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 The Mask, ft Stain

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MessageSujet: The Mask, ft Stain    Mer 15 Fév - 15:18



Symphony Of Destruction
You take a mortal man and put him in control, watch him become a god. Just like the Pied Piper led rats through the streets, we dance like marionettes, swaying to the Symphony of Destruction



Il était encore tôt cette soirée là, les filles préparaient leurs numéros de charme sous le regard attentif de Joseph. Isak s'était installé en retrait pour observer le manège, suffisamment près pour entendre les chuchotements des danseuses qui échangeaient leurs confidences, suffisamment loin pour ne pas avoir à croiser leur bourreau et protecteur. Il avait des comptes à régler avec ce dernier, quelques mots dérangeants à son sujet lui avait été rapportés et le sorcier savait la confrontation inévitable. Elle serait explosive, ce pourquoi il n’était pas d’humeur à s’y adonner ce soir, il avait déjà bien assez de préoccupations qui lui torturaient l’esprit en ruines. Un peu d’herbe à fumer à la main, il cherchait simplement la détente, tout en faisant acte de présence - beaucoup de dérapages survenaient ces derniers temps, le mafieux tenait à rappeler qu’il était toujours dans les parages, que son ombre et son machiavélisme planaient sans cesse au dessus de toutes ces têtes qu’il gouvernait. Qu'il était le roi, qu'il soit sur le devant de la scène ou dissimulé dans les coulisses, qu'il se pavane comme un coq de combat ou végète dans son nid.

Une prostituée se faufila hors de sa petite troupe pour venir à sa rencontre. Celle-ci, il la connaissait bien, ça faisait des lustres qu'elle offrait son corps aux plus fidèles clients du Little Darlings. Ce fut donc sans gêne qu'elle lui chipa sa drogue d'entre les doigts pour la porter jusqu'à ses lippes, y déposer au passage une trace de rouge à lèvres avant qu'il ne la lui reprenne doucement pour la fumer. « Dure journée ? » s’enquit-elle d’un timbre serein, quoique plutôt blasé. Le mage lui répondit d’un même ton. « Comme toutes les précédentes... ». Les piaillements des autres aguicheuses devenaient plus audibles, ces dernières parlaient d’amour et d'eau fraîche. « L'amour ne fait peut-être pas tourner le monde mais la vie vaut la peine d'être vécue pour lui ». C’était à gerber tout ce rose bonbon dont elles n'étaient certainement pas parées. Le mafioso se sentit soudainement d’humeur furibonde. L’espoir que ces femmes nourrissaient n’était qu’une perte de temps, un espoir de fou ! Le patron écrasa son joint dans le cendrier à proximité, puis délaissa sa brève compagnie pour contempler les séductrices ridicules. « Et que peut savoir une pute de l’amour ? » répliqua t-il de manière agressive, avec un rictus extrêmement moqueur pour allié. Les coups d'oeil qu'elles lui jetèrent à l'unisson furent courroucés, pourtant les bouches demeurèrent silencieuses. Aucune n'osait répliquer, c'était d'un ennui... Exaspéré, il quitta les lieux avant l'intervention du proxénète sans rien ajouter, prit la direction de son antre pour approvisionner son sang d’une dose de came plus puissante, puis laissa ses pas le guider machinalement jusqu’au bar de la grande salle principale.

L'aîné des Eriksson passa de l’autre côté du comptoir et se servit dans son stock, glissa son verre jusqu’à un gars à la face peu commune auprès duquel il s’immobilisa. Son regard dilaté dévisageait l’homme sans ne rien camoufler de son inspection, il capturait chaque détail de ce Picasso grandeur nature. Cet étranger ne semblait même plus avoir de visage tellement ce dernier s’avérait abîmé. Brûlé, creusé, sans symétrie, c’était immonde mais fascinant. A se demander ce qui avait pu arriver de si dramatique pour qu’il se retrouve à ce point défiguré. Sans quitter la bête de cirque de ses grands yeux bleus, le mafieux but une gorgée de sa liqueur, reposa le verre dans un claquement sur le bar puis se grilla une cigarette avant de s'accouder à quelques centimètres de ce monstre de foire. Il se délecta d'une bouffée de nicotine avant de déverser sa vilenie sur cette nouvelle cible de choix. « Boire pour oublier qu’on dit, mais il doit falloir une sacrée dose pour oublier qu'on a une tronche pareille ». C’était gratuit. Le maître du club avait simplement besoin d’un défouloir et cette créature - parce qu’on ne pouvait assurément plus appeler cette chose un homme - lui offrait une belle occasion de se décharger de son trop plein de colère. « Un petit conseil... Fais plutôt boire les autres ». Et encore, même en frôlant le coma éthylique, Isak n'était pas certain qu'une femme puisse avoir la perception suffisamment brouillée pour oser toucher ce faciès révulsant. Satisfait de sa provocation, il esquissa un sourire de conquérant, méprisant, sans soupçonner qu'il était à l'origine de cette ignominie. Qu'il était celui qui avait condamné l'autre à subir les tortures d'un bain d'acide, coupable de cette face écoeurante qui devait lui causer tellement de souffrances... Sans avoir conscience qu'il était aussi l'aide qu'il avait fait recruter pour cogérer cette maison de dépravés. Logan que cet imposteur se faisait appeler. Les châtiments seront lourds lorsque le masque tombera.

Pour l'heure Logan n'était qu'un étranger aux yeux d'un drogué qui se confondait en bassesses. Une de plus, très certainement, pour ce blessé qui devait être accoutumé aux moqueries toutes plus viles les unes que les autres. Tel était le monde d'aujourd'hui, cruel, sans pitié pour les faibles. Le magicien comprit rapidement que ses critiques devaient couler comme de l'eau sur l'écaille de la poiscaille et se ravisa pour laisser monter crescendo sa curiosité déplacée. « Qu’est-ce qui a bien pu laisser à ce point impuissante la médecine moderne ? ». Il se rapprocha plus encore de l’homme, jusqu’à pouvoir lui murmurer son plausible miracle, sans se défaire de ce tutoiement qu’il utilisait instinctivement depuis son ascension sociale. « Tu sais, lorsque la science atteint ses limites, il faut savoir se tourner vers une pratique moins conventionnelle... ». La magie, Elle, n'avait aucune frontière pour qui savait correctement la manier. Guérir cette figure était une corde que le magicien possédait à son arc. « Il suffit d’avoir les moyens de se la procurer ». Surtout de la monnayer... Parce qu'on avait jamais rien sans rien.
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MessageSujet: Re: The Mask, ft Stain    Dim 19 Fév - 19:58


Le cul s’est posé sur le tabouret sans douceur, la grâce d’un porcelet sautillant joyeusement dans sa fange. Il n’y a plus vraiment d’effort pour adopter une conduite un brin plus noble que celle qu’il a choisi en entrant dans ce foutu club. Les putes et les crevards qui se branlent les yeux sur les derrières qui s’agitent devant leur pif ne méritent pas qu’il fasse dans la finesse. Plus c’est brut, plus c’est facile de comprendre. Les filles ont vite pigé qu’il ne fallait pas le faire chier. Même s’il a eu le plaisir de voir une autre trogne poilue débarquer pour s’occuper du poulailler, il reste le second dans cette histoire. Délesté d’un poids qui le fait outrageusement chier c’est un fait, mais quand même. Garder un œil sur le coquelet de la basse-cour fait partie du job maintenant et c'est ce qu’il a fait en sortant du bureau de la sœur du patron. Jeter un œil sur le proxénète entouré de sa marchandise. Elles l’indiffèrent, toutes ces jolies fleurs. Venimeuses pour lui qui n’a plus que sa sale gueule pour lui tenir compagnie. Ce reflet crade dans le miroir qu’il ne supporte plus et qui lui donne juste envie de se tailler la tronche au rasoir, histoire d’arranger encore plus le massacre. Connard d’Eriksson, il se le répète tous les matins au réveil, à midi, et tous les soirs avant d’aller se coucher dans le petit lit de fortune qu’il s’est installé dans ce qui lui fait office de bureau. Stain Greyjoy avait un chez lui, sa belle tanière donnant sur le cœur de la ville, le quartier français et ses belles couleurs. Logan Silver a hérité d’un machin miteux dans un coin de ville dont il ne se souvient même plus. Pas un chez lui, et encore moins un coin où il a envie de traîner son cul. Il vit au Little Darlings, ne profite pas de ce que le bordel lui offre, juste de l’alcool qu’il se permet de siphonner pour atténuer le goût de merde qui lui colle au gosier. Sa haine et sa rancœur, qui le maintiennent en éveil, font crisser ses muscles sous la peau. Ca gratouille sur sa face brûlée, ratatinée à l’acide comme pour lui rappeler ce qui lui est arrivé. Pourquoi il est là, et le temps que ça prendra à rentrer dans l’ordre. Il y croit, tous les jours, au retour de sa gueule d’amour, mais plus il y pense, plus il se dit qu’un babouin a plus de chance de voir son cul virer à l’arc-en-ciel que lui de retrouver son état normal.

Il en crache son désespoir dans un soupir et agrippe ses pattes à son verre. Encore intact, intouché par le loup qui pique du museau en direction du liquide qui tout d’un coup lui semble moins amical que les autres fois. Ca le fait hausser le sourcil le temps d’une étrange réflexion. Violemment achevée par l’arrivée d’une présence dérangeante. Intruse dans son espace vitale obligeant le loup à relever le nez pour accrocher ses rétines à celles affreusement dilatées de son camé de patron. L’insistance du regard que l’autre lui offre met Stain mal à l’aise. Le fait hurler de l’intérieur et laisse la hargne monter gentiment jusqu’à venir titiller joyeusement ses phalanges entourées de sparadrap. Pour planquer les lettres grossières tatouées sur sa peau. Il ne doit pas être le seul à avoir un merveilleux fuck-off tatoué sur les doigts, mais dans l’hypothèse où un crétin de première ferait le rapprochement entre le mafieux et le soldat, autant les planquer. « - Je prends note. Et le patron paye sa tournée, pour permettre à ses braves clients d’oublier ma gueule ? » Il le lâche avec une ironie sucrée, un sourire de connard sur ses lèvres abimées. C’est la première fois qu’ils se tombent dessus l’un et l’autre, depuis que le camé a embauché le Silver. La première fois et déjà l’autre semble avoir oublié qui il est. Faut dire, vu ce qu’il a du se tamponner dans le système c’est pas étonnant qu’il ne s’en souvienne pas. Il continue sur sa lancée et Stain doit faire preuve d’un self-control affolant pour ne pas envoyer son poing se fracasser joyeusement dans la trogne de l’autre abruti de service. Ta connerie pauvre naze. Il se bouffe méchamment la langue pour ravaler sa bile, inspire et regarde un court instant ailleurs. Histoire de s’occuper le neurone et de visualiser autre chose que la belle gueule d’Eriksson en morceaux sur le comptoir.

« - Des frites. Je me suis trop approché de la friteuse chaude. J’avais trop faim, j’ai pas réfléchi. » Qu’il balance en haussant une épaule. Il fait mine de prendre ça à la rigolade, ça peut se lire sur le massacre de ses lèvres, l’esquisse d’un sourire qui est mort dans ses pupilles sombres. Le regard ne se marre pas quand il revient se poser sur le camé. Il est affreusement noir, un abyme sans fond qui se ferait une joie de l’engloutir dans l’instant. « - Ah ouais ? Le voyage dans le temps peut-être ? T’as une dose pour ça ? » Le benêt fait celui qui n’a pas compris, parce qu’il n’a pas envie de comprendre. Parce qu’il sait ce qui se planque sous la réplique. Et dans l’intérêt de son patron, il est préférable que Stain ne comprenne pas. Il joue d’une fesse sur son tabouret et revient s’accrocher à son verre comme à une bouée pour ne pas sombrer dans le charnier de ses envies de cogner. « - Dis moi, vieux… T’as personne d’autre à aller emmerder ? » Genre un autre employé que t’as dans le nez ? Il se retient de laisser filtrer sa pensée. Préfère voir jusqu’où le mafieux va aller avant de se rendre compte qu’il parle à son associé. Le type à la sale tronche qui le remplace pour aider la petite sœur. Sans prendre le risque que le remplaçant ne se décide à la sauter, trop moche qu’il est pour seulement l’intéresser.

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MessageSujet: Re: The Mask, ft Stain    Mar 21 Fév - 11:16



Symphony Of Destruction
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Le ton était claquant, le semblant de faciès de l’inconnu à priori pas très joyeux, quoique c’était compliqué de déchiffrer parfaitement les expressions qui se dessinaient sur ce portrait carbonisé, mal rafistolé, et le camé adorait ça. Les ennuis, acidulés mais sans être trop acides, c'était ce qu'il cherchait ce soir, pour avoir le plaisir de laisser cascader son énergie négative débordante, pourquoi pas de justifier quelques gouttes de sang sur son plancher déjà maintes fois baptisé. Un sourire sur les lèvres, Isak se délecta une nouvelle fois de son alcool sucré tout en reprenant quelque distance. Son regard de junkie trop espiègle reluquait toujours le défiguré pendant qu'une overdose de confiance continuait de le gonfler. Son verre en main, il pointa l'étranger du doigt tout en remuant légèrement sa face mal rasée quémandeuse d'emmerdes. «Toi, t'es un petit rigolo. La souffrance engendre l'humour à deux balles et l'effronterie, ça m'a l'air d'être universel comme concept. J’aurais presque pu t’apprécier si tu n'avais pas été si con ». Il conclut d'un petit ricanement avant de terminer son verre d'une seule traite, puis d'opter pour quelque chose qui l'enchantait bien plus qu'une boisson de son bar : une cigarette qu'il grilla d'un oeil mauvais en direction du sans visage avant de se concentrer sur le peuple d'en face. Plus la moindre once d'amusement n'était perceptible sur ses traits que l'autre avait eu l'audace d'envoyer sur les roses, ce n’était pas très recommandé disaient les rumeurs sur le patron impulsif. L’imbécile savait à priori à qui il avait à faire, il aurait peut-être dû se contenir. Ou peut-être pas, le Eriksson en chef n’avait pas encore décidé du sort qu’il réserverait à cet énergumène. Pour l’heure il réfléchissait à la question, le tabac coincé entre ses lèvres qu’il aspira puis expira dans une moue de grand je-m'en-foutiste, sans plus un regard pour son compagnon du soir. « Tu ne m'en voudras pas si je ne t'en propose pas » lui dit-il tout en tirant une seconde fois sur son tube avant de balancer paquet et briquet sur le comptoir. « Mieux vaut ne pas tenter d’approcher trop près un truc qui brûle de ce qu’il te reste de visage, ce serait dommage de l’abîmer d’avantage... ». Et il avait comme un désir irrépressible d’ajouter quelques cratères à sa peau creusée et dégueulasse, de lui tamponner sa cigarette, encore et encore, jusqu’à ce qu’elle s’éteigne contre son épiderme. Il n’y avait rien de personnel, ces derniers temps, submergé par ses tourments, il aurait pu mettre le feu à la Terre entière. Le fou avait déjà commencé le carnage en incendiant son appart, ce qui lui laissait un souvenir très amer et des soucis plein la tête.

Le sorcier tourna le dos au dévisagé, attrapa un cendrier qu'il déposa à quelques centimètres de ce dernier. Il se hissa puis glissa par dessus le bar d'un geste fluide, approcha un tabouret de l’homme ciblé en rayant un peu plus le parquet puis s'y installa avec nonchalance dans un long soupir bruyant. Sa voix au timbre délicat fila avec vacherie pendant qu’un rictus prenait formes. « Des gens à emmerder c’est pas ce qui manque ». Le drogué fit mine de chercher une nouvelle cible dans la foule dévergondée du Little Darlings, scruta brièvement la pièce de ses pupilles de toxico avant de redonner toute son attention au grand brûlé. « Mais j’en vois aucun autre dans ton genre » lâcha t-il avec un haussement d’épaules.

Il s’installa plus confortablement sur son siège, avec une lente exagération, déterminé à montrer à l’autre qu’il se fichait royalement de l’importuner, à le provoquer, ne surtout pas le lâcher. Pas encore, pas tant qu’il ne se serait pas suffisamment rassasié de cette vilaine comédie qu’il avait initiée. Il avait soudainement envie de lui raconter une histoire passionnante - une menace déguisée -, soufflée par la vue de sa figure traumatisée, sans savoir que l'étranger était en fait son personnage central. Le couteau allait être retourné dans la plaie sans que le sadique ne puisse s'en réjouir, inconscient de l'identité véritable de son nouvel employé. C'était tellement dommage... « Il y a quelques temps, un homme qui avait trop confiance en lui, ou qui m’avait sous-estimé, ou peut-être même les deux, m’a légèrement irrité ». Son visage s’était crispé sur le mot légèrement, c’était un euphémisme, mais Isak n’avait pas besoin d’entrer dans les détails pour faire passer son message. « Ca s’est terminé dans un bain d’acide, c’était pas beau à voir paraît-il ». Indifférent au châtiment de ce très cher Greyjoy dont il avait déjà oublié le nom, le mafieux tapota sur son rouleau de tabac pour en faire tomber la cendre qu’il captura de son regard atrocement détaché. « Il aurait pu te ressembler s’il avait survécu ». Parce qu’aux dernières nouvelles, cette réplique cruelle et aussi un peu démente l’avait laissé sur le carreau, définitivement. « Dommage » ajouta t-il, déçu que ce parasite ne puisse souffrir chaque jour de sa vengeance. « La mort est trop douce » disait celui que la vie rendait fou de douleur. Une pointe de malaise le piqua brièvement avant qu'il ne se ressaisisse et chasse ses pensées sombres. Note pour plus tard : prendre quelque chose d’encore plus corsé pour les éradiquer totalement. Pour l’instant, il se réconforta avec sa nicotine. Se délesta ensuite d'une nouvelle tirade désinvolte. « C’est généralement le genre de choses qui arrivent à ceux qui m’exaspèrent, donc ne m’exaspère pas veux-tu. Ta... friteuse ». Peu importe ce qu’elle était vraiment, ou qui. « Elle t’a déjà bien ruiné la face, tu ne pourras pas être plus moche remarque » balança t-il simplement, sur un ton paisible. Ce n’était qu’une constatation, sans intention de nuire cette fois-ci, bien que ça n'enlevait rien à sa bassesse.

Le mafioso se redressa sur son tabouret, une évidence venait de le frapper. Il observa son vis-à-vis d'un oeil curieux. « Mais dis moi, dose, patron... Tu sais qui je suis, pourtant ça ne t'empêche pas de me répondre sans la politesse d'usage. Qui tu es pour penser pouvoir te le permettre ? Le truc qui te sert de figure ne me dit rien ». Le drogué le regardait avec insistance, tentait de se rappeler s’il avait déjà vu cet homme quelque part. Non, impossible, une tronche pareille marquait les esprits, même intoxiqué jusqu’à en frôler le coma il se serait souvenu d’une telle monstruosité.
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MessageSujet: Re: The Mask, ft Stain    Sam 25 Fév - 19:59


Un seul regard et il a compris à qui il avait à faire. Le portrait se dresse et fait gentiment sourire le loupiot. Le bel humour ordurier pour cacher les blessures, son arme la plus infaillible depuis qu’il est gamin. Et d’une certaine manière, ça lui fait mal qu’un plouc comme le Eriksson soit capable de voir derrière son petit jeu. Il s’en ficherait s’il n’avait pas autant envie de le cogner. Se bouffer la joue et se péter les phalanges à force de les serrer pour essayer de ne pas flancher. Démolir son patron peu de temps après son embauche, ça fait mauvais genre sur un cv. « - Les cons attirent les cons. » Balance-t-il plus pour lui-même que pour l’autre, piquant du pif dans son verre, toujours intouché. Et il ne le boira pas, il en a la certitude maintenant. Parce que s’il commence, il va continuer. Vider la bouteille jusqu’à rouler joyeusement par terre, ou péter une ou deux gueules d’imbéciles. Les premiers qui passent, le patron dans le lot. Quelle chance. Stain se retient de grimacer, ravale la bile et les tressaillements sur sa figure abîmée. De toute façon, il doute que le camé remarque quoi que ce soit si jamais il venait à changer d’expression. L’avantage d’avoir la gueule à ce point refaite, c’est qu’il devient difficile de pouvoir lire ce qui passe dessus. « - Pas du tout, j’ai arrêté depuis longtemps de toute façon. » Il agite une de ses pognes face à son boss, balaie l’air comme s’il cherchait déjà à chasser la fumée bourrée de nicotine qui lui agresse le museau. Il espérait sincèrement que le bonhomme finirait par aller voir ailleurs lorsqu’il se détourne de sa petite personne. L’instant de bonheur s’envole lorsque l’autre décide de passer par-dessus le comptoir pour se poser à côté du milicien sous couverture. Sa jure dans sa tête, fuse les insultes comme un jolie feu d’artifice et il se retrouve à serrer les chicots, le regard noir rivé sur une rayure sur le comptoir en plein devant son nez.

« - Je te comprends, je suis unique dans mon genre. C’est ta soirée de bonne chance alors, je t’évite l’emmerde de trouver une nouvelle cible, profites-en. » L’humour qui s’accompagne d’une gentille tape sur l’épaule. Le geste universel que seuls les hommes accros à la bouteille peuvent comprendre. Il a sa jambe qui s’agite pourtant. Montée sur ressort comme pour essayer au mieux de faire disparaître la tension qui lui bouffe les nerfs. Le silence l’arrange, lui permet de faire du vide dans son neurone. Stain lève son verre, agite le liquide qu’il contient et fait mine de le porter à ses lèvres ravagées. S’arrête en plein geste, l’hésitation qui lui gratte les tempes et qui se change en un immobilisme affolant. Le loup hurle, et l’humain s’étouffe avec sa propre salive face à l’attaque. La réplique qui lui fait l’effet d’un violent coup dans les noix, un bon crachat dans sa tronche et le rire bien gras qui va avec. On lui raconte une histoire qu’il connait déjà pour en avoir été le personnage principal, avec le détachement d’une ménagère qui lit à son môme la liste des courses. L’italien s’offusque et suffoque dans sa propre poitrine, agrippe avec une hargne folle le verre qui gémit et se craquèle doucement sous la force de la poigne. « -  Le type devait surtout en avoir rien à foutre des petits toxico dans ton genre. » Siffle-t-il entre ses dents, l’ébauche d’un sourire cynique collée aux lèvres. Dévoile les canines du loup pour mieux les dissimuler à nouveau. Sa main reste figée contre le verre, pour le maintenir en place. Il a déjà de l’alcool qui lui chatouille la paume, s’en extirpe en un filet aussi mince que sa pauvre patience qui est sérieusement en train de se faire lapider. « - Et du coup, tu compenses la frustration de te dire que tu ne pourras pas admirer le résultat de ta crise de nerf en me collant aux basques ? Je dois me sentir flatté ? » Un infime haussement de sourcil accompagne les mots, ses pupilles brûlantes de haine toujours fermement rivées au comptoir. « - C’est un conseil ou un avertissement ? Parce que nous deux, c’est toi qui est venu me chercher, je t’ai rien demandé. » Aussi cassant que le verre qui a pété entre ses doigts, le ton racle les débris d’une rancœur encore trop vive pour être facilement oubliée. Tabasser c’est compromettre toute sa mission. Prendre le risque de se faire repérer même si apparemment, Stain est vraiment mort aux yeux du petit mafieux. Le démolir maintenant, ça revient à ne pas pouvoir savourer le goût vengeance qu’il fait mariner dans sa petite tête. Gâchis affreux et cruel dilemme dans le ventre du fauve.

« - Du coup, évite de me les casser, et peut-être que je m’abstiendrai de t’exaspérer, tu m’as l’air d’être un grand sensible, je m’en voudrais de faire mumuse avec tes nerfs. » Le ton se veut sympathique mais la menace est bien présente. Un avertissement supplémentaire pour limiter les emmerdes. Il s’est fait prendre en traître la première fois, trop certain qu’il pouvait l’être que les benêts mafieux ne lui tomberaient pas dessus une fois hors de prison. Trop sûr d’avoir suffisamment morflé pour ne pas en plus payer les pots qu’il avait gentiment cassé derrière des barreaux. La bonne blague, et de s’en rendre compte maintenant, ça lui donne envie de rire. Le fou rire nerveux qui bousille tout et le ferait passer pour un malade mental bon à enfermer. Le regard qui se colle sur sa trogne et la question qui l’accompagne lui permettent de faire sortir ce petit rire. Un raclement de gorge qui se rapproche d’un semblant de rire jaune. Décidemment, le bonhomme est vraiment à côté de ses pompes. Trop défoncé pour savoir qui il est. Pour seulement être capable de reconnaître celui qu’il a lui-même engagé. C’est pitoyable et dire que ça se pavane à la tête d’un groupe de renégats en puissance. « - Un petit rigolo avec une sale gueule qui ne risque plus grand-chose ? » Il en crève d’envie, de lui cracher à la gueule et lui hurler que c’est lui, le type qui avait trop confiance en lui et qui a eu le droit à un bain d’acide pour lui remettre le cerveau en place. Les phalanges ne font que se refermer encore plus hargneusement contre le verre, la flaque d’alcool s’étalant nonchalamment sur le bois fatigué. Les éclats brisés raclant la peau. « - Sérieusement, t’es à ce point défoncé que tu t’en souviens même plus ? C’est pire que ce que je pensais. » Lâche-t-il finalement tout en jouant du derrière sur son tabouret, histoire de se tourner légèrement pour faire face au camé.


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MessageSujet: Re: The Mask, ft Stain    Dim 26 Fév - 19:24



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La répartie de l'étranger était délectable, Isak appréciait grandement ce genre de joutes verbales qu'il prenait comme un jeu de pouvoir. A l’accoutumée plutôt, parce que quelques détails attiraient d’avantage son attention, bien que mise à mal par deux ou trois petits cachetons. L’échange fut momentanément mis sur pause, le temps pour le mafieux d’observer le verre encore plein de l’inconnu se fêler entre ses doigts serrés. L’homme demeurait de glace face au feu que le mafieux tentait de provoquer, pourtant l’apparence n’était qu’une façade que le liquide coulant entre ses doigts avait ébréchée. Les répliques du rigolo glissèrent sans atteindre leur destinataire, trop concentré qu’il était sur les débris du récipient. Un léger rictus naquit de nouveau sur son visage espiègle et suffisant. Son oeil pétillait à la vue de cette rage sourde qu'il avait provoquée, sans réellement savoir pour quelles raisons d'ailleurs, mais peu importait la cause lorsque le final était à la hauteur de ses espérances. Emmerder le monde, ce soir, c'était son but. Objectif atteint. C'était tout ce qui comptait, pour l'instant.

Le rire caricatural du dévisagé le sortit soudainement de sa contemplation. Le junkie riva son regard sur la face saccagée qui mouvait ses lèvres pour se moquer. Décidément, quelle audace ! Ses yeux se figèrent derechef sur le verre que l'autre continuait d'exploser dans sa paume, ce qui apaisa aussitôt la colère qui venait de le traverser. Des deux, il n'était finalement pas le plus malmené par leurs échanges. Un filet de sang s'ajouta à l'alcool qui termina de s'étaler sur le comptoir. La camé ravala sa haine et, sans quitter l'hémoglobine des yeux, pinça sa cigarette entre ses lippes avant d'expirer exagérément la fumée, provocation supplémentaire pour le Picasso que le tabac semblait incommoder, tout autant que sa présence. Il s'accouda sur le bar, posa sa mâchoire dans la paume de sa main droite qui retenait sa nicotine entre ses doigts, fixa l'étranger d'un oeil condescendant.  « Et c’est moi qu’on traite de grand sensible ? » lui souffla t-il en posant le bout de son index gauche sur un morceau de verre qu’il fit glisser à quelques centimètres de la main blessée, puis de réitérer son geste avec une infinie lenteur. En attendant, lui, il avait su contenir ses nerfs, alors que le vis-à-vis avait dû exploser un réceptacle pour éviter sa propre explosion. Isak avait l'ascendant, il resterait donc de marbre, passerait outre les paroles agaçantes qui ternissaient son image - quoique le petit con n'avait pas tort, il était défoncé et ne se rappelait plus de son identité. Pas de quoi s'offusquer en somme. C'était vexant mais pas non plus impardonnable. « C'est plutôt toi qui m'as l'air d'avoir un sérieux problème de nerfs à vifs. Il n’y a rien de dramatique à ce que je ne me souvienne pas de toi. Pour se rappeler d’un visage, encore faut-il que la personne en possède un. Pas de quoi maltraiter mon matos ». Encore un coup bas. « Tu aurais sûrement dû le boire ce verre au lieu de gaspiller une denrée de mon stock, ça t'aurait aidé à te détendre, tu prends les choses trop à coeur ». Et il avait de quoi, le pauvre type brûlé à l'acide de son horrible histoire. Encore fallait-il qu'Isak puisse avoir l'occasion de savoir qu'il touchait la corde sensible. Une corde qu'il avait lui-même tendue.

Ses dernières paroles titillèrent sa mémoire. Une ébauche de conversation avec Solveig sur la sensation de la penser en sécurité aux côtés d'un homme à la face répugnante, d'un sans-visage qu'il l'avait nommé. Une chose qui ne risquait pas de tourner autour de sa précieuse cadette ou qui serait repoussée dans la seconde sans grand ménagement. Cette personne n'était qu'un cv sur une pile, un futur employé qu'il avait fait embaucher sans même se donner la peine de le rencontrer, un autre s'en était chargé à sa place, un gars qui avait toute sa confiance - tout du moins relative. Le tas de verre brisé cessa instantanément d'être gonflé. Le regard du drogué s'écarquilla sous l'effet de l'illumination. « Logan Silver ! Un nom à coucher dehors. Le sans-visage, je viens de percuter ». Juste le cogérant du Little Darlings en personne, abordé sans mettre la moindre forme, comme de la petite raclure. Les présentations étaient foirées mais chacun savait maintenant à quel genre d'acolyte il avait affaire.

Le sorcier se tourna d'un vif mouvement sur son tabouret pour faire face à son équipier. Il termina sa cigarette qu'il transforma en mégot dans le cendrier tout en mettant calmement les points sur les i avec Logan. « Maintenant que les présentations sont faites, je vais pouvoir te mettre au parfum. D'une, si tu veux pouvoir espérer aller au delà ta période d'essai, va falloir me montrer un peu plus de respect, tes "pire que ce que je pensais" tu vas te les garder pour toi à l'avenir. Et avant que tu me reposes la question, c'est un avertissement, je ne donne jamais de conseils. De deux, ce que tu casses tu le payes, c'est la règle ». Son attitude devint un peu plus sombre, il y avait un autre détail qui le contrariait. Une interrogation dont il avait hâte d'entendre la réponse. « Troisièmement, qu'est-ce que tu fiches ici en fait ? ». Son ton était sec et suspicieux. Quelque chose clochait. Le toxico était souvent à l'ouest mais ça ne le rendait pas non plus totalement con. « T'as une très vilaine opinion de ma personne. Rentrer dans mes bonnes grâces ne semble pas t'intéresser alors que tu aurais pourtant tout intérêt à te faire bien voir du patron pour garder le poste, ce qui me pousse à penser que le job tu t'en cognes... Donc qu'est-ce que tu fiches ici ? ». Silver aurait dû clairement s'annoncer, mettre de suite un terme aux hostilités que le boss avait lancées, c'est ce qu'aurait voulu la logique. Désamorcer le conflit pour favoriser un départ sur de bonnes bases, éviter d'entrer dans son jeu pour ne pas avoir à lui manquer de respect, c'était bien plus cohérent. « Je suis un mec détestable, tu me détestes, c'est logique, qui pourrait t'en vouloir pour ça. Et logiquement tu devrais prendre tes cliques et tes claques non ? Si t'as juste besoin de pognon, y a d'autres réseaux dans lesquels s'épanouir ». Parce qu'il serait certainement très compliqué de cogérer un établissement avec un homme qui au bout de quelques minutes vous mettait suffisamment les nerfs en pelote pour vous briser vous-même un verre dans le creux de la main.
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MessageSujet: Re: The Mask, ft Stain    Sam 4 Mar - 20:16


Du verre dans la patte, le loup tressaille et souffle. Un infime grognement qui lui échappe lorsque l’autre fait remarquer l’état de ses nerfs. Doucement, il lâche sa proie et écarte la main pour admirer les dégâts. Pas grand-chose en fin de compte, quelques bouts de verres fichés dans la peau brûlée de sa paume droite. Il ne les sent même pas, ne fait que les voir avec un désintérêt certain. Un à un, Stain les retire et les laissent s’écraser sur le comptoir au milieu de la mare d’alcool. L’envie de cogner qui le reprend encore plus aux tripes, maintenant qu’il n’a plus de verre pour se défouler, il redoute de faire une bêtise. Ce serait tellement agréable de pouvoir coller un pain dans la tronche de cet imbécile, juste pour se détendre un peu. Avoir un aperçu de sa vengeance qui ne viendra jamais assez tôt à son goût. Au lieu de ça, il soupire et essuie sa main sur sa cuisse. Traînées de sang et d’alcool sur le jean déjà défraichis, de nouvelles couleurs sur le tableau de sa vie de merde. Il s’efforce de laisser les conneries de l’Eriksson lui couler dessus. L’italien ne parvient pas à s’y faire, à ce portrait dégueulasse que l’on peut dresser de son ancienne jolie gueule. Il en mal dans ses cicatrices crades, la peau qui tire au point de lui donner envie de gratter jusqu’à l’arracher encore un coup. Faire apparaître les chicots et les muscles en dessous pour ne vraiment plus ressembler à rien. Il en a mal jusque dans son ventre, son cœur qui se lamente et lui donnerait presque envie d’en pleurer si seulement l’acide ne lui avait pas asséché le restant de ses larmes. Gros dur habitué à encaisser qui n’en peut plus, il le sent, qu’il a atteint la limite du supportable. Le nouveau tas de caca qui vient de lui tomber sur la gueule est sûrement le dernier qu’il sera en état de subir. Usé jusqu’à la corde, le loup est en train de courir sa dernière course, essoufflé quand la ligne d’arrivée est encore à des kilomètres. L’impression de pisser dans du vent pour rien, il a un morceau de cassé sous sa peau et cette fois, il ne se réparera pas, il en a la certitude. Ca le rend morose le temps de quelques répliques acerbes supplémentaires, à mi-chemin entre la tristesse dépressive et la résignation suicidaire.

« - Content de voir que ça te revient. »
Lâche-t-il, encore plus acide qu’un citron trop mûr. Il tapote du bout des doigts sur le comptoir, l’exaspération qui germe malgré lui, et offre au gérant un semblant de sourire qui sonne plus comme une grimace de gamin de six ans. Pour un premier entretien officiel, l’un comme l’autre venait de le foirer en beauté. « - J’ai peut-être les nerfs en pelotes, mais je suis pas une petite fleur fragile. J’en ai vu des merdes et des affreux dans ton genre, t’es pas une première pour moi. » Il le balance à la volée, tournant sa trogne pour admirer les jeux de lumières dans les bouteilles exposées de l’autre côté du comptoir. Et dire que c’est censé être interdit tout ça. Ses patrons s’arracheraient les poils des couilles s’ils savaient à quel point c’est facile de contourner les règles. Même en se montrant sanglant et tyranniques, il y aura toujours des petits malins dans le genre d’Eriksson pour foutre le bordel et tout contourner joyeusement. Ca arrange le dépravé, il ne dira pas le contraire. Ca fait bien chier le soldat, qui n’apprécie pas vraiment qu’on les prenne pour des buses, lui et ses copains en uniformes noirs. Les questions le gênent, font souffler un vent de malaise supplémentaire dans sa poitrine. Il y a déjà réfléchi à ce qu’il pourrait répondre si on venait à lui poser ce genre de question. Ca allait finir par lui tomber dessus, mais pas aussi vite, pas comme ça. Pris de court, Stain fronce les sourcils et se mord la langue pour tenter de réveiller son neurone à moitié comateux. « - Je me moque du pognon, j’avais besoin d’un boulot, et avec ma gueule, on va dire que je pars pas premier sur la liste d’attente. T’avais besoin d’un type pour faire ton boulot quand tes narines sont trop pleines de poudre, et pour garder un œil sur ta sœur sans prendre le risque qu’il la saute. Le bon compromis pour tous les deux. » Le défiguré hausse une épaule, faussement désinvolte alors qu’il se convainc de son bobard. Ca sonne bien et ça parvient presque à l’avoir, et vu l’état dans lequel se trouve Isak, il est certain que ça pourra passer. Au pire je lui pète le nez et tant pis pour l’infiltration. L’option chimérique lui fait opiner du menton.

« - Je lèche pas de bottes pour être bien vu, c’est pas mon genre. Que ce soit dit, t’es détestable, et moi je suis pas une serpillère qui s’écrase. T’as signé mon contrat, tu savais qui t’engageais et pourquoi. » Conclusion, point, c’est tout. Le loup n’a plus envie d’en parler, et frappe du plat de sa main mutilée aux bouts de verre sur le comptoir tout en fait volte-face vers son patron. Il farfouille de son autre main dans la poche de son jean, comme tous ces pervers qui frétillent et s’agitent pour en sortir au plus vite une liasse de billets vert. C’est ce qui atterrit devant le patron, de quoi payer le verre qu’il a si stupidement pété. « -  Je rembourse celui-là, mais j’ai dit à ta sœur que mon accès au bar, il était sans ardoise. Je te mets au parfum aussi, ça évitera les malentendus la prochaine fois. » Le loup se redresse et surplombe le gamin. De la menace dans sa position, l’autorité ravagée par l’acide qui s’échappe de sa stature et transpire de tous ses pores. Il en impose encore, c’est un fait, malgré sa trogne de pruneau rabougrie. Il a sous-estimé le mafieux une fois, on ne le reprendra pas. La prudence quelque part dans un coin du crâne, et la témérité qui s’inscrit dans les rouages de sa folie. Hors de question de se taire face à ce genre de raclure, c’est pas son genre et il n’a pas l’intention de commencer à s’écraser maintenant.

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MessageSujet: Re: The Mask, ft Stain    Dim 5 Mar - 18:24



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Les bonnes résolutions volèrent en éclats. Le visage du junkie devint sévère, son regard était rempli d'éclairs avec lesquels il aurait tant apprécié foudroyer la grande gueule qui pensait pouvoir lui parler de cette manière. Isak allait la lui fermer, au diable la retenue dont il avait tantôt voulu se vêtir. Ses émotions prenaient de nouveau le contrôle pendant que le défiguré titillait trop dangereusement son impulsivité. Avec le camé, le langage des poings primait souvent sur celui des mots pour bien moins que ça. Les frontières de sa patience étaient bien minces, leur seuil rapidement atteint. Elle allait exploser cette colère que Logan faisait monter en lui. Bouillonnant, il fixa sombrement le regard de l'arrogant qui se pensait au dessus des lois - enfin, de ses lois, qui changeaient parfois au gré de ses humeurs ou d'une tête qui ne lui revenait pas, une tête comme celle qui lui faisait hautainement face. Pour qui se prenait-il cet homme répugnant qui croyait que le pouvoir qu'un pauvre papelard lui avait accordé - non, qu'Eriksson lui avait fait l'honneur de lui confier pour une durée périssable - lui offrait tous les privilèges, un laissez-passer pour le caprice et la suprématie. Etait-il réellement en train de faire part de ses exigences, sans demander la permission ou ne serait-ce que l'avis du haut chef de la Niflheim ?

Le reste de la conversation passa à la trappe. Toute l'attention du mafieux était dirigée vers cette bravade. Vers cette silhouette fièrement redressée qui avait l'audace de le jauger. Le sorcier se releva à son tour, son faciès des très mauvais jours menaça celui du cogérant. « Excuse moi, mais j'ai dû mal entendre. J'ai cru que tu étais en train d'exiger que je te laisse libre accès à mon bar sans aucun droit à la protestation ». Soit les informations qu'il détenait sur le patron des lieux étaient quelque peu minimisées, soit il avait décidé d'en finir avec cette vie qui n'avait certainement plus grand chose à lui offrir. A moins qu'il n'était plus très sain d'esprit... Parce que quiconque connaissait un tant soit peu Isak savait qu'il ne fallait pas jouer les effrontés si on était pas dans ses bonnes grâces. Il ne laissait rien passer. Chaque comportement trop exécrable à son goût était une excuse à sa folie, une occasion à saisir pour déchaîner sa violence, l'exutoire de cette colère qui ne le quittait jamais vraiment. Là, en l'occurrence, à la vue de cette petite veine sur son front qui se contractait, elle grondait sourdement et n'attendait plus que le moment de son émergence. Immobile, silencieux, il défiait Silver du regard. Ose me répondre encore une fois, te croire au dessus de moi. Ose que je t'arrache cette peau dégueulasse de ton visage. Diable, le petit bras droit qui n'était là que depuis quelques jours se pavanait déjà comme s'il était le roi. Le roi, ici, c'est moi ! Son commerce. Son chef-d'oeuvre. Son royaume. Son peuple. « Règle numéro une, ici c’est moi qui décide de tout. Ce n’est pas Solveig. Ce n’est pas toi. C’est moi. Toi tu n’es rien qu’une gueule qui n’existe plus, une gueule sûrement volée par quelqu’un qui s’est montré plus fort et qui a fait de toi une merde parmi les merdes. Si t'as pu te résoudre à cette vie de requins, c'est que t'es aussi pourri que je le suis, sauf que dans ton cas ça se voit aussi à l'extérieur ». Le vil personnage sourit d'un air moqueur.

Le magicien se rapprocha plus près encore. Il pouvait sentir le souffle chaud de cet homme que ses sens lui disaient ne plus en être vraiment un. Alors quoi, un daybreaker ? Un skinchanger ? Ses doigts effleurèrent le bras de l'individu. La sensation ne le trompait pas, une bête sa cachait dans ces tripes un peu trop audacieuses. Le sourire du nightkeeper s'élargit. « C'est drôle comme un être qui n'est que le résultat du caprice d'un sorcier, un esclave créé de toutes pièces par son maître, peut croire qu'il puisse être autre chose qu'un médiocre subalterne. C'est la frustration d'être un sous-fifre qui te provoque le fantasme du petit chef ? ». Allez, ose répliquer. Frappe le premier que je puisse justifier toutes les horreurs que j'ai envie de te faire subir. Les mots avaient le pouvoir de détruire, le mafioso l'utilisait pour frapper avec violence celui qu'il avait fait l'erreur d'engager. Nouvelle note pour la prochaine fois : organiser soi-même les entretiens, ça sera un meilleur gage de garantie. Contrarié par ce vilain coup du sort, il poursuivit sur un ton toujours sarcastique. « Tu penses que le contrat te protège et te donne tous les droits ? Si je me décide à ne pas le respecter ou le déchirer sans préavis, t'iras chouiner chez ton avocat pour me faire un procès ? J'imagine déjà le grand titre du journal local : un mafieux porte plainte contre le chef de sa mafia suite à son licenciement abusif ». Le gag du siècle. Bref, tout ça pour insinuer que le destin de Logan était une nouvelle fois entre les mains d'un mage qui avait les pleins pouvoirs. Isak était l'unique décisionnaire, il pouvait se débarrasser du sans-visage aussi rapidement qu'il l'avait employé. Problème étant que... « Tu connais l'histoire du gars qui avait été contraint de quitter sa mafia puis s'était reconverti ? ». Le drogué le laissa mariner quelques secondes, fit mine de réfléchir lui-même à la question, puis délivra la conclusion de son histoire. « Ah non, parce qu'elle n'existe pas. Marche dans le bon sens ou crève, personne ne ressort d'une mafia sur ses deux jambes ».
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MessageSujet: Re: The Mask, ft Stain    Jeu 9 Mar - 20:04


Le changement sur la trogne du camé ressemble à un vilain orage qui s’approche. Le genre de tempête qui a toujours eu le mérite de faire peur au pauvre louveteau, le tétaniser sous ses draps au point d’en trembler jusque dans le tréfonds de ses tripes. Le soldat reste impassible, mais une petite part de lui commence à se dire qu’il a peut-être fait une connerie à trop pousser le Eriksson dans les orties. Le sourire de l’abruti revient se coller sur sa trogne et il ne peut s’empêcher d’acquiescer, aggraver son cas comme un parfait benêt peut conscient de ce qu’il l’attend s’il continue. Et quoi ? Un cassage de gueule en règle et une éjection directe du club par les types de la sécurité ? Une nouvelle pluie d’acide, mais sur le cul cette fois pour assortir le haut et le bas ? Il en frissonne, de crainte mais la témérité de l’italien le pousse à se dire que ça ne pourra pas être pire que ce qu’il a déjà été contraint d’endurer à cause de ce pauvre type. Alors il garde l’avantage de sa haute taille et écrase le petit bonhomme de ses pupilles noires. Ce serait tellement tentant de lui tapoter le haut de la tête comme il le ferait avec un bon toutou, jouer encore un peu plus avec les nerfs qu’il imagine déjà bien tendus malgré la came qui circule joyeusement dans les veines pourries. Le second ne bronche pas face à la remise en place des rôles, s’efforce de ne pas répliquer ou lui en coller une malgré l’envie qui lui démanger violemment les pattes. Se faire recaler, ça le gonfle. Fauve trop habitué à vivre selon ses propres règles, même lorsqu’il revêt l’uniforme noir. Devoir se plier aux caprices d’un môme lui file la gerbe. Et le rapprochement n’arrange rien, oblige le loup à se redresser encore un peu quitte à faire péter ses vertèbres trop de fois abîmées. S’éloigner du petit merdeux en un réflexe de prudence vendu avec l’acide qui lui a refait le portrait. Cette pointe de trouille qui grouille dans sa poitrine mais que son égo préfère ne pas entendre.

Deuxième allusion vraiment pas fine cette fois, il en est sûr, le bonhomme est un charlatan. Ces magiciens à deux balles qui pourrissent la vie des gens avec le sourire aux lèvres. Il en plisse le museau et une profonde aversion vient se coller sur ses traits ravagés. « - Toi aussi, tu te ranges dans le panier de ces péteux qui se croient les maîtres du monde ? Ca explique l’attitude de petit chef dans ce cas. J’ai jamais été l’esclave de qui que ce soit, et je n’ai jamais eu de maître. » Crache-t-il rageusement. Sa voix gronde dans sa trachée comme une menace à peine masquée. Ca hurle sous la peau, le fauve qui gratte et crève d’envie de prendre son essor, défoncer la peau et prendre le dessus sur le bipède pour sauter à la gorge du prétentieux. « - C’est marrant quand même, la façon dont tu parles des bestioles de mon espèce, quand ta sœur en est une aussi… Tu la considères comme un sous-fifre elle aussi alors ? » Il claque de la langue contre son palais, les pupilles étincelant d’une lueur malsaine, cet amusement glauque qui lui réchauffe le cœur et le fait battre plus fort. « - Je vais tâcher d’être l’exception à cette règle dans ce cas. » Il la sent, toute cette tension qui s’accumule dans le petit corps de celui qui lui fait face, le défi qui incendie les pupilles dilatées à en exploser. Cet appel à la violence auquel il a si souvent répondu avec plaisir. Le besoin de cogner, irrépressible qui lui fait coucou depuis de longues minutes. Ce n’est pourtant pas l’envie qui manque mais un morceau de son petit cerveau s’obstine à vouloir se montrer raisonnable. Qu’il frappe en premier et lui file l’occasion de répliquer. Il couinera à la légitime défense, s’occupera de ramener le patron pas en état pour se trouver là dans son bureau, et continuer l’affaire en privé. Avec plaisir même, et plutôt deux fois qu’une.  

« - Mon avocat a autre chose à faire que de s’occuper d’histoires de contrat pas respecté ou je ne sais quoi. Et de toute façon, il n’aura pas à en entendre parler. Entre adultes raisonnables, on va faire ce qu’il faut pour que notre collaboration se passe bien. » Ronronnement de loup prêt à grogner, les mots caressent la langue et le regard s’accroche à celui d’Isak. « - T’as besoin de ma sale gueule, qu’elle te revienne ou pas, tu pourras pas me balancer le contraire, c’est pas ce qu’on m’a dit quand j’ai passé l’entretien. Ni ce que m’a dit ta sœur quand j’ai discuté avec elle un peu plus tôt. » Nouveau dérapage du côté du fraternel, pour tester la température et constater qu’il avance bien en terrain miné à ce niveau-là. « -  C’est pas des conditions, je ne fais que constater ce qui ressort de tout ce que j’ai pu voir depuis que je suis là. Pense ce que tu veux sur le pourquoi du comment je me suis retrouvé avec cette tronche, si ça te chante. T’es le chef du poulailler ? Très bien, je te laisse le beau rôle, et je me contente d’aider la petite sœur à nettoyer les trucs pas nets. C’était le deal il me semble. » Il se perd un moment dans ses propres paroles, son raisonnement qui n’amène rien de neuf et qui se contente de remettre à plat les conditions de sa présence au milieu du repère des jolies popotins et des nichons à foison. « - Tu l’as dit, je suis aussi pourri que toi, les discours de bienvenue des mafieux, je les connais déjà. » Conclusion lâchée dans un soupir et le loup qui recule d’un pas pour s’éloigner du petit chef et de sa copine la veine frontale.

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MessageSujet: Re: The Mask, ft Stain    Ven 10 Mar - 10:00



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Les mots de trop, faisant déborder une coupe rapidement pleine, lui furent cédés avec une dangereuse simplicité. Dangereuse pour l'animal qui venait d'évoquer avec des paroles trop crues l'unique personne qu'il n'aurait jamais dû mentionner. Celle qui pouvait faire sortir le mage de ses gonds sans annoncer le déluge, sa petite soeur pour qui il était prêt à toutes les folies et toutes les tortures. Les muscles se tendirent, le regard devint plus noir que la nuit. Sous-fifre... Le dévisagé n'avait rien dit de bien insultant, il s'était simplement contenté d'insinuer ce que l'autre avait lâché comme une grenade qui aurait dû lui exploser au visage, mais qui se retournait finalement contre celui qui l'avait dégoupillée. Pourtant... Cela suffisait à déclencher l'incendie que le mafieux avait tenté d'étouffer jusque là, quand bien même il savait pertinemment que le sans-visage avait émis une question rhétorique qui n'appelait à aucune objection. Il avait raison, Isak avait l'ascendant sur Solveig et profitait de cet avantage pour la maintenir sous ses entraves. Il lui ferait faire n'importe quoi, n'importe quand, n'importe comment, peut-être même à n'importe qui. Entre amour tout en démesure et malédiction de la créature, il la possédait et la manipulait honteusement, égoïstement, avec la pleine conscience de ses méfaits. Mais qu'importait, le changeur n'avait aucun droit de se servir de sa cadette pour l'atteindre, d'aucune manière, jamais ! Assis sur ton tabouret, le camé dévisageait un Silver trop impudent de cet air hostile et fulminant  qui amenait avec lui une profonde colère sous-jacente. La haine grondait et claquait ses crocs parés à déchiqueter l'origine de leur fureur. La mâchoire du sorcier, elle, se contractait pendant que tout son corps frissonnait de rage.

Le discours qui suivit aurait pu l'apaiser, si seulement le malheureux avait laissé la jeune Eriksson en dehors de leurs échanges corsés. Tout était sensé et raisonné, mais rien ne parvint à le convaincre de rengainer son irrépressible désir de répliquer. Dans un silence courroucé, il permit à l’autre de boucler tout ce bon sens, avala ses paroles sans en apprécier le goût de l’armistice, le fixa de ses prunelles sinistres s’abandonner à une distance plus judicieuse. Comme si un pas en arrière allait suffire à l’épargner... Le silence perdura pendant que les nerfs continuaient à s’enflammer, que le junkie se laissait dominer par une pulsion meurtrière, aveuglé par la contrariété débridée qui le heurtait chaque fois qu’il s’agissait de sa précieuse benjamine. Les clients n’existaient plus. L’agitation qui les encerclait lui semblait en suspens. Il n’y avait plus que Logan et lui dans cette pièce pourtant bondée, et cette animosité qui allait jaillir, puissante et redoutable. Sa voix, quant à elle, s’avérait mesurée quand elle sollicita l'impertinent, quoique très tendue. Tout était suspendu sur le fil du rasoir. « Et donc ? Je t’invite à la danse de la réconciliation et on passe simplement l’éponge ? ». Rien n’était jamais aussi facile dès lors qu’Isak était impliqué.

D’un geste rapide et emporté, la main du magicien s’empara du tas de débris de verre qu'il avait empilé sur le comptoir. Dans cet élan, il écrasa sa paume pleine d'éclats sur la face immonde de son cogérant, le long de sa tempe à la peau défraîchie, aussi proche de son oeil que possible. Sa propre chair fut blessée dans l'action, mais ça n'avait pas la moindre importance. Le temps s'arrêta et tous les curieux les dévisagèrent, dans l'attente d'une riposte qui ne viendrait peut-être pas - si l'homme faisait preuve d'un minimum de jugeotte. Isak se fichait totalement de se donner en spectacle devant sa clientèle dépravée, la menace fusa en leur présence, s'étendit à tous ceux qui avaient l'oreille suffisamment fine. Un avertissement privé qui devint publique. « Ne t’avises plus jamais de parler de ma soeur en ces termes ». La laisser en dehors de leurs querelles était bien plus prudent, néanmoins le nouvel arrivant n’avait pas l’air d’être une grande figure de sagesse. Pendant que le sang coulait sur le sol accompagné des brisures, que le drogué dévorait l’agressé d’une oeillade présomptueuse, les chuchotements dans la salle commencèrent à s’élever, puis se figèrent lorsque le patron du Little Darlings s’adressa encore une fois à son employé. « Maintenant, si tu veux, on peut danser ». Comme si cette violence signait l’équité, puis menait sur le chemin d'une collaboration plausible. Silver disait vrai, le mafioso avait besoin de lui, mais il n'était pas non plus préparé à ce que cette nécessité devienne un avantage pour celui qui pourrait se vanter d'être le bras droit du roi agonisant. Le deal pouvait se tenir, si le sans-visage restait prudemment à la place qui lui incombait et pouvait taire son insolence. Ou bien... Se battre jusqu'à ce que mort s'en suive, c'était aussi une option bien alléchante. Le nouveau avait les cartes en mains. A lui de jouer.
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MessageSujet: Re: The Mask, ft Stain    Mer 15 Mar - 20:56


Le silence en guise de réponse et les nerfs du loup qui appellent à l’injustice. Il a cette envie de cogner qui lui pète à la gueule, lui démolit les phalanges, mais le peu d’éthique qu’il garde dans sa cervelle lui refuse le droit de frapper le camé en premier. Ca le fait pas de frapper son boss, même quand c’est une tête à claque finit. Un peu comme lui d’une certaine manière, mais le soldat ne peut pas s’abaisser à chercher des ressemblances entre le pauvre type et lui. Pas quand le dit pauvre type lui a refait la gueule à l’acide. Sa si jolie gueule. Il se mord la langue et hausse un sourcil lorsque les mots s’arrachent de la bouche sale du bonhomme. L’italien paumé qui ne comprend pas vraiment le sens de la phrase, si c’est une déclaration de guerre, elle sonne drôle à ses oreilles. Un peu trop gay à son goût peut être. Stain n’a pas le temps d’anticiper, de seulement éviter la menace qui s’écrase sur sa face. Ca hurle à l’intérieur, crache, grogne et gratte. La douleur qui fuse de son visage agressé lui coupe le souffle, renforcée par les chairs encore à vif. Il en recule d’un pas malhabile, manque de se ramasser comme un type trop éméché contre le tabouret qui vient buter près de ses reins. La main tremblante qui se pose contre sa tempe, paupière fermée pour se cacher des débris de verre incrusté dans la chair. Il jure, de toute la beauté de son vocabulaire de chartrier. Insulte le Eriksson dans toutes les langues qu’il peut connaître et fait serment devant qui veut bien lui servir de Dieu qu’il lui fera la peau à ce misérable fils de pute. Qu’il se fera un plaisir de lui écorcher le visage avec un clou rouillé, de faire des sushis avec la chair encore chaude pour l’obliger à la bouffer en entrée. Et il en profitera pour abîmer la sœur au passage, pourquoi pas la sauter sous les yeux du grand-frère dont la jalousie protectrice envers sa cadette ressemblance à de l’inceste aux yeux de l’italien. Moche ou pas, il se fera un plaisir de la souiller la gamine. Elle n’y est pour rien, il le sait, mais il s’en branle. Elle fait partit de la famille, des magouilles et des conséquences qui vont avec.

La douleur fait filtrer quelques insultes qu’il crache sur le sol aux pieds du patron. Les murmures dans son dos lui tapent sur les nerfs. Tous ces yeux vicieux qu’il sent braqué sur lui comme s’il était une bête de foire. Plus encore qu’en temps normal. Dans un reniflement haineux, Stain lâche sa trogne, extirpe du bout de ses doigts tachés de sang les débris décorant sa peau fripée. Je vais te faire danser connard, ça va te plaire le jour où ça arrivera. Il esquisse un sourire assassin qui le temps d’un souffle erratique dévoile les quenottes du fauve. Il en a envie bordel, de muter, là, ici devant tout le monde et de sauter à la gorge du petit bonhomme. On le trouera de balles très certainement, les gorilles qui font office de vigiles dans cette boite pourrie, mais au moins il aura eu sa revanche. Lui qui n’a plus rien à perdre, il s’en fout de crever au pied d’un mafieux imbu de son petit cul et qui se prend pour le Parain d’une mafia qui sera bien plus vite démolie qu’il ne le pense. Si ce n’est pas Silver qui s’en charge, un autre prendra sa place une fois qu’il sera bien au chaud dans sa tombe. Les soldats, ça pousse comme des champignons en ce moment. Le verre dans la main, cristallin aux reflets rougeâtres, Stain l’admire un long moment. Avant de faire un signe de son autre pogne en direction du public improvisé de leur danse ridicule. « - Vous avez pas autre chose à foutre ? » Il le crache avec haine, ajoutant le regard qui va avec en direction de l’assemblée, dont une partie s’empresse de retourner se branler les yeux sur les jolies courbes des danseuses. Le second morceau reste pourtant pendu à leur échange, et ça l’emmerde. Il soupire, et prend sur lui. Sauve les apparences en attrapant gentiment le col d’Isak pour le traîner loin du bar. Comme le ferait un père avec son gamin en pleine crise de larmes, l’emmener loin des autres pour qu’il se calme et le fourrer doucement dans son lit. Lui souhaiter bonne nuit et éteindre la lumière avec un sourire rassurant. Stain le relâche alors sans ménagement une fois à l’abri d’un couloir désert, juste sous la pièce lui faisant office de bureau.

« - T’as l’air d’y tenir à ta sœur. Tu devrais peut-être t’en intéresser un peu plus, mon vieux. Elle se noie à devoir gérer l’affaire toute seule. » Il s’en fout de creuser encore un peu sa tombe. Et malgré ses envies folles de bousiller la soeurette, elle lui a fait de la peine à se retrouver seule pour gérer les affaires. Pendant que le chef du joyeux bordel se roule les narines dans la poudre. Pitoyable, et après c’est lui que l’on traître de monstre. « - Je danse pas, c’est pas mon truc. Pas quand j’ai du verre dans la gueule en tout cas. » Crache-t-il avec hargne, posant un peton sur la première marche qui va le mener jusqu’à sa tanière. « - T’étonnes pas qu’on ait envie de te faire la peau après. Si tu traites tout le monde avec autant d’intention, ça se comprend. » T’es surtout un pauvre con si tu veux mon avis. Tourner le dos et se tirer, il en crève d’envie mais il redoute un nouvel accès de colère de la part du petit merdeux. Un pet encore coincé de travers, mal interpréter les gestes et les paroles et lui balancer un sac de punaise à la tronche.

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MessageSujet: Re: The Mask, ft Stain    Jeu 16 Mar - 15:05



Symphony Of Destruction
You take a mortal man and put him in control, watch him become a god. Just like the Pied Piper led rats through the streets, we dance like marionettes, swaying to the Symphony of Destruction


Le coup qu'il attendait en retour ne vint pas, il considéra ce manquement vraiment dommage. Se contenta de se régaler de la hargne qu'il avait provoquée chez l'autre, de la gêne qu'il lui avait occasionnée face à un public dont lui se délectait pendant que le changeur s'en incommodait. Il le regardait se débattre avec la bile de haine qui lui remontait dangereusement et que le défiguré se forçait à ravaler, sans se délester de ce sourire de vil conquérant qu'il affichait depuis la première insulte offerte. Rictus qui s'effaça lorsque l'égratigné agrippa son vêtement pour l'aspirer à l'abri des indiscrets. Les sbires se tinrent instantanément prêts à bondir, Isak leur intima d'un geste de ne pas prendre part à cette bataille puis se laissa entraîner sans même sourciller, trop curieux de voir où toute cette comédie pourrait les mener. Avec l'espoir que la bête s'éveillerait et que la violence se déchaînerait.

Mais rien ne vint là non plus, si ce n'était des vérités sur sa soeur qui le touchèrent. La culpabilité refit aussitôt surface. Ce réseau de tous les dangers, c’était son idée. Et il l'avait placé en grande partie sur les épaules de sa cadette qu'il jugeait pourtant trop faibles pour tout supporter. Il n’avait pas prévu que la drogue deviendrait un problème si démesuré et qu’il s’enfoncerait au plus profond de l’addiction et de la dépravation, sans possibilité d'en ressortir. Qu’il perdrait à ce point un contrôle qu’il feignait pourtant de continuer de posséder pleinement. Garder des apparences que la plupart savaient pourtant brisées, c'était son quotidien. Tout ce qui tenait l’affaire, c’était la peur que sa violence couplée à ses excès de colère inspiraient. Solveig n’avait rien demandé et pourtant, elle écopait de toute la merde pendant qu’il s’auto détruisait chaque jour un peu plus entre les murs d'un appartement qu’il quittait de moins en moins souvent, là où se déroulaient les abus dans l'intimité des plus estimés : la fête, le sexe, la beuverie, la drogue à profusion, avec des souvenirs en vrac les lendemains. Elle gérait le plus gros du business alors ce n’était pas son rôle. La créature se sacrifiait pour son créateur, pour l'amour d'un frère qui ne le méritait pas. Elle sombrait à son tour, entraînée par son aîné qui avait conscience de leur dégringolade, qui ne parvenait pourtant pas à la freiner. Logan lui était nécessaire, c'était incontestable et excessivement frustrant.

Son objectif, c’était d’en finir avec cette vie. Il provoquait la malchance, jouait avec les nerfs et les limites, prenait tous les risques et plus encore les inconsidérés, comme lorsqu’il était allé détruire le Bones malgré les conséquences que cette folie impliquait. Mais ces dernières, il les attendait. Pire, il les réclamait. Que Moïra vienne chiner sa vengeance et le décime sur son passage. Qu’elle, Silver ou un autre le ramènent dans son Enfer où il avait égaré son humanité, les derniers pans du véritable Isak Eriksson. Celui qui culpabilisait pour la mort de son frère mais qui ne se droguait pas encore, qui avait la pleine maîtrise de son esprit et de ses actes. Qui se préoccupait de la valeur d'une vie, qui aurait été incapable de brûler un visage à l’acide. Cet homme n’existait plus, il était resté piégé à Darkness Falls avec Noah. Oh oui, il réclamait sans cesse sa Géhenne qu’il n’aurait jamais dû quitter, pour le salut de sa soeur. Ses abîmes dans lesquelles il cherchait à être expédié par les mains d’un autre, pour se décharger de sa responsabilité envers Solveig. Pour ne pas être celui qui mettrait une nouvelle fois un terme à son misérable passage sur Terre. Le lâche.

« Qui t’as laissé entendre que j’étais étonné ? ». Question rhétorique énoncée avec un sombre amusement. Il collectionnait les ennemis et, comme un collectionneur compulsif, il n’en avait jamais assez. Les dangers n’étaient jamais suffisamment grands, ni suffisamment nombreux. Il provoquait la mort volontairement, jusqu’à pouvoir trouver un jour le péril qui serait plus fort que lui. Le dévisagé ne le serait pas, à priori... Pas ce soir en tout cas, mais un autre peut-être...« J’aime vivre dangereusement » fit-il claquer dans l'air avec une assurance morbide avant de figer ses traits dans le marbre. Sa voix s'adoucit largement. « Pour Solveig, je vais te laisser saisir ta chance ». Il lui devait bien ça, le sans-visage avait raison. La placidité prit totalement l'ascendant sur l'agitation qui avait été à deux doigts de déborder. Le mafieux tourna simplement le dos à l'employé, puis se retourna au bout de quelques secondes pour un ultime avertissement. « Cela dit, évite de la provoquer d'avantage. Un seul pas de travers et je t’arrache les tripes, juste pour tenter d’apercevoir l’animal que tu as dans le bide ». La sorcier s'éloigna sans plus un regard en arrière. Que Silver ne lui fasse pas regretter son geste, parce que le pardon était une notion qu'Eriksson ne pouvait  plus concevoir. Il n'y aurait pas de deuxième chance.

FIN
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The Mask, ft Stain

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