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 We were born unto chaos { Åage

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SUCKER FOR PAIN

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MessageSujet: We were born unto chaos { Åage   Sam 11 Mar - 22:39

Tes Doc Martens battent le pavé sourdement. Y'a le chant cuivré du saxophone qui passe la porte d'un bar ou d'un autre. Ta cigarette au bec, t'avances et y'a la fumée qui s'évapore paresseusement dans l'air lourd et moite de La Nouvelle-Orléans. Ça te fait vachement moins d'effet qu'avant, avec ce système de régénération à la con, mais t'as gardé cette sale habitude malgré tout, en fait, limite t'as aggravé ta consommation depuis que t'as servi de steak haché à un zombie. Tout te fait moins d'effet qu'avant alors tu tombes plus facilement dans l'excès sans réellement t'en rendre compte – juste pour ressentir la même chose qu'avant. Et puisque les clopes, c'est encore légal, t'en profites. Tu sais pas quand ces salauds vont se mettre à interdire les bâtons de nicotine. Tu penses qu'ils en seraient totalement capables, après tout, on est revenus à une période de Prohibition presque un siècle après la dernière. Faut croire qu'on régresse. Entre ça et la dictature et la propagande, franchement, t'as l'impression d'être tombé dans un livre d'histoire parlant de l'époque d'entre-deux-guerres en Europe. T'aurais cru que ce serait pas possible pour l'humain de retomber dans des travers pareils, que les leçons d'histoire seraient suffisantes pour éviter de telles prises de pouvoir...mais apparemment pas. La culture est détruite au profit d'une petite sélection de programmes et idées abrutissants. Plus la population est ignorante, moins elle se rebelle, c'est bien connu. Tu tires une taffe, tu continues ton chemin. Bourbon Street bouillonne toujours, mais c'est plus comme avant. Y'a plus l'alcool, y'a plus les filles, y'a plus que les instruments et les danses et ça a beau être vivant, beau être encore vibrant, c'est pas pareil. C'est juste pas pareil.

Un an et demi qu'il y a cette Prohibition de merde en place. Elle a rien réglé, comme celle qui a bercé les états-Unis pendant près de quinze ans. Tu te demandes si ça leur prendra aussi longtemps, à ces cons, avant de réaliser que ça sert foutrement à rien. Peut-être qu'ils veulent juste vous contrôler un peu plus, comme les animaux en cage que vous êtes. Après tout, vous êtes déjà enfermés entre les murs de la ville, censément pour vous protéger, pas vrai ? Et la Prohibition est censée vous protéger des pires vices aussi...Ha la bonne blague. À peu près tous tes comportements et sales habitudes sont condamnables. Y'a juste les jeux de hasard auxquels tu touches pas. Heureusement pour la fortune héritée de tes parents.

Le bâton de nicotine arrivé au filtre, tu le détaches de tes lèvres pour l'écraser, luciole rouge dans les lueurs violettes et roses du soir. Yeux rivés au sol, t'évites de croiser le regard des passants, tes mains dans les poches de ton jeans, ta veste en cuir parant les attaques insidieuses de coups de vent soudains. On pourrait croire que tu déambules au hasard mais c'est pas le cas. Tu files à la trace un membre des forces de l'ordre qui n'a pas l'air de trop respecter les règles et qui semble fréquenter régulièrement les speakeasies. Des miliciens corrompus, des flics ripoux, des politiciens pourris, y'en a à la pelle. Après tout, t'as eu confirmation d'Ambre elle-même que personne bossant pour le gouvernement respectait les lois et qu'ils se servaient tranquillement dans les réserves confisquées. C'est pas ce qu'il y a plus grave, c'est moins qu'un cadavre dans le placard, mais c'est déjà un début pour attiser la haine de la population face à une élite qui se fout de leur gueule et qui frappe avec le bâton d'un côté pour profiter du vice de l'autre. Ton gros poisson préféré, l'Ivanov, est pas de sortie ce soir et tu peux pas le filer ou le surprendre dans ses activités les plus douteuses, à ton grand regret. Alors tu te rabats sur la poiscaille de bas étage, peut-être qu'avec un peu de chance, t'arriveras à remonter un filon jusqu'à tomber sur un bon truc. Ton appareil photo est pas de sortie ce soir mais tes oreilles et tes yeux sont attentifs. Suffit de pas grand-chose, des violences injustes et gratuites, des chamailleries qui tournent mal, des pots-de-vins glissés de façon pas assez discrète. Tu prends tout et puis tu tries ce qui vaut la peine d'être remis au Bird. Tu sors pour bosser et en même temps, tu sors pour bouffer. T'as déjà fait ta victime ce soir, le rouge aux joues de ce qui était sûrement pas un simple jus de fruit. Tu t'en fous, t'as bouffé assez pour tenir pour la soirée et tu t'es arrêté avant d'éveiller les soupçons. C'est frustrant, mais t'arrives à mieux te contrôler maintenant. La faim reste là, toujours là, mais tu tiens debout et tu tues pas. C'est le principal, à tes yeux.

Du grabuge. Tu tournes la tête, tu discernes des peacekeepers dans le coin. Ah, probablement le faux jus de fruit qui a été repéré. Tu ferais mieux de t'éclipser pour les éviter. T'as rien à te reprocher, mais parfois, ils aiment juste prendre une victime au pif et faut avouer que t'as la tête de l'emploi du délinquant. Tu t'engouffres dans les ruelles – un raccourci, pour rejoindre l'endroit que tu veux – quand tu tombes sur une scène qui te fait t'arrêter.

Au début, tu crois que t'assistes juste à une embrassade intime. Deux corps un peu trop proches l'un de l'autre, une ruelle pas très fréquentée. Le calcul est vite fait dans ton esprit. T'es prêt à passer ton chemin sans un mot quand le bruit qui te parvient...ne ressemble décidément pas au son qu'une gorge émettrait dans pareille situation. Une gorge qui peine à reprendre son souffle, ce qui ressemble à une lutte ou un appel à l'aide.

Tu vois les veines saillantes. La chair qui semble peu à peu s'affaisser sur elle-même, comme si le corps se vidait de l'intérieur. Alors que le contact de peau à peau est minime. Ton sang se fige dans tes veines. T'as encore jamais assisté à ça en tant que spectateur. Ton regard se rive sur l'attaquant – grand, maigre. Et apparemment comme toi. Et dans la merde s'il se fait chopper en train de bouffer, parce qu'apparemment il a pas du tout l'intention de s'arrêter.

T'élèves la voix, juste assez pour qu'il t'entende. Tu sais pas ce qu'il te prend, un élan de solidarité, peut-être. L'envie de pas retrouver un comme toi pourchassé parce qu'il a le malheur d'être différent.

« Hey, tu ferais mieux de déguerpir, y'a des peacekeepers dans le coin. »

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MessageSujet: Re: We were born unto chaos { Åage   Mer 29 Mar - 0:51

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Ça ne devait être qu’une journée comme une autre. Un appât, un repas, une créature. Tout était pourtant si simple dans ton esprit, pourquoi diable fallait-il que cela tourne au vinaigre. Tu avais distraitement entendu les rumeurs des peacekeepers comme quoi ils étaient soi-disant de sortie. Rien en ces mots ne t’inquiète, pourquoi le devraient-ils après tout ? Ils n’ont certainement pas besoin de t’attraper sur le fait pour venir te chercher des ennuis. Alors tu ne te précipites pas, bien vêtu, tu attends sagement à la sortie du bar que l’associée de cet après-midi te rejoigne. Des gens étaient venus chercher tes services, t’implorant et souhaitant te payer grassement. Tu prendrais l’argent mais pas seulement. Le pacte ne peut se résoudre à ce simple échange et ils le savent bien depuis le temps qu’ils collaborent avec toi.

Cette femme, ils l’ont recueillie par une offre d’emploi. Sans compétence précise, cette imbécile ne s’est pas imaginer que quelque chose de louche pouvait se tramer au sein de ce laboratoire de renom. Elle est là depuis une semaine et savait avant même qu’elle te connaisse qu’elle allait travailler avec toi. De ce qu’elle a pu t’en raconter, ils ont dressé une image de toi à en faire pâlir les serial killer et dans ton fort intérieur, tu pris cela comme compliment de haute valeur. Cependant, publiquement et dans un premier temps tu adoptas un air outré, choqué avant de finalement en rire. Ils ont sans doute voulu te faire peur. J’ai tendance à être assez pointilleux dans mon travail mais en dehors je suis beaucoup plus détendu, et si tu ne fais rien après le boulot, on pourrait aller boire un verre ensemble ? En tout bien tout honneur, il en va de soit. Elle avait hésité Emma, mine indécise se dessinant sur son visage alors que ton regard descend en direction de l’éprouvette et de son contenant.
Elle n’avait pas pour habitude de dire oui à ce genre de rendez-vous… Trop cliché celons elle, au point de laisser croire que le bon déroulement de la soirée ne pourrait se clôturer que par l’espoir de vouloir plus. Tu avais froncé les yeux après les avoir rouler mais tu restes cordiale, ou tout du moins, tu en donnes l’impression, lui assurant comme tu le pouvais que tu te contenterais de la saluer d’une poignée de main. Elle en rie. Elle accepte. Un sourire t’échappe pendant qu’elle te questionne sur ce que tu manipules. Toi ma chère, uniquement toi…

Tu serres ton poing et tousses dedans, tu dois certainement couver quelque chose. Les temps sont presque trop chauds en après-midi et bien trop frais le matin et le soir. Impossible de savoir comment s’habiller avec un tel temps.

Tu veux quelque chose ? Je crois avoir des cachets dans mon sac, attends je-…, tu lui coupes la parole en la voyant entamer sa recherche dans cette besace sans fond.
Non c’est bon, vraiment, j’ai ce qu’il faut chez moi, je ne vais pas tarder de toute manière, j’ai quelqu’un à nourrir à la maison.
À nourrir ? Tu as des animaux ?
Je ne le considère pas ainsi mais on pourrait le définir de la sorte.

Tu restes vague et elle le ressent, alors tu ne laisses rien de négatif s’installer entre vous, reprenant sereinement la parole.

Il s’appelle Hroarr, prénom Norvégien. Dans un langage plus commun ça serait… Roger il me semble bien.

Elle écarquille ses grand yeux verts, amusée de ce que la signification du prénom peut vouloir dire. Pourquoi pas qu’elle te répond, d’après elle s’est original. Pour toi ça n’en est rien.
Rapidement elle tourne la tête à la parole d’un passant, c’est à son tour d’entendre le fait que les autorités soient en train de prendre l’air. Sans que tu ne comprennes pourquoi, dans le silence elle presse le pas, sa voix ne venant plus si délicatement caresser tes tympans. Qu’a-t-elle à cacher mon Åage ? Tu arques un sourcil, passes une main contre ta nuque en t’arrêtant avant de venir te remettre à son niveau. Elle t’explique sans rentrer dans les détails qu’elle n’est pas en bon terme avec le Gouvernement et qu’elle ne peut pas se permettre de trainer ses pieds là ou leurs sbires laissent voguer leur carcasse. Sans répondre tu hausses une épaule, la suivant bravement alors même qu’elle essaie de de faire des foulées un peu plus rapides. Chaussés en talon aiguille elle ne risque pas d’être particulièrement efficace, qu’en penses-tu Åage ? Que tu te fatigues dans ce jeu qui manque cruellement d’intérêt.
Tu l’appelles une fois, deux fois, trois fois. Elle ne se retourne pas et ce sens qui te fait te délecter de la crainte des autres se réveille. Pourquoi a-t-elle peur d’eux, Norvégien ? Tu te moques de la réponse, visage se fermant sèchement alors que tu attrapes son poignet sans qu’elle ne puisse se défaire cette étreinte. Elle ne comprend pas, cela se voit dans ses iris vides de sens. Elle n’a pas ta prestance Åage, inutile d’attendre quoi que ce soit d’un être comme celui-ci. Tu es mon salaire, merci la Nude Corporation. Elle saisit tout le sens de ta phrase plusieurs secondes après que tu l’ais prononcé. Tu souffles d’exaspération, tant pis pour elle, de toute manière son destin n’est pas de vivre. Ta seconde main sur sa bouche, sa mâchoire serre ta paume jusqu’au sang mais tu restes concentré et ne plies pas sous le mal. Elle cédera avant toi, l’appel de l’oxygène dépassant et de loin, tout ce qu’une personne pourrait vouloir faire alors qu’elle s’asphyxie.

La sangsue se décroche, regard suppliant. Un portrait à faire pâlir des tueurs en séries qu’ils lui disaient… Ses souvenirs ne t’affectent pas, aussi douloureux et aussi malheureux, aussi joyeux et bienheureux peuvent-ils être. Elle laissera deux adolescents derrière elle. C’est à leur âge que tu fus marié à Lizbeth. Lizbeth… Son image dans ta mémoire fait baisser l’intensité de ton acte sur cette femme. Tu lèves les yeux, tu ne l’avais pas vu à Darkness Falls, elle devait être certainement dans un endroit bien plus doux que celui que tu as connu. Mais lui, il te sort de tes pensées, réaction s’effectuant dans le quart de seconde ou son dernier mot s’achève dans un silence de plomb. Ta main ne se déconnecte pas de femme pour qui les forces s’amenuisent. Ta pupille, elle par contre, vient se porter au coin de ton œil, ciblant le sol sans le regarder lui. C’est au loin, par la chaleur froide de la lumière blafarde d’un réverbère qui vous éclaire que ton ombre se met à se mouvoir afin d’accomplir son devoir. Tu ne t’occupes pas de ce qu’elle peut faire, te concentrant sur ton appétit. Ton seul ordre est celui de le mettre hors d’état de nuire. De te nuire plus exactement et la manière dont cela st fait t’es sans importance du moment qu’elle n’a point de cesse que de t’obéir. Pupille qui se dilatent en glissant sur l’homme.

Merci bien… je ne suis pas un lapereau de six semaines.

Tu le prives de son ouïe. Parait-il que l’audition est le moteur de la parole. Si l’on ne s’entend pas, peut-on correctement communiquer Åage ?
Ces parasites sont donc vraiment là… Pourtant, ce n’est pas la première fois que tu échappes à ce genre de situation, aujourd’hui ne sera pas différent, tu en es certain.

Le corps, il rencontre lourdement le sol, aussi sec que Hroarr mais moins ‘‘vivant’’ si l’on peut dire cela ainsi. Tu réveilles rapidement le squelette sans t’attarder plus longtemps dessus. Elle n’est de toute manière pas dégourdit, tu n’as aucun regret à l’abandonner ainsi sans même chercher à la contrôler. Qu’elle fasse sa vie et qu’elle croise celle des Peacekeepers qu’ils perdent du temps à l’abattre. Les plus naïfs croiront qu’un rôdeur a su pénétrer l’intérieur des murs et les plus réfléchis feront la relation avec un Daybreaker. Quoi qu’il en soit, qu’importe ce qu’ils résoudront dans cette équation, tu auras le temps de t’en aller. Un claquement de doigts et ton ombre revient à cette place qui lui revient de droit. Homme, si tu es toujours sur pied, fais en autant qu’Åage et prends un sentier qui t’es destiné. Et la prochaine fois, fais lui plaisir, mêles-toi de ce qui te regarde.
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MessageSujet: Re: We were born unto chaos { Åage   Sam 1 Avr - 17:49

C'était pas une étreinte comme tu l'avais cru au tout début, non, ni même une façon de se nourrir innocente. Tu penses que celui-là, contrairement à toi, cherche à tuer, ou du moins, ne considère pas que ça vaille la peine de s'arrêter en si bon chemin – et tu comprends, oh, tu comprends, mais ta morale est plus forte que ta faim, dans la majorité des cas. Il y a une sorte de...détermination, de maîtrise, dans ses gestes. Quelque chose qui te glace et qui te fascine étrangement à la fois.

Le silence qui suit ton interruption est lourd et pesant. Il y a...il y a quelque chose qui change, soudain, dans l'air, tu n'arrives pas à l'expliquer. Un frisson qui parcourt ton échine, la sensation que quelque chose ne va pas. Et à cet instant, tu songes que peut-être tu n'aurais pas dû intervenir. Que ce qui pour toi passait pour une bonne intention – aider un...confrère, à défaut d'un meilleur terme – ne serait peut-être pas perçue comme telle. Tu ignores tout des autres comme toi, tu n'en as jamais rencontré, tu ne sais que les portraits infâmes qu'en font le gouvernement. Voleurs d'énergie dangereux et maléfiques, monstres à chasser et tuer. Tu pensais la chose exagérée, propagande destinée à éliminer des êtres plus puissants que de simples humains et donc considérés comme dangereux pour la Tyrannie. Après tout, si tout le monde avait été transformé comme toi, mordu ou griffé par un zombie et autrefois humain ou autre créature, alors sûrement les rumeurs étaient déraisonnables ? Il ne pouvait pas y avoir que des monstres quand peut-être la plupart des victimes avaient été humaines ? Et oui, tu as noté tes colères plus fréquentes, ton comportement plus sanguin et irascible mais...tu peux le maîtriser, la plupart du temps. Cela ne fait pas de toi un monstre, n'est-ce pas ?

Pourtant, tu te mets à douter devant ce type-là. Tu croises son regard l'espace d'une seconde et c'est assez pour savoir qu'il n'y a aucun remords, là, aucune remise en question. Non, tu l'as interrompu, tu l'as irrité. Et il va te le faire regretter.

Tu entends la réplique cinglante avant que d'un coup, tous les bruits environnements ne s'effacent. Il n'y a plus le bruit distant des cafés alentours et des discussions lointaines, ou encore l'eau qui coule dans les égouts et les insectes paresseux. Tout d'un coup, tout disparaît et tu es désorienté, tu répliques un « hey ! » en vain, et tu ne l'entends même pas. Petit à petit, la panique te gagne et ton coeur se met à cogner dans ta poitrine. Qu'est-ce qu'il se passe ? Est-ce que...es-tu devenu sourd ? T'a-t-il rendu sourd ? Comme toi tu as parfois empêché d'autres de te voir, pour te tirer de situations précaires ?

Infliger et subir sont carrément deux choses différentes. Combien de temps va durer le handicap ? Est-il permanent ? Vas-tu être privé de ton ouïe à jamais ?

Trop concentré sur ta perte d'audition, tu n'enregistres pas l'autre menace. L'ombre, tu ne la vois que quand elle te saisit à la gorge et serre, jusqu'à te couper le souffle. Forme humanoïde, la silhouette longiligne de l'homme t'observe de sa noirceur, te saisit comme un humain le ferait et tu es horrifié. Tu cherches à lutter, mais en vain, c'est comme de l'eau entre tes doigts, tu ne peux t'accrocher à rien, ne trouver aucune prise pour lutter. Petit à petit, tu étouffes et ta vision devient trouble. Bordel, non, non, non...

Quand tu rouvres les yeux, c'est pour te retrouver avec une vision du bitume couvert de pluie, d'un cadavre décharné – ou du moins ce qui y ressemble – et de bottes de peacekeepers. Un son entre le grognement et le gémissement s'échappe de ta gorge maltraitée. Et tu te rappelles l'ombre, tu te rappelles cet océan de noirceur incontrôlable. Tu refermes les yeux, un instant et la perte de la vue t'oppresse en plus de celle de ton ouïe, mais ça te permet de te recentrer. Tu ignorais totalement l'existence de cette capacité. Toi aussi en serais-tu capable ?

Tu sens quelqu'un te secouer et te relever sans ménagement, et tes paupières se rouvrent pour tomber sur l'uniforme gris. Tu vois les lèvres qui bougent, mais tu es incapable d'entendre le moindre son et tu le fais savoir en déclarant, la voix enrouée « j'entends rien ». Tu espères avoir encore l'usage de la parole, parce que tu es foutrement incapable de le savoir à ce stade-ci. À terre, privé de ton ouïe, déboussolé et un corps décharné près de toi, oui, tu as bien plus l'air d'une victime, toi aussi – ce que tu es, au fond – plutôt que le monstre qu'ils chassent. Tu ne comprends pas ce qu'on te veut, mais les peacekeepers te laissent rapidement tranquille pour filer ailleurs – probablement partis à la traque du daybreaker fautif. Tu restes de longues secondes ou minutes – tu n'en sais rien – adossé contre le mur. Quand ton ouïe finit enfin par revenir, tu pousses un soupir de soulagement. Le son, si minuscule, te semble être une musique venue du Paradis, après de longues minutes à être totalement sourd.

C'est légèrement chancelant que tu reprends ta route. Ton but de la soirée semble être envolé, remplacé par l'altercation. Être victime de ces dons vient de te donner un éclairage nouveau sur tes pouvoirs. Et il y a quelque chose de décidément horrible, là, mais également ensorcelant. Tout ce que tu as en tête, c'est retrouver l'autre daybreaker. Même s'il risque à nouveau de te priver d'un sens et de te traiter de lapereau de six semaines. Tu ignores trop de choses sur ta nature. Et ce type-là a l'air bien plus expérimenté que toi. Si tu dois enfin arrêter d'avoir peur de ces dons, peut-être devrais-tu commencer à les comprendre.

Tu ne sais pas combien de temps tu erres dans les sentiers environnants, combien de temps tu passes à le traquer. Ce n'est même pas quelque chose de conscient, juste...une sensation que tu dois aller dans une certaine direction, un instinct étrange. Ou peut-être simplement as-tu été trop sonné par la privation d'oxygène. À ce stade-ci, tu n'écartes aucune hypothèse.

Et puis, tu finis par le retrouver. Et clairement, t'as plus qu'un penchant masochiste, parce que c'est la voix enrouée que tu demandes, les yeux fixés sur sa silhouette :

« Comment t'as fait ça ? Avec l'ombre ? »

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MessageSujet: Re: We were born unto chaos { Åage   Lun 17 Avr - 13:18

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Tu ne crains rien des peacekeepers, une police des bas quartiers, elle ne sait être rien d’autre que cela. Tu prends alors ton temps et observes le zombie qui semble à peine savoir mettre un pied devant l’autre… Tes yeux roulent. Elle n’était vraiment pas un cadeau… À partir d’un certain stade, il ne faut quand même plus hésiter à se l’avouer. Ta veste réajustée convenablement, tu enfonces tes mains à l’intérieure des poches de cette dernière et t’en vas de là sans accorder l’ombre d’un regard au corps qui est allongé sur le sol. Tu pourrais le tuer sans attendre, proprement et silencieusement mais avec un peu de chance, la morte-vivante se chargerait de son cas. C’est aussi une variante qui peut te plaire alors laissons le hasard décider Åage. Squelette nageant entre les ruelles, tu finis par rejoindre les plus grosses artères du quartier et comme à chaque fois, tu prendrais le chemin du retour pour éviter toute altercation avec des représentants de la loi. Décidément, rien que l’appellation te donne envie de vomir. Des pantins complètement dénués d’intelligence, enfin pour la plupart de ceux qui ont croisé ton chemin jusqu’alors. Ils ne savent réfléchir par eux même et cela est plus qu’un fait à tes yeux : il s’agit là d’une réalité. De toute manière n’est-il pas une chose habituelle que de se laisser corrompre lorsque l’on gravit ce genre de sommet Åage ? Leur aliénation n’est pas la tienne, et pourtant, vous êtes capable de posséder tant de chose en commun.
Tu inspires silencieusement lorsque tu t’écartes du chemin d’une personne qui fonce tête baissée dans la foule sans regarder où elle va et pendant que certains lui râlent après, toi tu te contentes de tous les ignorer. Ils sont beaucoup trop bruyants pour toi, n’est-ce pas Norvégien ? Quel drôle d’idée aussi que d’aller se nourrir en pleine ville un samedi soir. Cette fois ci tu aurais mieux fait de suivre ta première envie et de sortir des murs. Si tu avais appris toute les facettes du regret, alors tu pourrais probablement le ressentir en cet instant. Mais rien de cela n’effleure ton être.

Ton regard court le long de la vitrine d’un établissement, gogo-danseuse faisant leur show juste sous ton nez. Elles sont aguicheuses, un sourire s’étire sur ton visage au moment où l’une d’entre elle arrive à capter tes iris. Mais elle se trompe, ce n’est pas envers ce genre de chose que tu peux être captivé. Enfin pas si facilement de ce que l’on peut connaitre de toi. Tu secoues alors la tête, reprenant la monotonie de ta route. Monotone… Pas tant que cela et si tu n’as aucune idée de l’heure qui s’est écoulée entre toute à l’heure et maintenant, tu sais sans l’once d’une hésitation de qui il s’agit dès lors que les premières intonations de la voix s’élèvent dans les cieux. Tu aurais dû être plus prévoyant, utiliser tes pouvoirs pour t’écarter de son odeur le plus possible sans trainer. Quoi que, tu étais loin de t’imaginer que cette femme était vraiment manche et ce, jusqu’au bout du bout ! Tu te retournes pour te mettre face à l’homme.

Toujours vivant… Les plus censés auraient pris leurs jambes à leur cou et seraient partis déposés plainte. Je suis mitigé dans le fait de penser de toi que tu es un crétin ou un arriéré… Mais je suis de bonne humeur, je te laisse choisir entre les deux celui que tu préfères.

Tu n’étais pas froid. Ton visage n’était pas non plus fermé ou méprisant. Toi pourtant tu peux aisément l’être, méprisable. Mais non, tu étais seulement naturelle, la sincérité de tes mots dégoulinant de tout ce qui te représente. Tu en oublies presque sa question, presque… Totalement t’aurais bien plu, passant à autre chose en ne te souciant plus de rien mais non, ce n’est tout simplement pas le cas.
Soupire silencieux tu frottes ta mâchoire légèrement barbue d’une main et observe l’homme, il ne semble pas être bien plus épais que toi et à peine plus petit. Son souhait de te renseigner sur la présente de peacekeepers plutôt que de leur indiqué ta position fait-il de lui un Daybreaker ? Finalement, vous avez certainement quelques ressemblances l’un et l’autre ne trouves-tu pas Åage ? Reste-t-il à savoir jusqu’où cela peut-il s’étendre.
Pourtant… Cette variante aurait pu exister si tu te questionnais sur ce genre de sujet et malheureusement, tu t’en moques complètement. Il n’attire rien chez toi, ni curiosité, ni quoi que ce soit d’autre qui te pousserait à l’accepter. À la place de cela, tu ne te mets qu’à espérer une seule chose… Te débarrasser de lui ? Ça pourrait être une bonne chose effectivement et dans ce domaine-là, tu es plein de ressource Åage…

Pourquoi veux-tu savoir ?

Question brève qui n’attend rien d’autre qu’une explication claire et précise. S’il échoue, l’inconnu est certain qu’il ne pourra plus obtenir quoi que ce soit de toi.

Tu reprends ta marche, de toute manière tu comprends parfaitement à sa présence malgré ce qu’il a subi, que sans lui faire pousser son dernier souffle il continuerait à te voler autour comme une mouche au-dessus d’un cadavre. Mais qu’il se méfie, la patience envers les autres est loin d’être une de tes qualités car si présentement tu n’agis pas c’est d’une part parce que tu attends sa réponse et d’autre part parce que l’endroit ne te le permet pas. Mais chacun connait le dicton Åage, tout vient à point à qui sait attendre. Arrivera un moment ou s’il continue ainsi à te coller et à t’ennuyer, alors tu ne te priverais pas pour lui faire comprendre. Après tout, comment peut-on être rassasier avec une femme comme celle que tu as pris ? …
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MessageSujet: Re: We were born unto chaos { Åage   Mer 26 Avr - 22:28

Si y'a bien un truc qu'on peut pas t'enlever, c'est ta putain de capacité de résistance.

Y'en a qui préfèrent dire que c'est du pur entêtement. Et ce serait pas totalement faux, parce que ta résistance est surtout mentale. Mais t'es pas du genre à te laisser abattre par une merde, nan. T'es du genre à t'acharner jusqu'à vaincre l'obstacle, en venir à bout. Ça peut être un problème technique à la con, parce que la technologie ça a jamais été ton fort. Ça peut aussi être un truc plus grave comme surmonter la mort d'un proche. Y'en a qui s'effondrent, face à leurs malheurs. Qui craquent et qui laissent tomber, qui préfèrent s'enfoncer dans le chagrin et s'isoler. Ou parfois réagir avec violence, cracher leur haine au monde et le déchirer jusqu'à ce que l'univers finisse en lambeaux comme eux. Toi t'es pas comme ça. T'es un putain d'optimiste. Tu veux voir le meilleur en chacun. Tu veux pas te laisser tirer par le bas. Tout comme tu supportes pas voir ceux que t'aimes couler. Alors tu vas toujours de l'avant et tu retiens du passé que ce qui te renforce, pas ce qui t'afflige. T'es foncièrement quelqu'un de positif et même à la pire situation possible, t'essaieras de trouver un bon côté. Ouais, t'as jamais voulu finir en steak haché de zombie. Ouais, la fièvre de cheval et la quasi mort, t'aurais pu t'en passer. La bouffe au goût de cendres aussi. Les gens que tu peux pas toucher sans craindre de les vider de leur énergie également. Si tu t'arrêtais sur chaque putain de problème que ta nature actuelle soulève, tu finirais par te tirer une putain de balle. Parce que nan, t'as pas demandé à perdre ton humanité et voir ton âme se noircir parce qu'un cadavre ambulant a décidé que tu serais son quatre heures. T'as pas demandé à être daybreaker mais tu l'es. Tu fais avec. Et pis même, t'essaies d'y trouver des côtés positifs. T'as jamais été doué pour la cuisine et ça te sauve de faire pas mal de courses – la seule bouffe que t'achètes maintenant, c'est des croquettes pour chat. Tu peux occulter les sens de miliciens qui réussissent à te chopper. T'as plus besoin de lumière pour voir dans le noir et tu te cogneras plus jamais contre la porte parce que tu l'as pas vue.

Alors ouais. T'en as pas voulu, de ces capacités étranges. Ces pouvoirs que tu maîtrises pas. Mais tu les as, et tu ferais mieux d'apprendre à les contrôler. Au lieu d'en avoir peur, comme c'est le cas pour certains d'entre eux. T'as déjà remarqué quelques fois que ton ombre semblait t'échapper mais tu pensais que c'était que le fruit de ton imagination, que t'étais trop fatigué ou que t'avais trop bu. Mais ce qu'a fait ce type, là ? Tu te demandes si t'en es capable, toi aussi.

Il essaie de te faire déguerpir. T'insultes. Comme si ça allait te faire quoique ce soit. Comme si ça allait te dissuader. T'as ton objectif, et t'as pas l'intention de le lâcher. Même si l'autre partie a l'air très peu coopérative.

« Je préfère le terme téméraire ou casse-cou. » réponds-tu, sourire goguenard fendant ton visage.

C'est sûrement pas une bonne idée de répondre par le sarcasme à un type capable de te tuer sans même battre des cils. Et si tu t'arrêtais pour réfléchir deux secondes à la situation, peut-être que t'aurais peur et peut-être que tu t'y reprendrais à deux fois avant de te jeter dans la gueule du loup. Mais ton culot et ton audace t'ont toujours plutôt bien profité. Ça t'a parfois un peu foutu dans la merde, mais t'as ta résilience pour te sortir de là. T'abandonnes pas facilement. Malheureusement pour le mec face à toi. Alors tu continues sur ta lancée, peu importe les conséquences. T'aviseras au moment voulu. Et si tu crèves bah...tant pis.

Tu devrais probablement être intimidé. Clairement, ce type est bien plus expérimenté que toi. Et bien plus dangereux. Ta tendance à penser le meilleur de tout le monde te fait parfois zapper qu'il y a des psychopathes dans le coin. Et vu le mec, qui n'a pas eu l'air d'éprouver du remords à transformer sa victime en réplique de momie, ou à te rendre sourd et t'étrangler avec une ombre, tu te dis que t'es justement peut-être tombé sur un échappé de l'asile. Mais ton bon sens a l'air d'avoir pris ses vacances et d'être parti se dorer la pilule sur une île déserte sans t'avoir donné de préavis. Parce que tu bouges pas, tu restes planté là, déterminé, et tu peux le dire, suicidaire. Si tu finis la soirée en un seul morceau, ce sera un miracle.

Il te demande pourquoi tu veux savoir. Tu pensais que ce serait clair, qu'il aurait pigé ce que t'étais, mais peut-être que ça ne l'est pas. Tu serres les dents, te sentant insulté quand, à peine la question posée, le mec se détourne déjà de toi. Tu le fais tant chier que ça ? T'es si peu digne d'intérêt ? T'as pas l'habitude d'être ignoré et ton ego a un peu de mal à le supporter. Y'a le noir dans ton coeur qui pulse et grogne regarde-moi, salaud. Tu lui emboîtes le pas, une sourde colère montant peu à peu en toi.

« Pour savoir si je peux arriver à faire pareil. » énonces-tu, la voix claire, le ton brutal dans ton honnêteté.

Aveu à peine déguisé que toi aussi, t'es un daybreaker.

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MessageSujet: Re: We were born unto chaos { Åage   Dim 30 Avr - 21:34

Born with a soul that don’t wanna be saved.
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Son air presque un peu trop hautain ne t’affecte pas et tu hausses seulement les sourcils à la réponse qu’il envoie au combat face à tes remarques. Ridicule. Au-delà d’être un casse-cou il en devient sans aucun doute un incroyable casse-couilles et cela, ça ne t’amuse pas le moins du monde. L’agacement pulse doucement en ton être alors que tu ne la gardes que pour toi, refusant le fait qu’elle puisse se lire sur ton visage. L’intelligence est loin de briller dans ses yeux Åage, ne trouves-tu pas ? Pour réagir ainsi de toute manière, rien d’autre ne pourrait être constaté. Mais qu’importe, en roulant des yeux tu acceptes de t’attarder sur sa seconde parole et te retiens de rire quant à la possibilité qu’il puisse en faire autant avec son ombre. Mais oui, tu te retiens, préférant plutôt peser le pour et le contre de ces neuf mots. De ton retour sur Terre, tu n’as eu de cesse que de vendre ceux qui te ressemblent, les jugeant comme des incapables, des incompétents craignant ce qu’ils sont devenus et n’osant jamais, ô grand jamais, s’aventurer dans la découverte de cette nature qui est devenue leur. Cependant, l’homme, il n’est pas ainsi, il ne fuit pas, il affronte et pour cela tu stoppes tout mouvement, l’observe sans dire un mot. Tu ne sais pas, tu hésites et inspires silencieusement en reprenant ton chemin en sa compagnie. Après tout, toi qui à toujours prôner les meilleurs, crachant sur les plus faibles, pour une fois qu’un être médiocre avoue avoir besoin de comprendre ta manière de faire afin de supposément s’améliorer, ne serait-il pas stupide de l’écarter définitivement de toi ?

Rien ne peut s’expliquer, seule ta volonté pourra être déterminante pour pouvoir la contrôler. Ce n’est pas quelque chose qui s’apprend comme on pourrait l’entendre… Elle doit se plier à tous tes désirs, un peu comme une question de domination. Prend là comme une entité à part entière en t’imaginant comme étant un dictateur et elle une servante, un larbin, une esclave.

Te souviens-tu à quel point la tienne était dissipée Åage ? Elle t’en a fait baver, tu t’es énervé, tu t’es acharné mais jamais tu n’as voulu céder. Toi, tu dus assimiler toute les facultés de ta nature de Daybreaker sans que personne ne te vienne en aide. Tu n’aurais pas voulu de cela de toute manière.

Quel est ton nom ?

Ces créatures cauchemardesques dans ton genre, tu les avais traquées un nombre incalculable de fois, marchandant pendant un moment avec un Shadowhunter pour lui fournir des informations sur qui pouvaient être à abattre. Tu y trouvais ton compte, radiant définitivement cette caste que représente ces indésirables à tes yeux. Mais lui s’il est encore en vie, n’aurais-tu pas eu vent de son existence ? Ça serait surprenant mais pas impossible pour autant. Alors tu patientes, réfléchissant sur cette étrange entrevue qu’était en train de t’offrir l’inconnu.
Cependant, une chose coupe tes pensées et c’est le bruit des bottes martelant le sol qui finit par prendre toute ton attention. Enfonçant naturellement tes mains dans tes poches, tu commences à maudire ce boulet qui s’accroche à ton pied, t’obligeant indirectement à ralentir. Les Peacekeepers sont de retour… Pour peu que l’un d’entre eux soit un Skinchanger, il pourrait reconnaitre ton odeur et te pister ainsi sur plusieurs kilomètres. Un bain de foule, perdre ta trace qu’ils auraient découvert sur le corps de la femme, voilà ce qu’il fallait que tu fasses. Un coup d’œil en arrière et tu remarques qu’ils ne sont pas encore dans les environs avant de t’arrêter, regard continuant de divaguer calmement sur ce qui se passe dans votre dos. Puis il bloque sur quelque chose de précis. Ta main saisit alors le bras du Daybreaker et le force à te suivre, ton regard gris ne l’invite pas à discuter sur ce que tu entreprends. Il n’a pas le choix. Ça Åage, c’est un peu comme l’histoire de la domination de l’ombre, du dictateur et du serviteur, si l’autre n’obéît pas alors l’un durcira son comportement pour que l’autre se pli à sa demande. Il en résulte donc que si l’homme recule, cette fois ci, quitte à être embêter, autant l’être jusqu’au bout : tu le tueras.

Silencieusement, tu assimiles sereinement le fait qu’ils ne lâcheraient pas l’affaire. Pour autant ils ne feraient probablement pas d’esclandre au milieu de ces rues gorgées de monde, ça c’est le travail de ces brutes de Shadowhunter. Abandonnant le bras du simple d’esprit, tu pousses la porte d’un établissement, cette dernière se refermant dans le bruit d’un carillon. L’odeur étouffante de l’encens te fait avoir une légère quinte de toux, ton nez se plissant à ce qu’il sent à cause de ton odorat développé. Mais tu n’as pas le temps de te plaindre, ton visage se changeant lorsqu’une femme pas encore complètement dénudée vient vous accueillir, une seconde vous rejoignant pour que chacune, tour à tour, viennent glisser sensuellement l’un de leur index le long de vos épaules. Aucune idée les concernant ne te vient à l’esprit, rien de cette scène ne trouve le moyen de te faire changer d’avis sur l’objectif de votre soirée. Néanmoins…

Messieurs, pourrait-on savoir ce qui pourraient vous faire plaisir ?
Une séance privée vous incluant toutes les deux peut-elle être possible ?
Tout peut être faisable tant que monsieur à son portefeuille bien rempli.

Un échange de sourire et elles vous engagent le pas, la main de la première se baladant subtilement sur le dos nu de sa collègue qui rit de l’attention portée à son égard. Ici, de ce qui était écrit sur une pancarte indiquant les règles du ‘‘bar’’ c’est du : ‘‘on regarde, on ne touche pas’’. Enfin… On ne touche pas beaucoup mais quand même un peu de ce que tu peux voir des autres clients. Mais que ces deux femmes jouent ensemble sans s’occuper trop de vous, qu’elles se contentent de croire pouvoir te détendre plus que ce que tu ne parais être. Ce soir tu as un autre chat à fouetter. Un chat galeux certes, mais un chat quand même…
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MessageSujet: Re: We were born unto chaos { Åage   Lun 5 Juin - 2:35

Tu penses qu'il va t'envoyer chier, le grand freluquet. Que tu dois trop lui taper sur les nerfs, à le suivre quand clairement, il a envie que tu te casses, quand clairement, te tuer ne le dérange absolument pas. T'es comme une mouche, ou plutôt un moustique – ouais, ça colle bien avec ta nature, sauf que tu bouffes de l'énergie plutôt que du sang, toi – tu reviens, encore et encore, t'emmerdes ton monde jusqu'à ce que l'autre finisse par capituler et que tu obtiennes ce que tu veux, juste parce que t'as tellement persisté que l'autre est fatigué de combattre. Ou tu peux aussi te faire écraser. C'est très fort probable aussi. Une ombre tueuse en guise de tapette à mouches, ha.

Mais nan, faut croire que ton bourdonnement incessant a eu raison de l'autre perche parce que, oh miracle, il s'arrête dans sa course pour te fuir. Il semble te jauger un moment, peut-être pour voir si tu dis la vérité – ou si t'es vraiment assez con pour révéler ta nature tranquillement comme ça dans la rue – ou qu'importe, t'es pas dans son crâne. Mais quand il reprend son chemin, le message est clair cette fois, l'invitation implicite : tu peux le suivre. Il va même jusqu'à te répondre et tu te retiens d'afficher un sourire vainqueur face à la capitulation de l'autre daybreaker. Moustique un, tapette zéro.

Tu l'écoutes attentivement, néanmoins, parce que t'as beau être un p'tit merdeux et casse-couilles, t'es quand même intelligent. Enfin, intellectuellement parlant, parce que te laisser diriger par tes émotions plutôt que par la logique, pour certains, c'est carrément un signe de connerie mais tu t'en fous. Tu sais ce que tu vaux, tu sais que t'apprends vite et bien, quand tu t'en donnes la peine et tu sais que t'es doué dans ce que tu fais. Du coup, tu la fermes et t'écoutes, parce que c'est une leçon précieuse que tu reçois là, une leçon que tu n'auras peut-être jamais l'occasion de ravoir.

Dire que les instructions sont...étranges est un euphémisme. Juste une question de volonté ? C'est facile à dire. L'autre homme parle de domination, de dictateur, d'esclave, toutes des choses dont tu as horreur. T'es du genre à te rebeller contre l'autorité, mais pour gagner ta liberté, pas pour asseoir la tienne en échange. Tu sais que tu peux être du genre contrôlant et perfectionniste mais tu essaies de te refréner quand tu t'en rends compte. Et là, tu devrais traiter ton ombre comme si elle devait t'obéir ? Tu sais pas si t'es capable de faire ça.

« Juste une question de volonté ? »

Tu caches pas ton scepticisme face à ses mots. Et pourtant, tu sais qu'au fond, ils sont probablement vrais. C'est vrai, t'as un peu découvert tes capacités par hasard. T'as découvert sur le tas que vouloir que l'autre ne te voit pas équivalait à l'aveugler quelques instants. C'est un don pratique et que t'as pris la peine d'exercer, parce qu'avec tes emmerdes avec la milice, profiter de quelques secondes précieuses pour leur échapper, c'est pas de refus. Faudrait-il alors que tu...veuilles juste que ton ombre fasse quelque chose ? Comme tu souhaites retirer un sens à quelqu'un d'autre ? Un instant, tu t'arrêtes, fixes ton ombre et essaies de l'imaginer comme une entité séparée. T'as lu assez de livres, vu assez de films pour que ton imagination s'empare facilement de l'image. Détache-toi, demandes-tu, ordonnes-tu mentalement à cette silhouette noire sur le sol. Les contours semblent vaciller légèrement, comme des parasites sur un écran télé, juste quelques micro-secondes. Est-ce que c'est toi qui es parvenu à ça ? Ou est-ce que c'est juste ton imagination trop fertile qui déconne ? Tu ne peux investiguer l'étrange état plus longtemps que l'homme reprend la parole pour te demander ton nom. Tu relèves le regard, plonges tes yeux dans les prunelles grises. Serais-tu prêt à lui faire confiance ? Hell, no.

Tu refuses de lui donner ton vrai nom. Ou plutôt le nom qui est sur tes papiers, ton nom officiel, pour autant qu'il t'ennuie. Tu ne le connais pas, cet étranger, et tu ne vas pas lui faciliter la tâche si par un quelconque hasard il se décidait à te vendre. Il a ton apparence, et associée à ton nom, ça devrait suffire pour te retrouver. T'es peut-être con sur certains points, et carrément masochiste sur d'autres, mais t'as appris que la prudence est mère de sûreté. Alors tu donnes le nom que tu ne réserves qu'à peu de gens, une partie pour te protéger via l'anonymat et une partie parce que tu préfères nettement ton nom originel italien à ton nom américain. Ta vraie identité est probablement déclarée morte depuis un long moment de toute façon.

« Dante. Et toi ? »

Quelque chose te dit que l'étranger ne te répondra pas, mais qui ne tente rien n'a rien.

La petite leçon privée tourne cependant vite court. Tu vois l'autre qui se tend, et tu devines bientôt pourquoi quand ton ouïe plus fine perçoit un changement de rythme dans l'air. Les miliciens repérés plus tôt, ceux-là même contre lesquels tu avais averti ton professeur éphémère, se font entendre, avec leurs pas lourds martelant le sol, la cadence martiale reconnaissable entre milles. T'es prêt à aller de l'avant, prendre la fuite, quand tu te fais soudain agripper le bras par l'inconnu, te forçant à le suivre – sans un mot de protestation, te laisse fortement suggérer son regard quand tes lèvres se mettent à vouloir articuler un indigné « hey ! ». La curiosité bataille un instant avec ton instinct rebelle. D'une façon perverse, tu veux presque voir ce qu'il va se passer. Ce que tu risques. Te laisser entraîner est probablement dangereux, mais l'adrénaline a toujours été ta première drogue, avant toutes les autres dérives.

Tu te fais plus ou moins malmener jusqu'à terminer à l'intérieur d'un établissement dont tu n'as pu lire la devanture, passant trop vite de l'extérieur vers l'intérieur. Tes sens sont vite submergés et tu sens ton nez agressé par l'odeur trop forte, qui t'irrite la gorge et les yeux. Guh. Tu n'as jamais apprécié l'encens. Quand tu te rends compte d'où vous vous trouvez, un rire incrédule veut s'échapper de ta gorge. Un bar à putes ? Sérieusement ? Un sourire stupéfait étire tes lèvres tandis qu'un léger rire t'échappe face aux mains qui se pressent contre tes épaules et que tu manques de t'étrangler devant la question de l'autre homme.

« T'as une idée derrière la tête ? » souffles-tu à ton compagnon d'infortune, loin d'être à la portée d'oreille des deux hôtesses.

Peut-être que ce n'est qu'une diversion. Être pris en flagrant délit d'un acte prohibé est certainement moins grave qu'être capturé en tant que voleur d'énergie.

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