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 Snake Eyes [PV Sienna]

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: Snake Eyes [PV Sienna]   Mar 7 Fév - 1:12

 Snake Eyes
○ You hold it, in your hands and let it flow, this cruelty of youth as you fall again. Alone, In the compromise of truth. It's in the eyes. I can tell, you will always be danger. We had it tonight, why do you leave it open ? And the stakes remain too high for this silent mind. And the shake, the lonely itch that courses down my spine to leave a love divine. Don't leave a love divine. It's a water tight excuse.


Le recueil de sa douleur tient bien maladroitement dans la paume de sa main. Le textile ondule, libère un peu de cet arôme dévastateur. S’il avait pu incendier en toute impunité son lit, s’il avait pu écraser chaque soupir qui s’y est élancé, nuire à chaque réminiscence qui s’attarde encore, il l’aurait déjà fait. Mais calciner ses draps, éventrer sa couche ne lui retirerait ni l’amertume, ni la carence inéluctable de cette présence réconfortante. Des semaines, des mois maintenant et pourtant, cet endroit ne lui permet pas l’oubli. Sanctuaire pour leurs premiers instants, tombeau pour sa carcasse délaissée. Sa bouche effleure, un bref instant, le tissu et la menteuse fait frémir son cœur une dernière fois. La toute dernière s’entend-il promettre. Dès la seconde suivante, l’éploré rejette la dernière trace tangible de son passage. L'étoffe s’échoue misérablement au milieu de détritus futiles avant que le sac ne soit refermé, emporté, balancé. Tout est terminé. Du moins, espère-t-il échapper à la douleur désormais. La symbolique l’aide quelques instants seulement mais il serait mal avisé d’envisager la disparition totale des sentiments. L’air encombre ses poumons pendant que l’absence étreint ses membres glacés. Une rature de plus sur une page pratiquement vierge. Des mots qu’il n’a même pas réussi à chuchoter. Des phrases qu’il a esquissées en pensées sans jamais les articuler. Tellement de vérités enterrées dans cette marée de déchets. Des réponses qu’il ne cherchera pas. L’hypocrite ne mérite pas la parole, pas de procès, uniquement son jugement. Elle ne reçoit plus son attention, pas son pardon. Ezra se l’est juré. Le sacrifice pèse encore sur ses épaules, se concrétise dans la suite de chiffres qu'il se doit d'annihiler. A la force de ses mains, de sa volonté. De son dur et odieux labeur. L’erreur ultime de s'incriminer à sa place, une épreuve insensée qu’il a imposée à Kyran de surcroit. Les yeux se plissent, tentent d'aviser un horizon nébuleux. L’avenir le terrorise. Et ses récentes pulsions morbides ne sont pas parvenues à changer ça. Bien au contraire.

Endossant tant bien que mal le poids de ses démons, il quitte ses quartiers pour effectuer sa triste besogne. Les rues délabrées lui paraissent toujours plus inhospitalières, toujours plus inadéquates à cette survie. Pendant plusieurs jours, il s’est même imaginé outrepasser le mur. Mais une lente et longue agonie ne l’intéresse pas. Autant rester ici à crever à petit feu d’une idylle assassine que de s’offrir aux macchabées. Il a vraiment tout misé et tout risqué pour cette femme. Désormais, son idiotie ne semble avoir de limites. Il a été jusqu’à flirter avec la mort, à accepter le destin qu’il s’est construit en se désignant pour l’arène. Misérable pantin, déstabilisé par ses souhaits macabres qu’il taisait et qu’il perçoit avec trop de clarté désormais. Éviter d’organiser sa perte revient à oublier de respirer. Un mécanisme tellement ancré dans son organisme qu’il doit réfléchir pour ne pas le concrétiser. Chaque situation amène son lot de suggestions, réveille cette voix instable. Il existe un millier de possibilités. Des moyens variés de tout arrêter. Seuls quelques visages le préservent du bond, l’obligent à se reprendre. Son frère pour commencer. C’est pour et à cause de lui qu’il se rend dans cette usine désaffectée d'ailleurs. Maigre consolation pour une âme en fuite. Cependant, c’est tout ce qu’il lui reste à présent. Comme un commencement et comme une fin tout aussi sûrement, son aîné le maintien en place. Le départ et l'arrivée. La fatigue ronge ses traits livides. Son dernier repas remonte à quelques jours maintenant et il n’a pas contrôlé sa faim. Encore une victime. Encore une vie retirée pour satisfaire cette existence vide. Le norvégien ne trouve aucun sens à cette comédie. Il ne déniche pas plus de réponses dans la scène qui survient. La table installée, le matériel déballé et les principaux acteurs déjà en place. Ne manque qu’un objet d’étude. La pièce maitresse.

L’infirmier revête les gants, la blouse et le masque avec soin. Sa rigueur se pare d’une insensibilité peu commune quand on sait ce qu’il s’apprête à perpétrer. Religieusement, il se poste près du chirurgien et attend avec discipline qu'on leur fournisse le premier patient. L’énorme salle a été partiellement réduite à l’aide d’un paravent grotesque. Ils protègent bien grossièrement leurs secrets parce que le lieu ne fait que changer sans arrêt. La modernité de l’équipement ne laisse, cependant, aucune place au doute. La provenance des fonds reçus par cette organisation a toujours été criarde. Mais depuis longtemps, le scandinave a appris à ne plus y penser. Plus rien n’a d’importance. Pas même les vies qu’ils bouleversent. Il ne cherche pas à savoir à qui ont été arrachés ces gens. S’ils sont volontaires ou non d’ailleurs. S’ils ont des familles ou même des rêves. L’humanité perd ses droits ici, là où la compassion s'évanouit. Les visages s’enchainent ainsi, les organes passant des entrailles au contenant avec indifférence. Au début, ce trafic le répugnait au point de susciter sa nausée. Ce n'est plus le cas maintenant. Du moins, le croit-il innocemment.

Alors qu’on leur amène la silhouette suivante, tandis que des molosses la déposent sans délicatesse sur la table métallique, la réalité intervient abruptement. L’un des brancardiers se permet de glisser son doigt sur la tempe de l'évanouie. D’un geste impulsif, le damné arrête la brute, l’oblige à écarter son index de l’épiderme convoité. Un jeu de regards s’opère, quelques tensions se nouent entre eux. Mais la provocation se brise nette sous l’injonction sévère du praticien présent. Le duo s’éloigne ainsi dans un chapelet d’injures. Quelques instants lui échappent. Le médecin parle, il ne l’entend pas. Ne l’écoute plus. Ses prunelles analysent l’enveloppe échouée là. Combien de mois se sont écoulés ?  Sa morale s’insinue entre le corps de Sienna et son devoir qu’il ne veut pas qualifier de professionnel – et pourtant... En quoi est-elle différente des autres ? De la personne qu’il a tuée quelques jours auparavant ? Elle n’est pas anonyme, elle. Voilà la démarcation, tout ce qu'il demeure pour scinder le monstre de l’humain. La connaissance qui conduit à l’empathie. Le reconnaitre le renvoie toujours plus à la répugnance qu’il s’inspire. Autant qu’à la terreur de se réaliser aussi cruel que malfaisant.

Les lèvres serrées par l’anxiété, l’iris grignoté par sa confusion grandissante, il évalue ses options froidement. Elle ne souffrira pas. N’a-t-elle pas déjà tout perdu après tout ? Idris n’étant plus, que lui reste-t-il seulement ? Il n’a jamais compris l’intensité de leur relation. Des sentiments qui dépassaient sans nul doute les mots. Quand sa compagne s’en est allée, elle s’est éteinte, un feu ardent sur lequel la mort est venue souffler. Confinée dans de bien sombres abysses, elle s'est simplement volatilisée. L’ancien métamorphe s’est hasardé à comparer son vécu au sien. Et même si la passion le liait inéluctablement à Kitty, jamais il n’a pu se vanter de partager une telle proximité avec sa créatrice. Ainsi, il lui est aisé de qualifier le deuil de la changeuse d’insondable et d’immuable. Une raison d’alléger la conscience. Une excuse qui sonne faux. Quand il redresse le menton, il constate que le médecin s'en est allé. Sans doute s'est-il octroyé une pause bien méritée. Le cœur bat dans les tempes. L’occasion se présente ainsi donc. Sans même le savoir, il a déjà tranché. Sans même en prendre conscience, il n’a jamais hésité. Pourtant, il sent le besoin de rationaliser ce choix. Sa dette n’a toujours pas été payée après tout. Le souvenir d’Idris le hante tout autant, comme une promesse qu’il ne se souvient pas avoir formulée, il se sent obligé de veiller au moins pour cette fois, sur l’amante de la trépassée. Au-delà de cette évidence, il y a l’attachement à cette personnalité avec laquelle il n’a jamais réussi à compiler pourtant. Au-delà de ça, il y a d’autres difficultés qu’il ne préfère pas nommer. Ni avouer.

L’homme se penche sur la brune, ôte son masque. D’un autre mouvement, il saisit une seringue qu’il vient planter dans le bras de l’endormie. Cette injection d’adrénaline n'est qu'une aide rien de plus. Au vu de sa nature, elle devrait éliminer la drogue plus rapidement que prévu. Il ne désire qu’accélérer ce processus. Le dos de sa main tapote nerveusement les joues de l’engourdie. Il faut qu’elle se réveille. Il faut qu’elle s’échappe. Et il faut surtout qu’il anticipe la suite. « Sienna ! » chuchote-t-il avec effroi. « Sienna, bon sang, réveille-toi ! » La mâchoire craque, les légers contacts se durcissent. Il rougit ses pommettes en ne mesurant plus sa force, pressé de la voir ouvrir les yeux, envahi par sa nervosité. Il pourrait la porter. Mais ça les ralentirait. L’ancien milicien sent son sang-froid se fracturer tandis que les plans s’élaborent déjà. Tandis que le temps défile. Tandis qu’ils gâchent leurs chances dans l'urgence qui n'en finit pas de réclamer sa prudence.

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MessageSujet: Re: Snake Eyes [PV Sienna]   Sam 11 Fév - 23:19


« My spirit's sleeping somewhere cold until you lead it back home »

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Elles chuchotent au creux de son esprit, déterrent les fragments d’une autre vie. L’ébauche d’une histoire se profile dans le noir, là où les ténèbres subsistent. Elles murmurent au creux de son tympan, réaniment les maux d’un autre temps. Les siècles se rembobinent, dilapident le recueil de souvenirs enfoui dans les profondeurs de sa mémoire. Elles distancent le présent d’un simple battement de cœur et l’espace d’un instant, il se meurt. Les voix se multiplient comme un écho se déployant sous sa peau. Ses muscles se mettent à vibrer au rythme de la pression exercée. Le passé étreint son souffle, à la fois si proche et si lointain. Il effleure ses lippes glacées que la mort attend d’embrasser. Dans le désespoir de ce désir inavoué. La confusion s’installe sans alarmer ses sens, morcelle sa conscience qui ne fait déjà plus la différence. Cette réalité ou une autre, quelle importance ? « Sienna ! » Les syllabes de son prénom caressent l’horizon pour mieux se dissoudre à son contact. Ses paupières ne bougent pas, immobiles, insensibles, inertes. La malheureuse s’abandonne au froid assassin qui emporte son corps, morceau par morceau.

« Sienna, bon sang, réveille-toi ! » Ses mots l’extirpent de sa léthargie mortelle alors qu’elle secoue la tête, espérant chasser les idées sombres qui l’accaparent. Hélas, cela ne suffit pas à dissiper le mal aux alentours. Il rôde tel un prédateur affamé prêt à déchirer sa proie d’un simple claquement de mâchoire. « Tes lèvres sont bleues… il ne faut pas que tu restes statique, lève-toi. » Les propos d’Idris lui arrachent un sourire aussi douloureux que délicieux. Il démantèle la paralysie de son visage engourdi par la brise glaciale qui la crève petit à petit. La métamorphe tente en vain d’ignorer les tremblements le long de son échine. Et surtout, les soupirs au creux de sa nuque. « Depuis quand tu me donnes des ordres ? »  Le ton est donné lorsque sa langue claque sur son palais, fracassant l’air insipide qui suffoque contre les parois de ses poumons. Ils se percutent subitement l’un contre l’autre, incapables d’empêcher la collision. Elle récidive à chaque tonalité de ce rire rauque, malsain, glauque provenant de ses entrailles. Le désespoir l’alimente, le déséquilibre l’augmente.

Recroquevillée au fond de sa cellule, l’animal commence à s’agiter. Les spasmes se succèdent dans un tourment sans fin et sa carcasse convulse sous le regard impuissant de ses congénères. La panique les contamine alors que la fougue les contrôle, se ruant dans les circuits de leurs veines qui manquent d’exploser. « Elle est en train de claquer ! »  La peur s’évapore dans l’obscurité, venue kidnapper la bête affamée pour la ramener au plus près du danger qui rôde. Endormie, Sienna ignore le sort qu’on lui réserve à son insu, incapable de purger son organisme suffisamment vite. En tout cas, sans l’aide d’une personne supplémentaire. L’aiguille transperce sa peau glacée, le serum se répand, l’adrénaline se déploie avec virulence. Son corps accuse la réception violente, se nourrissant du feu ardent qui calcine sa chair. Ses poils s’hérissent crescendo alors que le poison poursuit son ascension. « Sienna ! » Elle entend à peine le son de sa voix, camouflée par l’afflux sanguin qui parvient subitement à ses tempes. Il tambourine de plus en plus fort, illustrant l'agitation de son rythme cardiaque.

« Sienna, bon sang, réveille-toi ! » Sur ces mots, la belle reprend conscience, se redressant d’un coup brusque. Les informations parviennent rapidement à son cerveau, lui permettant de saisir l’enjeu de la situation avant même d’avoir posé les yeux sur Ezra. Les souvenirs ressurgissent à l’affilée. La camionnette, l’escorte, la lutte. Elle revisite les trois temps de son enlèvement en quelques secondes. C’est tout ce qu’il faut pour voler une vie. C’est tout ce qu’il faut pour désarmer la nuit. Une rage lancinante s’infiltre alors dans les recoins de son être, brisant le froid qui se dégage de son regard meurtrier. Néanmoins, c’est la surprise qui accapare son visage lorsqu’il finit par se tourner vers son vieil ami. Des centaines de questions l’assiègent mais aucune ne franchit ses lèvres. Bien qu’elle s'interroge sur la raison de sa présence en ces lieux étrangers, la malheureuse ne porte aucun jugement à son encontre. Consciente qu’une situation peut en cacher une autre, ayant vécu dans l’ombre d’un fou pendant des années. Les meurtres perpétués continuent d’hanter ses cauchemars comme au premier soir.

Le temps n’efface rien, au contraire, il entretient le poids du fardeau à porter. Ainsi, Sienna choisit le silence indifférent aux mots inquisiteurs, le dévisageant de ses prunelles sombres. « Ils vont revenir… » Les retrouvailles s’estompent dès qu’elle entend les propos de son bourreau, prêt à revenir la disséquer tel un vulgaire morceau de viande. Déterminée à s’enfuir, la métamorphe descend de la table métallique. Tous ses espoirs reposent désormais sur Ezra. Un froid polaire s’abat sur son faciès alors que ses lèvres réclament son assistance. « Est-ce que tu sais comment sortir d’ici ? » Rude, la belle ne laisse rien paraître des pensées qui traversent son esprit en cet instant. Elle ignore ce pincement au cœur qui lui rappelle leur dernière rencontre. La mort d’Idris la ramène à ce jour précis. Les couloirs de l’hôpital lui reviennent, imprimés au fond de sa rétine. L’inquiétude de l’infirmier aussi, quelque peu déstabilisante. Depuis combien d’années encaissent-ils son indifférence ? Depuis combien d’années entretiennent-ils cette attirance ? Toujours présente dans ses tripes. Brute, avide, viscérale, elle maintient la cadence de leurs échanges jusque dans l’urgence de ce moment clandestin.


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