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 La joie moléculaire [PV Solveig]

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MessageSujet: La joie moléculaire [PV Solveig]   Lun 27 Fév - 12:56


Il l’avait vue. Une fois. Rien qu’une. A l’hôpital. Du rouge sur elle. Il l’avait vue rien qu’une fois mais il l’avait retenue dans tout ce blanc. Menue, à côté des grands infirmiers. Discrète, au milieu des patients qui braillaient. Il l’avait vue et il n’avait rien dit. Rien remué. Une petite voleuse qui voulait jouir d’une petite molécule. Il y avait bien pire dans tout ce blanc taché de rouge. Il y avait bien moins drôle. Etait-ce si drôle ? Une civière était arrivée. Il ne s’était jamais répondu.

Une autre fois. Ailleurs. Dans la rue. Sur l’asphalte, sur le bitume, entre les blocs de bétons, de briques rouges, sous le ciel devenu noir, la nuit, ou le soir, on ne sait jamais passé une certaine heure si c’est la nuit ou le soir. Mais bien là, entre des silhouettes. Sans rouge sur elle. Sans blanc autour d’elle. Sans sourire non plus. Il n’a pas regardé la bouche, de toute façon. Il n’a vu que les doigts, les mains, les billets, les plaquettes, les silences, les regards vides, pleutres, affamés, les regards angoissés, avides, égarés, les regards bleus, les regards noirs, les regards verts, les regards sans espoir.

Il avait été déçu.
Elle n’avait pas volé la molécule pour elle.

Il était reparti. Toujours sans rien dire. Sans rien remuer. Il y avait bien pire dans ce monde goudronneux qu’une femme qui volait une molécule pour de l’argent.



Mais.
Tout de même.

Il avait été déçu.

Alors aujourd’hui. Ce soir, ou cette nuit. Il ne sait jamais dans tout ce blanc. Le blanc gomme les ombres et les heures et les sentiments. Le blanc de l’hôpital est parfait, lumineux, aveuglant, prégnant, présent et pourtant imminent. Il la regarde. De loin. Est-ce bien elle ? Du rouge sur elle.

Oui c’est elle.

Il s’approche de la secrétaire médicale. « C’est bon Katty, je la prends. » La secrétaire médicale, très sérieuse « Ce n’est pas la première fois qu’elle… » « Oui je sais. »

Déjà parti. Déjà près d’elle. Un sourire comme pour dire. Un sourire de politesse. Un sourire vide. La politesse désenchante toutes les expressions. Comme la rigueur, en plus sournois.

- Bonjour. Donnez-moi votre main. Serrez les dents.

Il prend sa main, côté membre blessé. Tout ce rouge…

Désinfectant. Rapide.

Il pourrait la recoudre. Pas envie. Les fils, c’est sale. Alors la magie. ‘On’ sait. 'On' les connait. 'On' est presque habitué. A quoi bon se cacher ? Quelques gouttes de magie dans la pulpe des doigts, quelques plantes broyées pour l’aider. De la poudre si fine qu’elle ressemble à du quartz de sable enchanté.

Il se concentre. Cherche en lui-même, près de la colonne vertébrale, la source de magie qu’il doit réveiller et les mots muets qu’il doit prononcer entre l’œsophage et la trachée. Du pouce, longe les plaies.

Les lésions rougissent davantage, cessent de saigner, cessent de briller, blanchissent, pâlissent. Se résorbent. La peau à cru se calme, se referme. Mais la chair est récalcitrante. Elle sent l’imposition de la fusion. Résiste. Crisse. Hurle dans ses veines. Calder force. Serre le poignet. Force la magie. La chair cède. Se remarie avec elle-même. La peau se soude. Il restera des cicatrices, des zébrures rougeâtres – beigeasses, comme ça.

Alors trente minutes plus tard.
Réserve des médicaments pour les troubles d’humeur et les pathologies psychiatriques.

Autour d’elle, des rayons. Des armoires de verre. Des boites. Encore des boites. Quelques poches plastiques. Des néons blancs au plafond. Mes murs blancs derrière les armoires. Lui contre le mur. L’épaule gauche appuyée. Les bras croisés. Toujours son long tablier blanc. Quelques taches de sang et de graisse humains sur le devant. Son badge blanc. ’Externe’. Son nom en-dessous. Sa voix qui porte. Devant. Pas trop loin.

- Il n’y a plus de benzodiazepine ‘amélioré’. Plus ici, en tout cas. Ils ont tendance à être volés. On les a mis sous clef.

De la main droite, il ferme doucement la porte.

- Comment va votre bras ?

Elle, de là, ‘sent’ la bête, l’animal confiné. Quelle race ? Quelle espèce ? La question l’effleure à peine.

- C’est votre sorcier qui vous force ?
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MessageSujet: Re: La joie moléculaire [PV Solveig]   Mar 7 Mar - 2:40


La joie moléculaire
Another head hangs lowly, child is slowly taken. And the violence caused such silence, who are we mistaken ••• Elle avait recommencé. Malgré la frayeur que son frère lui avait fait en lui faisait du mal, en manquant de faire brûler le Little, malgré tout ça, la jeune femme s'était décidée à retourner à l'hôpital pour reprendre les vols. Elle n'avait plus de nouvelles de la part d'Ezra, personne n'était capable de la renseigner. Il avait disparu de la circulation, et elle avait perdu un de ses rares amis. Un trou béant finissait par lui tenir lieu de coeur, et elle commençait de plus en plus à ressembler à Isak. Elle ne savait pas si c'était si bien que cela, elle en doutait franchement. Parce qu'elle ne voulait pas tomber dans la drogue, elle ne voulait pas sacrifier le peu d'esprit qui lui restait. Pourtant, d'un côté, cela ne lui ferait pas de mal. Peut-être qu'elle oublierait tout ce qu'elle devait à son aîné et qu'elle vivrait réellement. Ou, au contraire, cela l'enfoncerait encore plus et son frère trouverait un impact d'autant plus puissant sur elle. De toute façon, avait-elle la volonté de résister ? Non. C'était pour lui qu'elle retournait à l'hôpital, pour lui qu'elle se reblessait, suffisamment profondément pour qu'elle ne s'auto-soigne pas. Des souffrances loin d'être nécessaires, mais cela, elle ne le percevait pas.

Les deux, trois premiers vols se firent sans aucun souci. Sa nature lui offrait une agilité et une discrétion qu'elle n'hésitait pas à utiliser, le tout couplé à une connaissance des lieux toujours aussi parfaite. Finalement, elle faisait un peu partie du décor, la plupart des infirmiers et médecins ne faisaient plus attention à elle. Elle n'était qu'un fantôme. Un vulgaire fantôme. C'était triste de se dire ça, alors qu'avec un peu de volonté, elle pourrait rejoindre Niklas, elle pourrait être avec Lucrezia ou encore aller gambader avec Mikkel. Avec la lionne, voilà qui était bien plus facile. Sauf que... La suédoise s'en foutait. Tout ça, elle avait tendance à l'oublier. Elle se rattachait plus au regard vide qu'on lui renvoyait, au comportement des employés du Little, qui ne "l'acceptait" que parce qu'isak l'avait demandé. Finalement, elle n'était rien sans lui, rien sans son marionnettiste.

Les vols avaient continué, jusqu'à cette soirée fatidique. Le sang s'écoulait de ses doigts, tâchait le sol immaculé de l'hôpital. Solveig paraissait petite, frêle, dans cet environnement. Ses yeux se posèrent sur sa main blessée. Souffrances faites au couteau, telle une barbare. Un simulâcre d'agression, pour ne pas qu'il y ait de questions. Ou alors, des questions auxquelles elle répondrait brièvement, évoquant une bagarre de rue. Elle n'avait pas un visage de poupée, pas un corps ou des vêtements qui laissaient présager qu'elle venait de la haute. Plutôt un comportement sauvage, de la rue. Brisée par les événements, voilà l'impression qu'elle devait porter. Et ce n'était pas plus mal. Un médecin s'approcha d'elle. Le regard vide, Solveig le détailla, le laissa s'occuper de son bras charcuté. Aucune plainte ne quitta ses lèvres, trop habituée à la douleur qu'elle était. Le désinfectant sur les blessures la picota, comme pour lui rappeler que se blesser n'était pas une bonne idée. Même s'il n'aurait fallu que quelques jours de repos pour que le tout se referme. Finalement, elle n'avait même pas à venir ici. S'il n'y avait pas les médicaments, sa nature s'occuperait de la soigner. Elle était intuable, tant que ce n'était pas Isak qui utilisait ses dons. Ce souvenir la fit frémir d'horreur, de terreur aussi, bien qu'elle tentait de supprimer ces émotions, de ne pas les associer à ce frère qu'elle aimait tant.

Les pouvoirs à l'oeuvre, les cicatrices se résorbèrent grâce au médecin. Un sorcier. Aucune émotion ne traversa le visage de Solveig. Cela lui importait peu au fond. Il la laissa, et elle s'éclipsa sans dire un remerciement. Sauvage jusqu'au bout. Elle attendait que les médecins et infirmiers soient de nouveau trop occupés pour faire attention à elle. Silencieuse, elle se glissa jusqu'à la réserve de médicaments. Personne ne l'avait suivie lorsqu'elle entra dans l'antre, dans la caverne aux merveilles à ses yeux. Ses iris se promenèrent sur les étagères, à la recherche du médicament du soir. Et là, la suédoise commença à paniquer. Il n'était pas là. Il n'y avait aucune boîte. Un bruit dans son dos, les sens de l'animal lui indiquant une arrivée. Elle n'eut que le temps de se retourner pour voir le médecin l'ayant soigné se tenir adossé au mur. Mis sous clef, tendance à être volés. Ca s'était remarqué. Elle aurait dû s'en douter en réalité, mais elle ne voulait pas avouer une telle chose à son frère. Ses muscles se tendirent sous l'assaut de questions. Elle était enfermée, sans échappatoire de cette réserve...

"Il va bien, il devrait terminer de cicatriser d'ici quelques heures."

Elle tentait de garder contenance, mais il fallait croire que la frayeur avait repris le contrôle. Elle recula jusqu'à ce que son dos heurte des étagères. Être bloquée ne lui plaisait pas, et réveillait l'instinct animal en elle. Un instant, elle fut tentée de se transformer, de forcer le passage. Sauf qu'elle n'avait pas encore tenté les transformations en pleine journée, et que si elle échouait ou se retrouvait bloquée au milieu, ce serait... Emmerdant.

"Il n'y a personne qui me force à quoi que ce soit. Et je m'en moque de vos médicaments, je me suis juste perdue..."

Juste perdue. Une excuse bien pathétique qui ne correspondait pas au comportement qu'elle adoptait. Ses yeux furetaient à droite et à gauche, son timbre était tremblant, fuyant. Ses bras se croisèrent sur sa poitrine, cherchant à lui offrir une protection dans cet endroit bien trop exigu.

"Que voulez-vous ? Qu'allez-vous faire ?"

Il fallait qu'elle parte. Il fallait qu'elle rentre avant qu'Isak ne s'inquiète, avant qu'il ne pète un câble en assurant qu'elle était retournée voir Niklas...

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MessageSujet: Re: La joie moléculaire [PV Solveig]   Dim 12 Mar - 22:09


Mademoiselle Eriksson. Frissonne un peu le long de la voix. Recule tant qu’elle peut. Mademoiselle Eriksson s’effrite.

"Que voulez-vous ? Qu'allez-vous faire ?"
- Allons.

Calder la regarde toute entière. Absorbe son image. Ne s’étonne pas. Ne s’attendrit pas non plus. Il n’en est pas capable. Pas devant une inconnue. Calder est tout à son analyse de cette femme aux cheveux à la couleur brutale et au visage si…

… si recouvert d’un vernis indéfinissable.
Qu’est-ce donc ?

- N’ayez pas peur pour si peu.

Dit-il en cillant.

Mais il doute lui-même de la possibilité de la non-peur. Mademoiselle Eriksson devrait avoir une jolie physionomie. Elle a les formes qui s’arrondissent là où les hommes aiment que les formes s’arrondissent. Sur le visage, les angles et les ombres sont placés de façon élégante. Un visage tout en longueur et en détermination. Un physique de caractère. Pourtant, son apparence est une géographie de sentiments indéterminés. Des empreintes floues de cassures, de fractures, de grisaille et de tensions.

Un vernis qui dépolit ce qui aurait dû pétiller.

Calder ne sait quoi dire face à ces fantômes de failles.

Il quitte le mur. S’approche de la presque guérie. Il a l’attention en suspens, quelque part entre la réflexion intérieure et l’observation tournée vers elle. Ses yeux bleus sont floutés par cette demi-conscience. Ils en paraissent plus marines que ciels. Il en parait plus rêveur qu’intrépide.

- Tendez la main.

Sa voix est neutre. Un médecin face à une machine. Ou une machine face à une femme.

Elle ne bouge pas.

Il sourit. Le sourire brise sa neutralité. Calder fait partie des hommes dont les émotions commandent aux muscles et dont les muscles sont les déclencheurs des émotions. Un sourire et en lui tout prend vie. Les nerfs délivrent soudain de l’électricité sous-cutanée en infra-fréquences.

- Je ne suis pas de la police. C’est pour vous. Il y a trente pilules. Et vous pouvez partir.

Sa voix est plus lente. Adagio. Un peu plus faible. Pianissimo.

Il dépose une petite boite sur la table centrale. « Matraxan » est écrit en grand, en vert, sur fond blanc. N’est-ce pas ce qu’elle cherchait ?
Il dépose le Matraxan au milieu de la table. Entre eux. Un jalon dans leur potentielle relation. Ou un relais de course qu’elle mènera seule. Une boite. De carton. Une inoffensive et anonyme chose rectangulaire.

Il la regarde, à nouveau. La neutralité dans les yeux, à nouveau. Mais toujours le sourire sur les lèvres. Un sourire qui ne s’exprime que dans le bas du visage.
Et ce rythme lent, aussi, toujours, dans la voix qui tombe un peu plus dans les graves. Les graves lui vont bien. Lui attribuent des tonalités mélodieuses. Il pourrait bercer un enfant nouveau-né.

- Mais si vous en prenez trois devant moi maintenant, vous pouvez revenir après-demain. Je vous donnerai alors une autre boite. Revenez juste à huit heures du matin, quand je finis mon service.

Son index pointe rapidement le visage de Mademoiselle Eriksson. Redescend aussitôt. Une vivacité remuante. Qu’il avait tenue en sourdine jusqu’alors.

- Si vous le faites, ne trichez pas. Je suis capable de voir si vous avez réellement pris les trois pilules.

Des bulles de malice éclatent dans ses iris, de l’espièglerie augmente le rythme de sa diction. Il aime jouer. Cela lui est impossible à cacher. Il n’essaie même pas de le cacher.

Un pas de côté. Rapide. Il pivote sur lui-même. Tend le bras. Se courbe légèrement. Une certaine tenue dans la colonne vertébrale lui donne l’apparence d’un homme qui ne se laisse jamais avachir. Des restes de son éducation bourgeoise et britannique. Il salue comme un courtisan montrant la voie royale à une Altesse.

Pour lui, le jeu a commencé.

- Quoi que vous fassiez, vous pouvez partir sans problème. Vous êtes libre comme l’air.
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MessageSujet: Re: La joie moléculaire [PV Solveig]   Jeu 30 Mar - 1:22


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Another head hangs lowly, child is slowly taken. And the violence caused such silence, who are we mistaken ••• Elle restait sur ses gardes. Malgré son comportement calme, l'homme était loin de lui inspirer confiance. Il y avait quelque chose qui clochait, un détail qu'elle ne pouvait ignorer, mais dont elle ne savait rien. Peut-être était-ce cette sérennité trop imposante. Elle emplissait l'air, la mettait mal à l'aise. Elle vivait dans le danger. Elle vivait pour le danger. Et il ne lui offrait rien de tout cela, entraînant une perte de repères aussi brutale qu'amère. Ses iris ambrées cherchaient les issues, se heurtant un peu plus à la réalité du moment : la seule existante était derrière le médecin. Il lui paraît la route, l'enfermant dans cette cage glauque, entourée de médicaments que certains tueraient pour avoir. La lionne en elle rugissait, s'accrochait à sa cage thoracique avec une violence inouïe. Une demande de contrôle, une demande de transformation. Ca pourrait être si facile si elle se laissait juste aller. La lionne se défendrait, la lionne attaquerait, et la lionne s'en sortirait. L'humaine, quant à elle, se recroquevillait, cherchait à disparaître six pieds sous terre. Prise au piège par sa propre bêtise. Pourquoi avoir repris les vols ? C'était dangereux. Et surtout, elle se souvenait des paroles d'Ezra, qui l'implorait presque de vivre normalement. De ne plus se mettre en danger. Alors même que c'était sa seule raison de ne pas mourir. Aujourd'hui, il avait disparu, à quoi bon tenir les résolutions qu'elle avait eues pour son ami ?

Ne pas avoir peur pour si peu ?! Il se moquait d'elle. Son corps se tendit un peu plus, notamment lorsque l'homme s'approcha. Pas après pas. Et elle se tassait autant qu'elle le pouvait contre le mur. Comme si elle pouvait s'y enfoncer, et disparaître du regard vide de son interlocuteur du moment. Un bref ordre sortit des lèvres adverses. Tendre son bras. Elle resta de marbre, opposant des iris brûlantes et sauvages à l'homme. Elle n'était pas femme à qui on pouvait imposer quelque chose. Sauf si on s'appelait Isak Eriksson. Son frère avait l'entier contrôle de sa personne. Le sourire de l'homme fut de trop pour les nerfs déjà brisés de la jeune femme. Il la terrorisait. Et elle savait maintenant pourquoi. Il souriait. Il souriait mais il n'y avait rien dans ses yeux. Pas d'émotions. Pas de haine, de colère ou de rejet. Pas de douceur, de gentillesse ou de bienveillance. Il souriait et il n'y avait rien d'autre que du vide. Solveig était habituée aux explosions. A la rage qui débordait soudainement, à la tendresse qui arrivait après la douleur. Elle était habituée aux émotions fortes qui transparaissaient dans chaque fibre du corps de son interlocuteur. Pas à ce silence ou ce contrôle hors du commun.

La proposition la laissa de marbre. Ou plutôt, un rire amer quitta ses lèvres. Il devait se foutre d'elle. Il y avait quelque chose dans cette boîte pour la retrouver, il en mettrait sa main à couper. Pourtant, quand ses yeux se posèrent sur le médicament, elle eut réellement envie de le prendre. C'était celui qu'elle recherchait, celui qui était le plus demandé par ses clients en ce moment. Celui que son frère lui avait demandé de trouver. Et elle eut envie de le prendre, et de suivre derrière. Avec sa force, ce devrait être facile. Si seulement elle parvenait à utiliser le tout si facilement... Les secondes s'égraînaient, et avant qu'elle puisse faire un choix définitif (peser le pour et le contre dans son cas, ça prenait du temps), une nouvelle condition fut rajoutée. En prendre trois ? Un nouveau rire la secoua. Elle n'était pas folle. Elle n'était pas folle, mais pourtant, elle hésitait. C'était un moyen facile de trouver les médicaments qui étaient à présent hors de sa portée. Cependant, il y avait tout le reste. La jeune femme connaissait les effets des pilules. Et la dépendance, elle ne voulait pas tester au vu de ce que son frère subissait. Regard noir en direction de l'individu. Evidemment qu'il était capable de voir si elle les avait pris, vu les effets secondaires de cette merde ! Il était médecin ou son diplôme était en carton ?! Libre comme l'air ? Pourquoi faisait-il toutes ces propositions ? Il avait quelque chose derrière la tête. Mais bien qu'elle ne soit pas stupide, Solveig ne pouvait pas comprendre les patterns de l'esprit d'un autre.

"Vous êtes fou. Ou alors vous avez obtenu votre diplôme dans la pire université du monde. Je connais les effets que ces médicaments engendrent. A trois pilules d'un coup je ne suis pas certaine que mon organisme tienne le coup. Après, avoir un cadavre sur les bras ne vous dérangerait pas j'imagine."

Chaque mot était presque soigneusement choisi. Car d'un côté, Solveig évoquait la possibilité qu'elle en prenne moins. Oui, elle s'était décidée. Et récupérer ces médicaments était primordiale pour ses prochaines reventes. Quitte à consommer, pour la première fois de sa vie. Un instant, elle se demanda de que dirait Isak. Puis elle se rappela de l'appartement en flammes, des douleurs la traversant de toute part. Il pouvait la tuer en cas de perte de contrôle, rien ne serait pire que ça. Et puis... Il serait certainement drogué la prochaine fois qu'elle le croiserait, il ne verrait aucun changement en elle... Malgré ça, elle gardait une certaine réticence à vouloir passer le cap. La peur de ne plus être en possession de tous ses moyens pour diriger le Little.

"Pourquoi faites-vous ça ? Je suppose que ça va à l'encontre de toutes les politiques de cet endroit, et du Gouvernement en règle générale. Il serait bien plus rapide pour vous de me dénoncer."

A moins que le but soit de jouer avec elle. La suédoise écarta dans l'instant cette idée de sa tête. Ce n'était pas possible, c'était bien trop malsain. Alors même qu'elle devait vivre dans l'un des contextes les plus glauques de la Nouvelle-Orléans. Il fallait croire que les perceptions différaient en fonction de l'environement. Ses yeux glissèrent à nouveau sur la boîte blanche. Ses déchirements, ses hésitations devaient se lire dans ses pupilles pour quelqu'un de suffisamment observateur.

"Vous auriez dû vous occuper des tortures pour le Gouvernement, vous vous serez nettement plus amusés si c'est ce que vous recherchez."

Attaquer, chercher à déstabiliser pour mieux masquer son propre mal-être. Combien de temps tiendrait-elle, à faire taire les grognements de la bête et la peur dans ses veines ?

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MessageSujet: Re: La joie moléculaire [PV Solveig]   Mar 4 Avr - 16:59


Mademoiselle Eriksson a l’opposition fébrile. Le rire agité. Les nerfs à fleur de peau.
Mademoiselle Eriksson a des questions qui tournent au débat au milieu de milliers de petites boites de médicaments.
Mademoiselle Eriksson a la volonté cartésienne en bouclier.

Dans la réserve des médicaments pour les troubles d’humeur et les pathologies psychiatriques, sur les armoires aux portes de verre, il y a des dizaines de reflets d’une demoiselle toute en ondulations pastels, aux cheveux couleur cerise passionnée, qui parle en carré et en algébrique.

Calder regarde les reflets et leur clarté. Ecoute les questions et leur logique.

Mais la logique est une prostituée millénaire qui se donne sans pudeur aux hommes et aux femmes capables de lui faire écarter les cuisses. Quand on le sait, sous le fard criard de la logique, on voit les sillons des émotions et des intérêts, qui rendent la logique sorcière et inutile.

Sur le même ton monotone que celui d’un homme qui contemple une femme trop vieille pour se dénuder, Calder répond aux remarques et aux questions de Mademoiselle Eriksson.

- Une triple dose saturera vos récepteurs gabaergiques. A cette dose, même si un effet secondaire vous rend agressive, vos muscles se contracteront lentement. Vous êtes une femme-bête. Votre corps guérit rapidement. De plus, je viens de vous soigner d’une auto-mutilation. En cas de surdose, vous savez que je peux vous soigner à nouveau. Vous ne mourrez pas avec moi et vous le savez.

Il assied une demi-fesse sur la table. Elle parle beaucoup, Mademoiselle Eriksson. Elle a les mots déluges et le temps contracté. Elle est comme beaucoup de femmes : la bouche pleine de mots. De questions. Les femmes aiment les questions et peut-être les réponses des hommes. Les hommes en sont moins friands.

Dans la cage thoracique de Calder, un détachement monte depuis la trachée. Descend dans les bronches. Contracte les alvéoles pulmonaires.

Son regard, ailleurs.
Son regard, déjà, derrière les murs de la réserve.
Sa voix, déjà, amortie par des pensées qui volent vers les patients suivants.

- J’ignore quelle politique est prévue pour votre cas de la part d’un gouvernement qui a organisé des Hunter’s Seasons. Probablement l’arène. Si vous survivez à l’arène, probablement l’exclusion avec les zombies et les monstres. Mais je n’en suis pas du tout certain.

Elle parle d’efficacité. Il ne pense qu’au présent. L’efficacité ne lui est pas étrangère mais l’efficacité n’est pas son objectif. Son moteur de vie n’a rien à voir ni avec le rendement, ni avec la rapidité, ni avec l’optimisation. Pourtant, il n’est pas dénué de raisonnement.

- Aujourd’hui, il n’y a pas de preuve contre vous. Que mon témoignage visuel. Que les méfiances des infirmiers. On questionnerait. On vous relâcherait peut-être. Vous recommenceriez peut-être. Non. Vous recommenceriez sûrement. On vous attraperait. On regarderait votre dossier… Vous dénoncer ne serait pas plus rapide pour moi mais cela vous donnerait plus de temps.

Elle ne le comprend pas.
Il est certain de ne pas la comprendre.

Elle, elle est d’une trame tissée dans la logique et les idées fébriles. Lui est pétri du présent et de la sensitivité. Ils ne pourraient se comprendre.

Mais c’est aussi pour ça qu’il veut la voir sous Matraxan. Elle l’a déçu. Il veut la rapprocher.

En attendant, il lui répond.

- J’ai fait des expériences sur des humains. Pour mon pays du moment et pour l’expérience en elle-même. Non par sadisme. On pourra dire que vous m’avez fait parler…

Il déteste ça.

Il se lève de la table. Ajuste son tablier. Se dirige vers la porte.

- Je ne vous en voudrai pas si nous nous en tenons là. Je vous soignerai comme toute autre patiente si vous revenez ici un jour.

Il pose sa main sur la poignée de la porte.

- Dans trois secondes, sans réponse de votre part, je considèrerai que vous avez refusé et il n’y aura pas d'autres boites de Matraxan.
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MessageSujet: Re: La joie moléculaire [PV Solveig]   Lun 1 Mai - 22:07


La joie moléculaire
Another head hangs lowly, child is slowly taken. And the violence caused such silence, who are we mistaken ••• Peur, acculée comme une bête, la violence, la rébellion se sentait dans chacun de ses pores. La lionne grognait en elle, l'envie de sang grimpa d'un cran. Elle pouvait y céder. Réduire en charpie l'homme qui se présentait face à elle. Fuir sans jamais regarder derrière elle. Cependant, il y avait une faille de taille à ce plan. Solveig était incapable de tuer quiconque. Cela allait à l'encontre de sa nature profonde, celle de petit panda tout fluffy. La lionne ne parvenait pas à contrecarrer la volonté de l'autre, malgré toute la force, toute la violence qu'elle y mettait. Elle se heurtait aux murs de la petite chose fragile que la suédoise était en réalité. Brisée, incapable de faire le moindre mal. Consciemment tout du moins. Avec Mikkel, elle avait agi, une question de vie ou de mort. Une première transformation aussi, celle-là où le contrôle se perdait très souvent. Depuis, elle avait apprivoisé la bête sauvage dans ses entrailles, lui avait passé les chaînes. Entraves pour le moment suffisantes à museler le besoin de sang, de rage. Serait-ce le cas après avoir consommé les médicaments ? Elle n'en savait trop rien, de comment les substances joueraient sur l'animal. Les instincts en seraient-ils déculpés ? Ou au contraire totalement supprimés ? Question jamais posée puisque la jeune femme ne consommait pas en temps normal. Une nouveauté qui l'attendait...

Les arguments apportés par l'homme sont logiques, réels. L'angoisse se glissait dans la gorge, se logeait dans ses entrailles. Elle était tendue, bien plus qu'elle n'aurait dû l'être. Elle ne contrôlait plus les sentiments qui l'envahissaient. Ce n'était pas la peur de mourir qui la freinait. Au contraire, elle avait besoin d'appeler la Faucheuse, de la sentir près d'elle, l'enveloppant de ses bras gelés, tout ça pour être en vie. Se sentir vivante en passant non loin du trépas. L'évocation des arènes la fit néanmoins pâlir. Pas pour elle, mais pour son frère. Il serait capable du pire pour venir la sauver si elle s'y retrouvait. Et il mourrait. Il ne survivrait pas sous le feu des miliciens. Il se sacrifierait pour rien. Et elle refusait. Elle refusait d'avoir une fois de plus sa mort sur sa conscience. Elle refusait de le perdre à nouveau. Alors, elle avait décidé qu'elle mourrait avant lui quoi qu'il arrive. Quitte à s'offrir d'elle-même à la Faucheuse. Des mots qu’elle n’avait jamais prononcé à l’aîné, par peur de sa réaction. Enfin, si elle savait que dans quelques semaines elle irait bien plus loin sans raison…

Il s’asseyait alors qu’elle parlait. Il donnait l’impression de se contrefoutre de chaque mot qu’elle prononçait, ce qui eut l’effet d’ajouter la colère et la rage au mix d’émotions déjà présentes. Chaque seconde qui passait la pousser donc dans un état de plus en plus instable. Et Solveig était loin d’être la personne la plus saine d’esprit de la Nouvelle-Orléans de base… C’était dangereux ce jeu. Pour elle, pour lui, elle ne saurait dire. Cependant, c’était dangereux. L’arène, l’exclusion auprès des zombies et autres créatures. La lionne se délectait, le panda gémissait d’horreur. Et elle, elle était là, tiraillée entre les deux, un peu plus perdue au fur et à mesure que le temps passait et que les connaissances augmentaient. Parole contre parole. Médecin contre simple citoyenne. Citoyenne avec un passif assez lourd, bien qu’elle doutât qu’Ezra ait craché le morceau sur ses petits larcins. Alors même qu’elle lui avait menti pendant des semaines à ce sujet, il n’avait pas l’air d’en avoir parlé. Elle était donc considérée comme innocente aux yeux du Gouvernement. Tant que son nom n’était pas évoqué. Avec les affaires de son aîné, auxquelles elle prenait part, tout deviendrait plus compliqué.

Expériences sur des humains. Expériences dont il ne semblait pas être dégouté. Le propos tendait la jeune femme, elle qui aurait pu se retrouver dans les laboratoires du Gouvernement aujourd’hui. Elle avait entendu ceux évoquant les tortures que les dirigeants avaient réclamé sur les métamorphes. Sur les gens comme elle. Comme s’ils étaient dangereux. Comme s’ils étaient des monstres. Enfin, il précisait quand même que ce n’était pas par sadisme. La bête en elle hurlait de ne pas lui faire confiance. Que quelque chose clochait dans son comportement, dans sa manière de voir les choses. L’animal ne faisait pas confiance aux hommes dans tous les cas. Et pourtant… Quand celui face à elle se détourna, mit en place une deadline, elle se retrouva coincée. Elle aurait pu dire non. Elle aurait dû. Mais l’approvisionnement en médicaments était primordial dans son business, bien plus que sa propre vie. Trois secondes. Trois petites secondes pour choisir et son cerveau était au bord de l’explosion. Une inspiration, et elle se décolla du mur. Main posée sur la poignée, appui léger que ses sens de métamorphe perçurent. Sa mâchoire se tendit, et elle fit un pas plus franc dans la direction de l’autre, accompagné de quelques mots, d’une voix plus ferme qu’elle ne l’aurait cru.

« Je vais le faire. Et j’espère que vous tiendrez votre promesse concernant les nouvelles boîtes. »

C’était tout ce qui l’intéressait. Dans le pire des cas, elle en parlerait à son frère, et son interlocuteur apprendrait à courir vite. Et à savoir se cacher. D’ailleurs, maintenant, elle se demandait si elle ressentirait la même dépendance qu’un humain lambda au sujet des médicaments après les avoir pris. C’était la question qui s’était glissée dans son esprit quand ses doigts s’étaient refermés autour de la pauvre boîte de médicaments. Question qu’elle ne s’était jamais posée auparavant puisque, comme déjà mentionné, elle avait évité toute substance pouvant amenuiser sa conscience. Elle avait besoin. Et pourtant, aujourd’hui, elle était prête à la sacrifier.

« Ce n’est pas la mort qui m’effraie, sinon je laisserai mon corps tranquille. Mais vous l’avez dit vous-même, je perdrais certainement le contrôle de celui-ci. Vous feriez mieux de vous éloigner, sait-on jamais comme il réagit… »

La femme-bête pouvait avoir une réaction différente de celle attendue. Enfin, pour l’instant, elle meublait, profitant des derniers éclairs probables de lucidité pour discuter. Les mains ne tremblaient même pas lorsqu’elle ouvrit la boîte, attrapa les trois pilules de l’accord. Quelques secondes durant, elle joua avec, tentant de chercher au fond d’elle-même de quoi résister à la connerie qu’elle s’apprêtait à faire. Sans rien trouver d’autre que la volonté de s’y plonger. La mort se rapprochant à pas lents, mais certains.

« Je ne donne pas cher de la peau de ceux qui auraient osé me condamner. D’ailleurs, vous feriez mieux de surveiller vos arrières si ce qui se passe en ce moment s’apprend. »

Pas par rapport à ses supérieurs à lui ou au Gouvernement. Mais juste Isak. Isak qui exploserait s’il savait qu’elle allait s’aliéner à des produits aussi « dangereux ». Enfin, elle n’y pensa pas plus longtemps, avalant les trois pilules d’affilé. Ne pas y penser, ne pas y réfléchir, et tout se passerait bien. Elle l’espérait. Elle en avait envie. En attendant que les effets se manifestent, il lui fallait parler. Quitte à partir sur des sujets qui obligeraient l’autre à se dévoiler, à s’énerver. Elle s’en moquait bien à présent.

« Pas par sadisme ? Je connais quand même assez peu de personnes qui blessent et tuent pour autre chose. De quelle époque venez-vous pour penser que les expériences sur des humains sont normales ? »


Même elle, pourtant âgée de quelques siècles au compteur, trouvant cela affolant. Peut-être que ces deux ou trois dernières décennies avaient bousillé la race humaine bien plus qu’elle ne le pensait…


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She paved the road with her broken pieces and found the path to become a goddam warrior.

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