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 Bad Moon Rising [Adrian]

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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↳ Opinion Politique : Pour la rébellion, n'en déplaise à son esprit chaotique.
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↳ Citation : "Ses secrets partout qu'il expose. Ce sont des oiseaux déguisés."
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MessageSujet: Bad Moon Rising [Adrian]   Mer 15 Fév - 13:51


« Don't go around tonight,
Well, it's bound to take your life,
There's a bad moon on the rise. »




Adrian & Tristan
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Il y avait bien longtemps que Tristan vivait en solitaire. Sans ami, sans famille, sans attache d'aucune sorte. Il redoutait de se rapprocher de qui que ce soit et se méfiait de tout le monde. Les rares personnes envers qui il témoignait de la bonne volonté l'avaient vu se renfermer de plus en plus sur lui-même, suite aux jeux télévisés. Pourtant, dès la fin des Forgiven days, Tristan avait repris le cours de sa vie, son travail et son entraînement journalier. Et le moment était venu de s'occuper à nouveau de la lutte contre la tyrannie. Les résistants de ses connaissances étaient tous morcelés au sein de groupes disparates mais ce soir, Tristan désirait agir en solo. Il avait besoin de solitude pour reprendre un nouveau départ, marquer par un coup d'éclat sa reprise du combat. Peut-être pour se prouver à lui-même qu'il n'avait besoin de personne.

Alors, il avait choisi sa cible. Un riche propriétaire qui possédait de nombreux bâtiments en ville et profitait de sa place au sein du gouvernement pour opprimer ses pauvres locataires, réduits à survivre dans des locaux insalubres pour des loyers honteux et mis à la porte s'ils ne payaient pas à temps. Tristan avait eu connaissance de la cruauté de ce propriétaire qui se vantait de fournir un abri aux petits orphelins des quartiers pauvres. Les articles du journal du gouvernement glorifiaient ce personnage, sois-disant bienfaiteur, mais la vérité était toute autre. Les enfants vivaient dans des conditions déplorables, sans matériel pour prendre soin d'eux, sans protection contre les créatures dangereuses qui rôdaient non loin du cimetière qui voisinait cet orphelinat. Tristan avait prévu de brûler la maison de ce type. Et le purifier par le feu lui aussi. Pourtant, ce soir, il était venu se remplir les yeux des méfaits de l'homme qu'il s’apprêtait à détruire. L'orphelinat lui en rappelait un autre, celui où il avait vécu, enfant. Il l'avait tant détesté. Il détestait les responsables, il détestait les autres enfants. Tous sauf une. Devrait-il être satisfait de contempler ce spectacle ?

« ... vois ... mauvaise lune.... »

Le sang. Le sang. Les mouches bourdonnaient autour d’eux dans un requiem macabre, prêtes à pondre leurs œufs dans la chair, leur progéniture qui deviendraient larves grouillantes. Tristan ne bougeait pas, il lui était impossible d’esquisser le moindre mouvement, tous les muscles de son corps demeuraient paralysés, prostrés. Ses yeux noirs fixaient la lune, seule témoin avec lui de cette vision morbide. Ce n’était qu’une sale lune, vicieuse et dérangée, dont la surface blême ne cachait rien de ses pulsions psychotiques. Au sol, gisaient les bébés morts. Certains traînaient dans le caniveau, la face retournée, le sang se mêlant au flux des eaux sales qui menaient aux égouts. D’autres offraient leurs face livide, aux prunelles blanches, leurs petits crânes ouverts sous les coups de bâton. Leurs vêtements déchirés laissaient apercevoir leurs corps délicats et potelés, rendus verdâtres par la pourriture. Le plus proche d’entre eux avait la bouche entre-ouverte et les larves en sortaient déjà.

« ... égaré... ce soir. »

Émergeant hors du cloaque, Tristan courait dans la grande rue, rejoignant peu à peu des lieux plus animés. Son cœur battait à tout rompre.  Le sac à dos qu'il transportait faisait son poids mais il ne paraissait pas le sentir. Au bout d'une dizaine de minutes sans cesser de courir, il finit par s'arrêter et s'adossa contre une façade pour reprendre son souffle. Des murmures chuchotaient toujours dans sa tête et il ferma les  yeux un moment. Jusqu'alors, l'esprit parasite qui le possédait ne lui avait jamais parlé mais depuis quelques jours, il lui arrivait de percevoir ses murmures. Indistincts, ils lui paraissaient incompréhensibles la plupart du temps mais ce soir, les mots se répétaient inlassablement. « ... voix ... rage ... ruine. » Tristan passa ses mains dans ses cheveux d'un noir de jais. Ils étaient plus longs désormais, bien plus longs. Il se frotta doucement le front, comme pour chasser les mouches, mais l'esprit s'était tu. Pourtant, il ne pouvait pas chasser de ses pensées la vision d'horreur de ce massacre, celui de ces enfants du misérable orphelinat. Quel monstre avait bien pu être assez cruel pour tuer ces bébés de la sorte ? Des âmes innocentes, déjà privées d'amour depuis leur naissance car abandonnés. Entassés dans une baraque insalubre des quartiers pauvres, souffrant de la chaleur moite, des courants d'air qui s'infiltraient partout. Ils avaient déjà tellement souffert et on les avait massacré sans pitié, alors qu'ils étaient faibles et sans défense.

C'était lui, Tristan. Il les avait tous tué. Il avait défoncé leurs crânes jusqu'à ce qu'ils ne bougent plus.

La lune blanchâtre était ronde, elle semblait recouverte d'un voile vaporeux, comme un châle de brume. On entendait parfois des hurlements et des sons étranges d'animaux inconnus, errant alentours. Les métamorphes soumis à leur malédiction étaient rois pour cette nuit sinistre. Tristan se détacha du mur où il était appuyé et continua sa route, se dirigea vers le vieux carré. Il croisa quelques personnes, des groupes d'humains insouciants qui riaient et parlaient fort. Le quartier regorgeaient de festivités et les notes de blues s'échappaient des cafés, remplis de consommateurs satisfaits de passer une bonne soirée. Il quitta la grand rue animée pour pénétrer dans le quartier résidentiel, où de belles demeures s'alignaient, entourées de jardins bien entretenus. Parmi elles, se trouvaient celle du propriétaire, membre du gouvernement, qu'il était venu incendier. Les choses se passèrent rapidement.

Il avait lancé les cocktails Molotov contenus dans son sac. Il s'était introduit par une fenêtre, répandu de l'essence sur tous les rideaux pour les allumer, un à un, sans craindre d'être lui-même touché par les flammes. Celles-ci brillaient au fond de ses yeux. Il avait été obligé de tuer les enfants, tous transformés en zombies. Mordus parce que personne ne les protégeait. Parce qu'ils étaient seuls, parce que personne ne se préoccupait de leur sort. Et en les achevant, en leur défonçant le crâne, Tristan n'avait rien ressenti. Il le savait, il aurait dû ressentir quelque chose. N'importe qui aurait été écœuré, triste, bouleversé. Ces enfants n'étaient-ils pas comme lui ? Mais alors qu'il parcourait la riche maison hantée par les flammes, qu'il rejoignait la chambre du propriétaire terrifié, alors même qu'il l'aspergeait d'essence en silence, il ne ressentait rien. Devant son visage insensible, l'homme hurlait de douleur comme un damné, le corps dévoré par les flammes. Il finit par se jeter par la fenêtre du deuxième étage, dans un acte de désespoir, et s'écrasa contre le sol où son corps continuait de brûler. A l'intérieur de la chambre, Tristan entendait à nouveau la voix de l'esprit. Et il ne ressentait rien. Ni peur, ni tristesse, ni joie, ni colère.

« Mourir... sale temps. »

Mais il ne pleuvait pas. Et la lune, haute dans le ciel, contemplait l'incendie. Les gens s'amassaient autour de la maison mais personne n'osait s'aventurer à l'intérieur, tant les flammes étaient sauvages. Les autres occupants enfermés à l'intérieur hurlaient. Mais Tristan ne comptait pas les laisser vivre. Son vide d'émotion laissait la place entière aux pulsions chaotiques de l'esprit parasite. Et celui-ci ne désirait que la mort.

« Œil pour... œil. »




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MessageSujet: Re: Bad Moon Rising [Adrian]   Ven 19 Mai - 0:47



Bad moon rising

 



Les nuits de garde n'étaient jamais calmes. Le monde dans lequel nous vivions était témoin du chaos et de la haine à longueur de temps, aussi, les opérations se suivaient toutes. Elles se ressemblaient souvent aussi. Jamais trop grosses, souvent cruelles. Parfois accidentelles, parfois meurtrières. Allongé sur le canapé de la caserne, je tiens une balle entre les mains que je jette vers le plafond à intervalle régulier. Les autres se parlent, s'agitent. Ils rigolent, jouent, ils s'occupent et moi, je reste là. Seul face à mon plafond. Les murmures des murs s'agitent à mesure que la fatigue prend le dessus. Je ferme de plus en plus longtemps les yeux, jette de moins en moins la balle. On me propose d'aller me reposer, on me dit qu'il y a plus confortable que ce vieux canapé. Mais je ne bouge pas, refuse poliment. Je reste là, à l'écart mais près des autres. Besoin de présence sans y prendre part. Peur de ce que la solitude peut me dire encore ce soir.

Je finis par me lever alors que l'on me tend un café. La balle toujours dans une main, je la laisse tournoyer en buvant le liquide sans grande conviction. J'ai un mauvais pressentiment, ceux que l'on ignore pas, ceux que l'on oublie pas. J'ai beau tenter de le chasser de mes pensées, il revient toujours pour mieux s'installer. Je deviens fou, un peu plus chaque jour. Je deviens malade, un peu plus chaque nuit. Me frottant les yeux une fois la tasse vidée, je m'apprête à reprendre position alors que l'alarme sonne. D'un geste brusque, je me relève. Les ordres nous sont rapidement donnés, les explications vites expédiées. Un incendie criminel dans les quartiers chics. Pas le droit à l'erreur. Pas le droit de laisser mourir ceux qui nous font vivre. J'enfile ma combinaison et regarde le chef de la caserne, il me tape sur l'épaule, gentiment, presque avec compassion. Nous sommes en sous effectif ce soir, alors j'interviens. J'ai des chances de devoir sortir du camion, ne pas m'occuper des blessés loin de la foule mais en plein milieu. Je hoche la tête, lui montre que ça ira, tout ça alors que moi-même je ne sais pas. Je n'ai pas la moindre idée de ce qui nous attend, de ce qui va se produire sous nos yeux. Alors je monte en silence dans le véhicule, regarde la route à travers la fenêtre crasseuse tandis que les autres s'agitent autour de moi. Complètement extérieur à tout ça, tout ce monde, toute cette vie, je ne cesse de me demander si mon sentiment va augmenter en présence de cet incendie. Je n'ai étrangement pas peur de faire une crise d'angoisse, plutôt de devoir agir trop vite, trop fort. J'ai peur de trouver un massacre, peur de laisser mes yeux se marquer par d'autres traumatismes. Je soupire, on est presque arrivés.

Dans un mouvement maîtrisé, j'ouvre les deux portes face à moi, constate les dégâts. La foule s'est ameutée autour du bâtiment, nous ne sommes clairement pas suffisamment nombreux pour gérer le désastre. Sans trop savoir ce qu'il espère, l'un des collègues appelle des renforts. Une femme cri, un homme est tombé d'un étage, l'un d'eux s'y précipite. Quant à moi, il n'y a plus d'autre choix que d'entrer. Alors j'enfile un masque, laisse l'un des hommes vérifier ma combinaison, et commence à m'avancer vers le feu, vers les Enfers comme tout le monde se les imagine, comme ils ne sont que dans les récits. Mon souffle résonne dans le masque, m'isole un peu plus du monde, de la population et de tout le reste. Je suis seul, seul avec mon cœur qui bat dans mes tempes, mes yeux qui balayent les alentours et mes gants qui soulèvent des planches. Il y a des étages, on a pas d'autre choix que d'y accéder. Des signes silencieux entre nous, tout le monde se sépare. Se souhaite bonne chance sans se le dire vraiment. J'avance dans les escaliers, me retrouve au premier étage assez rapidement.

La chaleur m'enlace, elle me caresse, cette traîtresse. Le bois hurle et je ne l'écoute pas, je ne l'entends pas. Je suis seul, à ignorer la chaleur, traverser les pièces, taper dans les portes. Ma respiration n'a rien de paniqué, au contraire, elle est affreusement calme. Mon regard, lui, se laisse perdre dans la danse que le feu nous offre. Il se laisse perdre dans ces lueurs qui ne donnent pas d'autres envies que de s'y jeter. Je résiste, sens le poids de mes pas devenir trop lourd pour la bâtisse. M'apprêtant à faire demi tour pour me diriger vers l'étage supérieur quand je le vois.

Il est là, au milieu des flammes.
Il n'a pas peur, ne semble pas non plus avoir mal.
Il est là, comme si tout était normal.

Tristan. Au milieu de ce qui ne peut que lui apporter la mort. Je m'avance vers lui, retire mon masque pour qu'il me reconnaisse. L'air trop chaud, trop étouffant me fait tousser. « Tristan ? », j'articule difficilement, le brouhaha est passé d'inexistant à incroyablement violent. Il nous entoure, nous hurle dessus. Nous touche avec ses cendres brûlantes. Il nous fait mal, et pourtant, Tristan ne semble pas broncher. Il faut que je l'aide. Il va mourir. Il va mourir sous mes yeux. Je m'avance vers lui, prêt à lui poser mon masque sur le visage. Une main cachant ma bouche et mon nez, je fais le pas de trop, celui qui effondre le sol sous mes pieds, me force à reculer. Je regarde le brun en face de moi, tout d'un coup plus anxieux que je n'aimerais. « Tristan, bouge pas. Je vais faire le tour et te rejoindre. Tu prendras mon masque et on sortira de là, d'accord ? » Mes mots s'entrecoupent de toux et de ce lieu qui se meurt en hurlant sous nos pas. Alors j'insiste. « Tu m'entends ? Faut que je te sorte de là. Tu vas y rester sinon. »

Je tourne déjà le regard pour chercher où m'appuyer pour le rejoindre, sécuriser un passage pour le sortir de là. Je me fiche de savoir pourquoi il est là, le tout c'est qu'il n'y reste pas, le reste, on verra plus tard. Le monde est trop bruyant, Tristan trop silencieux. Quelque chose ne va pas, ses yeux le disent plus que jamais. « Je suis avec toi, on va te sortir de là. » Mes billes plantées dans les siennes, je cherche son regard, son approbation. Le problème, c'est qu'il n'y a pas vraiment de temps, alors je m'avance déjà, décale prudemment mes pas sur le côté pour atteindre le mur et le rejoindre. Lui coller ce foutu masque sur la figure avant qu'il ne soit trop tard. Mon visage commence à me brûler, la chaleur à prendre trop de place. Il faut que l'on se dépêche. Il faut qu'on y arrive. Cherchant sans cesse à retrouver le regard de mon ami, être sûr qu'il reste avec moi, qu'il m'entend, je ne peux pas avoir plus peur qu'en cet instant.

J'avais un mauvais pressentiment. Putain de pressentiment.

_________________

You're mine, control me
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MessageSujet: Re: Bad Moon Rising [Adrian]   Ven 14 Juil - 12:04


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Adrian & Tristan
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Assis à même le sol, Tristan montait la garde devant une porte close. Ses pensées défilaient, emmêlées à ses rêves. Des ombres hurlaient au dehors, des odeurs de brûlé flottaient dans l'air et la chaleur était étouffante. L'épouse et la fille de sa victime, enfermées dans la pièce voisine, avaient cessé de s'égosiller. Un peu plus tôt, leurs cris faisaient plus de bruit que le crépitement des flammes qui dévoraient les hauts murs de la villa. Tristan, lui, admirait leurs langues brûlantes dévorer la maison, leur beauté vorace le captivait. Ses proies, en train d'agoniser dans leur chambre, se pensaient précipitées dans les rivières de l'enfer. Sûrement oui, elles avaient dû le croire avant de s'évanouir. Il n'en savait rien. Les vitres des fenêtres se recouvraient d'un voile de suie opaque et il ne voyait pas ce qui se passait dans la rue. Il entendait juste les voix des hommes qui s’inquiétaient et se hélaient les uns les autres.

Soudain, il perçu la présence d'un vivant, plus proche de lui. Des pas faisaient craquer les lattes du plancher et une ombre se dessina dans le hall de nuit. Peut-être était-ce une vision, un mirage créé par les flammes et les volutes de fumée. Il ne bougea pas. L'homme était grand, imposant. Il portait un masque. Lorsqu'il le retira, Tristan leva les yeux vers lui, sans un mot. Cet homme venait de prononcer son prénom.

Il ne s'attendait pas à apercevoir un visage familier au sein de ce chaos. Ce n'était pas un mirage. Ce n'était pas non plus un homme qu'il pouvait laisser mourir. Lorsque le plancher céda entre eux, Tristan ne broncha pas. Les yeux vides se posèrent sur le visage du pompier en déséquilibre. La bienveillance se peignait sur les traits de l'intrus, dans l'innocence de ses yeux clairs, dans la clarté de sa voix. Et l'urgence était perceptible dans le ton de son appel, sa voix était vivante, vibrante, imprégnée d'émotion et de douleur. Tristan entendait mais ne répondit pas, se contentant de suivre l'homme du regard. Un profond dilemme troubla ses prunelles sombres. Il se redressa doucement à l'approche de l'homme et fut aussitôt agressé par la toxicité de la fumée, plus dense en hauteur qu'au raz du sol où il était précédemment assis. Adrian contournait le gouffre avec précaution. Adrian venait le chercher. Adrian voulait le sauver, comme autrefois. Les souvenirs affluaient dans l'esprit de Tristan tandis qu'il dévisageait l'ancien damné de Darkness Fall. Adrian se rapprochait de lui, sans hésiter en dépit du danger, déterminé à l'arracher à cette fournaise. Adrian se mettait en péril.

« Je ne suis pas innocent. Ce n'est pas moi que tu viens sauver. »

Il ne savait pas si Adrian avait compris ses murmures. Tristan parlait souvent si doucement. Cette poigne contre son épaule le fit frissonner. Non pas de peur ni d’une quelconque angoisse mais parce qu’elle le ramenait à de troublant souvenirs, tout autant que cette voix qui cherchait à le rassurer. Sans doute aurait-il dû le tuer avant de fuir, Adrian était contre les activités de la résistance et en cela, il était son ennemi. Tristan frémit avant de laisser son corps s’affaisser, la tête basse, les boucles de ses longs cheveux cachant la noirceur de ses yeux. La fumée agressait sa gorge et il profita de quelques secondes du répit que lui offrait le masque que le pompier venait de lui coller sur le visage. Ses pensées s’envolaient, disparates et confuses, comme un ramassis de sang et de pus, mêlés de lambeaux de chairs putréfiés. Alors que les flammes gagnaient en force, il restait immobile, courbé contre l'épaule de l'homme comme une poupée désarticulée. Jusqu'à ce que son aide soit rudement repoussée, le masque jeté au sol sous un sursaut aussi nerveux que brutal.

« NON !! »

Ce son le troubla et l’ébranla au point de le faire sursauter. Quelle était cette voix blême et trop rauque pour ressembler à celle d’un humain ? Plutôt celle d’un animal hybride, un loup à voix d’homme qui hurlerait son ressentiment. Était-ce le murmure de la lune, prolongé en un long hurlement ? Cette lune putride et malade, cette mauvaise lune qui faisait peur à voir tant ses couleurs reflétaient celle du sang, de la mort et de la maladie. Verdâtre par endroit, tant la putréfaction se faisait ressentir, puis bleue comme celle des noyés. Enfin rouge vermeil, comme le sang qu'il avait sur les mains. Les vagissements des bébés morts lui revenaient en mémoire et ses visions se mélangeaient à la réalité. C’était la voix de Tristan qui avait crié. C’était ses propres mains, noircies par la suie, qui tenaient la gorge d’Adrian avec violence, comprimant sa trachée, s'enfonçant si durement. La pulsion était aussi sauvage qu’irréfléchie, motivée par l'esprit chaotique qui parasitait son âme. Les yeux de Tristan s'agrandirent légèrement.

« Tu ne me sortiras pas d'ici. »

Tristan le savait. En agressant cet homme, il commettait là un acte répréhensible, une honte pour un homme d'honneur. Le déni d'une dette envers Adrian. Il s'opposait pourtant à lui, enfonçant cruellement ses ongles noircis dans la chair si propre et si blanche du pompier. Il avait insufflé son souffle haineux dans son oreille, il avait refusé de le laisser l'arracher à ses proies. Repoussant Adrian contre le mur de toutes ses forces, la surprise l’aida à le faire vaciller. Il le regardait, conscient du crime qu'il venait de commettre en l'agressant. Étaient-ce là des manières pour accueillir un ancien ami ? Si tant est que ce mot puisse encore revêtir un sens pour lui, Tristan prit conscience du déshonneur de son geste lorsque enfin il détacha ses mains pour regarder avec consternation ses ongles tâchés de sang. Et ses poings se durcirent tandis que son visage apparaissait enfin dessous ses cheveux, offrant le visage candide d’un adolescent, dont la pureté avait été arrachée des yeux en cet instant. Noirs, trop noirs. Les pleurs des enfants poursuivaient inlassablement leurs chants morbides dans sa tête. Il avait tué ces petits êtres de ces propres mains. Il avait été obligé de massacrer ces morts vivants. Allait-il tuer Adrian également ?

« Ne reste pas dans les parages ce soir. Tu es assuré d'y perdre la vie. Une mauvaise lune s'est levée, soldat du feu... J'entends les voix de la rage et de la perdition. Écoute et peut-être les entendras-tu aussi. »

La mort. La mort. Soufflait quelqu’un dans son esprit. La torture. L’éviscération. La dissection. Tristan se prit la tête dans les mains. Il ne désirait pas blesser Adrian et ces envies contradictoires le secouaient. Brusquement, il se retourna, délaissant le pompier dans la fournaise, pour rejoindre la chambre du bout du couloir. Il aurait dû l'abandonner sans se retourner. Pourtant, au moment où un craquement se fit entendre, Tristan lança un regard par dessus son épaule.




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