton en guise de remerciement. Dès qu’elle se pose dans ce moelleux abri, la chouette ramène ses jambes vers son torse, camouflant sa pâleur à l’intérieur du plaid, tel un enfant. Elle se sent curieusement petite face à cet homme de Dieu. Elle sort la main de son cocon et fait un geste dans sa direction « Ça fait étrange de ne plus te voir dans tes vêtements officiels. » Elle suspend son geste, puis laisse retomber sa main. « C’est étrange de te voir tout court en ce moment… Je…. Je ne sais pas trop pourquoi je suis ici… je me sens perdue… peut-être que je te dérange… Il est encore tôt, je n’avais pas remarqué le lever du Soleil avant de m’être arrêtée ici... » Elle le regarde encore un instant puis détourne le regard. « Peut-être que je devrais te laisser tranquille. » Tout ce qu’il connait d’elle n’est que douleur et souffrance. Elle était venue à son chalet une seule fois avant son emprisonnement, le narguant avec sa religion… mais ils ne se connaissaient pas vraiment. Pourtant, elle avait l’impression qu’il pouvait la comprendre. L’une de ses jambes sorties de nouveau du plaid, dans un geste qui démontrait qu’elle se relevait du fauteuil. Prête à partir. À fuir.  

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