AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Bad blood (ft oswald)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Bad blood (ft oswald)   Sam 25 Fév - 0:29


« Shut in confined spaces, lost in the dark »

Siewald
featuring

La dualité franchit les portes de son regard aussi meurtrier que les lames d'un rasoir ; partagé entre rancoeur et ardeur sans parvenir à trancher. L'une alimentant l'existence de l'autre dès que le brasier se déclenche au fond de ses entrailles pour carboniser son être entier. Tout brûle, rien ne reste et l'espace d'un instant, elle se sent plus vivante que jamais. « J'ai besoin d'un verre » Pour te supporter. Pour la supporter. Cette attirance indéniable, insatiable, inéluctable. Sienna remplace les mots par un soupir lourd de sens qui s'estompe dans la seconde. Oswald l'épuise, ni plus ni moins. Le simple son de sa voix l'agace au plus haut point. Et pourtant, les battements de son coeur accélèrent crescendo dès qu'il approche de trop. Elle doit refouler ses pulsions, taire son instinct animal, contenir son désir incandescent. La distance lui permet de respirer lorsque sa respiration se bloque, altérant le cours de ses pensées. « Pour oublier que tu existes. » La vérité authentique, acerbe, agressive, surgit des tréfonds de sa gorge tel le serpent crache son venin pour paralyser sa victime. Si seulement cela fonctionnait. Ses pas déterminés l'amènent à fuir l'irrépressible. Avant de céder à l’irrésistible attraction qui s'exerce en silence.

Lorsque soudain, le sol se met à trembler sans aucune raison apparente. C'est une prémisse, une ébauche, un avant-gout de ce qui les attend véritablement. Tout se passe si vite. Les murs s'effondrent autour d'eux, des morceaux de béton jaillissent pour les ensevelir en quelques secondes. La poussière se répand jusqu'à s'infiltrer dans leurs poumons, dissimulant les dégâts causés par l'explosion. Le bar n'est plus qu'un ensemble de débris juxtaposés ici et là, prêt à s'effondrer sur les rescapés. Condamnés au sous-sol, dans les loges insalubres aux néons lumineux en ruines. L'obscurité est leur refuge mais pour combien de temps ? La mort semble les attendre au moindre tremblement. « Oh mon dieu, tu pèses une tonne. » Bien qu'elle soit encore sonnée par sa violente chute, Sienna reprend doucement ses esprits. A commencer par identifier la masse qui l'écrase, à savoir le corps endolori de l'arnaqueur. Sans ménagement, ses mains tentent en vain de le repousser afin de se dégager. La belle finit par les abattre violemment sur son visage pour le faire réagir. « Réveille-toi bon sang. » Bien que la situation ne joue pas en leur faveur, elle conserve son calme malgré une certaine forme d'impatience, principalement causée par la position dans laquelle ils se retrouvent.

Heureusement, Oswald revient à lui, mettant un terme à cette proximité déconcertante. Néanmoins, ce n'est pas ce qui l'interpelle le plus. Capable de voir à travers les ténèbres, son attention est focalisée sur la poutre à leurs pieds, consciente qu'elle empêche le plafond de les tuer sur le coup. Une variable instable loin de l'enchanter. Sans oublier de mentionner le confinement duquel ils sont prisonniers pour l'instant. Menace qui plane sur leur tête au même titre que l'éventualité d'une fin abominable. « J'en reviens pas à quel point tu portes la poisse, t'es pire que le karma. » Aussi douce que la rosée du matin, l'hybride énonce un fait consternant. Depuis qu'elle côtoie le danois, la malchance s’immisce dans sa vie. A croire qu'il en est le principal responsable. En vérité, Sienna tente d'ignorer la panique qui lui comprime la poitrine. Tout son corps se contracte sous l'effet de la peur, quelque peu contenue par la présence de l'arnaqueur. Même si elle refuse de l'admettre, pour une fois il lui est plus utile vivant que mort. Pourtant, cela ne change pas grand chose. Ils sont piégés ici, poussant leurs derniers râles mais le savoir à ses côtés, l'apaise d'une façon étrange. Et ce n'est pas seulement la rancune qui parle, appréciant la justice de ce bas monde envers les ordures qui la peuplent, c'est un sentiment plus profond. Lui donnant parfois l'impression, d'être presque, vulnérable mais ce sont les faiblesses du coeur qui font les belles défaillances.



Dernière édition par Sienna Griffins le Dim 2 Avr - 23:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6017
↳ Points : 9054
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 28
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Aloy I. Mizrahi
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: schizophrenic
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Bad blood (ft oswald)   Mer 1 Mar - 9:50

Italique = danois

Le lieu se prête à l’indécence. Son regard revête brièvement le concept dès qu’elle a le dos tourné. Effluves de démence, fragrances dévastatrices. Les signes sont là et le déni aussi. Les prunelles ondulent sur la nuque, retombent sur la taille, glissent sur les cuisses. Un supplice pour l’esprit, une délivrance certaine pour la chair qui ne demande qu’à céder mais doit se contenter de contempler. Cette femme l’oblige à partir en guerre contre ses propres fantasmes. De bien des façons, elle révèle le pire de sa personnalité. Ou du moins, ne fait-elle que réveiller les parts de son être qu’il aimerait oublier. Ce désir animal lui rappelle son humanité lacérée. Ce dont il se serait bien passé pour traiter cette vipère avec le plus grand irrespect. L’anglaise ne s’adonne pas aux normes qu’il s’est établi, elle ne veut pas nourrir son indifférence. A la place, elle entretient l’incendie. De la rage ou de l’envie, il ne peut plus scinder ce duo de frustrations. Parfois, il s’imagine lui sauter à la gorge. Trop souvent, il se voit lui sauter au cou. Une nuance palpable, l’intention faisant diverger la finalité. Alors que le bout des cils souligne adroitement les contours du danger, la brune se retourne, approche. Elle a détecté sa présence, donc. Lui qui s’est si obligeamment invité dans les loges. Les émotions s’absentent immédiatement, il plante ses yeux sur une blonde généreusement fournie par dame nature. La pulpeuse emprunte l’escalier, vue imprenable pour le hors-la-loi. Il tente de mimer ses expressions antérieures pour ne pas attiser la suspicion de l’objet principal de ses divagations. Elle sait pourquoi il est là. Mais elle ne sait pas réellement ce qui provoque ça.

L’épaule accolée au mur le plus proche, les bras repliés sur la poitrine, il défie les iris qui le toisent. Sans se laisser démonter par la scénette qu’elle lui sert, l’escroc réplique à sa remarque avec tout le détachement dont il dispose. « Te faudra plus d’un verre pour ça. Mais tu sais très bien ce qu’il te reste à faire. Je peux me faire oublier, Griffins, je suis même assez doué pour ça. Faut juste mettre le prix. Ou plutôt le reptile dans ce cas précis. » Sa voix traine, lente, aussi épuisée que son propriétaire est lassé. Prêt à suivre de près la fuyarde, il se décolle de la paroi, exécute le premier pas quand tout bascule. Le bruit, c’est tout ce qu’il perçoit. Le cœur crie, demi-seconde de compréhension et puis plus rien. La conscience émerge péniblement, reçoit les mots. Oswald sent le corps convoité remuer, se presser contre le sien. Mais dans aucun de ses petits scénarios dressés mentalement, cette situation ne débutait par l’expression de ses pires tourments. Il ne lui faut qu’une poignée de secondes pour réaliser l’ampleur du désastre. Captifs de la pierre, soumis au bon vouloir d’un morceau de bois éprouvé et pire encore, prisonniers d’une obscurité saisissante, ils vont devoir survivre à l’instant présent. L’homme ne peut traiter l’ensemble de ces données, pas sans suffoquer. Il recule, désemparé. La nervosité atteint sa nonchalance naturelle. Dans une seconde, il va se mettre à crier. Il ne parvient pas à gérer l’afflux émotionnel que le contexte lui fournit quand sa comparse d’infortune joint à ce chaos ambiant, des propos qui font céder le sang-froid inéluctable de l’infecté.  « C’est que t’es pas un trèfle à quatre feuilles non plus alors tu vas te calmer et te la fermer direct. » Il ajoute un geste obscène qu’elle ne peut apprécier dans cette pénombre massacrante.

Ses raisonnements de plus en plus décousus, le somment de faire taire les ombres. Une idée jaillit, un espoir fou pour un aventurier condamné. « Fais un truc constructif au lieu de geindre, c’est déjà assez pénible de partager le même air. A moins que tu ne t’en remettes à ton karma pourri. Dans ce cas, bonne merde, gamine. » Les paluches tentent d’extirper le briquet, avisent le néant dans la poche de son jean. « Fils de … » Oublié sur le comptoir et donc, en exil dans ce tas de débris. L’arnaqueur ne s’arrête pas à ce détail, ne s’abandonne pas au désespoir qui perce son flegme habituel. Son apathie naturelle bien refrénée par les battements incertains d’un organe en fuite, ne lui est plus d’aucune utilité. Perte de repères, perte de contrôle. Une sortie, il leur faut une sortie. Alors il rampe, tente de palper leur environnement, de récolter les données nécessaires. La main effleure ainsi sans le vouloir la silhouette alliée, un endroit mal avisé pour s’égarer. D’autant plus risqué qu’il a sans doute effleuré ce qui ressemblait à la courbe de sa poitrine. Le trouble gagne le roublard. L’électricité se mêle brièvement à la panique. Juste assez pour qu’il soit quelque peu désorienté. En temps normal, il aurait peut-être poussé le hasard jusqu’au vice. Mais actuellement, ses priorités sont autres. Avant qu’elle ne puisse l’insulter, il a repris ses doigts sans poursuivre son exploration fortuite.

En voulant réajuster sa position aussi vite pour s’éloigner, son coude la percute brutalement. Nullement désolé, le danois expulse bien plus vivement sa hargne. « Ôte-toi de mon chemin déjà. » La blâmer lui permet de masquer ce qu’il vient de se passer. Très vite, de toute manière, il l’oublie. La violence du désir se démantèle devant la cruauté de sa terreur. Oppressé par les murs effondrés, plongé dans la plus implacable cécité, le criminel se sent piégé dans ses irrationnelles pensées. Les ongles grattent la pierre inutilement. Il ne voit rien. Il n’y a rien à voir sans doute. Sans doute, ce n’est pas une certitude. Cette opacité lui arrache des pans de lucidité. Ce confinement achève ses macabres prédictions. « T’as quoi avec toi là ? A part ton aptitude à me les briser ? » crache-t-il pour relâcher cette tension malsaine. La solitude le cueillerait, il aurait déjà laissé ses hurlements contaminer cet espace restreint. Il aurait déjà écaillé ses paumes pour s’extirper. Ce qui le retient de succomber à l’anxiété, c’est sa maudite fierté. Bien plus impérieuse, pour l’instant, que son effroi absolu. Pas sûr que les minutes suivantes lui apportent satisfaction néanmoins. Il ne se donne pas cinq minutes pour péter les plombs, pour tenter des actions suicidaires afin d’échapper à son pire cauchemar. La sueur dévale ses tempes, glisse le long de sa nuque. Ses muscles s’agitent, tremblent sous l’assaut de la mémoire, sous les réminiscences qui ont causé ces traumatismes. La peur comprime la cage thoracique. Pas d’instinct de survie, pas de bon sens derrière ces appréhensions. Il ne craint pas réellement pour la suite de son existence. Il ne supporte simplement pas cette agonie lente. Sa respiration erratique atteste de son inconstance, du déséquilibre qui s’opère en silence dans sa caboche. Si pesante qu’elle remplit l’espace, devient trop évidente, même pour ses oreilles. Et il ne peut s’empêcher d’espérer que Sienna soit trop enragée pour le discerner.

_________________
I imply to mitigate the guilt, we could align. A perfectly constructed alibi to hush the violent guilt that eats and never dies. In actual blame, they called me once the dark divide. Simple math, it's why our bodies even lay here. What if we've been trying to get to where we’ve always been ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428 En ligne

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: Bad blood (ft oswald)   Sam 4 Mar - 2:00


« Shut in confined spaces, lost in the dark »

Siewald
featuring

La panique lui sectionne les veines à toute vitesse. Elle empêche le sang de circuler sereinement, d’atteindre son cœur qui succombe lentement. L’agonie embrasse son souffle d’un baiser mortel et la belle se voit déjà, disparaître, dans l’obscurité de cette nuit suprême. Lorsque soudain, une lueur d’espoir traverse les ténèbres. Une voix, un murmure. Il traque le silence pour anticiper le supplice de leur sort funeste. Tentant par tous les moyens d’échapper à cette tombe de béton. La métamorphe prend alors conscience d’une réalité nouvelle. Le calvaire, le véritable calvaire, débute lorsque le mort revient à la vie. Malgré la violence de l’effondrement, Oswald respire toujours. Si la présence du voleur de rêves parvient à rassurer la belle les premières minutes, cette impression finit définitivement par s’estomper. Sans perdre de temps. Il s’avère que l’homme viril et confiant s'efface, laissant place aux traits d'un garçon de six ans terrifié par le noir. Insupportable, il ne cesse de gesticuler dans tous les sens lorsque sa main ne s’égare pas le long de sa poitrine. Bien que le comportement puéril de l’arnaqueur l’agace profondément, il réussit à tempérer son inquiétude. Seconde après seconde. Tel un enchantement, il lui fait oublier la sueur qui perle de son front, le brouhaha de sa cage thoracique, les tremblements de ses jambes. Sienna conserve son sang-froid grâce aux turbulences engendrées par le danois. Et ce, même si elle refuse de l’admettre ouvertement. « Tu comptes balayer le sol encore longtemps ? » Les mots s’échappent de ses lèvres glacées pour mieux fouetter l’air oppressé.

La survivante grimace, percutée de plein fouet par la douceur sensationnelle d’Oswald, déterminé à trouver une issue de secours coûte que coûte. Avant de s’avouer vaincu, abattu, perdu au milieu de la pénombre environnante. Elle l’observe sans rien dire, se contente d’apprécier cet instant précis, de mémoriser la vulnérabilité qui se dégage de son regard empli de désespoir. La métamorphe savoure quelques goûtes d'ivresse de sa vengeance maîtresse. « J’ai une vision nocturne mais elle semble dérisoire dans cette situation, n’est-ce pas ? » Il doit probablement la haïr de tout son être pour lui révéler cette information si tardivement… ce qui ne la dérange absolument pas, bien au contraire. Elle ne cherche point son affection, seulement son attention. « Maintenant que tu as fini de pleurnicher, on peut se tirer de ce trou. Essaie de me suivre sans poser tes sales pattes sur moi. » Petit merdeux. Sienna tient à garder une certaine distance avec lui, ne souhaitant pas céder à l'interdit. Il peut très bien se repérer au bruit, inutile de la toucher. Sur cette consigne claire et brève, elle se met à ramper pour s'infiltrer dans le seul et unique trou présent au milieu des débris. Il doit probablement donner sur les escaliers. Avec un peu de chance, ils vont pouvoir monter à l'étage, s'extirper de ce caveau, retrouver leur tendre liberté. Chimère d'une vie entière.

« Ne panique pas, l'espace est plus confiné par ici. » La métamorphe semble s'adresser à son confrère, suivant le son de sa voix pour s'orienter. En réalité, elle essaie de modérer sa respiration  au milieu du tunnel étroit épousant parfaitement la forme de ses courbes. Perdue dans ses pensées, Sienna remarque à peine la rose qui effleure son bras. Cette dernière provient surement des loges. Elle l'attrape en prenant soin de ne pas se piquer avant de la balancer en arrière pour l'écarter de son chemin. Rancune quand tu nous tiens. « Attention... » La belle débute tout juste sa phrase que c'est trop tard, le mal est fait. A en juger le vacarme engendré par Oswald, les épines de la fleur ont eu raison de lui. C'est un grand garçon, il survivra. « Oups... » Connard. Bien que ce soit un véritable plaisir de l'entendre râler suite à ce petit contre temps, elle s'empresse de quitter le passage souterrain. Encore quelques mètres et les escaliers lui font face. Ce n'est pas la dernière étape à franchir mais il reste de l'espoir. Si la bêtise du danois ne l'achève pas avant la ligne d'arrivée.



Dernière édition par Sienna Griffins le Dim 2 Avr - 23:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6017
↳ Points : 9054
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 28
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Aloy I. Mizrahi
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: schizophrenic
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Bad blood (ft oswald)   Lun 6 Mar - 1:39

Son désarroi s’amplifie dans les secondes qui s’engrangent. Le pouls martèle la gorge, course effrénée après la raison. Les mains effleurent le béton à plusieurs reprises, tentent d’en soulever quelques parcelles vainement.  La frustration se mue peu à peu en rage. L’ombre de l’infecté ondule, tente d’interagir à son tour avec l’environnement. Ses dons comportent, d'ailleurs, une vision indéfectible, même à la nuit tombée mais le danois l’ignore. Son esprit malade et fragilisé par les expériences subies, se refuse à assimiler l’étendue de cette particularité. Quand il fixe le vide, seules les nuances de gris se déclinent, placardent contre sa rétine, une opacité relativement terrifiante. Rendu ainsi pathétique, il s’agite en tous sens, refusant de tolérer cette situation oppressante. Contexte redoutable à la difficulté sans cesse renouvelée. Sa compagne d’infortune ne cesse d’alimenter son impatience, déversant sur lui autant de mépris que d’agacement. Le sang froid de la brune se heurte à la panique latente du quadragénaire, l'oblige à réaliser l'étendue de sa médiocrité. Il n’aime pas perdre le contrôle, surtout pas en sa présence. « Faut bien que quelqu’un se dévoue pour essuyer la crasse. Elle semble plutôt persistante par ici. » Qu’il réplique sauvagement en déposant ses prunelles assassines sur la silhouette désirée, l’incluant ainsi dans le terme employé. Un grognement lui échappe, les options s’amenuisent et l’air se raréfie. Ses mains se sont mises à trembler à son insu, les réminiscences revenant plus limpides que jamais. D’autres époques se mélangent dans cet espace confiné. Et face à ses démons, Oswald ne fait que reculer. Déterminé à arracher jusqu’au sang, la pierre, il s’avance vers un autre pan de leur prison quand Sienna lui délivre une réponse tardive. Le hors-la-loi serre la mâchoire, se retient de collecter jusqu’à la dernière parcelle d’énergie de l’horripilante. « T’as raison, c’est pas comme si on allait se faire écraser par le décor après tout. » Forcément, il sait qu’elle n’a rien d’humain. Bien qu’il ne soit pas des plus familiers avec son espèce, il ne peut qu’anticiper les quelques habilités qu’elle doit elle-même recevoir de cette condition.

Le malaise s’entretient dans ce qu’elle suggère. Devoir s’appuyer sur ses capacités pour se sortir de cet enfer lui semble être une idée affreusement bancale, carrément impensable. Aucune confiance accordée. Et puis, au-delà de ce fait, demeure cette maudite fierté lacérée. Avant de débuter l’ascension, l’ex-taulard se permet ainsi un commentaire, tenant de sauver les pans de sa dignité souillée. « Pas ma faute si t’occupes tout l’espace. Je garderais mes sales pattes si t’arrêtais de remuer tes grosses miches devant moi. C’est à se demander si tu les bouffes pas tes reptiles après tes petits shows. » Les sens décuplés naturellement par le virus implanté, bien que la vision toujours amputée par sa phobie, il s’oriente ainsi sur le chemin qu’elle trace. La route imprécise se rétrécit nettement et trop rapidement, la carrure de l’escroc cogne ainsi les débris à certains endroits. Sa veste se déchire par endroit, provoquant immanquablement sa contrariété.

Alors qu'il songe à l'argent qu'il a dépensé pour ces fringues massacrées, elle pourchasse ses propres spectres. Les murmures étrangement bienveillants de sa comparse le désarçonnent alors en plein effort. « C’est vrai que ça paraissait pas assez évident, j’avais besoin de ces précisions. » ne peut-il s’empêcher de souligner. Seule l’arôme délectable de la meneuse lui permet de garder le cap, de survivre aux délires mentaux. La peur lui broie toujours les tripes, il est à deux doigts de péter les plombs. Pour parer à l’appréhension, il se mord les lèvres, laisse l’hémoglobine poindre, les cicatrices se former très rapidement pour mieux être rouvertes aussitôt. Son ouïe acérée croit percevoir un changement notable dans la respiration de l’anglaise. Focalisé uniquement sur les sons que la jeune femme émet, il n’anticipe nullement son mouvement et se ramasse dans les yeux, la tige d’une rose. Il broie les pétales de sa main en l’écartant de son champ visuel néanmoins, inutile. « T’as que ça à faire ? » crache-t-il excédé, les nerfs proches de la rupture. « D’ordinaire, c’est plutôt à toi-même que tu jettes des fleurs pourtant, alors tu peux te la garder. » Il allonge le bras jusqu’à pouvoir lui balancer la rose quelque part au niveau de sa jambe.

Les paumes moites et l’œil sec, le phobique croit discerner un semblant d’espoir au bout du tunnel emprunté. Mais c’est sans compter sur le cours des événements. La bâtisse s’ébranle une nouvelle fois. La poussière, les vibrations, il anticipe très rapidement le cauchemar alors que la métamorphe évolue droit vers le danger. Sans prendre le temps d’anticiper son propre geste, l’arnaqueur tend les mains et tire sèchement les chevilles de la  changeuse. Le ventre de cette dernière racle le sol brutalement avant que leur sortie ne soit condamnée par un nouvel éboulement. Il vient de la sauver d'une mort certaine. Quelque peu ébranlé par son impulsivité, il relâche la chair de son acolyte. « Ta dette s’allonge. Une décapitation n’aurait pourtant pas manqué de charme. » Un ricanement qui ne masque que l’affolement absolu. Piégés dans ce conduit étroit, menacés par le plafond en ruine, rien de résolu en somme. Sans attendre et sans dévoiler son plan, l’homme poursuit ce qu'il a débuté plus tôt en la ramenant en arrière, faisant remonter ses mains sur les jambes de la trentenaire pour se faire. Il se placarde lui-même contre la paroi afin d’inverser leur position. Il agrippe son bras et arrive ainsi à sa hauteur, collé à elle. L’urgence ne le fait pas analyser cette proximité, l'électricité. « Pousse toi. » Il comprime de ses deux mains, les épaules adverses et occupe très rapidement l'emplacement de l'envouteuse. A force de contorsion et d’injures balancées dans sa langue maternelle, il parvient à faire passer ses pieds en premier et à donner de grands coups de pieds dans les nouveaux débris rejetés.

L’ensemble chute peu à peu avant que la sortie ne soit visible, il reprend son souffle, essuie la sueur de ses tempes avec le dos de sa main. «  Si je me foire, on pourra toujours utiliser ta tête comme bélier, dure comme elle est. Faut bien qu’elle serve maintenant que je l’ai sauvée, hein. Et vu qu’elle est pas réputée pour servir à quelque chose d'intelligent, je lui trouve une utilité. Me remercie pas. » Sa godasse fracasse avec plus d’ardeur le béton jusqu’à leur délier une issue toujours aussi précaire. Les pieds touchent le sol mais le dos est totalement courbé, la tête effleure même le plafond. Un néon sur leur droite grésille. Le peu de lumière présente lui apporte un réconfort sans nom. Sans savoir pourquoi, son regard passe par-dessus son épaule, s’assure que la harpie le suive toujours. Etre seul ou mal accompagné. Un éternel dilemme.

_________________
I imply to mitigate the guilt, we could align. A perfectly constructed alibi to hush the violent guilt that eats and never dies. In actual blame, they called me once the dark divide. Simple math, it's why our bodies even lay here. What if we've been trying to get to where we’ve always been ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428 En ligne

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: Bad blood (ft oswald)   Ven 17 Mar - 23:41


« Shut in confined spaces, lost in the dark »

Siewald
featuring

Il lui semble apercevoir un brin de lumière au milieu des ténèbres, un faisceau d’espoir au bout du couloir. Est-il réel ? Est-il illusoire ? Son esprit ne parvient à déterminer sa véracité, plongé au cœur des abysses de son traumatisme. Naïvement, Sienna pense être capable de gérer cette situation de crise avec le sang froid qui coule le long de ses veines. Hélas, le passé s’infiltre dans ses pensées, altérant sa perception complète du présent. « Regarde-moi, ce n’est pas encore fini. » Sous l’assaut de ce chuchotement à peine perceptible, elle s’arrête brutalement. Son regard parcourt l’obscurité à la recherche de cette voix brisée. Elle en connait chaque nuance, chaque tonalité. Son cœur se met alors à saigner jusqu’à ne plus parvenir à s’arrêter.  « Ce n’est pas fini je te dis. » L’hémorragie l’empêche d’avancer, imbibe ses tendons avant de recouvrir ses muscles pour emprisonner ses os. Tout son corps est figé sur place. « Tu dois continuer, ne t’arrête pas. » Comment poursuivre son ascension ? Elle est tétanisée. Le souvenir de sa tendre colombe lui rappelle les barreaux de sa cage. Son souffle s’accélère dangereusement, la panique l’étripe. Au secours. La belle voudrait crier mais aucun son ne franchit la porte de ses lèvres. Rien, pas même un sifflement. Dans le silence de sa terreur, elle se meurt… Quand tout à coup, la vie la secoue brusquement. Une épine de rose vient percer sa chair, libérant sa carcasse de sa prison de glace.

Sans prendre le temps de réfléchir, elle s’élance vers la fin du calvaire. Ou plutôt, de sa misère. Le bâtiment subit une nouvelle secousse, condamnant leurs prières. Sienna s’apprête à rendre son dernier souffle, écrasée par les pierres lorsque son compagnon d’infortune la tire en arrière. Une seconde plus tard, tout serait fini. Le supplice d’une vie. C’est sans compter les réflexes du danois, prêt à la maintenir à ses côtés. Pourquoi ? Il ne lui doit rien. L’adrénaline oppresse tellement sa poitrine qu’elle ne réagit même pas à sa remarque, chamboulée par les récents événements. Pourtant, survivre est l’essence même de son existence. Destinée à lutter jusqu’à la fin de ses jours pour une brève inspiration. Peut-être que les battements effrénés de son cœur envisagent plus que cette piètre consolation. « Merci. » La simple prononciation de ce mot trahit le trouble qui agite son esprit. Au fil des minutes qui passent, la belle se décompose lentement, ayant beaucoup de mal à respirer. Le confinement qui les maintient prisonnier en est la principale raison. Sa conscience est submergée par les visions d’horreur de ses pires cauchemars. Heureusement, l’intervention d’Oswald l’empêche d’abandonner la lutte. Elle tente de se consacrer sur le timbre de sa voix si agaçant qu’il passe au premier plan. « Dépêche-toi. » Ce n’est pas un ordre mais une supplication. Sa respiration en témoigne, la métamorphe est en train de succomber. Combien de temps peut-elle encore tenir ? .

L’espoir renaît de ces cendres lorsque l’arnaqueur sort vainqueur de leur prison. Sans demander son reste, Sienna s’empresse de le suivre. Elle est à la limite de suffoquer quand ses prunelles perçoivent finalement les escaliers menant au rez-de-chaussée. Victoire« Oh bon sang, enfin… » Le soulagement est de très courte durée. Alors que la belle marche dans les pas du danois, le dos courbé, ce dernier s’arrête devant la première marche. Sceptique, elle fronce les sourcils. Qu’est-ce qui peut bien le stopper maintenant ? Il lui faut seulement une poignée de secondes pour saisir l’étendue du problème. Les dégâts causés par l’effondrement pourraient bien venir à bout de leurs efforts démesurés. « Seul l’un de nous peut les emprunter, l’autre n’aura pas le temps… ils vont s’effondrer. » Sans même s’en rendre compte, sa conclusion déchire le silence oppressant de cet instant. Son cœur se fracasse à nouveau contre les parois de sa poitrine peinant à le retenir plus longtemps. Ça lui fait tellement mal qu’elle recule sous la brutalité des battements qui grondent. Que vont-ils faire ? Jouer à pile ou face ? Jamais de la vie, il tricherait à tous les coups ! Sienna propose une autre solution. « Si tu ne parviens pas à la porte Oswald, je te jure que cette tombe sera le dernier de tes soucis. » Non seulement il manque des marches mais en plus l’escalier ne peut supporter le poids que d’une personne pendant une durée extrêmement brève. Autant dire que cela ressemble davantage à de l’escalade qu’à une simple balade.

L’unique option pour qu’ils s’en sortent tous les deux c’est qu’ils ne forment plus qu’un. Afin de réaliser cet exploit, la belle doit se transformer en la bête. Ainsi, le danois va pouvoir grimper avec la masse d’un seul individu.  « C’est parti. » Il lui est toujours difficile de se transformer volontairement, non seulement c’est un procédé psychologique éprouvant mais la douleur physique est insoutenable. Son squelette se brise en mille morceaux qui viennent ensuite se recoller ensemble comme les pièces d’un puzzle déboîtées. Ses hurlements étouffés diminuent avec les années mais ne disparaissent pas sous les essais. Ils perdurent au rythme de ses fractures, jouent les notes d’une mélodie à en glacer le sang. Son corps tombe au sol avec une violence sans nom pendant que sa chair humaine disparaît pour laisser place à la peau écailleuse des reptiles. Petit à petit, le serpent prend forme dans l’obscurité qui voile une partie de sa souffrance. L’esprit animal est agité, agressif mais il se retient de sortir les dents. Tempéré par la force de ses convictions, Sienna se déplace sur le sol poussiéreux, faisant ondulant son corps jusqu’à celui de l’arnaqueur. Elle grimpe le long de sa jambe avant de glisser sur son torse pour se frayer un chemin. C’est au creux de sa nuque que son ascension cesse, confortablement installée entre ses veines jugulaires. Son regard de prédateur va de l’homme à l’obstacle, de l’obstacle à l’homme. Se demandant lequel aura raison de sa mort.


Dernière édition par Sienna Griffins le Dim 2 Avr - 23:20, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6017
↳ Points : 9054
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 28
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Aloy I. Mizrahi
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: schizophrenic
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Bad blood (ft oswald)   Mer 22 Mar - 0:59

L’irrégularité n’échappe pas au danois. Face à l’épreuve, la belle endosse des humeurs contraires au point d’en être transformée. Ses remerciements résonnent encore avec étrangeté dans la caboche de l’escroc. Troublante de sincérité et de vulnérabilité, certes brève mais vive, la jeune femme parait faire écho à l’égarement du roublard. Peu de certitudes et aucune envie de pourchasser le mystère. L’imprévisibilité de la brune ne devient déjà plus qu’une annotation dans l’esprit pragmatique du voleur. Une donnée qu’il classe pour les besoins de leur survie mais qui ne suscite déjà plus la moindre émotion. Si ce n’est la perplexité, sentiment s'amplifiant devant le soulagement fugace de la belle. La combattivité de l’agaçante a été ainsi rudement mise à l’épreuve. Une nouvelle qui réjouit intérieurement l’infecté. Au moins, ils se sont tous deux ridiculisés. Maigre consolation face à l’ampleur de la difficulté à  surmonter. Relativement désabusé par le contexte, il observe la précarité de leur seule issue. Inutile d’espérer que les autorités viennent les sauver. C’est peut-être eux qui les ont menés droit dans cet enfer. A trainer aux mauvais endroits, on ne récolte que les mauvais traitements. Oswald soupire, déjà bien las de devoir mettre en application un quelconque plan foireux. Tandis qu’une fois de plus, Sienna souligne les évidences, il tente d’aligner ses idées. La perspective de planter la métamorphe là et de s’enfuir comme un malpropre lui traverse bien l'esprit. L’habitude. Menue comme elle est, elle ne parviendrait pas à l’immobiliser. Plusieurs choses le retiennent de bondir en avant cependant. Notamment sa capacité à pouvoir saboter son ascension et leur unique porte de sortie par la même occasion. Sans doute, que perdure un quelconque intérêt également. Pour ses serpents principalement s’entend-il penser pour se justifier. Néanmoins, s’il ne peut pas grimper, il s’assurera qu’elle n’en profite pas non plus pour le doubler. Hors de question de la laisser s’en tirer. D’un regard peu amène, il l’avise. Méfiance absolue de rigueur.

Alors qu’il analyse leurs options, les yeux accrochant chaque détail, désignant les possibilités réduites offertes par le décor, l’insurgée reprend sa tirade et semble le pousser à l’avancée. La surprise se mêle à l’irritabilité accrue du phobique. « Tu te prends pour Mère Térésa peut-être d’un coup ? Je suis devenu lépreux sans le savoir ? Qu'est-ce qu'il y a de pire que de crever écrasé par le plafond ? Me prendre deux gifles d’une nana chétive ? Bordel, je suis effrayé. » Un ricanement. Jamais il ne fait un pas, convaincu qu’elle tend sous ses pieds, un piège dont il ne peut en apprécier les rouages. La changeuse prouve bien être en possession d’un plan. Mais il implique plusieurs aspects que l’arnaqueur n’aurait pu anticiper. Ainsi, elle se transforme sans réel prélude sous ses prunelles ébahies. Un frisson d’effroi parcourt l’homme devant le procédé abject que ces transformations exigent. Il tourne ultimement le visage pour admirer l’escalier ou ses restes du moins afin de se soustraire à cette torture. Prétextant préparer la suite. Quand son attention se reporte sur l’anglaise, elle a déjà disparue dans un tas de vêtements, évolue en ondulant sur le sol. Au moins, il sait ce qu’elle est maintenant. Remettant à plus tard, ses conclusions à ce propos ainsi que les nombreux avantages qu’il pourrait tirer d’une telle alliée, il se focalise juste sur ses propres muscles quand la bête remonte son corps dans le plus grand des calmes. Il se retient à plusieurs reprises de l’arracher à ses fringues, de la piétiner par simple instinct de conservation. Ne pas avoir le contrôle le dérange au plus haut point, soumis au bon vouloir de l’autre. L'autre qui n'a plus rien d'humain. Quand la créature le fixe, il ne voit pas l’horripilante charmeuse de serpents, il ne discerne qu’un prédateur, enroulé autour de sa nuque. « Ce que j’apprécie, c’est l’explication avant l’application du plan. Très beau travail d’équipe, Griffins. » Qu’il réussit à articuler, la pression du reptile sur les épaules rendant son timbre bien moins acide que voulu. Quelque peu agacé. Quelque peu fasciné également.

L’heure n’est déjà plus aux préoccupations. Des craquements annoncent leur fin à chaque instant. Sans plus hésiter, il progresse. Analytique et relativement prudent au début de l’avancée, le quadragénaire doit très vite s’appuyer de ses réflexes pour parvenir à atteindre l’étage supérieur. Des injures à demi-mâchées filtrent entre ses lèvres serrées. Il en oublie l’invertébré, se contente de se concentrer sur l’escalade, sautant d’une marche à l’autre pour mieux cheminer à l’aide de ses bras très vite. A chaque fois que son pied se pose sur un morceau de bois, il cède très rapidement à son poids. Il se voit ainsi bondir d’un rebord à l’autre. Agile, il doit ses talents à ses années d’errance et d’arnaques en tout genre. Quand la fuite l’obligeait à emprunter les chemins les plus improbables. Mais l’âge se fait sentir et la fatigue aussi. Ainsi sa main dérape, il se réceptionne mal sur une marche défectueuse, redescend d’un palier à la suite. Il se raccroche en catastrophe à la première prise qu’il déniche, se déboîte l’épaule en le faisant avant de gueuler à l’attention de sa comparse transformée. Il sait qu'elle peut le menacer de ses crocs acérés. « T’as pas intérêt à m’emmerder ! » Au prix d’efforts incommensurables, il parvient à grimper plus rapidement à la suite, laisse la structure boisée s’effriter sous lui pour atteindre enfin l’étage supérieur. Il se hisse quand la dernière surface succombe sous ses pieds.

Les coudes raclent le sol, la jambe passe par-dessus et lui permet de rouler sur lui-même. Hors de portée du vide, essoufflé et en sueur, l'européen oriente ses doigts vers sa carrure détériorée tout en observant la bête à proximité. Pour mieux balayer les dégâts du rez-de-chaussée ensuite. Des cadavres jonchent les débris, morts et blessés se disputent le terrain. « Regarde-ça, t’as même un buffet à volonté. » ironise-t-il. Il n’a aucune idée du régime alimentaire de ce reptile bleuté. Peu importe. Le sol se dérobe sous lui quand il cherche à se relever, trop fragile pour soutenir le corps. Oswald se plaque à terre tout aussi abruptement, rampe pour échapper aux morceaux se détachant du plancher. Ses jambes sont emportées par la chute du sol, ses mains, elles, s’accrochent désespérément au rebord. Il cherche à remonter mais son épaule l’handicape. Une flopée de jurons plus tard, il est toujours suspendu plusieurs mètres au-dessus du trou à rat qu’ils viennent de délaisser avec aucune chance de s’en tirer. Ce n’est sûrement pas sur la métamorphe qu’il pourra compter. Sûrement pas.

_________________
I imply to mitigate the guilt, we could align. A perfectly constructed alibi to hush the violent guilt that eats and never dies. In actual blame, they called me once the dark divide. Simple math, it's why our bodies even lay here. What if we've been trying to get to where we’ve always been ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428 En ligne

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: Bad blood (ft oswald)   Dim 2 Avr - 23:33


« Shut in confined spaces, lost in the dark »

Siewald
featuring

Si près et pourtant si loin. Elle peut entendre le flux sanguin de l’humain, aller et venir sans fin, dans les circuits de son organisme. Il lui suffirait d’une simple morsure pour en finir. Hélas, sa vie dépend de la sienne, d’une façon plus étrange encore qu’il n’est possible de l’imaginer. Pour l’heure, disons que leurs existences sont diamétralement liées. Ainsi, Oswald tient entre ses mains, leur avenir commun. Aussi frustrant cela soit-il, Sienna doit s’en contenter, n’ayant d’autres choix que de lui accorder le bénéfice du doute. Par chance, l’arnaqueur semble pourvu d’une dextérité presque naturelle et gagne de la hauteur chaque seconde davantage. Non pas s’en râler comme il sait pertinemment le faire. Par moment, le taïpan claque des dents, menace mortelle qui atteste de son profond agacement. Une simple morsure qu’elle se répète sans mettre cette perspective en action. Son regard se pose alors sur la lumière jaillissant du sommet. Ils sont de plus en plus proches de l’arrivée, c’est un fait. Pourtant, l’espoir est de courtée durée. La montée prend une tournure bien plus mélodramatique lorsque le danois manque de chuter et par extension de provoquer leur potentielle mort instantanée. Cette frayeur lui fait l’effet d’une bombe. Par instinct de survie, l’animal resserre légèrement son emprise. Confiance quand tu nous tiens. Finalement, Oswald parvient au bout de son ascension malgré la fatigue de ses muscles. C’est qu’il n’est plus tout jeune l’escroc. Puis son épaule doit être particulièrement douloureuse. Le reptile prend soin de l’éviter pour descendre, ne souhaitant pas l’entendre soupirer une fois de plus. Elle quitte sa nuque pendant qu’il tente de reprendre son souffle. En vain.

L’arnaqueur n’a pas le temps de souffler que le sol s’effondre subitement et disparaît sous ses pieds. Tout se passe si vite. Par chance pour la métamorphe, sa constitution animale lui permet de se déplacer plus vite que planches ne s’effondrent. Elle parvient à défier la vitesse de l’écroulement et se mettre temporairement à l’abri. Ce qui n’est pas le cas de son compère. Il se fait littéralement aspirer devant ses yeux sans aucune chance de pouvoir échapper à la gravité qui l’attire dans les profondeurs de ses abysses. Une de ses mains résiste encore, l’autre est à peine visible. Combien de temps tiendra-t-il ? Quelques minutes si le plancher ne cède pas avant. Instinctivement, le serpent opère le processus de transformation, aussi douloureux soit-il, en vue de récupérer forme humaine. Ses cris sont étouffés par les jurons du danois, toujours suspendu dans le vide, à deux doigts de lâcher prise. La jeune femme se jette vers lui sans réfléchir une seule seconde. Pourtant il y aurait de quoi peser le pour et le contre. L’adrénaline l’empêche de raisonnement, Sienna agit par instinct, se précipitant vers le précipice. Elle racle le sol poussiéreux qui érafle sa chair jusqu’au sang et rattrape de justesse Oswald. L’espace d’un instant, son regard rencontre le sien. Aucune hésitation ne traverse son esprit bien qu’à nouveau, il lui serait tout à fait aisé de relâcher sa prise. Ses mots viennent chasser cette vile pensée. « Je te tiens. »  Il n’est pas question de l’abandonner maintenant. Ensemble ils viennent d’effectuer la traversée du dernier rescapé, le parcours du combattant, l’ultime étape. S’il doit mourir, ce ne sera pas ici, encore moins dans ces circonstances.

S’il doit mourir, ce ne sera pas de sa main, encore moins dans ces conditions. « Je ne te lâche pas. » L’anglaise tente de le rassurer alors que son corps lui-même est entraîné vers le gouffre mortel. Elle résiste de toutes ses forces à cette attraction pesante, déterminée à s’extirper de ce cauchemar. Malheureusement, le poids du danois fait dangereusement pencher la balance, entretenant les rouages du cercle vicieux dans lequel ils sont piégés. Que faire ? Sans même s’en rendre compte, sa poigne se relâche doucement. Prise de décision inconsciente de la survivante qui sommeille au fond de son être. « Je refuse d’abandonner… mon argent… et les intérêts... que tu... me devras... » Qu’elle articule péniblement entre ses lèvres alors qu’Oswald commence petit à petit à remonter à la surface. L’épuisement ébranle son corps tout entier mais la jeune femme tient bon, encore quelques secondes. Victoire. C’est à peine croyable. Ils déguerpissent à vive allure, conscients de l’instabilité du sol. Les victimes sont nombreuses dans la pièce principale, s’accumulant au fil de leur pas. Face à ce massacre, la charmeuse en oublie sa nudité. Loin d’être pudique, ce détail lui échappe complètement, davantage préoccupée par le sort réservé à ses serpents. Sont-ils encore en vie ? Sienna se rend derrière la scène, ignorant les cadavres qui nichent à terre pour y retrouver la cage de ses trois fidèles compagnons. « Il est temps de partir les enfants. » L’un après l’autre, ils trouvent refuge dans ses bras dénudés. Elle ne compte pas attendre l’arrivée des autorités pour contempler les dégâts. Rester dans les parages n’est jamais bon. Surtout quand un escroc danois se trouve à proximité. Avec lui, le karma prend tout son sens.  
Revenir en haut Aller en bas

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6017
↳ Points : 9054
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 28
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Aloy I. Mizrahi
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: schizophrenic
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Bad blood (ft oswald)   Sam 8 Avr - 15:10

La poussière macule la rétine tandis que les articulations craquent, que les muscles ne demandent qu’à céder à la gravité. La sueur dégringole des tempes, le souffle s’éparpille. L’ombre cherche à grimper, à forcer sa seule alliée potentielle à approcher. Mais l’énergie manque, la silhouette s’évanouit avec la volonté. Le survivant allonge avec difficulté le bras mis à mal par l’épaule déboitée vers le rebord mais sa prise faiblarde se désarticule. Les doigts glissent quand une crinière émerge. On le rattrape. Une voix vient appuyer cette détermination. Sienna, ainsi donc, est subitement apparue, provoquant l’hébétement de l’escroc. S’est-elle cogné la tête ? A-t-elle butté contre quelques cadavres pour tomber ainsi et atterrir par hasard, ici même ? Sans doute va-t-elle l’achever, décrocher sa main qui le retient encore. Lui cracher en plein visage, rire de sa condition et l'observer agoniser. La perplexité dérange les traits crispés du danois alors que la métamorphe l’agrippe toujours avec la même force, renouvelle son intention avec une solennité qu’il ne lui connait pas. Sa justification ne tient même pas la route. Elle sait très bien qu'elle n'obtiendra rien de lui. Oswald abandonne l’idée de croire ou non à sa générosité soudaine et imprévue. La priorité se situe à un tout autre niveau. Le corps de la brune râpe le sol, est entrainé dans la folie et menace de le suivre dans les abysses. D’ici quelques minutes, ils s’échoueront dans les débris, se briseront la nuque. Risquer sa vie pour la sienne ? Peut-être pas, il sent sa poigne s’amenuiser. Il doit agir vite. Elle lui a offert une opportunité et d’ordinaire, il est plutôt doué pour les exploiter. En forçant sur le bras défectueux, il parvient à se hisser, usant de l’appui prêté par la changeuse. Il se retrouve à ses côtés un bref instant, la respiration en vrac, le rythme cardiaque démantelé. Sorti d'affaire, pour l'instant. Par chance, l’instinct prend possession de l’organisme éreinté. Quelques secondes plus tard, ses guiboles le portent jusqu’à l’avant du bâtiment.

Les semelles trempent dans l’hémoglobine que les victimes ont répandue. Les talons effleurent parfois la chair des trépassés. Un beau carnage qu’il décide de ne pas annoter pour l’heure, trop concentré sur son repli. L’arnaqueur ne compte pas s’arrêter. Cependant, un coup d’œil par-dessus  l’épaule lui apprend la disparition de l’anglaise. Malgré son envie de disparaitre au plus vite, il s’immobilise, la cherche du bout des cils mais ne ramasse visuellement que les corps disloqués à proximité. « C’est pas le moment de profiter de la bouffe, Griffins. » Hurle-t-il avant de la voir revenir. La silhouette ondule, doux déhanché qui initie la prise d’otage immédiate. Ses yeux irrévocablement séquestrés par l’envoûtement qu’elle suscite. Depuis combien de temps se promène-t-elle dans cet accoutrement ? Ou plutôt dans son absence. La scène est surréaliste,  les serpents étreignant les bras. Peaux reptiliennes contre épiderme opalin. La beauté du moment est sublimée par la tragédie environnante. Le chaos pour cadre à cette fuite démente, les cheveux battant l’air, se dispersant sur la poitrine découverte alors qu'en arrière-plan, le drame s'étend. Comme indifférente au carnage, belle et forte. L'étoffe d'une survivante, pratiquement une allégorie. Les courbes de la trentenaire rendent l’infecté, captif. Hypnotisé par le spectacle, asservi à la vision et piégé par ses désirs, il se laisse happer par l’éclat du moment, s’imprègne du tableau fantasmagorique. Il se refuse à oublier ça. Rendu hagard, il lui faut un vacarme conséquent et un éboulement à quelques mètres de là pour lui remettre les idées en place. Il reprend la marche, hanté par ses fantasmes et prend soin de ne plus reluquer les atouts de sa comparse pour pouvoir se concentrer sur l’essentiel.

Face à la porte d’entrée condamnée, ils n’ont d’autres choix que de franchir une des vitres brisées. D’un coup de coude bien placé, l’homme achève les débris de verre, leur crée un passage sécurisé. En revenant avec difficulté poser ses prunelles sur son interlocutrice, il lui délie la suite des événements, un sourire railleur accroché aux lèvres. « Les dames d’abord, parait-il. » Une bonne excuse pour pouvoir lorgner sur son fessier. Il ne s’en cache même pas. A quoi bon entretenir un tel déni ? Avant qu’elle ne s’exécute ou ne réagisse à cette remarque, il s’approche tout en maintenant une distance raisonnable néanmoins. Bien conscient de la menace latente que représentent les bestioles qu’elle transporte. « Ça va ? Pas trop froid ? » se moque-t-il en élargissant son rictus. « Je n’en demandais pas tant, tu sais. » Un ricanement vient souligner ses propos. Ce n’est pas tant qu’il cherche à abuser de cette vulnérabilité, plutôt à reprendre le contrôle d’une situation qui lui échappe. Il se débat encore avec cette convoitise quand une paume surgit d’un monticule de gravats, attrape la cheville de l’insolente. Un blessé, rampant, réclamant de l’aide. Une rapide analyse et les iris se figent avec sévérité dans celles de son vis-à-vis. « Il est à moitié crevé. Et le bâtiment va pas tenir encore une heure. Je te laisse l’honneur de lui faire piger ça ? » Piétiner l’entrave à sa cheville, écarter l’agonisant et enfin s’échapper à ce lieu maudit.  A moins qu’elle le connaisse. Lui n’a clairement pas de temps à perdre en bon sentiment. Surtout pas pour un mourant qui n'aurait rien à lui offrir en échange de ce sauvetage. Le blessé plante ses ongles dans la peau de Sienna en hurlant. L’européen est tenté de se pencher, de le vider de son énergie. Lier l’utile à l’agréable somme toute. Cependant, il n’aime pas balancer toutes ses cartes impunément. Surtout pas devant la créature qui l’accompagne. Après tout, ils jouent à un jeu bien dangereux tous les deux. Et Oswald est un très mauvais perdant.

_________________
I imply to mitigate the guilt, we could align. A perfectly constructed alibi to hush the violent guilt that eats and never dies. In actual blame, they called me once the dark divide. Simple math, it's why our bodies even lay here. What if we've been trying to get to where we’ve always been ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428 En ligne

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: Bad blood (ft oswald)   Lun 10 Avr - 20:10


« Shut in confined spaces, lost in the dark »

Siewald
featuring

Elle le sent parcourir son corps. Ce regard fiévreux que les mots ne peuvent décrire. Témoin d’un désir refoulé au plus profond de son être. La réciprocité s’installe l’espace d’un instant, alimentée par le silence oppressant qui retient leur attention captive. Loin du monde. Loin de la réalité, ils flirtent d’un battement de cils, accordé au même rythme. La mélodie devient de plus en plus suave. Les prunelles parlent quand les lèvres restent closes. Sienna demeure immobile au milieu du chaos environnant. Ange déchue parmi les morts. Survivante des vestiges. « Ça va s’écrouler. »  Elle met subitement un terme à leur caprice sensuel lorsque le bâtiment menace de s’écrouler à nouveau. Il est probablement en train de vivre ses derniers instants. Le danger est imminent. Face à cette présence menaçante, Oswald prend les devants. Les morceaux de verre jaillissent de la vitre et s’écroulent sur le sol ensanglanté. Néanmoins, il n’entreprend pas de sortir immédiatement. Le danois semble avoir une intention bien différente, témoignant des pensées qui traversent son esprit. Il suffit d’un pas, d’un mot, d’un geste et le jeu reprend de plus bel. Ravitaillé par la proximité qui les sépare à cet instant précis. Trop près ? Pas assez. La distance redistribue les cartes tandis que l’arnaqueur lance les dés. A tous les coups, ils sont truqués mais la partie vient de commencer, il est trop tard pour vérifier. Un seul moyen de savoir. S'y lancer à corps perdu.

La métaphore l’observe du coin de l’œil, interpellée. Elle s’interroge sur le sourire qui perle son visage. Persuadée qu’une raison obscure nourrit son attitude. Comme d’habitude. « Ça va ? Pas trop chaud ? » Réponse immédiate, instantanée, presque impulsive. Ses lippes s’étirent légèrement. « Il ne faudrait pas que ton cœur lâche… » Les battements du sien s’accélèrent à chaque pas effectué dans sa direction. Dès que son pied se pose à terre, un peu plus près, sa poitrine frappe contre son thorax. Face à face, les décombres se désintègrent. Incapables de parvenir à pénétrer son champ de vision. Il n’y a plus que lui ; il n’y a plus qu’eux. Le bâtiment peut s’effondrer, peu importe. Son regard s’accroche à celui de l’escroc, effleurant sa peau de quelques centimètres. Elle s’approche, prête à susurrer au creux de son oreille quand tout à coup, le fantasme se brise. Il succombe au brasier de la réalité, venu percuter de plein fouet leur moment d'intimité. Si l’anglaise n’en laisse rien paraître, cette intervention l’agace profondément. Ayant parfaitement conscience de l’identité du blessé. Son odeur empeste l’air comme un gaz toxique, prêt à l’achever. Sienna détourne son regard d’Oswald pour observer le corps étendu du serveur. Un employé misérable qui côtoie régulièrement sa route. Un spécimen humain déplorable. Une ordure en somme. Pourtant, l’expression de son faciès semble dire le contraire. Est-ce la pitié qui achemine son chemin vers elle ? Diantre, non.

La jeune femme se baisse pour être à la hauteur de la victime. Ses yeux émeraude décortiquent minutieusement la blessure qui l’empêche de s’enfuir. Il est condamné, de toute évidence. Le danois lui fait la remarque sans démontrer la moindre once d’humanité. « Ça va aller. » Le timbre de sa voix est curieusement doux. On dirait qu’elle s’adresse à un enfant. De la même façon, sa main se pose délicatement sur sa bouche avant de presser avec son pouce et son index, les cavités de son nez. La métaphore appuie un peu plus chaque seconde. Sous l’œil horrifié de l’infirme, n’ayant pas la force de la repousser. C’est une mort lente, douloureuse, terrifiante. Au début, la victime peut respirer, inspirant aussi péniblement qu’elle expire. Puis, l’air vient à manquer, ne parvenant à trouver une faille entre les plis de la paume. Le cœur commence à s’agiter. La panique. Le corps se contracte sous le poids de cet assaut. L’angoisse. Le cerveau est en pleine asphyxie. La certitude. Il va mourir. C’est juste une question de temps. Il ne ressent rien et tout à la fois. Des pics de douleur. Des instants de lucidité. Des brûlures le long de son œsophage. Il ressent la vie qui le quitte avec une violence effroyable. La mort qui l’invite avec une brutalité incroyable. « Je crois qu’il a compris. » L’anglaise relâche finalement sa poigne, constatant le décès de son ancien collègue de travail.

Et là, sans justifier son acte, elle tourne la tête vers Oswald. La lueur au fond de son regard n’est plus. Seul une brise glaciale occupe l’espace présent, imposant son règne. Sienna récupère l’imperméable du défunt avant de se relever. Sa nudité ne l’embarrasse absolument pas mais elle risque d’attirer l’attention quand la discrétion est de mise. La métaphore enfile la veste, dissimulant les serpents sous les épaisses manches et referme les boutons. « Ne traînons pas. » Ses paroles restent suspendues un instant, aussi tranchantes qu’une lame de rasoir. Elle finit par franchir le passage sécurisé tandis que sa blessure à la cheville guérit le plus naturellement qui soit, ne laissant qu’une trace de sang sur son pied nu pour témoigner de ce qui est arrivé. La nuit englobe rapidement leur silhouette, dissimulant l’homme et la femme dans son sillage comme des étoiles semblables. Ils s’empressent de quitter les lieux du massacre mais la milice débarque à toute vitesse. Plus rapide que les pompiers appelés par des témoins de l’effondrement, les peacekeepers envahissent les rues adjacentes. Même si ce ne sont pas des shadowhunters, l’anglaise les redoute au même titre. Ne jamais se fier à un soldat du gouvernement, c’est un principe. Et surtout, éviter de se faire remarquer. Disparaître dans la foule. Se fondre dans la masse. Les civils se dispersent, inquiets malgré leur curiosité avide. La jeune femme observe les environs, cherche un moyen de s’éloigner davantage sans éveiller les soupçons.

Il faut dire que la sueur sur son front et la poussière sur son visage ne jouent pas en sa faveur. Sans oublier de mentionner qu’elle circule actuellement pieds nus sur la bitume. La jeune femme se tourne alors vers l’escroc à ses côtés. Réfléchit-il également à la suite des événements ? A moins qu’il ne considère de l’abandonner afin de tracer sa route. Si cette idée traverse l'esprit de l'anglaise, nul doute que le danois la considère d’ores et déjà. Alors plutôt que de se retrouver lésée, la métaphore décide de prendre les devants. D’un geste brusque, la charmeuse saisit le bras de l’arnaqueur pour l’attirer vers elle. « Tu connais le meilleur moyen de passer inaperçu ? » La question n’attend pas vraiment de réponse. Au contraire, la jeune femme compte lui démontrer une théorie mise en pratique. Là, au milieu de l’obscurité sibylline, du parfum de la vermine, de la misère des victimes, là précisément, à cet endroit, à cet instant… quelque chose se passe. La trajectoire d’une météorite dévie subitement, ne parvenant à freiner sa course à temps. La collision fait jaillir des étincelles comme il n’en existe plus désormais. Les lèvres de Sienna percutent celles d’Oswald avec une ardeur fébrile. Elles s’écorchent, se rencontrent, se désamorcent sous une vague frissonnante. Un arrière-goût d’évasion qui s’estompe en un fragment de seconde. Implanté dans le creux de sa mémoire comme le souvenir d'un exutoire. « Les gens détournent le regard quand deux personnes s’embrassent, c'est typique du comportement humain, une sorte de gêne. »

Revenir en haut Aller en bas

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 6017
↳ Points : 9054
↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
↳ Age : 28
↳ Avatar : Matthew McConaughey
↳ Age du Personnage : 42 ans
↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Brighton - Forest Fire / The Neighbourhood - Sweater Weather / Fall Out Boy - Young and Menace / Imagine Dragons - I Bet My Life / Delta Rae - Bottom of the River / Ben Howard - Black Flies / Manchester Orchestra - Simple Math / ...
↳ Citation : " I represent to you all the sins you have never had the courage to commit. "
↳ Multicomptes : Aloy I. Mizrahi
↳ Couleur RP : #FFFFFF



les petits papiers
↳ Copyright: schizophrenic
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Bad blood (ft oswald)   Mer 19 Avr - 0:51

La roue tourne en sens inverse, vent contraire et règles incertaines. Les phrases s’élancent à l’abri des vérités, jurent avec le cadre de cette perdition. Deux insensibles qui effleurent une attirance destructrice, s’encombrent de parades pour déstabiliser leur adversaire. Une spirale qui les déloge du danger concret pour les projeter dans un tout autre risque. A tout parier sur la patience de l’opposant, à tout miser sur le désir qui prend aux tripes, ils en égarent définitivement un semblant d'humanité. Les regards se heurtent, les langues entretiennent ce divertissement bien frustrant. Insatisfaction redoublant dans l’intervention fâcheuse d’un mourant. Oswald détaille la réaction de la brune, cherche à cerner cette personnalité à double tranchant. Imprévisible depuis peu semble-t-il. Tantôt acariâtre, tantôt suave, parfois même serviable. Des facettes plus étranges les unes que les autres que l’arnaqueur n’a pu concevoir avant que l’incident ne les projette dans cet enfer de pierre. Il n’en déduit ainsi qu’une fragilité masquée. Cette vulnérabilité dissimulée a filtré, quelques instants, quand captifs des ruines, ils évoluaient hasardeusement. Une dissonance dans leur petit passe-temps préféré, un écho dérangeant pour la simplicité de leurs échanges corsés. Le danois ne veut pas écouter l’histoire, il rejette le récit. Il ne s’occupera même pas de l’épilogue. Il ne comprend pas le passé, ne conçoit pas plus l’avenir. Il s’associe uniquement au présent. Et pour l’heure, la métamorphe se débat avec un agonisant bien insistant. Le faux détective observe la belle soutenir la faucheuse dans son entreprise. Une mort ridiculement lente qu’elle impose à l’employé et que l’infecté ne sait comment interpréter. Il décide de ne pas chercher, tente déjà d'oublier, le regard horrifié de la victime. Aucune compassion, peut-être une gêne tout au plus et des fourmis dans les mains. Il aurait pu tout aussi bien se nourrir, aspirer la vie de façon plus brutale, plus brève. Une façon utile de trépasser, en l’alimentant, lui. Mais si Sienna a dévoilé son secret, lui conservera le sien. Garder un coup d’avance. Essentiel.

Le sadisme de la tortionnaire s’évanouit. Un coup d’œil dans sa direction. Il ignore ce qu’elle veut dénicher dans ses prunelles alors il demeure imperturbable, gardant dans un coin de sa caboche le geste néanmoins. La méfiance colle à la peau. Autant que l’envie ravage l’organisme. Du feu à la glace, elle fait coulisser un textile emprunté sur ses épaules, voile ainsi sa nudité pour le plus grand regret de son acolyte. Un grognement répond à l’ordre avant qu’ils ne s’éclipsent. La rue les cueille, l’agitation les surprend. Des âmes égarées, des curieux insatiables et quelques inquiets qui braillent des noms étrangers. Un champ de bataille très vite conquis par les forces de l’ordre. Le bon moment pour décamper en somme. L’européen analyse ses portes de sortie mais ses plans s'avortent dès que la trentenaire revendique son bras et très vite, sa bouche. Ses mots s’effacent pour laisser place à l’instant. Toute cette comédie s’invente et s’articule dans l’esprit du quadragénaire. Les mains pourraient agripper ses hanches, la plaquer contre la brique, saisir les angles de ses courbes. Les explorer, les conquérir. Glisser sous le manteau, rejoindre la chair. Ni le bon sens, ni la pudeur n’empêchent la réaction démesurée. La suspicion se terre derrière l’absence de réaction. Ses lèvres épousent les siennes mais répondent pourtant à peine. Les muscles se contractent pour retenir les mouvements qui ne demandent qu’à être exécutés. Une difficulté pour l’homme goûtant à l’inédit. Mais une nécessité pour celui qui traque l’interdit. Le souffle de l’anglaise répand sa chaleur dans sa carcasse éteinte quand bien même il se donne tous les moyens pour ne pas le dévoiler.

Ses nerfs manquent de rompre quand les lippes s’écartent. Le temps de retrouver un peu de volonté, de ne pas bondir pour lui concéder de quoi alimenter cette ardeur, les yeux s’accrochent. « C’est surtout une bien belle excuse pour m’aguicher, pas vrai ? Et c’est que t’assumes même pas, Griffins ? C’est vrai que t’es quand même passée de je veux t’oublier à je t’allume en l’espace de quoi ? Un petit éboulement ? » L’arrogance se peint en un sourire étudié, éparpille cette indifférence si bien mimée. Lui n’oublie pas qu’il s’agit d’un jeu. Il ne perd pas de vue qu’ils comptent tous deux les points. Hors de question de perdre cette manche. Il ne peut envisager un retournement, ne peut croire à la chance. Pas après l’agressivité déployée jusqu’alors. Forcément, elle cherche à le doubler, à asseoir son pouvoir. Peut-être que ça le rassure de penser ça. Peut-être qu’il est plus dépassé qu’il ne l’imaginait.

Comme à son habitude, l’obsessionnel préfère se butter à ce qu’il y a de plus simple. Et entre eux, ça ne peut être que compliqué. « Faut dire que de vouloir foutre sa langue dans le gosier d’un salaud, ça en demande du cran et t’as clairement pas l’air de l’avoir alors pourquoi tu tentes seulement ? T’essaies de prouver quoi ? » Le rictus s’estompe. Il se rapproche, se penche, les doigts sur le menton de l’effrontée pour le relever. Sa bouche frôle la sienne sans réellement s’y poser. Une esquisse trop tendre pour être tout à fait honnête. Une reprise de contrôle. Ou une perte de repères. « Je suis pas aussi naïf et pas aussi désespéré pour tomber dans tes petits pièges, tu vois. » Si proche de l’abandon, il se soustrait à l’hypnotique présence de la charmeuse en reculant de deux pas. « Si tu veux te barrer, tu te la fermes et tu me laisses faire. » Et sans lui offrir la moindre seconde de répit, il s’accroupit, ramasse un morceau de verre pour mieux entailler le plus abruptement et le plus profondément possible la cheville de la trentenaire. En poursuivant l'action, sans jamais lui laisser le loisir de riposter, il l’emporte, un bras dans le creux des genoux, l’autre passant dans le dos. Il la soulève et la présente au premier milicien qu’il croise, agit dans l’urgence, la cicatrisation trop rapide pour qu’il en soit autrement. Menteur hors pair, il feint la détresse, contracte ses traits sur une douleur apparente. « Elle est blessée, elle a trébuché. Faut l’aider… Où se trouve l’équipe médicale ? » L’hémoglobine ondule sur la peau opale. Il profite du chaos pour presser son interlocuteur de nouvelles suppliques, cherche à l’embrouiller avant qu’il ne constate l’absence de chaussures, le manque de tissu sous la veste. Une explosion retentit à nouveau par bonheur, détournant l’attention. L’escroc en profite pour passer et filer.

Hors d’haleine et d’atteinte, quelques allées plus loin, il remet sur pied l’infortunée, non sans rêver de caresser les arrondis accessibles pour ses paumes baladeuses. Un seul faux pas et il se verra déposséder de ses ambitions. Alors il garde ses fantasmes pour lui, concentre son énergie dans le maintien de sa détermination. Sans jamais se justifier, sans attendre une réaction, il conclut cette démence le plus rapidement possible. « C’était sympa. J’oublierai pas le spectacle, l’emballage rattrape plutôt bien le sale caractère, je dois reconnaître. » La langue claque contre le palais. Il faut fuir avant de céder alors il exécute quelques pas, s’achemine vers les ombres et s’apprête à disparaitre. « J’oublie pas non plus que je n’ai pas obtenu satisfaction pour les reptiles. T’as plus d’une dette à laver. A ta place, j’attendrais pas trop longtemps. Je finis toujours par obtenir ce  que je souhaite. » Une promesse, un serment. Une invitation peut-être même. Pour plus tard. Quand la fierté n’interfèrera plus. Quand l’orgueil se relâchera pour livrer un tout autre combat. Le sourire revient, la main s'agite de façon ironique avant qu'il ne s'éloigne définitivement. Désertant les conséquences et les conclusions.

- Sujet terminé -

_________________
I imply to mitigate the guilt, we could align. A perfectly constructed alibi to hush the violent guilt that eats and never dies. In actual blame, they called me once the dark divide. Simple math, it's why our bodies even lay here. What if we've been trying to get to where we’ve always been ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4364-renegades-oswald http://www.mercy-in-darkness.org/t4682-ripped-at-every-edge-oswald#194428 En ligne

Contenu sponsorisé








MessageSujet: Re: Bad blood (ft oswald)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Bad blood (ft oswald)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fifth Chapter :: Memories-